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Un emploi touristique sur deux est situé en zone urbaine.
Le tourisme de loisirs comme d'affaires a généré 900 000 emplois salariés en France métropolitaine, selon une étude de l'Insee.
LES ECHOS du 31/08/2006 (en page 6)
Les dispositifs d'aide à la création d'entreprise connaissent un succès croissant.
Près de 52 000 personnes supplémentaires ont eu accès, cette année, aux dispositifs d'aide à la création d'entreprise, ce qui correspond à une hausse de 13 % par rapport à 2005. Les chômeurs représentent le tiers des créateurs et repreneurs d'entreprise.
LES ECHOS du 31/08/2006 (en page 3)
Des aides renforcées pour les chômeurs qui créent leur société.
Au cours d'un Conseil restreint sur l'emploi qui s'est tenu hier, le président de la République a fixé l'objectif de "doper la création d'entreprise par des demandeurs d'emploi, en améliorant les aides qui leur sont destinées". Le renforcement des dispositifs d'aide existants constituera de fait l'un des piliers du plan emploi que le Premier ministre et le ministre de l'Emploi vont détailler aujourd'hui.
LA TRIBUNE du 31/08/2006 (en page 3)
Suppression des charges sur le Smic pour les très petites entreprises.
Dominique de Villepin va annoncer aujourd'hui la suppression des 2,1 points de charges patronales restant au niveau du Smic. Le Premier ministre a décidé de cibler cette nouvelle aide sur les TPE, les très petites entreprises de moins de vingt salariés.
LA TRIBUNE du 31/08/2006 (en page 3)
Le taux de chômage repasse sous la barre des 9 %.
Sur fond de baisse continue du chômage, Dominique de Villepin présente aujourd'hui à Troyes le troisième volet du plan emploi, ciblé sur les jeunes les plus en difficulté. >> Une bonne nouvelle à prendre avec précaution - La baisse du chômage des jeunes biaisée par les retards d'inscription à l'ANPE.
LA TRIBUNE du 31/08/2006 (en page 2)
Les défaillances d'entreprises en net recul.
Selon Euler-Hermès-Sfac, les défaillances d'entreprises ont baissé de 8,7 % au premier semestre 2006 (-5,7 % sur un an à fin juin).
LA TRIBUNE du 31/08/2006 (en page 7)
Le groupe russe est en passe de devenir numéro un mondial de l'aluminium.
RusAI, le premier producteur russe, négocie le rachat de son compatriote Sual ainsi que des actifs d'alumine du suisse Glencore. Le nouvel ensemble détrônerait l'Américain Alcoa. Un mariage favorisé par Vladimir Poutine.
LA TRIBUNE du 31/08/2006 (en page 9)
Pouvoir d'achat : pour Parisot, il faut d'abord améliorer la compétitivité.
Ouvrant, hier, l'université d'été du Medef, Laurence Parisot a répondu prudemment à l'annonce d'une conférence sur les revenus et l'emploi, et estimé que la hausse du pouvoir d'achat passait "d'abord par l'amélioration de la compétitivité".
LES ECHOS du 30/08/2006 (en page 2)
Les ventes de logements neufs marquent une pause.
La chute des ventes de logements neufs au deuxième trimestre ne semble pas préfigurer une crise. Les prix demeurent très élevés et incitent à la prudence.
LA TRIBUNE du 30/08/2006 (en page 2)
La fiscalité stimule l'immobilier.
Le gouvernement a créé une série de dispositifs pour faciliter l'investissement. Deux dispositifs fiscaux dans le neuf : Loi Robien - Amortissement du bien jusqu'à 65 % du montant de l'acquisition sur quinze ans. Déduction fiscale : 6 % sur les loyers. Conditions à respecter : obligation d'investir dans certaines zones, de respecter des plafonds de loyers, pas de plafond de ressources pour le locataire. Loi Borloo - Amortissement du bien jusqu'à 65 % du montant de l'acquisition sur quinze ans. Déduction fiscale : 30 % sur les loyers. Conditions à respecter : loyer et revenus du locataire plafonnés, engagement de location de neuf ans.
LA TRIBUNE du 30/08/2006 (en page 3)
Poursuite de la hausse des loyers au premier semestre.
Selon les statistiques publiées par la Fnaim, les loyers des appartements ont progressé de 4,4 % au cours des douze derniers mois. En revanche, ceux des maisons louées n'ont pas progressé.
LES ECHOS du 30/08/2006 (en page 20)
Le chèque transport financera, en majorité, les déplacements collectifs.
Le gouvernement peaufine depuis hier avec les partenaires sociaux l'aide aux déplacements domicile-travail. Celle-ci bénéficiera aux fonctionnaires comme aux salariés. Elle incitera surtout à prendre les transports collectifs.
LES ECHOS du 30/08/2006 (en page 3)
Haro sur les trappes à inactivité. La prime pour l'emploi devient un instrument clé.
Dominique de Villepin à décider de doubler, au niveau du Smic, le montant annuel de la prime pour l'emploi (PPE), portée à 940 euros. En atteignant de tels montant, la PPE devient un instrument clé de la lutte contre les trappes à inactivité, c'est-à-dire toutes les situations qui font que l'emploi est, d'un point de vue financier, rendu moins attractif que le non-emploi.
LA TRIBUNE du 30/08/2006 (en page 4)
Citroën va lancer en octobre sa C2 sur le marché chinois.
PSA Peugeot Citroën et son partenaire Dongfeng ont annoncé hier le lancement sur le marché chinois, en octobre, d'un nouveau modèle Citroën, variante cinq portes de la C2 européenne.
LES ECHOS du 30/08/2006 (en page 16)
Les constructeurs devront réduire leurs rejets de CO².
Les constructeurs doivent faire davantage pour réduire les rejets de gaz carbonique, faute de quoi une réglementation pourrait leur être imposée, a averti hier la Commission européenne.
LA TRIBUNE du 30/08/2006 (en page 11)
Vivoils France veut produire 20 000 tonnes de bio diesel.
Vivoils France, la filiale de l'estérificateur britannique basée à Nogent-en-Bassigny en Haute-Marne, souhaite construire une unité de production de biocarburant à partir d'huiles végétales vierges ou usagées, mobilisant un investissement compris entre 6 et 8 millions d'euros et générant la création de 15 emplois.
LES ECHOS du 30/08/2006 (en page 14)
Le chèque transports s'élèvera à 100 ou 200 euros.
Facultatif, le chèque transport peut concerner les automobilistes comme les usagers des transports en commun. Les syndicats critiquent le flou de la mesure. Alors que l'heure du chèque transport n'a pas encore sonné, les employés de nombreuses entreprises de la région bénéficient déjà de primes, destinées notamment à ceux qui utilisent leur voiture pour se rendre au travail. Pour un mois complet comprenant 20 jours travaillés, les salariés peuvent bénéficier de primes allant de 13 à 65 euros suivant leur lieu d'habitation.
L'UNION du 30/08/2006 (en page 12)
Logement étudiant : les prix, les aides
A quelques semaines de la rentrée universitaire, le temps presse pour les étudiants qui n'auraient pas encore trouvé à se loger. Les prix peuvent rebuter mais ils ont la possibilité de se faire aider.
Se loger, oui, mais à quel prix ? Pour moins de 125 € par mois, les étudiants qui ont pris soin de consulter le Crous avant l'été bénéficieront d'une petite chambre en cité U avec cuisine et toilettes sur le palier.
Pour les autres, mieux vaut ne pas y penser. Les résidences universitaires sont remplies, les listes d'attente aussi.
Les retardataires n'ont plus le choix. Il faut se tourner vers les particuliers et les agents immobiliers. Pour ces derniers, le marché est juteux. Avec des locataires qui tournent régulièrement, ils multiplient les commissions.
Et le montant des honoraires n'a rien de ridicule : autour de 300 € pour un studio. Soit, peu ou prou, l'équivalent d'un mois de loyer.
De 310 à 350 €. C'est en effet ce qu'il faut compter, au minimum et sans les charges, pour un petit T1 à Reims. Ce qui explique l'essor de la colocation.
« C'est de la folie, tout le monde s'y met », constate Yann Maumejean, agent immobilier. L'engouement se heurte encore à la réticence de nombreux propriétaires : « Beaucoup hésitent à laisser des jeunes se regrouper dans un appartement ». Mais la colocation est parfois le seul moyen de trouver preneur pour un cinq pièces à 800 €. Et dans l'immense majorité des cas, tout se passe bien.
Pour éviter les frais d'agence, on peut tenter sa chance du côté des mutuelles étudiantes. La MGEL propose ainsi plusieurs centaines d'annonces pour contacter directement les propriétaires ayant signé une convention. « On ne joue qu'un rôle d'intermédiaire », prévient Dalia, 21 ans.
En cinquième année de droit, elle s'occupe de ce service dans le cadre d'un job d'été. « 400 € pour un studio, ça paraît cher à un grand nombre d'étudiants. Je leur conseille d'opter pour une chambre : le chauffage est compris et on partage la cuisine et les toilettes avec une ou deux personnes, au maximum ».
Allocation
Seul hic : pour accéder au service logement de la MGEL, il faut d'abord souscrire un « pack » au prix de 22 €, en plus de la sécurité sociale étudiante et de l'éventuelle complémentaire santé.
Une banque rembourse cette somme à ses clients. Pour les autres, il reste la solution des petites annonces. Elles ne manquent pas, l'offre est abondante à quelques semaines de la rentrée universitaire.
Dans tous les cas, il faudra passer par le versement d'un dépôt de garantie. Faute d'emploi salarié, on ne peut pas prétendre au prêt sans intérêts « Locapass ». Les propriétaires s'appuieront donc sur la caution des parents.
Il faut enfin se souvenir que la Caisse d'allocations familiales prévoit deux types d'aide selon la situation de l'étudiant : l'APL (allocation personnalisée logement) et l'ALS (allocation logement social).
Un étudiant non boursier peut bénéficier de l'APL dès lors qu'il occupe un logement d'au moins 9 m2 muni d'un point d'eau et du chauffage.
Il est même possible d'en calculer le montant en quelques secondes sur le site www.caf.fr. A titre d'exemple, un étudiant percevant une pension alimentaire de 450 € par mois peut prétendre à une allocation mensuelle de 151,20 € pour un loyer de 350 €.
L'APL s'applique aussi à la colocation, à condition que le nom de chaque demandeur soit mentionné sur le bail.
Franck Leclerc
L'UNION REIMS du 30/08/2006
Tirs à proximité du cortège de Villepin
Des gendarmes ont ouvert le feu hier sans faire de victime pour arrêter un suspect qui avait fait irruption près du lieu où Dominique de Villepin s'apprêtait à sortir d'un déjeuner avec des élus de Sallanches, a annoncé la préfecture de Haute-Savoie.
Cet homme, qui conduisait une voiture volée, est Cherif Bouchelaleg, un Algérien de 36 ans « connu des services de police et de la justice », dont le cas avait été fortement médiatisé en 2002 dans le cadre du débat sur la double peine.
