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Brèves rémoises et champenoises
Decembre 2006

       
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Info nationale et internationale haut de la page

Avec le Barracuda, la France veut rester une puissance navale de premier rang
La France a lancé officiellement hier la commande de six sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) Barracuda, livrables entre 2016 et 2027, qui constituera l'un de ses programmes d'armement majeurs pour les prochaines décennies. Ce contrat, confié à DCN (ex-Direction des constructions navales) ainsi qu'Areva-Technicatome et le CEA pour la chaudière nucléaire, représente un montant total de 7,9 milliards d'euros pour le développement et la réalisation.
Il fournira du travail à plusieurs milliers de salariés et associera une bonne centaine de PME. Le programme « permettra de conforter le statut de puissance navale de premier rang de la France », a souligné le porte-parole du ministère de la Défense, Jean-François Bureau.
Ces sous-marins à propulsion nucléaire, mais dotés d'un armement conventionnel, sont appelés à remplacer les SNA de type Rubis, en service pour certains depuis plus de 20 ans.
Les Barracuda ont été conçus pour « maîtriser de vastes espaces maritimes, accompagner le porte-avions, participer à la sûreté de la force océanique de dissuasion (nucléaire) et exercer des frappes de précision contre des objectifs terrestres », a détaillé le ministère.
Le sous-marin opèrera « avec un faible préavis » et « une grande discrétion acoustique », a expliqué le capitaine de frégate Guillaume Martin de Clausonne, de l'état-major de la marine.
Les responsables du programme promettent aussi le respect de l'environnement avec un « passeport vert » qui garantira la traçabilité de tous les matériaux et facilitera les opérations de démantèlement.
L'Union 23/12/2006

CMU et autres nouvelles
CMU : un protocole d'accord pour garantir l'accès aux soins
L'assurance maladie (Cnam) et trois syndicats médicaux (CSMF, Alliance et SM) Lont signé un protocole d'accord pour garantir l'accès aux soins des bénéficiaires de la Couverture maladie universelle (CMU), grâce notamment à une réduction des délais de remboursement des praticiens. Ce protocole prévoit que la Cnam « informe les bénéficiaires de la CMU de leurs droits à être soignés sans avancer de frais ». Elle s'engage en outre au « respect des délais de délivrance des cartes Vitale à ces bénéficiaires ».
Sarkozy signe le pacte Hulot
Le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, candidat à la présidentielle, a signé hier le Pacte écologique de Nicolas Hulot et proposé un taux de TVA réduit au niveau européen qui s'appliquerait aux produits concourant aux politiques de développement durable. « Pour accélérer le développement des politiques de développement, je formule par rapport à vos propres réflexions une proposition supplémentaire », écrit M. Sarkozy.
SDF : Ségolène Royal ne veut pas faire de promesses
Ségolène Royal a déclaré hier qu'elle se refusait de promettre, comme Nicolas Sarkozy, un hébergement à tous les SDF car, selon elle, « les Français attendent qu'on leur dise les choses quand elles sont faites ». « Ma première priorité reste la lutte contre la vie chère et la précarité », a rappelé Mme Royal.
Kouchner prêt à rejoindre un « gouvernement d'union nationale »
L'ancien ministre socialiste Bernard Kouchner a déclaré hier qu'il pourrait rejoindre un « gouvernement d'union nationale » en cas de victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle.
Dans un entretien au Parisien, M. Kouchner déclare que « S'il y a un gouvernement d'union nationale, dépassant les clivages habituels, s'il y a une vraie « équipe de France », oui. Il faut passer un cap difficile de cinq à dix ans, pour que notre pays retrouve son rang ».
Le fisc « vérifie » si un expatrié vit bien hors de France
L'administration fiscale « vérifie » qu'une personne expatriée ne vit pas en France « plus souvent qu'elle ne le dit », a assuré hier le ministre du Budget, Jean-François Copé, interrogé sur RTL sur le départ en Suisse de Johnny Hallyday.
Il a rappelé que le bouclier fiscal qui limite à 60 % des revenus l'imposition directe des personnes physiques sera en place à compter du 1er janvier. « Peut-être que Johnny Hallyday, du coup, aura envie de rentrer », a conclu le ministre.
Croissance nulle confirmée au troisième trimestre
La croissance du produit intérieur brut français est restée nulle (0,0 %) au troisième trimestre 2006, selon les résultats détaillés communiqués hier par l'Insee, qui a confirmé sa précédente estimation mais revu à la baisse la croissance du deuxième trimestre à 1,1 % contre 1,2 %.
La croissance du PIB avait atteint 0,5 % au premier trimestre. Le ministre des Finances, Thierry Breton, avait indiqué mardi que sur l'ensemble de l'année 2006 la croissance serait « bien dans la fourchette » de 2 à 2,5 %, prévue par le gouvernement, mais « plutôt dans la première moitié de cette fourchette ».
L'Union 23/12/2006

