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Info nationale et internationale haut de la page

Un emploi touristique sur deux est situé en zone urbaine.
Le tourisme de loisirs comme d'affaires a généré 900 000 emplois salariés en France métropolitaine, selon une étude de l'Insee.
LES ECHOS du 31/08/2006 (en page 6)

Les dispositifs d'aide à la création d'entreprise connaissent un succès croissant.
Près de 52 000 personnes supplémentaires ont eu accès, cette année, aux dispositifs d'aide à la création d'entreprise, ce qui correspond à une hausse de 13 % par rapport à 2005. Les chômeurs représentent le tiers des créateurs et repreneurs d'entreprise.
LES ECHOS du 31/08/2006 (en page 3)

Des aides renforcées pour les chômeurs qui créent leur société.
Au cours d'un Conseil restreint sur l'emploi qui s'est tenu hier, le président de la République a fixé l'objectif de "doper la création d'entreprise par des demandeurs d'emploi, en améliorant les aides qui leur sont destinées". Le renforcement des dispositifs d'aide existants constituera de fait l'un des piliers du plan emploi que le Premier ministre et le ministre de l'Emploi vont détailler aujourd'hui.
LA TRIBUNE du 31/08/2006 (en page 3)

Suppression des charges sur le Smic pour les très petites entreprises.
Dominique de Villepin va annoncer aujourd'hui la suppression des 2,1 points de charges patronales restant au niveau du Smic. Le Premier ministre a décidé de cibler cette nouvelle aide sur les TPE, les très petites entreprises de moins de vingt salariés.
LA TRIBUNE du 31/08/2006 (en page 3)

Le taux de chômage repasse sous la barre des 9 %.
Sur fond de baisse continue du chômage, Dominique de Villepin présente aujourd'hui à Troyes le troisième volet du plan emploi, ciblé sur les jeunes les plus en difficulté. >> Une bonne nouvelle à prendre avec précaution - La baisse du chômage des jeunes biaisée par les retards d'inscription à l'ANPE.
LA TRIBUNE du 31/08/2006 (en page 2)

Les défaillances d'entreprises en net recul.
Selon Euler-Hermès-Sfac, les défaillances d'entreprises ont baissé de 8,7 % au premier semestre 2006 (-5,7 % sur un an à fin juin).
LA TRIBUNE du 31/08/2006 (en page 7)

Le groupe russe est en passe de devenir numéro un mondial de l'aluminium.
RusAI, le premier producteur russe, négocie le rachat de son compatriote Sual ainsi que des actifs d'alumine du suisse Glencore. Le nouvel ensemble détrônerait l'Américain Alcoa. Un mariage favorisé par Vladimir Poutine.
LA TRIBUNE du 31/08/2006 (en page 9)

Pouvoir d'achat : pour Parisot, il faut d'abord améliorer la compétitivité.
Ouvrant, hier, l'université d'été du Medef, Laurence Parisot a répondu prudemment à l'annonce d'une conférence sur les revenus et l'emploi, et estimé que la hausse du pouvoir d'achat passait "d'abord par l'amélioration de la compétitivité".
LES ECHOS du 30/08/2006 (en page 2)

Les ventes de logements neufs marquent une pause.
La chute des ventes de logements neufs au deuxième trimestre ne semble pas préfigurer une crise. Les prix demeurent très élevés et incitent à la prudence.
LA TRIBUNE du 30/08/2006 (en page 2)

La fiscalité stimule l'immobilier.
Le gouvernement a créé une série de dispositifs pour faciliter l'investissement. Deux dispositifs fiscaux dans le neuf : Loi Robien - Amortissement du bien jusqu'à 65 % du montant de l'acquisition sur quinze ans. Déduction fiscale : 6 % sur les loyers. Conditions à respecter : obligation d'investir dans certaines zones, de respecter des plafonds de loyers, pas de plafond de ressources pour le locataire. Loi Borloo - Amortissement du bien jusqu'à 65 % du montant de l'acquisition sur quinze ans. Déduction fiscale : 30 % sur les loyers. Conditions à respecter : loyer et revenus du locataire plafonnés, engagement de location de neuf ans.
LA TRIBUNE du 30/08/2006 (en page 3)

Poursuite de la hausse des loyers au premier semestre.
Selon les statistiques publiées par la Fnaim, les loyers des appartements ont progressé de 4,4 % au cours des douze derniers mois. En revanche, ceux des maisons louées n'ont pas progressé.
LES ECHOS du 30/08/2006 (en page 20)

Le chèque transport financera, en majorité, les déplacements collectifs.
Le gouvernement peaufine depuis hier avec les partenaires sociaux l'aide aux déplacements domicile-travail. Celle-ci bénéficiera aux fonctionnaires comme aux salariés. Elle incitera surtout à prendre les transports collectifs.
LES ECHOS du 30/08/2006 (en page 3)

Haro sur les trappes à inactivité. La prime pour l'emploi devient un instrument clé.
Dominique de Villepin à décider de doubler, au niveau du Smic, le montant annuel de la prime pour l'emploi (PPE), portée à 940 euros. En atteignant de tels montant, la PPE devient un instrument clé de la lutte contre les trappes à inactivité, c'est-à-dire toutes les situations qui font que l'emploi est, d'un point de vue financier, rendu moins attractif que le non-emploi.
LA TRIBUNE du 30/08/2006 (en page 4)

Citroën va lancer en octobre sa C2 sur le marché chinois.
PSA Peugeot Citroën et son partenaire Dongfeng ont annoncé hier le lancement sur le marché chinois, en octobre, d'un nouveau modèle Citroën, variante cinq portes de la C2 européenne.
LES ECHOS du 30/08/2006 (en page 16)

Les constructeurs devront réduire leurs rejets de CO².
Les constructeurs doivent faire davantage pour réduire les rejets de gaz carbonique, faute de quoi une réglementation pourrait leur être imposée, a averti hier la Commission européenne.
LA TRIBUNE du 30/08/2006 (en page 11)

Vivoils France veut produire 20 000 tonnes de bio diesel.
Vivoils France, la filiale de l'estérificateur britannique basée à Nogent-en-Bassigny en Haute-Marne, souhaite construire une unité de production de biocarburant à partir d'huiles végétales vierges ou usagées, mobilisant un investissement compris entre 6 et 8 millions d'euros et générant la création de 15 emplois.
LES ECHOS du 30/08/2006 (en page 14)

Le chèque transports s'élèvera à 100 ou 200 euros.

Facultatif, le chèque transport peut concerner les automobilistes comme les usagers des transports en commun. Les syndicats critiquent le flou de la mesure. Alors que l'heure du chèque transport n'a pas encore sonné, les employés de nombreuses entreprises de la région bénéficient déjà de primes, destinées notamment à ceux qui utilisent leur voiture pour se rendre au travail. Pour un mois complet comprenant 20 jours travaillés, les salariés peuvent bénéficier de primes allant de 13 à 65 euros suivant leur lieu d'habitation.
L'UNION du 30/08/2006 (en page 12)

Logement étudiant : les prix, les aides

A quelques semaines de la rentrée universitaire, le temps presse pour les étudiants qui n'auraient pas encore trouvé à se loger. Les prix peuvent rebuter mais ils ont la possibilité de se faire aider.
Se loger, oui, mais à quel prix ? Pour moins de 125 € par mois, les étudiants qui ont pris soin de consulter le Crous avant l'été bénéficieront d'une petite chambre en cité U avec cuisine et toilettes sur le palier.
Pour les autres, mieux vaut ne pas y penser. Les résidences universitaires sont remplies, les listes d'attente aussi.
Les retardataires n'ont plus le choix. Il faut se tourner vers les particuliers et les agents immobiliers. Pour ces derniers, le marché est juteux. Avec des locataires qui tournent régulièrement, ils multiplient les commissions.
Et le montant des honoraires n'a rien de ridicule : autour de 300 € pour un studio. Soit, peu ou prou, l'équivalent d'un mois de loyer.
De 310 à 350 €. C'est en effet ce qu'il faut compter, au minimum et sans les charges, pour un petit T1 à Reims. Ce qui explique l'essor de la colocation.
« C'est de la folie, tout le monde s'y met », constate Yann Maumejean, agent immobilier. L'engouement se heurte encore à la réticence de nombreux propriétaires : « Beaucoup hésitent à laisser des jeunes se regrouper dans un appartement ». Mais la colocation est parfois le seul moyen de trouver preneur pour un cinq pièces à 800 €. Et dans l'immense majorité des cas, tout se passe bien.
Pour éviter les frais d'agence, on peut tenter sa chance du côté des mutuelles étudiantes. La MGEL propose ainsi plusieurs centaines d'annonces pour contacter directement les propriétaires ayant signé une convention. « On ne joue qu'un rôle d'intermédiaire », prévient Dalia, 21 ans.
En cinquième année de droit, elle s'occupe de ce service dans le cadre d'un job d'été. « 400 € pour un studio, ça paraît cher à un grand nombre d'étudiants. Je leur conseille d'opter pour une chambre : le chauffage est compris et on partage la cuisine et les toilettes avec une ou deux personnes, au maximum ».
Allocation
Seul hic : pour accéder au service logement de la MGEL, il faut d'abord souscrire un « pack » au prix de 22 €, en plus de la sécurité sociale étudiante et de l'éventuelle complémentaire santé.
Une banque rembourse cette somme à ses clients. Pour les autres, il reste la solution des petites annonces. Elles ne manquent pas, l'offre est abondante à quelques semaines de la rentrée universitaire.
Dans tous les cas, il faudra passer par le versement d'un dépôt de garantie. Faute d'emploi salarié, on ne peut pas prétendre au prêt sans intérêts « Locapass ». Les propriétaires s'appuieront donc sur la caution des parents.
Il faut enfin se souvenir que la Caisse d'allocations familiales prévoit deux types d'aide selon la situation de l'étudiant : l'APL (allocation personnalisée logement) et l'ALS (allocation logement social).
Un étudiant non boursier peut bénéficier de l'APL dès lors qu'il occupe un logement d'au moins 9 m2 muni d'un point d'eau et du chauffage.
Il est même possible d'en calculer le montant en quelques secondes sur le site www.caf.fr. A titre d'exemple, un étudiant percevant une pension alimentaire de 450 € par mois peut prétendre à une allocation mensuelle de 151,20 € pour un loyer de 350 €.
L'APL s'applique aussi à la colocation, à condition que le nom de chaque demandeur soit mentionné sur le bail.
Franck Leclerc
L'UNION REIMS du 30/08/2006

Tirs à proximité du cortège de Villepin

Des gendarmes ont ouvert le feu hier sans faire de victime pour arrêter un suspect qui avait fait irruption près du lieu où Dominique de Villepin s'apprêtait à sortir d'un déjeuner avec des élus de Sallanches, a annoncé la préfecture de Haute-Savoie.
Cet homme, qui conduisait une voiture volée, est Cherif Bouchelaleg, un Algérien de 36 ans « connu des services de police et de la justice », dont le cas avait été fortement médiatisé en 2002 dans le cadre du débat sur la double peine.
Il a été interpellé après avoir forcé un barrage de gendarmes qui ont « fait usage de leurs armes », selon Florence Sevestre, du cabinet du préfet de Haute-Savoie. Cherif Bouchelaleg n'a pas été touché par balle, mais a été « blessé à un membre au cours de son interpellation, dans l'accident de son véhicule », a signalé la source proche de l'enquête.
Un incident qui n'a rien à voir avec le Premier ministre.
Le cas de Cherif Bouchelaleg, installé en Haute-Savoie, avait été fortement médiatisé fin 2002 dans le cadre du débat sur la double peine.
En janvier 2003, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy avait affirmé que c'était le cas de Cherif Bouchelaleg, marié à une Française et père de famille nombreuse, qui l'avait fait « changer d'avis » sur la double peine, alors qu'il était menacé d'expulsion après de multiples condamnations, notamment pour vol.
L'UNION REIMS du 30/08/2006

Autriche : Natascha triste pour son ravisseur

La jeune Autrichienne séquestrée Natascha Kampusch a témoigné hier, dans sa première déclaration depuis son évasion, d'un certain attachement à son ravisseur, dont elle porte « le deuil » malgré l'angoisse d'un isolement de huit ans.
« Il faisait partie de ma vie, c'est pourquoi d'une certaine manière je porte son deuil », a déclaré la jeune fille à propos de son ravisseur Wolfgang Priklopil, 44 ans, qui s'est suicidé mercredi soir, dans un texte lu en son nom à la presse à Vienne par son principal conseiller psychiatrique, Max Friedrich.
Ce médecin a adressé en préambule un appel pressant aux médias pour que Natascha, 18 ans, ne soit pas harcelée : « elle est fortement traumatisée, victime d'un crime grave ».
« Voulez-vous vraiment qu'elle soit maintenant la victime des médias ? », a-t-il lancé devant les caméras et les micros, au siège de la police judiciaire fédérale autrichienne (BKA).
« Il est certainement vrai que ma jeunesse a été différente de celle de beaucoup d'autres, mais en principe je n'ai pas le sentiment d'avoir raté grand-chose », dit la jeune fille qui a passé huit ans de réclusion dans une maison de Strasshof à 25 km au nord-est de Vienne, après son enlèvement à l'âge de dix ans en 1998.
« Je suis devenue une jeune femme, avec un intérêt pour la culture », estime-t-elle.
Elle a tenu à affirmer sa personnalité en apportant un démenti à certaines informations : « Je ne l'ai jamais appelé maître [.] Ce n'était pas mon maître. J'étais aussi forte que lui. Symboliquement, il m'a portée à bout de bras, tout en me foulant aux pieds. Mais ce qu'il ne savait pas, c'est qu'il était tombé sur la mauvaise personne », affirme la jeune fille.
« Laissez-moi tranquille pour l'instant »
Souvent enfermée dans une chambre insonorisée, Natascha a présenté sa vie quotidienne : « lectures, travaux ménagers, regarder la télévision, discuter, cuisiner. C'était comme ça pendant des années, le tout accompagné d'angoisse liée à la solitude ».
Elle a confirmé la version de son évasion mercredi dernier : Priklopil l'avait chargée de passer l'aspirateur dans une auto dans le jardin.
Comme il s'était éloigné à cause du bruit, elle en a profité pour s'échapper tout en laissant l'aspirateur en marche pour couvrir sa fuite. « C'était ma chance ».
Enfin à l'adresse des médias, Natascha s'est indignée qu'on « la calomnie » et a refusé de parler de « sa vie intime ».
Les enquêteurs se sont jusqu'ici montrés prudents sur la question de possibles relations sexuelles entre Natascha et Wolfgang Priklopil, laissant entendre qu'elles étaient consentantes.
« Laissez-moi tranquille pour l'instant [.] Laissez-moi le temps de pouvoir raconter moi-même ce qui s'est passé », a conclu la jeune femme dans ce texte.
« C'est moi qui déterminerai quand je prendrai contact avec les journalistes », a-t-elle signifié.
Entourée de psychologues, gardée dans un endroit secret où elle se « sent bien », elle reprendra contact quand elle le voudra avec ses parents, selon le Professeur Friedrich.
L'Union 29/08/2006

Juppé s'apprête à reprendre les commandes de Bordeaux

En démissionnant, la majorité UMP-UDF de la mairie de Bordeaux provoque des élections anticipées. Et laisse gracieusement la voie libre à Alain Juppé qui a purgé sa peine d'inéligibilité.
La majorité municipale UMP-UDF-DVD de Bordeaux a joué hier le premier acte du retour sur la scène politique d'Alain Juppé, en annonçant sa démission afin de permettre à l'ancien Premier ministre de retrouver son fauteuil de maire après avoir purgé sa peine d'inéligibilité.
Alain Juppé, resté jusqu'ici muet sur ses intentions, doit donner une conférence de presse aujourd'hui à Bordeaux, où il s'est réinstallé cet été après avoir enseigné depuis l'été 2005 à l'Ecole nationale d'administration publique (ENAP) de Montréal.
Il avait été condamné en appel le 1er décembre 2004 à 14 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité dans l'affaire des emplois fictifs du RPR.
« L'ensemble du groupe a décidé de démissionner du conseil municipal et nous appelons Alain Juppé à prendre la tête de la liste » de la majorité lors d'élections municipales anticipées, a annoncé le maire UMP Hugues Martin.
En mars, M. Juppé avait déjà indiqué dans un courriel publié par le journal Sud Ouest qu'il se présenterait en 2007 dans la deuxième circonscription de Bordeaux pour reconquérir son mandat de député.
Au-delà du retour de M. Juppé avant l'échéance municipale prévue de 2008, M. Martin a souhaité qu'à huit mois de l'élection présidentielle, l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac « prenne part à ce débat (présidentiel) au niveau de l'homme d'Etat qu'il est ».
Quelle place dans les futurs mois ?
Un vœu relayé également hier par l'UMP. « Nous avons besoin d'Alain Juppé. On connaît son talent, on sait ce qu'il a apporté à notre famille politique. Il a été notre président », a affirmé depuis Paris Luc Chatel, porte-parole de l'UMP.
Selon lui, M. Juppé « a fait un choix personnel, celui de revenir (à la politique) par l'échelon municipal. Il lui appartiendra ensuite, à lui et à lui seul, de définir la place et le rôle qu'il jouera dans les mois qui viennent ».
La première étape de ce retour en politique d'Alain Juppé devrait se faire sans trop de difficultés dans une ville où sa liste a obtenu la majorité dès le premier tour aussi bien en 1995 qu'en 2001.
Alain Juppé, qui avait succédé à Jacques Chaban-Delmas, jouit d'un « bonus considérable » dans une ville où « la municipalité est de droite depuis 60 ans », a souligné Michèle Delaunay, conseillère municipale PS, tout en faisant part de son « indignation » devant une décision tenant du « bon plaisir du prince ».
« C'est un déni de démocratie car nous n'avons jamais été tenus au courant officiellement » de la décision de la majorité municipale ni du calendrier, alors que le scrutin doit se tenir dans les trois mois, a estimé Mme Delaunay ajoutant que « rien n'est bouclé » quant à l'organisation d'une liste commune ou non entre les différents partis de l'opposition.
M. Juppé a fait une « belle politique de façade du centre historique auxquels les Bordelais sont très attachés », a-t-elle toutefois reconnu.
L'Union 29/08/2006

La France passe le cap des 50 % d'internautes

La France compte près de 27 millions d'internautes, soit plus d'un Français sur deux chez les 15 ans et plus, selon l'enquête semestrielle de l'institut Ipsos-Media publiée hier.
C'est la première fois que la barre des 50 % est franchie, note l'institut.
En un an, de juin 2005 à juin 2006, le taux de pénétration a augmenté de 10 points, passant de 44,1 % à 54,6 %, soit 26,9 millions d'internautes âgés de 15 ans et plus.
Les hommes (53 %) restent toujours plus nombreux que les femmes (47 %) à surfer sur le net. De même, les jeunes générations sont les plus présentes sur le web (24 % des 15-24 ans, 25 % des 25-34 ans et 29 % des 35-49 ans) mais les seniors (plus de 50 ans) sont de plus en plus nombreux (22 % contre 19 % il y a un an).
Les internautes de province forment le gros des troupes (78 %) par rapport à la région parisienne (22 %), reflétant à peu de choses près la répartition de la population entre ces deux pôles (81 % pour la province contre 19 % pour la région parisienne).
En ce qui concerne les catégories sociales, les CSP + sont majoritaires (38 %) devant les CSP- (29 %), les étudiants (19 %), les retraités (10 %) et autres inactifs (5 %).
Devant le travail (38 %), le domicile (84 %) arrive largement en tête comme lieu de connexion, ce qui confirme par ailleurs une amélioration du taux d'équipement des foyers, qui vient de passer également la barre des 50 %.
Une grosse majorité (85 %) des internautes équipés à domicile le sont en haut débit.
44 % des équipés haut débit ont un forfait « double play » (Internet + téléphone), 21 % ont un forfait « triple play (Internet + téléphone + télévision) et 33 % des équipés haut débit possèdent une connexion wifi.
L'Union 29/08/2006

Timide progression du pouvoir d'achat

Alors que le pouvoir d'achat s'annonce comme un des thèmes de la rentrée, sa timide progression est déjà sérieusement amputée par des frais incontournables tels que le logement et l'énergie, qui rognent sur les budgets consacrés à l'habillement, l'alimentation et le loisir.
Le pouvoir d'achat n'a progressé que de 21 euros (0,9 %) sur un an entre juin 2005 et juin 2006, selon le mensuel de l'Institut national de la consommation (INC), 60 millions de consommateurs.
Pour arriver à sa progression de 0,9 %, l'INC compare le revenu brut par ménage en juin 2006 par rapport à juin 2005, et en soustrait différentes hausses de prix. Ainsi, en juin 2006, le revenu brut se montait à 2.488 euros par mois en moyenne et par ménage, soit 68 euros de plus qu'en juin 2005.
Cependant, sur ces 68 euros, l'INC établit que 47 ont été alloués à des hausses (+10 euros pour les carburants, +6 pour le gaz, +5 pour les combustibles liquides, +4 pour les loyers), ne laissant plus que 21 euros d'augmentation réelle.
« Les gens se sentent plus pauvres, parce que depuis 2004, plus de 50 % des recettes des ménages sont bloquées par des dépenses obligatoires (factures de loyer, énergie, impôts). Avec cela, il reste très peu pour l'habillement, l'alimentation, les loisirs », explique Christian Huard, président de ConsoFrance, la plus importante fédération d'associations de consommateurs.
Pour répondre à cette situation, le Premier ministre Dominique de Villepin doit annoncer des mesures en faveur du pouvoir d'achat des Français, notamment une augmentation de 130 euros de la Prime pour l'emploi (PPE) et l'instauration d'un chèque transport.
L'Union 29/08/2006

Arcelor : Mittal Steel rate les 95 % requis pour un retrait de la cote.
Au terme de son OPA, le groupe de Lakshmi Mittal a indiqué détenir 93,7 % du luxembourgeois, moins que le seuil permettant de déclencher une offre publique de retrait obligatoire. Mais il devrait atteindre ce seuil d'ici au 17 novembre.
LES ECHOS du 29/08/2006 (en page 19)

Unilever tire 1,7 milliard d'euros de la vente de ses surgelés.
Le groupe anglo-néerlandais cherchait à vendre ses marques Iglo et Bird's Eye depuis février. Le fonds d'investissement Permira, qui a remporté les enchères, paie 1,4 fois le chiffre d'affaires.
LES ECHOS du 29/08/2006 (en page 19)

L'avenir des revues françaises pourrait passer par le Web.
Marginalisées au fil des ans, les revues françaises sont de plus en plus nombreuses à demander une aide financière au Centre national du livre. A la demande de l'établissement public, un rapport s'interroge sur l'avenir de ces publications. Si peu de titres ont abandonné le papier, le Web s'impose déjà comme un outil de complément doté d'une économie beaucoup plus légère.
LES ECHOS du 29/08/2006 (en page 21)

Plus d'un français sur deux est désormais connecté à Internet.
Selon une étude publiée par Ipsos, le profil socio-démographique des internautes tend à se rapprocher de celui de la population française. La France compte aujourd'hui quelque 26,9 millions d'internautes.
LES ECHOS du 29/08/2006 (en page 21)

Villepin met le pouvoir d'achat au coeur de sa rentrée.
Le Premier ministre devait annoncer hier soir une revalorisation de la prime de l'emploi. Dominique de Villepin souhaite organiser une conférence sur les revenus et l'emploi.
LA TRIBUNE du 29/08/2006 (en page 2)

Liban : si le Hezbollah le dit...

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), qui devrait rapidement bénéficier de renforts européens, a reçu hier les assurances du chef du Hezbollah, à la veille de l'arrivée à Beyrouth du secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan.
Des questions-clés subsistent cependant quant au contrôle des frontières du Liban avec les deux pays voisins que sont la Syrie et Israël. « La résistance (le Hezbollah) sera un soutien pour l'armée libanaise et il n'y aura pas de problème avec la Finul tant que sa mission n'est pas de désarmer la résistance », a affirmé Hassan Nasrallah.
Le dirigeant chiite a, en outre, déclaré que des négociations indirectes avaient commencé par l'intermédiaire du président du Parlement, Nabih Berri, pour un échange de prisonniers entre Israël et son parti.
Si le Hezbollah avait su.
Hassan Nasrallah a enfin assuré que son mouvement n'aurait pas capturé les deux soldats de Tsahal (l'armée israélienne), le 12 juillet, s'il avait su que cela allait mener à une « guerre d'une telle ampleur ». Et d'affirmer qu'il n'y aurait « pas de nouveau round entre Israël et le Hezbollah ».
Kofi Annan est donc attendu ce lundi dans la capitale libanaise, deux semaines après la fin des hostilités. Selon lui, le déploiement de la Finul renforcée au Liban aura lieu « d'ici environ une semaine ».
Le secrétaire général des Nations unies doit évoquer à Beyrouth le déploiement de la Finul et la sécurisation des frontières (résolution 1701), particulièrement celle entre le Liban et la Syrie.
Damas refuse un déploiement de Casques bleus à sa porte et a menacé d'y répondre en fermant la frontière, étranglant par-là même un pays du Cèdre toujours soumis au blocus de l'État hébreu.
L'Union 28/08/2006

Essence et gasoil : près du record

L'union française des industries pétrolières (UFIP) a annoncé la semaine dernière que le prix moyen à la pompe du sans plomb 95 se situait désormais aux alentours de 1,32/1,33 euro par litre. Le gazole est vendu 1,12/1,13 euro le litre. On est proche des records, et notamment celui du 24 juillet où la moyenne du sans-plomb avait atteint 1,34 euro. La situation au Moyen-Orient ne rend guère optimiste sur l'évolution du prix des carburants.
L'Union 28/08/2006

Gaz : + 19,5 % en un an

Le prix du gaz a connu trois augmentations en un an avec un cumul de + 19,5 % selon l'Insee. La dernière revalorisation, en mai dernier, était de + 5,8 %. Explication de GDF : « Le prix du gaz est indexé sur celui du pétrole ».
L'Union 28/08/2006

Le fioul : + 11,1 %

C'est le moment de remplir sa cuve pour l'hiver. Ceux qui se chauffent au fioul vont découvrir que le prix de ce combustible a pris + 11,1 % en un an, selon l'Insee. De 47 euros en août 2000, le fioul domestique vient d'atteindre 70,70 euros l'hectolitre. Les perspectives sur le marché de pétrole ne laissent guère d'illusions sur les évolutions à terme.
L'Union 28/08/2006

Électricité : + 1,7 % depuis le 15 août

Le prix de l'électricité a augmenté de + 1,7 % le 15 août dernier.
L'impact de cette hausse sera dÔun euro par mois pour « un foyer logeant dans un appartement ou une maison d'une surface habitable de 100 m2 » estime EDF. Il n'y avait pas eu de hausse depuis 2003.
L'Union 28/08/2006

Timbre : un centime de plus

Augmentation d'un centime au 1er octobre pour le prix du timbre. Il affichera 0,54 euro pour une lettre de moins de 20 grammes en France en tarif prioritaire. Pour les envois de 20 grammes vers les pays de l'Union européenne et la Suisse, le prix du timbre passera de 0,55 à 0,60 euro. La poste estime que l'impact de cette hausse sera de 15 centimes d'euro par mois et par foyer.
L'Union 28/08/2006

Café : coup de chaud à prévoir

En raison de récoltes médiocres, dans les deux principaux pays producteurs, le Brésil et le Vietnam, le prix du robusta est en hausse. En un an son prix a été multiplié par deux. Cette augmentation s'est propagée à l'arabica, qui a pris 16 % en un mois. Cette évolution se fera ressentir au comptoir ou dans les rayons des supermarchés, même si le coût du grain ne représente que 5 % à 20 % du prix final.
L'Union 28/08/2006

Pain : vers + 4 % à 5 %

Une hausse du prix du pain est attendue pour les prochains mois. Elle pourrait atteindre + 4 % ou 5 %. Actuellement le prix généralement constaté de la baguette normale est compris entre 0,70 et 0,85 euro. Cette évolution s'explique en partie par une hausse du prix de la farine mais également par une répercussion des charges des boulangers. Ils ont supporté notamment une augmentation du SMIC de 3,05 % le 1er juillet. Selon l'Insee, le prix du pain et des céréales a pris seulement 0,6 % en un an.
L'Union 28/08/2006

Frite : + 15 % à 20 %

Le géant Mac Cain l'a annoncé dans la région, la frite va augmenter de + 15 % à 20 % dans les prochains mois. Explication : la récolte de pommes de terre, en septembre, s'annonce médiocre en raison de problèmes de quantité, de qualité et de calibre.
L'Union 28/08/2006

Fruits et légumes : des prix déjà élevés

Le dernier relevé de conjoncture, publié par l'interprofession des fruits et légumes (Interfel), le 22 août dernier, fait part d'une certaine inégalité des prix constatés dans les marchés et chez les primeurs. Les abricots et les nectarines étaient en hausse de + 18 % et + 19 % par rapport à la moyenne des prix constatés pour les années 2003-2005. Les melons et les tomates étaient affichés à -18 % et -12 %.
Entre août 2005 et juillet 2006, l'évolution des prix a été importante avec une augmentation de + 7,2 % pour les fruits et + 4,2 % pour les légumes, note l'Insee. La tendance pour les mois à venir reste difficile à établir, à part pour la pomme de terre dont la hausse est déjà annoncée.
L'Union 28/08/2006

Logement : toujours en hausse

S'il s'est un peu assagi, le marché de l'immobilier est toujours orienté à la hausse.
La Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM) a tout de même constaté, en juillet, une augmentation annuelle de 8,3 % pour les logements anciens.
En un an, l'Insee a relevé une hausse de + 3,5 % des loyers au niveau national.
L'Union 28/08/2006

Impôts : paiement du troisième tiers

Cela n'a rien à voir avec l'évolution des prix mais les budgets des ménages vont sentir passer le paiement du troisième tiers de l'impôt sur le revenu, pour ceux qui n'ont pas choisi la mensualisation. Le solde doit être versé pour le 15 septembre.
Ceux qui ont opté pour le prélèvement à échéance peuvent bénéficier d'un délai de 10 jours, pour n'être débité que le 25 septembre. Renseignements et inscriptions jusqu'au 31 août auprès de votre trésorerie ou jusqu'au 15 septembre sur « www.impots.gouv.fr ».
Julien Bouillé
Source : indice des prix à la consommation de l'Insee, juillet 2006.
L'Union 28/08/2006

Une loi visant à faciliter la résiliation des abonnements

Le projet sur la consommation du ministre de l'Économie, lequel doit être présenté à l'automne, comportera des mesures facilitant la résiliation des abonnements à internet, à la téléphonie mobile ou encore à la télévision payante. Thierry Breton, qui veut encadrer les activités de services et « cible les banques, les assurances et le secteur des nouvelles technologies », a « dévoilé trois mesures concrètes », rapportées par le Journal du Dimanche. Le délai de résiliation des abonnements (internet, téléphonie mobile, télévision payante) sera réduit à dix jours, contre deux mois aujourd'hui. En cas de résiliation, les opérateurs devront rembourser le dépôt de garantie sous 10 jours, sous peine de pénalités. Enfin, le temps d'attente des hotlines d'assistance téléphonique deviendra gratuit.
Le JDD indique qu'en raison du calendrier parlementaire chargé, la loi ne devrait être votée qu'à la fin de l'année, au plus tôt.
Outre ces dispositions, celle-ci prévoit l'introduction de recours collectifs de consommateurs (« class action »), la transposition de directives européennes concernant la concurrence déloyale ou encore la possibilité pour les commerçants de faire des promotions toute l'année pour écouler leurs stocks.
L'Union 28/08/2006

Le blocus imposé au Liban pénalise près de 4 400 entreprises françaises.
La France est le deuxième fournisseur du Liban derrière l'Italie et devant la Chine. Le blocus imposé par Israël pénalise les exportations françaises de quelque 644 millions d'euros par an.
LES ECHOS du 28/08/2006 (en page 8)

Contrats de projet : les présidents de région mettent l'Etat en garde.
Les présidents de région socialistes, qui se sont réunis à la Rochelle, menacent de ne pas signer les contrats de projet. Ils dénoncent aussi les effets de la baisse des recettes de la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) sur leurs ressources financières.
LES ECHOS du 28/08/2006 (en page 6)

Cafouillage autour de la prime pour l'emploi.
Soucieux du pouvoir d'achat des Français, le gouvernement réfléchit toujours au "ticket transport". Une hausse supplémentaire de la PPE (prime pour l'emploi) n'est par ailleurs pas exclue, même si 500 millions d'euros ont déjà été votés en ce sens pour 2007.
LES ECHOS du 28/08/2006 (en page 2)

L'Insee confirme la reprise de l'investissement.
Bien que l'investissement dans l'industrie ne représente que 30 % de l'investissement productif en France, l'enquête trimestrielle dans l'industrie publiée vendredi par l'Insee offre néanmoins des indications précieuses sur l'orientation de celui-ci. Et confirme le fait que la croissance française ne repose plus seulement sur la consommation des ménages.
LA TRIBUNE du 28/08/2006 (en page 6)

900 000 entreprises ont vu le jour depuis 2002.
Le cap des 900 000 créations d'entreprises depuis mai 2002 a été atteint en juillet. Le nombre des défaillances reste stable. L'objectif de Jacques Chirac de créer 1 million d'entreprises devrait être atteint cette année.
LA TRIBUNE du 28/08/2006 (en page 6)

Le Medef veut reprendre, à l'automne, la présidence des Urssaf.
Les échéances de cet automne à la tête des Caisses nationales de Sécurité sociale ne devraient pas donner lieu à de gros bouleversements, sauf dans les Urssaf, organismes collecteurs des cotisations, dont le Medef veut reprendre la présidence aux artisans de l'UPA.
LES ECHOS du 28/08/2006 (en page 3)

L'armée de terre française se tient prête pour le Liban

« Une bonne dizaine d'unités » de l'armée de terre française (dixit l'état-major des armées, EMA) ont été mises en alerte depuis l'annonce de la participation de la France à la Finul renforcée : elles se préparent à partir au Liban dès que la répartition des forces entre pays contributeurs sera décidée.
Pratiquement, ces unités Ð dont l'identité ne peut être révélée Ð ont rappelé leurs permissionnaires, commencent à stocker le matériel nécessaire (approvisionnement en casques et bérets bleus, notamment), mettent leurs véhicules « en condition » (pleins d'essence, peinture en blanc de certains camions.), etc.
Toutes ces unités ne seront pas finalement sollicitées, et parmi celles qui le seront, il pourrait n'y avoir que certaines compagnies (comme celle de maîtres-chiens, par exemple). « Mais nous sommes tous dans les starting-blocks, en mesure d'agir vite », a souligné un militaire de l'armée de terre.
A l'instar des autres pays contributeurs, la France a « sa propre réflexion » sur la composition des deux bataillons (de 800 hommes chacun) qui doivent partir au Liban, mais elle ne sera définitivement arrêtée qu'après prise en compte des propositions des autres États afin de constituer une force unie, a ajouté le porte-parole de l'EMA.
En deux temps
L'option qui a les faveurs de l'état-major des armées serait d'envoyer un premier bataillon composite, c'est-à-dire constitué d'infanterie et de blindés, voire d'artillerie. Une fois que la répartition des forces sera connue, peut-être dès demain, il faudra une quinzaine de jours pour que ce bataillon arrive au Liban : quatre à cinq jours pour se préparer, autant pour acheminer hommes et matériels vers les ports d'embarquement du sud de la France, et encore autant jours pour atteindre le but. La ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a précisé hier, à l'occasion d'un déplacement aux Antilles, que le déploiement des soldats français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban interviendrait « moins de vingt jours » après le choix des troupes qui seront envoyées.
Quant au deuxième bataillon, celui-ci rejoindra le Liban « plusieurs semaines après le premier », a indiqué l'EMA.
Outre ce renfort, les 1.700 militaires de l'opération Baliste Ð mise en place par la France le 15 juillet, suite au déclenchement des hostilités au Liban Ð continueront à assurer la logistique. L'opération repose sur des navires de la marine nationale (un millier de marins) avec le concours de forces aériennes et terrestres.
Enfin, les 200 hommes du génie dépêchés en urgence, dans le cadre de la Finul actuelle, pour renforcer les 200 autres de l'infanterie déjà présents à Naqoura (Liban sud), resteront sur zone.
L'Union 27 août 2006

Santé des personnes âgées : une étude inquiétante

Les personnes âgées vivant en institutions sont souvent atteintes de multiples pathologies, pouvant provoquer ou aggraver un état de dépendance, entraîner des douleurs ou des idées de suicide, selon une étude publiée par la Direction de la recherche et des statistiques (Drees) du ministère de la Santé.
L'hypertension artérielle, dont souffrent 47 % des résidants en maisons de retraite ou autres établissements d'hébergement pour personnes âgées, est la pathologie la plus fréquente.
Maladie d'Alzheimer ou autre syndrome de démence, incontinence urinaire, états dépressifs sont trois autres pathologies fréquentes, affectant chacune un tiers des résidants, selon l'enquête qui a porté en 2003 sur près de 4.500 résidants, grâce à un questionnaire rempli par des médecins.
De 21 % à 31 % des résidants souffrent par ailleurs d'états anxieux, d'insuffisance cardiaque, de troubles du comportement ou de maux à la colonne vertébrale.
Selon les indications fournies par les médecins, 5 % des résidants expriment aux soignants des idées de suicide et moins de 2 % sont passés aux actes. Mais « chez les personnes âgées, les idées suicidaires sont rarement exprimées », relèvent les auteurs de l'étude.
Idées suicidaires
Près des trois-quarts des résidants ayant exprimé des idées de suicide sont considérés comme dépressifs. Parmi les résidants déclarant souffrir de douleurs, 14 % ont également fait part, selon les médecins, d'idées suicidaires, « ce qui est sept fois plus fréquent que pour les résidants n'ayant pas, du point de vue des médecins, exprimé de douleur », soulignent les auteurs.
D'après l'enquête, 32 % des résidants sont sujets à une douleur, repérée par le médecin ou exprimée par le patient.
Parmi les personnes pas ou peu dépendantes (classées dans les groupes GIR 6 et 5 d'une grille en six niveaux), 55 % souffrent d'hypertension, 38 % d'états anxieux, 33 % d'états dépressifs, mais très peu (8 %) d'incontinence urinaire.
Les résidants peu dépendants cumulent en moyenne six pathologies diagnostiquées, contre sept pour les modérément dépendants (GIR 3 et 4) et huit pour les très dépendants (GIR 1 et 2).
La maladie d'Alzheimer ou de troubles apparentés affecte 25 % des résidants modérément dépendants et 56 % des très dépendants.
Parmi ces derniers, 55 % souffrent d'incontinence urinaire, 39 % d'hypertension artérielle et 36 % de troubles du comportement.
L'Union 27 août 2006

Jospin a crevé l'abcès du 21 avril 2002

Hier, dans le cadre de l'université d'été du Parti socialiste, Lionel Jospin, le grand battu de la dernière présidentielle, a soulagé les siens du mal qui les ronge encore, plus de quatre ans après.
LIONEL JOSPIN, les larmes aux yeux, a crevé l'abcès de l'échec du 21 avril 2002, hier lors de l'université d'été du PS, franchissant aux yeux de ses partisans le pas indispensable à une éventuelle candidature pour l'Élysée en 2007. Il n'a toutefois pas levé le voile sur ses intentions.
Devant 700 jeunes militants socialistes venus l'écouter pour sa première intervention à La Rochelle depuis 2001, l'ex-Premier ministre a critiqué le type de campagne menée par Ségolène Royal, favorite pour être investie par le parti pour la présidentielle d'avril-mai prochain. « Les tuyaux ne donnent pas le contenu », a-t-il asséné, raillant le internet de « Madame Hollande ».
Jospin n'a rien renié de son action pendant cinq ans à Matignon, imputant sa défaite, pour l'essentiel, à « la division de la gauche ». « Si toute la majorité plurielle avait défendu ensemble ce que nous avons fait, nous aurions pu hier gagner la présidentielle et les législatives. »
Mais il ne s'est pas exonéré de sa responsabilité dans la débâcle, avouant « un certain nombre d'erreurs » dans sa campagne contre Jacques Chirac. L'émotion s'est emparée de la salle lorsque, dans un exercice de catharsis collective, l'ex-leader de la gauche a répondu à une jeune qui lui demandait : « Camarade, es-tu parti, es-tu revenu ? Réponds franchement ! ». « Si je prenais sur moi symboliquement, physiquement et tristement le choc de la défaite, alors vos chances en étaient augmentées pour la bataille législative » qui a suivi la présidentielle, a déclaré l'intéressé.
La voix à demi cassée et les larmes aux yeux, Lionel Jospin a eu du mal à terminer sa phrase. La salle, comble, est venue à son secours en l'applaudissant à tout rompre.
Terrible lapsus
Contracté durant toute une partie de son intervention (un monologue de 40 minutes avant de répondre aux questions), le « retraité de l'île de Ré » est tombé à deux reprises dans le piège du lapsus ravageur, affirmant : « Je ne vous ai pas accompagnés », avant de se reprendre : « Je ne vous ai pas abandonnés, je vous ai accompagnés ». En annonçant son retrait, a-t-il enchaîné, « j'ai voulu marquer que j'acceptais l'arrêt (le verdict) du peuple, j'allais jusqu'au bout de la violence du geste du peuple ».
Pour la première fois, l'homme a admis avoir mené une campagne médiocre en 2002. « Je me suis senti un peu trop souvent en pilotage automatique », a-t-il confié.
Passé le mea culpa...
L'ex-locataire de Matignon a exhorté ses amis à considérer les cinq années de son gouvernement (1997-2002) « comme un socle sur lequel s'appuyer, y compris pour aller plus loin », déplorant « la mauvaise conscience » qui habite la gauche. Et d'énumérer ses réalisations : couverture maladie universelle (CMU), 2 millions d'emplois créés, mais aussi les 35 heures, renvoyant sur ce point Ségolène Royal, sans la nommer, à ses chères études.
Auprès de l'auditoire, Lionel Jospin a fait mouche. « Ca fait du bien d'avoir cette clarification » sur le 21 avril, a réagi Yves, 23 ans. « C'était un verrou à faire sauter, il l'a fait », a déclaré Élisabeth Guigou.
L'Union 27 août 2006

Violence ordinaire

Enfants et enseignants sont de plus en plus souvent confrontés au phénomène de violence au sein des établissements scolaires. Lunettes cassées, vêtements arrachés, coups et blessures. sont le lot quasi quotidien.
S'il est plus prudent d'assurer les jeunes, victimes ou responsables potentiels d'accidents, les enseignants aussi doivent l'être. Ils contractent pour la plupart une assurance spécifique couvrant les éventuels pépins qui surviennent dans la classe ou au cours de sorties.
« J'ai eu deux fois recours à mon assurance », raconte un professeur de technologie. « La première fois, je manipulais des produits chimiques et un peu d'acide a été projeté sur les murs de la classe. Le pantalon d'un élève a été atteint. J'ai fait une déclaration et les parents ont été remboursés. La seconde fois, c'était au cours d'un voyage en Allemagne, un de mes élèves qui jouait dans une cage à écureuil dans un parc s'est cassé la clavicule. Il a été rapatrié avec sa mère. Ma responsabilité était engagée. Tous les frais ont été pris en charge par l'assurance. » En cas d'agression, les enseignants bénéficient d'un conseil juridique. « Je n'ai porté plainte qu'une seule fois dans ma carrière », indique encore le même prof de techno, « quand des élèves avaient tagué un mur du collège d'insultes à mon égard. La police est intervenue et les auteurs ont eu droit à un rappel à la loi. »
Quand il y a agression physique, il existe un service juridique dans les rectorats pour les enseignants. L'assurance des parents de l'agresseur ne fonctionne pas quand il est reconnu coupable.
Enfin, il faut savoir que les enfants de milieux défavorisés peuvent bénéficier d'une prise en charge de leur assurance responsabilité civile et individuelle accident, par le foyer socio-éducatif de l'établissement scolaire ou encore par le fonds social collégien. Lesquels se substituent alors aux parents en contractant une assurance pour l'enfant.
« Nous sommes obligés de refuser d'emmener en sortie un élève qui n'est pas assuré », commente un enseignant. « Ca nous arrive, mais il serait injuste que ce soit pour des raisons pécuniaires. La solidarité doit jouer. »
F.K.
L'Union 26 août 2006

Téléphonie : 12.000 clients réclament réparation

Près de 12.000 clients d'Orange, SFR et Bouygues Telecom vont demander réparation, par le biais de l'UFC-Que Choisir, après la condamnation en 2005 des trois opérateurs mobiles pour entente illicite, et exiger d'être « remboursés » d'environ 700.000 euros.
Les demandes d'indemnisation seront déposées en octobre devant le tribunal de commerce de Paris par l'association de défense des consommateurs.
Cette dernière réclamera 500.000 euros environ au titre du remboursement de ses frais, soit, s'ils obtiennent gain de cause, une facture globale de 1,2 million d'euros pour les opérateurs, qui s'ajoutera aux 534 millions d'euros de l'amende record infligée le 30 novembre 2005 par le Conseil de la concurrence.
Selon le Conseil, entre 2000 en 2002, Orange, SFR et Bouygues Telecom - qui ont depuis fait appel de cette condamnation - se sont entendus pour geler leurs parts de marché, ce qui a eu pour conséquence de maintenir les prix du marché à un niveau artificiellement élevé.
Tandis que le montant de l'amende est parti dans les caisses de l'Etat, l'UFC-Que Choisir se bat pour que les clients soient indemnisés car, selon elle, ils sont les premières « victimes » de cette entente, ayant payé trop cher pour téléphoner.
Sur les 11.582 dossiers déjà rassemblés, 4.325 concernent Orange, 3.883 SFR et 3.374 Bouygues Telecom.
« Les préjudices individuels sont en moyenne de 60 euros », selon la directrice juridique de l'association Gaëlle Patetta, ce qui entraînerait, si les clients obtiennent gain de cause, près de 700.000 euros à payer pour les opérateurs.
L'Union 26 août 2006

Christine Lagarde : « Le champagne tire l'agro alimentaire »

La ministre déléguée au Commerce extérieur, qui inaugure ce matin la 60e foire-expo de Châlons- en-Champagne, se réjouit des bons résultats du champagne à l'exportation.
Vous vous êtes réjouie des bons résultats du commerce extérieur au premier semestre 2006. Mais le solde commercial reste négatif. Comment inverser la tendance ?
Christine Lagarde : « Le renversement de tendance est déjà opéré dans la mesure où l'on recommence à exporter à un rythme plus rapide que celui auquel nous importons. Nos exportations sur le premier semestre 2006 ont progressé de +7,4 % alors que nos importations ont augmenté de +6,1 %. C'est d'autant plus remarquable que nous avons, sur le premier semestre 2006, un alourdissement de la facture pétrolière de 3,6 milliards d'euros. »
La baisse des importations n'est pas toujours un signe positif. On le voit en Champagne-Ardenne où cette baisse en 2005 concernait des produits d'équipement et de l'industrie synonymes d'investissements.
Ch. L : « Vous avez tout à fait raison. Quand on prend l'exemple de l'économie espagnole ou même britannique, on voit que ce sont des pays qui ont des déficits commerciaux importants. Et pour autant leur économie est en croissance. L'analyse du déficit doit se faire très en finesse. Sur la Champagne, il y a quand même un facteur qui est très réjouissant. Sur le 1er semestre 2006, les vins de champagne ont connu une poussée en valeur de 31 % à l'export. Ce sont vraiment les champagnes qui tirent l'activité agro alimentaire française actuellement ».
Comment l'ambassadrice de la France que vous êtes utilise-t-elle cette image du champagne pour les exportations ?
Ch. L « Je considère que nos produits traditionnels sont aussi porteurs pour l'image de la France qu'une centrale nucléaire de troisième génération ou un Airbus A 380. Ce sont les mêmes principes : l'association d'un savoir-faire, d'une recherche systématique de l'excellence et de la qualité avec un objectif : la satisfaction du client. Je m'attache à vendre les mérites des uns comme des autres ».
De nombreuses entreprises de notre région commercent avec l'Allemagne. La coupe du monde de football reste-t-elle de nature à doper ces échanges ?
Ch. L : « Notre premier client et notre premier fournisseur, c'est l'Allemagne. La coupe du monde, difficile de répondre. Il faut être prudent sur les effets. Je mettrai un bémol d'ici 2007 si l'Allemagne augmente ses taux de TVA.
En revanche sur le champagne, je suis persuadé qu'il y a des effets. Nous avons calculé qu'il s'ouvrait chaque seconde, hors de France, quatre bouteilles de champagne dans le monde. ».
Le renchérissement du pétrole et la parité euro-dollar resteront-ils des handicaps permanents pour nos échanges ?
Ch. L : « Sur le pétrole, il faut se situer durablement dans une fourchette comprise entre 70 et 80 dollars le baril. Ce qui représente une augmentation de plus de 30 % sur l'an dernier. Sur le taux de change, quelque part on est assez content d'avoir un euro fort quand il s'agit de payer une facture pétrolière toujours libellée en dollars. En même temps ça pénalise des entreprises françaises à l'international ».
Recueilli par Dominique Herbemont
L'Union 26 août 2006