Il a été interpellé après avoir forcé un barrage de gendarmes qui ont « fait usage de leurs armes », selon Florence Sevestre, du cabinet du préfet de Haute-Savoie. Cherif Bouchelaleg n'a pas été touché par balle, mais a été « blessé à un membre au cours de son interpellation, dans l'accident de son véhicule », a signalé la source proche de l'enquête.
Un incident qui n'a rien à voir avec le Premier ministre.
Le cas de Cherif Bouchelaleg, installé en Haute-Savoie, avait été fortement médiatisé fin 2002 dans le cadre du débat sur la double peine.
En janvier 2003, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy avait affirmé que c'était le cas de Cherif Bouchelaleg, marié à une Française et père de famille nombreuse, qui l'avait fait « changer d'avis » sur la double peine, alors qu'il était menacé d'expulsion après de multiples condamnations, notamment pour vol.
L'UNION REIMS du 30/08/2006
Autriche : Natascha triste pour son ravisseur
La jeune Autrichienne séquestrée Natascha Kampusch a témoigné hier, dans sa première déclaration depuis son évasion, d'un certain attachement à son ravisseur, dont elle porte « le deuil » malgré l'angoisse d'un isolement de huit ans.
« Il faisait partie de ma vie, c'est pourquoi d'une certaine manière je porte son deuil », a déclaré la jeune fille à propos de son ravisseur Wolfgang Priklopil, 44 ans, qui s'est suicidé mercredi soir, dans un texte lu en son nom à la presse à Vienne par son principal conseiller psychiatrique, Max Friedrich.
Ce médecin a adressé en préambule un appel pressant aux médias pour que Natascha, 18 ans, ne soit pas harcelée : « elle est fortement traumatisée, victime d'un crime grave ».
« Voulez-vous vraiment qu'elle soit maintenant la victime des médias ? », a-t-il lancé devant les caméras et les micros, au siège de la police judiciaire fédérale autrichienne (BKA).
« Il est certainement vrai que ma jeunesse a été différente de celle de beaucoup d'autres, mais en principe je n'ai pas le sentiment d'avoir raté grand-chose », dit la jeune fille qui a passé huit ans de réclusion dans une maison de Strasshof à 25 km au nord-est de Vienne, après son enlèvement à l'âge de dix ans en 1998.
« Je suis devenue une jeune femme, avec un intérêt pour la culture », estime-t-elle.
Elle a tenu à affirmer sa personnalité en apportant un démenti à certaines informations : « Je ne l'ai jamais appelé maître [.] Ce n'était pas mon maître. J'étais aussi forte que lui. Symboliquement, il m'a portée à bout de bras, tout en me foulant aux pieds. Mais ce qu'il ne savait pas, c'est qu'il était tombé sur la mauvaise personne », affirme la jeune fille.
« Laissez-moi tranquille pour l'instant »
Souvent enfermée dans une chambre insonorisée, Natascha a présenté sa vie quotidienne : « lectures, travaux ménagers, regarder la télévision, discuter, cuisiner. C'était comme ça pendant des années, le tout accompagné d'angoisse liée à la solitude ».
Elle a confirmé la version de son évasion mercredi dernier : Priklopil l'avait chargée de passer l'aspirateur dans une auto dans le jardin.
Comme il s'était éloigné à cause du bruit, elle en a profité pour s'échapper tout en laissant l'aspirateur en marche pour couvrir sa fuite. « C'était ma chance ».
Enfin à l'adresse des médias, Natascha s'est indignée qu'on « la calomnie » et a refusé de parler de « sa vie intime ».
Les enquêteurs se sont jusqu'ici montrés prudents sur la question de possibles relations sexuelles entre Natascha et Wolfgang Priklopil, laissant entendre qu'elles étaient consentantes.
« Laissez-moi tranquille pour l'instant [.] Laissez-moi le temps de pouvoir raconter moi-même ce qui s'est passé », a conclu la jeune femme dans ce texte.
« C'est moi qui déterminerai quand je prendrai contact avec les journalistes », a-t-elle signifié.
Entourée de psychologues, gardée dans un endroit secret où elle se « sent bien », elle reprendra contact quand elle le voudra avec ses parents, selon le Professeur Friedrich.
L'Union 29/08/2006
Juppé s'apprête à reprendre les commandes de Bordeaux
En démissionnant, la majorité UMP-UDF de la mairie de Bordeaux provoque des élections anticipées. Et laisse gracieusement la voie libre à Alain Juppé qui a purgé sa peine d'inéligibilité.
La majorité municipale UMP-UDF-DVD de Bordeaux a joué hier le premier acte du retour sur la scène politique d'Alain Juppé, en annonçant sa démission afin de permettre à l'ancien Premier ministre de retrouver son fauteuil de maire après avoir purgé sa peine d'inéligibilité.
Alain Juppé, resté jusqu'ici muet sur ses intentions, doit donner une conférence de presse aujourd'hui à Bordeaux, où il s'est réinstallé cet été après avoir enseigné depuis l'été 2005 à l'Ecole nationale d'administration publique (ENAP) de Montréal.
Il avait été condamné en appel le 1er décembre 2004 à 14 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité dans l'affaire des emplois fictifs du RPR.
« L'ensemble du groupe a décidé de démissionner du conseil municipal et nous appelons Alain Juppé à prendre la tête de la liste » de la majorité lors d'élections municipales anticipées, a annoncé le maire UMP Hugues Martin.
En mars, M. Juppé avait déjà indiqué dans un courriel publié par le journal Sud Ouest qu'il se présenterait en 2007 dans la deuxième circonscription de Bordeaux pour reconquérir son mandat de député.
Au-delà du retour de M. Juppé avant l'échéance municipale prévue de 2008, M. Martin a souhaité qu'à huit mois de l'élection présidentielle, l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac « prenne part à ce débat (présidentiel) au niveau de l'homme d'Etat qu'il est ».
Quelle place dans les futurs mois ?
Un vœu relayé également hier par l'UMP. « Nous avons besoin d'Alain Juppé. On connaît son talent, on sait ce qu'il a apporté à notre famille politique. Il a été notre président », a affirmé depuis Paris Luc Chatel, porte-parole de l'UMP.
Selon lui, M. Juppé « a fait un choix personnel, celui de revenir (à la politique) par l'échelon municipal. Il lui appartiendra ensuite, à lui et à lui seul, de définir la place et le rôle qu'il jouera dans les mois qui viennent ».
La première étape de ce retour en politique d'Alain Juppé devrait se faire sans trop de difficultés dans une ville où sa liste a obtenu la majorité dès le premier tour aussi bien en 1995 qu'en 2001.
Alain Juppé, qui avait succédé à Jacques Chaban-Delmas, jouit d'un « bonus considérable » dans une ville où « la municipalité est de droite depuis 60 ans », a souligné Michèle Delaunay, conseillère municipale PS, tout en faisant part de son « indignation » devant une décision tenant du « bon plaisir du prince ».
« C'est un déni de démocratie car nous n'avons jamais été tenus au courant officiellement » de la décision de la majorité municipale ni du calendrier, alors que le scrutin doit se tenir dans les trois mois, a estimé Mme Delaunay ajoutant que « rien n'est bouclé » quant à l'organisation d'une liste commune ou non entre les différents partis de l'opposition.
M. Juppé a fait une « belle politique de façade du centre historique auxquels les Bordelais sont très attachés », a-t-elle toutefois reconnu.
L'Union 29/08/2006
La France passe le cap des 50 % d'internautes
La France compte près de 27 millions d'internautes, soit plus d'un Français sur deux chez les 15 ans et plus, selon l'enquête semestrielle de l'institut Ipsos-Media publiée hier.
C'est la première fois que la barre des 50 % est franchie, note l'institut.
En un an, de juin 2005 à juin 2006, le taux de pénétration a augmenté de 10 points, passant de 44,1 % à 54,6 %, soit 26,9 millions d'internautes âgés de 15 ans et plus.
Les hommes (53 %) restent toujours plus nombreux que les femmes (47 %) à surfer sur le net. De même, les jeunes générations sont les plus présentes sur le web (24 % des 15-24 ans, 25 % des 25-34 ans et 29 % des 35-49 ans) mais les seniors (plus de 50 ans) sont de plus en plus nombreux (22 % contre 19 % il y a un an).
Les internautes de province forment le gros des troupes (78 %) par rapport à la région parisienne (22 %), reflétant à peu de choses près la répartition de la population entre ces deux pôles (81 % pour la province contre 19 % pour la région parisienne).
En ce qui concerne les catégories sociales, les CSP + sont majoritaires (38 %) devant les CSP- (29 %), les étudiants (19 %), les retraités (10 %) et autres inactifs (5 %).
Devant le travail (38 %), le domicile (84 %) arrive largement en tête comme lieu de connexion, ce qui confirme par ailleurs une amélioration du taux d'équipement des foyers, qui vient de passer également la barre des 50 %.
Une grosse majorité (85 %) des internautes équipés à domicile le sont en haut débit.
44 % des équipés haut débit ont un forfait « double play » (Internet + téléphone), 21 % ont un forfait « triple play (Internet + téléphone + télévision) et 33 % des équipés haut débit possèdent une connexion wifi.
L'Union 29/08/2006
Timide progression du pouvoir d'achat
Alors que le pouvoir d'achat s'annonce comme un des thèmes de la rentrée, sa timide progression est déjà sérieusement amputée par des frais incontournables tels que le logement et l'énergie, qui rognent sur les budgets consacrés à l'habillement, l'alimentation et le loisir.
Le pouvoir d'achat n'a progressé que de 21 euros (0,9 %) sur un an entre juin 2005 et juin 2006, selon le mensuel de l'Institut national de la consommation (INC), 60 millions de consommateurs.
Pour arriver à sa progression de 0,9 %, l'INC compare le revenu brut par ménage en juin 2006 par rapport à juin 2005, et en soustrait différentes hausses de prix. Ainsi, en juin 2006, le revenu brut se montait à 2.488 euros par mois en moyenne et par ménage, soit 68 euros de plus qu'en juin 2005.
Cependant, sur ces 68 euros, l'INC établit que 47 ont été alloués à des hausses (+10 euros pour les carburants, +6 pour le gaz, +5 pour les combustibles liquides, +4 pour les loyers), ne laissant plus que 21 euros d'augmentation réelle.
« Les gens se sentent plus pauvres, parce que depuis 2004, plus de 50 % des recettes des ménages sont bloquées par des dépenses obligatoires (factures de loyer, énergie, impôts). Avec cela, il reste très peu pour l'habillement, l'alimentation, les loisirs », explique Christian Huard, président de ConsoFrance, la plus importante fédération d'associations de consommateurs.
Pour répondre à cette situation, le Premier ministre Dominique de Villepin doit annoncer des mesures en faveur du pouvoir d'achat des Français, notamment une augmentation de 130 euros de la Prime pour l'emploi (PPE) et l'instauration d'un chèque transport.
L'Union 29/08/2006
Arcelor : Mittal Steel rate les 95 % requis pour un retrait de la cote.
Au terme de son OPA, le groupe de Lakshmi Mittal a indiqué détenir 93,7 % du luxembourgeois, moins que le seuil permettant de déclencher une offre publique de retrait obligatoire. Mais il devrait atteindre ce seuil d'ici au 17 novembre.