Fin d'année frileuse pour les ménages.
A l’approche des fêtes, les Français ressentent une baisse de leur pouvoir d'achat et restent frileux en matière de consommation. Selon le cabinet Deloitte, pour la quatrième année consécutive, ils devraient réduire leur budget (cadeaux, nourriture…) à 548 € mais devraient dépenser trois plus pour les cadeaux que pour les repas. Les stations de ski font le plein, mais la neige n’est pas au rendez-vous. En ce qui concerne la Marche des affaires, les professionnels interrogés confirment la relative atonie du marché hexagonal. C’est notamment le cas dans la grande distribution, mais c’est dans l’automobile que la situation est une nouvelle fois préoccupante, avec un marché français qui recule de 2,6 % depuis le début de l’année. Cependant, l’informatique reste en forme et malgré des signes de ralentissement, le BTP s’apprête à boucler une année historique.
LES ECHOS du 22/12/2006 (en page 19)

Après Arcelor, Mittal reste insatiable.
Après le rachat d’un sidérurgiste au Mexique, le nouveau géant mondial de l’acier lance en Inde un mégaprojet de 9 milliards de dollars. Ainsi, il se renforce dans des pays consommateurs de produits de base.
LA TRIBUNE du 22/12/2006 (en page 7)

Fêtes : les Français dépensent moins pour faire bombance.
Selon une étude de Deloitte & Touche, les ménages français seront cette année parmi les européens qui consacrent le moins d'argent aux repas de fêtes. L'alimentation, notamment, fait les frais de la montée en puissance du poste budgétaire "TIC, téléphonie, audiovisuel". Le champagne voit l'avenir en rose : les ventes ont augmenté de 5 % en 2006. Le champagne rosé confirme son extraordinaire succès à l'exportation. L'Inao a autorisé la hausse des rendements, ce qui desserre la contrainte des maisons de champagne. Quant au chocolat, il joue les grands crus et les appellations. En France, le haut de gamme représente 2 % de la consommation de chocolat.
LES ECHOS du 22/12/2006 (en page 22)