La « Madone » s'arrête à Paris

Deux ans après son dernier passage en France, Madonna donne quatre concerts à Paris-Bercy, demain, lundi, mercredi et jeudi, dans le cadre de sa tournée mondiale « Confessions tour », auréolée du parfum de scandale qui a accompagné l'Américaine tout au long de sa carrière.
En 23 ans de carrière, la « Madone », qui a fêté ses 48 ans sur scène le 16 août à Londres, a souvent marié le soufre et l'encens, comme lorsqu'elle embrassait un Christ noir dans le clip de « Like a prayer » en 1989.
Cette fois, elle a choqué en se mettant en scène crucifiée et avec une couronne d'épines sur la tête pour chanter « Live to tell » durant les concerts à grand spectacle du « Confessions tour », qui a débuté fin mai aux Etats-Unis.
Cette mise en scène lui a valu les foudres de responsables chrétiens en Angleterre, en Russie ou en Italie, où «ÊAvvenireÊ», le quotidien des évêques, a dénoncé « un acte provocateur qui blesse la foi de millions de chrétiens ».
La semaine passée, avant son étape en Allemagne, une évêque protestante allemande avait appelé à boycotter « une star vieillissante » qui « arrive seulement à attirer l'attention en offensant les sentiments religieux ».
« Star vieillissante »
Attirer l'attention a en tout cas toujours été un des nombreux talents de Madonna, qui devrait remplir le Palais Omnisports à quatre reprises. Une autre de ses spécialités est de s'adapter à l'air du temps, comme elle l'a une nouvelle fois prouvé avec son dernier album studio, « Confessions on a dance floor », paru en novembre dernier.
Dans son précédent album, « American Life » (2003), Madonna délivrait des messages, dénonçant la guerre et la superficialité du monde.
Depuis, Madonna est revenue à une formule plus basique et festive pour « Confessions on a dance floor ». Elle a en effet placé ce disque sous le signe de l'esprit « néo-disco » et du son des années 80, qui revient en force dans le paysage musical.
L'esprit disco imprègne également l'identité visuelle actuelle de Madonna, comme toujours attentive à son image et qui a adopté pour « Confessions on a dance floor » un brushing à la Farrah Fawcett et des justaucorps rose fluo très années 80.
L'Union 26 août 2006

A 380 : 1er vol équipé de moteurs américains

Le premier A380 d'essai équipé d'une motorisation américaine, des moteurs Engine Alliance (General Electric associé à Pratt et Whitney), a atterri vendredi à 14 h 10 à l'aéroport de Toulouse-Blagnac après son premier vol. Le plus gros avion de ligne au monde, qui avait décollé sous un ciel chargé, a atterri, sans incident, sous la pluie après un vol de quatre heures et dix minutes au-dessus du sud-ouest de la France.
Hausse des prix de la grande distribution
Les produits de la grande consommation (alimentation, hygiène-beauté et entretien) ont progressé de 1,5 % dans les magasins entre juin et juillet par rapport à la même période un an plus tôt.
Heures sup': négociations dans la restauration
Patronat et syndicats des cafés, hôtels, restaurants (CHR) se sont séparés sans accord hier, mais ont convenu d'une nouvelle réunion de 6 septembre, au sujet de l'accord de juillet 2004 sur le temps de travail. Sans accord entre les deux parties, la question devrait être tranchée mi-septembre par le Conseil d'Etat, saisi par la CFDT, qui pourrait contraindre les employeurs à payer rétroactivement 18 mois d'heures supplémentaires aux 800.000 salariés du secteur.
L'Union 26 août 2006

2.000 soldats français seront déployés au Liban

Jacques Chirac a annoncé hier soir le déploiement de 2.000 soldats français au sud Liban pour renforcer la Finul. Le chef de l'Etat a aussi précisé que la France était prête à garder le commandement de la force internationale.
«Deux bataillons supplémentaires viendront, sur le terrain, étendre notre dispositif au sein de la Finul. 2.000 soldats français seront ainsi placés sous casque bleu au Liban », a annoncé le président Jacques Chirac dans une déclaration solennelle retransmise par les télévisions.
Ces deux bataillons, soit 1.600 hommes, s'ajouteront aux 400 soldats déjà déployés dans la Finul au Liban ou en route vers le pays du Cèdre.
Chirac a également confirmé que les 1.700 hommes de l'opération aéro-navale Baliste « sont maintenus sur place ».
Il a souligné que « la France est prête, si l'Onu le souhaite, à continuer à assumer le commandement de la force », actuellement dirigée par le général français Alain Pellegrini, qui doit aider à consolider la trêve fragile entre le Hezbollah et Israël après un mois de durs combats. Le président a indiqué avoir décidé l'envoi de nouveaux renforts après avoir obtenu de l'Onu, d'Israël et du Liban les « garanties » et les « clarifications nécessaires » au déploiement de la force.
Chirac, se faisant l'écho des préoccupations des militaires qui gardent le douloureux souvenir de l'humiliation subie par les casques bleus français lors de la guerre en Bosnie (1992-1995), n'a eu de cesse d'obtenir des garanties pour la sécurité des soldats sur le terrain.
« Juste répartition des contingents »
« Aujourd'hui, les conditions mises en avant par la France étant remplies, j'ai décidé de répondre favorablement aux demandes du secrétaire général des Nations unies et des gouvernements libanais et israéliens », a-t-il déclaré.
Réclamant à nouveau « une juste répartition des contingents », il a aussi appelé « d'autres membres permanents du Conseil de sécurité » de l'Onu à suivre l'exemple de la France, assurant que « plusieurs partenaires européens vont le faire, de même que d'importants pays musulmans d'Asie ».
L'annonce de l'envoi d'un contingent français substantiel pourrait avoir un effet d'entraînement sur les autres Européens qui rencontrent aujourd'hui à Bruxelles le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan pour faire le point sur les contributions des 25.
Elle met fin à une semaine de confusion, après la décision de Chirac de n'envoyer en urgence qu'un renfort symbolique, en dépit du rôle capital qu'il avait joué pour faire cesser les combats.
Le déploiement d'une force internationale est prévu par la résolution 1701 du Conseil de sécurité qui prévoit 15.000 hommes au maximum, au lieu des 2.000 de l'actuelle Finul, afin d'épauler l'armée libanaise à se déployer à la frontière avec Israël.
Conférence internationale
Le président de la République a également déclaré que la France tentait de réunir une conférence internationale pour apporter « une solution durable à cette crise », citant la libération des soldats israéliens enlevés, le retour des prisonniers libanais, la démarcation des frontières et le désarmement des milices.
D'autre part, pour maintenir le consensus dans la classe politique française sur l'engagement français au Liban, le Président a annoncé que le gouvernement fera une déclaration qui sera suivie d'un débat au parlement dès l'ouverture de la session extraordinaire le 7 septembre.
L'Union 25 août 2006

Autriche : une jeune fille réchappe à huit ans de séquestration

L'Autriche, stupéfaite, a assisté au dénouement du kidnapping le plus célèbre de son histoire récente : la jeune Natascha Kampusch a réchappé vivante à huit ans de séquestration et son ravisseur s'est suicidé mercredi soir à Vienne.
Identifiée avec quasi-certitude hier matin, Natascha, aujourd'hui âgée de 18 ans, avait été retenue à quelques kilomètres du domicile familial, dans la cave d'un pavillon de banlieue de Strasshof (Basse-Autriche).
Enlevée le 2 mars 1998
Des sévices sexuels n'ont pas été immédiatement mentionnés, mais l'enquête devra le vérifier et expliquer les motifs du ravisseur, a déclaré un policier, Nikolaus Koch.
Son enlèvement, sur le chemin de l'école le 2 mars 1998, avait provoqué les plus grandes recherches criminelles de l'histoire du pays.
Son ravisseur présumé, Wolfgang Priklopil, un technicien en télécommunications de 44 ans, qui l'avait gardée dans un réduit fermé sous un garage de son pavillon, au nord de Vienne, est parti en voiture après la fuite de Natascha. Il s'est ensuite suicidé en se jetant sous un train.
L'accès à la maison où a été détenue la fillette, au 60 de la Heine Strasse, à Strasshof, était bouclé par la police hier.
La maison jaune avec jardin, entourée d'une haie, avec un portail grillagé et des caméras de vidéo-surveillance, n'a rien de spectaculaire, semblable à de nombreux pavillons de grande banlieue. Les voisins indiquent que le suspect évitait les contacts.
Selon M. Koch, Priklopil « était moins prudent qu'au début » avec Natascha et, profitant de sa négligence, elle « s'est enfuie à un moment favorable ».
La même cicatrice
Selon des rumeurs dans le voisinage, Natascha, sans doute intimidée par son ravisseur, avait même été vue ces derniers mois en sa compagnie en train de faire des courses au village.
La jeune fille, qui a aussi été identifiée par ses parents, a la même cicatrice que la fillette de dix ans disparue depuis 1998. Son passeport a été retrouvé au domicile du ravisseur.
Les parents, désormais séparés, de Natascha, Brigitta Sirny et Ludwig Koch ont demandé hier matin dans un communiqué, « aux journalistes de faire preuve de patience et de compréhension » et « de ne pas importuner la famille par des demandes d'interviews dans les trois jours à venir ».
Sabine Sirny, sœur aînée de Natascha, a témoigné à la télévision ORF que sa mère, en vacances à la campagne, avait « été choquée » à l'annonce du retour à la vie de sa fille : « elle n'avait jamais renoncé, elle disait toujours qu'elle vivait, qu'elle reviendrait ».
Pâle mais apparemment en bonne santé, la jeune femme a affirmé avoir pu écouter la radio et lire les journaux, mais sans toutefois pouvoir sortir du pavillon où elle était séquestrée.
L'Union 25 août 2006

Le belge Agfa dégraisse ses effectifs de 2.000 postes

Le couperet est tombé hier pour les salariés d'Agfa-Gevaert. Le spécialiste belge du traitement de l'image vient d'annoncer la suppression de près de 2.000 postes, soit 15 % de ses effectifs.
Dans le détail, 945 postes seront supprimés en Belgique, essentiellement au siège social du groupe à Mortsel, près d'Anvers (nord), 615 emplois dans le reste de l'Europe et 430 dans le reste du monde.
Ancien grand nom du papier photo grand public reconverti dans le traitement de l'image pour l'industrie, Agfa-Gevaert a été confronté ces dernières années, comme Kodak et Fuji, au déclin de la photographie argentique traditionnelle, âprement concurrencée par la technologie numérique.
En 2004, le groupe avait déjà dû se résoudre à liquider sa division AgfaPhoto, en cessation de paiements. Depuis, il peine toujours à défendre ses marges, affecté qu'il est par la flambée des coûts des matières premières, l'aluminium et l'argent. Il y a deux mois, l'entreprise a fini par annoncer qu'afin de réduire une nouvelle fois ses coûts, elle allait se scinder en trois unités distinctes : une unité Materials, spécialisée dans la production de films spécialisés, une unité Graphics, active dans l'imprimerie, et HealthCare, pour le secteur des soins de santé.
Néanmoins, le groupe n'avait pas alors chiffré le nombre de suppression de postes. Il s'était contenté d'indiquer son intention de réaliser des économies annuelles de 250 millions d'euros d'ici 2008.
« Nécessaire »
Pour le Pdg d'Agfa, Marc Olivié, ce programme de réduction des coûts est « nécessaire [.] face au déclin continu et chaque jour plus rapide des marchés traditionnels et face à la nécessité de poursuivre notre investissement sur les marchés porteurs ».
Malgré l'ampleur du plan social annoncé, les syndicats sont restés relativement calmes à Mortsel. « Nous gardons notre énergie jusqu'à ce que la direction clarifie la situation. On nous a promis qu'il n'y aurait pas de licenciements secs, mais nous voulons le voir avant de le croire », a commenté un délégué du syndicat socialiste FGTB, Bruno Verlaeckt.
L'Union 25 août 2006

Internet sans abonnement France Télécom pour quasiment tout le pays

La quasi-totalité des Français vont avoir la possibilité d'accéder à Internet sans passer par la case France Télécom, une petite révolution devant laquelle l'opérateur historique ne devrait pas rester sans réagir.
Deux opérateurs, Free et Neuf, viennent de lancer de façon concomitante de nouvelles offres qui vont permettre aux internautes situés dans les régions plus reculées de ne plus avoir à payer l'abonnement à France Télécom, soit une économie de 15 euros par mois.
Jusqu'à maintenant, ces offres étaient réservées aux internautes situés dans les grands centres urbains, soit un peu plus de la moitié de la population.
Face à cette offensive de ses deux principaux concurrents, France Télécom laisse entendre qu'il prépare pour « la fin de l'année » une série d'offres similaires, qui n'incluraient donc plus l'abonnement. L'opérateur historique a aussi dans les cartons des offres jouant la « convergence » entre téléphonie fixe et mobile, Internet et la télévision, et misant sur « l'innovation ».
Peu rentable pour les fournisseurs
Ces nouvelles offres « sont peu ou pas rentables », reconnaît une porte-parole de Free qui fait toutefois remarquer que l'opérateur est présent depuis 2002 dans ces « zones oubliées » afin d'être « une alternative à France Télécom ». A la fin juin, un peu plus de 27 % de ses abonnés provenaient de ces régions.
La stratégie de Neuf, dont le réseau couvre près de 70 % du territoire, est identique. Il s'agit de proposer une offre au niveau national et aussi de « répondre à l'attente de la grande majorité de nos clients qui veulent quitter France Télécom », selon une porte-parole de Neuf.
Au contraire des grandes métropoles où la concurrence a pu s'installer, ces régions, dites zones non dégroupées et qui représentent près de 46 % de la population, sont sous le quasi-monopole de France Télécom qui y pratique des prix bien supérieurs à ses concurrents.
Free et Neuf sont actuellement les deux seuls opérateurs à faire ces offres. Club Internet a déclaré « se pencher sur le dossier », tandis qu'Alice n'a pas de projet dans un avenir proche. Quant à Tele2, il s'était retiré en 2004 de ces régions en raison des conditions tarifaires de gros pratiquées par France Télécom.
Frais versés à France Télécom
Longtemps critiqué sur ce point, l'opérateur historique a dû faire une nouvelle offre de gros, baptisée « ADSL nu ». Entrée en vigueur cet été, cette mesure permet aux opérateurs alternatifs de commercialiser leurs services sans abonnement téléphonique.
L'effort financier est important puisque, pour chaque abonné recruté dans ces zones non dégroupées, Free et Neuf devront verser à France Télécom des frais de mise en service de 66 euros hors taxe (HT) et un abonnement mensuel de 22,40 euros (HT).
Côté consommateur, Free reste fidèle à son offre de 29,90 euros par mois tandis que Neuf, pour des services à peu près identiques, a préféré faire une « offre à la fois rentable pour la société et attractive pour l'internaute » en fixant un tarif légèrement supérieur à 34,90 euros.
En comparaison, les tarifs les plus récents d'Orange (ex-Wanadoo) se situent entre 38 et 43 euros par mois, auxquels il faut ajouter le montant de l'abonnement.
L'Union 25 août 2006

Pluton n'est plus une planète !

L'assemblée générale de l'Union astronomique internationale (UAI) a décidé hier à Prague de déchoir Pluton de son statut de planète, ramenant à huit le nombre de planètes du Système solaire.
Votant à main levée, les astronomes de la planète entière ont refusé un amendement proposé par l'exécutif de l'UAI qui proposait d'établir deux catégories de planète : les « planètes classiques » et les « planètes naines ».
Cet amendement ayant été rejeté, une planète naine - catégorie à laquelle appartiennent Pluton, mais aussi Cérès et la mystérieuse UB313 découverte il y a trois ans - ne peut être considérée comme une planète à part entière, a concédé Richard Binzer, l'un des promoteurs de ce texte.
Le Système solaire est donc composé désormais de huit planètes (et non neuf) : Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.
Les vraies et les naines
Le projet original de la direction de l'UAI, qui avait provoqué un intense intérêt médiatique la semaine dernière, prévoyait d'élargir le système solaire à 12 planètes : les 8 « vraies » planètes, plus les trois naines, ainsi que Charon, qui reste cantonné dans son statut actuel de lune de Pluton.
Seule planète découverte par un astronome américain, Pluton posait de nombreuses questions aux astronomes : elle est en effet très différente des autres corps du système solaire, qui sont rocheux (pour les plus proches du soleil) ou gazeux (pour les plus éloignés). Pluton est elle formée de glace et suit une orbite très longue et excentrée qui exige d'elle 247 années pour faire le tour du Soleil.
De plus, Pluton est bien plus petite que l'on pensait au moment de sa découverte par l'astronome Clyde Tombaugh, plus petite même que notre Lune.
La définition proposée par l'assemblée générale de l'UAI ne s'applique qu'au seul système solaire, au grand regret de ceux qui auraient souhaité un concept s'appliquant aux nombreuses planètes (près de deux cents à ce jour) que l'on découvre désormais régulièrement autour d'autres astres que notre Soleil.
L'Union 25 août 2006

Paramount vire Tom Cruise

Le studio Paramount a annoncé mardi son divorce unilatéral d'avec Tom Cruise, sonnant le glas d'une collaboration de 14 ans ayant fait de Cruise l'acteur le mieux payé du cinéma mondial. « La façon dont il s'est récemment conduit dans les médias n'est pas acceptable pour Paramount », a fait valoir Sumner Redstone, patron du géant américain.
Allemagne : un second Libanais arrêté
Un deuxième Libanais âgé de 20 ans, soupçonné d'avoir participé à une tentative d'attentat terroriste en Allemagne fin juillet, s'est rendu aux autorités au Liban, cinq jours après l'arrestation de son complice présumé. Le Parquet a indiqué tout mettre en œuvre pour que Jihad Hamad soit transféré en Allemagne.
Suisse : 16 millions d'euros légués à l'Armée du Salut
Un généreux donateur a légué 25 millions de francs suisses (16 millions d'euros) à l'Armée du Salut suisse. « Il y a beaucoup de gens, qui ont beaucoup d'argent », a indiqué le porte-parole de l'association, pour expliquer cette manne, ajoutant que la région de Zurich était « une véritable mine d'or » pour la récolte de fonds.
Strip-teases funéraires en Chine
Une province chinoise a décidé d'interdire l'emploi de strip-teaseuses lors d'obsèques, une pratique qui n'est pas rare dans ce pays. Les plus riches familles de certains villages du Jiangsu emploient généralement deux troupes d'animateurs et de strip-teaseuses afin d'attirer le maximum de gens aux funérailles de leurs proches, puisque, selon les villageois, plus l'assemblée est nombreuse, plus le défunt est honoré.
Le Soudan rejette le projet de résolution au Darfour
Le Soudan a rejeté hier le projet de résolution américano-britannique à l'Onu prévoyant le déploiement de casques bleus au Darfour (ouest), jugeant qu'il vise à imposer une tutelle sur le pays. Depuis février 2003, le conflit pour le partage des richesses a fait des milliers de morts dans cette région.
Mongolie : découverte d'une momie de 2.500 ans
Une momie blonde et tatouée, figée dans la glace depuis 2.500 ans, a été mise au jour dans un très bon état de conservation, sur les hautes montagnes de l'Altaï, a annoncé hier une équipe internationale d'archéologues à Berlin. Ce corps d'un guerrier a été découvert lors de fouilles à 2.600 mètres d'altitude en juin dans une sépulture.
Espagne : l'accident de train dû à un excès de vitesse
L'accident de train qui a fait six morts lundi près de Palencia, dans le nord de l'Espagne, est dû à un excès de vitesse provoqué par une erreur humaine, a révélé hier un rapport de la commission d'enquête sur l'accident. « Le train circulait à 125 km/h sur la voie déviée, alors que la vitesse prescrite pour cette situation, selon la norme en vigueur, est de 30 km/h », affirme le rapport technique sur l'accident.
L'Union 25 août 2006

80.000 étudiants boursiers recevront l'allocation rentrée de 300 €

Dominique de Villepin a confirmé hier la création d'une allocation pour l'installation étudiante (Aline) d'un montant de 300 euros pour les étudiants boursiers quittant le domicile parental, lors d'un discours devant les recteurs d'académie à Paris.
Cette allocation « concernera pour commencer 80.000 personnes environ, qui touchent leur première allocation logement », a indiqué le Premier ministre, précisant qu'elle serait « versée dès la première semaine de novembre ».
Le chef du gouvernement a estimé que « ce point de départ » constituait un « effort très significatif de la part de l'Etat » en faveur des étudiants issus de milieux modestes. Il a souligné que cette mesure avait été « définie en concertation étroite avec les organisations étudiantes, de manière à cibler les populations qui en ont le plus besoin ».
Selon le Premier ministre, « notre système de bourse n'apporte pas des réponses suffisantes » aux difficultés sociales rencontrées par les étudiants.
Parmi les 2,2 millions d'étudiants, la moitié travaille pour financer ses études et 100.000 vivent sous le seuil de la pauvreté, selon l'observatoire de la vie étudiante.

La visite médicale à domicile passe de 30 à 31 euros
La visite à domicile des médecins libéraux va passer de 30 à 31 euros à compter du 15 octobre, aux termes d'un protocole d'accord conclu hier entre l'assurance maladie et trois syndicats médicaux, ces derniers craignant toutefois que le gouvernement ne réduise leurs marges en 2007. Les médecins présentent la revalorisation comme une simple « remise à niveau » après la hausse d'un euro, au 1er août, du tarif des consultations des généralistes, à 21 euros. Coût annuel pour la Sécu : 36 millions d'euros.
Soutiens pour un jeune Nigérian expulsable
Une centaine de personnes, dont les principaux dirigeants de RESF, de SOS Racisme, de l'Unef et d'associations lycéennes, se sont réunies hier en fin d'après-midi à Paris devant le lycée Dorian (XIème) pour s'opposer à l'expulsion de Jeff Babatunde, un jeune Nigérian de 19 ans. Il est actuellement placé au centre de rétention administrative de Vincennes et expulsable à tout moment. Il est parrainé par le maire du XIème arrondissemnt et a de bonnes appréciations de ses professeurs.
Investiture PS : Hollande aussi ?
Le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande laisse ouverte la question de sa candidature à l'investiture du PS pour la présidentielle, dans une interview au Monde, alors que s'ouvre à la Rochelle l'université d'été de son parti.
L'Union 25 août 2006

Tabac interdit dans les lieux publics : ça se précise

Le ministre de la Santé espère que l'interdiction de fumer dans les lieux publics sera appliquée à partir du 1er janvier. Les bars et restaurants seraient concernés, mais pas les bars-tabacs, ni les discothèques et casinos.
Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, favorable à l'interdiction de fumer dans les lieux publics, a défendu cette semaine cette « mesure attendue », mais rien n'est encore décidé, selon Matignon, dans l'attente des conclusions de la mission parlementaire créée en mai.
« Je suis pour l'interdiction de fumer dans les lieux publics » et « le plus tôt serait le mieux », avait déclaré le ministre lundi. Il a dit par ailleurs être « persuadé » que cette interdiction était une « mesure attendue », avant d'espérer qu'un décret puisse être applicable dès le 1er janvier. Le tabac en France, « c'est 66.000 décès par an liés à sa consommation, et 5.000 morts par tabagisme passif », avait souligné M. Bertrand lundi, invitant à « une prise de conscience » pour « faire évoluer les mentalités comme on a su le faire avec la sécurité routière ».
Le scénario privilégié par le ministre se précise : le décret serait préféré à la loi et des aménagements sont envisagés pour bars-tabacs, discothèques, casinos. Mais rien n'est décidé au niveau gouvernemental. La discussion se poursuit sur calendrier et scénario de mise en oeuvre, précise-t-on à Matignon.
« Aucune décision ne sera prise » avant la remise du rapport de la mission parlementaire mise en place le 2 mai, a-t-on assuré également hier au ministère de la Santé. Même si c'est le « souhait de Xavier Bertrand » de voir l'interdiction applicable au 1er janvier, d'où la nécessité d'un dé cret pour « aller vite », les « conclusions du rapport de la mission vont déterminer et préciser le calendrier », ajoute-t-on au ministère.
Préparer l'opinion
« L'éclairage de la mission parlementaire » et les résultats de la consultation lancée sur internet (www.forum.gouv.fr) sont également attendus en ce qui concerne les lieux (bar-tabacs, discothèques, casinos..) pour lesquels « il est plus naturel de se poser la question d'éventuels aménagements », précise-t-on dans l'entourage du ministre.
« Laissons la mission terminer ses travaux et puis le gouvernement choisira », a déclaré hier l'ancien ministre Claude Evin (PS), précisant que la mission parlementaire, qu'il préside, rendrait son rapport fin septembre. Promises pour mars dernier par le ministre de la Santé, qui avait déjà mené une large concertation, les mesures visant à interdire le tabac dans les lieux publics avaient été remises à des jours meilleurs par le chef du gouvernement, Dominique de Villepin, au lendemain de la crise du CPE.
Le 27 avril, le président Jacques Chirac avait prôné « débat et concertation approfondie » et annoncé la constitution d'une mission parlementaire, précisant que les « décisions définitives » seraient prises « avant la fin de l'année », sur « ces bases ».
Selon Claude Evin, « Même ceux qui sont favorables à une interdiction totale, ce qui est mon cas » considèrent « qu'il faut se donner un peu de temps pour préparer l'opinion, car une réforme de ce type ne marche que si l'opinion y est préparée ».
L'Union 24 août 2006

La France compte près de cinq millions d'immigrés

Plus souvent venus d'Afrique et d'Asie que d'Europe, mieux formés et installés dans les grandes zones urbaines, hommes et femmes en nombre égal, les immigrés en France étaient 4,9 millions en 2004, soit 8,1 % de la population, selon l'Insee.
En 2004, 1,7 million venaient des 25 pays de l'UE actuelle, mais la géographie bouge : Italiens, Espagnols et Polonais, issus d'une immigration plus ancienne, diminuent, les Portugais se maintiennent et les Britanniques, avides acquéreurs immobiliers, font une percée (+ 45.000).
Malgré un bond de 37 % des Européens de l'Est (hors UE), la part du Vieux Continent parmi les immigrés ne cesse de baisser : de 57 % en 1975, elle est tombée trente ans plus tard à 40 %.
Un million et demi d'immigrés viennent du Maghreb, soit 220.000 de plus qu'en 1999, essentiellement des Algériens et Marocains.
40 % sont naturalisés français
Le reste du monde totalise 1,4 million de personnes, soit 29 % des immigrés, un afflux dû essentiellement à l'Asie, d'abord la Turquie, et à l'Afrique sub-saharienne dont les natifs, issus des anciennes colonies françaises, étaient 570.000 (+ 45 % en 5 ans).
Après des décennies de domination masculine liée à l'afflux de main-d'oeuvre non qualifiée, hommes et femmes immigrés sont désormais en nombre égal, un point d'équilibre atteint il y a cinq ans, conséquence du regroupement familial entamé dans les années 70.
Par naturalisation ou par mariage, ils sont deux millions à avoir acquis la nationalité française, soit 40 % d'entre eux.
L'étude relève que depuis 1982, « le niveau de formation des immigrants a fortement progressé ». Certes, encore 41 % des 30-49 ans détiennent au mieux un certificat d'études primaires (contre 17 % chez les non-immigrés), mais près d'un immigré sur quatre (24 %) est diplômé du supérieur, guère moins que les Français de souche (29 %).

Tourisme : bonne saison estivale

Les caprices de la météo ne semblent pas avoir affecté outre mesure la saison estivale 2006 en France, qui s'avère être un bon cru, avec un afflux accru des touristes sur les plages, alors que la montagne paraît moins populaire.
Côté dépenses, le constat des professionnels interrogés est toutefois unanime : les touristes français surveillent plus que dans le passé leur portefeuille, se font héberger davantage par des amis ou la famille et optent pour des passe-temps gratuits comme la baignade et la randonnée.
La saison a démarré tardivement, connaissant des pics de fréquentation sous un soleil radieux lors du pont du 14 juillet avant d'être affectée en août par des pluies, surtout dans le nord, qui ont amené bon nombre de touristes à écourter leurs vacances.
Malgré un temps moins clément, Paris-Plages a connu le même succès que l'an dernier. De même, les Bateaux-Mouches n'ont pas désempli, malgré les pluies d'août.
« Paris est une ville vivante qui jouit d'une très bonne image à l'étranger. La saison est encore meilleure que l'an dernier, avec notamment des records de fréquentation de la Tour Eiffel », se félicite Paul Roll, directeur général de l'Office de Tourisme de Paris.
Si les plages de Provence-Alpes-Côte d'Azur, région-phare du tourisme en France, continuent de susciter l'engouement des étrangers, le tableau un peu plus nuancé en Midi-Pyrénées, où les professionnels se montrent globalement peu satisfaits de juillet, et tablent au mieux sur des chiffres stables pour août.
« On sent de plus en plus un recul du pouvoir d'achat, un déplacement vers des activités non payantes, et une progression des réservations de dernière minute », note Patrick Levy, directeur général du CRT. Dans les Landes, le comité du tourisme a noté « un bon mois de juillet et un très bon mois d'août ».
Autre tendance, le tourisme viticole a pris son envol cette année avec une hausse des visites de vignobles de 25 % de janvier à juillet, selon l'office du tourisme de Bordeaux.
Par contre, les caves de Bourgogne ont subi un recul des visites de 10 % en juillet, et les pluies en août ont chassé les touristes des routes des vins en Alsace.
En Bretagne tout comme en Normandie, juillet a été jugé satisfaisant, avec une hausse de la fréquentation en bord de mer et « des réservations de dernière minute pour échapper à la canicule ». Pour août, les pronostics sont moins optimistes à cause du mauvais temps.
En Champagne-Ardenne, les gîtes ruraux ont pâti d'une baisse de leur fréquentation, avec de nombreuses annulations.
Tableau sombre également côté montagne, le comité du tourisme de Rhône-Alpes notant un recul de la fréquentation dans ce secteur.
L'Union 24 août 2006

Les prix des carburants frôlent les records

Les prix à la pompe sont tout proches de ceux atteints le 24 juillet dernier. Le gouvernement cherche des solutions pour réduire la facture : la création d'un « chèque de transport » est à l'étude.
Les prix à la pompe des carburants s'approchent de leurs records, à quelques jours de la rentrée qui pèse déjà sur les budgets des Français, incitant le gouvernement à chercher des moyens d'alléger leur facture.
« Les prix moyens à la pompe pour le sans plomb 95 sont aux alentours de 1,32-1,33 euro par litre et 1,12-1,13 pour le gazole, nous sommes à 2 centimes des records », a déclaré hier le délégué général de l'Union française des industries pétrolières (UFIP), Jean-Louis Schilansky.
Cela signifie que les prix peuvent dépasser 1,40 euro dans certaines stations.
Le record avait été atteint pour le sans plomb le 24 juillet, lorsque le litre se vendait en moyenne 1,34 euro. Le gazole est un peu plus stable, il était monté à 1,1235 euro.
« C'est insoutenable pour le consommateur », estime Julien Dourgnon, directeur des études à l'UFC-Que choisir, qui stigmatise de nouveau les profits exceptionnels engrangés par les groupes pétroliers : « Sur 100 euros payés en plus par le consommateur, il y en a 70 qui reviennent au pétrolier ».
Face à l'inflation de la facture, le gouvernement cherche des solutions. D'autant que la rentrée est traditionnellement une période de dépenses pour les Français, qui doivent faire face aux frais de scolarité, au paiement du dernier tiers de l'impôt sur le revenu, ou encore à l'approvisionnement en fioul pour l'hiver.
« ReconvoquerÊ» les groupes pétroliers
Ainsi, le gouvernement réfléchit à l'instauration d'un « chèque transport » qui serait versé aux Français pour les aider à supporter les frais de déplacements professionnels, comme le demandent les syndicats.
Pour sa part, le ministre de l'Economie Thierry Breton va « certainement reconvoquer » les groupes pétroliers au mois de septembre, comme il l'avait fait l'an dernier à pareille époque.
« Les pétroliers peuvent faire des profits. Je les ai convoqués l'année dernière pour lisser ces profits et je vais même certainement les reconvoquer au mois de septembre », avait déclaré M. Breton le 11 août, le jour de l'annonce d'une croissance exceptionnelle au deuxième trimestre, portée par l'appétit de consommation des Français.
L'accord conclu avec les pétroliers à l'automne 2005 a pris fin théoriquement début 2006.
Hier à Bercy, on affirmait que cette réunion allait « certainement » avoir lieu à la rentrée, sans plus de précisions.
« Nous n'avons pas reçu de convocation », a déclaré M. Schilansky, mais « s'il nous convoque, nous irons ». Toutefois, selon lui, « aller plus loin » que le lissage, « c'est quand même assez difficile ».
De toute façon, selon l'UFC, « dans la mesure où le prix est structurellement élevé, le lissage ne joue plus, ça ne sert à rien ». « Nous faisons aujourd'hui le constat de l'échec total du plan Breton établi en 2005 », dit Julien Dourgnon.
L'UFC-Que choisir propose notamment « une taxation exceptionnelle des bénéfices de Total qui irait au développement des transports urbains de proximité ».
Après un bénéfice record de 12 milliards d'euros en 2005, en hausse de 31 %, Total a encore dégagé 7,124 milliards de profits au premier semestre 2006.
L'Union 23 août 2006

L'ours Sarousse complète le lâcher dans les Pyrénées

Avec l'arrivée de Sarousse, le cinquième ours slovène lâché dans la nuit de lundi à mardi à Arbas (Haute-Garonne), le gouvernement a achevé, dans la plus grande discrétion, un plan très contesté de réintroduction de plantigrades dans le massif pyrénéen. Le lâcher de cette femelle de 7 ans, pesant 112 kg, s'est fait « conformément au plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009 », a indiqué le ministère de l'Écologie et du développement durable. « J'ai respecté mes engagements vis-à-vis de la biodiversité, du maintien de la population ursine et [.] de ceux avec lesquels j'ai discuté de ce plan », a déclaré la ministre Nelly Olin.
Sarousse, capturée dimanche soir dans le secteur de Masoun, en Slovénie, a été libérée hier matin vers 1 heure à Arbas, une bourgade haut-garonnaise candidate aux réintroductions où avaient déjà été libérés la femelle Hvala et le mâle Balou.
Pour Mme Olin, « le cinquième lâcher permet d'assurer [.] la pérennité d'une espèce protégée au niveau international (comme le stipule notamment la convention de Berne) et dont la survie était, à court terme, menacée sur notre territoire ». Et la ministre de l'Écologie d'insister sur l'esprit de concertation dont elle a fait preuve. Cela « m'a amenée à modifier le plan initial de 30, ensuite ramené à 15 et que j'ai réduit à 5, en me basant aussi sur des scientifiques qui pensent qu'avec quatre femelles [.] cela va permettre de maintenir » la population ursine.
L'Union 23 août 2006

Croissance française : le rebond se confirme

L'Insee a confirmé hier que la croissance française avait connu un spectaculaire rebond au deuxième trimestre 2006, progressant de 1,1 %, du jamais vu depuis fin 2000. La première estimation de l'Insee, le 11 août, qui annonçait une fourchette de progression du produit intérieur brut (PIB) de 1,1 % à 1,2 % au deuxième trimestre, avait fait l'effet d'un coup de tonnerre, alors que les économistes tablaient plus modestement sur 0,6 % à 0,7 %.
La deuxième estimation, publiée hier, confirme la bonne performance réalisée par l'économie française au printemps, même si c'est le bas de la fourchette qui a été retenu.
Quant à l'acquis de croissance sur l'ensemble de l'année, c'est-à-dire le niveau de progression que le PIB est assuré d'atteindre en cas de croissance nulle pour le restant de l'année, il est désormais de 1,9 %, ce qui permet à la plupart des économistes de considérer un taux de croissance de 2,5 % pour 2006 comme « tout à fait réaliste ».
L'Insee explique plus en détails cette accélération. Le fait majeur est le rebond des investissements des entreprises (+1,8%), qui ont également reconstitué leurs stocks, ce qui contribue positivement à la croissance du deuxième trimestre à hauteur de 0,8 point (-0,7 point au premier trimestre).
Sans surprise, la consommation des ménages, même si elle progresse moins qu'au premier trimestre (+ 0,7 % contre + 0,9 %), reste une composante essentielle de la croissance, à laquelle elle contribue à hauteur de 0,4 point. Le commerce extérieur, en revanche, a pesé sur la croissance (-0,5 point) pour cause de ralentissement des exportations et de progression des importations.
L'Union 23 août 2006

« Chèque transport » : le patronat met en garde

FO et la CFTC souhaitent que le gouvernement mette en place une prime ou un « chèque transport » dans les entreprises, afin d'aider les salariés à compenser la flambée des prix des carburants.
Dominique de Villepin, qui s'était engagé à la création d'un tel mécanisme fin 2005, a indiqué en juillet aux syndicats que le dispositif était « à l'étude ». De son côté, la CGPME (patronat) a indiqué hier qu'elle refusait que la création d'un chèque transport se traduise par une augmentation des charges pour les entreprises, estimant que l'Etat doit en assumer le coût.
Si soutenir le pouvoir d'achat des Français est une « intention louable » du gouvernement, les petites entreprises « subissent, elles aussi, les hausses des prix à la pompe », rappelle-t-elle.
« Augmenter davantage leur coût ne laisserait aux PME d'autre choix que de relever leurs prix, au détriment du pouvoir d'achat », prévient la confédération.
L'Union 23 août 2006

Le Rainbow Warrior indésirable à Marseille

L'arrivée imminente du Rainbow Warrior dans le port de Marseille suscite l'ire des pêcheurs professionnels locaux, opposés aux thèses de Greenpeace sur les menaces sur le thon rouge en Méditerranée, tandis que le célèbre bateau a été privé des autorisations pour accoster.
L'organisation écologiste avait prévu d'amarrer son bateau à Marseille aujourd'hui et demain, comme elle l'a fait à Gênes et Barcelone, afin d'informer le public sur les dangers qui pèsent sur l'environnement de la Méditerranée : pêche excessive, bétonnage des côtes.
Les autorités avaient donné leur accord pour un amarrage dans le Vieux-Port, au grand dam des pêcheurs professionnels de thon, selon lesquels Greenpeace « désinforme le public en évoquant la disparition du thon rouge en Méditerranée ».
Mais samedi, Greenpeace a vu son autorisation retirée, en raison de « problèmes techniques et de sécurité » liés aux amarrages et aux manœuvres de navettes-passagers dans le Vieux-Port, selon la communauté urbaine de Marseille (MPM), présidée par Jean-Claude Gaudin (UMP). Comme solution de repli, MPM évoquait alors un accueil dans le Port autonome de Marseille (Pam, sous la tutelle de l'Etat). Le Pam refuse d'accueillir le navire.
« La raison principale est que nous sommes un port de commerce et ce bateau n'est pas un bateau de commerce », a expliqué une porte-parole.
Greenpeace dénonce « un débat censuré. en raison des pressions exercées par les pêcheurs ». Le Rainbow Warrior continue malgré tout à faire route vers Marseille qu'il devrait atteindre demain matin.
L'Union 22 août 2006

La rentrée scolaire coûtera un peu plus cher

La rentrée scolaire 2006 devrait coûter plus cher aux parents d'élèves que l'année dernière, entre 0,31 % et 1,51 % de plus selon les estimations des associations familiales, même si cette augmentation des prix des trousses, cahiers et joggings ne joue que sur quelques euros.
L'association familiale Familles de France a établi hier dans son enquête annuelle le coût moyen pour une rentrée en 6e à 202,7 euros (+ 0.31 % par rapport à 2005), en comptant papeterie, trousse, cartable, stylos. et vêtements de sport.
De son côté, la confédération syndicale des familles (CSF) a affiné hier un chiffre oscillant de 45,20 euros pour un enfant de maternelle à 793,54 euros pour une rentrée en seconde technologie industrielle, soit 1,51 % de plus.
L'enquête annuelle de cette association tient compte des mêmes fournitures et vêtements de sport auxquels elle ajoute l'assurance scolaire pour le primaire et le collège, et les manuels et équipements spécialisés pour le lycée.
De 119 à 522 euros selon la classe
Selon ces critères, la rentrée en CP s'élève à 119 euros, 330 euros en 6e, 545 en seconde générale et 522 en première année de BEP sanitaire et social.
La légère augmentation de 2006 observée par les deux associations reste cependant en deçà de celle de l'indice Insee des prix à la consommation en glissement annuel, qui atteint 1,9 %.
Selon Familles de France, l'augmentation du prix de la papeterie de 1,5 % qui répercute celle des prix de l'énergie, est compensée par la baisse du coût des vêtements de sport (-2,6 %), produits importés d'Asie et de moins en moins chers.
Généraliser la gratuité des manuels scolaires organisée au lycée par certains conseils régionaux et baisser la TVA à 5,5 % pour les fournitures scolaires constituent les principales revendications de la CSF pour moins grever les budgets familiaux au retour des vacances d'été.
Face à ces coûts supplémentaires, les familles aux revenus modestes devraient cependant pouvoir tabler sur la compensation apportée par l'allocation de rentrée scolaire (ARS) de 268 euros par enfant et qui a été versée la semaine dernière.
Mais cette allocation forfaitaire de 6 à 16 ans, sur justificatif de 16 à 18 ans, suscite des doutes dans la mesure où elle est la même quelle que soit la classe de l'enfant.
L'Union 22 août 2006

De plus en plus d'écoles choisissent la rentrée anticipée

Un quart des écoliers vont reprendre le chemin de l'école avant la date officielle du 4 septembre, une école de Haute-Saône ayant même déjà repris hier, selon un système de rentrée anticipée qui existe depuis quinze ans mais suscite toujours des réserves.
Depuis 1995, l'école du village de Mailley-et-Chazelot en Haute-Saône inaugure ainsi chaque année et sous l'œil des caméras la rentrée scolaire quinze jours avant la rentrée officielle.
Et comme de nombreuses autres écoles qui pratiquent les « semaines aménagées », elle finira son année une semaine plus tard en juillet.
« La rentrée anticipée existe depuis 1991 » explique le ministère de l'Education nationale. Elle concerne surtout les écoles qui pratiquent la semaine de quatre jours ou les « semaines aménagées » (alternance semaine de quatre jours et semaine de quatre jours et demi avec un mercredi ou un samedi matin travaillé). Pour cette rentrée 2006, les retours anticipés en classe vont se répartir outre l'école en Haute-Saône entre le 24 août (dans 10 départements), le 25 août (4 départements), le 28 août (39 départements), 29 août (18 départements) et quasiment tous les jours jusqu'au 4 septembre.
« Le nombre d'écoles qui a choisi ce système est stable depuis plusieurs années », souligne pour Gilles Moindrot, secrétaire général du premier syndicat du primaire, le SNUipp-FSU.
Ce syndicat, comme certains parents d'élèves ou psychologues scolaires, ont souvent émis des réserves sur ce rythme scolaire novateur. Celui-ci engendrerait des inégalités entre les familles socialement aisées et les autres qui n'ont pas les moyens d'utiliser le temps libre laissé par la semaine de quatre jours.
L'Union 22 août 2006

Champagne : des grappes prometteuses

Le réseau « matu », chargé de suivre la maturité des raisins pour déterminer les dates des vendanges, a été activé hier. Les premières grappes pressurées sont prometteuses.
Les vendanges ne battront pas leur plein avant la troisième décade de septembre, mais une agréable odeur de jus de raisin flotte déjà dans le laboratoire de Laurent Panigai.
Responsable de la viticulture au sein du Comité interprofessionnel du vin de Champagne, l'ingénieur a activé hier le réseau « matu » : « Nos techniciens mais également 280 viticulteurs bénévoles et des maisons du négoce prélèvent 15 à 20 grappes. Ils vont les peser, noter la fréquence des grappes touchées par la pourriture grise, puis les pressurer pour mesurer l'acidité et la teneur en sucre. »
L'opération se déroulera deux fois par semaine, le lundi et le jeudi, à travers 450 parcelles réparties sur 190 communes. Le CIVC collecte les données et pousse plus loin les analyses physico-chimiques afin de déterminer au mieux les dates officielles des vendanges, commune par commune.
« C'est la première émotion de la vendange 2006 », se réjouit Damien Le Sueur, des services techniques, devant les éprouvettes : « Les grappes sont belles, jusqu'à présent très saines. Dans nos pressoirs miniatures, une seule pression a suffi ce matin pour extraire le jus. Certaines années, il en faut deux, voire trois. »
La méthode utilisée par les membres du réseau de contrôle de la maturité est unique, rigoureuse, pour limiter les variables. « Nous fournissons la soude pour les mesures d'acidité et les prélèvements de grappes sont toujours effectuées par les mêmes personnes », précise Laurent Panigai.
Cette rigueur scientifique n'empêche pas un dialogue constant avec les viticulteurs. « Ce ne sera jamais un ordinateur qui décidera du bon moment de vendanger », rappelle l'ingénieur agronome, également œnologue « Le métier, le tour de main est irremplaçable. Inversement, les impressions des viticulteurs doivent s'appuyer sur nos moyens scientifiques. »
Ainsi, si les dates de vendanges définies par arrêté préfectoral ont force de loi, rien n'empêche un vigneron d'attendre quelques jours avant d'entamer ses vendanges.
La fin des vendanges d'octobre ?
Début août, tous les indicateurs dans les vignes étaient au vert. Trois semaines plus tard, la situation reste au beau fixe, selon Laurent Panigai : « Les pluies d'août après un mois de juillet caniculaire ont été bénéfiques, notamment sur les sols argilo-calcaires. Nous espérons désormais un peu plus de soleil et de chaleur, mais les conditions actuelles sont correctes. »
Les premiers coups de sécateurs retentiront dans les galipes autour du 15 septembre. Ce qui réjouit les professionnels qui pourront compter sur la main-d'œuvre étudiante.
Les vendanges en octobre, est-ce révolu ? « Nous revenons à des scénarios de vendanges connus il y a 50 ans », note Laurent Panigai. Est-ce un cycle ou une tendance plus longue due au réchauffement climatique ? Personne ne peut le dire. Seules certitudes : les rendements à l'hectare (entre 18.000 et 20 000 kilos) et la qualité des raisins continuent d'augmenter. Tout comme le volume des ventes de champagne.
Christophe Perrin
L'Union 22 août 2006

De violents combats en Afghanistan font 90 morts

De violents combats ont opposé durant le week-end d'importants groupes de talibans aux troupes afghanes et étrangères, faisant 75 morts parmi les rebelles, mais tuant aussi quatre soldats américains et une douzaine de membres des forces gouvernementales.
Dans la nuit de samedi à dimanche, une bataille de plusieurs heures s'est déroulée entre des dizaines de talibans et les forces de sécurité afghanes appuyées par des troupes de l'Otan dans la province méridionale de Kandahar.
Les talibans ont attaqué la ville de Panjwayi, dans le district du même nom. Encerclés par les renforts afghans et étrangers, ils ont dû battre en retraite après des heures de combat.
« Je peux confirmer que 71 talibans ont été tués », a déclaré le gouverneur du district, Niaz Mohammad Sarhadi.
Quatre policiers afghans ont également trouvé la mort, trois ont été blessés et trois sont portés disparus, selon un officier de police sur place.
Ce district, un repère notoire des rebelles, ne se trouve qu'à environ 35 kilomètres à l'ouest de Kandahar, la principale ville du sud de l'Afghanistan, et berceau historique des talibans.
Résurgence de la rébellion
Des centaines de talibans y sont déjà morts depuis la résurgence de la rébellion à la fin 2005, la supériorité militaire des forces étrangères étant indéniable.
« Nous ne voyons pas de système de commandement et de contrôle dans les échelons supérieurs des talibans, qui suggérerait qu'une campagne est en cours pour contrôler certaines zones », a souligné le colonel Tom Collins, porte-parole militaire de la coalition.
Mais l'insécurité a un effet désastreux sur la population, quand l'Otan promet une aide au développement dans un climat apaisé.
« Nous allons apporter la sécurité dans cet endroit. C'est une nécessité absolue », a promis le commandant Toby Jackman, porte-parole de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf), menée par l'Otan.
L'Isaf, qui dirige les opérations militaires internationales dans le sud depuis le 31 juillet, compte sur une stratégie mêlant opérations sécuritaires et surtout une aide pour stabiliser progressivement une région où les violences ont atteint un sommet depuis la chute des talibans fin 2001.
Malgré la présence de plus de 10.000 soldats de l'Isaf dans le sud, pour l'essentiel canadiens, britanniques et néerlandais, les forces anti-gouvernementales semblent toujours avoir la capacité de mettre sur pied des groupes comptant des dizaines d'hommes en armes.
L'Union 21 août 2006