LES ECHOS du 29/08/2006 (en page 19)
Unilever tire 1,7 milliard d'euros de la vente de ses surgelés.
Le groupe anglo-néerlandais cherchait à vendre ses marques Iglo et Bird's Eye depuis février. Le fonds d'investissement Permira, qui a remporté les enchères, paie 1,4 fois le chiffre d'affaires.
LES ECHOS du 29/08/2006 (en page 19)
L'avenir des revues françaises pourrait passer par le Web.
Marginalisées au fil des ans, les revues françaises sont de plus en plus nombreuses à demander une aide financière au Centre national du livre. A la demande de l'établissement public, un rapport s'interroge sur l'avenir de ces publications. Si peu de titres ont abandonné le papier, le Web s'impose déjà comme un outil de complément doté d'une économie beaucoup plus légère.
LES ECHOS du 29/08/2006 (en page 21)
Plus d'un français sur deux est désormais connecté à Internet.
Selon une étude publiée par Ipsos, le profil socio-démographique des internautes tend à se rapprocher de celui de la population française. La France compte aujourd'hui quelque 26,9 millions d'internautes.
LES ECHOS du 29/08/2006 (en page 21)
Villepin met le pouvoir d'achat au coeur de sa rentrée.
Le Premier ministre devait annoncer hier soir une revalorisation de la prime de l'emploi. Dominique de Villepin souhaite organiser une conférence sur les revenus et l'emploi.
LA TRIBUNE du 29/08/2006 (en page 2)
Liban : si le Hezbollah le dit...
La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), qui devrait rapidement bénéficier de renforts européens, a reçu hier les assurances du chef du Hezbollah, à la veille de l'arrivée à Beyrouth du secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan.
Des questions-clés subsistent cependant quant au contrôle des frontières du Liban avec les deux pays voisins que sont la Syrie et Israël. « La résistance (le Hezbollah) sera un soutien pour l'armée libanaise et il n'y aura pas de problème avec la Finul tant que sa mission n'est pas de désarmer la résistance », a affirmé Hassan Nasrallah.
Le dirigeant chiite a, en outre, déclaré que des négociations indirectes avaient commencé par l'intermédiaire du président du Parlement, Nabih Berri, pour un échange de prisonniers entre Israël et son parti.
Si le Hezbollah avait su.
Hassan Nasrallah a enfin assuré que son mouvement n'aurait pas capturé les deux soldats de Tsahal (l'armée israélienne), le 12 juillet, s'il avait su que cela allait mener à une « guerre d'une telle ampleur ». Et d'affirmer qu'il n'y aurait « pas de nouveau round entre Israël et le Hezbollah ».
Kofi Annan est donc attendu ce lundi dans la capitale libanaise, deux semaines après la fin des hostilités. Selon lui, le déploiement de la Finul renforcée au Liban aura lieu « d'ici environ une semaine ».
Le secrétaire général des Nations unies doit évoquer à Beyrouth le déploiement de la Finul et la sécurisation des frontières (résolution 1701), particulièrement celle entre le Liban et la Syrie.
Damas refuse un déploiement de Casques bleus à sa porte et a menacé d'y répondre en fermant la frontière, étranglant par-là même un pays du Cèdre toujours soumis au blocus de l'État hébreu.
L'Union 28/08/2006
Essence et gasoil : près du record
L'union française des industries pétrolières (UFIP) a annoncé la semaine dernière que le prix moyen à la pompe du sans plomb 95 se situait désormais aux alentours de 1,32/1,33 euro par litre. Le gazole est vendu 1,12/1,13 euro le litre. On est proche des records, et notamment celui du 24 juillet où la moyenne du sans-plomb avait atteint 1,34 euro. La situation au Moyen-Orient ne rend guère optimiste sur l'évolution du prix des carburants.
L'Union 28/08/2006
Gaz : + 19,5 % en un an
Le prix du gaz a connu trois augmentations en un an avec un cumul de + 19,5 % selon l'Insee. La dernière revalorisation, en mai dernier, était de + 5,8 %. Explication de GDF : « Le prix du gaz est indexé sur celui du pétrole ».
L'Union 28/08/2006
Le fioul : + 11,1 %
C'est le moment de remplir sa cuve pour l'hiver. Ceux qui se chauffent au fioul vont découvrir que le prix de ce combustible a pris + 11,1 % en un an, selon l'Insee. De 47 euros en août 2000, le fioul domestique vient d'atteindre 70,70 euros l'hectolitre. Les perspectives sur le marché de pétrole ne laissent guère d'illusions sur les évolutions à terme.
L'Union 28/08/2006
Électricité : + 1,7 % depuis le 15 août
Le prix de l'électricité a augmenté de + 1,7 % le 15 août dernier.
L'impact de cette hausse sera dÔun euro par mois pour « un foyer logeant dans un appartement ou une maison d'une surface habitable de 100 m2 » estime EDF. Il n'y avait pas eu de hausse depuis 2003.
L'Union 28/08/2006
Timbre : un centime de plus
Augmentation d'un centime au 1er octobre pour le prix du timbre. Il affichera 0,54 euro pour une lettre de moins de 20 grammes en France en tarif prioritaire. Pour les envois de 20 grammes vers les pays de l'Union européenne et la Suisse, le prix du timbre passera de 0,55 à 0,60 euro. La poste estime que l'impact de cette hausse sera de 15 centimes d'euro par mois et par foyer.
L'Union 28/08/2006
Café : coup de chaud à prévoir
En raison de récoltes médiocres, dans les deux principaux pays producteurs, le Brésil et le Vietnam, le prix du robusta est en hausse. En un an son prix a été multiplié par deux. Cette augmentation s'est propagée à l'arabica, qui a pris 16 % en un mois. Cette évolution se fera ressentir au comptoir ou dans les rayons des supermarchés, même si le coût du grain ne représente que 5 % à 20 % du prix final.
L'Union 28/08/2006
Pain : vers + 4 % à 5 %
Une hausse du prix du pain est attendue pour les prochains mois. Elle pourrait atteindre + 4 % ou 5 %. Actuellement le prix généralement constaté de la baguette normale est compris entre 0,70 et 0,85 euro. Cette évolution s'explique en partie par une hausse du prix de la farine mais également par une répercussion des charges des boulangers. Ils ont supporté notamment une augmentation du SMIC de 3,05 % le 1er juillet. Selon l'Insee, le prix du pain et des céréales a pris seulement 0,6 % en un an.
L'Union 28/08/2006
Frite : + 15 % à 20 %
Le géant Mac Cain l'a annoncé dans la région, la frite va augmenter de + 15 % à 20 % dans les prochains mois. Explication : la récolte de pommes de terre, en septembre, s'annonce médiocre en raison de problèmes de quantité, de qualité et de calibre.
L'Union 28/08/2006
Fruits et légumes : des prix déjà élevés
Le dernier relevé de conjoncture, publié par l'interprofession des fruits et légumes (Interfel), le 22 août dernier, fait part d'une certaine inégalité des prix constatés dans les marchés et chez les primeurs. Les abricots et les nectarines étaient en hausse de + 18 % et + 19 % par rapport à la moyenne des prix constatés pour les années 2003-2005. Les melons et les tomates étaient affichés à -18 % et -12 %.
Entre août 2005 et juillet 2006, l'évolution des prix a été importante avec une augmentation de + 7,2 % pour les fruits et + 4,2 % pour les légumes, note l'Insee. La tendance pour les mois à venir reste difficile à établir, à part pour la pomme de terre dont la hausse est déjà annoncée.
L'Union 28/08/2006
Logement : toujours en hausse
S'il s'est un peu assagi, le marché de l'immobilier est toujours orienté à la hausse.
La Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM) a tout de même constaté, en juillet, une augmentation annuelle de 8,3 % pour les logements anciens.
En un an, l'Insee a relevé une hausse de + 3,5 % des loyers au niveau national.
L'Union 28/08/2006
Impôts : paiement du troisième tiers
Cela n'a rien à voir avec l'évolution des prix mais les budgets des ménages vont sentir passer le paiement du troisième tiers de l'impôt sur le revenu, pour ceux qui n'ont pas choisi la mensualisation. Le solde doit être versé pour le 15 septembre.
Ceux qui ont opté pour le prélèvement à échéance peuvent bénéficier d'un délai de 10 jours, pour n'être débité que le 25 septembre. Renseignements et inscriptions jusqu'au 31 août auprès de votre trésorerie ou jusqu'au 15 septembre sur « www.impots.gouv.fr ».
Julien Bouillé
Source : indice des prix à la consommation de l'Insee, juillet 2006.
L'Union 28/08/2006
Une loi visant à faciliter la résiliation des abonnements
Le projet sur la consommation du ministre de l'Économie, lequel doit être présenté à l'automne, comportera des mesures facilitant la résiliation des abonnements à internet, à la téléphonie mobile ou encore à la télévision payante. Thierry Breton, qui veut encadrer les activités de services et « cible les banques, les assurances et le secteur des nouvelles technologies », a « dévoilé trois mesures concrètes », rapportées par le Journal du Dimanche. Le délai de résiliation des abonnements (internet, téléphonie mobile, télévision payante) sera réduit à dix jours, contre deux mois aujourd'hui. En cas de résiliation, les opérateurs devront rembourser le dépôt de garantie sous 10 jours, sous peine de pénalités. Enfin, le temps d'attente des hotlines d'assistance téléphonique deviendra gratuit.
Le JDD indique qu'en raison du calendrier parlementaire chargé, la loi ne devrait être votée qu'à la fin de l'année, au plus tôt.
Outre ces dispositions, celle-ci prévoit l'introduction de recours collectifs de consommateurs (« class action »), la transposition de directives européennes concernant la concurrence déloyale ou encore la possibilité pour les commerçants de faire des promotions toute l'année pour écouler leurs stocks.
L'Union 28/08/2006
Le blocus imposé au Liban pénalise près de 4 400 entreprises françaises.
La France est le deuxième fournisseur du Liban derrière l'Italie et devant la Chine. Le blocus imposé par Israël pénalise les exportations françaises de quelque 644 millions d'euros par an.
LES ECHOS du 28/08/2006 (en page 8)
Contrats de projet : les présidents de région mettent l'Etat en garde.
Les présidents de région socialistes, qui se sont réunis à la Rochelle, menacent de ne pas signer les contrats de projet. Ils dénoncent aussi les effets de la baisse des recettes de la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) sur leurs ressources financières.
LES ECHOS du 28/08/2006 (en page 6)
Cafouillage autour de la prime pour l'emploi.
Soucieux du pouvoir d'achat des Français, le gouvernement réfléchit toujours au "ticket transport". Une hausse supplémentaire de la PPE (prime pour l'emploi) n'est par ailleurs pas exclue, même si 500 millions d'euros ont déjà été votés en ce sens pour 2007.
LES ECHOS du 28/08/2006 (en page 2)
L'Insee confirme la reprise de l'investissement.
Bien que l'investissement dans l'industrie ne représente que 30 % de l'investissement productif en France, l'enquête trimestrielle dans l'industrie publiée vendredi par l'Insee offre néanmoins des indications précieuses sur l'orientation de celui-ci. Et confirme le fait que la croissance française ne repose plus seulement sur la consommation des ménages.