Ben Laden dans le viseur des soldats français : faux, selon la Défense
L'affirmation que des soldats français auraient pu tuer Oussama Ben Laden par deux fois en 2003 et 2004 sur le sol afghan mais n'en ont pas reçu l'ordre est « une pure affabulation », a déclaré hier le porte-parole du ministère de la Défense.
Selon le documentaire « Ben Laden, les ratés d'une traque », d'Éric de Lavarène et Emmanuel Razavi, des soldats de la France ont tenu le chef d'Al-Qaïda « dans leur viseur » à deux reprises en 2003 et 2004 en Afghanistan, mais aucun ordre de tuer le chef du réseau n'est venu de leurs supérieurs américains supervisant les forces spéciales françaises engagées dans ce pays.
« Quand j'entends les réalisateurs dire que les soldats français ont eu dans leur viseur Ben Laden, c'est de la pure affabulation », a déclaré le ministère de la Défense par la voix de Jean-François Bureau. « Il n'y a aucun fondement de vérité à ce qui est dit », a-t-il ajouté.
Ce dernier a souligné qu'à l'époque, il avait été fait état d'« informations permettant de faire des hypothèses de localisation » de Ben Laden. Il a également rappelé que chef d'état-major de l'époque, le général Henri Bentégeat, avait déclaré en juin 2004, à propos de ces informations, qu'« entre localiser une personne et procéder à l'arrestation d'une personne, il y a toujours une marge ».
Quatre témoignages
« L'idée que, dans une situation de proximité avec l'ennemi, les forces spéciales demandent une instruction à la chaîne de commandement qui leur répond non, ne correspond pas du tout à la réalité du terrain en Afghanistan », a, de son côté, insisté le commandant Christophe Prazuck, de l'état-major des armées. Et de souligner que l'absence de réponse à une demande des forces sur le terrain équivaut à une réponse négative.
La France avait déployé depuis juillet 2003 quelque 220 membres de ses forces spéciales en Afghanistan, d'abord dans le sud, puis l'est du pays. Le ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a récemment indiqué que ces unités allaient se retirer, courant janvier, dans le cadre d'une « réorganisation générale » du dispositif militaire français sur le territoire afghan.
Les affirmations du documentaire s'appuient sur les témoignages de quatre membres des forces spéciales françaises. La voix racontant comment Ben Laden s'était retrouvé dans le viseur des soldats deux fois à six mois d'intervalle est modifiée pour des raisons d'anonymat.
L'Union 22/12/2006

Bon pour les buralistes
Les buralistes ont obtenu une hausse de leur rémunération sur le tabac, la première depuis 1976, dans le cadre du nouveau « contrat d'avenir » signé hier entre le gouvernement et la Confédération des débitants de tabac.
La rémunération sur la vente de cigarettes et tabac à rouler, actuellement de 6 % net, augmentera de 0,125 point chaque année entre 2008 et 2011, pour s'établir finalement à 6,5 %, tandis que celle sur les cigares et cigarillos progressera d'un point dès 2008 pour atteindre 7 %, a précisé la Confédération des débitants.
Ces augmentations de rémunération représentent 16 millions d'euros de revenus supplémentaires par an pour les 30.000 buralistes établis en France.
Prolongement
Le contrat, signé entre le ministre délégué au Budget, Jean-François Copé, et le président de la Confédération des débitants de tabac, René Le Pape, porte sur la période 2008-2011, alors que l'interdiction de fumer dans les lieux publics interviendra en février 2007, sauf dans les bars-tabacs, où elle sera applicable seulement à partir du 1er janvier 2008. Il prolonge un premier contrat paraphé en 2003 et courant jusqu'à fin 2007.
Les buralistes continueront de percevoir une aide annuelle globale de 160 millions d'euros, en particulier les débits frontaliers en difficulté ou ceux désireux de cesser leurs activités.
Une enveloppe fiscale de 12 millions d'euros par an est prévue en plus avec le crédit d'impôt adopté mardi au Sénat pour inciter les débits de tabac à se moderniser. Ce crédit est égal à 25 % des dépenses portant sur la rénovation des linéaires, des vitrines ou l'acquisition de terminaux informatiques, dans la limite de 10.000 euros sur trois ans.
Le « contrat d'avenir » signé en 2003 entre le gouvernement et les buralistes pour soutenir la filière après les hausses des prix du tabac comprenait des aides financières et fiscales, ainsi qu'un important volet de diversification des activités, mais ce dernier point n'a guère été appliqué.
Grâce à lui, les buralistes ont perçu entre 150 et 160 millions d'euros d'aides chaque année depuis 2003. Leurs revenus provenant de la vente de tabac ont progressé de 19 % entre 2002 et 2005, toujours au titre de ce contrat signé pour soutenir une filière qui avait vu ses ventes de tabac s'effondrer après la décision de l'État d'augmenter les prix des cigarettes pour lutter contre le tabagisme.
L'Union 22/12/2006