700 touristes français bloqués en Turquie

Quelque 700 touristes français étaient bloqués hier, au retour des vacances estivales, dans trois villes turques en raison d'un désaccord financier entre leur agence de voyage et la compagnie aérienne turque Atlas Jet. « Il y a eu un malentendu entre nous et Atlas Jet qui a occasionné une annulation des permis de vol », a déclaré Erol Dil, directeur commercial de l'agence de voyage Elegance. Hébergés à l'hôtel, les passagers devraient rentrer d'ici demain matin au plus tard. Selon une responsable d'…ger Tours, l'entreprise propriétaire d'Atlas Jet, parlant sous le couvert de l'anonymat, « Elegance a vendu des billets mais n'a pas loué d'avions pour dimanche ». L'attente à l'aéroport d'Izmir a donné lieu à des scènes d'énervement. « Nous attendons depuis 3 h 30 du matin. Pour protester, des membres du groupe ont voulu bloquer l'accès aux guichets d'enregistrement pour les autres voyageurs », a expliqué Florent Bauquis, un des touristes français. « Certains ont voulu casser les comptoirs », a corroboré la consule honoraire de France à Izmir, Zeliha Toprak, appelée en renfort par les autorités pour calmer la situation.
L'Union 21 août 2006

Internet pour éviter la cohue

Un bon truc pour éviter la cohue : faites vos courses de rentrée sur internet. A n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, vous pouvez en effet vous connecter sur les sites spécialisés et autres cybermarchés qui commencent à proliférer sur la toile.
On y trouve toutes les fournitures de base : cartables, trousses, cahiers, stylos, copies et classeurs. De quoi démarrer la rentrée avec le matériel de base. Si globalement, il y a moins de choix, on trouve aussi des articles plus sophistiqués et les derniers gadgets à la mode. Les marques notamment sont privilégiées sur certains sites. Côté prix, c'est plutôt plus intéressant qu'en grande surface. Pour exemple on peut trouver un cahier de texte pour 1,29 euro ou un cahier petit format de 96 pages pour 37 centimes d'euro. Il s'agit des prix proposés par les sites discount. Avis aux familles nombreuses, si vous achetez par lot, c'est encore plus intéressant. Attention il faut compter aussi le coût du transport. En résumé, vous ne ferez pas forcément d'économies, mais vous aurez gagné une demi-journée sur votre temps libre. Vous vous passerez aussi de stress, fatigue et crise de nerf. Faire tranquillement ses choix et être livré en 24 heures à la maison sans avoir connu la bousculade qui règne dans les boutiques actuellement, pour les parents non disponibles, ça n'a pas de prix.
Enfin, si vous n'êtes pas encore en possession de la fameuse liste des fournitures recommandées par les enseignants, sachez que de plus en plus d' établissements scolaires ont un site internet pour correspondre avec les parents et que c'est là que vous pourrez vous la procurer.
F.K.
L'Union 21 août 2006

Une circulaire limite les prescriptions d'achat

Une circulaire du ministère de l'Education nationale du 30 mai 1999 invite les enseignants à limiter les prescriptions d'achat de fournitures scolaires, rappelle la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE). Celle-ci s'élève d'ailleurs contre « les abus intolérables concernant la demande de fournitures scolaires par les enseignants aux familles, et ce dès l'école maternelle ».
La circulaire en question fait référence à une précédente circulaire d'août 1988 qui a « appelé à la vigilance les chefs d'établissement et les enseignants afin que soient limitées au strict minimum les dépenses engagées par les familles à l'occasion de la rentrée scolaire ».
« Les conseils d'enseignement qui établissent la liste des fournitures exigibles à la rentrée veilleront à alléger, autant que possible, les charges qui pèsent sur les familles », indique la circulaire.
« L'attention des professeurs sera attirée sur les précautions à prendre en matière de demande de fournitures pour éviter la multiplication des modèles souhaités par les enseignants », souligne le texte.
« En outre, il sera notamment rappelé que préconiser de manière exclusive une marque est totalement interdit, pour quelque produit que ce soit. C'est précisément dans ce domaine que les éducateurs peuvent aider les jeunes à devenir des consommateurs clairvoyants ».
L'Union 21 août 2006

Compiègne, joue l'endurance du 23 au 27 août

Durant quatre jours - du 23 au 27 août - l'hippodrome de Compiègne délaissera les épreuves à pari mutuel pour se consacrer au Festival Mondial d'Endurance Équestre.
Présidée par Antoine Thiry - lequel sera épaulé par Nicolas Wahlen, désigné « meilleur organisateur de l'année » par le mensuel « L'Eperon ». - l'association Compiègne Endurance veillera à coordonner cette manifestation majeure.
Au programme trois épreuves :
le mercredi 23, les compétitions dites de qualifications pour chevaux de 4, 5 et 6 ans sur les distances de 20, 40 et 60 km.
Vendredi 25, le Trophée des Sponsors, confrontation internationale disputée sur 160 km.
Dimanche 27, le championnat du Monde sur 119 km.
Point d'orgue de ce rendez-vous, cette empoignade - labellisé pour une durée de 3 ans par la FEI (Fédération Équestre Internationale) cherchera à intensifier l'image de marque qu'elle s'est notamment octroyée la saison dernière. Véritable vitrine du sport d'endurance équestre, ce sport encore méconnu du grand public ne manquera cependant pas d'attrait.
Si l'opération séduction s'affirme comme l'un des objectifs oisiens, la promotion de l'élevage tricolore apparaît également comme une priorité. Propriétaire d'ailleurs du meilleur reproducteur français - Azziz de Gargassan (notre photo) - le Haras National de Compiègne se voudra donc à domicile le porte parole des régions Picardie et Nord/Pas de Calais, zones géographiques reconnues pour une qualité d'élevage irréfutable.
A découvrir en famille
Avec plus de trente années d'existence, ce Festival Mondial est aujourd'hui considéré comme l'une des trois importantes réunions d'Endurance Équestre au monde. Pour prétendre figurer au palmarès de l'édition 2006, quinze nations ont d'ores et déjà confirmé leurs engagements, à savoir notamment l'Argentine, le Brésil, les États Unis, la Malaisie, Les Émirats Unis ainsi que de nombreuses nations européennes dont la France bien évidemment.
En marge de cette animation, le public pourra également - s'il le désire - se familiariser avec d'autres événements :
Jeudi 24 : concours d'élevage pour chevaux d'endurance de 2 et 3 ans.
Samedi 26 : concours de poulinières accompagnées de leurs progénitures, évolution de chevaux miniatures.
Pour tous renseignements complémentaires, cliquez sur www.open-60.com
L'Union 21 août 2006

Sans-papiers : fin de l'angoisse pour une famille géorgienne

Les Natroshvili viennent d'être régularisés dans le cadre de la circulaire bénéficiant aux sans-papiers parents d'enfants scolarisés. Menacés pour des raisons politiques, ils avaient fui la Géorgie.
Pour la rentrée des classes du 4 septembre prochain, Zoura et Nino Natroshvili n'iront pas conduire leurs enfants à l'école la peur au ventre. « L'an passé, on vivait dans l'angoisse de se faire arrêter chaque matin, parce que l'on n'avait pas de papiers », explique le père, âgé de 33 ans.
Cette jeune famille de Géorgiens, qui a fui son pays il y a deux ans pour se réfugier dans les Ardennes, dispose désormais de titres de séjour. Elle a bénéficié de la circulaire du 13 juin dernier qui permet la régularisation des familles dont un enfant au moins a été scolarisé selon des critères précis (lire par ailleurs).
C'était la dernière chance pour cette famille dont on avait refusé le statut de réfugié et qui avait reçu une « invitation » à quitter le territoire, ce qui constitue la dernière étape avant la reconduite à la frontière.
Pour la constitution de leur dossier, les Natroshvili ont reçu des précieux témoignages d'amis, de membres des associations auxquelles ils appartiennent et d'enseignants de l'école de Vivier-au-Court, près de Charleville-Mézières, où Marie, 6 ans, et son frère Dima, 8 ans, sont scolarisés.
« Tous se sont mobilisés pour nous et nous leur en sommes particulièrement reconnaissants », explique Nino, une maman de 29 ans, dont la réserve trahit encore de longs mois vécus dans l'angoisse d'une expulsion. Le ciel ne s'éclaircit pas que sur le plan administratif. Le couple vient d'être embauché par l'imprimerie Le Sanglier.
« Partir ou mourir »
Tant pis si Zoura passe du statut de chef d'entreprise à ouvrier. Tant pis si les deux travailleurs doivent faire 45 minutes de vélo pour aller au boulot. « On a du travail, nos enfants vont aller à l'école normalement, on s'est fait des amis ici, on est bien », confie Zoura.Cet heureux dénouement ne fera pas oublier le passé. « Pour eux, c'était partir ou mourir », résument les membres du Collectif ardennais pour l'intégration des réfugiés (Caire), qui a sérieusement épaulé les Natroshvili.
Patron d'une petite fromagerie dans une République autonome de Géorgie, Zoura s'était lancé dans la politique. Il était membre actif d'un parti qui a perdu le pouvoir en 2004, après la destitution de son président. « Les partisans du nouveau gouvernement m'ont passé à tabac à plusieurs reprises. Ils demandaient que je leur communique des documents sur le financement de mon parti et son implantation dans les villages », explique-t-il.
Dans un premier temps, la famille déménage pour tenter de se faire oublier. On les retrouve. Les menaces reprennent de plus belle. La petite usine de Zoura est saccagée. « Nous avons décidé de fuir ». En vendant or et bijoux, Zoura réunit les 5.000 dollars démandés par un passeur qui les mènera en minibus de la Turquie à la France. « Il nous a descendu devant une gare et on nous a dit de prendre un train pour Charleville-Mézières », explique Zoura. On ne lui avait appris que deux mois de français : « préfecture » et « asile ». Le vocabulaire s'est nettement enrichi depuis lors pour la famille Natroshvili dont le fort accent géorgien va se mêler bientôt à celui des Ardennes.
Julien Bouillé
L'Union 19 août 2006

Quand les époux McCartney se battent à coups de millions

Un divorce hors norme que celui concernant Paul McCartney et sa deuxième femme, Heather. Laquelle demanderait à l'ex-Beatle la bagatelle de 300.000.000 euros. Six fois et demi ce qu'il consentirait à lui donner.
Des sommes colossales en jeu, des coups fourrés en « une » des tabloïdes : Paul McCartney et son épouse Heather se paient un divorce « royal » qui rappelle étrangement la rupture du prince Charles et de Diana, il y a juste dix ans.
Heather Mills-Mc Cartney, ex-mannequin de 38 ans, a d'ailleurs choisi l'avocat de Lady Di, Anthony Julius, 50 ans, lequel facture ses services au prix de 500 £ (750 €) de l'heure.
Il est vrai que M. Julius alias « Genius » a de belles références sur sa carte de visite. « Grâce à vous, j'ai retrouvé mes ailes », lui aurait déclaré la princesse décédée en 1997 après avoir obtenu 17 millions de livres (environ 25 millions d'euros) du prince Charles.
Pour ne pas être en reste, l'ancien Beatle a confié la défense de ses intérêts à l'ex-conseil du prince Charles, Fiona Shackleton, surnommée « le magnolia d'acier », sans doute pour sa générosité et sa douceur dans les affaires.
Ici s'arrête le parallèle avec le couple princier. Les enjeux financiers sont beaucoup plus importants pour McCartney « Macca » pour la presse et sa seconde épouse.
Tous deux aux USA mais séparément
Sir Paul, 64 ans, est plus riche que le prince de Galles, avec une fortune personnelle estimée à 825 millions de livres (environ 1,45 milliard d'euros). Après quatre ans de mariage, Heather demanderait à son (ex)-époux 200 millions de livres (300 millions d'euros) pour elle et leur petite fille Béatrice, 2 ans.
Son mari ne lui proposerait « que » 30 millions de livres (45 millions d'euros).
Après avoir disparu des « unes » de la presse populaire pendant quelques jours, pour cause d'alerte terroriste, le divorce du siècle promet d'être sans pitié.
Paul McCartney, proche de la mouvance « peace and love » dans les années 60, a eu la délicatesse de bloquer les comptes joints du couple, Heather ayant retiré plus d'un million de livres sterling en quelques jours.
L'ex-ami de John Lennon a aussi changé la serrure du domicile conjugal à St John's Wood, dans le nord de Londres, une modeste maison d'une valeur de 7 M£ (10,5 M€). Début août, madame a donc trouvé porte close un soir où elle conduisait leur fille à St John's Wood pour que monsieur puisse exercer son droit de visite. Humiliation suprême, la police a même été appelée quand son garde du corps a essayé d'enjamber une barrière. Explication : le clan McCartney craint les intrus.
Bien entendu, des photographes étaient en poste pour immortaliser le désarroi de Heather. Des proches de Paul ont laissé entendre qu'elle cherchait à gagner la sympathie des millions de lecteurs du Sun, Daily Mirror, Daily Express, Daily Mail.
Dernier rebondissement en date : les McCartney sont ces jours-ci aux États-Unis, lui à New York et elle à Los Angeles où elle pratiquerait une sorte de « shopping-thérapie ».
Les deux époux avisés en profiteraient aussi pour consulter leurs avocats américains. Et les journaux spéculent : Heather souhaite peut-être introduire une procédure de divorce devant la justice des USA, pays où Paul possède des biens.
L'Union 19 août 2006

Mort de la doyenne des Français à 114 ans et 6 mois

Camille Loiseau, âgée de 114 ans et demi, vient de décéder à l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne), et c'est une dame de 112 ans, Marie Mornet, qui prend probablement sa place de doyenne des Français, loin toutefois derrière le record mondial de Jeanne Calment, partie (en 1997) à 122 ans.
Née le 13 février 1892 à Paris, cette supercentenaire commençait, depuis quelques mois, « à trouver le temps long », rapporte l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Pourtant, depuis son arrivée à l'hôpital, elle était considérée comme « une figure du service de gérontologie par sa bonne humeur et sa constante coquetterie ». Lors de la fête organisée en l'honneur de son 114e anniversaire, « elle avait même bu un peu de champagne ».
Camille Loiseau était devenue doyenne des Français fin mars 2005, suite au décès d'Anne Primout, 115 ans, à Perpignan.
L'Union 19 août 2006

Express

Cuba mobilise ses réservistes
Cuba a mobilisé « des dizaines de milliers » de réservistes et de miliciens pour faire face à une éventuelle attaque américaine à la suite de l'accident de santé de Fidel Castro, a révélé hier son frère Raul.
Dans sa première interview publiée dans la presse officielle depuis qu'il est à la tête de l'Etat cubain, il s'est toutefois déclaré « toujours prêt à normaliser » les relations de Cuba avec les Etats-Unis, mais « sur un pied d'égalité ».
Attentats déjoués en Allemagne : le risque était élevé
Les deux engins explosifs découverts fin juillet dans deux gares de province en Allemagne avaient très certainement été confectionnés par des terroristes et auraient pu faire de nombreux morts, ont annoncé hier les autorités allemandes à Wiesbaden (ouest de l'Allemagne). « Nous partons désormais du principe qu'il s'agissait de l'oeuvre d'un groupe terroriste basé en Allemagne, qui avait pour objectif de tuer un grand nombre de gens », a déclaré un procureur fédéral.
L'Union 19 août 2006

Une vieille dame bienfaitrice

Un legs de plus de 750.000 euros offert par une vieille dame va permettre aux sauveteurs en mer de l'île de Sein de financer la totalité l'achat d'un nouveau canot, un événement exceptionnel pour la plus petite station SNSM de la pointe Bretagne.
« On se réjouit de la bonté d'âme et de cœur de cette donatrice. Quand on apprend une telle nouvelle, on est un peu sonné pendant quelques minutes, on n'y croit pas, ça surprend », a réagi le maire de l'île, Alain Le Roy.
Nelly Oliveau, décédée l'hiver dernier dans le sud de la France à l'âge de 85 ans, n'avait posé qu'une seule condition à ce legs de 763.358 €, l'un des plus importants jamais reçus par la Société nationale de sauvetage en mer : le nouveau canot tout temps de l'île de Sein devra porter les noms de son mari et de son fils, anciens marins bretons.
La légatrice avait préparé sa succession en prenant contact, voici deux ans, avec l'amiral Pierre Leduc, délégué SNSM du Finistère. « Madame Oliveau connaissait bien Joséphine Chicart, présidente de la station SNSM de Sein, ce qui peut expliquer son choix », a indiqué l'officier.
L'Union 19 août 2006

67 morts sur les routes lors du pont du 15 août

Soixante-sept personnes ont trouvé la mort sur les routes lors du pont du 15 août, soit vingt-sept de plus qu'il y a un an à la même époque. Cela représente une hausse de 48,9 %, selon le ministère des Transports, et une moyenne de 13 morts par jour au lieu de 9 en 2005. En revanche, il y a eu, par jour, « moins d'accidents corporels ( 7,4 %) et moins de personnes blessées ( 10,3 %) ».
Dans la région, l'Aisne a payé un lourd tribut à la série noire du pont du 15 août. Le 11, un automobiliste de 33 ans heurte un camion sur le CD1 à Oulchy-le-Château et se tue. Le 12, un routier est très grièvement blessé sur la RN2 à Coyolles. Le 13, sur la RN31 à Acy, une collision provoque deux morts, une passagère étant très sérieusement atteinte.
« Vigilance »
La Marne a également eu à déplorer deux victimes. Le 12 août, sur la RD37 entre Jâlons et Condé-sur-Marne, un motard percute une voiture, il décédera le lendemain. Le 15, un automobiliste de 22 ans perd le contrôle de sa voiture à la sortie de Barbonne-Fayel sur la RD951, une sortie de route mortelle.
Le ministre des Transports, Dominique Perben, a regretté cette « augmentation du nombre de décès par rapport aux périodes comparables des années précédentes ». « A la veille des prochaines vagues de retour de vacances », le ministre a rappelé qu'il fallait « plus que jamais que chacun fasse preuve de vigilance et de la plus grande prudence lors de ses déplacements, surtout en cas de mauvaises conditions météorologiques ».
Ces mauvais chiffres font suite à une succession de bilans positifs. Depuis début 2006, le nombre de décès sur les routes a ainsi baissé de 14 % par rapport aux sept premiers mois de 2005.
L'Union 19 août 2006

Liban : les Européens priés de contribuer à la Finul

Alors que l'aviation israélienne a tiré à quatre reprises hier soir sur des objectifs non identifiés dans le Békaa (est du Liban), l'Onu a lancé hier un appel urgent aux pays européens pour qu'ils fournissent rapidement des troupes à la future Finul élargie au Liban, afin de lui assurer une plus grande légitimité auprès des deux parties au conflit.
« Les quelques jours à venir vont être très délicats pour nous si nous voulons honorer notre promesse d'avoir 3.500 hommes sur le terrain dans les dix jours », a déclaré à la presse le secrétaire général adjoint de l'Onu, Mark Malloch Brown.
« L'appel que je veux lancer aujourd'hui est que l'Europe fournisse des troupes pour cette première vague », a-t-il ajouté.
Rappelant que plusieurs pays européens, dont la France, avaient réclamé des précisions sur les termes d'engagement et le concept d'opération de la future force et que ces précisions étaient désormais en leur possession, le numéro deux de l'Onu a déclaré : « La balle est maintenant dans leur camp ».
M. Malloch Brown a rappelé que l'Onu souhaitait depuis le début une force « européo-musulmane » en raison de l'intérêt que ces deux groupes de nations portent à la situation au Liban.
Relevant l'arrivée vendredi de nouvelles « très bonnes » en provenance d'Italie et « encourageantes » en provenance d'Allemagne, M. Malloch Brown a indiqué que d'autres « bonnes nouvelles » pourraient venir dans la journée de Finlande.
La France, sur laquelle l'Onu comptait pour fournir l'ossature de la force, a déçu jeudi en n'annonçant que l'envoi de 200 militaires en renfort d'urgence, réclamant des garanties pour la sécurité de ses soldats avant l'envoi éventuel de troupes supplémentaires. Le président américain George W. Bush a exprimé l'espoir que la France ferait davantage.
De son côté, l'armée libanaise a poursuivi hier son déploiement dans le sud du Liban. Après une absence de près de 40 ans, les soldats libanais ont pris le contrôle de plusieurs villages jusqu'aux confins des frontières syrienne et israélienne.
L'Union 19 août 2006

Le squat géant de Cachan évacué

La police a évacué hier le plus grand squat de France, un ancien bâtiment universitaire de Cachan (Val-de-Marne) occupé depuis trois ans, mais une centaine de squatters ont décidé de rester sur place sous des tentes, soutenus par des associations qui dénoncent « un coup de force de Sarkozy ».
L'évacuation du bâtiment, une barre vétuste de cinq étages située sur le campus de Cachan et appartenant au Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous), a commencé à 9 heures pour se terminer peu après 15 heures. Elle a mobilisé 800 policiers.
« Quarante-neuf personnes en situation irrégulière ont été interpellées (et) ont vocation à tre reconduites dans leur pays d'origine », a fait savoir en fin d'après-midi le ministère de l'Intérieur, lequel a précisé qu'en tout, cinq cent huit personnes avaient été évacuées pour « éviter un drame humain ».
Pendant ce temps, une centaine d'irréductibles refusaient de monter dans les cars et décidaient d'organiser un campement. Soutenues par plusieurs associations et des élus val-de-marnais, ces familles, parmi lesquelles de nombreux enfants, s'apprtaient à passer la nuit dans un campement de fortune.
Les trois cents chambres étaient occupées depuis avril 2003 par plusieurs centaines de personnes un millier selon les squatters , principalement des Ivoiriens et des Maliens, dont la moitié sans papiers.
Des hôtels franciliens « réquisitionnés »
Le préfet du Val-de-Marne, Bernard Thomasini, a justifié l'évacuation en rappelant qu'« un certain nombre de concertations avaient été menées et n'avaient pas abouti » avec les squatters depuis la décision d'évacuation prise le 14 avril 2004 par le tribunal de Melun.
Dès l'annonce de l'évacuation, plusieurs associations ont protesté contre l'opération, mise en parallèle avec la fermeté affichée mardi soir par le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy ayant redit son opposition à toute régularisation massive des sans-papiers.
Et ce dernier de faire savoir que « la situation des 367 adultes et des 141 enfants évacués fait l'objet d'un examen individuel par les services » préfectoraux. « 190 personnes ont accepté la proposition de relogement d'urgence dans des hôtels réquisitionnés » en Ile-de-France.
L'Union 18 août 2006

Pas moins de 683 romans pour la rentrée littéraire

Avec 683 nouveaux romans en librairie pour la rentrée littéraire, la production éditoriale frôle son niveau record. Sans vraies ttes d'affiche, mais avec des dizaines de jeunes auteurs pour assurer la relève.
683 romans, c'est vingt de plus qu'en 2005, à un souffle du record de 2003 (691). C'est surtout 274 de plus qu'en 1997, dernière année « raisonnable » avant que la machine ne s'emballe.
Dans cette montagne de livres, 475 romans français (449 en 2005) et 208 étrangers (214), à paraître d'août à octobre, selon le magazine Livres Hebdo.
Pas de btes à prix littéraires cette année, mais des écrivains réguliers, des orfèvres du roman sans lesquels il n'y a pas de rentrée littéraire.
Dans « Journal d'Hirondelle » (Albin Michel), son quinzième roman en quinze ans, Amélie Nothomb raconte l'histoire d'un coursier devenu tueur à gages. Christine Angot donne « Rendez-vous » chez Flammarion. Michel Del Castillo arrive chez Fayard avec « La religieuse de Madrigal » et Yann Moix s'invente un « Panthéon » chez Grasset.
Rentrée sociale, cette année. Chômage, violence, immigration, éducation, crise des banlieues. sont autant de thèmes abordés par les romanciers.
Dans « Eldorado » (Actes Sud), Laurent Gaudé, 34 ans (Goncourt 2004), évoque le drame des clandestins au large de la Sicile et les banlieues ont inspiré à Jean-Eric Boulin, 28 ans, un inquiétant « Supplément au roman national » (Stock).
Plus courts
De jeunes auteurs déjà reconnus pointent le nez à l'approche des prix littéraires. Christian Authier, 37 ans, publie « Une si douce fureur » (Stock), Gaspard Koenig, 24 ans, « Un baiser à la russe » (Grasset), et Florian Zeller, 27 ans (Interallié 2004), vise large avec « Julien Parme » (Flammarion), les tribulations d'un adolescent égaré dans la nuit parisienne.
Si la parole est libre, le volume baisse. Beaucoup de courts récits cette année, 120/150 pages, pour capter l'attention de lecteurs de plus en plus sollicités. Des romans brefs, incisifs, dont les titres claquent : « Valdingue » (Natalie Carter, Robert Laffont), « Borderline » (Christophe Nicolas, UBU), « Fraternité » (Marc Weitzmann, Denoël), « Bouchère » (Catherine Soullard, Calmann-Lévy), « Nous arrivons » (Christine Lapostolle, Seuil). Une économie de mots pour dire l'inquiétude, l'absence de repères ou la colère d'une génération.
L'Union 18 août 2006

La crainte de 2008

Si les salariés ont tendance à partir à la retraite dès qu'ils le peuvent, c'est sans doute qu'ils redoutent un durcissement de la législation.
La loi Fillon de 2003 portant sur la réforme des retraites prévoit que soit dressé un bilan du dispositif en 2008 : évolution de la situation financière des régimes de retraite, taux d'activité des personnes de plus de 50 ans, situation de l'emploi, examen des paramètres de financement des régimes de retraite.
A compter de 2009, la durée d'assurance nécessaire pour bénéficier d'une retraite à taux plein sera majorée d'un trimestre par année pour atteindre 41 ans en 2012, sauf si « un décret ajuste le calendrier de mise en œuvre de cette majoration ».
L'Union 18 août 2006

En difficulté en France Seb se tourne vers la Chine

Ayant annoncé en début d'année la fermeture de trois sites en France, et la suppression de 890 emplois, le groupe d'électroménager Seb rachète le chinois Supor.

L groupe français d'électroménager Seb, qui ferme des sites de production en France, mise sur la Chine avec la prise de contrôle du numéro un chinois d'articles de cuisine Supor, espérant profiter d'un marché local en forte croissance et de faibles coûts de production.
Seb va payer environ 240 millions d'euros pour prendre une participation majoritaire dans la société chinoise, une opération financée par endettement. Il devrait détenir à terme « entre 51 et 59 % de Supor », qu'il présente comme le leader des articles culinaires en Chine et le numéro quatre pour le petit électroménager.
Seb, dont les ventes ont reculé en 2005 de 5,3 % en France et de 2,6 % dans les autres pays de l'UE, compte sur de nouveaux débouchés dans des marchés émergents à forte croissance.
Le monde offre « un potentiel de croissance énorme avec des pays (Brésil, Russie, Inde, Chine) où les taux d'équipements sont faibles », indiquait déjà le PDG de Seb, Thierry de la Tour d'Artaise, en février.
Avec l'acquisition de Supor, le groupe espère une « accélération » de son développement sur le marché chinois et, au-delà, une « forte croissance dans les marchés émergents, notamment en Asie du Sud-Est ».
Seb ne peut « pas espérer avoir une croissance importante » en Europe et doit se tourner vers les marchés émergents, qui « sont les réservoirs de croissance de demain », a rappelé hier le PDG, ajoutant que l'Asie « devrait représenter plus de 30 % de nos ventes en 2007 ».
Baisse des coûts de production
Créée en 1988, Zhejian Supor Cookware réalise les deux tiers de ses ventes en Chine et a engrangé en 2005 un chiffre d'affaires de 147 millions d'euros, en hausse de 46 %.
Seb ne néglige pas les autres marchés et vient de renforcer sa présence sur le marché américain, avec le rachat annoncé la semaine dernière d'actifs de la société d'articles culinaires Mirro WearEver pour 28,4 millions d'euros. Supor est un des sous-traitants du groupe américain, a souligné le PDG de Seb.
En se tournant vers la Chine, Seb ne cherche pas seulement des marchés porteurs mais aussi une baisse de ses coûts de production. Le groupe, qui emploie plus de 7.000 personnes en France, y a récemment annoncé la suppression de 890 emplois, mettant en avant ses difficultés face à la concurrence chinoise.
Trois sites français doivent fermer d'ici deux ans - au Syndicat (Vosges), à Fresnay (Sarthe) et à Dampierre (Jura) tandis que les effectifs du site de Vernon (Eure) diminueront. Il a parallèlement choisi de délocaliser en Asie l'assemblage de ses produits d'entrée de gamme comme les bouilloires, grille-pain et cafetières à filtre..
Cette stratégie est vivement critiquée par les syndicats. « Le groupe Seb nous vole notre travail », a déploré Ouria Belaziz, déléguée syndicale CGT. FO a évoqué l' « écœurement » des salariés de Seb, qui « se font virer alors que le groupe rachète des usines ». L'achat de Supor n'aura « pas de conséquence sur l'emploi en France », a assuré le PDG de Seb. Il aura en revanche un « impact positif » sur le résultat net du groupe dès 2007, de l'ordre de « 1 à 2 % de croissance » du bénéfice.
Seb a dégagé en 2005 un bénéfice net en baisse de 21,4 %, à 103 millions d'euros contre 131 millions en 2004.
L'Union du 17 août 2006

Passeports électroniques : moins de Français aux Etats-Unis

Les Etats-Unis, troisième destination mondiale, ont peiné cet été à attirer des touristes français amateurs de grands espaces et de circuits dans le Far-West, continuant ainsi à faire les frais de l'imbroglio autour des passeports électroniques.
Avant mme l'annonce d'un complot terroriste déjoué contre des avions à destination des Etats-Unis, l'Association de tour-opérateurs français (Ceto) avait noté une chute de 48 % des réservations sur les six premiers mois de l'année. Une désaffection dont ont profité le Canada et le Mexique, avec des hausses respectives de 10 % et 60 % des réservations en juin. Et cette tendance pourrait encore se prolonger. Sur les quatre premiers mois de l'année, le nombre de Français arrivés aux Etats-Unis a baissé de 16,2 % par rapport à 2005, selon le département du Commerce américain.
L'an dernier, 879.000 Français avaient posé leurs valises sur le territoire américain.
Encore des tracasseries
Première destination long-courrier des Français en dehors des Antilles, les Etats-Unis, qui avaient nettement reculé après les attentats du 11-Septembre, ont remonté la pente en 2004 avant de prendre un nouveau coup avec l'affaire des passeports. Depuis le 26 octobre 2005, seuls les détenteurs d'un passeport doté d'une photo numérique ou d'un passeport à lecture optique délivré avant cette date peuvent en effet franchir les douanes américaines. A défaut, un visa est exigé.
Un contentieux entre les syndicats de l'Imprimerie nationale et le ministère de l'Intérieur sur le choix du fabricant des passeports avait retardé la sortie en France de ce précieux sésame.
Si les premiers passeports nouvelle génération exigés pour l'entrée sur le sol américain ont fini par été délivrés dès la mi-avril, le départ aux Etats-Unis continue à tre synonyme de tracasseries administratives.
L'Union du 17 août 2006

L'ex-France en Inde : y sera-t-il demantelé ?

L'ex-paquebot France a accosté au port d'Alang, dans l'ouest de l'Inde, où il doit tre démantelé en dépit de l'opposition des organisations écologistes selon qui il contiendrait 900 tonnes de produits toxiques.
Le paquebot, rebaptisé Norway puis Blue Lady, « est arrivé mardi après avoir achevé toutes les formalités requises. Il devrait tre prt au démantèlement d'ici un mois », a indiqué un responsable du port d'Alang.
Le navire doit tre démantelé au chantier naval d'Alang, le plus grand d'Asie, dans l'Etat du Gujarat.
En juin, la Cour suprme avait autorisé le paquebot à pénétrer temporairement dans les eaux territoriales indiennes.
Mais elle avait indiqué qu'il ne pourrait tre démantelé tant qu'un comité d'experts techniques mandatés n'aurait pas rendu son rapport sur la composition des matériaux à son bord.
Début août, le groupe d'experts avait estimé qu'après démantèlement du paquebot il y aurait 210 tonnes de produits dangereux et avait donné son feu vert à l'opération à condition que le chantier se débarrasse de ces matériaux sans provoquer aucun danger.
Des centaines de tonnes d'amiante
Les organisations écologistes Greenpeace et Corporate Accountability Desk ont accusé les experts d'avoir mené une inspection « hâtive » du navire.
Selon Greenpeace, le paquebot contiendrait plus de 900 tonnes d'amiante, autres matériaux cancérigènes et métaux lourds.
La polémique sur l'ex-France était née après celle qui a porté pendant des mois sur l'ex-porte-avions français Clemenceau, qui devait tre démantelé et finir d'tre désamianté à Alang.
Après des mois de bataille judiciaire, Paris avait finalement ordonné le 15 février le retour du Clemenceau qui faisait route vers l'Inde, après que la plus haute juridiction administrative française eut ordonné la suspension de son transfert vers Alang.
L'Union du 17 août 2006

Leader du petit électroménager

Fondé il y a presque 150 ans, Seb est le numéro un français du petit électroménager, détenteur de marques renommées telles que Tefal, Krups, Rowenta, Moulinex et Calor.
Créée à Selongey (Côte-d'Or) en 1857, la Société d'emboutissage de Bourgogne (Seb) était à l'origine une simple entreprise régionale de ferblanterie, spécialisée dans la fabrication de seaux et d'arrosoirs.
C'est après l'invention de la Cocotte-Minute en 1953 que le groupe a acquis une dimension nationale, puis internationale.
Ce modèle de marmite à vapeur appelée Super Cocotte se vendra à 150.000 exemplaires dès la première année.
Un succès essentiellement lié à la méthode innovante de l'article et à son système de fermeture par serrage qui résoud ainsi les problèmes de sécurité posés par la vapeur et le risque d'explosion.
D'autres produits feront la renommée de la marque, comme la cafetière à pression Moka ou la première friteuse électrique en 1967. La reprise partielle fin 2001 de son éternel rival hexagonal Moulinex lui a permis de renforcer ses positions et de mieux répondre aux attentes des consommateurs, grâce à l'offre des marques internationales Moulinex et Krups. Présent dans plus de 120 pays, doté d'un actionnariat familial stable qui détient près de la moitié de son capital, Seb emploie environ 14.400 personnes dans le monde, dont environ la moitié en France.
L'Union du 17 août 2006

Repartir avec sa bouteille : un concept pas très prisé

Le « doggy bag » est un autre concept qui pourrait tre à la mode pour relancer la consommation. On commande une bouteille, on boit au restaurant son verre et on remporte le reste du flacon. Très prisée aux Etats-Unis ou en Angleterre, la méthode reste, en France, plutôt confidentielle. « Par principe, à partir du moment ou vous avez payé votre bouteille, vous pouvez la rapporter chez vous s'il en reste », indique Jean-Pierre Sorlin. « Le principe est intéressant, mais dans l'Aisne, c'est assez disparate » ajoute-t-il.
Dans les Ardennes, on étudie de plus près cette idée. « Le syndicat de l'hôtellerie, en association avec la préfecture et la prévention routière, avait évoqué le principe d'une pochette pour emporter la bouteille non terminée », rappelle François Béguin. « Une pochette dans laquelle il y aurait eu des conseils sur le vin, sur la prévention routière. Le projet n'est pas abandonné. Peut-tre le relancera-t-on dans les prochains mois ». Certains établissements ont déjà essayé. « Cela fait six mois que l'on a mis ça en place », indique-t-on dans un restaurant carolomacérien, « et je crois qu'il n'y a qu'une seule personne qui a remporté sa bouteille ».
C.T.
L'Union du 17 août 2006

L'électricité augmente le frigo est le plus gourmand

Depuis hier, 15 août, l'électricité a augmenté de 1,7 %. Comment est répartie notre facture EDF ? Quels sont les appareils qui consomment le plus ? Comment économiser l'énergie pour faire face à cette nouvelle hausse ?
Les tarifs de vente de l'électricité aux particuliers ont augmenté hier de 1,7 %. Une revalorisation modérée selon le ministre de l'Economie, fort de l'avis favorable de la commission de régulation de l'énergie. Conformément au contrat de service public signé entre l'Etat et EDF, cette hausse est inférieure à l'inflation. Par foyer, cette hausse devrait représenter un surcoût d'un euro chaque mois. « On ne sait jamais pourquoi ça augmente », pestait hier Charles Ravier, retraité, qui a dû allumer au beau milieu du mois d'août deux radiateurs électriques « pour sécher le linge » dans son appartement d'un grand ensemble de la périphérie de Reims. Ce chauffage d'appoint imprévu devrait gonfler encore la facture.
Selon le discours officiel, la revalorisation annoncée va financer « les investissements nécessaires pour garantir la sécurité d'approvisionnement électrique de la France » et en particulier « un programme d'investissement EDF de 40 milliards d'euros d'ici 2010 ».
Du réfrigérateur à la télé
Mais que va représenter pour chaque foyer cette nouvelle augmentation ? Comment se répartit cette consommation d'électricité dans la maison ? Quels sont les appareils ménagers les plus gourmands en énergie ? La facture va s'alourdir certes, mais comment économiser pour limiter la hausse tout en sachant que l'électricité nous reste indispensable ? En effet, si on peut avoir recours à d'autres sources d'énergie pour le chauffage, l'eau chaude ou la cuisson, on ne peut se passer de l'électricité pour faire fonctionner un ordinateur, un téléviseur, un lave-vaisselle ou un réfrigérateur. Il faut savoir que nous consommons 47 % de l'électricité produite en France uniquement pour nos besoins domestiques.
Si vous avez un chauffage électrique, évidemment, la facture est plus salée. Les convecteurs restent le moyen de chauffage le plus cher et ils pèsent pour 69 % sur la facture EDF. A titre indicatif, pour un pavillon traditionnel, on évalue à 1.063 euros la dépense annuelle. Le gaz demeure le combustible le moins cher (694 euros par an). Selon l'Ademe (agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), hors chauffage, parmi les équipements ménagers, c'est le réfrigérateur-congélateur qui consomme le plus d'électricité avec 32 %. Suivis de l'éclairage, du lave-vaisselle et du sèche-linge à part égal avec 14 %, puis des appareils audiovisuels avec 12 % et du lave-linge avec 7 %. Restent 7 % pour les autres appareils tels que le fer à repasser ou l'aspirateur. EDF confirme. Une étude montre que le réfrigérateur qui fonctionne en permanence est en tte de la dépense et peut coûter près de 7 euros par mois. Le lave-linge arrive en seconde position. L'équipement le moins gourmand en électricité est le téléviseur. Une heure de télé par jour coûte 0,27euro par mois. Mais quand on sait que les Français regardent la télé en moyenne trois heures chaque jour, on peut tripler le chiffre.
Françoise Kunzé
L'union 16 août 2006

Dix bons trucs pour réduire la facture

« L'énergie la moins chère est celle qu'on ne dépense pas », rappelle l'Ademe (agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie). Il suffit de modifier son comportement, de choisir des appareils avec la lettre A sur l'étiquette énergie pour réduire sa consommation d'électricité. Sans attenter à son confort, réduire sa facture, c'est possible :
1) En surveillant les radiateurs : 19 degrés dans les pièces à vivre, 16 degrés dans les chambres, c'est bon pour la santé et c'est 7 % de consommation en moins. Il est recommandé de ne pas couper le chauffage dans la journée, mais de le baisser au besoin si vous n'tes pas là. Equipez-les d'un robinet thermostatique. Ils resteront à la température choisie.
2) En réglant la température de l'eau chaude : 55 à 60 degrés, c'est suffisant.
3) En entretenant la chaudière : C'est non seulement sécurisant, mais également économique (8 à 12 % d'économie d'énergie). Si vous isolez les tuyaux, l'eau restera chaude.
4) En changeant de chaudière : Choisissez un modèle « basse température » ou « à condensation » pour une économie de 30 à 40 %. Un bon geste pour l'environnement. Vous produirez moins de gaz à effet de serre.
5) En isolant toit et murs : 10 à 20 % d'économie. Mais aussi en optant pour des fentres à double vitrage (10 % d'économie).
6) En dégivrant régulièrement votre réfrigérateur : On l'a vu, le poste le plus gourmand dans une maison est la production de froid (1.000 kw/h par an). Un réfrigérateur dégivré régulièrement consomme moins. Evitez aussi d'y ranger un plat encore chaud. Evitez aussi de la placer près d'un four ou près d'un radiateur.
7) En faisant sécher votre linge dehors si possible : Le sèche-linge représente 15 % de votre consommation annuelle hors chauffage.
8) En remplissant bien vos lave-vaisselle et lave-linge : Ne les faites pas tourner à moitié vides. Et si vous faites la vaisselle à la main, faites-le dans un bac et non à l'eau courante.
9) En choisissant des ampoules basse consommation : Elles brûlent cinq fois moins d'énergie et durent huit fois plus longtemps. L'éclairage d'une maison représente 500 kw/h par an.
10) En ne laissant pas vos appareils en veille : Les veilles des magnétoscopes, des téléviseurs, des chaînes hi-fi, des décodeurs, des ordinateurs ou encore des fours représentent 300 à 500 kw/h par an, soit dix fois plus que la consommation d'un fer à repasser, soit 15 euros par an. Et ça ne sert à rien.
F.K.
L'union 16 août 2006

Liban : encore des morts avant le cessez-le-feu

Israël était engagé hier soir dans une course contre la montre pour « nettoyer » le sud du Liban des miliciens du Hezbollah avant d'observer ce matin la cessation des hostilités négociée par l'Onu.
Alors que ce cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël doit intervenir ce matin, après plus d'un mois de combats, au moins vingt-cinq civils et quatre soldats ont en effet été tués et plus de 60 autres personnes blessées, dont deux militaires, hier, dans des bombardements israéliens.
Une série de raids aériens, particulièrement violents et destructeurs sur la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, ont fait au moins dix morts, dont une enfant, et vingt blessés. Une trentaine de personnes étaient également portées disparues par des habitants du quartier de Roueiss, dans la banlieue sud, où quatorze immeubles se sont totalement effondrés tandis que huit autres ont été fortement endommagés.
Au total, l'aviation israélienne a largué en deux passages, en début et en fin d'après-midi, vingt-huit bombes.
La banlieue sud de Beyrouth, en grande partie désertée par ses habitants et dont de nombreux quartiers ont été réduits en ruines, n'avait pas été visée depuis vendredi.
La veille, l'aviation israélienne avait largué des tracts appelant ses résidents à l'évacuer. Ces derniers ont fui en masse.
Une attaque majeure déjouée
L'armée israélienne a déjoué hier soir une attaque majeure planifiée par le mouvement chiite libanais Hezbollah, a affirmé la chaîne publique de la télévision israélienne.
Par ailleurs, la France s'est dite prte à assumer ses responsabilités au sein d'une force onusienne renforcée au Liban après avoir réussi à faire valoir à l'Onu sa vision d'un règlement du conflit. Jacques Chirac a en effet annoncé samedi que, « conformément à ses responsabilités, la France prendrait sa part dans la mise en œuvre de cette résolution, particulièrement en ce qui concerne la nouvelle Finul », la Force intérimaire des Nations unies au Liban.
L'Union du 14 août 2006

Santé de Fidel Castro : un message très prudent

Raul Castro a fait hier sa première apparition publique depuis la maladie de son frère, en allant accueillir à l'aéroport le président vénézuélien. Ce dernier était attendu à La Havane pour le 80e anniversaire de Fidel Castro.
Pour la première fois depuis l'annonce du transfert « provisoire » du pouvoir le 31 juillet à son frère Raul, des photos de Fidel Castro sont venues hier appuyer les déclarations officielles allant toutes dans le mme sens depuis une semaine : le président va mieux, sa convalescence évolue « favorablement ». Sur les quatre photos publiées hier par le journal des jeunesses communistes, Castro apparait assis lisant le quotidien Granma de la veille et un autre en pleine discussion au téléphone.
Mais dans son message d'hier, Fidel Castro appelle à la prudence, suggérant sans ambiguïté que ses médecins demeurent réservés. « Affirmer que la période de récupération durera peu de temps et qu'il n'existe déjà plus aucun risque serait absolument incorrect », prévient-il.
L'Union du 14 août 2006

Londres a évité un nouveau 11-Septembre

Scotland Yard a déjoué hier un complot terroriste international visant à faire exploser plusieurs avions de ligne en vol entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Une vingtaine de suspects ont été arrtés et de nombreux vols ont été annulés.
LONDRES est en état d'alerte maximum depuis ce matin. Scotland Yard a annoncé avoir déjoué un complot censé faire exploser plusieurs avions de ligne entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Les terroristes voulaient embarquer à bord d'avions avec des bombes dans leurs bagages à main et les faire sauter une fois l'avion en vol. Paul Chertoff, le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, a affirmé qu'ils avaient opté pour des explosifs liquides.
Complot de « dimension mondiale »
La police londonienne a refusé de confirmer cet élément mais les passagers se voient désormais interdire de prendre à bord des boissons ou autres liquides.
« Nous avons perturbé un plan terroriste qui visait à commettre [.] un assassinat de masse », a estimé Paul Stephenson, le chef-adjoint de la police.
Le complot avait « une dimension mondiale » et impliquait « un grand nombre de personnes » tant en Grande-Bretagne qu'à l'étranger, a précisé le chef de l'unité antiterroriste de la police, Peter Clarke.
Le plan visait des appareils des compagnies américaines et était dans la phase finale de ses préparatifs, a indiqué M. Chertoff, tandis qu'une source britannique évoquait des attentats « dans les deux jours ».
Au total 24 suspects ont été arrtés, la plupart dans la nuit de mercredi à jeudi à Londres, mais aussi dans sa grande banlieue et, pour deux d'entre eux, à Birmingham (centre de l'Angleterre).
Des perquisitions étaient toujours en cours à leurs domiciles hier soir. La police, qui ne les a pas nommés, estime qu'ils sont les principaux auteurs du complot.
Alerte critique
« L'enqute est complexe et elle se poursuit », a néanmoins souligné le ministre britannique de l'Intérieur John Reid.
Les chaînes de télévision britanniques ont affirmé que les suspects arrtés étaient des Britanniques musulmans issus de la communauté pakistanaise.
Le président américain, George W. Bush, avait été informé du complot « ces jours derniers ». Il a décrit la conspiration comme « le parfait rappel que cette nation (les Etats-Unis) est en guerre contre les fascistes islamiques ».
La Grande-Bretagne a été placée, pour la première fois, au niveau d'alerte « critique » qui avertit d'une « attaque terroriste imminente ». Tous les passagers sont désormais fouillés au corps, et les bagages à main limités au strict nécessaire. Les voyageurs ne peuvent désormais emmener en cabine que des sacs transparents ne contenant que des objets indispensables tels que leurs passeports, d'éventuels médicaments, lunettes, laits maternisés, etc.
Les passagers paraissaient accepter de bonne grâce ces mesures.
L'Union du 11 août 2006