LA TRIBUNE du 28/08/2006 (en page 6)
900 000 entreprises ont vu le jour depuis 2002.
Le cap des 900 000 créations d'entreprises depuis mai 2002 a été atteint en juillet. Le nombre des défaillances reste stable. L'objectif de Jacques Chirac de créer 1 million d'entreprises devrait être atteint cette année.
LA TRIBUNE du 28/08/2006 (en page 6)
Le Medef veut reprendre, à l'automne, la présidence des Urssaf.
Les échéances de cet automne à la tête des Caisses nationales de Sécurité sociale ne devraient pas donner lieu à de gros bouleversements, sauf dans les Urssaf, organismes collecteurs des cotisations, dont le Medef veut reprendre la présidence aux artisans de l'UPA.
LES ECHOS du 28/08/2006 (en page 3)
L'armée de terre française se tient prête pour le Liban
« Une bonne dizaine d'unités » de l'armée de terre française (dixit l'état-major des armées, EMA) ont été mises en alerte depuis l'annonce de la participation de la France à la Finul renforcée : elles se préparent à partir au Liban dès que la répartition des forces entre pays contributeurs sera décidée.
Pratiquement, ces unités Ð dont l'identité ne peut être révélée Ð ont rappelé leurs permissionnaires, commencent à stocker le matériel nécessaire (approvisionnement en casques et bérets bleus, notamment), mettent leurs véhicules « en condition » (pleins d'essence, peinture en blanc de certains camions.), etc.
Toutes ces unités ne seront pas finalement sollicitées, et parmi celles qui le seront, il pourrait n'y avoir que certaines compagnies (comme celle de maîtres-chiens, par exemple). « Mais nous sommes tous dans les starting-blocks, en mesure d'agir vite », a souligné un militaire de l'armée de terre.
A l'instar des autres pays contributeurs, la France a « sa propre réflexion » sur la composition des deux bataillons (de 800 hommes chacun) qui doivent partir au Liban, mais elle ne sera définitivement arrêtée qu'après prise en compte des propositions des autres États afin de constituer une force unie, a ajouté le porte-parole de l'EMA.
En deux temps
L'option qui a les faveurs de l'état-major des armées serait d'envoyer un premier bataillon composite, c'est-à-dire constitué d'infanterie et de blindés, voire d'artillerie. Une fois que la répartition des forces sera connue, peut-être dès demain, il faudra une quinzaine de jours pour que ce bataillon arrive au Liban : quatre à cinq jours pour se préparer, autant pour acheminer hommes et matériels vers les ports d'embarquement du sud de la France, et encore autant jours pour atteindre le but. La ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a précisé hier, à l'occasion d'un déplacement aux Antilles, que le déploiement des soldats français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban interviendrait « moins de vingt jours » après le choix des troupes qui seront envoyées.
Quant au deuxième bataillon, celui-ci rejoindra le Liban « plusieurs semaines après le premier », a indiqué l'EMA.
Outre ce renfort, les 1.700 militaires de l'opération Baliste Ð mise en place par la France le 15 juillet, suite au déclenchement des hostilités au Liban Ð continueront à assurer la logistique. L'opération repose sur des navires de la marine nationale (un millier de marins) avec le concours de forces aériennes et terrestres.
Enfin, les 200 hommes du génie dépêchés en urgence, dans le cadre de la Finul actuelle, pour renforcer les 200 autres de l'infanterie déjà présents à Naqoura (Liban sud), resteront sur zone.
L'Union 27 août 2006
Santé des personnes âgées : une étude inquiétante
Les personnes âgées vivant en institutions sont souvent atteintes de multiples pathologies, pouvant provoquer ou aggraver un état de dépendance, entraîner des douleurs ou des idées de suicide, selon une étude publiée par la Direction de la recherche et des statistiques (Drees) du ministère de la Santé.
L'hypertension artérielle, dont souffrent 47 % des résidants en maisons de retraite ou autres établissements d'hébergement pour personnes âgées, est la pathologie la plus fréquente.
Maladie d'Alzheimer ou autre syndrome de démence, incontinence urinaire, états dépressifs sont trois autres pathologies fréquentes, affectant chacune un tiers des résidants, selon l'enquête qui a porté en 2003 sur près de 4.500 résidants, grâce à un questionnaire rempli par des médecins.
De 21 % à 31 % des résidants souffrent par ailleurs d'états anxieux, d'insuffisance cardiaque, de troubles du comportement ou de maux à la colonne vertébrale.
Selon les indications fournies par les médecins, 5 % des résidants expriment aux soignants des idées de suicide et moins de 2 % sont passés aux actes. Mais « chez les personnes âgées, les idées suicidaires sont rarement exprimées », relèvent les auteurs de l'étude.
Idées suicidaires
Près des trois-quarts des résidants ayant exprimé des idées de suicide sont considérés comme dépressifs. Parmi les résidants déclarant souffrir de douleurs, 14 % ont également fait part, selon les médecins, d'idées suicidaires, « ce qui est sept fois plus fréquent que pour les résidants n'ayant pas, du point de vue des médecins, exprimé de douleur », soulignent les auteurs.
D'après l'enquête, 32 % des résidants sont sujets à une douleur, repérée par le médecin ou exprimée par le patient.
Parmi les personnes pas ou peu dépendantes (classées dans les groupes GIR 6 et 5 d'une grille en six niveaux), 55 % souffrent d'hypertension, 38 % d'états anxieux, 33 % d'états dépressifs, mais très peu (8 %) d'incontinence urinaire.
Les résidants peu dépendants cumulent en moyenne six pathologies diagnostiquées, contre sept pour les modérément dépendants (GIR 3 et 4) et huit pour les très dépendants (GIR 1 et 2).
La maladie d'Alzheimer ou de troubles apparentés affecte 25 % des résidants modérément dépendants et 56 % des très dépendants.
Parmi ces derniers, 55 % souffrent d'incontinence urinaire, 39 % d'hypertension artérielle et 36 % de troubles du comportement.
L'Union 27 août 2006
Jospin a crevé l'abcès du 21 avril 2002
Hier, dans le cadre de l'université d'été du Parti socialiste, Lionel Jospin, le grand battu de la dernière présidentielle, a soulagé les siens du mal qui les ronge encore, plus de quatre ans après.
LIONEL JOSPIN, les larmes aux yeux, a crevé l'abcès de l'échec du 21 avril 2002, hier lors de l'université d'été du PS, franchissant aux yeux de ses partisans le pas indispensable à une éventuelle candidature pour l'Élysée en 2007. Il n'a toutefois pas levé le voile sur ses intentions.
Devant 700 jeunes militants socialistes venus l'écouter pour sa première intervention à La Rochelle depuis 2001, l'ex-Premier ministre a critiqué le type de campagne menée par Ségolène Royal, favorite pour être investie par le parti pour la présidentielle d'avril-mai prochain. « Les tuyaux ne donnent pas le contenu », a-t-il asséné, raillant le internet de « Madame Hollande ».
Jospin n'a rien renié de son action pendant cinq ans à Matignon, imputant sa défaite, pour l'essentiel, à « la division de la gauche ». « Si toute la majorité plurielle avait défendu ensemble ce que nous avons fait, nous aurions pu hier gagner la présidentielle et les législatives. »
Mais il ne s'est pas exonéré de sa responsabilité dans la débâcle, avouant « un certain nombre d'erreurs » dans sa campagne contre Jacques Chirac. L'émotion s'est emparée de la salle lorsque, dans un exercice de catharsis collective, l'ex-leader de la gauche a répondu à une jeune qui lui demandait : « Camarade, es-tu parti, es-tu revenu ? Réponds franchement ! ». « Si je prenais sur moi symboliquement, physiquement et tristement le choc de la défaite, alors vos chances en étaient augmentées pour la bataille législative » qui a suivi la présidentielle, a déclaré l'intéressé.
La voix à demi cassée et les larmes aux yeux, Lionel Jospin a eu du mal à terminer sa phrase. La salle, comble, est venue à son secours en l'applaudissant à tout rompre.
Terrible lapsus
Contracté durant toute une partie de son intervention (un monologue de 40 minutes avant de répondre aux questions), le « retraité de l'île de Ré » est tombé à deux reprises dans le piège du lapsus ravageur, affirmant : « Je ne vous ai pas accompagnés », avant de se reprendre : « Je ne vous ai pas abandonnés, je vous ai accompagnés ». En annonçant son retrait, a-t-il enchaîné, « j'ai voulu marquer que j'acceptais l'arrêt (le verdict) du peuple, j'allais jusqu'au bout de la violence du geste du peuple ».
Pour la première fois, l'homme a admis avoir mené une campagne médiocre en 2002. « Je me suis senti un peu trop souvent en pilotage automatique », a-t-il confié.
Passé le mea culpa...
L'ex-locataire de Matignon a exhorté ses amis à considérer les cinq années de son gouvernement (1997-2002) « comme un socle sur lequel s'appuyer, y compris pour aller plus loin », déplorant « la mauvaise conscience » qui habite la gauche. Et d'énumérer ses réalisations : couverture maladie universelle (CMU), 2 millions d'emplois créés, mais aussi les 35 heures, renvoyant sur ce point Ségolène Royal, sans la nommer, à ses chères études.
Auprès de l'auditoire, Lionel Jospin a fait mouche. « Ca fait du bien d'avoir cette clarification » sur le 21 avril, a réagi Yves, 23 ans. « C'était un verrou à faire sauter, il l'a fait », a déclaré Élisabeth Guigou.
L'Union 27 août 2006
Violence ordinaire
Enfants et enseignants sont de plus en plus souvent confrontés au phénomène de violence au sein des établissements scolaires. Lunettes cassées, vêtements arrachés, coups et blessures. sont le lot quasi quotidien.
S'il est plus prudent d'assurer les jeunes, victimes ou responsables potentiels d'accidents, les enseignants aussi doivent l'être. Ils contractent pour la plupart une assurance spécifique couvrant les éventuels pépins qui surviennent dans la classe ou au cours de sorties.
« J'ai eu deux fois recours à mon assurance », raconte un professeur de technologie. « La première fois, je manipulais des produits chimiques et un peu d'acide a été projeté sur les murs de la classe. Le pantalon d'un élève a été atteint. J'ai fait une déclaration et les parents ont été remboursés. La seconde fois, c'était au cours d'un voyage en Allemagne, un de mes élèves qui jouait dans une cage à écureuil dans un parc s'est cassé la clavicule. Il a été rapatrié avec sa mère. Ma responsabilité était engagée. Tous les frais ont été pris en charge par l'assurance. » En cas d'agression, les enseignants bénéficient d'un conseil juridique. « Je n'ai porté plainte qu'une seule fois dans ma carrière », indique encore le même prof de techno, « quand des élèves avaient tagué un mur du collège d'insultes à mon égard. La police est intervenue et les auteurs ont eu droit à un rappel à la loi. »
Quand il y a agression physique, il existe un service juridique dans les rectorats pour les enseignants. L'assurance des parents de l'agresseur ne fonctionne pas quand il est reconnu coupable.