L'inégalité sociale devant la mort
L'Ile-de-France est la région de France où l'on meurt le plus vieux, tandis que les Nordistes ont une espérance de vie inférieure de près de cinq ans à celle des Franciliens.
Sur l'ensemble de la France métropolitaine, l'espérance de vie à la naissance s'établit à 75,7 ans pour les hommes et 82,9 ans pour les femmes, rappelle l'Institut national de la Statistique et des Etudes économiques. Mais les hommes qui finissent leurs jours en Ile-de-France bénéficient d'une « rallonge » de plus d'un an et demi, tandis qu'à la même date ceux du Nord décèdent en moyenne 3 ans plus tôt.
En 1999, « l'Ile-de-France partageait la première place avec Midi-Pyrénées pour l'espérance de vie masculine, mais elle la devance désormais de 0,4 an », précise l'Insee. L'espérance de vie des hommes dépasse 76 ans dans les régions Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes et Provence- Alpes-Côte d'Azur. La situation en région parisienne est toutefois loin d'être homogène : un Parisien meurt en moyenne à 78,1 ans un record alors qu'un habitant de Seine-Saint-Denis disparaît dès 76,1 ans.
Le nord-est à la traine
Les Parisiennes sont avec les habitantes de la Mayenne, les femmes qui meurent le plus tard (84,2 ans). A l'opposé, les régions situées le long de la frontière nord-est concentrent la plupart des départements où les femmes vivent en moyenne moins de 82,5 ans. D'une façon générale les disparités sont moindres chez les femmes. L'étude confirme l'inégalité sociale devant la mort : « la position de l'Ile-de-France provient notamment de la forte proportion de cadres et professions intellectuelles supérieures » et « il s'agit des catégories qui vivent le plus longtemps, tandis que les ouvriers ont l'espérance de vie la moins longue ». Le Nord-Pas-de-Calais illustre cette réalité persistante : « avec des espérances de vie masculine de 72,6 ans et féminine de 81 ans, il occupe la position la moins favorable ». Pour l'Insee, « l'origine ouvrière d'une forte proportion d'habitants, mais aussi le contexte minier et sidérurgique et les modes de vie régionaux » expliquent cette mauvaise place.
La Picardie, deuxième région de plus forte mortalité, présente des espérances de vie « sensiblement plus élevées » que le Nord (73,6 ans pour les hommes, 81,6 ans pour les femmes). La Bretagne, la Haute-Normandie et la Champagne-Ardennes présentent une espérance de vie « inférieure d'un an au moins à la moyenne métropolitaine », selon l'étude.
L'Union 21/12/2006

Gaz à effet de serre : Bruxelles met le transport aérien au même régime que l'industrie.
La Commission européenne a adopté le 20 décembre une directive visant à imposer aux compagnies aériennes une réduction de leurs émissions de dioxyde de carbone (CO2) à partir de 2011. Le transport aérien rejoindra ainsi le système communautaire d’échange de quotas de CO2 mis en place en 2005, qui plafonne les émissions de gaz à effet de serre des industriels européens. Pour les compagnies aériennes, le ciel unique européen permettrait une plus forte réduction des émissions.
LES ECHOS du 21/12/2006 (en page 25)

La France bloque la réforme du brevet européen.
Paris persiste à ne pas vouloir ratifier l'accord de Londres qui vise à alléger sensiblement les coûts de traduction des brevets européens déposés, alors que 11 Etats membres de l'Organisation européenne des brevets l'ont adopté par voie parlementaire. L'établissement du brevet communautaire n'est pas attendu avant 2015-2020, si les choses évoluent dans le bon sens.
LE MOCI n° 1782 du 21/12/2006 (en page 14

Le groupe Arcelor Mittal investit dans les pays émergents.
Six mois après sa fusion de 25 milliards d’euros avec Arcelor, le leader mondial de l'acier a annoncé le 20 décembre l’achat du mexicain Sicartsa et de l’américain Border Steel pour un total de 1,4 milliard de dollars. Il devient premier sidérurgiste au Mexique. Par ailleurs, on le dit intéressé par le russe MMK.
LES ECHOS du 21/12/2006 (en page 21