Des centaines de passagers bloqués à Roissy

« Nous sommes tristes, pas en colère. Le risque terroriste fait partie du voyage, désormais ». Paul Hosford, bloqué à Roissy comme plusieurs centaines de passagers en raison de la menace terroriste sur les vols britanniques, résumait bien hier l'état d'esprit de ses compagnons d'infortune, résignés mais compréhensifs.
Devant les comptoirs de British Airways, Aérogare 2B, ce Canadien d'une quarantaine d'années, qui devait rejoindre Vancouver par Londres-Heathrow, est au courant de la situation grâce à son ordinateur de poche. Montrant les personnes qui attendent comme lui, il explique en riant : « Ca ne me gnerait pas de rester à Paris, mais je ne tiens pas à rester coincé ici ».
Environ 3.000 personnes par jour se rendent en temps normal à l'aéroport d'Heathrow au départ de Roissy.
« Nous sommes ici depuis 9 heures du matin. Nous aimons beaucoup la France, mais nous sommes un peu fatigués », raconte pour sa part Robert Carter, 54 ans, en vacances à Paris et qui comptait rejoindre la Californie, via Heathrow : « C'est embtant, mais si nous arrivons à Londres avant samedi, ça ira », tempère-t-il toutefois.
Comme beaucoup, il a le choix entre plusieurs options : passer par un autre aéroport londonien qu'Heathrow, une autre ville anglaise comme Manchester ou encore rejoindre la capitale anglaise par le train.
Environ 50 vols sur 56 programmés initialement pour Heathrow au départ de Roissy ont été annulés.
Plutôt le train que l'avion
La compagnie française a finalement assuré deux vols en fin de journée. Air France a par ailleurs informé ses passagers d'un renforcement des mesures de sûreté sur les vols à destination des Etats-Unis, avec l'interdiction en cabine de tout produit liquide, gel, crème ou pâte. A l'aéroport de Nice-Côte d'Azur, sur les 25 vols prévus vers la Grande-Bretagne, 10 ont été annulés (cinq British Airways et cinq easyJet). En outre, un porte-parole de l'aéroport niçois a déclaré que « tous les passagers en partance pour la Grande-Bretagne et les Etats-Unis » faisaient l'objet d'une « palpation à 100 % et d'une ouverture des bagages à main à 100 % ». Dans ce contexte, le train a récupéré des voyageurs privés d'avions. Eurostar, le train à grande vitesse reliant la France, la Belgique et la Grande-Bretagne, a enregistré un pic de ventes consécutif à la congestion des aéroports britanniques.
L'Union du 11 août 2006

Le Secours populaire réunit 80 tonnes d'aide pour Beyrouth

Le secours populaire français a rassemblé 80 tonnes de matériel médical et de produits de première nécessité pour le Liban, a annoncé son président Julien Lauprtre hier matin à Marseille.
Cette aide sera embarquée à bord du porte-conteneurs de la compagnie maritime CMA/CGM « Cap Camarat » qui doit appareiller de Marseille aujourd'hui pour le port de Beyrouth, avec l'aide rassemblée par d'autres organisations non gouvernementales françaises, sous la houlette du gouvernement.
Ce porte-conteneurs a été gratuitement mis à disposition du gouvernement par le patron de la CMA/CGM, le franco-libanais Jacques Saadé.
Les produits de première nécessité et le matériel rassemblés par le Secours populaire, dont 10 % de matériel médical, représentent une somme de 435.000 euros, a précisé M. Lauprtre lors d'une conférence de presse dans un hangar du port de marchandises de Marseille, remerciant les donateurs de son association.
Selon Muriel Locker, membre du conseil d'administration du Secours populaire, il s'agit de médicaments, de matériel de suture, de matériel de dialyse, de pansements, de lits médicalisés mais aussi de beaucoup de produits d'entretien, de nourriture, d'eau minérale, de vtements pour les enfants, de tapis.
Le secrétaire national de l'organisation, le docteur Ismail Hassouneh, a souligné que la difficulté était d'acheminer l'aide à destination mais qu'ils avaient reçu l'assurance à la fois des autorités françaises, libanaises et israéliennes que cette aide serait débarquée et transportée à bon port.
Le bateau doit mettre quatre à cinq jours pour arriver à Beyrouth. En outre, il transportera notamment l'aide de l'Unicef, de Médecins du monde et du Programme alimentaire mondial.
L'Union du 11 août 2006

Le déficit commercial français se creuse
L'économie française accuse toujours un lourd déficit commercial, qui s'est encore creusé en juin, malgré une amélioration globale ces derniers mois, le regain des exportations peinant à contrebalancer une facture pétrolière de plus en plus salée.
1.850 morts à Bagdad en juillet
Au moins 35 personnes ont été tuées hier dans un attentat suicide dans la ville sainte chiite de Najaf.
A Bagdad, le ministère de la Santé a annoncé que la morgue de la capitale avait reçu « les corps de 1.850 personnes au mois de juillet, «, contre 1.350 en juin.
D'après un récent rapport des Nations unies, 100 Irakiens sont tués en moyenne chaque jour.
Combats au Sri Lanka : 53 morts
Des combats ont à nouveau éclaté hier dans le nord-est du Sri Lanka pour le contrôle d'un canal d'irrigation disputé, faisant au moins 53 morts parmi les civils et les rebelles selon les Tigres tamouls et cinq parmi les soldats selon l'armée.
Un homard ramène le portefeuille
Un Britannique de trente ans, qui avait perdu son portefeuille lors d'une baignade nocturne légèrement alcoolisée sur la côte sud-ouest de l'Angleterre, l'a retrouvé quelques jours plus tard entre les pinces d'un homard. Paul Westlake a été contacté par son salon de coiffure habituel de Plymouth, qui avait lui-mme reçu l'appel d'un pcheur ayant trouvé dans ses filets le précieux crustacé, fermement accroché à un portefeuille. Parmi les billets et cartes bancaires se trouvait l'adresse du salon.
L'Union du 11 août 2006

Le gaz et le fioul devant l'électricité

L'été n'est pas fini et il est chaud, mais la facture de chauffage l'hiver prochain n'en sera pas diminuée. Bien au contraire, toutes les énergies ont augmenté depuis 2005, chacune à leur tour.
Le gaz de ville, malgré une augmentation de 5,8 % au début du mois de mai, reste l'énergie la moins chère. Talonné par le fioul qui demeure intéressant malgré une forte augmentation déjà en 2005. Le propane arrive en troisième position, suivi de l'électricité, énergie la plus coûteuse et qui devrait subir une nouvelle augmentation le 15 août.
Parmi les études comparatives réalisées par les spécialistes qui convertissent en kw/h l'énergie nécessaire au chauffage d'un pavillon classique de 300 m3 situé en région parisienne, voici à titre indicatif l'évaluation de la dépense annuelle en fonction de l'énergie utilisée pour 10 à 12.000 kw/h :
- Avec un chauffage électrique : 1.063 euros
- Avec un chauffage au gaz naturel : 694 euros
- Avec un chauffage au gaz propane : 1.278 euros
- Avec un chauffage au fioul : 815 euros
Cette évaluation ne tient pas compte des dernières augmentations.
L'Union du 10 août 2006

Italie : plus de 13.000 détenus libres

Plus de 13.000 détenus sont sortis des prisons italiennes depuis l'application la semaine dernière d'une remise générale des peines adoptée par le gouvernement de Romano Prodi.
Mousson en Inde : sept millions de personnes touchées
Près de 7 millions de personnes étaient affectées hier par les fortes de pluies de mousson qui s'abattent depuis huit jours en Inde et ont entraîné la mort de près de 200 personnes.
Scrutins en RDC : le suspense continue
Les Congolais attendaient hier, dix jours après l'élection présidentielle du 30 juillet, des résultats significatifs, les premières données plaçant en tte le chef de l'Etat sortant Joseph Kabila suivi de l'ex-rebelle Jean-Pierre Bemba ne portant que sur 5% des électeurs inscrits.
Le 30 juillet, les Congolais ont élu leur président et leurs députés lors des premiers scrutins démocratiques et libres en plus de quarante ans.
Ces élections doivent mettre fin à une délicate transition politique amorcée en 2003 après près de cinq années de guerre (1998-2003).
Candidat unique contre Hugo Chavez au Venezuela
L'opposition vénézuélienne a décidé de présenter le social-démocrate Manuel Rosales, populaire gouverneur de l'Etat de Zulia (ouest), comme candidat unique pour affronter le président Hugo Chavez lors du scrutin présidentiel de décembre, a annoncé un porte-parole.
Un bébé dans un séchoir en Australie
Un Australien qui avait mis un bébé âgé de 14 mois dans un séchoir à la linge « pour l'amuser », lui infligeant de graves brûlures, a plaidé coupable devant un tribunal de Perth (ouest).
Samuel Sidall, 21 ans, s'était vu confier la garde de la petite fille âgée de 14 mois par la mère de l'enfant partie faire de la gymnastique.
Après que le bébé ait répandu un médicament sur ses vtements, Sidall avait placé l'enfant dans le séchoir à linge qu'il avait branché et fait tourner pendant près de 2 minutes.
L'Union du 10 août 2006

Liban : Chirac fait pression sur les Etats-Unis

Après neuf jours de négociations avec les Etats-Unis, la France pourrait présenter sa propre résolution à l'Onu. En jeu : la question d'un cessez-le-feu immédiat et le retrait des troupes israéliennes dès l'arrt des combats.
Jacques Chirac a pressé hier les Etats-Unis de ne pas renoncer « à un cessez-le-feu immédiat » au Liban, ce qui serait « la plus immorale des solutions », faute de quoi la France pourrait déposer sa propre résolution à l'Onu.
Après avoir réuni plusieurs de ses ministres sur la crise du Proche Orient à Toulon, près de son lieu de vacances, le chef de l'Etat s'est aussi démarqué de ceux qui, en Europe, misent sur la Syrie pour parvenir à un règlement de la crise.
« L'expérience m'a conduit à ne pas avoir tout à fait confiance dans la Syrie avec laquelle nous aurons de toutes façons à négocier », a-t-il dit lors d'une conférence de presse.
Soulignant qu'« il est normal que nous prenions en considération les solutions qui sont envisagées notamment par les parties au conflit », le chef de l'Etat a rappelé que la France avait demandé que l'actuel projet de résolution intègre les demandes libanaises.
« Tenir compte des intérts du Liban »
Israël et le Liban ont réagi à ce projet, qui est « une base de travail », et la communauté internationale doit « prendre en compte ces réactions, et tenir compte notamment des intérts du Liban et de sa stabilité, de son unité et de sa souveraineté, de son indépendance », a affirmé M. Chirac.
« Il semble effectivement qu'aujourd'hui il y ait une réserve américaine pour adopter ce projet. Je ne veux pas imaginer qu'il n'y ait pas de solution, car cela voudrait dire, ce qui serait la plus immorale des solutions, que l'on accepte la situation actuelle et que l'on renonce au cessez-le-feu immédiat. Je ne veux pas l'imaginer de la part des Américains, ni d'autres », a souligné le président.
Pour autant, a-t-il ajouté, « si nous n'y arrivons pas, nous aurons un débat au Conseil de sécurité et chacun y affirmera clairement sa position, y compris naturellement la France par sa propre résolution ».
Après neuf jours d'âpres négociations avec les Etats-Unis sur le projet de résolution présenté par la France, Jacques Chirac entend désormais faire pression pour que Washington intègre les objections des pays arabes.
Vacances interrompues
Le Liban, qui s'est dit prt à déployer 15.000 soldats pour reprendre le contrôle du sud de son territoire, fief du Hezbollah, réclame un retrait des troupes israéliennes immédiatement après un arrt des combats, ce dont ne faisait pas mention le premier texte. Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a d'ailleurs a approuvé hier cette idée, estimant que cela devrait aider à faire adopter une résolution sur un cessez-le-feu avec Israël. M. Chirac, face au risque de blocage à l'Onu, a interrompu ses vacances au fort de Brégançon (Var) pour présider durant un peu plus d'une heure cette réunion sur le Liban avec le Premier ministre Dominique de Villepin et les ministres Michèle Alliot-Marie (Défense) et Philippe Douste-Blazy (Affaires étrangères), qui avaient aussi interrompu leurs congés.
Une fois un accord politique obtenu, la France est prte à participer à une force internationale au Liban, sous réserve d'examen de son mandat.
« On peut, dans un mois par exemple, mettre en place une force internationale à laquelle, sous une forme ou sous une autre, la France naturellement participera dans la mesure où son mandat sera clair, dont le mode de déploiement serait clairement fixé, et où la répartition des différents pays participants sera équilibrée », a précisé le chef de l'Etat.
L'Union du 10 août 2006

Flambée du pétrole : Air France augmente ses tarifs

Les deux compagnies formant le premier groupe aérien européen Air France-KLM ont annoncé hier qu'elles relèveraient dès jeudi la « surcharge carburant » appliquée au prix de leurs billets d'avion, « en raison du niveau extrmement élevé des cours du pétrole », qui flirtent désormais avec les 80 dollars.
Chez Air France, la surcharge carburant va augmenter de 7 euros sur le réseau long-courrier pour atteindre 58 euros par vol, soit un total de 116 euros s'ajoutant au prix d'un billet aller-retour Paris-New-York, par exemple. C'est la septième fois qu'Air France augmente cette taxe sur les trajets long-courriers depuis son instauration, en mai 2004.
La néerlandaise KLM portera, elle, sa surcharge à 65 euros par vol intercontinental.
La portugaise TAP et Malaysia Airlines avaient ouvert le bal ces derniers jours en augmentant leur propre taxe carburant.
Les cours du baril d'or noir se sont hissés lundi à un record historique à Londres, à 78,64 dollars, après la fermeture en Alaska du plus gros champ pétrolier des Etats-Unis, sur fond d'instabilité accrue au Proche-Orient.
Conséquence : le kérosène représente aujourd'hui le premier poste de dépenses de l'industrie, qui s'attend à essuyer une perte totale de 3 milliards de dollars en 2006, malgré la vigueur retrouvée du trafic aérien international.
Pour l'heure, la quasi-totalité des compagnies, à l'exception des transporteurs à bas coûts, font partager le fardeau à leurs clients en ajoutant des surcharges au prix des billets.
L'Union du 9 août 2006

Fuite de benzène : l'A26 toujours coupée

L'autoroute A26 entre Cambrai et Saint-Quentin est encore restée coupée dans les deux sens hier toute la journée à cause d'un incident impliquant un poids lourd stationné sur la bande d'arrt d'urgence au point kilométrique 146, dans le sens Calais/Reims (lire dans notre édition d'hier). Elle devait l'tre encore toute la nuit, voire une partie de la journée. La fuite de la cargaison de benzène, que transporte ce camion, présente un danger pour les tiers et la citerne continue à répandre son contenu en une épaisse fumée visible à plusieurs kilomètres.
Mais tant que la cuve ne sera pas vide, le véhicule ne pourra pas tre déplacé.
Personne n'ose se prononcer sur la fin de l'opération. Les plus optimistes parlaient hier en fin de journée de la nuit ou du petit matin. Les plus pessimistes évoquaient le début de soirée, ce soir. En attendant, afin de limiter les risques d'explosion, les pompiers des départements du Nord et de l'Aisne arrosent la citerne pour maintenir sa température. Une cellule de crise a été mise en place à la préfecture du Nord.
En ce qui concerne les usagers, hier, à la Sanef, on déclarait que le trafic est fluide dans les deux sens. Les déviations mises en place l'une par l'autoroute A2, puis l'autoroute A1 vers Paris et l'A29 en direction de Reims pour les automobilistes qui viennent du nord et l'autre par l'autoroute A29 en direction d'Amiens puis l'A1 en direction de Lille Calais et ensuite l'A2 vers Valenciennes pour ceux qui viennent de Reims, fonctionnent.
Marie Joubert
L'Union du 9 août 2006

Le brut suspendu aux risques de contagion au Proche-Orient

L'escalade du conflit au Proche-Orient et le risque d'une contagion à l'Iran voisin brouillent encore la visibilité d'un marché pétrolier déjà tourmenté qui se retrouve une nouvelle fois soumis à la valse des records et réduit aux conjectures.
Le pétrole de la Mer du Nord, le Brent, s'est hissé lundi à un nouveau record historique, à 78,64 dollars le baril, suite à la fermeture en Alaska du plus gros champ pétrolier des Etats-Unis.
Tout arrive en mme temps, et de plus en plein cœur de la saison critique des ouragans dans le Golfe du Mexique, susceptibles de provoquer comme l'an dernier de gros dégâts dans les installations pétrolières américaines. Il faut ajouter la liste habituelle des troubles affectant des pays producteurs de brut comme le Nigeria, l'Irak et le Venezuela.
L'offensive israélienne au Liban aggrave la problématique autour du dossier nucléaire iranien, qui depuis des mois déjà alarme les opérateurs. Non que le Liban, ni Israël, ni mme la Syrie, modeste producteur de pétrole, aient un poids significatif en termes énergétiques. Mais l'Iran est le quatrième producteur mondial de brut (10 % des réserves mondiales). L'agence de notation financière internationale Standard and Poor's a fait frissonner les marchés lundi en présentant quatre scénarios : l'un d'entre eux table sur un baril à 250 dollars en cas de propagation du conflit à l'Iran.
L'Union du 9 août 2006

Sécheresse : 40 départements vont demander des aides « calamités agricoles »

La sécheresse devrait amener une quarantaine de départements à demander le déclenchement de la procédure de « calamités agricoles ». Mme si elle entraîne une baisse des récoltes beaucoup moins importante que lors de la canicule de 2003, ses méfaits sont là.
Fin juillet, 14 départements avaient déjà diligenté une mission d'enqute sécheresse dans le cadre de cette procédure : Ardèche, Aude, Aveyron, Corse-du-Sud, Côte-d'Or, Doubs, Eure-et-Loir, Hérault, Isère, Haute-Loire, Pyrénées-Orientales, Haut-Rhin, Tarn et Vaucluse, a annoncé hier le ministère de l'Agriculture.
Vingt-six autres départements prévoient de le faire dans le courant du mois d'août, a ajouté le ministère après la deuxième réunion de la « cellule vigilance sécheresse ».
Ce sont les Alpes-de-Provence, les Hautes-Alpes, l'Ariège, le Cantal, la Charente, la Charente-Maritime, la Creuse, le Gard, la Haute-Garonne, l'Indre, le Lot-et-Garonne, la Lozère, le Maine-et-Loire, la Mayenne, la Moselle, les Hautes-Pyrénées, le Bas-Rhin, le Rhône, la Sarthe, la Seine-et-Marne, les Deux-Sèvres, la Vendée, la Vienne, la Haute-Vienne, l'Yonne et le Territoire-de-Belfort.
En 2003, les agriculteurs de 83 départements s'étaient vus reconnaître par la Commission nationale des calamités agricoles le droit de toucher des indemnités pour un montant total de 600 millions d'euros.
Léger recul pour le blé
Par rapport à l'année dernière, les estimations de récolte de céréales font état seulement d'un léger recul des rendements pour le blé (-3,3 %) et l'orge (-1,4 %), selon le ministère. La baisse est plus importante pour le colza (-19,6 %).
La récolte de blé devrait tre à peine supérieure à 34 millions de tonnes cette année, soit un repli de 2 à 3 % sur les 34,9 millions engrangées en 2005, avait estimé le 1er août l'Office national interprofessionnel des grandes cultures (Onigc). Mais un courtier a confié hier que cette récolte devrait tre seulement comprise entre 33,5 et 33,8 millions de tonnes. En 2003, la récolte de blé n'avait atteint que 30 millions de tonnes.
Pour le maïs, seule « la pluviométrie qui sera enregistrée au mois d'août permettra de faire un état des lieux de la situation », indique le ministère.
Pour les fourrages, la situation est beaucoup plus préoccupante. Sur l'ensemble du territoire, la production d'herbe serait en baisse de 17 %.
L'autorisation de la Commission européenne d'utiliser des parcelles mises en jachère en 2006 pour l'alimentation animale a toutefois permis d'augmenter les ressources fourragères.
L'Union du 9 août 2006

Doubs 

Huit enfants blessés dans un parc d'attraction
Huit enfants ont été blessés, dont un grièvement, dans un accident survenu hier au parc d'attraction Ludale Parc situé à Pouligney, près de Besançon. Un toboggan gonflable d'environ 4 mètres de haut sur lequel jouaient une vingtaine d'enfants s'est décroché et s'est envolé sur près de 80 mètres à la suite d'une micro-tornade.
Collision camion/train : une maison éventrée
Une maison a été éventrée, dans la nuit de lundi à mardi à Feignies, près de Maubeuge (Nord), par un conteneur projeté lors d'une collision entre un camion et un train de fret. Le conducteur du poids lourd a eu les deux jambes fracturées.
En pleins ébats elle tombe du 7e ciel jusqu'à la cave
Une jeune Estonienne de 22 ans en train de faire l'amour est passée à travers le plancher d'une vieille maison à Tallinn, avant de se retrouver dans la cave. Les secouristes ont dû utiliser une échelle pour extraire la jeune femme de la cave, profonde de 2,5 mètres. La victime a été transportée à l'hôpital.
L'Union du 9 août 2006

Refus d'embauche de fumeurs : Bruxelles ne s'émeut pas

Des employeurs peuvent refuser du travail à des fumeurs sans tre taxés de discrimination, selon la Commission européenne. Une interprétation du droit à l'embauche qui suscite inquiétude et incompréhension du côté des syndicats et mme des associations antitabac.
L'affaire est partie d'une annonce d'emploi d'une entreprise irlandaise indiquant noir sur blanc aux fumeurs qu'ils « devaient s'abstenir de postuler ». Interloquée, une députée européenne, la Britannique Catherine Stihler, a demandé au commissaire européen à l'Emploi, Vladimir Spidla, si la législation autorisait ce genre de pratique.
Ce dernier lui a répondu « qu'une annonce d'emploi disant que les fumeurs devaient s'abstenir de postuler» ne rentrait dans aucune des discriminations interdites par les textes communautaires, à savoir le sexe, l'orientation sexuelle, l'âge, le handicap, l'origine raciale et ethnique, ou encore la religion et les croyances.
La Commission n'est « pas contre le fait que des fumeurs trouvent du travail », a nuancé la porte-parole de M. Spidla. Mais au regard de la législation européenne, on ne peut pas reprocher à un employeur de refuser un poste à un fumeur, persiste-t-elle.
« C'est une forme d'atteinte à la vie privée et de discrimination que de juger un salarié parce que chez lui, le soir en rentrant du travail, il fume une cigarette ou boit un verre », a estimé Jean-Claude Quentin, un dirigeant du syndicat Force ouvrière.
Les réactions ont également été virulentes du côté des associations antitabac. « Nous n'avons jamais demandé ça, c'est aberrant, tout à fait inutile dans la lutte contre le tabagisme », fustige le professeur Gérard Dubois, président de l'Alliance contre le tabac.
L'Union du 8 août 2006

Liban : les larmes du Premier ministre

Fouad Siniora est apparu en pleurs, hier. Le chef du gouvernement libanais a appelé les pays arabes à l'aide.
IsraèL a intensifié hier son offensive meurtrière au Liban, où le Premier ministre Fouad Siniora, en larmes, a imploré l'aide des pays arabes afin d'obtenir un cessez-le-feu immédiat pour son pays, frappé par de nouveaux bombardements qui ont tué au moins cinquante-trois personnes.
Au vingt-septième jour d'une guerre qui a déjà fait plus de mille morts (1.039) côté libanais, les F-16 israéliens ont pilonné sans relâche le pays du Cèdre, larguant des obus sur les routes, les villages du sud, de la plaine de la Bekaa à l'est, et sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du parti chiite Hezbollah.
Les raids les plus meurtriers au Liban sont intervenus dans un quartier jusque-là épargné de la banlieue sud de Beyrouth, où huit corps ont été retirés des décombres d'un immeuble, et à Ghaziyé (sud), où quatorze personnes ont été tuées dans la destruction d'un pâté de maisons. Dans la plaine de la Békaa, le pilonnage de trois localités a fait onze morts. Trois soldats israéliens sont, par ailleurs, décédés dans des combats avec le Hezbollah à Bint Jbeil.
Sur le plan diplomatique, le Premier ministre libanais a obtenu des pays arabes, dont les chefs de la diplomatie étaient réunis à Beyrouth, un soutien indéfectible pour soutenir le rejet de la proposition franco-américaine de résolution visant à faire cesser les combats entre Israël et le Hezbollah. Une délégation de la Ligue arabe est partie à New York pour tenter d'amender le texte en question.
Peu avant, Fouad Siniora avait éclaté en sanglots en implorant l'aide des pays arabes pour obtenir « un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel », ainsi qu'un retrait rapide de l'armée israélienne et le déploiement dans le sud du Liban des soldats libanais, épaulés par un contingent renforcé des Casques bleus de l'Onu.
Dans la soirée, l'armée libanaise a lancé un appel aux réservistes alors que le gouvernement libanais s'est déclaré prt à déployer son armée au sud immédiatement après le retrait des forces israéliennes.
Aller « le plus vite possible »
A rebours des tentatives d'apaisement de la communauté internationale, l'état-major israélien a proposé d'accentuer ses opérations militaires sur le sol libanais, où une offensive aérienne et terrestre est en cours depuis le 12 juillet pour neutraliser les bases du Hezbollah et faire cesser les tirs de roquettes Katioucha du parti chiite sur le nord de son territoire. Le Premier ministre Ehud Olmert a ainsi donné toute latitude à Tsahal en affirmant qu'« aucune limitation n'était imposée à l'action de l'armée » pour venir à bout de la résistance du Hezbollah.
Outre la délégation arabe, plusieurs ministres des Affaires étrangères des pays membres du Conseil de sécurité, dont Philippe Douste-Blazy, sont attendus aujourd'hui aux Nations unies (Washington) pour parler du Liban.
Les États-Unis ont souhaité qu'une résolution de l'Onu soit adoptée « le plus vite possible » (George Bush), tout en reconnaissant qu'il faudrait encore un peu de temps pour dissiper les objections israéliennes et libanaises.
L'Union du 8 août 2006

Fuite chimique à Cambrai : l'A 26 coupée à Saint-Quentin

Le benzène qui s'échappe d'un camion-citerne près de Cambrai a forcé les autorités à couper l'A 26. Pour rejoindre le Nord, à Saint-Quentin, il faut faire un détour par l'A 29 vers Amiens puis emprunter l'A 1.
L'Auoroute A 26 est coupée depuis hier matin dans les deux sens de circulation à Banteux (59) à quelques kilomètres de la frontière du département de l'Aisne (à 14 km au sud de Cambrai). Elle devrait le rester jusqu'en milieu de journée aujourd'hui.
Les automobilistes venant du Nord sont déviés au niveau du péage de Cambrai. Ils doivent obligatoirement emprunter l'autoroute A 2, puis l'autoroute A 1 vers Paris et l'A 29 en direction de Reims. Ils retrouvent l'A 26 au niveau de l'échangeur de Gauchy.
Feux de broussailles bitume fondu
Dans le sens Reims-Calais, c'est juste après Gauchy qu'ils sont déviés par l'autoroute A 29 en direction d'Amiens puis l'A 1 en direction de Lille ou Calais voire l'A 2 vers Valenciennes. Ils peuvent ensuite reprendre l'autoroute normalement.
A l'origine de ces perturbations, un camion dont la citerne présente une fuite et qui est stationné sur la bande d'arrt d'urgence. Le poids lourd, immatriculé en Belgique, transportait un dérivé de benzène qu'il devait livrer à l'usine Rohm & Haas de Chauny.
Le produit chimique mais non toxique, qui sert de durcisseur, s'échappe en un panache de fumée épaisse depuis hier matin. En s'évaporant, il provoque une réaction chimique et chauffe à tel point que des feux de broussailles se sont déclenchés aux abords du véhicule et que le bitume a fondu.
Irritant
Les quatre-vingts pompiers qui se relaient sur place dont ceux de Fresnoy, Saint-Quentin, Chauny et du Sdis 02 ne peuvent progresser tant que le gaz s'échappe car, s'il est juste irritant en cas d'inhalation prolongée, un risque fort d'explosion existe. « Il n'y a pas d'implication au niveau de la santé, c'est simplement irritant, et encore, si l'on est sur le site proche », a déclaré Alain Philippon, directeur de la protection civile à la préfecture du Nord, soulignant qu'aucune recommandation spécifique à la population n'avait été faite. Le véhicule est arrté en rase campagne. Un périmètre de sécurité a été mis en place sur 400 mètres et un important dispositif de gendarmerie a été déployé entre Cambrai et Saint-Quentin.
Tant que le gaz continue à s'échapper, les secours ne pourront rien faire d'autre que d'attendre que la cuve termine de se vider en essayant de la refroidir car la réaction chimique est difficile à juguler. Selon les autorités hier soir, les opérations pourraient se prolonger encore ce matin jusqu'en milieu ou fin de matinée.
Marie Joubert
L'Union du 8 août 2006

Un marché porteur

« Le bricolage compte parmi les marchés les plus porteurs en France avec une croissance du chiffre d'affaires attendue de 4 % en 2006 », selon une étude menée par les consultants de Precepta (groupe Xerfi).
Le rythme de croissance « va ralentir à partir de 2007, mais n'en demeurera pas moins dynamique pour les prochaines années, autour de 3 % par an ». Les ventes devraient ainsi franchir la barre des 20 milliards d'euros l'an prochain en France.
L'étude pointe les performances des « champions de la croissance commerciale » que sont Leroy-Merlin pour les grandes surfaces de bricolage et Brico Dépôt (groupe Castorama) pour le hard discount. Quant aux réseaux d'indépendants Bricomarché, Mr Bricolage ou Weldom, ils puisent leurs forces « dans l'importance du réseau de petites et moyennes surfaces, avec un maillage dense du territoire ».
Tiré par les femmes
Le marché est dominé par les grandes surfaces, qui détiennent 70 % des parts de marché. Les petites quincailleries réalisent moins de 15 % des ventes. 80 % des articles de bricolage sont achetés ou prescrits par des femmes, selon l'une des enseignes. Par ailleurs, les retraités représentent une clientèle de plus en plus importante.
Le potentiel de croissance du marché est réel : la dépense moyenne par ménage en France est de l'ordre de 650 euros par an, loin derrière les Anglais (870 euros) et surtout les Allemands (950 euros).
F.D.
L'Union du 8 août 2006

NATATION / Championnats d'Europe Manaudou à la folie

Une fois de plus, Laure Manaudou a fait étalage d'un talent exceptionnel, s'adjugeant le 400 m nage libre et abaissant de près d'une seconde son record du monde (4'02''13), lors de la 7e et dernière journée des cham pionnats d'Europe hier à Budapest.
Insatiable, Manaudou a conclu ensuite son show avec une médaille de bronze sur le relais 4 x 100 m 4 nages. Elle a donc fini la compétition avec 7 médailles, 4 en or (800 m nage libre, 400 m nage libre, 200 m 4 nages et 100 m dos) et 3 en bronze (200 m nage libre, 4 x 200 m nage libre et 4 x 100 m 4 nages), ainsi qu'un chrono mondial et un européen (800 m nage libre).
Avec ses 4 victoires, la Française se retrouve à égalité du record du nombre de titres individuels dans un mme championnat d'Europe. Cet honneur était jusque-là conjointement celui de l'est-Allemande Ute Geweniger (1981) et de la Hongroise Krisztina Egerszegi (1993).
Si Manaudou apparaît infatigable dans l'eau, dès qu'elle est sur la terre ferme, ce n'est plus la mme chose. C'est ainsi que, sous prétexte de fatigue et maux de tte, elle a annulé son ultime marathon : celui de la télé et des médias. Elle a dit non à tous : TF1, France 2.
Le dernier rendez-vous public de la championne du monde a donc été le 4 x 100 m 4 nages, si ce n'est quelques secondes avec les radios. Elle a préféré ses copines. Toutes impressionnées qu'un quart d'heure à peine après avoir fait exploser le chrono, elle puisse mettre, sur un 100 m dos, le groupe sur les bons rails.
Dès la fin du podium sur lequel elle était souriante, elle s'est donc éclipsée. Comme si elle refusait la lumière. Elle a pourtant éclairé l'épreuve dans son ensemble et ce 400 m en particulier. Elle l'a géré seule devant et contre le temps avec une maîtrise parfaite.
Rendez-vous à Melbourne
Derrière, les Britanniques Joanne Jackson (4'07''76) et Caitlin Clatchey (4'08''13) ou encore la Française Sophie Huber, 7e (4'12''60), savaient qu'elles ne pouvaient rivaliser.
Si elles en avaient douté un instant, la championne olympique, du monde et tenante du titre s'était chargée dès les séries de mettre les choses au point.
Elle avait, comme elle aime le faire, d'emblée rappelé qu'elle ne pouvait tre battue. Résultat : 4'05''73, dans les dix meilleures performances de l'histoire.
Le message ne s'adressait pas qu'à ses voisines de lignes mais aussi aux Américaines Kate Ziegler (4'05''75) et Katie Hoff (4'05''83), qui avaient pris Manaudou dans leur viseur lors des séries.
Laure Manaudou a ainsi fixé deux rendez-vous. Ce sera lors des Mondiaux en mars à Melbourne et ensuite pour les JO de Pékin 2008.
En Australie, elle envisage de recommencer un marathon aquatique pour démontrer qu'elle peut réaliser au niveau planétaire ce qu'elle a réussi sur le plan continental.
En Chine, en revanche, où elle défendra son bilan athénien (or sur 400 m nage libre, argent sur 800 m nage libre et bronze sur 100 m dos) elle a déjà indiqué au Directeur technique national Claude Fauquet qu'elle ne ferait que ce qu'elle sait faire. Mais elle en sait déjà tant.
L'Union du 7 août 2006

Projet franco-américain de résolution : le rejet du Liban

Le Liban a rejeté le projet de résolution du Conseil de sécurité. Beyrouth souhaite que la résolution appelle Israël à quitter le Liban. Les grandes puissances ont dans l'ensemble bien accueilli le texte.
Le Liban a rejeté le projet de résolution franco-américain au Conseil de sécurité de l'ONU visant à mettre fin à la guerre et demandé qu'il soit amendé, considérant qu'il fait la part belle à l' « agresseur » israélien et ne résout par les causes fondamentales du conflit.
A New York, le représentant du Liban à l'Onu, Nouhad Mahmoud, a demandé officiellement que le texte concocté par les Etats-Unis et la France soit amendé pour intégrer un retrait des troupes israéliennes du territoire libanais dès la cessation des hostilités.
Beyrouth souhaite que le projet de résolution « appelle Israël, dès la cessation des hostilités, à céder les positions qu'il détient au Liban à la Force intérimaire de l'Onu au Liban (Finul) et retire ses forces derrière la Ligne bleue », a dit M. Mahmoud.
Alors que les grandes puissances ont dans l'ensemble bien accueilli le projet de résolution, la Syrie et l'Iran se sont empressés de le dénoncer.
Damas prt à une guerre régionale
Téhéran l'a jugé « injuste » tandis que Damas s'est dit prt à une « guerre régionale », réaffirmant son soutien indéfectible au Hezbollah chiite libanais dont la capture le 12 juillet de deux soldats israéliens a entraîné l'offensive d'envergure israélienne au Liban.
Pour le gouvernement libanais, le texte américano-français est en net recul sur ses revendications : il ne prévoit en effet ni cessez-le-feu, ni retrait immédiat israélien du Liban, ni mme garanties de l'Onu pour le retour des Fermes de Chebaa, un secteur occupé par Israël et revendiqué par le Liban.
Le président du Parlement libanais Nabih Berri a annoncé que le Liban demanderait aux pays arabes, dont les chefs de la diplomatie se réunissent aujourd'hui à Beyrouth, de soutenir son gouvernement dans son rejet du texte franco-américain.
Lors d'un entretien par téléphone, le Premier ministre libanais Fouad Siniora a expliqué à la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice que « le projet de résolution ne règle le conflit ni pour le Liban ni pour Israël ».
« Ce dernier n'obtient pas des frontières sûres et le Liban ne recouvre pas son territoire occupé », en l'occurence les Fermes de Chebaa, a dit M. Siniora cité par une source au gouvernement libanais.
Il a en revanche proposé à Mme Rice une formule susceptible d'tre rapidement mise en œuvre : « un cessez-le-feu concomitant avec un retrait israélien au-delà de la Ligne bleue [.] et un déploiement immédiat de l'armée libanaise au sud du (fleuve) Litani avec le soutien de la Finul et d'une force internationale de 2.000 hommes rapidement mobilisable ».
Selon le gouvernement libanais, quatre pays (Turquie, Malaisie, Indonésie et France) ont d'ores et déjà fait avoir qu'ils pouvaient rapidement envoyer des troupes en attendant une force multinationale qui devrait se déployer dans le sud et dans les Fermes de Chebaa, comme le prévoit le plan libanais.
« Si le projet de résolution veut dire qu'Israël reste au Liban et que le gouvernement libanais est chargé de désarmer le Hezbollah, alors on ne fait que compliquer les choses plutôt que les régler », toujours selon la source gouvernementale.
Dans sa forme actuelle, le projet franco-américain prévoit en un premier temps « une cessation complète des hostilités, basée en particulier sur la cessation immédiate de toutes ses attaques par le Hezbollah et de toutes ses opérations militaires offensives par Israël ».
L'Union du 7 août 2006

L'Ukraine retrouve un Premier ministre pro-russe

Le président ukrainien Viktor Iouchtchenko a fini par se résoudre à la nomination d'un Premier ministre pro-russe, Viktor Ianoukovitch, après quatre mois de crise politique, en assurant que le cap pro-occidental de l'Ukraine serait maintenu.
« J'ai pris la décision de soumettre (au Parlement) la candidature de Viktor Ianoukovitch au poste de Premier ministre », a-t-il déclaré dans la nuit de mercredi à jeudi en direct à la télévision ukrainienne après d'ultimes tractations.
« Je comprends toute la difficulté que cela va impliquer [.] mais nous avons une chance unique d'unir les deux rives du fleuve Dniepr », a-t-il ajouté dans une allusion à la division du pays entre pro-occidentaux à l'ouest et pro-russes à l'est.
M. Iouchtchenko a assuré qu'un pacte garantissant la nouvelle orientation pro-occidentale de cette ancienne république soviétique avait été approuvé par les leaders de la coalition pro-russe et son parti Notre Ukraine et devait tre officiellement signé hier.
L'Ukraine était en proie à une grave crise politique depuis les législatives du 26 mars, où aucun parti n'avait décroché la majorité. Après l'échec des pro-occidentaux à s'unir, les pro-russes ont fini par former une majorité début juillet et réclamaient la nomination de M. Ianoukovitch à la tte du gouvernement.
La désignation de cet homme, est une décision difficile pour le président qui le juge trop proche de Moscou. Il s'était opposé frontalement à lui lors de la présidentielle de 2004.
La « victoire » de M. Ianoukovitch à cette présidentielle, annulée par la suite pour fraudes massives, avait déclenché une vague de manifestations sans précédent, baptisée Révolution orange, qui a conduit à l'élection de M. Iouchtchenko lors d'un « troisième » tour extraordinaire.
L'Union du 4 août

Canicule : un bilan revu à la hausse avec 112 morts

La canicule qui vient de frapper une grande partie des régions françaises, avec le mois de juillet le plus chaud enregistré depuis plus de cinquante ans, a causé directement ou indirectement la mort de 112 personnes. Ce bilan des décès signalés comme « probablement liés à la chaleur » a été communiqué hier par l'Institut de veille sanitaire (InVS). Parmi eux, l'InVS a enregistré :
- 66 décès de personnes âgées de 75 à 99 ans, le plus souvent déjà malades
- 12 décès touchant des travailleurs exposés à la chaleur du fait de leur profession (BTP, charpentier-couvreur, câbleur, cuisinier.)
- 4 décès de personnes se livrant à des activités sportives
- 3 décès de SDF
- 26 décès de personnes âgées de moins de 75 ans présentant le plus souvent une pathologie sous-jacente (cancer, forte obésité, diabète.)
- 1 décès par hyperthermie maligne d'un nourrisson de 15 mois.
L'importante vague de chaleur du mois dernier avait commencé le 7 juillet, avec, au plus fort de l'épisode les 25 et 26 juillet, plus de la moitié des départements touchés. Loin du bilan catastrophique de la canicule 2003, qui avait entraîné la mort de près de 15.000 personnes en France, les grandes chaleurs de juillet 2006 ne se sont traduites par aucune augmentation globale de la mortalité.
L'Union du 4 août

Assurances des chirurgiens : le tollé syndical

Sans avoir réussi à mettre un terme à la mobilisation dans les cliniques privées mercredi au terme de huit heures de négociations, Xavier Bertrand voit s'ouvrir un nouveau front du côté des syndicats de salariés. Le ministre a présenté un projet de décret prévoyant que l'assurance maladie prenne en charge, à hauteur environ des deux-tiers de leur montant, les primes d'assurances en responsabilité civile de praticiens exerçant des spécialités à risques (chirurgiens, anesthésistes.) qui s'engagent dans une démarche d'amélioration de leurs pratiques. L'aide, débloquée au premier euro, sera dorénavant indexée sur le montant de la prime. Il en coûtera 20 millions d'euros supplémentaires en année pleine à la « Sécu ». Ces propositions ont provoqué un tollé chez les syndicats de salariés, qui siègent, avec le patronat notamment, au conseil de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) et représentent ainsi les assurés sociaux.
« Laisser reposer sur la seule assurance maladie les hausses du coût des assurances privées apparaît ubuesque », a estimé FO, selon laquelle « cela revient à faire payer des assurances privées par les assurés sociaux ! »
Pour la CFTC, « il n'appartient pas aux assurés sociaux de prendre en charge les risques professionnels des praticiens ».
Elle estime en effet que « c'est aux praticiens de garantir la qualité des soins à leurs justes coûts et aux assureurs de trouver les compromis visant à réguler la couverture du risque des professionnels de santé ».
Pour la CGT, « ce n'est pas à la Sécurité sociale de subir les conséquences des tarifs des assureurs privés ».
L'Union du 4 août

L'électricité plus chère à compter du 15 août

Les tarifs d'EDF pour les particuliers devraient augmenter de 1,7 % à partir du 15 août, le gouvernement semblant prt à accéder à une demande de hausse émanant du groupe, conformément au contrat signé avec l'État lors de son introduction en Bourse.
Le ministre de l'Économie, Thierry Breton, et le ministre délégué à l'Industrie, François Loos, ont saisi, il y a quelques jours, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) d'un projet d'arrté visant à revaloriser de 1,7 % les tarifs réglementés de vente d'électricité, comme le veut la procédure.
La CRE devrait rendre son avis le 9 août et le gouvernement, prendre sa décision entre le 12 et le 14.
1€ de plus par mois
La dernière hausse des tarifs remontait à janvier 2003, avec une augmentation de 3 %. Les prix avaient ensuite baissé de 1,6 % en janvier 2004, a rappelé le ministère.
« Cette hausse représentera une hausse mensuelle d'un peu moins d'un euro par foyer », selon un porte-parole d'EDF. Elle porte sur les tarifs dits « administrés », ceux dont s'acquittent notamment les particuliers, et respecte les termes du contrat de service public signé le 24 octobre 2005 entre l'État et l'entreprise avant sa privatisation partielle.
Ce contrat prévoit que les hausses de tarifs ne peuvent pas tre supérieures à l'inflation sur l'ensemble de la période 2006-2010. La hausse de 1,7 % est « légèrement en deçà de l'inflation » et correspond « à la stricte application du contrat de service public », fait-on valoir à Bercy.
L'inflation a été de 1,5 % en 2005. Les prix à la consommation n'ont pas évolué en juin 2006, ramenant la hausse sur un an à 1,9 % contre 2,1 % le mois précédent.
« Parmi les plus bas d'Europe »
« Encore une fois, c'est annoncé au beau milieu de l'été, c'est une façon d'essayer de faire avaler la pilule en douceur », a réagi une porte-parole de l'association de consommateurs CLCV (Consommation, logement et cadre de vie).
« Depuis 2000, le prix de l'électricité n'a progressé que de 2,65 % alors que l'inflation a augmenté de 9 % », a-t-on plaidé chez EDF. Où l'on assure que les tarifs, restant « parmi les plus bas d'Europe », sont « à peu près au même niveau que ceux de 1992 ».
Les prix du gaz ont pris + 5,8 % au 1er mai. Le gouvernement s'est alors engagé à ne pas réviser les tarifs jusqu'au 1er juillet 2007, date de l'ouverture du marché pour les particuliers, pour le gaz et l'électricité.
L'Union du 4 août

ISF : de plus en plus de contribuables concernés

La collecte de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et le nombre d'assujettis vont encore progresser de 20 % cette année, affirme le rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale Gilles Carrez (UMP), dans une interview aux Echos hier.
La recette totale de l'ISF devrait atteindre 3,6 milliards d'euros en 2006.
Bercy indique que ce chiffre correspond bien aux projections du ministère, mme si l'on y souligne que les chiffres définitifs ne seront pas disponibles avant un mois.
Mais le ministère préfère évoquer un taux de hausse de la collecte de « 15 à 20 % » et une progression de « 15 % » du nombre d'assujettis, ce qui porterait leur nombre à quelque 460.000.
En 2005, le nombre de contribuables assujettis à l'ISF avait déjà grimpé de près de 18 %, à environ 400.000 foyers fiscaux, notamment en raison de la hausse de la valeur des actifs immobiliers, sur un total de 34,5 millions de foyers fiscaux. L'ISF a rapporté à l'Etat 3,07 milliards d'euros en 2005.
L'Union du 4 août

Bourse de Paris

La Bourse de Paris a clôturé en nette baisse hier, le Cac 40 perdant 0,85 % pour repasser au-dessous du seuil des 5.000 points, après le relèvement surprise des taux directeurs au Royaume-Uni et de fortes baisses dans le secteur technologique.
Le Cac 40 a perdu 42,57 points à 4.983,68 points, dans des échanges solides de 4,80 milliards d'euros. Londres a cédé 1,58 %, Francfort 0,72 % et l'Eurostox 50 0,67 %.
Comme prévu, la Banque centrale européenne (BCE) a décidé hier de relever d'un quart de point à 3,00 % son principal taux directeur à l'issue de la réunion mensuelle du conseil des gouverneurs.
Le marché a aussi réagi à la hausse d'un quart de point, à 4,75 %, des taux d'intért de la Banque d'Angleterre, qui a surpris les économistes dont la majorité tablait sur un statu quo, reprenant ainsi le cycle de hausse des taux d'intért abandonné en août dernier.
Total (-0,76 % à 52 euros) a finalement été sanctionné sans grande sévérité, malgré des résultats du deuxième trimestre jugés décevants tant pour le bénéfice net que pour le niveau de production, qui a reculé plus qu'attendu, expliquent les analystes.
Thomson (-6,72 % à 12,22 euros) a subi les foudres de Goldman Sachs, qui a abaissé sa recommandation à « vendre » contre « neutre » avant, mettant en garde contre les risques de sévères déceptions dans les activités DVD et décodeurs sur l'exercice 2006-2007, selon une note à ses clients.
L'Union du 4 août

Une dizaine de milliers de Nord-Coréens victimes des inondations-fleuves

Jusqu'à dix mille personnes ont été tuées ou portées disparues dans les inondations qui ont ravagé une partie de la Corée du Nord, mi-juillet. C'est ce qu'a indiqué hier une organisation sud-coréenne des droits de l'homme considérée comme bien informée sur ce pays.
Selon Good Friends, les médias officiels présentent désormais ces inondations comme les pires survenues en un siècle sur le territoire nord-coréen.
« Environ 4.000 personnes sont dorénavant portées disparues et nous nous attendons à ce que le bilan des morts et disparus atteigne 10.000 personnes », a déclaré l'organisation dans un communiqué.
Les médias officiels de Corée du Nord avaient jusqu'à présent fait état de « plusieurs centaines de personnes » mortes ou disparues à travers le pays.
L'Union 3 août 2006