Enfin, il faut savoir que les enfants de milieux défavorisés peuvent bénéficier d'une prise en charge de leur assurance responsabilité civile et individuelle accident, par le foyer socio-éducatif de l'établissement scolaire ou encore par le fonds social collégien. Lesquels se substituent alors aux parents en contractant une assurance pour l'enfant.
« Nous sommes obligés de refuser d'emmener en sortie un élève qui n'est pas assuré », commente un enseignant. « Ca nous arrive, mais il serait injuste que ce soit pour des raisons pécuniaires. La solidarité doit jouer. »
F.K.
L'Union 26 août 2006
Téléphonie : 12.000 clients réclament réparation
Près de 12.000 clients d'Orange, SFR et Bouygues Telecom vont demander réparation, par le biais de l'UFC-Que Choisir, après la condamnation en 2005 des trois opérateurs mobiles pour entente illicite, et exiger d'être « remboursés » d'environ 700.000 euros.
Les demandes d'indemnisation seront déposées en octobre devant le tribunal de commerce de Paris par l'association de défense des consommateurs.
Cette dernière réclamera 500.000 euros environ au titre du remboursement de ses frais, soit, s'ils obtiennent gain de cause, une facture globale de 1,2 million d'euros pour les opérateurs, qui s'ajoutera aux 534 millions d'euros de l'amende record infligée le 30 novembre 2005 par le Conseil de la concurrence.
Selon le Conseil, entre 2000 en 2002, Orange, SFR et Bouygues Telecom - qui ont depuis fait appel de cette condamnation - se sont entendus pour geler leurs parts de marché, ce qui a eu pour conséquence de maintenir les prix du marché à un niveau artificiellement élevé.
Tandis que le montant de l'amende est parti dans les caisses de l'Etat, l'UFC-Que Choisir se bat pour que les clients soient indemnisés car, selon elle, ils sont les premières « victimes » de cette entente, ayant payé trop cher pour téléphoner.
Sur les 11.582 dossiers déjà rassemblés, 4.325 concernent Orange, 3.883 SFR et 3.374 Bouygues Telecom.
« Les préjudices individuels sont en moyenne de 60 euros », selon la directrice juridique de l'association Gaëlle Patetta, ce qui entraînerait, si les clients obtiennent gain de cause, près de 700.000 euros à payer pour les opérateurs.
L'Union 26 août 2006
Christine Lagarde : « Le champagne tire l'agro alimentaire »
La ministre déléguée au Commerce extérieur, qui inaugure ce matin la 60e foire-expo de Châlons- en-Champagne, se réjouit des bons résultats du champagne à l'exportation.
Vous vous êtes réjouie des bons résultats du commerce extérieur au premier semestre 2006. Mais le solde commercial reste négatif. Comment inverser la tendance ?
Christine Lagarde : « Le renversement de tendance est déjà opéré dans la mesure où l'on recommence à exporter à un rythme plus rapide que celui auquel nous importons. Nos exportations sur le premier semestre 2006 ont progressé de +7,4 % alors que nos importations ont augmenté de +6,1 %. C'est d'autant plus remarquable que nous avons, sur le premier semestre 2006, un alourdissement de la facture pétrolière de 3,6 milliards d'euros. »
La baisse des importations n'est pas toujours un signe positif. On le voit en Champagne-Ardenne où cette baisse en 2005 concernait des produits d'équipement et de l'industrie synonymes d'investissements.
Ch. L : « Vous avez tout à fait raison. Quand on prend l'exemple de l'économie espagnole ou même britannique, on voit que ce sont des pays qui ont des déficits commerciaux importants. Et pour autant leur économie est en croissance. L'analyse du déficit doit se faire très en finesse. Sur la Champagne, il y a quand même un facteur qui est très réjouissant. Sur le 1er semestre 2006, les vins de champagne ont connu une poussée en valeur de 31 % à l'export. Ce sont vraiment les champagnes qui tirent l'activité agro alimentaire française actuellement ».
Comment l'ambassadrice de la France que vous êtes utilise-t-elle cette image du champagne pour les exportations ?
Ch. L « Je considère que nos produits traditionnels sont aussi porteurs pour l'image de la France qu'une centrale nucléaire de troisième génération ou un Airbus A 380. Ce sont les mêmes principes : l'association d'un savoir-faire, d'une recherche systématique de l'excellence et de la qualité avec un objectif : la satisfaction du client. Je m'attache à vendre les mérites des uns comme des autres ».
De nombreuses entreprises de notre région commercent avec l'Allemagne. La coupe du monde de football reste-t-elle de nature à doper ces échanges ?
Ch. L : « Notre premier client et notre premier fournisseur, c'est l'Allemagne. La coupe du monde, difficile de répondre. Il faut être prudent sur les effets. Je mettrai un bémol d'ici 2007 si l'Allemagne augmente ses taux de TVA.
En revanche sur le champagne, je suis persuadé qu'il y a des effets. Nous avons calculé qu'il s'ouvrait chaque seconde, hors de France, quatre bouteilles de champagne dans le monde. ».
Le renchérissement du pétrole et la parité euro-dollar resteront-ils des handicaps permanents pour nos échanges ?
Ch. L : « Sur le pétrole, il faut se situer durablement dans une fourchette comprise entre 70 et 80 dollars le baril. Ce qui représente une augmentation de plus de 30 % sur l'an dernier. Sur le taux de change, quelque part on est assez content d'avoir un euro fort quand il s'agit de payer une facture pétrolière toujours libellée en dollars. En même temps ça pénalise des entreprises françaises à l'international ».
Recueilli par Dominique Herbemont
L'Union 26 août 2006
La « Madone » s'arrête à Paris
Deux ans après son dernier passage en France, Madonna donne quatre concerts à Paris-Bercy, demain, lundi, mercredi et jeudi, dans le cadre de sa tournée mondiale « Confessions tour », auréolée du parfum de scandale qui a accompagné l'Américaine tout au long de sa carrière.
En 23 ans de carrière, la « Madone », qui a fêté ses 48 ans sur scène le 16 août à Londres, a souvent marié le soufre et l'encens, comme lorsqu'elle embrassait un Christ noir dans le clip de « Like a prayer » en 1989.
Cette fois, elle a choqué en se mettant en scène crucifiée et avec une couronne d'épines sur la tête pour chanter « Live to tell » durant les concerts à grand spectacle du « Confessions tour », qui a débuté fin mai aux Etats-Unis.
Cette mise en scène lui a valu les foudres de responsables chrétiens en Angleterre, en Russie ou en Italie, où «ÊAvvenireÊ», le quotidien des évêques, a dénoncé « un acte provocateur qui blesse la foi de millions de chrétiens ».
La semaine passée, avant son étape en Allemagne, une évêque protestante allemande avait appelé à boycotter « une star vieillissante » qui « arrive seulement à attirer l'attention en offensant les sentiments religieux ».
« Star vieillissante »
Attirer l'attention a en tout cas toujours été un des nombreux talents de Madonna, qui devrait remplir le Palais Omnisports à quatre reprises. Une autre de ses spécialités est de s'adapter à l'air du temps, comme elle l'a une nouvelle fois prouvé avec son dernier album studio, « Confessions on a dance floor », paru en novembre dernier.
Dans son précédent album, « American Life » (2003), Madonna délivrait des messages, dénonçant la guerre et la superficialité du monde.
Depuis, Madonna est revenue à une formule plus basique et festive pour « Confessions on a dance floor ». Elle a en effet placé ce disque sous le signe de l'esprit « néo-disco » et du son des années 80, qui revient en force dans le paysage musical.
L'esprit disco imprègne également l'identité visuelle actuelle de Madonna, comme toujours attentive à son image et qui a adopté pour « Confessions on a dance floor » un brushing à la Farrah Fawcett et des justaucorps rose fluo très années 80.
L'Union 26 août 2006
A 380 : 1er vol équipé de moteurs américains
Le premier A380 d'essai équipé d'une motorisation américaine, des moteurs Engine Alliance (General Electric associé à Pratt et Whitney), a atterri vendredi à 14 h 10 à l'aéroport de Toulouse-Blagnac après son premier vol. Le plus gros avion de ligne au monde, qui avait décollé sous un ciel chargé, a atterri, sans incident, sous la pluie après un vol de quatre heures et dix minutes au-dessus du sud-ouest de la France.
Hausse des prix de la grande distribution
Les produits de la grande consommation (alimentation, hygiène-beauté et entretien) ont progressé de 1,5 % dans les magasins entre juin et juillet par rapport à la même période un an plus tôt.
Heures sup': négociations dans la restauration
Patronat et syndicats des cafés, hôtels, restaurants (CHR) se sont séparés sans accord hier, mais ont convenu d'une nouvelle réunion de 6 septembre, au sujet de l'accord de juillet 2004 sur le temps de travail. Sans accord entre les deux parties, la question devrait être tranchée mi-septembre par le Conseil d'Etat, saisi par la CFDT, qui pourrait contraindre les employeurs à payer rétroactivement 18 mois d'heures supplémentaires aux 800.000 salariés du secteur.
L'Union 26 août 2006
2.000 soldats français seront déployés au Liban
Jacques Chirac a annoncé hier soir le déploiement de 2.000 soldats français au sud Liban pour renforcer la Finul. Le chef de l'Etat a aussi précisé que la France était prête à garder le commandement de la force internationale.
«Deux bataillons supplémentaires viendront, sur le terrain, étendre notre dispositif au sein de la Finul. 2.000 soldats français seront ainsi placés sous casque bleu au Liban », a annoncé le président Jacques Chirac dans une déclaration solennelle retransmise par les télévisions.
Ces deux bataillons, soit 1.600 hommes, s'ajouteront aux 400 soldats déjà déployés dans la Finul au Liban ou en route vers le pays du Cèdre.
Chirac a également confirmé que les 1.700 hommes de l'opération aéro-navale Baliste « sont maintenus sur place ».
Il a souligné que « la France est prête, si l'Onu le souhaite, à continuer à assumer le commandement de la force », actuellement dirigée par le général français Alain Pellegrini, qui doit aider à consolider la trêve fragile entre le Hezbollah et Israël après un mois de durs combats. Le président a indiqué avoir décidé l'envoi de nouveaux renforts après avoir obtenu de l'Onu, d'Israël et du Liban les « garanties » et les « clarifications nécessaires » au déploiement de la force.
Chirac, se faisant l'écho des préoccupations des militaires qui gardent le douloureux souvenir de l'humiliation subie par les casques bleus français lors de la guerre en Bosnie (1992-1995), n'a eu de cesse d'obtenir des garanties pour la sécurité des soldats sur le terrain.
« Juste répartition des contingents »
« Aujourd'hui, les conditions mises en avant par la France étant remplies, j'ai décidé de répondre favorablement aux demandes du secrétaire général des Nations unies et des gouvernements libanais et israéliens », a-t-il déclaré.
Réclamant à nouveau « une juste répartition des contingents », il a aussi appelé « d'autres membres permanents du Conseil de sécurité » de l'Onu à suivre l'exemple de la France, assurant que « plusieurs partenaires européens vont le faire, de même que d'importants pays musulmans d'Asie ».
L'annonce de l'envoi d'un contingent français substantiel pourrait avoir un effet d'entraînement sur les autres Européens qui rencontrent aujourd'hui à Bruxelles le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan pour faire le point sur les contributions des 25.
Elle met fin à une semaine de confusion, après la décision de Chirac de n'envoyer en urgence qu'un renfort symbolique, en dépit du rôle capital qu'il avait joué pour faire cesser les combats.
Le déploiement d'une force internationale est prévu par la résolution 1701 du Conseil de sécurité qui prévoit 15.000 hommes au maximum, au lieu des 2.000 de l'actuelle Finul, afin d'épauler l'armée libanaise à se déployer à la frontière avec Israël.
Conférence internationale
Le président de la République a également déclaré que la France tentait de réunir une conférence internationale pour apporter « une solution durable à cette crise », citant la libération des soldats israéliens enlevés, le retour des prisonniers libanais, la démarcation des frontières et le désarmement des milices.
D'autre part, pour maintenir le consensus dans la classe politique française sur l'engagement français au Liban, le Président a annoncé que le gouvernement fera une déclaration qui sera suivie d'un débat au parlement dès l'ouverture de la session extraordinaire le 7 septembre.
L'Union 25 août 2006
Autriche : une jeune fille réchappe à huit ans de séquestration
L'Autriche, stupéfaite, a assisté au dénouement du kidnapping le plus célèbre de son histoire récente : la jeune Natascha Kampusch a réchappé vivante à huit ans de séquestration et son ravisseur s'est suicidé mercredi soir à Vienne.
Identifiée avec quasi-certitude hier matin, Natascha, aujourd'hui âgée de 18 ans, avait été retenue à quelques kilomètres du domicile familial, dans la cave d'un pavillon de banlieue de Strasshof (Basse-Autriche).
Enlevée le 2 mars 1998
Des sévices sexuels n'ont pas été immédiatement mentionnés, mais l'enquête devra le vérifier et expliquer les motifs du ravisseur, a déclaré un policier, Nikolaus Koch.
Son enlèvement, sur le chemin de l'école le 2 mars 1998, avait provoqué les plus grandes recherches criminelles de l'histoire du pays.
Son ravisseur présumé, Wolfgang Priklopil, un technicien en télécommunications de 44 ans, qui l'avait gardée dans un réduit fermé sous un garage de son pavillon, au nord de Vienne, est parti en voiture après la fuite de Natascha. Il s'est ensuite suicidé en se jetant sous un train.
L'accès à la maison où a été détenue la fillette, au 60 de la Heine Strasse, à Strasshof, était bouclé par la police hier.
La maison jaune avec jardin, entourée d'une haie, avec un portail grillagé et des caméras de vidéo-surveillance, n'a rien de spectaculaire, semblable à de nombreux pavillons de grande banlieue. Les voisins indiquent que le suspect évitait les contacts.
Selon M. Koch, Priklopil « était moins prudent qu'au début » avec Natascha et, profitant de sa négligence, elle « s'est enfuie à un moment favorable ».
La même cicatrice
Selon des rumeurs dans le voisinage, Natascha, sans doute intimidée par son ravisseur, avait même été vue ces derniers mois en sa compagnie en train de faire des courses au village.
La jeune fille, qui a aussi été identifiée par ses parents, a la même cicatrice que la fillette de dix ans disparue depuis 1998. Son passeport a été retrouvé au domicile du ravisseur.
Les parents, désormais séparés, de Natascha, Brigitta Sirny et Ludwig Koch ont demandé hier matin dans un communiqué, « aux journalistes de faire preuve de patience et de compréhension » et « de ne pas importuner la famille par des demandes d'interviews dans les trois jours à venir ».
Sabine Sirny, sœur aînée de Natascha, a témoigné à la télévision ORF que sa mère, en vacances à la campagne, avait « été choquée » à l'annonce du retour à la vie de sa fille : « elle n'avait jamais renoncé, elle disait toujours qu'elle vivait, qu'elle reviendrait ».
Pâle mais apparemment en bonne santé, la jeune femme a affirmé avoir pu écouter la radio et lire les journaux, mais sans toutefois pouvoir sortir du pavillon où elle était séquestrée.
L'Union 25 août 2006
Le belge Agfa dégraisse ses effectifs de 2.000 postes
Le couperet est tombé hier pour les salariés d'Agfa-Gevaert. Le spécialiste belge du traitement de l'image vient d'annoncer la suppression de près de 2.000 postes, soit 15 % de ses effectifs.
Dans le détail, 945 postes seront supprimés en Belgique, essentiellement au siège social du groupe à Mortsel, près d'Anvers (nord), 615 emplois dans le reste de l'Europe et 430 dans le reste du monde.
Ancien grand nom du papier photo grand public reconverti dans le traitement de l'image pour l'industrie, Agfa-Gevaert a été confronté ces dernières années, comme Kodak et Fuji, au déclin de la photographie argentique traditionnelle, âprement concurrencée par la technologie numérique.
En 2004, le groupe avait déjà dû se résoudre à liquider sa division AgfaPhoto, en cessation de paiements. Depuis, il peine toujours à défendre ses marges, affecté qu'il est par la flambée des coûts des matières premières, l'aluminium et l'argent. Il y a deux mois, l'entreprise a fini par annoncer qu'afin de réduire une nouvelle fois ses coûts, elle allait se scinder en trois unités distinctes : une unité Materials, spécialisée dans la production de films spécialisés, une unité Graphics, active dans l'imprimerie, et HealthCare, pour le secteur des soins de santé.
Néanmoins, le groupe n'avait pas alors chiffré le nombre de suppression de postes. Il s'était contenté d'indiquer son intention de réaliser des économies annuelles de 250 millions d'euros d'ici 2008.
« Nécessaire »
Pour le Pdg d'Agfa, Marc Olivié, ce programme de réduction des coûts est « nécessaire [.] face au déclin continu et chaque jour plus rapide des marchés traditionnels et face à la nécessité de poursuivre notre investissement sur les marchés porteurs ».
Malgré l'ampleur du plan social annoncé, les syndicats sont restés relativement calmes à Mortsel. « Nous gardons notre énergie jusqu'à ce que la direction clarifie la situation. On nous a promis qu'il n'y aurait pas de licenciements secs, mais nous voulons le voir avant de le croire », a commenté un délégué du syndicat socialiste FGTB, Bruno Verlaeckt.
L'Union 25 août 2006
Internet sans abonnement France Télécom pour quasiment tout le pays
La quasi-totalité des Français vont avoir la possibilité d'accéder à Internet sans passer par la case France Télécom, une petite révolution devant laquelle l'opérateur historique ne devrait pas rester sans réagir.
Deux opérateurs, Free et Neuf, viennent de lancer de façon concomitante de nouvelles offres qui vont permettre aux internautes situés dans les régions plus reculées de ne plus avoir à payer l'abonnement à France Télécom, soit une économie de 15 euros par mois.
Jusqu'à maintenant, ces offres étaient réservées aux internautes situés dans les grands centres urbains, soit un peu plus de la moitié de la population.
Face à cette offensive de ses deux principaux concurrents, France Télécom laisse entendre qu'il prépare pour « la fin de l'année » une série d'offres similaires, qui n'incluraient donc plus l'abonnement. L'opérateur historique a aussi dans les cartons des offres jouant la « convergence » entre téléphonie fixe et mobile, Internet et la télévision, et misant sur « l'innovation ».
Peu rentable pour les fournisseurs
Ces nouvelles offres « sont peu ou pas rentables », reconnaît une porte-parole de Free qui fait toutefois remarquer que l'opérateur est présent depuis 2002 dans ces « zones oubliées » afin d'être « une alternative à France Télécom ». A la fin juin, un peu plus de 27 % de ses abonnés provenaient de ces régions.
La stratégie de Neuf, dont le réseau couvre près de 70 % du territoire, est identique. Il s'agit de proposer une offre au niveau national et aussi de « répondre à l'attente de la grande majorité de nos clients qui veulent quitter France Télécom », selon une porte-parole de Neuf.
Au contraire des grandes métropoles où la concurrence a pu s'installer, ces régions, dites zones non dégroupées et qui représentent près de 46 % de la population, sont sous le quasi-monopole de France Télécom qui y pratique des prix bien supérieurs à ses concurrents.
Free et Neuf sont actuellement les deux seuls opérateurs à faire ces offres. Club Internet a déclaré « se pencher sur le dossier », tandis qu'Alice n'a pas de projet dans un avenir proche. Quant à Tele2, il s'était retiré en 2004 de ces régions en raison des conditions tarifaires de gros pratiquées par France Télécom.
Frais versés à France Télécom
Longtemps critiqué sur ce point, l'opérateur historique a dû faire une nouvelle offre de gros, baptisée « ADSL nu ». Entrée en vigueur cet été, cette mesure permet aux opérateurs alternatifs de commercialiser leurs services sans abonnement téléphonique.
L'effort financier est important puisque, pour chaque abonné recruté dans ces zones non dégroupées, Free et Neuf devront verser à France Télécom des frais de mise en service de 66 euros hors taxe (HT) et un abonnement mensuel de 22,40 euros (HT).
Côté consommateur, Free reste fidèle à son offre de 29,90 euros par mois tandis que Neuf, pour des services à peu près identiques, a préféré faire une « offre à la fois rentable pour la société et attractive pour l'internaute » en fixant un tarif légèrement supérieur à 34,90 euros.
En comparaison, les tarifs les plus récents d'Orange (ex-Wanadoo) se situent entre 38 et 43 euros par mois, auxquels il faut ajouter le montant de l'abonnement.
L'Union 25 août 2006
Pluton n'est plus une planète !
L'assemblée générale de l'Union astronomique internationale (UAI) a décidé hier à Prague de déchoir Pluton de son statut de planète, ramenant à huit le nombre de planètes du Système solaire.
Votant à main levée, les astronomes de la planète entière ont refusé un amendement proposé par l'exécutif de l'UAI qui proposait d'établir deux catégories de planète : les « planètes classiques » et les « planètes naines ».
Cet amendement ayant été rejeté, une planète naine - catégorie à laquelle appartiennent Pluton, mais aussi Cérès et la mystérieuse UB313 découverte il y a trois ans - ne peut être considérée comme une planète à part entière, a concédé Richard Binzer, l'un des promoteurs de ce texte.
Le Système solaire est donc composé désormais de huit planètes (et non neuf) : Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.
Les vraies et les naines
Le projet original de la direction de l'UAI, qui avait provoqué un intense intérêt médiatique la semaine dernière, prévoyait d'élargir le système solaire à 12 planètes : les 8 « vraies » planètes, plus les trois naines, ainsi que Charon, qui reste cantonné dans son statut actuel de lune de Pluton.
Seule planète découverte par un astronome américain, Pluton posait de nombreuses questions aux astronomes : elle est en effet très différente des autres corps du système solaire, qui sont rocheux (pour les plus proches du soleil) ou gazeux (pour les plus éloignés). Pluton est elle formée de glace et suit une orbite très longue et excentrée qui exige d'elle 247 années pour faire le tour du Soleil.
De plus, Pluton est bien plus petite que l'on pensait au moment de sa découverte par l'astronome Clyde Tombaugh, plus petite même que notre Lune.