Eurotunnel obtient six mois de répit auprès du tribunal de commerce de Paris

Eurotunnel a obtenu six mois de répit grâce au lancement par le tribunal de commerce de Paris d'une procédure de sauvegarde, laquelle lui permet de geler le remboursement de sa dette colossale de 9 milliards d'euros et de poursuivre ainsi les négociations avec ses créanciers.
« Après en avoir délibéré, le tribunal lance une procédure de sauvegarde », a déclaré la présidente lors d'une audience publique, ce qui constitue une première pour un grand groupe. Conformément à la loi entrée en application en janvier, le tribunal a ouvert une « période d'observation de six mois » et fixé à deux mois la « déclaration des créances » par leurs titulaires. Le PDG Jacques Gounon a exprimé son « espoir », annonçant qu'il allait reprendre « immédiatement » les négociations sur la dette du groupe, qui se dérouleront désormais dans un cadre judiciaire.
Il s'était retiré des discussions le 13 juillet, faute d'accord avec les créanciers.
L'homme a précisé qu'il souhaitait mettre au point un plan de restructuration financière d'ici deux mois. « La volonté pour trouver une solution définitive peut tre considérée comme une vraie volonté commune », s'est-il réjoui. Le plan devra tre soumis à plusieurs groupes de créanciers avant d'tre examiné par le tribunal. Hier matin, une ultime réunion entre la direction d'Eurotunnel et les principaux créanciers réunis au sein du comité ad hoc, ainsi que des représentants de la Deutsche Bank, qui détient une part importante de la dette obligataire subordonnée, avait permis, selon Eurotunnel, d'aboutir à une « convergence » de points de vue.
De 19,51 à 0,44 € en l'espace de 17 ans
A l'issue de l'audience, toutes les parties se montraient confiantes dans la possibilité de trouver un accord consensuel assez rapidement, sous la houlette des six mandataires désignés par le tribunal. Évoquant le risque d'une liquidation de l'entreprise en cas d'échec des négociations, M. Gounon a jugé que « cette extrémité (était) aujourd'hui peu vraisemblable ».
L'Arco, association qui représente une partie des créanciers obligataires, a indiqué que « les discussions avec l'ensemble des créanciers (allaient) se poursuivre », ajoutant qu'ils coopéreront « activement » aux discussions.
Jacques Gounon a aussi parlé des 800.000 actionnaires individuels du groupe, pour la plupart ruinés par la chute du titre à la Bourse, rappelant qu'ils auraient « à regarder le plan final ».
Tout en se disant satisfait de la décision judiciaire, Joseph Gouranton, président de l'Adacte, association représentant une partie des petits actionnaires, a néanmoins affirmé que « le sentiment d'avoir été floué persiste ».
L'action, qui avait atteint 128 francs (19,51 euros) en mai 1989, a chuté jusqu'à 0,44 € lors de la suspension de sa cotation en mai 2006.
Sans accord sur un rééchelonnement de sa dette, le groupe concessionnaire du tunnel sous la Manche ne pourrait faire face à ses échéances financières dès janvier 2007, date à laquelle il doit commencer à rembourser le capital.
L'Union 3 août 2006

Les chirurgiens libéraux à moitié satisfaits

Plus de huit heures de négociation entre le ministre de la Santé et les chirurgiens libéraux n'ont pas suffi à dégager les bases d'un accord, faute d'une entente sur les tarifs. Les syndicats qui observent une grève des blocs opératoires depuis le 24 juillet ont indiqué qu'ils poursuivaient leur mouvement, malgré une avancée importante sur le dossier des primes d'assurances, que Xavier Bertrand a jugé « réglé ».
Une nouvelle rencontre au ministère, à confirmer, pourrait intervenir le 17 août avec les trois syndicats représentant les chirurgiens (UCDF), les gynécologues obstétriciens (Syngof) et les anesthésistes (AAL). « Nos professions aujourd'hui sont déçues. Nous allons continuer (la mobilisation) avec d'autres modes d'action », a dit Philippe Cuq, président de l'UCDF, au dixième jour de la grève dans les cliniques privées.
Le premier point examiné, la question de savoir comment prémunir les praticiens contre la flambée des primes, a pourtant donné lieu à une avancée « intéressante » selon ce dernier. La CSMF (premier syndicat de spécialistes libéraux) et la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP, 1.300 cliniques privées), absentes des négociations, ont jugé positivement le projet ministériel.
Résistance de l'assurance maladie
Le ministre a présenté un projet de décret, qui viendrait compléter un premier décret paru le 21 juillet, portant sur une aide de l'assurance maladie à la souscription par les praticiens d'une assurance en contrepartie de leur engagement dans une démarche d'amélioration des pratiques médicales. « Pour un obstétricien qui aurait une prime de 15.000 euros, le reste à charge sera de 5.000 euros, soit un doublement de l'aide actuelle », a souligné Xavier Bertrand.
Le décret en question sera publié « avant la fin du mois de septembre et s'appliquera aussi pour les primes de 2006 ». Le directeur de l'assurance maladie (Uncam), Frédéric van Roekeghem, s'est déclaré « favorable » à ce dispositif.
Toutefois, la possibilité d'un accord a été hypothéquée par l'autre volet de la négociation concernant un contentieux tarifaire avec l'assurance maladie remontant à 2004 et la définition d'un secteur dit « optionnel » susceptible d'ouvrir un nouvel espace de liberté tarifaire. Sur ce point, les médecins se sont heurtés à la résistance de l'assurance maladie. M. Bertrand souhaite la création d'un secteur optionnel, tandis que M. van Roekeghem a rappelé l'opposition de la Cnam, jugeant que la question appelait une négociation à trois, associant les complémentaires santé.
L'Union 3 août 2006

Bourse de Paris

La bourse de Paris a clôturé en nette hausse hier, le CAC 40 gagnant 1,58 % pour repasser au-dessus du seuil des 5.000 points, dopé par de bonnes surprises sur les résultats semestriels de Danone, BNP Paribas et Lafarge. Le CAC 40 a engrangé 78,02 points à 5.026,25 points, au lendemain d'une baisse de 61,19 points. Les volumes d'échanges se sont montés à 4,75 milliards d'euros. Danone (+4,37% à 105,10 euros), dont les résultats semestriels ont largement battu les prévisions des analystes, s'est adjugé la plus forte hausse, atteignant mme un sommet historique à 105,90 euros en deuxième partie de séance. Sur les six premiers mois de 2006, le groupe a doublé son bénéfice net à 704 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 7,217 milliards d'euros (+9% à périmètre et change constants). BNP Paribas (+4,20% à 78,20 euros) a annoncé une progression de son bénéfice net de 30,6 % au deuxième trimestre, à 1,901 milliard d'euros. Société Générale (+2,93% à 119,30 euros) et Axa (+2,43% à 27,39 euros), qui publient leurs résultats semestriels ce jeudi avant Bourse, ont profité de l'optimisme ambiant pour le secteur. Faurecia (+2,76% à 43,16 euros) a convoqué un conseil d'administration hier après-midi, alors que son PDG Pierre Lévi est mis en cause dans une affaire de corruption en Allemagne. Arcelor (-0,48 % à 41,80 euros) et Mittal Steel ont annoncé un bénéfice net pro forma de 1,310 milliard d'euros au deuxième trimestre 2006 pour le groupe issu de leur fusion, et tablent sur un résultat brut d'exploitation (Ebitda) de 3,1 à 3,3 milliards d'euros au troisième trimestre.
L'Union 3 août 2006

Fidel Castro, opéré, délègue les pouvoirs à son frère Raul

Victime d'un « accident de santé », le président cubain Fidel Castro a fait annoncer qu'il passait « provisoirement » les principaux pouvoirs à son frère Raul, ministre de la Défense, suite à une intervention chirurgicale aux intestins.
« Des jours et des nuits de travail continu sans à peine dormir ont fait que ma santé, qui a résisté à toutes les épreuves, a été soumise à un stress extrme et a été ébranlée. Ceci m'a provoqué une crise intestinale aiguë avec des saignements importants, qui m'a obligé à affronter une opération complexe », a déclaré l'intéressé dans une « proclamation » lue à la télévision par son secrétaire particulier.
Anniversaire repoussé
Lors de sa chute spectaculaire survenue le 20 octobre 2004, au cours de laquelle il s'était brisé le genou gauche et flé le bras droit, le « Lider Maximo » n'avait à aucun moment renoncé à ses responsabilités, dictant lui-mme ses propres communiqués sur son état dans les heures et les jours suivants.
Pour expliquer son état, le chef de l'État a invoqué « les énormes efforts » consentis pour son voyage en Argentine à l'occasion du sommet du Mercosur, du 22 au 24 juillet, ainsi que son discours annuel du 26 juillet, effectué à Bayamo (à plus de 700 km de La Havane).
« L'opération m'oblige à conserver le repos durant plusieurs semaines », a confié Fidel Castro, qui a donc confié les rnes du pays à Raul Castro. Lequel est, de par la constitution, le n° 2 cubain : homme de l'ombre, contrairement à son frère, il veille sur la sécurité de ce dernier et sur celle du régime depuis sa fondation en 1959. Le voilà qui occupe désormais les fonctions de premier secrétaire du Parti communiste cubain (PCC, parti unique), ainsi que celles de chef des Forces armées révolutionnaires (FAR) et de président du Conseil d'État (gouvernement).
Le Président a encore demandé que la célébration de ses 80 ans, le 13 août, se fasse le 2 décembre, date du 50e anniversaire de son débarquement à Cuba - à bord du yacht Granma - pour lancer la guérilla contre le dictateur Fulgencio Batista.
l'Union du 2 août 2006

Le bracelet électronique mobile entre en service

Le ministre de la Justice, Pascal Clément, s'est rendu hier dans le Nord pour assister à la pose du premier bracelet électronique mobile. Un nouveau dispositif qui sera expérimenté pendant six mois dans les régions de Lille et de Caen.
Le bracelet électronique mobile, qui permet aux détenus sous libération conditionnelle de se déplacer, et de ne plus tre assignés à domicile, a été présenté hier par le garde des Sceaux Pascal Clément, en déplacement à Haubourdin (Nord).
Le premier détenu à bénéficier de cette mesure, domicilié dans le Nord, a été libéré vendredi. Cet homme de 43 ans, condamné à 10 ans de réclusion pour viol et quatre ans de prison pour agressions sexuelles, a purgé douze ans et demi de sa peine en prison.
M. Clément a affirmé que ce nouveau dispositif avait deux objectifs principaux : « la lutte contre la récidive et le soutien à la réinsertion des détenus ».
Le détenu muni d'un bracelet est en effet suivi en permanence, via le système de positionnement par satellite GPS, par une société privée, ElmoTech.
« Zones d'exclusion »
La justice a défini un « lieu d'assignation » où il doit tre présent à des heures définies (son domicile), des « zones d'exclusion » où il lui est interdit de se rendre (domicile et lieu de travail de ses victimes, autres lieux sensibles) et des « zones tampons » à l'approche de ces zones d'exclusion.
S'il entre dans une « zone d'exclusion », l'administration pénitentiaire est immédiatement prévenue. En l'occurrence, c'est le centre de semi-liberté d'Haubourdin, abritant désormais le pôle régional de surveillance des bracelets électroniques mobiles, qui reçoit le message.
La mise en place du bracelet électronique mobile était prévue par la loi du 12 décembre 2005 sur la récidive.
Le détenu libéré vendredi gardera le bracelet durant un an, ce qui l'empchera d'approcher ses victimes. « C'est la matérialisation de l'interdiction de séjour », a estimé la substitut du procureur général de Douai, chargée de l'application des peines, Christine Teixido.
Le bracelet est destiné à des détenus en fin de peine, condamnés à sept ans de prison ou plus, pour lesquels « le risque de récidive est non négligeable », mais pas élevé non plus, selon Mme Teixido.
Ce sont surtout des « délinquants et criminels sexuels et de grands violents », a précisé le garde des Sceaux.
« Gadget »
Les syndicats de magistrats, dont certains craignent que ce bracelet ne soit qu'un « gadget », ont insisté sur la nécessité de mesures d'accompagnement des détenus. « Le problème essentiel, c'est l'accompagnement éducatif et social au-delà de la prison afin d'éviter les sorties sèches qui sont trop nombreuses. C'est le seul moyen d'éviter la récidive », a estimé le secrétaire général de l'Union syndicale des magistrats (majoritaire) Nicolas Blot.
Environ 10.000 détenus portent actuellement un bracelet électronique dit « fixe », qui les maintient à domicile.
44 bracelets mobiles doivent tre distribués avant la fin de l'année lors d'une phase d'expérimentation dans les directions régionales des services pénitentiaires de Lille et de Caen. Puis 150 seront mis en service d'ici à 2008, incluant Paris et Marseille.
Après 2008, le dispositif sera étendu à la France entière.
l'Union du 2 août 2006

Le marché automobile français ralentit l'allure

Le marché automobile français recule actuellement, avec un coup de frein pour PSA Peugeot Citroën et Renault.
Les ventes de voitures particulières neuves ont diminué de 5 % en juillet, avec 151.571 immatriculations, a annoncé hier le Comité des Constructeurs Français d'Automobiles (CCFA).
Sur les sept premiers mois de l'année, le marché a baissé de 2,1 % en données brutes et de 1,4 % à nombre de jours ouvrés comparable, avec 1.260.800 immatriculations.
Ce fléchissement, limité mais pas effacé par les fortes promotions et les nouveautés, fait écho au faible moral des ménages, confrontés à un climat économique peu clément et à une nouvelle envolée des prix du carburant. Si l'indicateur du moral des ménages établi par l'Insee s'est redressé en juillet pour le deuxième mois consécutif, il reste proche de ses plus bas niveaux.
Le marché devrait décélérer en France en 2006, avec une hausse des ventes de 1,5 % contre 2,7 % en 2005.
Les marques françaises continuent à perdre du terrain face à leurs rivales étrangères mais affichent leur volonté de préserver leurs marges bénéficiaires plutôt que de pousser des ventes moins rentables.
Dégringolade pour PSA et Renault
Leur part de marché a chuté sous la barre des 50 % en juillet (48,7 % contre 52,4 % un an plus tôt) et sous le seuil des 55 % sur sept mois (54,9 % comparé à 57,1 %).
Sur le mois, PSA Peugeot Citroën a accusé une dégringolade des ventes (-11 %) plus marquée que Renault (-9,3 %). Mais sur sept mois, le groupe de Jean-Martin Folz a subi un recul moindre (-4 %) que celui de Carlos Ghosn (-4,5 %).
En juillet, les ventes de PSA ont chuté à 44.920 voitures, ramenant sa part de marché à 29,6 % contre 31,6 %. Citroën a mieux résisté que Peugeot, avec un déclin des ventes de 2,9 % pour la marque aux chevrons et de 16,1 % pour la marque au lion malgré le lancement de la 207.
l'Union du 2 août 2006

Renaud Dutreil : « Pas de charges sociales supplémentaires »

« Il s'agit d'une revendication sociale très ancienne des artisans et des commerçants », rappelle Renaud Dutreil, ministre des PME, de l'Artisanat et du Commerce, joint hier par téléphone et qui se déclare convaincu d'avoir « remédié à une injustice qui touche surtout les femmes en très grande majorité » : « Quand une femme d'artisan, qui avait toujours travaillé avec son mari sans aucun statut, devait faire face à un accident, un dépôt de bilan ou un décès, elle n'avait aucune assurance vieillesse, aucun droit social ».
« En 2002, je m'étais engagé à ce que les conjoints d'artisans et de commerçants puissent cotiser et à ce que l'assiette des cotisations soit partagée entre les conjoints. C'est désormais non seulement possible mais obligatoire. Le décret est très souple et donne le choix entre trois statuts : celui de salarié, d'associé et de conjoint collaborateur. C'est ce dernier statut qui est vraiment nouveau. Il permet, en effet, de faire valoir une expérience professionnelle avec la validation des acquis de l'expérience ou de bénéficier d'une formation continue. Les collaborateurs pourront mme racheter des trimestres de cotisation. »
Un statut à la carte. La précision essentielle est que ce nouveau statut n'engage pas de charges sociales supplémentaires pour l'entreprise. Le conjoint collaborateur partage les charges et les droits.
Le ministre insiste sur le fait qu'il s'agit d'un « véritable progrès social dans un monde ou la liberté d'entreprendre se conjugue avec le droit à une couverture sociale identique à celle des salariés ».
F.K. l'Union du 2 août 2006

Bourse de Paris

La Bourse de Paris a terminé en baisse hier, le Cac 40 cédant 1,22 %, plombé par un indicateur américain d'inflation supérieur aux attentes, qui a renforcé la probabilité d'une poursuite du durcissement monétaire aux Etats-Unis. L'indice parisien a perdu 61,19 points pour finir à 4.948,23 points, sous le seuil des 5.000 points au-dessus duquel il était revenu depuis trois séances. Les échanges se sont montés à 3,88 milliards d'euros. Ailleurs en Europe, Londres a terminé en baisse de 0,80 %, Francfort de 1,50 % et l'Eurostoxx 50 de 1,41 %.
L'indice mesurant les prix liés aux dépenses de consommation (PCE) a progressé de 3,5 % en juin sur un an après 3,4 % en mai, tandis que l'indice de base (hors alimentation et énergie), suivi de près par la banque centrale américaine, gagnait 2,4 % (+2,2% en mai), le rythme de progression le plus élevé depuis septembre 2002.
Capgemini (-2,76 % à 40,90 euros), STMicroelectronics (-1,63 % à 11,48 euros), Alcatel (-2,27 % à 8,63 euros), Alstom (-2,13 % à 66,50 euros) ou encore Danone (-2,71 % à 100,70 euros) ont été parmi les plus affectés par la vague de prises de bénéfices.
Suez (-2,50 % à 31,65 euros) a déçu en publiant un chiffre d'affaires de 22,4 milliards d'euros au premier semestre, en hausse de 10,2 % sur un an mais inférieur aux prévisions.
Peugeot (-1,17 % à 40,61 euros) a accusé une dégringolade de 11 % de ses ventes en juillet, à 44.920 voitures, a annoncé le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA), tandis que les ventes de Renault (-0,18 % à 85,40 euros) ont baissé de 9,3 % à 30.520 unités.
l'Union du 2 août 2006

La dévotion des femmes d'artisans, c'est fini

Les femmes d'artisans ont désormais un statut. Salariées, associées ou conjoints- collaborateurs, elles partagent charges et droits sociaux avec leur mari patron. Celles qui ont travaillé toute une vie sans cette reconnaissance les envient.
Ce sont elles qui répondent au téléphone, qui se chargent des factures, du courrier et, généralement, des relations avec la clientèle. Elles sont les assistantes rvées de leurs chers époux et ne comptent pas leurs heures. Elles sont présentes du matin au soir dans l'entreprise ou à domicile tout en assurant l'éducation des enfants et les charges domestiques. Ce sont les femmes d'artisan. Ni salariées, ni associées, ce sont elles qui assurent bien souvent la bonne marche de la petite entreprise. Mais, sans statut, ces employées fantômes n'existent tout simplement pas. En cas de drame, divorce, maladie, décès du mari ou dépôt de bilan, elles se retrouvent sans rien après parfois une vie de labeur.
« C'est simple, c'était du véritable dévouement. On n'avait aucune récompense au bout. Ca fait mal au cœur », témoigne Simone, 86 ans, femme d'un artisan tapissier décorateur de Châlons-en-Champagne, qui a travaillé plus de cinquante ans auprès de son mari. « On n'était rien du tout. »
Hier, cette aberration dénoncée par les artisans et commerçants depuis des décennies est entrée dans un passé social révolu. Le décret promulguant le statut des conjoints d'artisans pour les doter d'une protection sociale est paru un an après l'adoption de la loi sur les PME.
Conjoint-collaborateur
Les femmes (il s'agit de femmes pour 80 %) d'artisans vont enfin exister professionnellement. Elles ont désormais l'obligation de choisir entre trois statuts : celui de conjoint-salarié, celui de conjoint-associé ou celui de conjoint-collaborateur. Un nouveau statut qui ouvre des droits identiques à ceux du mari patron, et réservé aux PME de moins de vingt salariés.
Adrienne Guillaume, à 77 ans, continue de donner un coup de main à son fils Marcel qui a pris la succession de son père et de son grand-père à la tte de la petite entreprise d'artisan couvreur - plombier chauffagiste implantée à Asfeld, dans les Ardennes, depuis la guerre de 14. « Je ne fais plus grand-chose maintenant. C'est juste parce que je suis toujours là et que l'entreprise, c'est aussi la maison. Toute ma vie, j'ai travaillé sans sécu, sans rien. D'abord dans le commerce de mes parents puis dans l'entreprise de mon mari qui était ouvrier chez son père avant qu'on se mette à notre compte. Je travaillais sept jours sur sept. On ne connaît pas les 35 heures dans nos métiers. Je tapais les factures, j'allais mme les porter chez les clients, je prenais les rendez-vous au téléphone. Vous pensez bien que nous, femmes d'artisans, si on avait pu bénéficier d'un vrai statut social, j'aurais adhéré tout de suite. Au moins, aujourd'hui, j'aurais une retraite. »
Une retraite bien méritée dont jouit Léonard, son époux, après la mme vie de labeur. Adrienne, elle, répond toujours au téléphone.
A Châlons, Simone, qui cousait chez elle les rideaux, les dessus de lit et autres tapisseries de son mari, qui gérait facturation courrier et clientèle, tout en élevant ses trois enfants et en tenant sa maison, prévient les jeunes femmes d'artisans d'aujourd'hui : « Qu'elles travaillent avec leur mari si elles le veulent, mais surtout pas sans statut ! »
Quelque 200.000 personnes concernées vont enfin exister.
Françoise Kunzé
l'Union du 2 août 2006

Express

Grève des chirurgiens libéraux : à Xavier Bertrand de jouer
Le ministre de la Santé et les représentants des chirurgiens, anesthésistes et obstétriciens des cliniques privées, en grève depuis plus d'une semaine, se retrouvent aujourd'hui pour discuter de la question de la flambée des primes d'assurances et du contentieux tarifaire. Jacques Chirac a demandé, hier en Conseil des ministres, que Xavier Bertrand « trouve rapidement une solution pérenne » à leurs problèmes. Après l'échec d'une première réunion, vendredi, le ministre concerné a promis des « propositions concrètes » lors de cette nouvelle entrevue.
INCa : le Pr Khayat rend son tablier
Le Professeur David Khayat (49 ans), au centre d'une vive polémique mlant attaques personnelles et critiques sur la gestion de l'Institut national du cancer (INCa), a démissionné de ses fonctions à la tte de cet organisme, créé l'an dernier pour prolonger l'action du plan cancer (2003-2007) lancé par le Président Chirac. Les ministres de la Santé (Xavier Bertrand) et de la Recherche (François Goulard) ont salué « la rapidité avec laquelle, sous la conduite de son président, l'Institut a accompli un travail considérable ».
De Dietrich perd son père
Le baron Gilbert de Dietrich, à la tte de l'entreprise familiale (basée à Reichshoffen dans le Bas-Rhin) durant trois décennies, est décédé à l'âge de 77 ans. Retirée depuis une dizaine d'années, cette figure du patronat alsacien avait dirigé 5.000 salariés employés dans les secteurs des équipements thermiques, ménagers, ferroviaires et chimiques.
Parot n'était plus à 50 ans près.
Le Français Henri Parot, ancien chef d'un escadron meurtrier de l'ETA, a écopé de 50 ans de prison, hier à Madrid, pour l'assassinat du général Victor Lago en 1982 dans la capitale espagnole. L'homme, jugé responsable d'une multitude d'attentats entre 1978 et 1990 lorsqu'il dirigeait le « commando itinérant » de l'organisation indépendantiste basque armée, avait déjà été condamné en Espagne à 26 peines représentant un total de 5.145 années d'emprisonnement.
Recherche consensus sur le Liban
Les cinq « Grands » du Conseil de sécurité de l'Onu cherchaient toujours à s'accorder sur une solution au conflit israélo-libanais, hier, et devaient pour cela d'abord surmonter une différence d'approche apparue entre les États-Unis et la France. Laquelle conditionne l'envoi d'une force internationale au Liban à l'instauration d'un cessez-le-feu et à un accord politique.
Telles deux poules
Deux jeunes femmes russes en bikini jaune se sont enfermées dans une cage, hier à Moscou, pour protester contre les mauvais traitements infligés selon elles aux poulets élevés pour les restaurants du géant américain KFC (Kentucky Fried Chicken).
l'Union du 2 août 2006

Tortures à St-Quentin : la victime calme le jeu

L'allure frle, cheveux roux, l'adolescente qui n'a pas encore 17 ans interpelle celui qui stationne trop longtemps devant le foyer pour jeunes en difficulté rue de Paris à Saint-Quentin. Énervée, elle explique que « les jeunes qui habitent ici en ont marre de voir les journalistes. La fille qui s'est fait agresser ce week-end va bien ». Silence. « En fait, la fille c'est moi et je veux qu'on arrte de parler de ça. » Elle remonte la manche de son pull et laisse entrevoir quelques coupures sur son avant-bras gauche, seuls stigmates de l'agression dont elle a été victime (notre édition d'hier).
Dans la nuit de vendredi à samedi, cinq autres pensionnaires du foyer se sont rendues dans sa chambre. Elles l'auraient rouée de coups avant de lui infliger plusieurs coupures, ravivant ses plaies avec entre autres du parfum alcoolisé et du déodorant. Ses bourreaux, des adolescentes de 14 à 17 ans, auraient également essayé de l'étrangler à l'aide d'un fil électrique.
Alors que l'affaire fait grand bruit, la victime est, contre toute attente, la première à minimiser les faits. « C'est arrivé, mais je vais mieux. Je veux qu'on me laisse tranquille. Qu'on s'occupe plutôt des gens qui meurent chaque jour au Liban », lâche-t-elle avant d'tre interrompue par un éducateur du foyer.
Aide psychologique
Certains responsables de l'établissement ne comprennent pas « tout le bruit qui est fait autour de cette affaire. Il y a eu une agression comme il s'en passe tous les jours dans d'autres foyers sans qu'on en fasse état à la une des journaux ». Un autre précise que « les blessures de la jeune fille ne sont pas si spectaculaires que ce que l'on a voulu faire croire. Elle est entrée à l'hôpital vers 5 heures et en est ressortie vers 11 heures. Ses blessures sont plus psychologiques que physiques. Nous avons évoqué les faits avec elle, comme avec ceux qui ont été témoins du branle-bas de combat qui a suivi l'agression ». La victime a d'ailleurs été prise en charge par les éducateurs et un psychologue dès son retour au foyer.
Les cinq adolescentes, qui auraient agi selon leurs dires à la suite de propos racistes, ont été mises en examen pour « actes de torture ou de barbarie », une qualification des faits que les éducateurs estiment « sévères au vu de ce qu'il s'est réellement passé ».
Marie Joubert et Lucie Lebfevre
l'Union du 2 août 2006

Enrichissement d'uranium : l'ultimatum de l'Onu à l'Iran

Le Conseil de sécurité de l'Onu a donné hier un mois à l'Iran, jusqu'au 31 août, pour cesser ses activités d'enrichissement d'uranium, faute de quoi il envisagera des sanctions. Il a adopté une résolution à cet effet, numérotée 1696, par 14 voix contre une, celle du Qatar.
Dans ce texte, le Conseil « exige que l'Iran suspende toute activité d'enrichissement et de retraitement, y compris la recherche et le développement, ce qui doit tre vérifié par l'AIEA » (Agence internationale de l'énergie atomique).
Il demande pour le 31 août un rapport du directeur de l'AIEA, Mohamed el-Baradei, sur la manière dont l'Iran se sera conformé à la résolution.
Il invoque l'article 40 du chapitre VII de la Charte de l'Onu, prévoyant que des « mesures provisoires » peuvent tre prises avant l'imposition d'autres mesures comme des sanctions.
Il annonce également l'intention du Conseil, au cas où l'Iran n'appliquerait pas la résolution, « d'adopter des mesures appropriées en vertu de l'article 41 du chapitre VII de la Charte des Nations unies pour persuader l'Iran de se conformer à la résolution ».
La résolution précise que la prise de telles mesures devra faire l'objet « de nouvelles décisions » du Conseil. Cette phrase est destinée à souligner l'absence d'automaticité du recours éventuel à des sanctions, souci permanent de la Chine et de la Russie depuis les débats sur l'Irak de 2002-2003.
Selon l'article 41, le Conseil peut décider de « mesures n'impliquant pas le recours à la force armée pour donner effet à ses décisions ». Ces mesures peuvent inclure l'interruption complète ou partielle des relations économiques ainsi que la rupture des relations diplomatiques.
Mise en garde de l'Iran
L'ambassadeur du Qatar, Abdulaziz Al-Nasser, a expliqué son vote négatif en exprimant la crainte d'une aggravation de la situation générale au Proche-Orient.
« Nous ne sommes pas d'accord avec l'adoption de cette résolution au moment où la région est en feu [.] Voulons-nous vraiment voir un nouveau volcan entrer en éruption dans la région ? », a-t-il dit.
L'Iran a mis en garde dimanche le Conseil contre l'adoption d'une telle résolution, ajoutant que le conflit au Liban pourrait avoir un impact sur sa réponse à l'offre des grandes puissances pour régler la crise.
Les ministres des cinq « Grands » (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) et de l'Allemagne avaient décidé au début du mois de renvoyer le dossier nucléaire iranien devant le Conseil de sécurité, en l'absence de réponse de Téhéran à un ensemble de propositions occidentales dans les domaines économique et de sécurité, offertes en échange d'un arrt des activités nucléaires sensibles de l'Iran.
Depuis, Téhéran a affirmé à plusieurs reprises qu'il ne suspendrait pas ses activités d'enrichissement. Il a indiqué qu'il donnerait sa réponse le 22 août à l'offre comportant des incitations économiques que lui ont faites les six puissances en juin.
L'Union 1er août 2006

Infos Reims et alentours haut de la page

Reims : il n'y aura pas grève des bus pour la rentrée.
Un compromis a été trouvé. La CGT des Tur a levé son préavis après avoir obtenu deux avancées financières. Elle a capitulé sur la réintégration du salarié licencié.
L'UNION REIMS du 31/08/2006 (en page A)

Reims : les tickets de bus un brin plus chers.
Le carnet a pris un euro et l'abonnement un peu plus. Le ticket à l'unité n'a pas bougé cette année mais passera à 1 euro le 1er juillet prochain. L'époque des tarifs qui n'augmentent pas est révolue. D’autres changements s’annoncent le 1er janvier 2008 avec l’arrivée du successeur de Kéolis, gestionnaire des Tur. Les tarifs de bus jusqu’alors fixés par les élus, seront proposés par le concessionnaire. Ensuite les élus homologueront. On peut s’attendre à un changement de politique tarifaire donc à des hausses. Reims est actuellement une des villes les moins chères de France.
L'UNION REIMS du 31/08/2006 (en page 3)

Transports : 90 000 questionnaires distribués à Reims.
Un questionnaire est actuellement distribué dans toutes les boites de l'agglomération rémoise. Celui-ci comporte une cinquantaine de questions autour du thème des transports. Les données ainsi obtenues viendront compléter les éléments statistiques recueillis au cours de l'enquête ménage (menée fin 2005 auprès de plus de 1700 ménages et centrée sur les pratiques de déplacement).
L'UNION REIMS du 31/08/2006 (en page 4)

Grève des bus pour la rentrée

Un préavis de grève a été déposé à la direction des Tur pour lundi 4 septembre. La circulation des bus devrait donc être perturbée en ce jour de rentrée scolaire.
Au menu des revendications des grévistes figure toujours la réintégration d'un salarié licencié à la suite d'un accident du travail : « La direction n'a pas fait le nécessaire pour le reclasser dans l'entreprise. Nous demandons son retour », répète Jérôme Briot, représentant de la CGT, syndicat appelant à la grève.
Une ultime négociation avant l'arrêt de travail de lundi doit avoir lieu aujourd'hui mercredi mais comme la direction a déjà prévenu les usagers par voie d'affichage de la prochaine grève, les syndicalistes ne s'attendent pas à des avancées : « Si elle annonce la grève avant même de négocier, c'est donc qu'elle n'a pas l'intention de négocier ».
L'UNION du 30/08/2006

Vendanges : en situation d'attente

« Que d'eau ! ». Le directeur de la communication du Centre interprofessionnel du vin de Champagne (CIVC), Daniel Lorson, fait le point sur l'état sanitaire des vignes à trois semaines des vendanges : « Il est tombé deux à trois plus d'eau que lors d'un mois d'août normal avec des températures plus basses de deux ou trois degrés ».
Dans le même temps, c'est cette fraîcheur qui empêche le développement du pourrissement car certains foyers de botrytis sont déjà apparus dans le vignoble : « On les surveille. Si la pluie s'arrête, cela ne devrait pas s'étendre. Mais si le temps persiste, il ne faudra pas tarder à cueillir ». D'autant que certaines grappes pèsent déjà entre 125 et 150 grammes. « En revanche, pour les degrés (le sucre), la luminosité des mois d'été a permis une évolution normale. » rassure Daniel Lorson. Qui ajoute : « En fait, nous sommes en situation d'attente. Toutefois, la caractéristique des vendanges de l'année 2006 sera traduite par les écarts de maturité entre les différents secteurs. »
« Si le coup d'envoi est prévu entre le 15 et 18 septembre pour la majorité des crus, il est possible que nous démarrions avec le chardonnay vers le 8 ou 10 septembre dans le Sud-Sézannais ».
S.C.-P.
L'UNION REIMS du 30/08/2006

Bientôt une école de pétanque dans le quartier

Conscient qu'il faut penser à la relève pour les générations futures, Jean-Michel Gauthier avait annoncé, lors de la dernière assemblée générale de l'association Étoile Croix-du-Sud : « le bureau de la section pétanque prévoit d'ouvrir une école de pétanque pour les jeunes de 8 à 14 ans » .
Le projet se concrétise, en accord avec Pierre Agisson, président de l'Étoile : l'école sera animée par Jean-Michel Gauthier avec d'autres bénévoles à recruter, les cours auront lieu le mercredi de 14 à 16 heures sur le boulodrome de l'avenue Léon-Blum, et l'association pourra prêter des boules si nécessaire.
L'organisation est en cours, les entraînements pourraient démarrer dès le mois d''''octobre. L'association précisera en temps utile les jours et horaires d'inscription.
Pétanque-club de l'Étoile Croix-du-Sud - 5 avenue Léon-Blum (03.26.06.56.66.) -
L'UNION du 30/08/2006

On a volé le symbole de l'Amic'halles

La pierre ne payait pas de mine, un parpaing assez quelconque, mais pour l'association l'Amic'halles elle était le symbole de son combat pour la réintroduction du marché dans les halles.
« La première pierre des promesses non-tenues », posée le 6 juin 2005 devant les halles du Boulingrin a disparu. Impossible pour le président de l'association de dater précisément l'événement. « Je m'en suis rendu compte ce week-end », explique Pierre Longuet qui compte profiter de cet « événement » pour « réveiller les gens » et faire le point sur le dossier des halles.
L'UNION du 30/08/2006

Deux maisons de quartier fusionnent

L'ancienne structure Nova Villa, l'Espace La Neuvillette, a intégré l'association des Maisons de quartier en septembre 2005 avec, dès le début, la volonté de se rapprocher de la maison de quartier des Trois-Fontaines.
Après un an de fonctionnement et un centre de loisirs en commun depuis plusieurs mois, un seul nom sera donné à ces deux espaces dès le 1er septembre prochain : « La Maison de quartier Les Sources », espace Trois-Fontaines dirigé par Rachid Ramali, et espace La Neuvillette par Abdou Saadi. Cette fusion résulte d'une volonté exprimée par les adhérents et les bénévoles, au cours de plusieurs rencontres. Un conseil d'orientation regroupant les deux structures est à l'étude, et différents projets en commun vont voir le jour, principalement sur les temps forts des animations.
Par ailleurs La maison de quartier des Trois-Fontaines organisera, le dimanche 10 septembre prochain rue Auguste-Walbaum, sa brocante annuelle. Renseignements et inscriptions au 211, rue Paul-Vaillant-Couturier. Téléphone : 03.26.09.07.85.
L'UNION du 30/08/2006

7 à 8.000 personnes pour la der de Reims Vital'ado

Ils étaient finalement près de 8.000 dimanche à participer à Festiv'été au parc de Champagne à Reims. Pour cette journée clôturant l'opération Reims Vital'ado, ce sont les concerts qui auront drainé le plus de monde dont celui de Grégory Lemarchal, le gagnant de la Star Academy 4.
Jeux à l'amicale Jamin
L'amicale Jamin propose des jeux aux heures habituelles d'ouverture. Tarot, bridge, jeu de dames, d'échecs. tout pour satisfaire les amateurs. Les locaux sont situés 2, rue de Bétheny. Renseignements au 03.26.02.21.84.
L'Union 29/08/2006

Mumm : 1,5 M€ pour 19 personnes à moins 14 mètres

« Le chantier a été un cauchemar, il y a eu des surprises et le devis a gonflé. Mais la pilule est passée parce que nous voulions un circuit pédagogique ». La maison au cordon rouge est la seule dont le circuit de visite est agréé « établissement recevant du public ». Mais la maison a déboursé 1,5 M€ pour la mise aux normes et la réorganisation de son circuit.
Tout est parti, en 2003, de la volonté de créer une visite « pédagogique », « mais pas d'une injonction de la commission de sécurité », indiquent Olivier Cavil et Claude Ancillon. Le problème était de faire cohabiter « de 4 à 5.000 visiteurs par an » avec les techniciens du champagne, dans des lieux qui n'étaient pas prévus pour ça.
Autrement dit, une visite sur trois niveaux qui descendent à moins 14 mètres. L'équation était complexe : le premier niveau peut accueillir 7 groupes de 48 personnes, mais le troisième est limité à. 19 ! Il a donc fallu tout réorganiser.
« Nous sommes dans un système dérogatoire par rapport à la réglementation de 1980 car il ne s'agissait que d'une réhabilitation. Si on avait voulu cadrer avec la réglementation « EPR » au sens strict, il aurait fallu tout reconstruire. Trop cher. »
La direction a accepté d'investir pour 1,5 M€ pour un agrément « ERP » de 3e catégorie, qui permet de totaliser 656 personnes en simultané sur les trois niveaux. « Le risque le moins sûr est l'incendie, mais c'est lui qui coûte le plus. » Toutes les guides, intérimaires compris, ont reçu une formation de quinze jours en secourisme et action en cas d'incendie ou d'accident.
Un planning hebdomadaire organise tous les flux de visites, pour des circuits standardisés qui ont. réduit le nombre de guides.
Prochainement, un système informatique sera installé pour « gérer » les visites « en temps réel ».
J.-F.S.
L'Union 29/08/2006

Sécurité : menaces sur les visites de caves de champagne à Reims.
Les caves de champagne étant "des établissements recevant du public", les normes de sécurité sont de plus en plus exigeantes. Certains maisons hésitent à investir pour la conformité. Les circuits de visite pourraient en pâtir. La maison Mumm est la seule dont le circuit de visite est agréé "établissement recevant du public". Mais la maison a déboursé 1,5 million d'euros pour la mise aux normes et la réorganisation de son circuit.
L'UNION REIMS du 29/08/2006 (en page 3)

Bazancourt Bourse aux fournitures scolaires

Le conseil de parents d'élèves du collège Pré-Bréart de Bazancourt, organise une bourse aux fournitures scolaires, ouverte à tous, adhérents ou non. Ces fournitures, approvisionnées selon les listes proposées par les professeurs, sont vendues à prix coûtant.
Cette opération se déroulera, au centre culturel « La grange », rue Gustave-Haguenin, mercredi 30 août de 17 h 30 à 19 heures, vendredi 1er septembre de 17 h 30 à 19 heures et samedi 2 septembre de 10 heures à 12 heures.
Cartes de transport scolaire
Les cartes de transport, pour les élèves qui fréquenteront les établissements scolaires de Reims, seront délivrées à partir du 28 août, à la mairie du domicile, aux heures d'ouverture du secrétariat de mairie. Se munir des photos et le cas échéant du certificat d'inscription de l'établissement fréquenté.
L'Union 28/08/2006

SAINT-IMOGES 29e marché aux puces dimanche prochain

Six cents exposants, plusieurs dizaines de milliers de visiteurs, font du marché aux puces de Saint-Imoges la plus belle brocante de la région
C'est dimanche 3 septembre qu'aura lieu la 29e édition du célèbre marché aux puces de Saint-Imoges. Une manifestation qui attend six cents exposants et plusieurs dizaines de milliers de visiteurs. Aussi, d'immenses parkings peuvent accueillir des milliers de véhicules. La circulation sera interdite à l'intérieur du village de 9 à 19 heures et chaque visiteur aura tout loisir pour dénicher l'objet rare.
Une fréquentation justifiant des renforts de gendarmerie, 15 fonctionnaires de la communauté de brigades Dizy-AY, des réservistes et deux motocyclistes de la BMO de Reims, qui veilleront au bon déroulement de la manifestation. En outre, 15 sapeurs-pompiers du centre de secours de la communauté de communes seront mobilisés.
Grâce aux associations de la commune, il sera possible de se restaurer parmi plusieurs buvettes-alimentaires réparties dans le village. Pour mémoire, en 2005, tout le monde fut rassasié avec 600 kg de pomme de terre consommés en frites, près de 200 kg de viande et plus de 1.000 baguettes...
Des animations
L'organisation sans faille est toujours assurée par la commune et son comité des fêtes, avec la collaboration des associations locales. Quelque 150 personnes sont ainsi mobilisées pour accueillir les exposants, assurer la tenue des parkings et des buvettes alimentaires. Près de 600 marchands, brocanteurs, antiquaires, artisans, mais aussi particuliers envahiront les rues du village. Des chiffres qui font de la brocante de Saint-Imoges l'une des plus belles de la région... et il n'en faudra pas plus pour que, de 9 à 18 heures, Saint-Imoges connaissent la foule de chineurs, de badauds et de curieux.
Parmi les exposants, les visiteurs découvriront l'artisan bourrelier qui, devant le public, travaillera la matière, tous les articles étant cousus main.
Artiste peintre sparnacien, Bruno Leroy arpentera sans doute le marché aux puces à la recherche de portraits à dessiner au fusain et aux pastels, portraits qu'il réalise en un tour de main. Une attraction encore, avec les membres de la famille Cordellier, habitants du village, camelots de père en fils qui ne manqueront pas de bagout.
29e marché aux puces de Saint-Imoges, sur la RN 51 entre Reims et Epernay, dimanche 3 septembre de 9 à 18 heures. Renseignements à la mairie de Saint-Imoges 51160, tél. 03.26.52.87.92, fax 03.26.57.68.41, e-mail: mairie.st-imoges
L'Union 28/08/2006

C'est la rentrée à Croix-Rouge

Déconstruction La démolition des restes du centre commercial La Rafale commencée en juillet continue. En septembre, une entreprise spécialisée va entreprendre les opérations d'affaiblissement de la tour du 53-Taittinger, en vue de l'alléger au maximum. Les démolitions du parking G4 et de la place des Facultés ne commenceront qu'en octobre et jusqu'à la mi-novembre, avant le foudroyage de la tour Taittinger dans la deuxième quinzaine de novembre.
Belles parcelles L'association des jardins familiaux de Croix-du-Sud procèdera à la remise des prix du concours des plus belles parcelles 2006, dimanche 3 septembre à 10 heures, sur la rocade au virage avenue Léon-Blum et rue Joliot-Curie.
Concours de pétanque Jean-Michel Gauthier et ses collaborateurs de la section pétanque Croix-du-Sud organisent un concours de doublettes samedi 9 septembre à partir de 14 h 30 sur le boulodrome de l'avenue Léon-Blum (secteur Croix-du-Sud). Renseignements au secrétariat de l'association : 5 avenue Léon-Blum, par téléphone au siège (03.26.06.56.66.) ou sur le site http://www.etoilecroixdusud.com/
Artistes et brocante C'est dimanche 10 septembre que l'association Croix-Rouge animation et promotion organise sa brocante d'automne et son exposition « Artistes à Croix-Rouge » : brocante ouverte aux particuliers de 9 à 18 heures, sur le parking de l'hippodrome (à côté du bâtiment Acrap). Exposition « Les artistes à Croix-Rouge » ouverte aux habitants : peinture, modelage, décoration florale, sculpture sur bois, sculpture sur pierre... dans la salle polyvalente de l'Acrap, de 10 à 18 heures (entrée libre).
Sortie champêtre Les responsables de la section « Etoile Croix-du-Sud pétanque » organisent dimanche 17 septembre un repas champêtre sans concours, dans le but de resserrer les liens d'amitié et d'en créer de nouveaux.
Sortie pêche L'association de promotion de Pays-de-France organise une nouvelle sortie familiale pêche dimanche 24 septembre à Le Thour (Ardennes). Renseignements, allée des Picards (03.26.36.65.71.).
Fête du sport L'Acrap informe qu'elle participera activement à la fête du Sport, samedi 23 et dimanche 24 septembre, avec ses sections sportives, au parc Léo-Lagrange. Renseignements au 11 rue du président-Kennedy (03.26.06.39.54.).
Permanences MJC L'association MJC Croix-Rouge reprend ses permanences mensuelles en vue d'aider et d'assister les particuliers et les associations. Premier rendez-vous jeudi 28 septembre à 18 h 30, à l'Aquarelle (Pays-de-France).
L'Union 27 août 2006

Reims : des places de taxis inutiles mais qui rapportent à la Ville.
Les taxis ne s'y mettent pas et les automobilistes qui s'y garent par erreur se prennent des PV. Les nouveaux emplacements de taxis rue des Elus font l’unanimité contre eux.
L'UNION REIMS du 26/08/2006 (en page 3)

Fismes poursuit sa métamorphose.
Des projets comme s'il en pleuvait. La ville de Fismes poursuit sa métamorphose. Certains dossiers sont en voie d'achèvement. D'autres sont dans les cartons ou vont en sortir prochainement. Parmi ces dossiers : les giratoires, l'hôpital, la caserne des pompiers, la cantine, le collège, la gare, le lotissement, l'ancienne gendarmerie...
L'UNION MARNE du 26/08/2006 (en page D)

Une chaire en management du Champagne.
Reims Management School vient de créer une chaire en management du champagne avec le CIVC et les grandes maisons. Grâce aux expertises développées dans le cadre de ces recherches, les grandes maisons comptent former leurs cadres actuels aux nouveaux enjeux du secteur, préparer les compétences futures. Les professionnels de ce vin pétillant fourniront des sujets d'études et des cas pratiques pour les cours. (texte intégral)
LA TRIBUNE du 28/08/2006 (en page 25)

Les tamtams aussi font leur rentrée

Avis aux amateurs de percussions ! A partir du lundi 4 septembre l'association Art et Culture de l'Afrique de l'Ouest (Acao) prendra pour la saison 2006-2007 les inscriptions de tous ceux qui ont envie de découvrir ou approfondir l'art du djembé. Pour ce faire il suffit de se présenter au Ciam au 80, boulevard Lundy. Une plaquette est également disponible à la demander à la présidente Monique Dieuleveux. La reprise des activités se fera le lundi 18 septembre dans les locaux de l'école maternelle Adriatique (face au LEP) Europe.
Acao fête ses dix ans
C'est la dixième année que cette association tournée plus particulièrement vers le Sénégal propose ses animations. Pour fêter cet anniversaire elle concocte déjà quelques surprises. Mais en attendant, outre les cours de percussion pour enfants, jeunes et adultes animés par Amdy Seck, elle poursuivra comme l'an passé de multiples projets montés en partenariat avec différentes structures socioculturelles ou scolaires : intervention à Reims Vital Ado, dans certaines maisons de quartier, à l'école Galilée, à l'école de Hippodrome, ou encore au collège Robert-Schuman.
De même elle continuera son aide au développement dans une case communautaire (équivalent d'une école maternelle) de M'Bour, action soutenue financièrement par la Ville de Reims. Grâce à elle soixante jeunes écoliers ont vu leur école dotée de sanitaires et d'équipement pédagogique.
Enfin un nouveau stage est déjà programmé en juillet 2007, celui de cette année ayant permis à une vingtaine de stagiaires enchantés de découvrir sur place différentes pratiques artistiques comme la danse africaine, les percussions, la sculpture sur bois ou le balafon.
Renseignements au 03.26.06.30.05 ou au 06.70.22.10.50. Mail : acaoreims@free.fr. Site internet : acao-reims.org.
L'Union 26 août 2006

La maison des comtes de Champagne fermée par sécurité

Parce que les contraintes sécuritaires sont jugées « disproportionnées » par ses propriétaires, la maison des Comtes de Champagne est officiellement fermée.
En faisant construire sa belle demeure de la rue de Tambour au XIIIe siècle, Thibaud IV, comte de Champagne, ignorait que sept siècles plus tard, on parlerait de lui dans l'union.
Sa maison est l'un des rares édifices historiques rémois qui a survécu à la destruction de 1914/18. Rachetée au XXe siècle par une maison de champagne qui l'a mise à la disposition des Rémois, cette noble demeure se heurte aujourd'hui à la réglementation relative aux « établissements recevant du public ». A tel point que les propriétaires ont jeté l'éponge.
Né en 1201, Thibaud IV était donc un Comte de Champagne, fils de Blanche de Navarre qui assurera la régence en attendant sa majorité. Il passe les quinze premières années de sa vie à la cour du roi de France Louis VIII, choyé par Blanche de Castille.
Par la suite, il défend son comté face au Duc de Bourgogne, qui envahit la Champagne en 1229. L'armée de Blanche de Castille met un terme à cette guerre. Cinq ans plus tard, Thibaud devient roi de Pampelune, ville espagnole où il mourra en 1253.
Avant cela, en 1239, le comte de Champagne est choisi par le Saint-Siège pour mener une croisade. Il en revient en 41 avec un morceau de la « Sainte-Croix » qu'il dépose dans une église de Provins. Puis il se retire en Champagne, fait construire la maison de la rue de Tambour, où ses descendants s'installeront à l'occasion des sacres des Rois de France.
C'est cette même maison que Pierre Taittinger rachète en 1932, pour faire rimer patrimoine et champagne. La maison est utilisée pour des réceptions professionnelles, municipales ou associatives. Soit une quarantaine de manifestations, et de 4 à 5.000 visiteurs par an. Tous les trois ans, une visite de la commission de sécurité conduit ses propriétaires à la mettre aux normes.
Tour de vis
A chaque passage, indiquent-ils, d'importants travaux sont réalisés. Comme cet escalier de secours masqué par une cloison dans la salle de réception de l'étage, qui « tomberait » dans le porche en cas de besoin. Ce qui n'est jamais arrivé. Au total, « plus de 500.000 €» ont été investis dans la sécurité depuis quinze ans.
En 2003, tour de vis. Un « avis défavorable » est émis par la commission de sécurité. Il vise, entre autres, l'accès à la salle « des gardes » au rez-de-chaussée. La porte historique n'est pas dans le « bon » sens. Mais sa mise aux normes du XXIe siècle serait un pied de nez au respect du monument historique et entraînerait des aberrations dans l'aménagement. « On défigurerait la salle » résume un cadre.
Les propriétaires ont le choix : investir des sommes importantes ou renoncer. Ils ont choisi la seconde solution. Désormais, un membre du personnel spécialement formé accompagne les visiteurs. Parmi ceux-ci, sourit l'un des responsables, les. pompiers en congrès !
Prochainement, la « détection anti-incendie » sera complétée et une visite de la commission serait programmée le 19 septembre.
Mais « pas question de nous séparer de cette maison », conclut Pierre-Emmanuel Taittinger.
J.-F. Scherpereel
L'Union 26 août 2006

Très cher parking de la gare

70 centimes d'euros les 10 minutes, 3.5 euros l'heure. En gare centrale SNCF, le parking coûte aussi cher que l'uranium ! Un choix délibéré et assumé.
AU hit parade des coûts horaires de stationnement, celui de la cour de la gare centrale SNCF remporte de loin la palme.
Pour avoir le droit de s'y arrêter il faut en effet payer 70 centimes d'euros pour dix minutes, 1,50 euro les vingt minutes ; 2,10 euros la demi-heure ; 2,80 euros les 50 minutes ; 3,50 euros pour une heure et 4 euros pour deux heures. Et pas question d'y échapper durant midi ou après 19 heures. A Reims, le stationnement dans la cour de la gare est payant 24 heures sur 24 et 365 jours sur 365.
« C'est un peu fort de café » nous signale Françoise Duchozal, de Reims.. « A Reims il faut payer le prix fort alors qu'à Châlons-en-Champagne le stationnement devant la gare est gratuit. »
« Ce qui est embêtant » souligne un usager, « c'est qu'il faut payer d'abord, sans que l'on sache finalement combien de temps on va attendre le train qui peut avoir du retard. » Des usagers qui en ont marre d'être toujours des payeurs (lire par ailleurs).
Favoriser la rotation
Pour la société Effia qui gère ce stationnement, le prix demandé est sans doute élevé, mais il n'a qu'un objectif : « favoriser l'arrêt de courte durée, éviter le stationnement ventouse pour favoriser un stationnement le plus proche possible de la gare. Si à Châlons c'est gratuit, c'est parce que ce n'est pas le même mode de gestion. C'est la ville qui gère et elle fait ce qu'elle veut. A Reims le parking appartient à la SNCF et il fait partie de l'accès à la gare. »
Un coup d'œil sur le règlement de ce parking montre que l'opérateur, bien qu'il charge fort l'addition, n'accorde pas beaucoup de garantie à l'automobiliste.
« Le droit au stationnement n'est pas un gardiennage, la surveillance du parking se fait aux risques et périls exclusifs du conducteur qui renonce à tout recours. »
Effia précise aussi qu'elle n'est pas responsable des accidents et des éventuelles intempéries.
Attention, si vous dérogez au règlement (stationnement sur une place pour handicapé, à cheval sur deux emplacements, stationnement gênant), vous risquez de vous retrouver avec une pince d'immobilisation et vous devrez payer la note immédiatement pour reprendre votre voiture.
Plus drôle, il est précisé que « dans l'enceinte de ce parking il est interdit de fumer ! ».
A noter qu'Effia stationnement a été missionnée dans l'optique de l'arrivée du TGV Est européen pour réaliser un parking en silo de 895 places derrière la gare SNCF entre la rue Mignot et les deux halles.
« Ses tarifs seront en adéquation avec ce qui se pratique actuellement » prévient Effia. « Avec toute une gamme de prix, de l'heure à l'abonnement annuel. ».
Quant au stationnement dans la cour de la gare, on ne sait pas encore ce qu'il deviendra avec le projet de station multimodale prévue par Reims Métropole dans le cadre de la mise en place du tramway.
Alain Moyat
L'Union 25 août 2006

La locomotive est en bonne voie pour rester dans la gare

Offerte par la SNCF à la Ville, la locomotive « Wladimir » n'a aucune raison de quitter sa voie de garage en gare de Reims. Le TGV pourra la frôler sans encombre.
« La question pose le problème. ». A la direction du Développement de la SNCF à Reims, Serge Delouette est tout surpris par la question qui n'avait effleuré personne à ce jour. Que deviendra la vieille locomotive installée depuis près de 30 ans au fond de la grande halle ? La question se pose au moment où l'on prépare l'arrivée du TGV et que la gare est en plein travaux de rénovation et de réorganisation.
Artillerie lourde
En fait, c'est. à la Ville de Reims de réfléchir sur l'avenir qu'elle souhaite donner à cette locomotive de l'époque héroïque. Car la vieille dame de fer a été offerte par la SNCF à la ville en 1977. Ce cadeau a été suscité par l'ancien maire, Jean Taittinger. Dès 1973, en effet, ce dernier avait eu l'idée de présenter aux jeunes générations un symbole de la révolution industrielle. Son choix s'était porté sur cette locomotive « 140 C313 » et son « tender », construits en 1917 en Écosse. La France les avait achetés pour tracter l'artillerie lourde pendant la Grande guerre.
Une fois démobilisée, la loco reprendra du service sur les chemins de fer de l'Ouest. Elle passera aussi à l'Est après la nationalisation de la compagnie en 1938.
La suite de son histoire est celle d'une bonne locomotive à vapeur, dont la vie sera menacée au début des années soixante, avec l'électrification du réseau ferré. En 1962, elle était promise à la casse. Trois ans plus tard, on la retrouve à Trappes, où elle rouille. La locomotive de Reims sera retirée de la circulation officiellement en 1967. En 1970, elle est stockée au Mans. Le 10 juillet 1971, elle effectue un dernier grand voyage vers Chaumont. Nouveau voyage en 1974, vers Épernay, mais tractée par une loco plus récente. Sa restauration commence.
Jean Taittinger espère la remettre sur des rails. dans les Basses-Promenades de Reims. Les Rémois s'élèvent contre l'initiative et font plier le maire.
En 1977, une solution est enfin trouvée. La locomotive sera installée dans la gare de Reims, où elle arrive le 11 mars. Le maire la baptise du nom de l'un de ses fils, Wladimir. Elle n'a pas bougé depuis.
Voilà donc 30 ans que les voyageurs qui fréquentent la gare de Reims la regardent à peine. Certains s'en approchent, puisque la loco et son tender font partie du patrimoine touristique local.
L'arrivée du TGV pourrait-elle sonner une nouvelle fois le glas de l'existence de cette nonagénaire ? Non, répond Serge Lelouette. « A cet endroit, elle ne dérange pas. Elle est sur une voie de garage, dont la nouvelle organisation n'a pas l'utilité. Et puis elle fait partie de la vie de la gare. En revanche, si la Ville veut la déplacer. ».
La Ville loue l'emplacement pour sa loco à raison d'une soixantaine d'euros par an. De son côté, la SNCF est chargée, par convention entre les deux institutions, de nettoyer régulièrement la belle et d'en assurer l'entretien et la maintenance. Il n'est pas sûr que la convention soit appliquée à la lettre. Il est certain en revanche qu'une fois terminés les travaux de la gare, il faudra lui redonner un bon coup de jeune.
J.F.Scherpereel
L'Union 25 août 2006

Route de Reims : les travaux continuent

Les Béthnyats n'ignorent plus que la circulation route de Reims est coupée depuis plusieurs jours. « La route sera réouverte au 1er septembre ». C'est ce que précise Jean-Claude Mauduit, adjoint à la voirie.
Cela aura permis d'effectuer les opérations suivantes : défection de la voirie, création du rond-point, et création de la nouvelle voirie.
Puis, une fois que la route sera remise en circulation dans les deux sens comme à l'accoutumée, cela permettra la finition des trottoirs, ainsi que la mise en place de macadam tout autour.
Aussitôt suivra alors la création du parking de la salle polyvalente.
« On est dans les temps, tout sera donc terminé fin octobre, comme prévu » poursuit l'adjoint au maire.
L'Union 25 août 2006

7 à 10.000 personnes attendues pour Festiv'été

Programme exceptionnel dimanche pour la journée de clôture de Reims Vital'ado. Les organisateurs attendent 7 à 10.000 personnes au parc de Champagne pour assister notamment au concert de Grégory Lemarchal, vainqueur de la Star Ac 4.
Vingt ans cela se fête. Pour l'occasion, les organisateurs de Reims Vital Ado proposent dimanche une grande fête au parc de Champagne. Si cette manifestation est une tradition à chaque fin d'été, elle prend cette année une dimension particulière.
Contrairement aux éditions précédentes, elle se déroulera en effet un dimanche. De plus elle sera ouverte à tous avec un programme spécial vingtième anniversaire : 100 activités représentées, 350 animateurs et organisateurs présents toute la journée pour accueillir le public, 5 scènes de spectacles dont 1 dédiée au cirque sous chapiteau, 19 hectares d'animations sportives, artisanales, musicales, citoyennes, technologiques.
Des tubes de ces vingt dernières années
Pour la première fois un plateau spécial vedettes sera en place avec Gregory Lemarchal gagnant de la Star Académy 4, Elodie Frégé, Ze Pequeno, Edu del Prado, DJ Nono et Mathieu Del Barcella (de 17 h 30 à 19 h 30).
Une chorale réunissant 200 jeunes, parents et amis de Reims Vital'ado sera accompagnée des Maracas autour du thème : « 20 ans de chansons françaises » avec des tubes de ces 20 dernières années (titres de Daniel Balavoine, Alain Souchon, Yannick Noah, Laurent Voulzy, Jean-Jacques Goldman.).
Un espace cirque (élastique acrobatique, voltige équestre, cirque, magie) sera ouvert, tandis que les partenaires de l'opération proposeront des stands d'animations dans le parc de champagne.
A signaler aussi la présence, dans le cadre de l'opération Reims et l'Art Déco, d'un panneau géant de 7 x 2 m réalisé cet été dans l'atelier de l'école Blot sur le thème des transatlantiques.
Il sera également possible de profiter de l'occasion pour découvrir l'exposition temporaire en cours dans l'ensemble du site du Parc de Champagne : « Les Epouvantables » ou 22 épouvantails créés par des artistes plasticiens, designers, illustrateurs, jardiniers de la Ville de Reims.
Un petit train sera par ailleurs mis en place pour se déplacer dans le parc. Quant aux pique-niques ils pourront se faire sur tous les espaces laissés libres.
Si habituellement 3500 personnes se pressent au parc de Champagne pour Festiv'été, les organisateurs attendent cette année 7 à 10.000 visiteurs grâce aux concerts qui devraient faire venir du monde depuis Paris.
Pour mémoire, Reims Vital'ado a représenté sur les mois de juillet et d'août plus de 50.000 séances d'activités destinées à 2 .500 jeunes inscrits au total, habitant Reims et Bezannes. Et pour la première fois, ce dispositif est également proposé aux jeunes aux vacances de La Toussaint 2006.
Festiv'été, dimanche 27 août, de 10 heures à 19 h 30 au parc de Champagne. Entrée gratuite. Renseignements au 0.800.50.69.56 (appel gratuit depuis un poste fixe) et un site Internet spécifique (reimsvitalado.fr). Pour faciliter l'accès en bus : mise en place d'une navette des TUR spécifique « Théâtre/Parc de Champagne ». De 9 h 30 à 11 heures et de 15 heures à 19 h 30 : un bus toutes les 15 minutes. En dehors de ces horaires, un bus toutes les demi-heures.
L'Union 25 août 2006

Reims : un jeune décède lors d'une opération dite bénigne

Romain Gommene, 18 ans, ne s'est pas réveillé de son intervention, mardi, à la
clinique des Bleuets de Reims. Le chirurgien a déclaré à la famille qu'il avait
commis une erreur. Romain Gommenne, 18 ans, est décédé avant-hier à la clinique
des Bleuets.
Le matin même, Romain était en parfaite santé exceptée une petite varice sur son
testicule qu'il voulait faire disparaître avant la rentrée. L'opération avait
été fixée à son retour de vacances. Mardi. Comme l'intervention était
considérée bénigne, il devait ressortir dans la soirée.
« Le chirurgien qui l'a opéré nous a tout raconté spontanément. Il a reconnu que
c'était de sa faute », affirment Pierre et Christian Gommenne, les deux oncles
de Romain. « Avant on opérait ce genre de varice de l'extérieur en faisant une
petite cicatrice. Maintenant ils procèdent par l'intérieur en plaçant une
caméra ».
11 pour le sauver
C'est en perçant pour placer la caméra que l'acte fatal aurait été commis. « Le
chirurgien a trop forcé, nous a-t-il dit. Il a transpercé l'artère et la veine.
Un peu comme un couteau qui transperce un corps ».
Hémorragie immédiate. « Ils étaient 11 dans le bloc pour essayer de le sauver.
Comme l'opération n'était théoriquement pas sujette à risque, il n'y avait pas
de réserve de sang sur place. Il a fallu 30 minutes pour le faire venir mais
ils nous ont dit que même si le sang avait été là, cela n'aurait rien changé.
Ils ont utilisé 19 poches de sang mais n'ont pas réussi à stopper l'hémorragie.
Le sang repartait aussitôt ». Le cœur a fini par lâcher.
Romain, gamin de Taissy venait d'avoir son bac. Il sortait du lycée Saint-Joseph
à Reims et avait réussi le concours d'entrée à l'école de commerce de Reims
qu'il allait intégrer à la rentrée. « C'était un enfant particulièrement
gentil. Un passionné d'oiseaux ».
Si la famille de Romain a décidé de rendre son drame public, c'est pour qu'il
n'arrive plus : « Pour que jamais un autre jeune soit victime de la même chose.
Surtout qu'on nous a dit que c'était déjà arrivé. On veut qu'ils mettent tout en
œuvre pour que le même accident ne puisse se reproduire. Jamais. Ce sera notre
seule consolation ».
Catherine Frey

Le chirurgien n'a pu être joint.
La clinique retranchée derrière le secret médical
Le directeur de la clinique des Bleuets à Reims, Jean-Claude Berquet, se garde
bien de commenter le geste du chirurgien qui a opéré Romain : « Toute
l'opération et ce qui s'est passé pendant figure dans un dossier médical soumis
au secret. Il a été révélé à la famille dans son intégralité, libre à elle de le
révéler ou pas. En aucun cas il ne m'appartient d'en divulguer un seul mot ».
Même pas le mot erreur : « C'est un mot qu'il appartiendra ou pas à un expert de
prononcer. Pas à moi ». Quant à la fréquence de ce genre de drame : « Ce n'est
jamais arrivé chez nous mais j'ai connaissance de dossiers semblables ».
L'Union 24 août 2006

Ils se battent pour leur cité

Les habitants de la cité du dépôt SNCF à Neufchâtel bataillent pour leurs
maisons. Ils accusent la société HLM de laisser le patrimoine à l'abandon pour
les pousser à partir.
Mireille va bientôt fêter ses 80 ans. Elle les fêtera chez elle rue
Fosse-Jean-Fat. Dans sa maison de la cité SNCF où elle vit depuis 1959 quartier
Neufchâtel. Et pas ailleurs. Même si un morceau de poutre se détache
dangereusement de sa toiture : « Jamais j'irai habiter ailleurs ».
René Reibeleine non plus. « Mon cercueil sortira d'ici ». Et pas d'à côté.
Surtout pas d'un pavillon neuf comme ils ont construit en face. Ils, c'est la
société d'HLM, filiale de la SNCF qui gère le quartier. « Ce qu'ils veulent,
c'est qu'on parte tous pour tout raser et faire leur camelote de pavillon à la
place qu'ils loueront trois fois plus cher ».
René paie environ 200 euros de loyer. « C'est pas beaucoup mais le quartier a
été créé pour ça. Pas pour les riches ».
« Et hop, au tribunal »
La cité du dépôt date de 1923 et cela se voit sur les toitures, sur les volets,
les fenêtres et sur les murs. Le quartier manque d'entretien. « Ils ne veulent
rien faire. Exprès pour qu'on s'en aille », dénonce René. Lui a trouvé la
méthode : « Maintenant, à chaque fois que je veux obtenir des travaux, je fais
venir un huissier et hop, au tribunal. C'est pas si cher un huissier et il n'y
a que comme cela que ça marche ».
Moins virulent mais tout aussi tenace, René Thueux bataille pour son toit. « Il
faut les harceler en permanence pour obtenir quelque chose ». Il vient d'avoir
le passage du couvreur venu repérer les travaux à faire. Bon signe. « Sauf
qu'un autre est déjà venu il y a six mois sans que rien ne se passe. Quand on
demande, ils ne répondent jamais non mais ne font pas ».
« On est si bien ici »
A Robert Fischer, ils ont dit non : « J'ai demandé un aménagement pour ma femme
handicapée. Juste une marche à faire disparaître. Ils n'ont pas voulu ».
Jean-Marc et Armelle Poirier sont de ceux qui font eux-mêmes. « Tant pis si
nous ne sommes pas propriétaires, nous faisons des travaux d'amélioration tant
que nous pouvons ». Par amour. « On est tellement en colère de voir que la cité
va disparaître. On y est si bien. C'est honteux ». « S'ils avaient entretenu
régulièrement les crépis. S'ils avaient changé les fenêtres, les maisons
seraient aujourd'hui en bon état ».
Le quartier aurait pu être préservé, pensent-ils tous. Comme les cités-jardins
du Chemin-Vert : « C'est un morceau de patrimoine qu'ils laissent se délabrer.
Pourquoi le maire ne nous classe-t-il pas comme le Chemin-Vert l'a été ? ».
Les pavillons qui vont pousser n'auront jamais le charme de cette vieille cité
de cheminots. Tous ses habitants le savent.
C'est ce qui les désole.
Catherine Frey L'Union 24 août 2006

Tinqueux Avenue Bonaparte : la deuxième phase des travaux enclenchée

Le réaménagement de l'avenue Bonaparte démarré en juin dernier s'est achevé, pour sa première phase, voici quelques jours, et déjà utilisateurs et riverains apprécient ce changement, même s'il est vrai que ces travaux perturbent quelque peu les riverains et commerçants.
La deuxième phase est enclenchée, et le planning d'avancement se trouve un peu allongé, ceci en raison des différents gros orages, qui se sont abattus début juillet.
Les services techniques de la ville prévoient de rendre à la circulation, la totalité de l'avenue fin septembre début octobre. Il restera alors à parfaire quelques finitions, vasques, arbres, etc ...
Du côté de la Maison des associations, la construction se poursuit...
Livraison prévue printemps 2007.
L'Union 23 août 2006

Concerts d'orgue à la basilique Saint-Remi

Apres avoir fêté l'an dernier les cinq ans de l'orgue créé par Bertrand Cattiaux, outre la série des Dominicales, l'année 2006 honorera trois musiciens et compositeurs. Wolfgang Amadeus Mozart pour les 250 ans de sa naissance (1756), Maurice Duruflé (pour les vingt ans de sa disparition) et enfin Vincent Paulet, compositeur rémois contemporain.
Le programme
Dimanche 10 septembre : Dominicales à 18 heures avec Maud Gratton, jeune prix d'orgie du conservatoire de Paris, lauréate du concours de Bruges et jeune soliste 2005 des radios francophones publiques dans un programme autour de Grigny, Bach, Mozart, Alain, Messiaen et JL Florentz. Entrée libre, participation souhaitée.
Dimanche 17 septembre : A 18 heures en conclusion de l'Avenue de l'orgue et dans le cadre des journées du Patrimoine, l'organiste compositeur Jean Guillou, titulaire du superbe instrument de Saint-Eustache (Paris) offrira un récital consacré aux œuvres transcrites pour orgue de Mozart, avec une incursion moderne à travers une de ses œuvres et une improvisation.
Entrée : 12€ et étudiant : 8€.
Samedi 23 septembre : A 20 h 30 hommage à Maurice Duruflé. Le chœur rémois Ars vocalis, dirigé par Hélène Le Roy et le chœur aixois Madrigal Chor dirigé par Hans Leenders se joindront dans un hommage à Duruflé avec le célèbre Requiem, version avec orgue, des motets a capella et des œuvres d'orgue de cet émouvant musicien parisien, organiste de Saint-Étienne du Mont au quartier latin. En plus des motets de Vytautas Miskinis et des psaumes de Cyrillus Kreeke.
Entrée : 12€ et étudiant : 8€.
Dimanche 8 octobre : Dominicales à 18 heures avec Tobias Willi, suisse alémanique, élève de Guy Bovet et Olivier Latry, finaliste à Chartres qui proposera un programme alternant musique de la Renaissance (Racquet, Titelouze, Du Cauroy) et moderne (Leguay, Aubertin, Paulet) ainsi que Jean-Sébastien Bach.
Entrée libre, participation souhaitée.
Évocation musique et lumière
Le son et lumière proposé par l'association à l'intérieur de la basilique aura lieu les samedis jusqu'au 1er octobre. Durée 45 minutes. Entrée gratuite.
Pour toutes informations complémentaires, Tél. 03.26.04.07.70 et 03.26.82.79.34. Site Internet : www.orgues-saint-remi-reims.com Pour adhérer à l'association : 16€- Soutien : 32€.
L'Union 23 août 2006

Reims reçoit la fine fleur du short-track français

Reims abrite depuis le 14 août un stage destiné à la fine fleur du short-track français.
Les participants ont entre 13 et 17 ans et tous font partie de l'équipe de France développement. « Ces athlètes sont sur la liste ministérielle sportive de haut niveau.
On les prépare pour diverses compétitions internationales, essentiellement les championnats du monde juniors », explique Ludovic Mathieu, coordinateur. Parmi eux il y a Serge Plancher et Xavier Charpentier qui sont champions du monde juniors relais.
Ce système de regroupement existe depuis trois ans. Il a été mis en place par la Fédération française de sports de glace dans le but de préparer très tôt les jeunes patineurs pour les Jeux olympiques, et dans un deuxième temps pour concurrencer les Asiatiques (Coréens et Chinois notamment) qui sont l'élite mondiale de la discipline. Au programme des stagiaires : glisse, appui, transfert du poids du corps... Des fondamentaux techniques qu'essaie d'affiner Serge Plancher, originaire de Gagny et champion du monde juniors relais : « Je suis là pour entretenir mon niveau et l'améliorer, et avoir différents avis sur les méthodes à appliquer sur la glace. »
Pour la vice-championne de France élite, Adeline Marini, « Ce stage ressemble à ceux qu'on a habituellement sauf qu'on est beaucoup, et puis il y a une ambiance de groupe qui permet d'aller plus loin dans les entraînements ».
L'Union 23 août 2006

L'aqueduc romain de Reims mis au jour

Enfin ! Les archéologues viennent de mettre au jour une portion complète de l'aqueduc romain qui amenait à Reims l'eau de la Suippe. La découverte a été faite sur le site de la Croix-Blandin à l'est de Reims.
Cet ouvrage amenait l'eau de la Suippe à Reims depuis Jonchery-sur-Suippe, via un parcours souterrain de 44 km. Christian Lantenois Des centaines de tranchées ont dû être faites avant de tomber sur l'aqueduc.; « Cet ouvrage, bien que situé en milieu rural, est l'un des plus grands monuments antiques de la ville de Reims jamais découvert », soulignent Michel Kaspryk, archéologue à l'Institut national de recherches archéologiques préventives, et Olivier Brun, de la Direction régionale des affaires culturelles. Christian Lantenoi
« Cela faisait 150 ans que des gens travaillaient dessus. On imaginait beaucoup de choses sur la structure de cet aqueduc, mais jamais on n'avait pu réellement l'observer ». Michel Kaspryk, archéologue à l'Inrap (institut national de recherches archéologiques préventives), et Olivier Brun, de la Drac (direction régionale des affaires culturelles), ne cachent pas leur satisfaction.
Dans le cadre du diagnostic archéologique préventif réalisé sur le site de la Zac Croix-Blandin, à l'est de Reims, une portion complète de l'aqueduc romain de Reims a été découverte la semaine dernière. Une première pour cet ouvrage enterré de 44 km qui amenait à Reims l'eau de la Suippe depuis Jonchery-sur-Suippe.
« Si le parcours de l'aqueduc est déjà bien connu, de nombreuses questions restaient encore sans réponse, notamment parce que, l'aqueduc étant construit en pierre, les matériaux ont été au cours des siècles en grande partie récupérés », explique Olivier Brun. « On supposait ainsi qu'il était couvert d'une voûte sans que l'on n'ait jamais pu le confirmer. Là on a tout, notamment les parois, la pierre meulière et les grandes dalles en calcaire qui sont sur le fond. Ce sont ces dalles qui étaient souvent récupérées ».
La découverte sur la Zac Croix-Blandin revêt donc bien un caractère exceptionnel. « Cet ouvrage, bien que situé en milieu rural, est l'un des plus grands monuments antiques de la ville de Reims jamais découverts ». Les experts situent sa construction et son exploitation entre 0 et 300 après Jésus-Christ. « L'aqueduc devait alimenter les thermes de Reims, les bains publics et les habitations des gens aisées ».
Il aura fallu trois semaines de diagnostic avant de tomber sur l'ouvrage, enterré à 1,5 m environ. « Nous travaillons au départ avec une pelle mécanique en réalisant des tranchées de manière régulière sur l'ensemble de la zone. Au total, nous avons ainsi appréhendé 10 % de la superficie, soit 600 tranchées. Puis en fonction de ce que nous observons, nous allons plus loin ou pas ». Hier, de nouvelles tranchées ont été faites dans la continuité de celle où l'aqueduc entier a été découvert. Au premier coup d'œil, l'archéologue décèle quelque chose. La craie, qui forme le sol de cette plaine est entrecoupée par une masse noire. « Une ancienne tranchée de 14-18 », explique-t-il. « Par contre cette seconde partie plus réduite doit correspondre à l'aqueduc ». C'est le cas. L'endroit est alors dégagé petit à petit à la pelle.
La phase de diagnostic qui se termine dans quelques jours sera suivie dans plusieurs mois d'une fouille plus approfondie. Les parties complètes d'aqueduc seront alors analysées pour mieux comprendre le fonctionnement de ce monument antique. Le planning n'est pas encore défini. Il dépendra principalement des contraintes de l'aménageur.
G. A.-T.
L'Union 22 août 2006

Le bon docteur Kack Kack est parti

On disait de lui qu'il était le médecin des pauvres. Joseph Kack Kack est décédé, jeudi dernier, à l'âge de 67 ans.
Dans son quartier à Pays de France, la nouvelle a suscité beaucoup de tristesse. Plus de 200 personnes se sont réunies dimanche après-midi dans la salle François-Mauriac pour se recueillir et lui rendre hommage.
Ils le peuvent bien. Joseph s'est occupé d'eux pendant 30 ans dans son cabinet de l'avenue Bonaparte. Et quand certains n'avaient pas les sous pour le payer, il soignait et oubliait de demander l'argent. La vocation, il l'avait avec un V majuscule. La comptabilité passait après.
Joseph le Camerounais n'avait rien quand il a débarqué en France à 24 ans. Il s'en souvenait. Grâce aux bourses, à sa détermination et à son courage, il a réussi à faire ses études de médecine.
S'il s'est installé à Croix-Rouge au début des années soixante-dix, c'est par choix. Il a eu le temps de voir le quartier évoluer. En bien et en mal. Il l'a toujours aimé même si le docteur bien aimé avait fini par prendre sa retraite au début de cet été. En partant tranquille puisque ses deux fils allaient reprendre le flambeau. Deux de ses cinq enfants chéris qui ont déjà eu la douleur de voir disparaître leur mère, il y a une vingtaine d'années.
S'il était en retraite, Joseph n'avait pas pour autant l'intention d'être au repos. « Mon père avait pour projet de poursuivre la médecine au Caméroum et d'ouvrir un hospice là-bas », précise Laurent Kack Kack.
Une malencontreuse chute l'en empêche à jamais. « Il est tombé chez lui. La chute a en quelque sorte réveillé une ancienne fracture qui dormait dans sa tête. Conséquence d'un accident qu'il a eu avec maman ».
Joseph s'est couché avec sa fracture, il a fait une hémorragie dans son sommeil. Et ne s'est pas réveillé. Son hospice au Cameroum, ce sera aux enfants de l'ouvrir. Certain qu'il va les guider dans ce sens depuis là où il est parti.
Ses obsèques seront célébrées demain à 15 heures, en l'église de Loivre.
C.F.
L'Union 22 août 2006

Villers-Allerand Encore deux podiums pour le club athlétique

Les jeunes sportifs du Club athlétique de Villers-Allerand et Montchenot ont encore brillé ce week-end à Mont-d'Origny.
En minimes, Lauriane Philippe est première des 2.000 m en 8'32s.
En vétérans, Francis Philippe est également premier des 10 km en 39'03 et 6e au scratch sur 65 classés.
Ce sera bientôt la rentrée officielle pour le club qui reprendra ses entraînements le premier mercredi de septembre. Le renouvellement des licences se fera des le 1er septembre. Tous les athlètes du club changeront de catégorie.
Pour ceux qui désirent venir au club s''adresser à M. Denis Boulanger, 36 RN 51 à Montchenot.
Tél. 03.26.97.61.14
L'Union 22 août 2006

Cormontreuil Anniversaire du maquis de Chantereine

Le comité de la section UNC et le comité du souvenir du Maquis invitent à assister à la cérémonie du 62e anniversaire du maquis de Chantereine qui aura lieu le samedi 26 août à 10 h 30 sur le site de la commune de Champlat-Boujacourt, près de Chaumuzy (parcours fléché à partir de Champlat.
Cérémonie décalée
« Cette cérémonie a été décalée au samedi pour permettre d''être plus nombreux ce jour-là et de libérer les porte-drapeaux pour le lendemain, car il y a beaucoup de commémorations où ils doivent être présents » explique le président de la section UNC, Claude Viéville.
Rappelons qu'un enfant de Cormontreuil, Philippe Coutiez, figure parmi les victimes de ce massacre.
Le 28 août 1944 eut lieu un affrontement entre Allemands et maquisards faisant onze morts et six blessés parmi les cent seize défenseurs français.
Rassemblement à 9 h15 devant la mairie pour se grouper dans les voitures
L'Union 22 août 2006

Des boues de Forbach incinérées à Reims

Ce n'est qu'un essai, mais l'information mérite d'être explicitée. A la demande de Reims Métropole, l'usine d'incinération des déchets rémoise Rémival va brûler des boues de la station d'épuration de Forbach.
La communauté d'agglomération Reims Métropole est-elle en passe de trouver une solution à son problème de stockage de boues non conformes générées par sa station d'épuration toute neuve ?
Si la réponse est loin d'être affirmative, la collectivité s'active enfin semble-t-il pour trouver des remèdes. Dernière action en date : on vient d'apprendre dans un document officiel que l'usine d'incinération d'ordures ménagères et assimilés rémoise Rémival, vient d'obtenir l'autorisation de brûler 45 tonnes de boues séchées venant de la station d'épuration urbaine de Forbach (Moselle). Des boues considérées comme des déchets industriels banals.
« Il n'y a là rien d'étonnant » affirme Jérôme Roussel, directeur de Rémival qui nous renvoie aussitôt sur le service communication du groupe Véolia. « Nous agissons à la demande de Reims Métropole. Il n'y a rien de pérenne et cela se fait en toute transparence. »
Mais quel rapport peut-il y avoir entre une noria de camions faisant près de 250 km au départ de Forbach pour amener des boues séchées de Moselle et la station d'épuration de Reims ? « La vérification d'un process que nous aimerions mettre en place à Reims » répond Emmanuel Debaty, directeur de l'activité déchets à la communauté d'agglomération de Reims. Explications.
Demande d'autorisation temporaire
« Nous voulons vérifier si le process utilisé par Forbach pour sécher les boues de sa station d'épuration selon un procédé solaire, (pour faire simple, sous serre avec soufflage d'air pour éviter les odeurs), est efficace et pourrait être utilisé pour traiter nos boues non conformes » explique le spécialiste. « Des boues qu'il nous faut mettre en centre d'enfouissement technique alors qu'on préférerait les incinérer dans un souci de valorisation énergétique. »
Voilà pourquoi nous avons demandé l'autorisation de brûler sous contrôle 45 tonnes de boues venant de Forbach.
Il a fallu demander l'autorisation à la Drire car si la société Rémival a été autorisée à poursuivre l'exploitation de son unité d'incinération, la direction des actions ministérielles a bien stipulé que « conformément au plan d'élimination de la Marne, les déchets devaient provenir prioritairement de l'ensemble des communes de la Marne et des déchets industriels banals produits dans ce département. Comme ce n'est pas le cas, une demande officielle a été faite. »
Le conseil départemental d'hygiène a donné un avis favorable le 8 juin dernier confirmé en juillet par la sous-préfecture. Un arrêté temporaire de six mois a été pris pour effectuer cette expérience d'ici la fin de l'année.
45 tonnes sous contrôle
Reste que cet essai doit être fait dans des conditions bien précises.
Le service des installations classées de la Direction régionale de la recherche et de l'environnement doit être prévenu dans les 72 heures de la réception des 45 tonnes de boues séchées de la station urbaine de Forbach.
« Les dangers et inconvénients de cet essai peuvent être prévenus par des mesures complémentaires et le temps de l'incinération une surveillance doit être opérée avec analyse des rejets gazeux, de métaux, de dioxines et de furannes. Les mâchefers issus de l'incinération devront être isolés et caractérisés. »
Reste à souhaiter que la commission locale d'information et de surveillance chargée de superviser la mission de Rémival fasse savoir publiquement les résultats de ces analyses.
Alain Moyat
L'Union 21 août 2006

Muizon

Forum des associations
Le prochain forum des associations se déroulera le samedi 9 septembre de 14 à 18 heures au gymnase de Muizon. L'occasion de découvrir, de se renseigner et de s'inscrire dans une des nombreuses associations.
Brocante
Les inscriptions pour la brocante du dimanche 17 septembre se dérouleront du vendredi 25 août au samedi 16 septembre, le vendredi de 16 à 19 heures et le samedi de 9 à 12 heures (local du comité des fêtes, 7, rue de la mairie).
L'Union 21 août 2006

La BA 112 perd l'un des siens

La Base aérienne de Reims vient de célébrer les funérailles de l'un des siens, en la personne de l'adjudant-chef Jean-Pierre Coste. Affecté en 1994 à la BA112, il travaillait au sein du commandement, au bureau « Prévention base ».
Charentais d'origine, M.Coste s'était engagé, en 1976, à l'âge de 16 ans, d'abord à l'école de Saintes, l'année suivante au service de l'armée de l'air. Sous-officier de carrière, dans le personnel au sol, il s'était spécialisé dans la photographie.
Après Cazaux, il intégrera un escadron de reconnaissance à Strasbourg et arrivera à Reims lors du transfert de cet escadron de la capitale alsacienne dans la capitale champenoise. Il a participé à de nombreuses opérations extérieures en Arabie Saoudite, au Congo, en Turquie, à Djibouti, etc. Il était d'ailleurs médaillé pour son action dans la guerre du Golfe et pour celle en ex-Yougoslavie.
A 46 ans, Jean-Pierre Coste était marié et père de deux enfants. l'union présente ses plus sincères condoléances à ses proches et à ses collègues de la base.
J.-F.S.
L'Union 19 août 2006

La Poste : « Ce n'est pas normal »

Contacté, le service presse de la Poste reconnaît qu'il n'est pas normal qu'une lettre envoyée de Reims. à destination de Reims puisse mettre autant de temps pour arriver.
« Le fait que Mme Demalvoisine ait indiqué le N° 14 de la rue du Chalet au lieu du 18 n'explique pas ce retard » assure M. Drujon. « Le facteur connaît sa tournée, le nom des personnes de la rue et souvent rectifie de lui-même. Il n'y a pas d'explication et c'est un cas isolé. »
Pour la Poste qui constate qu'à un moment le courrier est revenu dans le circuit, il arrive que du courrier reste en souffrance parfois au cours du process de distribution. « Vu qu'il y a de la manipulation manuelle, une lettre peut rester coincer entre deux casiers. Le risque zéro n'existe pas. »
Désolé pour cette Rémoise, le responsable de la Poste rappelle que chaque jour 700.000 plis sont distribués sur le département dont du courrier parfois mal adressé, mal libellé et que « les postiers rectifient d'eux mêmes. »
Sur l'argumentation de Mme Demalvoisine qui estime qu'il n'y a pas de différence de délai entre un timbre vert et un rouge, le responsable Poste n'est pas d'accord, même s'il reconnaît que parfois « une lettre acheminée avec un timbre à tarif réduit peut très vite parvenir à son destinataire. »
A.M.
L'Union 19 août 2006

Du blé rose empoisonné contre les rats de ville

A Reims, c'est le service d'hygiène qui collecte les demandes de dératisation des particuliers. Cette année 91 Rémois ont déjà reçu la visite des dératiseurs.
Chacun peut acheter, dans le commerce, des produits pour exterminer les rats. Mais à Reims, le service d'hygiène et de santé coordonne les demandes des particuliers et sous-traite à la Camda (chambre d'agriculture) la dératisation des cours et maisons rémoises. Le dératiseur vient tous les 15 jours au bureau d'hygiène chercher la liste des domiciles à inspecter.
L'intervention est gratuite pour les particuliers, payante pour les entreprises et les commerçants. « Les organismes HLM ont leurs propres services de dératisation, » indique M. Barthélemy, du service d'hygiène. « S'ils nous appellent, nous nous occupons tout de même des égouts. »
En 2005, le service d'hygiène et de santé a comptabilisé 170 interventions chez des particuliers, 12 dans des écoles, et 61 dans des parcs et autres bâtiments municipaux. En 2006, 91 particuliers ont déjà fait appel au service d'hygiène ainsi que trois écoles. Vingt interventions ont eu lieu dans les parcs et bâtiments municipaux. « Régulièrement, le service de dératisation passe place d'Erlon, à la Comédie, au parc Schneiter, à Léo-Lagrange. »
Pas de tapette agrémentée d'un morceau de fromage pour attirer les rongeurs : les spécialistes utilisent un raticide « sur blé » rose fluo. Il s'agit d'un « anticoagulant qui contient de l'amérisant qui donne un goût très amer pour quiconque en mangerait. L'anticoagulant ne tue pas le rat sur le coup. En général, c'est le chef des rats qui vient goûter, s'il meurt instantanément, les autres ne toucheront pas au blé. Les rats sont des animaux intelligents. »
Aux particuliers qui souhaitent dératiser eux-mêmes leur cour d'immeuble, M. Barthélemy conseille de « placer le raticide dans une coupelle, au pied des murs, et le cacher pour qu'il ne soit accessible ni aux enfants, ni aux animaux. »
Morsures
A Reims, le nombre de rats semble stable. « Il y a eu quelques problèmes il y a quelques années de cela, place d'Erlon, mais cela venait surtout des restaurateurs qui mettaient n'importe comment leurs poubelles, » explique le Dr Marie-Christine Bonnet, médecin directeur du service d'hygiène et de santé. « Actuellement, il peut y en avoir qui sortent en raison des nombreux travaux qui les dérangent. Les rats sont attirés par la nourriture, ils mangent de tout, même le plastique des sacs poubelle. Ils peuvent grimper partout, y compris aux murs. Certains en trouvent même dans la cuvette de leur WC. »
Le médecin rassure tout de même : « le rat ne viendra pas vous attaquer si vous ne faites rien. » Mais le cas échéant « il faut consulter un médecin. Les rats - comme d'autres animaux - peuvent être porteurs de maladies sérieuses comme la leptospirose. » Et si « par mégarde, quelqu'un ingère du raticide, il ne faut rien lui donner à boire ou à manger, et appeler rapidement le centre antipoison ».
Patricia Buffet
Service communal d'hygiène et de santé, 33 bis rue Laurent-Déramez, tel. 03.26.35.68.70 ou 71.
L'Union 19 août 2006

Elle demandait une auxiliaire de vie : sa lettre a traîné plus de huit mois

Le train des augmentations de l'été n'est pas du goût de Danielle Demalvoisine, de Reims qui nous écrit.
« La pilule est dure à avaler. Après l'électricité, on nous annonce que le timbre va encore augmenter de un centime d'euro. Pourquoi ? Le courrier ne sera pas mieux acheminé » assure-t-elle. Vous en voulez la preuve. Jugez plutôt.
Etant sur liste rouge téléphonique et ayant un besoin urgent d'une auxiliaire de vie, Danielle Demalvoisine, 59 ans, demeurant rue Maurice Pelthier avait posté le 26 octobre 2005 une lettre à une professionnelle demeurant rue du Chalet. « J'avais bien mis un timbre rouge censé être plus rapide », précise-t-elle.
Un courrier qui se promène
« Mon interlocutrice m'a appelée quelques longs mois plus tard au téléphone. Elle ne comprenait pas bien mon propos car elle a reçu la lettre le 5 juillet dernier seulement ! Autant de temps pour faire quelques milliers de mètres. A pied, cela aurait été bien plus rapide, si je n'avais pas été handicapée. Je n'ai pas vu l'enveloppe, mais ma correspondante m'a signalé avoir vu entre autres sur l'enveloppe un tampon d'Aix-la-Chapelle. C'est vrai que l'Allemagne n'est pas si loin et que Reims est jumelée avec cette ville, mais quand même ! »
Mme Demalvoisine qui reconnaît avoir adressé son courrier au numéro 14 de la rue du Chalet alors que sa correspondante habite au N° 18 ne comprend tout de même pas ce retard. Et elle explose.
« Honte au service public »
« Malgré ses publicités, on ne peut plus compter sur La Poste » regrette Mme Demalvoisine. « Avec les multiples grèves tout au long de l'année, les facteurs qui passent vers midi, les boîtes aux lettres supprimées, celles qui restent relevées à 14 et 16 heures pour la plupart des bureaux. On ne peut pas tout faire par Internet et tout le monde ne peut encore se permettre d'avoir Internet. Les Français n'auraient jamais dû accepter le système à deux vitesses et si tout le monde s'était entendu, tous les courriers timbrés en vert au lieu du rouge, La Poste aurait bien été obligée d'acheminer le courrier. Car rouge ou vert cela ne change souvent rien.
Mais que les lecteurs soient rassurés. Quand Mme Demalvoisine a vu qu'on ne lui répondait pas, elle a fait appel à une autre auxiliaire de vie. Qui lui donne d'ailleurs toute satisfaction.
Alain Moyat
L'Union 19 août 2006

D'Erlon en large

Dommage
Les vacances s'arrêtent-elles à la mi-août à Reims ? C'est en tout cas ce que l'on pourrait croire en voyant que les animations proposées aux enfants place d'Erlon ont plié bagage il y a quelques jours. Tant pis pour ceux qui ne partent pas en vacances en août ou ceux qui de retour auraient aimé prolonger les festivités. Ils devront attendre le mois de juillet prochain.
L'Union 19 août 2006

Cormontreuil pas de fête sans Cornibus !