La définition proposée par l'assemblée générale de l'UAI ne s'applique qu'au seul système solaire, au grand regret de ceux qui auraient souhaité un concept s'appliquant aux nombreuses planètes (près de deux cents à ce jour) que l'on découvre désormais régulièrement autour d'autres astres que notre Soleil.
L'Union 25 août 2006
Paramount vire Tom Cruise
Le studio Paramount a annoncé mardi son divorce unilatéral d'avec Tom Cruise, sonnant le glas d'une collaboration de 14 ans ayant fait de Cruise l'acteur le mieux payé du cinéma mondial. « La façon dont il s'est récemment conduit dans les médias n'est pas acceptable pour Paramount », a fait valoir Sumner Redstone, patron du géant américain.
Allemagne : un second Libanais arrêté
Un deuxième Libanais âgé de 20 ans, soupçonné d'avoir participé à une tentative d'attentat terroriste en Allemagne fin juillet, s'est rendu aux autorités au Liban, cinq jours après l'arrestation de son complice présumé. Le Parquet a indiqué tout mettre en œuvre pour que Jihad Hamad soit transféré en Allemagne.
Suisse : 16 millions d'euros légués à l'Armée du Salut
Un généreux donateur a légué 25 millions de francs suisses (16 millions d'euros) à l'Armée du Salut suisse. « Il y a beaucoup de gens, qui ont beaucoup d'argent », a indiqué le porte-parole de l'association, pour expliquer cette manne, ajoutant que la région de Zurich était « une véritable mine d'or » pour la récolte de fonds.
Strip-teases funéraires en Chine
Une province chinoise a décidé d'interdire l'emploi de strip-teaseuses lors d'obsèques, une pratique qui n'est pas rare dans ce pays. Les plus riches familles de certains villages du Jiangsu emploient généralement deux troupes d'animateurs et de strip-teaseuses afin d'attirer le maximum de gens aux funérailles de leurs proches, puisque, selon les villageois, plus l'assemblée est nombreuse, plus le défunt est honoré.
Le Soudan rejette le projet de résolution au Darfour
Le Soudan a rejeté hier le projet de résolution américano-britannique à l'Onu prévoyant le déploiement de casques bleus au Darfour (ouest), jugeant qu'il vise à imposer une tutelle sur le pays. Depuis février 2003, le conflit pour le partage des richesses a fait des milliers de morts dans cette région.
Mongolie : découverte d'une momie de 2.500 ans
Une momie blonde et tatouée, figée dans la glace depuis 2.500 ans, a été mise au jour dans un très bon état de conservation, sur les hautes montagnes de l'Altaï, a annoncé hier une équipe internationale d'archéologues à Berlin. Ce corps d'un guerrier a été découvert lors de fouilles à 2.600 mètres d'altitude en juin dans une sépulture.
Espagne : l'accident de train dû à un excès de vitesse
L'accident de train qui a fait six morts lundi près de Palencia, dans le nord de l'Espagne, est dû à un excès de vitesse provoqué par une erreur humaine, a révélé hier un rapport de la commission d'enquête sur l'accident. « Le train circulait à 125 km/h sur la voie déviée, alors que la vitesse prescrite pour cette situation, selon la norme en vigueur, est de 30 km/h », affirme le rapport technique sur l'accident.
L'Union 25 août 2006
80.000 étudiants boursiers recevront l'allocation rentrée de 300 €
Dominique de Villepin a confirmé hier la création d'une allocation pour l'installation étudiante (Aline) d'un montant de 300 euros pour les étudiants boursiers quittant le domicile parental, lors d'un discours devant les recteurs d'académie à Paris.
Cette allocation « concernera pour commencer 80.000 personnes environ, qui touchent leur première allocation logement », a indiqué le Premier ministre, précisant qu'elle serait « versée dès la première semaine de novembre ».
Le chef du gouvernement a estimé que « ce point de départ » constituait un « effort très significatif de la part de l'Etat » en faveur des étudiants issus de milieux modestes. Il a souligné que cette mesure avait été « définie en concertation étroite avec les organisations étudiantes, de manière à cibler les populations qui en ont le plus besoin ».
Selon le Premier ministre, « notre système de bourse n'apporte pas des réponses suffisantes » aux difficultés sociales rencontrées par les étudiants.
Parmi les 2,2 millions d'étudiants, la moitié travaille pour financer ses études et 100.000 vivent sous le seuil de la pauvreté, selon l'observatoire de la vie étudiante.
La visite médicale à domicile passe de 30 à 31 euros
La visite à domicile des médecins libéraux va passer de 30 à 31 euros à compter du 15 octobre, aux termes d'un protocole d'accord conclu hier entre l'assurance maladie et trois syndicats médicaux, ces derniers craignant toutefois que le gouvernement ne réduise leurs marges en 2007. Les médecins présentent la revalorisation comme une simple « remise à niveau » après la hausse d'un euro, au 1er août, du tarif des consultations des généralistes, à 21 euros. Coût annuel pour la Sécu : 36 millions d'euros.
Soutiens pour un jeune Nigérian expulsable
Une centaine de personnes, dont les principaux dirigeants de RESF, de SOS Racisme, de l'Unef et d'associations lycéennes, se sont réunies hier en fin d'après-midi à Paris devant le lycée Dorian (XIème) pour s'opposer à l'expulsion de Jeff Babatunde, un jeune Nigérian de 19 ans. Il est actuellement placé au centre de rétention administrative de Vincennes et expulsable à tout moment. Il est parrainé par le maire du XIème arrondissemnt et a de bonnes appréciations de ses professeurs.
Investiture PS : Hollande aussi ?
Le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande laisse ouverte la question de sa candidature à l'investiture du PS pour la présidentielle, dans une interview au Monde, alors que s'ouvre à la Rochelle l'université d'été de son parti.
L'Union 25 août 2006
Tabac interdit dans les lieux publics : ça se précise
Le ministre de la Santé espère que l'interdiction de fumer dans les lieux publics sera appliquée à partir du 1er janvier. Les bars et restaurants seraient concernés, mais pas les bars-tabacs, ni les discothèques et casinos.
Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, favorable à l'interdiction de fumer dans les lieux publics, a défendu cette semaine cette « mesure attendue », mais rien n'est encore décidé, selon Matignon, dans l'attente des conclusions de la mission parlementaire créée en mai.
« Je suis pour l'interdiction de fumer dans les lieux publics » et « le plus tôt serait le mieux », avait déclaré le ministre lundi. Il a dit par ailleurs être « persuadé » que cette interdiction était une « mesure attendue », avant d'espérer qu'un décret puisse être applicable dès le 1er janvier. Le tabac en France, « c'est 66.000 décès par an liés à sa consommation, et 5.000 morts par tabagisme passif », avait souligné M. Bertrand lundi, invitant à « une prise de conscience » pour « faire évoluer les mentalités comme on a su le faire avec la sécurité routière ».
Le scénario privilégié par le ministre se précise : le décret serait préféré à la loi et des aménagements sont envisagés pour bars-tabacs, discothèques, casinos. Mais rien n'est décidé au niveau gouvernemental. La discussion se poursuit sur calendrier et scénario de mise en oeuvre, précise-t-on à Matignon.
« Aucune décision ne sera prise » avant la remise du rapport de la mission parlementaire mise en place le 2 mai, a-t-on assuré également hier au ministère de la Santé. Même si c'est le « souhait de Xavier Bertrand » de voir l'interdiction applicable au 1er janvier, d'où la nécessité d'un dé cret pour « aller vite », les « conclusions du rapport de la mission vont déterminer et préciser le calendrier », ajoute-t-on au ministère.
Préparer l'opinion
« L'éclairage de la mission parlementaire » et les résultats de la consultation lancée sur internet (www.forum.gouv.fr) sont également attendus en ce qui concerne les lieux (bar-tabacs, discothèques, casinos..) pour lesquels « il est plus naturel de se poser la question d'éventuels aménagements », précise-t-on dans l'entourage du ministre.
« Laissons la mission terminer ses travaux et puis le gouvernement choisira », a déclaré hier l'ancien ministre Claude Evin (PS), précisant que la mission parlementaire, qu'il préside, rendrait son rapport fin septembre. Promises pour mars dernier par le ministre de la Santé, qui avait déjà mené une large concertation, les mesures visant à interdire le tabac dans les lieux publics avaient été remises à des jours meilleurs par le chef du gouvernement, Dominique de Villepin, au lendemain de la crise du CPE.
Le 27 avril, le président Jacques Chirac avait prôné « débat et concertation approfondie » et annoncé la constitution d'une mission parlementaire, précisant que les « décisions définitives » seraient prises « avant la fin de l'année », sur « ces bases ».
Selon Claude Evin, « Même ceux qui sont favorables à une interdiction totale, ce qui est mon cas » considèrent « qu'il faut se donner un peu de temps pour préparer l'opinion, car une réforme de ce type ne marche que si l'opinion y est préparée ».
L'Union 24 août 2006
La France compte près de cinq millions d'immigrés
Plus souvent venus d'Afrique et d'Asie que d'Europe, mieux formés et installés dans les grandes zones urbaines, hommes et femmes en nombre égal, les immigrés en France étaient 4,9 millions en 2004, soit 8,1 % de la population, selon l'Insee.
En 2004, 1,7 million venaient des 25 pays de l'UE actuelle, mais la géographie bouge : Italiens, Espagnols et Polonais, issus d'une immigration plus ancienne, diminuent, les Portugais se maintiennent et les Britanniques, avides acquéreurs immobiliers, font une percée (+ 45.000).
Malgré un bond de 37 % des Européens de l'Est (hors UE), la part du Vieux Continent parmi les immigrés ne cesse de baisser : de 57 % en 1975, elle est tombée trente ans plus tard à 40 %.
Un million et demi d'immigrés viennent du Maghreb, soit 220.000 de plus qu'en 1999, essentiellement des Algériens et Marocains.
40 % sont naturalisés français
Le reste du monde totalise 1,4 million de personnes, soit 29 % des immigrés, un afflux dû essentiellement à l'Asie, d'abord la Turquie, et à l'Afrique sub-saharienne dont les natifs, issus des anciennes colonies françaises, étaient 570.000 (+ 45 % en 5 ans).
Après des décennies de domination masculine liée à l'afflux de main-d'oeuvre non qualifiée, hommes et femmes immigrés sont désormais en nombre égal, un point d'équilibre atteint il y a cinq ans, conséquence du regroupement familial entamé dans les années 70.
Par naturalisation ou par mariage, ils sont deux millions à avoir acquis la nationalité française, soit 40 % d'entre eux.
L'étude relève que depuis 1982, « le niveau de formation des immigrants a fortement progressé ». Certes, encore 41 % des 30-49 ans détiennent au mieux un certificat d'études primaires (contre 17 % chez les non-immigrés), mais près d'un immigré sur quatre (24 %) est diplômé du supérieur, guère moins que les Français de souche (29 %).
Tourisme : bonne saison estivale
Les caprices de la météo ne semblent pas avoir affecté outre mesure la saison estivale 2006 en France, qui s'avère être un bon cru, avec un afflux accru des touristes sur les plages, alors que la montagne paraît moins populaire.
Côté dépenses, le constat des professionnels interrogés est toutefois unanime : les touristes français surveillent plus que dans le passé leur portefeuille, se font héberger davantage par des amis ou la famille et optent pour des passe-temps gratuits comme la baignade et la randonnée.
La saison a démarré tardivement, connaissant des pics de fréquentation sous un soleil radieux lors du pont du 14 juillet avant d'être affectée en août par des pluies, surtout dans le nord, qui ont amené bon nombre de touristes à écourter leurs vacances.
Malgré un temps moins clément, Paris-Plages a connu le même succès que l'an dernier. De même, les Bateaux-Mouches n'ont pas désempli, malgré les pluies d'août.
« Paris est une ville vivante qui jouit d'une très bonne image à l'étranger. La saison est encore meilleure que l'an dernier, avec notamment des records de fréquentation de la Tour Eiffel », se félicite Paul Roll, directeur général de l'Office de Tourisme de Paris.
Si les plages de Provence-Alpes-Côte d'Azur, région-phare du tourisme en France, continuent de susciter l'engouement des étrangers, le tableau un peu plus nuancé en Midi-Pyrénées, où les professionnels se montrent globalement peu satisfaits de juillet, et tablent au mieux sur des chiffres stables pour août.
« On sent de plus en plus un recul du pouvoir d'achat, un déplacement vers des activités non payantes, et une progression des réservations de dernière minute », note Patrick Levy, directeur général du CRT. Dans les Landes, le comité du tourisme a noté « un bon mois de juillet et un très bon mois d'août ».
Autre tendance, le tourisme viticole a pris son envol cette année avec une hausse des visites de vignobles de 25 % de janvier à juillet, selon l'office du tourisme de Bordeaux.
Par contre, les caves de Bourgogne ont subi un recul des visites de 10 % en juillet, et les pluies en août ont chassé les touristes des routes des vins en Alsace.
En Bretagne tout comme en Normandie, juillet a été jugé satisfaisant, avec une hausse de la fréquentation en bord de mer et « des réservations de dernière minute pour échapper à la canicule ». Pour août, les pronostics sont moins optimistes à cause du mauvais temps.
En Champagne-Ardenne, les gîtes ruraux ont pâti d'une baisse de leur fréquentation, avec de nombreuses annulations.
Tableau sombre également côté montagne, le comité du tourisme de Rhône-Alpes notant un recul de la fréquentation dans ce secteur.
L'Union 24 août 2006
Les prix des carburants frôlent les records
Les prix à la pompe sont tout proches de ceux atteints le 24 juillet dernier. Le gouvernement cherche des solutions pour réduire la facture : la création d'un « chèque de transport » est à l'étude.
Les prix à la pompe des carburants s'approchent de leurs records, à quelques jours de la rentrée qui pèse déjà sur les budgets des Français, incitant le gouvernement à chercher des moyens d'alléger leur facture.
« Les prix moyens à la pompe pour le sans plomb 95 sont aux alentours de 1,32-1,33 euro par litre et 1,12-1,13 pour le gazole, nous sommes à 2 centimes des records », a déclaré hier le délégué général de l'Union française des industries pétrolières (UFIP), Jean-Louis Schilansky.
Cela signifie que les prix peuvent dépasser 1,40 euro dans certaines stations.
Le record avait été atteint pour le sans plomb le 24 juillet, lorsque le litre se vendait en moyenne 1,34 euro. Le gazole est un peu plus stable, il était monté à 1,1235 euro.
« C'est insoutenable pour le consommateur », estime Julien Dourgnon, directeur des études à l'UFC-Que choisir, qui stigmatise de nouveau les profits exceptionnels engrangés par les groupes pétroliers : « Sur 100 euros payés en plus par le consommateur, il y en a 70 qui reviennent au pétrolier ».
Face à l'inflation de la facture, le gouvernement cherche des solutions. D'autant que la rentrée est traditionnellement une période de dépenses pour les Français, qui doivent faire face aux frais de scolarité, au paiement du dernier tiers de l'impôt sur le revenu, ou encore à l'approvisionnement en fioul pour l'hiver.
« ReconvoquerÊ» les groupes pétroliers
Ainsi, le gouvernement réfléchit à l'instauration d'un « chèque transport » qui serait versé aux Français pour les aider à supporter les frais de déplacements professionnels, comme le demandent les syndicats.
Pour sa part, le ministre de l'Economie Thierry Breton va « certainement reconvoquer » les groupes pétroliers au mois de septembre, comme il l'avait fait l'an dernier à pareille époque.
« Les pétroliers peuvent faire des profits. Je les ai convoqués l'année dernière pour lisser ces profits et je vais même certainement les reconvoquer au mois de septembre », avait déclaré M. Breton le 11 août, le jour de l'annonce d'une croissance exceptionnelle au deuxième trimestre, portée par l'appétit de consommation des Français.
L'accord conclu avec les pétroliers à l'automne 2005 a pris fin théoriquement début 2006.
Hier à Bercy, on affirmait que cette réunion allait « certainement » avoir lieu à la rentrée, sans plus de précisions.
« Nous n'avons pas reçu de convocation », a déclaré M. Schilansky, mais « s'il nous convoque, nous irons ». Toutefois, selon lui, « aller plus loin » que le lissage, « c'est quand même assez difficile ».
De toute façon, selon l'UFC, « dans la mesure où le prix est structurellement élevé, le lissage ne joue plus, ça ne sert à rien ». « Nous faisons aujourd'hui le constat de l'échec total du plan Breton établi en 2005 », dit Julien Dourgnon.
L'UFC-Que choisir propose notamment « une taxation exceptionnelle des bénéfices de Total qui irait au développement des transports urbains de proximité ».
Après un bénéfice record de 12 milliards d'euros en 2005, en hausse de 31 %, Total a encore dégagé 7,124 milliards de profits au premier semestre 2006.
L'Union 23 août 2006
L'ours Sarousse complète le lâcher dans les Pyrénées
Avec l'arrivée de Sarousse, le cinquième ours slovène lâché dans la nuit de lundi à mardi à Arbas (Haute-Garonne), le gouvernement a achevé, dans la plus grande discrétion, un plan très contesté de réintroduction de plantigrades dans le massif pyrénéen. Le lâcher de cette femelle de 7 ans, pesant 112 kg, s'est fait « conformément au plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009 », a indiqué le ministère de l'Écologie et du développement durable. « J'ai respecté mes engagements vis-à-vis de la biodiversité, du maintien de la population ursine et [.] de ceux avec lesquels j'ai discuté de ce plan », a déclaré la ministre Nelly Olin.
Sarousse, capturée dimanche soir dans le secteur de Masoun, en Slovénie, a été libérée hier matin vers 1 heure à Arbas, une bourgade haut-garonnaise candidate aux réintroductions où avaient déjà été libérés la femelle Hvala et le mâle Balou.
Pour Mme Olin, « le cinquième lâcher permet d'assurer [.] la pérennité d'une espèce protégée au niveau international (comme le stipule notamment la convention de Berne) et dont la survie était, à court terme, menacée sur notre territoire ». Et la ministre de l'Écologie d'insister sur l'esprit de concertation dont elle a fait preuve. Cela « m'a amenée à modifier le plan initial de 30, ensuite ramené à 15 et que j'ai réduit à 5, en me basant aussi sur des scientifiques qui pensent qu'avec quatre femelles [.] cela va permettre de maintenir » la population ursine.
L'Union 23 août 2006
Croissance française : le rebond se confirme
L'Insee a confirmé hier que la croissance française avait connu un spectaculaire rebond au deuxième trimestre 2006, progressant de 1,1 %, du jamais vu depuis fin 2000. La première estimation de l'Insee, le 11 août, qui annonçait une fourchette de progression du produit intérieur brut (PIB) de 1,1 % à 1,2 % au deuxième trimestre, avait fait l'effet d'un coup de tonnerre, alors que les économistes tablaient plus modestement sur 0,6 % à 0,7 %.
La deuxième estimation, publiée hier, confirme la bonne performance réalisée par l'économie française au printemps, même si c'est le bas de la fourchette qui a été retenu.
Quant à l'acquis de croissance sur l'ensemble de l'année, c'est-à-dire le niveau de progression que le PIB est assuré d'atteindre en cas de croissance nulle pour le restant de l'année, il est désormais de 1,9 %, ce qui permet à la plupart des économistes de considérer un taux de croissance de 2,5 % pour 2006 comme « tout à fait réaliste ».
L'Insee explique plus en détails cette accélération. Le fait majeur est le rebond des investissements des entreprises (+1,8%), qui ont également reconstitué leurs stocks, ce qui contribue positivement à la croissance du deuxième trimestre à hauteur de 0,8 point (-0,7 point au premier trimestre).
Sans surprise, la consommation des ménages, même si elle progresse moins qu'au premier trimestre (+ 0,7 % contre + 0,9 %), reste une composante essentielle de la croissance, à laquelle elle contribue à hauteur de 0,4 point. Le commerce extérieur, en revanche, a pesé sur la croissance (-0,5 point) pour cause de ralentissement des exportations et de progression des importations.
L'Union 23 août 2006
« Chèque transport » : le patronat met en garde
FO et la CFTC souhaitent que le gouvernement mette en place une prime ou un « chèque transport » dans les entreprises, afin d'aider les salariés à compenser la flambée des prix des carburants.
Dominique de Villepin, qui s'était engagé à la création d'un tel mécanisme fin 2005, a indiqué en juillet aux syndicats que le dispositif était « à l'étude ». De son côté, la CGPME (patronat) a indiqué hier qu'elle refusait que la création d'un chèque transport se traduise par une augmentation des charges pour les entreprises, estimant que l'Etat doit en assumer le coût.
Si soutenir le pouvoir d'achat des Français est une « intention louable » du gouvernement, les petites entreprises « subissent, elles aussi, les hausses des prix à la pompe », rappelle-t-elle.
« Augmenter davantage leur coût ne laisserait aux PME d'autre choix que de relever leurs prix, au détriment du pouvoir d'achat », prévient la confédération.
L'Union 23 août 2006
Le Rainbow Warrior indésirable à Marseille
L'arrivée imminente du Rainbow Warrior dans le port de Marseille suscite l'ire des pêcheurs professionnels locaux, opposés aux thèses de Greenpeace sur les menaces sur le thon rouge en Méditerranée, tandis que le célèbre bateau a été privé des autorisations pour accoster.
L'organisation écologiste avait prévu d'amarrer son bateau à Marseille aujourd'hui et demain, comme elle l'a fait à Gênes et Barcelone, afin d'informer le public sur les dangers qui pèsent sur l'environnement de la Méditerranée : pêche excessive, bétonnage des côtes.
Les autorités avaient donné leur accord pour un amarrage dans le Vieux-Port, au grand dam des pêcheurs professionnels de thon, selon lesquels Greenpeace « désinforme le public en évoquant la disparition du thon rouge en Méditerranée ».
Mais samedi, Greenpeace a vu son autorisation retirée, en raison de « problèmes techniques et de sécurité » liés aux amarrages et aux manœuvres de navettes-passagers dans le Vieux-Port, selon la communauté urbaine de Marseille (MPM), présidée par Jean-Claude Gaudin (UMP). Comme solution de repli, MPM évoquait alors un accueil dans le Port auton |