Non ! Les ballots de paille livrés à l'Espace Loisirs Jeunes ne sont pas destinés à quelque élevage. Ajoutez un peu de grillage, quelques palettes, un zest d'ingéniosité et un peu d'huile de coude. et vous obtiendrez, Sa Majesté Cornibus 2006 !
En 2001, le comité des fêtes arrête. « Il a fallu faire face, si on voulait que la fête continue d'exister. J'ai pris en charge les jeux pour enfants, le feu d'artifice, la recherche des groupes d'animation et orchestres » déclare Patrice Carlier, qui a repris le flambeau avec quelques autres, Corinne Godbillon, Virginie Tambour et Christian Maujean -animateur sono des jeux- laissant à la mairie la gestion des forains. Cette « bande des quatre » a commencé la préparation des festivités des 9 et 10 septembre, aidée pour la construction du célèbre bonhomme de bois et paille par les jeunes de l'ELJ, sous la houlette de Greg qui a déjà son idée pour le thème. (Motus !).
« Cette année, nous distribuerons des lampions supplémentaires tout au long du parcours de la retraite aux flambeaux. Le « maillage » de la commune permet de traverser le plus grand nombre de rues » précise Patrice qui aurait souhaité que les jeunes reprennent un peu le flambeau, et lance : « Si des Cormontreuillois ont envie de donner un coup de main, notamment pour les jeux du samedi après-midi, nous les accueillerons bien volontiers ! »
L'Union 19 août 2006

Rilly sur la toile

« Situé à une dizaine de kilomètres de Reims, Rilly-la-Montagne est un charmant village où l'histoire et la tradition se mêlent étroitement. » Ainsi débute la visite du site internet mis en ligne depuis peu par la commission animation.
Un site qui fourmille d'informations fort utiles. Où l'on apprend ainsi que Rilly compte 1.080 habitants. Le terroir couvre 851 hectares dont 312 de vignes et 342 de forêt.
Outre le plan du site, on peut y trouver les comptes rendus des réunions du conseil municipal ; la vie des écoles maternelle, primaire, collège ainsi que l'école catholique Jeanne-d'Arc, les centres aérés.
Les services publics y sont référencés : mairie, poste, SNCF, assistant social ainsi que les informations sur la santé, les banques, les commerces ou encore la collecte des ordures ménagères ou la déchetterie.
Le tourisme et les loisirs ne sont pas oubliés avec l'espace culturel, le village fleuri, les sentiers de randonnée et l'aire de pique-nique ; les équipements sportifs ou encore l'église Saint-Nicolas et ses vitraux.
Dans l'annuaire sont répertoriés les nombreux vignerons locaux, les entreprises, associations et commerces. Egalement très utiles, les démarches administratives. Enfin, la galerie photos permet de découvrir quelques moments de la vie rilloise.
Une mine d'informations utiles sur un site agréable et où l'on peut surfer à loisir. Une adresse toute simple : http://www.rilly-la-montagne.fr
L'Union 19 août 2006

En bref

Amicale Jamin
L'amicale Jamin tient une permanence le lundi de 17 à 19 heures, 2 rue de Bétheny.
Les inscriptions seront prises pour les activités suivantes : badminton, basket, gymnastique, karaté, pétanque, football, tennis de table, randonnée, pom-pom girls, œnologie, tarot, bridge, belote, jeu de dames, échecs et pyramide.
Appel aux dons
La Croix-Rouge, pour équiper les locaux rénovés, recherche portants, étagères, meubles hauts. réfrigérateurs et congélateurs et un maximum de vêtements d'hiver.
Pour donner, téléphoner au 03.26.86.22.33 ou au 06.72.17.30.16.
Chambre des forces de vente
Les permanences de la chambre des forces de vente se tiennent à la maison des syndicats boulevard de la Paix, le lundi de 14 à 17 h 30, le mercredi toute la journée sur rendez-vous, le samedi de 10 à 12 heures.
L'Union 19 août 2006

Allocation de rentrée : 64.000 foyers concernés dans la région

30.223 familles dans l'Aisne, 13.647 dans les Ardennes et 20.088 dans la Marne ont reçu hier l'allocation de rentrée scolaire (ARS) dont le montant a été porté cette année à 268,01euros par enfant. Le nombre d'enfants concernés dans nos trois départements est sensiblement le mme que l'an dernier. En 2005, ils avaient touché 263,28euros. Ils sont environ 3 millions d'allocataires en France à bénéficier de cette aide bienvenue pour équiper écoliers, collégiens et lycéens à la veille de la rentrée. Les associations familiales dont l'Union des familles laïques ont déjà dénoncé l'insuffisance de son montant. Elles se basent sur le coût réel estimé des dépenses exigées par la scolarisation. Environ 175euros pour un écolier, 300euros pour un collégien et le double, soit 600euros, pour un lycéen. Des chiffres qui comprennent l'achat des fournitures scolaires dont les manuels (gratuits à l'école et au collège, mais pas au lycée), mais aussi les vtements.
Pas assez
Les conditions d'attribution de cette allocation sont inchangées. L'ARS est versée aux familles dont les ressources n'excèdent pas 17.299euros nets pour un enfant à charge, 21.291euros pour deux enfants, 25.283euros pour trois enfants. Pour chaque enfant supplémentaire, il convient d'ajouter 3.992euros.
Les bénéficiaires de prestations familiales ont touché automatiquement cette aide. En revanche, les familles ayant un seul enfant à charge et non allocataires doivent en faire la demande. L'allocation de rentrée scolaire concerne les enfants de 6 à 18 ans. Pour exemple, dans les Ardennes, il s'agit de 21.998 enfants pour 13.647 foyers et pour la Marne de 32.078 enfants pour 20.088 foyers. Elle est versée tout de suite pour les enfants de 6 à 16 ans. Pour ceux qui ont entre 16 et 18 ans, il convient de fournir dès la rentrée un certificat de scolarité.
L'Union des familles laïques a d'ores et déjà demandé que l'ARS soit portée à 330euros minimum et à 763euros pour les élèves des lycées professionnels. Lesquels sont souvent originaires de foyers aux revenus modestes.
F.K.
Pour plus d'informations faites le 0.820.25.25.25 (1,118euro la minute) ou connectez-vous sur le site Internet de la caisse d'allocations familiales : www.caf.fr
L'Union 18 août 2006

Place Myron-Herrick : le sens interdit est définitif

Au début de l'été, les automobilistes qui fréquentent le centre-ville ont été surpris de ne plus pouvoir tourner à droite sur la place Myron-Herrick en venant du cours Langlet. Cette mesure est définitive. Un arrté municipal pris ces derniers jours le confirme.
Aussi, le panneau provisoire qui barre l'entrée de la place sera-t-il mis aux normes cette semaine. Désormais, seuls les transports en commun auront droit de passer par cette place. Seront également autorisés les riverains des rues de Talleyrand et du Clou-dans-le-fer.
Reste à savoir si des contrôles seront opérés pour empcher les resquilleurs de passer.
Plan de circulation
Cette mesure est liée aux travaux lourds qui seront menés dans le secteur dans les mois et les années à venir.
Elle a permis de limiter la circulation des véhicules légers en prévision de la fermeture de la rue Chanzy en son début. Cette dernière sera de nouveau praticable d'ici à fin novembre.
La rue de Talleyrand prendra la suite en 2007, pour des travaux de rénovation.
Ensuite, un plan de circulation spécifique sera mis en place en lien avec la création du tramway de Reims.
Enfin, les automobilistes n'auront plus accès au parvis de la cathédrale.
Quant aux bus des Tur, ils reprendront leur cheminement normal en fonction de la fin des travaux de ces chantiers successifs.
J.-F. Scherpereel
L'Union 18 août 2006

Tinqueux : les caravanes envahissent le terrain de foot

Est-ce les vendanges qui approchent qui font que le terrain de football situé près du cimetière des « Grévières » à Tinqueux est occupé depuis quelques jours par une cinquantaine de caravanes des gens du voyage, qui y sont rentrés après avoir rebouché une tranchée qui ceinturait ce terrain ?
Un regroupement qui ne fait pas que des heureux dans le périmètre à en croire les appels reçus en mairie.
Une procédure d'expulsion a été engagée auprès du tribunal de grande instance de Reims et une issue devrait voir le jour très prochainement.
L'Union 18 août 2006

Tinqueux Gestion des transports : la colère du syndicat Sud

La réponse du vice-président de Reims Métropole à une famille aquatintienne qui s'étonnait de ne plus bénéficier de subvention pour la carte junior des Tur a offusqué le syndicat Sud qui monte au créneau.
Dans une récente édition (l'union du jeudi 10 août) et sous l'intitulé : « Transport plein pot pour des parents de lycéens », M. et Mme Ricart, de Tinqueux, s'étonnaient que leur fille n'ait plus le droit cette année à une subvention pour la carte junior des Tur depuis que la gestion des titres scolaires a été transférée de la préfecture à Reims Métropole.
La réponse et les arguments de Bernard Desoize, vice-président de la structure intercommunale n'a pas plus du tout au syndicat Sud de la ville de Reims qui réagit.
« Une vision rétrograde »
« La lecture de ces réponses suscite un sentiment unanime de rejet, de dégoût et de condamnation qui traduisent la mise en place d'un service public intercommunal à plusieurs vitesses, une volonté de recul social, un mépris pour les familles, les enfants et les salariés, une vision réactionnaire (dans le sens d'un recul en arrière), une remise en cause de la liberté de circuler déjà bien entamée par le fleurissement des horodateurs. »
Pour Sud, « c'est parce que Reims Métropole est asphyxiée financièrement (est-ce dû au coût réel du tramway cumulé à une imprévision en matière de recettes fiscales ?) qu'elle fait feu de tout bois pour réduire les dépenses de fonctionnement. La fin du remboursement du titre de transports à certains élèves dans des conditions identiques à l'an passé a pour conséquence pour certaines familles de voir leur budget transport scolaire multiplié par dix. (NDLR : pour la famille Ricart dont le domicile est à moins de 5 km du lycée Arago, on va leur demander de payer 25€ par mois contre 25€ par an.)
La forme et le fond
Les réponses de M. Desoize ont choqué Sud sur la forme et sur le fond quand il dit notamment : « Ces gens ont eu de la chance durant plusieurs années. C'est fini [.] Ils se conduisent comme des bébés qui n'ont pas ce qu'ils demandent. Ils veulent grappiller [.] Quand j'étais écolier, certains faisaient des kilomètres pour venir à la campagne. Quand on est jeune, trois kilomètres ce n'est pas fatiguant. »
« De tels propos sont une remise en cause de tous les acquis sociaux » s'insurge le syndicat Sud. « Qui peut accepter sans broncher 1.000 % d'augmentation ? » Quand on connaît les risques encourus par les piétons, certaines villes annoncent au contraire la mise en place de transports publics gratuits pour sécuriser notamment les lycéens et les collégiens. A Reims Métropole, on préfère faire des économies de bout de chandelle sur fond de gabegie comme le logo.
Nous ne sommes plus en 1930 ou 1940. Les positions de M. Desoize sont en contradiction avec les objectifs annoncés de Reims Métropole à savoir augmenter l'usage des transports publics urbains et la mise en place du Plan de déplacements urbains.
« Outre que la décision de Reims Métropole conduira à aggraver les inégalités sociales, la vie sociale des enfants en sera affectée » conclut le syndicat. « Car le bus n'est pas qu'un moyen de transport. Il permet de participer à la vie sociale en se rendant à des activités culturelles (bibliothèques) sportives et autres. »
Le syndicat Sud exige le rétablissement du système antérieur.
Alain Moyat
L'Union 17 août 2006

Louvois Un retour à la nature à la ferme traditionnelle de Vertuelle

Située entre Louvois et Verzy, sur la pittoresque route des faux, la ferme de Vertuelle a réouvert ses portes depuis deux ans. L'occasion de découvrir « une ferme traditionnelle avec les animaux de la basse-cour, les moutons, les chevaux, les ânes. une ferme, tout simplement » comme l'affirme ses propriétaires, Brigitte et Jérôme Collard. «  Nous avons aussi constitué une collection de volailles en voie de disparition, pas assez rentables puisque ne sachant pas couver, mais des poules qui constituaient nos basses-cours il y a un siècle, de véritables beautés qui ravissent petits et grands  » poursuit Jérôme.
C'est ainsi que l'on peu découvrir des poules « Brkel », « Appenzéloise », « Phœnix », « Padou », « Denizli », « Brahmas », « Bourbonnaise », « Nègre soie », « Faverolles » qui a permis de créer « La Meusienne », etc... Le tout sur un site de quarante-deux hectares entouré de forts au cœur de la Montagne de Reims. Et Jérôme Collard d'affirmer : «  Ici on ne veut pas détruire ce qui n'existe nulle part, pour construire ce que l'on voit partout »
Régulièrement des groupes d'enfants, de personnes âgées, des familles, des individuels, marquent un arrt au cœur de la ferme. Ainsi, lundi 14 août, une vingtaine de personnes de l'Office rémois de personnes âgées (ORPA) ont passé une partie de la journée à la ferme : visite sous la conduite de Jérôme Collard et pique-nique sur place. Des visiteurs enchantés de retrouver la ferme d'antan comme l'affirmait Helga : «  Ici on vit au ralenti, on retrouve la liberté »
« Ferme de Vertuelle, entre Louvois et Verzy, ouverte les mercredis et vendredis de 14 à 19 heures et les week-ends de 11 à 19 heures et tous les jours de 14 à 19 heures pendant les vacances scolaires. Tél. 03.26.57.07.02.
L'Union 17 août 2006

Francis Méano, buteur du grand Stade de Reims

Les tracto-pelles détruisent la tribune Méano à Delaune. Pas de panique, la prochaine tribune honorera encore le nom de ce grand champion mort accidentellement à l'âge de 22 ans.
Mais qui était donc ce Méano dont on a donné le nom à une tribune du stade Delaune ? Posée par un jeune supporter, la question méritait bien une réponse qu'il ne nous apparaît pas inutile de livrer dans nos colonnes au moment où les tracto-pelles abattent la première tribune baptisée du nom de ce joueur prodige.
Au Stade d'août 1949 à juin 1953
Originaire de Miramas (Bouches du Rhône), le jeune Francis Méano signe en 1949 au Stade de Reims. Déjà international junior à Aix-en-Provence (il avait remporté le trophée d'Amsterdam) Méano le sait : « Le Stade de Reims n'est pas qu'un simple employeur, c'est un drapeau. » International militaire, puis titulaire de l'équipe de France B et A dans la mme année, (il joue contre la Yougoslavie en coupe du monde à Florence), Méano ne manque pas son arrivée. Il marque onze buts dans le championnat 1949-1950 et Reims termine à la 3e place. Mieux, il marque un but remarquable lors de la finale de la coupe de France jouée contre le RC Paris. Et Reims conquiert sa première Coupe avec Penverne, Batteux, Jacowski, Paul Sinibaldi, Bini, Petitfils, Marche, Appel et Méano.
Bien que victime d'une fracture du péroné, Méano réussit à marquer neuf buts au cours de la saison 1950-1951. Il en marque quinze la saison suivante dont deux en Coupe. Reims termine 4e du championnat.
La saison 1952-1953 restera inoubliable. Méano score onze fois dans un championnat de France remporté par le Stade de Reims. La mme année le club remporte la Coupe Latine grâce notamment à Méano qui marque deux buts.
Le drame
Alors qu'il se prépare à retourner en vacances à Miramas avec sa jeune épouse Josiane (né Tourneur) qu'il a épousée le 19 mai à la cathédrale de Reims, Francis Méano est victime d'un terrible accident le vendredi 26 juin 1953 entre Witry-lès-Reims et Isles-sur-Suippe.
Trop grande vitesse ? Défaillance d'un conducteur ? La Traction Citroën conduite par José Ségura et dans laquelle ont pris place Francis Méano, son épouse, son père Lucien ; Antonio Abenoza, goal à Troyes, sa fiancée et un employé de M.Ségura percute un camion des pompes funèbres Péchenard. Le choc est abominable. La collision fait six morts. Sous l'orage, les sauveteurs, la police ne peuvent plus rien pour secourir les victimes : Francis Méano, son épouse, son père, Abenoza et sa fiancée et M.Beauvais, de Boult-sur-Suippe.
Obsèques grandioses à la cathédrale
Le monde du football est endeuillé. Une chapelle ardente est mise en place dans l'abside de la cathédrale où les trois corps de la famille Méano sont placés. Kopa, Tremplin, les frères Sinibaldi organisent la veillée. Le lundi suivant, plusieurs milliers de personnes suivent les funérailles célébrées par Mgr Marmottin. On reconnaît autour des cercueils, Victor Canard, président du Stade, Henri Germain, président technique ; Roger Marche, capitaine de l'équipe de France de football. Sitôt l'office dans un convoi salué par des centaines de Rémois le long du chemin, les corps de Francis, Josiane et Lucien Méano arrivent à la gare Clairmarais où une délégation de cheminots de Miramas est chargée de rapatrier les victimes dans leur région d'origine.
Le Stade de Reims l'avait promis : il n'oublierait jamais Francis Méano.
Il a tenu parole. Quand une nouvelle tribune a dû tre refaite pour remplacer celle datant des années trente, il lui a donné le nom de Méano. Un nom qui sera donné à la nouvelle tribune construite en face la tribune Germain.
Alain Moyat
L'Union 17 août 2006

La vie des clubs Reims patinage de vitesse : un trophée encourageant

Disputé le week-end dernier à Chamonix, le trophée Quaglia vient de sourire à Reims patinage de vitesse.
Au général, Véronique Pierron (senior) et Elodie Breteché (junior) se sont classées respectivement 2e et 3e.
«C'était pour nous un test d'évaluation des trois premiers mois d'entraînement. Déjà on était partis dans le but de rapprocher le groupe rémois, et ça nous a permis de préparer les premières tactiques de la saison prochaine et de confronter nos athlètes avec les meilleurs français et étrangers», confie Ludovic Mathieu, entraîneur.
Et d'ajouter: «Tous ont battu ou égalé leur record sur toutes les distances qu'ils ont courues, c'est encourageant pour les jeunes qui font ces performances en milieu de saison».
En terre chamoniarde, Véronique Pierron, elle, étrennait une nouvelle catégorie: «C'est la première fois que je participe à cette compétition comme senior ; le niveau était plus difficile; je me sentais bien physiquement, on a eu une semaine de repos juste avant.»
L'union 16 août 2006

Pivoine impatiente de revenir à Reims

L'opération La campagne à la ville se déroulera du 13 au 16 septembre autour du thème : « L'agriculture, un poumon pour notre planète terre ». Parmi les invités, Pivoine, une vache de 23 ans, star des précédentes éditions.
NOM : Pivoine. Âge : 23 ans. Sexe : féminin. Race : Salers. Comme chaque année depuis douze ans, cette vache originaire des Ardennes devrait tre une des vedettes de l'opération La campagne à la ville qui se déroulera du 13 au 16 septembre dans le centre-ville.
Organisée notamment par les Vitrines de Reims, cette manifestation a pour but de mettre en valeur le terroir sous toutes ses formes. Une occasion que ne raterait pour rien au monde Pivoine. « On ne peut plus se passer d'elle à La campagne à la ville ! », s'amuse Gilles Gambier son propriétaire. « C'est la coqueluche. Elle plaît à tout le monde. Une année, j'avais amené d'autres vaches, mais ce n'était pas pareil ».
Et il est vrai que la bte à des arguments. Imposante, elle a des cornes en forme de guidon de vélo de montagne, d'un mètre trente à un mètre quarante d'envergure. « Tout le monde veut les toucher. Et puis il y a aussi sa cloche. Si je ne la mets pas, on me fait des remarques », poursuit l'éleveur ardennais. Pivoine ne raterait pour rien au monde une édition de La campagne à la ville. « Elle est heureuse à Reims », souligne Gilles Gambier. « C'est une calme. Elle a l'habitude de l'événement. Elle n'a pas besoin de préparation particulière. Elle est au parc toute la saison, puis trois-quatre jours avant, elle reviendra à la ferme ».
Le 13 septembre, Pivoine devrait donc tre une fois de plus au rendez-vous.
Elle ne sera certes pas la seule car on attend des moutons, cochons, chèvres, volailles et autres lapins mais nul doute qu'elle volera la vedette à la plupart de ces congénères.
Malgré ce succès, ne lui demandez pas de rester plus longtemps à Reims. Quatre jours loin de sa terre ardennaise et voilà déjà la nostalgie qui la guette. « A chaque fois elle est contente de repartir », avoue son propriétaire. « Quand le camion arrive le samedi pour la rechercher, elle est particulièrement excitée. »
G. A.-T.
L'union 16 août 2006

Le boulevard Dauphinot

De la firme Soremam Electrolux, spécialisée dans la production de fours encastrables, qui a fermé ses portes en mars 2005, laissant sur le carreau 244 salariés, il ne reste qu'un morceau de cheminée.
Sur un site de 22 hectares englobant Electrolux et l'autre friche industrielle Remafer, un projet de 600 logements est prévu à l'horizon 2012.
Le boulevard porte le nom de Jean Dauphinot (1821-1889), manufacturier, maire de Reims de 1868 à 1871, député et sénateur de la Marne.
Il se fit remarquer par son courage lors de l'occupation allemande qui se prolongea jusqu'en novembre 1871.
L'Union 16 août 2006

Stationnement : les mauvaises surprises du mois d'août

La ville de Reims s'est attaquée au stationnement. Zone rouge en centre-ville, nouveau prix pour les parkings. Des nouveautés à noter pour éviter les mauvaises surprises.
A leur retour de vacances, certains riverains du centre-ville ont eu des surprises au moment de garer leur voiture. Les parkings ont changé de prix, le stationnement en zone rouge a augmenté, des horodateurs ont été installés dans plusieurs rues. Depuis le 1er août, la ville déploie son nouveau dispositif de stationnement.
Parcs de surfaces
« Les parcs de stationnement étaient divisés en trois catégories : les courtes, moyennes et longues durées. Aux vues de l'utilisation des parkings, on a décidé de supprimer la moyenne durée qui était peu fonctionnelle » explique Florence Mobuchon, adjointe à la voirie.
Les parcs Clovis, Comédie et Roederer sont donc passés en longue durée. Ceux de Jamot-Belle Tour, Leclerc et Foch en courte durée. Le but : optimiser leur fonctionnement et le rendre plus clair.
Et c'est simple : si un automobiliste stationne deux heures sur un parc à courte durée, il lui en coûtera 2.40 € contre 1 euro pour un parc à longue durée ! Les différences sont flagrantes. Mieux vaut donc tre attentif quant au parking sur lequel on s'engage. Par exemple, les parcs Roderer et Foch situés d'un côté et de l'autre des basses promenades : Roederer est classé longue durée, Foch, courte durée.
Alors faire quelques pas en plus pour rejoindre le centre-ville peut tre rentable pour le portefeuille !
Centre-ville
A tous les coins de rue du centre-ville, les automobilistes croiseront un horodateur surmonté d'un panneau « zone rouge ».
Deux heures de stationnement au maximum pour une somme de 2.80 €, c'est 10 centimes de plus par rapport au précédant tarif et peu de temps pour les courses. « La ville n'avait pas augmenté le prix du stationnement depuis 2001. On reste au niveau des villes les moins chères de France. Installer une courte durée de stationnement va aussi permettre une rotation plus importante des voitures. Augmenter le rythme des entrées et sorties est un atout pour l'activité économique du centre » explique Florence Mobuchon.
Tarifs résidents
Pour les résidents, pas d'inquiétude.
La ville a prévu un tarif spécial de 2 euros par jour pour un stationnement sur n'importe quel parc. Il suffit d'en faire la demande à la mairie en se munissant d'un justificatif de domicile et de la carte grise du véhicule.
A venir
Les habitants des rues Brûlée, Pol Neveu, d'Anjou, des Jacobins, Boulard, Marlot et une partie de la rue Voltaire ont vu, durant le mois, fleurir des horodateurs et panneaux « zone verte ». Ce nouveau périmètre zone payante entrera en vigueur dès septembre « C'est une demande de certains riverains qui en avaient assez de voir devant chez eux des voitures ventouses rester des jours sans libérer les places » explique Florence Mobuchon.
A.-L. Fournier
« Zone verte » : ce nouveau périmètre zone payante entrera en vigueur dès septembre.
L'Union 16 août 2006

Stade Delaune : la tribune Méano détruite par grignotage

Depuis quelques jours les grutiers de France Démolition détruisent la tribune Méano au Stade Delaune. Fin septembre la place sera nette pour reconstruire une nouvelle tribune qui portera le mme nom.Avec sa pince et son couteau la pelle grignote le béton et coupe les ferrailles. Christian LANTENOIS; On creuse les trous pour mettre les pieux qui supporteront la tribune Robert-Jonquet
Les spectateurs du match Reims-Metz ont déjà pu s'en apercevoir.
Cette fois ça y est, les professionnels de France Démolition attaquent la tribune Méano située face à la nouvelle tribune Henri-Germain. A coups de tracto-pelles, ils vont faire disparaître les 12.000 tonnes de béton et les 10 tonnes de ferraille qui ont été utilisées pour construire cette belle tribune sur laquelle ont vibré tant de Rémois, applaudissant les exploits des footballeurs du grand Reims dont le regretté Francis Méano, joueur prometteur tué accidentellement sur la route entre Witry-lès-Reims et Isles sur-Suippe le 25 juin 1953.
« Nous avons du travail jusqu'à la fin du mois de septembre » explique Bruno Guillaume, de l'entreprise spécialisée dans la déconstruction.
« Pour ce chantier nous utilisons une pelle de 35 tonnes avec un bras de 21 m, une pelle VRH avec un marteau piqueur pour détruire les morceaux de béton, une pelle godet pour le terrassement et une pelle prolongée par une pince à béton munie en bout d'un couteau pour couper les ferrailles.
Tous les jours ce sont quatre à cinq camions qui évacuent les gravats au fur et à mesure de l'avancée du chantier. »
Dès la semaine prochaine, pour grignoter la partie arrière de la tribune sans polluer la Vesle, l'entreprise va poser des barges de la largeur du cours d'eau et de la longueur des travées.
Pendant ce temps, juste à côté, les travaux de construction de la tribune Robert-Jonquet ont déjà commencé avec le creusement des trous à la forière pour la pose des pieux qui supporteront la nouvelle tribune.
Vendredi lors du match contre Montpellier, le public pourra mesurer un peu mieux l'avancée des travaux.
Alain Moyat
L'Union 14 aoû 2006

Zac de Bezannes : les fouilles repoussées

C'est le lundi 7 août que devaient débuter les fouilles archéologiques sur le site de la Zac de Bezannes. Pourtant, sur place, aucun archéologue, ni vestige en vue. La raison ? « Des problèmes techniques », selon l'Inrap, l'institut national des recherches archéologiques préventives en charge des fouilles, qui ont contraint à repousser le grand chantier au lundi 4 septembre.
Une nouvelle qui n'a guère réjoui Jean-Pierre Belfie, maire de Bezannes et vice-président de Reims métropole. « Le 1er août lors d'une réunion, l'Inrap nous a annoncé que les fouilles étaient reportées, rappelle le maire. Or Reims métropole et l'Inrap avaient convenu d'un calendrier précis. Toutes les entreprises en charge des travaux sur cette zone sont sur le pont depuis le 31 juillet. Elles ont démarré où elles pouvaient et ont laissé le site des fouilles tranquille. Le 4 septembre, c'est trop tard, d'autant que des entreprises sont programmées ! »
Le préfet de région alerté
L'inquiétude du maire est palpable. Et pour cause : fouilles repoussées signifient travaux (des deux routes d'accès à la nouvelle gare) retardés. Or l'inauguration de la gare Champagne-Ardenne TGV- Reims-Bezannes est prévue le 10 juin 2007. « Si les fouilles n'ont pas débuté le mercredi 16 août, on ne sera pas prt pour le jour J », constate amèrement M. Belfie.
Face au délicat de la situation, le maire a alerté le préfet de région Champagne-Ardenne, Philippe Deslandes, qui quelques jours après, faisait le déplacement. « Je quitte M. Deslandes à l'instant, nous confiait M. Belfie jeudi dernier en fin de journée. Il est venu sur le site, a visité Bezannes, ses infrastructures, les chantiers routiers et de la gare. Pour vous dire tout l'intért qu'il porte à ce projet ! Je tiens à souligner sa réactivité et je l'en remercie ».
Selon le maire de Bezannes, le préfet a pris contact avec les services de l'Inrap. Il compte sur lui pour « essayer de faire avancer les choses », car sinon, « ce sera trop tard ».
L'Union 14 août 2006

Effets sur l'immobilier : info ou intox ?

Le TGV attire-t-il avec lui les Parisiens dans la Région ? Avec Paris à 45 min, on est en droit de s'interroger. La cité des sacres deviendrait-elle, à J-300, le nouvel Eldorado des Parisiens désireux de se mettre au vert ? Pas sûr.
C'est pourtant l'idée qui trotte dans la tte de nombre d'habitants et que véhiculent certains médias. En réalité, la situation a l'air nettement moins utopique. comme l'explique Jacques Hazart, président de la chambre syndicale Marne-Ardennes FNAIM, qui représente 60 agents immobiliers de la Région : « Actuellement, on constate, avec mes confrères, qu'aucun Parisien n'achète à Reims. L'effet TGV, je n'y crois pas, mme quand il sera là ». Selon M. Hazart, un Parisien n'habite pas à Reims. « Il est trop habitué à la capitale et à ses avantages ».
Alors, si les amoureux de Paname ne migrent pas en Champagne pour y vivre à longueur d'année, n'y viennent-ils pas y implanter leur résidence secondaire ? « Non plus », affirme le spécialiste. « Pour eux, la résidence secondaire n'est pas à plus de 40 ou 50 km de Paris. Un secteur qui s'arrte vers Château-Thierry. Mes confrères du secteur concerné confirment : de nombreux Parisiens sont installés dans la Vallée de la Marne. »
Nouveaux quartiers en vogue
Pour compléter son analyse, Jacques Hazart se remémore l'arrivée de l'A4 à Reims. Une arrivée qui avait suscité le mme enthousiasme. « On nous avait dit la mme chose, on n'a vu personne. Mme l'autoroute n'a pas eu un attrait important. »
Claire Waïda, directrice de l'agence immobilière du mme nom, au contraire, constate que quelques Parisiens commencent à prospecter dans le coin « pour se faire une idée ». Mais en aucun cas ils n'ont déjà montré le bout de leur nez. Sauf évidemment en cas de mutation. « Ils n'ont aucun intért à déménager maintenant, souligne-t-elle. Ils chercheront réellement début 2007 pour s'installer une fois que le TGV sera là. Il y aura forcément un effet TGV ».
Seule certitude, les prix de l'immobilier rémois ont flambé depuis 3 ans. « De 30 % » selon M. Hazart. Effet TGV là encore ? « Plutôt une question d'offres inférieures aux demandes », s'accordent à dire Claire Waïda et Thomas Humbert de Marcille Immobilier. « C'est la conjoncture de la France entière », complète Jacques Hazart.
Mais Claire Waïda ajoute : « Le centre-ville a beaucoup augmenté, et le prix du m2 dans le quartier Clairmarais a explosé, alors qu'il n'avait pas du tout la cote auparavant ».
La carte des quartiers en vogue est en train de changer. Coïncidence ou pas, les prix progressent plus vite autour de la gare.
L'Union 14 août 2006

Cormontreuil Les vacanciers se produisent

Les jeunes vacanciers se sont produits devant leurs parents.
Les vacances se poursuivent au sein du centre de loisirs du Sivom sur des thèmes différents. La semaine passée (sur le thème de la région Rhône-Alpes) s'est clôturée par un petit spectacle donné par les enfants en présence de leurs parents.
Les jeunes se sont ainsi produits devant une belle fresque représentant une bande dessinée. Tous, sauf les campeurs qui revenaient de leur petit séjour à Saint-Mihiel.
Cette sympathique soirée a également permis aux animateurs de discuter avec les parents.
« Ma fille s'est bien plu cette semaine au centre, peut-elle revenir la semaine prochaine ? » demandait une maman. Que tous se rassurent, il reste des places pour les semaines à venir, avec de nouvelles activités.
Les inscriptions ont lieu en mairie, sachant qu'un accueil péri C.L.S.H. peut tre ue 18 heures.
L'Union 14 août 2006

Fismes Carrefour du Point du Jour :
patience.Cela fait plusieurs jours que les riverains n'ont plus vu d'ouvrier s'affairer sur le carrefour.
En effet, l'entreprise chargée des travaux est en vacances annuelles, ils ne redémarreront qu'à la fin du mois. Contactée à ce sujet, la mairie indique que le plan de marche se poursuit comme prévu, le cahier des charges est respecté : il reste environ trois semaines de travail. Des améliorations ont été apportées aux trottoirs afin que la sécurité des piétons soit optimum.
L'Union 14 août 2006

La basilique Saint-Remi retrouve la lumière

«La console manuelle qui permettait de gérer le système était morte à 90%», explique Xavier de Marsac de l'association Renaissance de Saint-Remi. Il était samedi soir aux commandes de la nouvelle console numérique avec Thérèse Landragin. Daniel BALBO; 150 personnes étaient présentes samedi soir pour la reprise d'Évocation Musique et Lumière
 Tout n'est certes pas encore revenu à la normale. Le clocher et le monnayeur ne fonctionnent en effet toujours pas mais, depuis samedi soir, la basilique Saint Remi a retrouvé son spectacle de son et lumière.
L'installation avait été détruite par la foudre dans la nuit du 5 au 6 juillet dernier obligeant l'association Renaissance de Saint-Remi à annuler les représentations gratuites qu'elle donne chaque samedi soir d'été dans la basilique.
« La console manuelle qui permettait de gérer le système était morte à 90 % », explique Xavier de Marsac présent aux manettes samedi soir en compagnie de Thérèse Landragin. « Dès lors, il a fallu envisager d'en acheter une nouvelle.
C'est comme cela que nous avons aujourd'hui cette console numérique ».
La réparation aura finalement été plus rapide que prévue. A la mi-juillet pourtant, Charles Delhaye, le vice-président de l'association n'y croyait guère expliquant que « pour cet été, la saison est totalement compromise ».
Mais la mobilisation, entre autres, des bénévoles de « Renaissance de Saint-Remi » aura permis d'accélérer le mouvement. « On aurait mme pu recommencer dès la fin juillet, mais il y avait encore quelques réglages à faire », précise Xavier de Marsac.
Si de nombreuses adaptations ont été nécessaires en raison de l'évolution technique depuis 1984, date de la précédente installation, le son et lumière de trois quarts d'heure sur l'histoire de la basilique reste le mme à deux-trois illuminations près.
Et cela, pour le plus grand plaisir des quelque 150 personnes présentes samedi soir pour la reprise du spectacle. Pour l'occasion, les reliques de Saint-Remi avaient exceptionnellement été sorties.
G. A.-T.
Évocation Musique et Lumière, tous les samedis d'août et septembre à 21 h 30, basilique Saint-Remi. Entrée gratuite (côté parking).
L'Union 14 août 2006

La brasserie du Théâtre sera bien une vitrine pour le tramway

Depuis la fermeture de la brasserie du Grand Théâtre, il ne s'est rien passé. Cet espace libéré devait devenir une vitrine pour le futur tramway : le projet est confirmé.
Au coin de la place Myron-Herrick et de la rue Tronsson-Ducoudray, l'ancienne brasserie reste désespérément vide. C'est d'autant plus dommage qu'il y a quelques années, ce coin vivait grâce justement à cette brasserie. De mme, le cafetier assurait-il la tenue de la buvette dans le foyer pendant les entractes des spectacles donnés au Grand Théâtre.
Art déco
Depuis la fermeture, les gosiers des spectateurs restent secs et la vie du secteur n'est plus assurée que par la noria de bus et les flux de passagers. Pourtant, assure l'adjoint à la Culture, Mario Rossi, le projet lié à la fermeture sera mené à son terme : en ce lieu s'installera une « vitrine » de promotion du futur tramway.
Le Grand Théâtre a été construit entre 1866 et 1872. Après la « Grande guerre », il a été reconstruit dans le style « Art déco » inspiré par le Théâtre des Champs-Élysées. Il a été réhabilité une première fois en 1970 et une seconde en 99.
De part et d'autre du péristyle, deux espaces sont dédiés au commerce. A gauche, la brasserie, dotée de deux étages, dont un logement au second. Par le premier, on pouvait accéder au Foyer du GTR, ce qui permettait à l'exploitant d'assurer la désaltération des spectateurs pendant les entractes.
Mais un jour, il a été décidé que cette brasserie devait fermer et céder la place à une « vitrine » du futur tramway. La brasserie est partie, mais la « mission tramway » ne s'y est toujours pas installée et les spectateurs ont perdu leur buvette. Quant au directeur du GTR, Serge Gaymard, il se désespère de voir cet espace « mort » au pied de son établissement.
M. Gaymard sera donc heureux d'apprendre que des solutions ont été trouvées. Le rez-de-chaussée de la brasserie sera effectivement dédié au tram. Mais les étages reviendront « aux activités culturelles » du GTR, promet M. Rossi. Cette situation pourra tre provisoire, une fois le tram sur ses rails, « le lieu étant tellement propice » à une brasserie, admet l'élu, et parce que « l'idéal serait que le bâtiment soit entièrement dédié au Grand-Théâtre ».
Licence
Côté buvette, la solution viendra peut-tre du temps. En effet, l'ancien exploitant de la brasserie est parti avec sa licence IV. Or, la loi interdit l'attribution de deux licences au mme endroit, et l'exploitant - c'est de bonne guerre - ne l'a pas rétrocédée à la Ville. Cependant, avertit l'article 44 du code des débits de boissons - cité par M. Rossi - si une licence est inexploitée pendant plus de trois ans, elle devient caduque. L'échéance arrive au 31 décembre 2006.
Dès le 1er janvier, la Ville pourrait donc racheter une licence (II ou IV) et rouvrir la buvette aux entractes.
Enfin, pour améliorer la gestion des espaces libres du GTR, un « programmiste » a été choisi, dont la mission sera de « dresser un état des lieux précis ; d'écouter les besoins des uns et des autres, et de faire des propositions ». Il aidera les élus à prendre leurs décisions et les guidera dans le choix des entreprises.
Son diagnostic et ses propositions devront tre remis d'ici à décembre 2006.
J.F.Scherpereel
L'Union du 11 août 2006

Au cœur de la caserne Marchandeau

Polyvalence, organisation et rapidité sont les mots clés qui règnent dans la caserne Marchandeau.
Avec plus de 17.000 appels annuels vers les deux casernes (Reims et Witry), c'est un personnel consciencieux et professionnel qui répond aux différents besoins : accidents de voiture, incendies, inondation et tous nos petits tracas quotidiens.
Il faut tre opérationnel, présent à tout moment c'est pourquoi la caserne est ouverte 24 heures/24, 7 jours/7, avec une équipe présente 24 heures d'affilée, explique Patrick Martineau, caporal chef.
« Il est important d'avoir la foi, on ne s'improvise pas pompier, il faut tre sportif » : tels sont les critères pour exercer ce métier.
Avec un personnel de trente-sept pompiers professionnels et quatre volontaires présents sur tous les fronts, c'est une caserne active et efficace qui répond à toutes les attentes.
Ségolène Gence, 13 ans Déborah Kestel, 12 ans  Vincent Dejoie, 14 ans
Patrick Martineau caporal-chef.
L'Union du 11 août 2006

Saint Brice Courcelles
Parking gymnase-écoles : les travaux ont débuté

L'espace éducatif de la commune et le complexe sportif sont situés au cœur du village et sont fréquentés par de très nombreux utilisateurs, notamment les enfants des écoles. Le constat a été fait que, dans sa configuration actuelle, et avec un nombre toujours croissant de véhicules, cette zone n'est pas assez sécurisée pour les piétons. La commission voirie-circulation s'est donc attelée à la tâche et un projet de réaménagement de ce grand parking qui date déjà d'une trentaine d'années a été formulé.
Les élus, le Foyer pour tous-centre social, les directeurs d'écoles, les professeurs des écoles et les parents d'élèves ont été conviés à une réunion où le Maire a présenté le projet. Plan à l'appui, il a expliqué la future topographie des lieux, avec le déplacement des clôtures, des entrées du gymnase et de l'école élémentaire afin de créer des espaces sécurisés pour les piétons, séparés des espaces réservés aux véhicules.
Cette disposition favoriseara les liaisons douces entre les écoles élémentaires et maternelles ou avec le CLAE, le restaurant scolaire et la bibliothèque. Une partie du parking sera en sens unique avec une sortie créée vers les rues Millot, Piaget, de la commune. Cet aménagement nécessitera de nouvelles signalisations verticales et horizontales aux abords de la maternelle.
Les travaux ont commencé mi-juillet. Ils se déroulent normalement et devraient tre terminés d'ici la rentrée scolaire. Les Bricocorceliens découvriront alors un nouvel espace et, dans l'intért des uns et des autres mais surtout des enfants, devront prendre de nouvelles habitudes afin de circuler en toute sécurité.
L'Union du 11 août 2006

Cormontreuil
La « Mémoire en images » est parue

Un ouvrage sur Cormontreuil vient de paraître. Passionnés d'histoire, Jean et Marie-Christine Vigouroux, tous deux enseignants, font revivre le passé de leur commune à travers 230 documents iconographiques et écrits, en y mlant des anecdotes étonnantes.
«Nous avons cherché tous deux des cartes postales depuis une trentaine d'années. Jean a construit l'ébauche, me l'a montrée, j'ai lu, critiqué, on a construit les pages ensemble. C'était un véritable travail d'équipe» souligne Marie-Christine. Leur ouvrage fourmille de détails.
On y apprend par exemple qu'une certaine Clémence Procureur, vedette des Folies Bergères, possédait un château à Cormontreuil. L'objectif des auteurs : faire «que les gens s'approprient l'histoire de leur commune à travers cet ouvrage. Il porte sur la période 1890-1960, avant les grandes résidences et lotissements. Le village avant la ville...»
« Mémoire en Images Cormontreuil ». Editions Alan Sutton Librairies, en vente dans les magasins de presse et en grandes surfaces au prix de 19,90 euros
L'Union du 11 août 2006

Tir : des champions en or à Sillery

Jean-Luc Miquerol a obtenu la médaille d'or en catégorie Miquelet (fusil Napoléonien) avec la note assez exceptionnelle de 96 sur 100, nouveau record régional. Ce tir qualifie Jean-Luc Miquerol d'office en équipe de France.
Son collègue Martial Marthon est lui revenu avec la médaille d'or en Cominazzo (origine) avec la belle note de 90 sur 100.
Les Sillerotins ont été un peu moins chanceux en équipe car ils sont à la quatrième place, privés d'un nouveau podium qu'ils auraient bien apprécié !
Place maintenant à la prochaine épreuve que ces deux tireurs associés à Dominique Petit préparent assidûment : les championnats du Monde. Jean-Luc Miquerol tirera en équipe de France et ses collègues en individuel.
Déplacement très important à Bordeaux, pour les Sillerotins. Cette compétition se déroule du 6 au 12 août. Quatre cent quinze tireurs venant de 27 nations différentes s'y affrontent au cours de 1.400 tirs. On notera que sur 64 Français présents, trois seront de Sillery.
L'Union du 11 août 2006

Chantiers de La Rafale : les locataires inquiets

A quelques mois de la démolition de la tour du 53, rue Pierre-Taittinger et du parking G4, plusieurs locataires s'inquiètent du coût et des conséquences pour les organismes logeurs : « une hausse des loyers ne risque-t-elle pas d'tre instaurée pour compenser tout ou partie de ces frais importants ? »
Patrick Baudet, directeur général de Reims-Habitat apporte des éléments de réponse rassurants en ce qui concerne les organismes logeurs (ces informations sont en effet valables également pour le Foyer rémois, propriétaire d'une petite partie du parking).
« La démolition de la tour 53 et celle du parking G4 ne coûteront rien aux organismes logeurs concernés, pas plus que le solde des emprunts de la tour, pris en charge à 100 % par l'agence nationale de rénovation urbaine (Anru) qui centralise toutes les aides, et en particulier celle de la région Champagne-Ardenne. »
Quant aux loyers « perdus » par la destruction et aux frais de déménagement, une indemnisation de l'Anru est prévue pour l'organisme logeur, basée sur le « dossier initial d'intention » qui tient compte du coefficient de remplissage de la tour au moment du dépôt du dossier : ce n'est pas du un pour un, mais c'est appréciable.
Relogements
« En définitive, Reims-Habitat ne laissera pas de plumes dans la déconstruction et les locataires n'ont aucune crainte à avoir » conclut Patrick Baudet.
Deux catégories de locataires de Reims-Habitat (ex-Opac) sont concernées, à Croix-Rouge, par un problème de relogement : ceux de la tour qui va tre « foudroyée » dans la deuxième quinzaine de novembre, et ceux des immeubles promis à une destruction ultérieure dans le cadre du réaménagement urbain.
Patrick Baudet précise d'emblée : « pour la tour du 53, rue Pierre-Taittinger, elle est entièrement vide depuis plusieurs mois. Les problèmes des 105 locataires ont été réglés au mieux, et en particulier pour les professionnels de santé, réinstallés à proximité, pour conserver leurs patients. »
Il reste à régler le cas des occupants des immeubles des 25, 27, 29 et 31 Groupe Eisenhower où 46 familles sont concernées.
Beaucoup d'écoute
« Au cours d'une réunion en janvier 2006, nous avons présenté notre projet, inscrit dans un protocole Reims-Habitat, état, département et ville de Reims qui impose une procédure très stricte » précise Patrick Baudet : « nous devons proposer un nouveau logement adapté aux besoins et aux capacités des locataires et nos services s'y appliquent professionnellement et humainement, dans le cadre d'un calendrier d'un an jusqu'en février 2007. »
Dans tous les cas, Reims- Habitat prend en charge le déménagement et indemnise les locataires pour les frais annexes (changements d'adresses, etc..) ainsi que les surcoûts liés aux réaménagements, tels que reconstitution de cuisines ou de salles de bains intégrées, avec intervention de ses services.
« Avec le Foyer rémois, nous avons désigné, dans le cadre d'une Mous (maîtrise d'œuvre urbaine et sociale), une équipe de professionnels qui assisteront les locataires dans ces opérations de relogement : nous les relogeons où ils le souhaitent, 50 % à Croix-Rouge et 50 % ailleurs en moyenne. Il y a mme des familles tellement amies qu'elles souhaitent rester voisines à leur nouvelle adresse, nous prenons en compte ces demandes et les envies des personnes grâce à beaucoup d'écoute préalable. »
L'Union du 10 août 2006

Tinqueux Transport plein pot pour des parents de lycéens

Quand le budget transport scolaire du petit dernier décuple, c'est un peu problématique.
« Nous ne savons pas quoi faire, déplore Denis Ricart de Tinqueux. « Ma fille Morgane entre en terminale au lycée Arago et n'a plus le droit à la subvention pour la carte Junior des Tur. » Conséquence, le titre passe de moins de 25 euros par an à près de 25 par mois.
Explication : cette année, la gestion des titres pour les scolaires a été transférée de la préfecture à Reims Métropole.
Cinq kilomètres
Mais Reims Métropole se contente d'appliquer le règlement. Il stipule en effet que seuls les élèves qui résident à plus de 5 kilomètres de leur établissement scolaire peuvent bénéficier du titre Junior subventionné. Pour les habitants du quartier de l'église Sainte-Bernadette, à environ 3 kilomètres du lycée Arago, c'est la douche froide. « C'est vrai que nous sommes en dessous des 5 kilomètres, comprend Denis Ricart. Mais l'année dernière nous y avions droit. Doit-on envoyer nos enfants au lycée Jean-Jaurès ? Il est plus loin. Peut-tre aurons-nous droit de nouveau à l'aide. » Christine Nizet, une habitante du quartier, a un fils. Adrien entre en première en septembre. « Je vais demander à mon fils de prendre chinois en troisième langue, ironise-t-elle. Comme ça, il partira un peu plus loin. C'est absurde. Imaginons, une famille avec deux ou trois enfants, sur l'année, ça représente 500 ou 750 euros. »
« Des bébés »
A Reims Métropole, on se veut pragmatique. « Ces gens ont eu de la chance durant plusieurs années, juge Bernard Desoize, vice-président chargé des transports urbains. C'est fini maintenant. Il y a une loi, et nous l'appliquons. »
Pour lui, les parents de Tinqueux n'ont pas le droit de se plaindre.
« Ce genre de comportement m'attriste, affirme-t-il. Ils se conduisent comme des bébés qui n'ont pas ce qu'ils demandent. Ils veulent grappiller. »
Les parents de Tinqueux déboutés rencontrent actuellement élus locaux et responsables des Tur pour obtenir une décision favorable. Ils promettent de s'organiser.
Mais Bernard Desoize semble ferme : « Quand j'étais écolier, certains faisaient des kilomètres à pied pour venir à l'école depuis la campagne. Quand on est jeune, trois kilomètres, ce n'est pas fatigant. »
Les lycées rémois vont bientôt connaître une vague de passion pour le chinois ou le russe.
Maxime Mamet
L'Union du 10 août 2006

Le bâtiment principal de la gare fermé pour cinq mois

Dans la perspective de l'arrivée du TGV en juin 2007, les travaux de la gare SNCF se poursuivent. Étape importante cette semaine avec la fermeture du hall départ (bâtiment principal) jusqu'au mois de février 2007. L'accès aux quais comme la sortie de la gare se font pendant cette période par le bâtiment de droite. A signaler que l'espace presse est maintenu à son emplacement habituel. Quant à l'espace provisoire de vente, il est toujours situé sur le parvis de la gare.
En mars, l'ensemble des travaux des bâtiments voyageurs devrait tre terminé. L'idée est de faire d'un côté un véritable hall de départ (dans l'espace principal) et de créer un autre hall pour les arrivées (à droite) afin que les voyageurs ne se croisent pas.
En attendant, des panneaux de signalisation et du personnel d'accueil, les fameux « gilets rouges », sont là pour guider les quelque 10.000 voyageurs qui fréquentent chaque jour les lieux.
L'Union du 10 août 2006

Rue Libergier : pannes d'électricité. à répétition !

Au 30 rue Libergier, une résidence du Foyer rémois, les locataires subissent des pannes d'électricité à répétition depuis le mois de juin. L'organisme HLM poursuit ses investigations. Les habitants du 30, rue Libergier en ont assez. « Depuis le mois de juin, nous subissons des coupures de courant à répétition », expliquent trois résidentes de l'immeuble. « Cela coupe le week-end, parfois la semaine. Parfois, c'est l'immeuble entier, d'autres fois, c'est l'ascenseur. ». Résidence du Foyer rémois, l'immeuble abrite plusieurs appartements et les coupures de courant commencent à agacer sérieusement les occupants. « Une dame est restée coincée dans l'ascenseur. Il y des personnes âgées qui n'osent plus l'emprunter. » Des tests Mme Renard ajoute qu'une lettre a été adressée en recommandé au Foyer rémois. « On ne sait plus quoi faire. On a l'impression qu'ils ne cherchent pas d'où viennent ces pannes ». La lettre reprend les différents problèmes survenus ces dernières semaines. « Les personnes âgées, certaines ont plus de 80 ans, des 3e et 4e étages n'osent plus prendre l'ascenseur, » rappelle le courrier. « Cette situation leur est pénible et les locataires aimeraient tre rassurés sur tous ces problèmes. » Et d'alerter : « Faites vite, il y a urgence pour éviter d'éventuels accidents ! » Une pétition a également été adressée à l'Effort rémois, rassemblant 13 signatures sur les 18 locataires. Contacté hier après-midi, le Foyer rémois confirme avoir été alerté du problème électrique du 30, rue Libergier. « Nous sommes conscients de la gne occasionnée à nos locataires. Nos équipes ont effectué plusieurs interventions en juin, puis en juillet, » indique Christophe Fabert, directeur de clientèle du Foyer rémois « Il s'agit de tests électriques qui n'ont pas encore permis de détecter précisément d'où provient le dysfonctionnement. Tous les éléments électriques sont reliés à la mme armoire, d'où la difficulté à identifier le problème ». Le Foyer rémois a décidé de « mettre en place un système de circuits séparés qui devrait permettre de solutionner la panne. Nous attendons le prochain incident pour poursuivre nos investigations ».
Patricia Buffet
L'Union du 9 août 2006

Les ados plébiscitent l'informatique

Création de pages Web, Internet, jeux-vidéo, dans les locaux de l'école primaire Anquetil. « Depuis plusieurs années, le pôle découverte de l'informatique, de Reims Vital'ado, ne désemplit pas. Nous recevons une moyenne de 125 jeunes chaque jour », déclare Anne-Sophie, responsable de ce site compétitif. « Une baisse cependant sur la fréquentation du pôle internet », constate l'animateur Loïc, « internet s'est tellement démocratisé : il y a maintenant un ordinateur dans presque chaque foyer. » Mais RVA, ce sont aussi de nouveaux sites cette année, et trois jeunes filles, Marie, Amélie et Charlotte, 15 et 12 ans ont choisi, entre autres, les activités suivantes : découverte de la peinture-déco, la magie, pâtisserie aux Crayères, le p'tit'déj européen, la photo sur tee-shirt, lumière et création ou danse indienne. A noter : cette année, le site relooking ne fonctionne que le mercredi en journée à l'école Martin-Peller.
L'Union du 9 août 2006

Sillery Les trappeurs de la Vesle

Le traditionnel « camp trappeur » est un des must organisé en parallèle au centre de loisirs de Sillery. Chaque année, le mme succès est au rendez-vous. Comme quoi, les enfants sont encore bien attirés par les activités de nature et de plein air. Cette année, ils étaient sous la responsabilité de Perrine Prévot, assistée de Jonathan, Anastasia, Anna, Damien, Clément, Eden, Cédric et Chloé. Chaque semaine, une douzaine d'enfants ont profité des activités proposées, sportives ou de nature (notamment la construction d'une cabane en bois, clip vidéo, fabrication de sirops et de confitures, parcours aventure...). Tout se passe sur le site pédagogique du jardin sauvage, propice à toutes ces activités. Bref, de bonnes journées bien remplies. Le seul ennui sera venu des attaques de moustiques particulièrement virulents cette année. Mais pas de quoi effrayer un vrai trappeur !
L'Union du 9 août 2006

Une association pour les victimes des auto-écoles liquidées

Elle l'avait dit. Elle l'a fait. La conseillère municipale et mère de trois jeunes floués dans la liquidation des cinq auto-écoles rémoises au printemps, Marie-Thérèse Picot a constitué une association de défense destinée à l'ensemble des clients lésés. Encore embryonnaire, cette association concerne environ 1.930 personnes frappées à des degrés divers par ce mauvais coup du sort. Cette création fait suite à la réunion du 30 juin (voir l'union de début juillet), présidée par le ministre Catherine Vautrin et le sous-préfet de Reims Jean-Louis Wiart. Se refusant à « jeter le discrédit sur l'ensemble des auto-écoles », l'association « Bonne conduite » veut s'en prendre aux « auto-écoles véreuses et coupables d'abus de confiance » et souhaite voir se créer « une déontologie soumise à contrôle s'appliquant à l'ensemble de la profession ». Pour justifier sa démarche, Mme Picot s'appuie sur les doléances qui ont été émises lors de la réunion de fin juin. Elle dit avoir été « confortée dans la nécessité de faire évoluer les pratiques, tant sur le plan rémois que national et d'tre entendu au plus haut niveau », à savoir celui des ministres de l'Intérieur et des Transports. A Reims, la vie continue. A priori, l'ensemble des dossiers récupérés par le liquidateur, puis transmis à la DDE, a été restitué aux candidats à la conduite automobile. Places supplémentaires Par ailleurs, des places supplémentaires ont été accordées aux « victimes » de la liquidation pour faciliter l'accès aux examens. Tandis que, pour ces mmes victimes, les « codes » en cours de validité sont prolongés d'un an en attendant l'examen de conduite. Ceci est valable pour tous les titulaires du code depuis le 10 mai 2006 et pour toutes les catégories de permis. Enfin, des cessions supplémentaires d'examen ont été mises en place les 1er, 2, 9, 10, 24 et 29 août. Les personnes intéressées par cette association peuvent entrer en contact avec elle via l'adresse internet de Mme Picot :Marie-therese.picot@mairie-reims.fr
J.F.Scherpereel
L'Union du 9 août 2006

Baconnes à l'honneur

Le grand prix national de fleurissement a été créé par le conseil national des villes et villages fleuris en 1988, pour distinguer parmi les communes hors-concours 4 fleurs, celles qui méritent un label supplémentaire. Cette distinction est attribuée pour trois ans et Baconnes le détient depuis 1988, année de sa création. Le jury national composé de MM. Olivier Chambon, responsable des espaces verts de la ville de Valence, Jacques Perrin, maire adjoint du Plessis-Robinson (lauréat du concours européen en 2005 avec le village d'Oger) et de Mme Noëlle Smagge, responsable du Comité du tourisme de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, est passé pour visiter Baconnes afin de vérifier si la commune mérite toujours cette distinction. Il semble que le jury ait été favorablement impressionné par l'environnement en général (économie d'eau grâce au paillage, installation de nombreux nichoirs, propreté du village...) et, bien sûr, par la quantité et la diversité du patrimoine végétal : arbres, arbustes et 110 variétés de fleurs. Il a apprécié aussi que la production de fleurs, leur mise en place et leur entretien reposant uniquement sur le bénévolat. Alors, l'assocation Fleurir et animer Baconnes espère... et attend de nombreux visiteurs car c'est actuellement et pour deux mois encore, l'apogée du fleurissement.
L'Union du 9 août 2006

Reims comble son public

Le Stade a remporté une nette victoire sur Metz hier soir. Devant un stade plein. Un match agréable avec deux buts au crédit des Rémois. Belle victoire du Stade de Reims face à Metz, hier soir à Auguste-Delaune. Un match qui comptait pour la troisième journée du championnat de Ligue 2. Devant des tribunes pleines affichant 8.678 spectateurs, les Rouges et Blancs l'ont emporté 2 à 0. Les deux buts rémois furent inscrits en première mi-temps par l'intermédiaire de Julien Féret et Cédric Fauré, les deux buteurs du premier match contre Brest. L'ambiance était bonne au stade. Le public poussa derrière son équipe pendant toute la rencontre. Peut-tre pour se réchauffer car, dans un demi-stade ouvert aux vents, la température fut vite fraîche à la nuit tombée. Echos. La télé débarque La coupe du monde était un peu là hier soir au stade Auguste-Delaune. Par l'intermédiaire de. la télévision. En effet, ce sont les techniciens de l'entreprise Visual 102 qui assurait les moyens techniques de la retransmission pour Eurosport. L'équipe d'une douzaine de personnes avouait avoir du mal à retourner à la normale après leur séjour en Allemagne. « Un souvenir inoubliable », selon un opérateur. Trois camions de retransmission, six caméras, des kilomètres de fils : le déballage aura duré toute la journée. Et le remballage toute la nuit. Au cas où. Les forces de l'ordre avaient déployé un important dispositif de sécurité pour la rencontre. Du jamais vu selon les anciens. Le nombre d'hommes restera secret, mais au moins une dizaine de véhicules des CRS stationnaient aux abords du stade. La police se méfiait des groupes de supporters messins. Mais ceux-ci sont rentrés chez eux dans le calme, sous l'œil vigilant des autorités. Pas encore les soldes Il y a bien une boutique au nouveau stade. Elle se trouve sous la tribune Albert-Batteux. Trois bénévoles s'en occupent. Les écharpes, maillots et autres autocollants sont, pour l'instant, ceux de la saison précédente. Le nouveau matériel sera livré avec la vraie boutique. Dont on attend toujours l'ouverture dans la tribune présidentielle. En cœur Les Ultras rémois ont encore fait le spectacle hier soir. Il y eut d'abord un maillot rouge et blanc géant déployé avant l'entrée des joueurs. A l'aise Ce fut ensuite un duel sans merci aux chants, contre les supporters messins. Les Ultrem, pourtant moins nombreux, l'emportèrent à l'envie. Les spectateurs du carré V.I.P. et des loges assistent aux matches dans des conditions parfaites. Les pots et buffets se prennent à la bonne franquette chez les V.I.P. C'est beaucoup plus chic dans les loges. Une quinzaine d'hôtesses et de stewards veillent au confort. Les loges sont de véritables petits salons de réception. Bien sûr, on y sert boissons et petits fours à volonté.
Maxime Mamet
L'Union du 9 août 2006

Amiante à Valeo : des centaines de personnes sur le départ

Les employés de Valeo peuvent commencer à constituer les dossiers qui leur permettront de profiter du dispositif amiante. La publication au journal officiel le 29 juillet était la dernière étape d'une longue procédure ouvrant la voie à des départs anticipés.
ça y est, c'est fait. L'arrté modifiant la liste des établissements susceptibles d'ouvrir droit à l'allocation de cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante vient de paraître au journal officiel. Le site de Reims en fait désormais partie. Cette condition était indispensable pour permettre aux employés du sous-traitant automobile de démarrer la procédure leur permettant de partir quelques années plus tôt à la retraite.
Attention, le ministère du Travail a jusqu'au 15 août pour faire appel de la décision du tribunal de Châlons. « L'appel n'est pas suspensif », assure Gilles Tocut de la CFDT, syndicat à l'origine de la demande de classement. Ce qui signifie que mme si le ministère décide de faire appel, celui-ci n'arrtera en rien la procédure.
Toutes les personnes qui ont travaillé sur le site de Valeo de 1960 à 1996 peuvent bénéficier de ce départ anticipé. Les actuels employés du sous-traitant automobile ne sont pas les seuls. Des « anciens » de Valeo sont aussi concernés mme s'ils ne travaillent plus dans l'établissement.
Une épée de Damoclès
Dominique Brion est entré dans l'entreprise en 1975 en tant qu'agent de fabrication. Il avait 23 ans. Aujourd'hui, le délégué CFDT a 54 ans. Il entre directement dans le dispositif. « Une année d'anticipation pour trois années d'exposition, je gagne 7 ans en tout. »
Ce classement était très attendu par certains employés qui sont pour beaucoup marqués dans leur corps par des années de travail à la chaîne. « Tout le monde travaillait à côté de l'amiante, on la respirait mais on ne savait rien. Pour nous, c'était un produit comme un autre. Aujourd'hui on a l'impression qu'on a une épée de Damoclès au-dessus de la tte. La peur est toujours présente. A chaque fois que quelqu'un est malade, on se pose la question, est-ce que c'est l'amiante ? »
« On se demande ce qu'on va toucher. »
Pour lui comme pour les autres, la procédure est simple, il faut commencer par se faire connaître auprès de la Caisse régionale d'assurance maladie (Cram) qui doit elle-mme se mettre en rapport avec la direction de l'entreprise. Pour bénéficier du plan amiante, l'employé devra démissionner. Tout cela se fera sur la base du volontariat. Environ 147 personnes seraient concernées dès cette année et 350 dans les 10 prochaines années sur un effectif d'environ 800 personnes.
Un employé témoigne : « J'ai reçu un courrier mais je n'y ai pas compris grand-chose. On m'a dit que ce serait du cas par cas car personne n'est arrivé dans l'entreprise au mme moment. On se demande surtout ce qu'on va toucher. »
« Les personnes partiront avec 76 % du salaire net », expliquent les représentants de la CFDT.
Mamadou Sissoko, un ancien de Valeo se souvient très bien de son arrivée chez Chausson (NDLR : le nom de l'entreprise avant son rachat par Valeo). « C'était le 3 avril 1973. Un mardi matin », explique l'ancien employé des presses d'emboutissage. « Je devais travailler pour nourrir ma famille, c'est tout. Je ne me posais pas de question. » Et peu importe si l'amiante était partout notamment sur les disques de frein des presses qu'il a côtoyées pendant des années.
Aujourd'hui, Mamadou Sissoko a 61 ans. Il est malade. « Pas de l'amiante mais des produits qu'il a respirés pendant des années », dit-il en montrant son ventre gonflé.
Alexandre Roger
L'Union du 8 août 2006

« 2 Mains » : un nouveau dispositif d'insertion est né

Une nouvelle association vient de voir le jour à Croix-Rouge. Elle se nomme « 2 Mains » et ses objectifs sont la création d'accompagnements éducatifs permettant aux jeunes les plus en difficultés de Reims et de l'agglomération, de construire au mieux leur avenir, la création de liens entre le monde économique et de l'entreprise avec le monde social et éducatif et la mise en œuvre de dispositifs permettant d'inclure des jeunes dans la société civile.
L'initiative de cette création revient principalement à Jean-Louis Rumério et Sébastien Jacques, deux éducateurs du service départemental de prévention qui exercent leurs activités sur les secteurs Croix-du-Sud et Pays-de-France. « Nous avons établi un constat objectif par rapport aux jeunes de 16 à 30 ans les plus en voie de marginalisation, les plus éloignés de toute insertion professionnelle : nous n'avons pratiquement plus de réponses à leur apporter depuis quelque temps dans le cadre du service départemental de prévention qui, avec un éducateur pour 18.000 habitants à Reims, fait moins que ce que la ville de Reims et les organismes logeurs ont mis en place avec les correspondants de quartier ! Notre mission est de plus en plus difficile faute de moyens : on nous fait faire tout ! » précisent les deux fondateurs. Avec cette nouvelle association, ils espèrent « repcher des jeunes qui, à certains moments, déraillent complètement, et leur proposer une autre forme de réponse ».
Cette structure, avec ses propres moyens, ressemblera, par certains aspects, à un club de prévention comme celui qui existait jadis à Croix-Rouge, avec une réactivité rapide sur des constats de multiples origines : travailleurs sociaux, population, jeunes.
La composition du bureau est la suivante : Jean-Louis Rumério, président ; Sylvain Poirel, trésorier ; Stéphanie Tadla, secrétaire ; Agnès Bégusseau, secrétaire adjointe.
Le conseil d'administration est composé de Bruno Bestel, Muriel Folton-Gabreau, Michel Guillaudeau, Paul Luzurier, Eric Quénard et Alain Wanschoor.
La première de ses réalisations sera la mise en place d'un pôle insertion : « Dispositif Educatif Novateur d'Insertion Sociale » (Denis), qui devrait, à terme, permettre l'embauche de deux travailleurs sociaux et d'une secrétaire.
Pour tout renseignement, contacter le 06.79.97.62.57.
L'Union du 8 août 2006

« Faire une fleur à Mozart »

Pour l'anniversaire du 250e anniversaire de la naissance de Mozart, les jardiniers de la Ville se sont mobilisés pour lui rendre hommage, à leur façon. Ils ont travaillé dans leur domaine, les plantes. Et le résultat est surprenant. Ils ont confectionné cinq créations florales sur les thèmes des opéras célèbres du musicien : la flûte enchantée, Don Juan, Les noces de Figaro. L'imagination et la créativité des employés de la ville ont été sans égal car le jardin d'horticulture est un formidable terrain de jeu.
A chaque œuvre son massif
Ils se sont laissés aller à l'exotisme et au romantisme en réfléchissant à la confection de massifs de fleurs hors du commun, agréables à regarder.
Pour tre guidé tout au long de la balade au cœur du jardin horticole, les jardiniers ont également créé un mini guide avec l'écrivain Mireille Lamiral-Dupouy : résumés des opéras et quiz, une façon de mieux comprendre les fleurissements et de découvrir Mozart en s'amusant.
« Chaque création a été pour les jardiniers un petit défi » explique Éric Lavoisy, directeur des espaces verts. Pour « la flûte enchantée », le massif est coloré de rouge, de jaune, de violet et riche d'une douzaine de variétés de fleurs au milieu desquelles s'élève une flûte géante. Pour « l'enlèvement au Sérail », la composition fait voyager le promeneur dans les jardins orientaux avec un décor exotique, des palmiers. Accord des nuances et des variétés, ces jardiniers sont des artistes !
Chaque création est particulière et conçue uniquement par les employés de la Ville. Les 4.000 fleurs ont été plantées par les mains des jardiniers qui continuent chaque jour à les bichonner. Et face à la canicule, elles demandent une attention toute particulière. Les décors en paille, en bois ont eux aussi été confectionnés par les menuisiers de la Ville, les éléments en métal par les mécaniciens. Un pur hommage rémois. Mais Reims étant jumelée avec Salzbourg, Mozart méritait bien au moins un petit clin d'œil fleuri.
A.-L.Fournier
L'Union du 8 août 2006

Sécurité routière : un mauvais mois de juin

Le bilan de juin 2006 n'est pas terrible. Par rapport à juin de l'année dernière, les accidents et les victimes ont augmenté. Juin 2006 aura connu 63 accidents pour 7 tués et 80 blessés. Il y avait eu 56 accidents pour 5 tués et 78 blessés en juin 2005.
Les chiffres proviennent de la préfecture.
Encore la vitesse
La vitesse est toujours la cause de la majorité des accidents mortels.
Six sur sept proviennent d'une perte de contrôle du véhicule due à une allure excessive ou inadaptée ou à un moment d'inattention. Le septième décès étant dû à l'imprudence d'un piéton.
Les forces de l'ordre ont réalisé 365 tests d'alcoolémie positifs durant le mois de juin.
Elles ont dressé 2.549 procès verbaux pour excès de vitesse. Et retenus 187 permis.
Les radars automatiques et mobiles ont surpris 9.432 automobilistes. Dont 6.175 pour les deux situés sur l'autoroute A4 dans Reims.
Au chapitre des records du mois de juin : un chauffard roulait à 164 km/h pour une vitesse limitée à 90.
Un autre, sur l'autoroute, affichait un 193 km/h au compteur. Le taux d'alcool le plus élevé dans le sang monte à 2,7 grammes par litre. Comme le demande la Sécurité routière : « changeons ».
M.M.
L'Union du 7 août 2006

Réchauffement : il n'est de champagne que de Champagne

Avec le réchauffement climatique, les végétaux vont évoluer, voire mme migrer. Certains se demandent si l'on ne produira pas du champagne en Belgique ou.
Le changement climatique auquel nous assistons commence à échauffer les esprits. Certains, jusque dans les journaux nationaux les plus sérieux, se demandent donc si les végétaux ne vont pas migrer, naturellement ou par la main de l'homme. En allant plus loin, si les vignobles réputés en ce début du XXIe siècle ne vont pas monter vers le Nord. Ainsi, les vignes de cham pagne pourraient-elles tre cultivées en Belgique ou en Grande-Bretagne.
A l'Institut national de recherche agronomique, la question ne surprend pas un spécialiste de la vigne joint à Montpellier. Pour lui, cela semble une « évidence » qu'avec le réchauffement climatique, des végétaux - donc des vignes - qu'on avait coutume de voir dans le sud devraient remonter vers le nord. Un Belge s'est d'ailleurs fait remarquer il y a quelques mois en annonçant qu'il plantait des vignes dans la région de Namur.
En revanche, pour notre spécialiste de l'INRA, « une vigne est d'abord liée à un climat, un élément essentiel. La somme des températures lui donne un potentiel de maturation ». La combinaison avec d'autres facteurs, notamment le sol et l'eau, fait le reste. Il faut toutefois tenir compte de la « variabilité » chaud/froid du climat, qui devrait « rester importante » et limiter d'autant la migration.
En revanche, pas question de parler de cham pagne si le vin effervescent n'est pas tiré des vignes de la zone actuellement délimitée, répond-on fermement au comité interprofessionnel des vins de Champagne. Pour le CIVC, il n'est de champagne que le seul vin de Champagne. Pour preuves tous les combats juridiques menés ces dernières années contre les vins effervescents produits ailleurs, mais aussi le parfum d'un grand couturier, ou l'enseigne d'un hôtelier-restaurateur.
Cela dit, le CIVC semble ne s'tre pas encore penché sur les éventuelles migrations de la vigne, les groupes champenois préférant acheter ailleurs (Californie, Australie, Afrique du sud).
Conséquences
L'Institut national des appellations d'origine n'est pas contrarié plus que ça par la question. Ce n'est pas son rôle. Pour l'INAO, selon la loi du 22 juillet 1927, la Champagne viticole (récolte et manipulation), ce sont 5 départements (Aisne, Aube, Haute-Marne, Marne et Seine-et-Marne), 14 « régions » et 634 communes. L'aire de production du raisin est plus restreinte : 318 communes, dont 211 dans la Marne et seulement 2 en Haute-Marne. Soit 32.000 ha de production pour 2,6 millions d'hectolitres en 2005. Le tout dans un climat océanique, avec influences continentales.
L'évolution du climat devrait avoir des conséquences pour la vigne et le raisin: évaporation, maturation plus rapide, hausse du degré alcoolique, acidité, arômes...  mais aussi sur son environnement par les précipitations fortes, l'humidité ambiante, la sécheresse, les variations extrmes, insectes... Mais aussi sur les pratiques de culture. Et à très long terme, sur la spéculation foncière.
Mais rassurons-nous : ce n'est pas pour demain.
J.F.Scherpereel
L'Union du 7 août 2006

Restos du cœur : une centaine de familles aidées pendant l'été

Les bénévoles des Restaurants du cœur sont restés sur le pont cet été. Une distribution de denrées alimentaires a été faite aux bénéficiaires les plus démunis tous les jeudis. « Ces distributions ont concerné une centaine de familles, » explique la présidente des Restos du cœur, Sylviane Maingot.
Les centres de Reims-Marchandeau et Orgeval sont fermés durant la période estivale. Marchandeau subit actuellement des travaux de réfection complète au niveau des peintures et des sols. Ces travaux seront achevés pour le début de la saison hivernale.
A Orgeval, à la suite des gros orages du début de l'été, le centre a connu des inondations. Les personnes participant aux chantiers d'insertion ont tout remis en état.
« Les distributions d'été - qui n'ont lieu qu'au centre de la rue des Poissonniers - sont importantes, » indique Sylviane Maingot. « On s'aperçoit que les familles concernées ont vraiment besoin d'aide. Le taux de fréquentation est élevé. Il y a, en plus beaucoup de dépannages ponctuels durant ces deux mois d'été. Parfois, le mari abandonne sa femme et ses enfants, parfois, la personne a oublié de remplir à temps son dossier de RMI et elle se retrouve sans ressources le temps que tout rentre dans l'ordre. »
Réouverture le 21 août
Si les distributions ont effectivement duré tout l'été, elles vont s'arrter pendant 15 jours et n'auront pas lieu les jeudis 10 et 17 août. Le centre de la rue des Poissonniers réouvrira ses portes le 21 août. Pendant l'été, l'activité de « conversation française » s'est également poursuivie. Il s'agit de permettre à des personnes étrangères ou en attente de régularisation d'améliorer leur pratique de notre langue. « Nous avons eu un peu moins de monde pendant cet été car certains de nos participants, qui étaient logés au foyer Sonacotra en cours de destruction, ont été transférés sur Châlons-en-Champagne. Nous espérons qu'ils pourront revenir prochainement. »
Les inscriptions pour la saison hivernale sont, quant à elles, prévues au mois de novembre.
Patricia Buffet
Restaurants du cœur, centre de la rue des Poissonniers, tel. 03.26.40.11.90.
L'Union du 7 août 2006

Piste cyclable ...

La ville tient à réagir suite à notre d'Erlon en large où l'on s'étonnait que Bd de la Paix, les cyclistes soient obligés de s'arrter tous les dix à vingt mètres à des panneaux « Stop » pour laisser passer des voitures sortant de garages privés (l'union du vendredi 4 août).
Notre commentaire : « Après ça, on nous dit que tout est fait pour valoriser le vélo à Reims. Mon œil » n'a pas été apprécié.
Dans un communiqué la ville estime que notre propos « laisse entendre que l'ambition de la ville en matière de développement de l'usage des deux roues n'a pas de véritable consistance. Il serait « très réducteur ».
Ensuite, sous l'intitulé « la réalité des chiffres », la ville poursuit en expliquant qu'en 2.000 il y avait 21 km de cheminements cyclables, une vingtaine d'arceaux et 30 rues en zone 30 alors qu'en 2006 il y a 40 km de cheminements cyclables, 750 arceaux et 60 rues en zone 30. En 2006, poursuit le communiqué, « c'est un budget record, une somme de 1,025M€ qui est consacrée aux pistes cyclables. » Et d Ôen conclure : « Voilà de quoi ramener à sa juste proportion le problème posé par la piste Bd de la Paix, parcours très utilisé et sécurisant, mme si la prudence à vélo reste évidemment de mise dès qu'il s'agit de vire ensemble sur l'espace public. » Dont acte.
Toutes ces précisions fort intéressantes n'enlèvent rien à ce que nous avons écrit. Bd de la Paix, c'est bien la voiture qui est privilégiée.
C'est donc un choix délibéré dont il n'est pas sûr d'ailleurs qu'il soit en phase avec le code de la route.
De la mme façon tous ces moignons de pistes cyclables un peu partout sont certes utilisés par les cyclistes, mais avec la peur au ventre dans bien des cas, notamment aux ronds-points. Il suffit d'écouter les utilisateurs qui d'une mme voix le répètent : Il faudrait mieux avoir moins de km de cheminements cyclo mais que ceux proposés soient enfin complets et totalement sécurisés.
Dans le mme esprit, l'adjointe à la voirie, lors d'une réunion de conseil municipal, a promis que les motos allaient tre interdites Place d'Erlon, et que les vélos auraient plus d'arceaux. On attend encore.
Alain Moyat
L'Union du 7 août 2006

Une programmation « djaz » à la hauteur

Musiciens régionaux, groupes émergents, confirmés connus ou moins connus, la scène jazz a été remarquée lors de cette 17e édition des Flâneries. Francis Le Bras, directeur artistique chargé de la programmation jazz fait le point.
Les Flâneries 2006 terminées, quel bilan faites-vous pour la programmation jazz ?
Cette année, la programmation jazz était plus que satisfaisante. Si le public a parfois été un peu déçu à cause de certaines déprogrammations, il y a eu tout au long de ces Flâneries des genres et des mélodies très différentes. Des groupes comme Frédéric Jeanne Quintet ou Qûntt ont fait sensation. Mme si leur style était innovant, plus âpre et pas forcément évident, c'était très intéressant. La présence de groupe d'autres régions a aussi été très enrichissante et a apporté des ambiances très sympathiques. Les amateurs de jazz ont été emballés. Notre but d'offrir une programmation innovante a été atteint. Les Flâneries permettent l'organisation d'une vingtaine de concerts jazz, c'est trop peu pour se permettre de faire venir les mmes musiciens régulièrement.
La gratuité des concerts permet-elle de toucher plus de mélomanes ?
Les concerts gratuits impliquent des droits et devoirs pour les organisateurs mais aussi pour le public. De notre côté, gratuité n'est pas synonyme de moindre qualité. Elle nous oblige à présenter des choses inhabituelles, à faire découvrir des musiques un peu pointues afin de faire progresser les goûts des publics. Le public a lui aussi des devoirs : respecter les musiciens, leur travail. J'ai parfois été un peu déçu de voir des personnes partir au milieu des concerts. Je comprends que la musique ne plaise pas toujours, mais un peu de respect ! Mais d'une manière générale, on veille à ce que les programmations continuent à attirer le public et les musiciens.
Comment fonctionne le mélange du jazz et du classique dans le festival ?
C'est le mme plaisir de la musique. Il y a mme une évolution depuis que l'on évite les chevauchements d'horaires des concerts : les publics se croisent. On peut très bien apprécier le jazz et le classique. Il y a toujours des ponts entre les styles musicaux. On travaille aussi à développer ces ponts. Les Flâneries sont bien parties pour évoluer en ce sens.
Quels sont les objectifs pour les prochaines éditions ?
On voudrait encore plus asseoir le festival dans la ville mais aussi toucher un plus jeune public. Il y a, à mon avis, un travail à faire tout au long de l'année. Les Flâneries doivent aussi exister en dehors de l'été avec peut-tre des concerts ponctuels, des approches ludiques de la musique, un travail avec les étudiants.
Pour 2007, on souhaite aussi développer les rencontres entre le public et les artistes pour que les spectateurs soient moins « ignorants » du métier de musicien, de ce qu'est l'improvisation. Et pour le spectacle, on espère bien faire prendre plus de risques aux jazzmen et aux musiciens du classique pour que chacun visite l'univers de l'autre. Ca promet quelques surprises.
L'Union du 7 août 2006

Une rédaction très complète !

Huit jeunes garçons et filles âgés de 12 à 15 ans et demi ont décidé, cette semaine, de participer à la session « journaliste à l'union » proposée dans le cadre de Reims Vital Ado. Il s'agit de Thomas Bouvier, Marine Chardonnet, Fabien Charmont, Morgan Cousin, Sonia De Araujo, Cindy Hanon, Quentin Kubich-Patourel, et Jimmy Lambin.
Si certains viennent juste « pour se faire une idée », d'autres ont d'ores et déjà décidé de faire carrière dans le journalisme. Cette semaine, l'équipe de rédaction est encadrée par Lucille Patrolin et Sabrina Serghini.
L'Union du 4 août

Piste cyclable
Pas facile de faire du vélo sur la piste cyclable du boulevard de la Paix. En effet, à la hauteur de chaque sortie de garage ou de porte cochère, le cycliste se voit dans l'obligation de céder le passage. Un panneau stop l'oblige à arrter. C'est dire que tous les vingt mètres c'est au vélo de céder sa place à la voiture. Après ça on nous dit que tout est fait pour favoriser le vélo à Reims. Mon œil.
L'Union du 4 août

La ville demande l'expulsion des caravanes Boulevard Albert Ier

Depuis mardi matin, 150 caravanes de Vie et Lumière occupent deux terrains de football le long du Bd Albert Ier. « Une occupation illégale » dénonce l'adjoint Xavier Albertini qui demande leur départ.
L'arrivée du méga convoi évangélique « Vie et Lumière » des gens du voyage mardi avec plus de 150 caravanes sur deux des terrains de football situés le long du Bd Albert Ier n'est pas passée inaperçu.
Si les riverains sont partagés entre grosse colère et interrogation (lire par ailleurs), côté municipal, l'adjoint Xavier Albertini, n'a pas apprécié. « Ils ont décidé unilatéralement de venir ici. Ils occupent illégalement ce site. Nous n'avons pas les moyens humains d'agir. De façon à défendre l'intért collectif et la tranquillité des riverains, nous demandons à la Justice de prendre acte de cette situation et d'en tirer les conclusions. »
En clair, l'adjoint au maire demande au juge d'ordonner l'expulsion de ces occupants indésirables. A charge pour la préfecture de faire appliquer la décision attendue.
« Ils ont refusé notre proposition »
Insistant pour dire qu'il n'a rien a priori contre la com- munauté évangélique Vie et Lumière, Xavier Albertini, en accord avec le maire en vacances qu'il tient au courant régulièrement de cette affaire, revient sur la genèse de cette intrusion sur les terrains de football en centre-ville.
« Nous avons été informés vendredi matin de l'arrivé d'un tel convoi, sans en connaître l'importance. En contact avec la sous-préfecture nous avons proposé un terrain près de la Fac de sciences, un terrain avec une route carrossable pour lequel nous étions prts à faire installer l'électricité, des bennes à ordures etc. Lundi soir avec le directeur de cabinet du préfet et la police, voyant qu'ils seraient plus nombreux nous avons proposé de faucher l'herbe d'un troisième terrain adjacent. A minuit et demi, les gens du voyage ont décidé unilatéralement que ça ne leur convenait pas. On leur a reparlé du terrain de Prunay (lire par ailleurs). Finalement ils ont repéré alors ces terrains Bd Albert Ier.
Que fallait-il faire n'étant pas délégataire de la force publique ? Envoyer la police au casse pipe ? Nous sommes là pour gérer la force publique, éviter que la ville ne soit soumise à un blocage. Alors dans un premier temps il nous faut régler un équilibre précaire. Ca ne veut pas dire qu'on accepte leur comportement. Ils occupent illégalement ces terrains. Ils doivent partir. En attendant, à chaque exaction nous porterons plainte. »
En attendant, une fois encore, force est de constater qu'il est des problèmes récurrents que ni l'État, ni les collectivités locales sont à mme de résoudre. Au grand dam des populations qui forcement ont de plus en plus tendance à ne plus leur faire confiance et sont mûres pour entendre des discours pas toujours très catholiques.
Alain Moyat
L'Union 3 août 2006

Roller : il continue d'attirer les bouts de chou

Ouvert dans le cadre du Ludosport et spécialisé dans le roller, le site Saint-Symphorien continue d'attirer une ribambelle de gamins.
Les deux premières semaines de juillet, « on tournait avec un effectif de 30 gamins, et, actuellement on a peu près 15 à 20 enfants », constate François Bannier, responsable du site Saint-Symphorien.
Des tests en athlétisme aussi
« L'une des principales innovations de cette année, c'est que les 6-11 ans et 12-17 ans sont dirigés vers Reims-Vital-Ado. Sinon toutes les animations se font toujours à la carte : les enfants peuvent se rendre sur n'importe quel site. Chez nous, l'accent est mis sur l'initiation et le perfectionnement en roller mais aussi sur des tests en athlétisme qu'on organise en partenariat avec l'Efsra. »
Une formule qui plaît et permet de fidéliser les bouts de chou durant plusieurs jours. Justine a 11 ans, et elle y participe avec enthousiasme : « Je viens parce que ma mamy habite à côté, et j'aime le roller ; je reste toute la semaine : on s'amuse, on rigole ensemble. »
« Je suis là pour ne pas m'ennuyer à la maison ; sur cette installation, je me défoule et trouve quelques copains » poursuit Guillaume.
L'Union 3 août 2006

Air Turquoise : c'est vraiment fini

Le tribunal de commerce de Reims a prononcé hier la cessation définitive d'activité de la compagnie aérienne à bas prix Air Turquoise, autrefois installée à Vatry (Marne). L'unique offre de reprise a été repoussée.
L'espoir était mince et l'issue prévisible. Le tribunal de commerce de Reims a ordonné hier la cessation définitive d'activité de la compagnie aérienne à bas prix Air Turquoise et le licenciement de ses 29 salariés. La liquidation judiciaire avait été prononcée le 19 juillet (nos éditions des 19, 20 et 31 juillet). La compagnie s'était installée fin juin sur l'Europort de Vatry, après son départ précipité de Reims-Bétheny en raison de la fermeture de l'aérodrome rémois, autrefois géré par la CCI de Reims-Épernay.
Après la liquidation, les juges avaient accordé à Air Turquoise une prolongation d'activité jusqu'au lundi 31 juillet afin de permettre à d'éventuels repreneurs de se manifester.
Mais de candidats au sauvetage, il n'y en eut qu'un seul déclaré. En l'occurrence, la société ILMP, autrefois chargée de la maintenance en ligne de l'unique ATR 42. d'Air Turquoise ! Au lendemain de la date limite de dépôt des propositions de reprise, fixée au 27 juillet, ILMP avait envoyé un fax en catastrophe à l'administrateur judiciaire de la société, Me Jean-François Mace, chargée de recueillir les offres.
Le projet d'ILMP était d'enrichir la flotte et l'offre d'Air Turquoise (Marseille, Nice, Toulouse, Bordeaux, Londres) de vols vers le Maghreb et le Machreq. Malgré son caractère tardif, le tribunal de commerce a accepté de se donner deux jours supplémentaires pour examiner le dossier.
« Prise de contact »
L'offre a finalement été jugée « irrecevable eu égard aux exigences de la loi quant au prévisionnel d'exploitation et à la capacité de financement ». Et pour cause : ILMP est elle-mme en redressement judiciaire depuis le 2 juillet ! « Ce qui n'était pas de nature à rassurer le tribunal », a reconnu Me Mace.
L'administrateur d'Air Turquoise a également évoqué hier l'existence de sept autres « demandes d'informations spontanées », parmi lesquelles celle du fonds d'investissement britannique, longtemps pressenti pour aider à la recapitalisation d'Air Turquoise. Mais « Sisu Capital Limited » avait jeté l'éponge avant mme la date limite de dépôt des propositions de reprise.
Enfin, d'autres sociétés se seraient directement manifestées auprès de l'ancien PDG d'Air Turquoise, Jean-Baptiste Cuisinier (injoignable hier). Parmi elles, la compagnie low cost irlandaise Aer Arann, installée dans l'ouest de la France. « Un candidat idéal », selon Me Mace, mais dont l'intért se serait limité à une simple « prise de contact ».
« Viable »
L'échec d'Air Turquoise marque la disparition prématurée de la deuxième compagnie à bas prix sur la Champagne-Ardenne en moins de deux ans, après la défection de Ryanair fin 2004. Et ce, malgré la mobilisation générale « de tous les acteurs du dossier, la direction de l'aviation civile, le Département et la Région », selon lÔadministrateur.
Le président du conseil général de la Marne, lui-mme, ne veut pas y voir l'arrt définitif du low cost dans la région. « C'est la fin d'une compagnie, pas d'un modèle économique viable. Il continue d'intéresser des investisseurs, à condition de le mettre en application de façon plus industrielle », estime René-Paul Savary pour qui le fugitif passage d'Air Turquoise à Vatry a « démontré la réactivité de l'Europort et la capacité d'étendre la zone de chalandise jusqu'à Troyes et la Champagne centrale ».
Gilles Grandpierre
L'Union 3 août 2006

Vignoble de Champagne : tous les indicateurs au vert

Hormis les 650 hectares détruits par la grle, le vignoble champenois apparaît en pleine forme. Avec un peu d'eau en août, mais pas trop, la vendange prévue mi-septembre s'annonce excellente.
Encore quelques rognages de feuilles, quelques traitements contre des attaques d'oïdium et de mildiou, et les viticulteurs de Champagne pourront partir en vacances l'esprit tranquille. Enfin presque. Parce que si les grappes sont déjà généreuses, août, comme d'habitude, restera le mois décisif pour la qualité du raisin.
Un mauvais orage, comme ce fut le cas le 4 juillet dans la vallée de la Marne ou le massif de Saint-Thierry, et tout peut tre remis en question. Les neuf épisodes de grle qu'a connus la zone d'appellation champagne ont abîmé 2.500 hectares et en ont détruit 650. Sur un total de 30.000 hectares, cela paraît peu. C'est toujours trop aux yeux des viticulteurs qui en ont été victimes.
Alain Dumont, vigneron à Rilly-la-Montagne, près de Reims, Franck Tarantino, agent d'encadrement chez Laurent-Perrier, sont venus écouter Thomas Mineur, jeune technicien, qui livre ses observations avisées en parcourant le vignoble. Les trois hommes sont d'accord : les vignes sont magnifiques et très chargées. Mais tous restent prudents tant la nature peut réserver des surprises.
Une vendange le 11 septembre ?
Prochaine étape décisive : les prélèvements le 21 août, qui évalueront la maturité des raisins.
« Dans les pinots destinés à notre champagne rosé, nous avons pris le risque de couper des grappes pour que celles qui restent soient encore de meilleure qualité », explique Franck Tarantino. « Selon moi, ici, la vigne a huit à dix jours d'avance. »
Au point qu'une vendange dès la deuxième semaine de septembre n'est pas à exclure. « Cela peut mûrir très vite », confirme Alain Dumont. « Mais pas question de couper des grappes. On ne sait jamais ce qui peut arriver. »
Dans l'Aisne, 30 % des vignes de Passy-sur-Marne et Barzy-sur-Marne ont souffert de la grle. Pour le reste, « c'est très bon », observe Xavier Carpentier, ingénieur du groupement du développement viticole, basé à Crézancy.
Dominique Moncomble, directeur des services techniques au Comité interprofessionnel du vin de Champagne (CIVC) se dit « impressionné » par la tenue de la vigne, malgré trois semaines de canicule et des hivers trop secs depuis trois ans : « Tous les voyants sont au vert. Les maladies, notamment la petite explosion d'oïdium la semaine dernière, sont sous contrôle. » Si les vignes sur des sols argilo-calcaire (comme dans l'Aube ou le sud-ouest marnais) ont parfois souffert de la chaleur, celles de la Champagne crayeuse sont superbes. « On relève une douzaine de grappes au m2 », note Dominique Moncomble. De quoi atteindre sans encombres 18.000 kg de raisin à l'hectare alors que seuls 13.000 kg seront autorisés à tre cueillis.
Sans tre devin, l'ingénieur pense que les premiers coups de sécateurs seront donnés à partir du lundi 11 septembre.
La Champagne se dirige tout droit vers une excellente vendange comme c'est le cas régulièrement depuis quinze ans. « A part 2003 où les gelées de printemps avaient par endroits causé beaucoup de dégâts, nous n'avons pas connu de mauvaises récoltes depuis le gros gel de 1985. Et il faut remonter à 1981 pour retrouver une mauvaise floraison », rappelle Dominique Moncomble.
Christophe Perrin
L'Union 3 août 2006

Finale du Sprint Mondial – mardi 1er aout 2006  
Mindeparken, Aarhus - Dannemark
Nicolas Girsch 14ème aux Championnats du Monde de Course d’Orientation
 
Le Sillerotin Nicolas Girsch qui participait hier aux Championnats du monde de Course d’orientation au Danemark s’est classé  14 ème du Sprint en 14’25 ‘’1.
C’est la meilleure performance que le Champenois ait jamais réalisée à ce niveau de compétition.
 
Nicolas est âgé de 25 ans et est licencié depuis toujours à ASO (Animation Sillery Orientation, section CO de l’AC2S). Entré depuis peu dans la vie active, Il est actuellement gendarme adjoint à Melun et y  exerce ses fonctions dans le domaine sportif comme quelques uns de ses coéquipiers de l’équipe de France.

Le palmarès de Nicolas Girsch
2006
32° - Sprint – Championnat d’Europe - Estonie
2005
28° - Moyenne distance – Jeux Mondiaux Allemagne
37° - Moyenne distance – Championnats du Monde Japon
2004
6° - Relais - Championnat d’Europe - Danemark
2002
15° - sprint – Coupe du Monde république Tchèque 2002

Courcy (A26) Il convoyait 1,3 kg de drogue à l'insu de son plein gré

Une nouvelle saisie de produits stupéfiants a été réalisée au péage de Courcy sur l'A26 par les agents des douanes de la brigade de Reims.
Celle-ci sort de l'ordinaire, non pas en raison de la quantité mais de la nature des produits découverts dans la voiture d'un Espagnol.
Point d'héroïne, de cocaïne ou de cannabis, comme les douaniers en ont l'habitude sur cet axe reliant l'Europe du Nord et du Sud, très fréquenté par les trafiquants de drogue, mais de la kétamine et de la procaïne.
Classée dans la catégorie des produits stupéfiants, la kétamine est un anesthésiant pour les chevaux. Cela n'effraie pas les habitués des rave parties : ils sont nombreux à en consommer car elle donne l'illusion de quitter son enveloppe charnelle, de flotter dans les airs au-dessus de son corps...
Le retour à la réalité est difficile car l'abus de kétamine provoque de nombreux effets secondaires : ulcères, douleurs articulaires et musculaires, problèmes rénaux, dépressions graves, troubles de la mémoire, de l'élocution, etc.
L'électricien n'est pas au courant
La mort est parfois au rendez-vous. Le raveur décédé d'un arrt cardiaque lors du Teknival de Marigny en 2005 avait consommé de la kétamine.
Comme la kétamine, la procaïne est un analgésique mais réservée aux humains. Elle est fréquemment utilisée par les toxicomanes comme agent de coupage de la cocaïne. Le test urinaire pratiqué sur l'Espagnol intercepté par les douanes était justement positif à la cocaïne.
Arrté jeudi matin en sens Nord-Sud, Javier Collado-Gonzales, 45 ans, transportait neuf sachets contenant 464 grammes de kétamine et 918 grammes de procaïne. La drogue était dissimulée dans le plafond et un longeron de l'auto.
Confié aux policiers du SRPJ de Reims, l'homme qui se dit électricien à Alicante a prétendu tout ignorer de la présence des produits stupéfiants.
Selon ses déclarations, un certain Paco lui avait prté son auto pour aller retrouver une copine aux Pays-Bas.
Là-bas, il aurait fait la fte une bonne semaine avant de reprendre la route de l'Espagne jeudi matin. Suivait l'arrt imprévu au péage de Courcy.
C'est Paco le méchant
Javier Collado-Gonzales a été jugé en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Reims devant lequel l'avocate de permanence, Me Adélaïde Kadiyogo, a développé la thèse d'une possible manipulation.
La voiture prtée à l'Espagnol était restée sur le parking de l'immeuble de la copine durant toute la durée du séjour. Les clefs étaient posées en évidence dans l'appartement. Selon l'avocate, des sbires de Paco auraient très bien pu pénétrer dans l'auto pour y cacher la drogue à l'insu de son client. Cette thèse n'a pas convaincu le tribunal. Déclaré coupable d'avoir sciemment transporté la marchandise, Javier Collado-Gonzales devra séjourner à la maison d'arrt de Reims pendant dix mois et payer aux douanes la valeur des marchandises saisies (37.000 €).
Paco ne va pas tre content. Non seulement la drogue a été interceptée, mais le tribunal a également ordonné la confiscation de son auto au profit de l'administration des douanes.
F.C.
l'Union du 2 août 2006

Reims mort suspecte devant le CHU : une cause toxique envisagée

Une consommation de produits toxiques est envisagée pour expliquer le décès du jeune Francilien retrouvé mort devant l'hôpital de Reims. Son parcours depuis Paris reste un mystère.
DE nombreuses zones d'ombres continuent d'entourer le décès du Francilien de 19 ans retrouvé mort samedi à 18 h 45 sur le parking de l'hôpital Robert-Debré à Reims (voir notre édition d'hier).
Seule avancée : l'autopsie a écarté la thèse d'un homicide. Elle n'a apporté aucun autre élément probant alors que des renseignements recueillis auprès d'amis de la victime permettent d'envisager une mort d'origine toxique.
Des analyses complémentaires sont en cours. Les résultats ne devraient pas tre connus avant plusieurs jours.
Sans emploi ni activité, le jeune homme domicilié à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) avait passé la soirée de vendredi à Paris avec des amis. Ces derniers retrouvés par les policiers du SRPJ de Reims ont confirmé qu'ils avaient bu de l'alcool et consommé des produits stupéfiants, plus particulièrement un mélange de médicaments administrés sous forme de cachets.
Les effets combinés de la drogue, de l'alcool et de la chaleur auraient pu provoquer un malaise fatal au Francilien, d'autant que son état physique général était déjà assez délabré.
Deux hypothèses
Reste une interrogation de taille : comment s'est-il retrouvé sur le parking de l'hôpital Robert-Debré, à 150 kilomètres de l'endroit où il a été vu pour la dernière fois, 18 heures auparavant ?
Ses amis l'avaient quitté près de la station de métro de la gare du Nord, samedi vers 1 h 30, où il devait normalement prendre une correspondance lui permettant de rentrer chez ses parents en banlieue parisienne.
L'une des hypothèses de travail est que le jeune homme plongé dans un état second n'aurait pas pris le bon train à la gare de l'Est. Il se serait assoupi pour se réveiller et descendre en gare de Reims.
Ne se sentant pas bien, il aurait voulu se rendre au centre hospitalier pour finalement s'asseoir et mourir au pied d'un arbre du parking Robert-Debré, à environ 150 mètres du poste de garde de l'entrée principale.
Le garçon n'était pas là à 15 h 45 quand les occupants d'une voiture se sont garés à l'ombre de l'arbre pour aller visiter un patient. Il gisait mort à leur retour à 18 h 45, son sac à dos à côté de lui (il y avait dedans quelques boissons alcoolisées et son téléphone portable).
D'après le médecin légiste, le décès aurait pu survenir à 17-18 heures.
Le lieu de la macabre découverte surplombe l'avenue du Général-Kœning mais une haie de buissons fait écran : la présence du corps entre l'arbre et l'auto a très bien pu passer inaperçue des gens alentours pendant plus d'une heure.
La seconde hypothèse aux implications plus complexes fait intervenir des tiers : la victime aurait-elle rencontré une ou plusieurs personnes qui l'auraient prise en charge et déposée près de l'hôpital, voire contre l'arbre pour ne pas tre vues, en espérant que quelqu'un vienne la secourir ?
Tout cela n'est que suppositions mais le mystère complet entourant le cheminement du jeune homme depuis Paris favorise toutes les interprétations.
L'appel à témoins pour tenter de reconstituer son itinéraire n'a pour l'instant rien donné.
Fabrice Curlier
l'Union du 2 août 2006

Seize communes décrochent leur première fleur

Le verdict est tombé hier. Seize nouvelles communes viennent d'accéder au club des villes et villages labellisés « 1 fleur ».
A l'issue de quatre journées de visite, le jury départemental du concours des villes et villages fleuris de la Marne, en étroite collaboration avec le jury régional, a délivré cette distinction très convoitée qui récompense le dynamisme des communes en matière de fleurissement et reconnaît à chacune d'entre elles un savoir-faire certain pour la mise en valeur et l'embellissement du cadre de vie.
Désormais, 119 communes fleuries