Hausse de 15 % du revenu agricole en 2006
Le revenu des agriculteurs français devrait fortement progresser en 2006 (+15 %), après une année de « vaches maigres », grâce principalement à la hausse des prix agricoles sur le marché mondial.
Le revenu agricole moyen par actif en France a augmenté de 15 % (hors inflation) en 2006, grâce à une hausse des prix sauf dans la viticulture, après une baisse de 13 % en 2005, selon les comptes prévisionnels de l'agriculture publiés hier par l'Insee.
Cette hausse « s'explique essentiellement par des évolutions favorables des prix malgré un recul quasi général des volumes produits », explique le ministère de l'Agriculture dans sa publication « Agreste Primeur ».
Mais pour la FNSEA, principal syndicat agricole, et les Jeunes Agriculteurs, « il ne faudrait pas que l'année 2006, l'arbre qui cache la forêt, fasse oublier une réalité vécue depuis des années par le monde agricole, caractérisée par des revenus aléatoires et un manque de lisibilité chronique ».
Pour la Coordination rurale, un syndicat minoritaire, « ces prévisions fragiles ne peuvent pas faire oublier la baisse réelle de plus de 20 % du revenu agricole depuis 1998 ».
En 2006, la valeur de la production agricole, hors subventions, s'est accrue de 3,4 %, soit une hausse de 1,87 milliard d'euros pour atteindre 57,8 milliards.
Le seul secteur très sinistré est la viticulture. Le recul des revenus y atteint 10 % pour les vins d'appellation d'origine et même 34 % pour les autres vins, reflétant ainsi l'ampleur de la crise du secteur, après déjà une mauvaise année 2005.
Augmentation des prix mondiaux
Par contre, après deux années de baisse marquée, le revenu des exploitations spécialisées en céréales, oléagineux et protéagineux augmenterait de 35 %, grâce à la hausse des prix mondiaux.
A cause de la chaleur et la sécheresse de juin et juillet, les récoltes de céréales ont diminué cette année. Mais la demande mondiale a fait s'envoler les prix : +21 % pour les céréales (+25% pour le blé tendre) et +15 % pour les oléagineux.
Autre élément favorable : les coûts de production sont stables car la baisse des volumes d'achat d'engrais et de produits phytosanitaires compense l'augmentation des produits pétroliers.
En 2006, le revenu de l'ensemble des exploitations « de grandes cultures » se rapproche ainsi de son niveau des années 90, souligne le ministère.
Pour les exploitations fruitières, le revenu 2006 progresserait de 34 %, et celui des maraîchers et horticulteurs de 18 %, en raison d'une concurrence étrangère plus faible et de la météo favorable du début de l'été.
Le revenu des différentes catégories d'éleveurs bovins progresserait pour la deuxième année consécutive. La hausse de 2006 s'établirait à 10 % pour les exploitations spécialisées dans la viande et à 8 % pour celles spécialisées en élevage laitier. L'aide directe reçue de Bruxelles compense la baisse de prix à la production pour le lait, explique le ministère.
L'Union 21/12/2006

Refus de soins : pas de sanctions financières pour les médecins
Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a réuni hier matin associations d'usagers et de lutte contre l'exclusion, syndicats médicaux, Ordre des médecins et assurance maladie pour tenter de trouver des solutions aux refus de soins des patients bénéficiaires de la Couverture maladie universelle (CMU), qui concerneraient environ 15 % des professionnels de santé.
Le gouvernement a décidé de ne pas imposer de sanctions financières aux médecins. « Il n'est pas question de minimiser cette question, mais il faut d'abord évaluer le dispositif actuel avant de décider de sanctions financières contre les médecins concernés », a prévenu M. Bertrand à l'issue de cette table-ronde.
« Il faut avant toute chose que l'on connaisse l'ampleur du phénomène et que les Ordres (médicaux) appliquent le volet de sanctions déjà existant », a estimé M. Bertrand, assurant que si « la situation ne s'améliore pas dans les prochains mois, les sanctions seront renforcées ».
Le ministre a donc chargé la direction des statistiques du ministère de la Santé et l'Observatoire de la pauvreté de mener pour mars une étude sur le sujet, assortie d'indicateurs trimestriels.
Le gouvernement se doit « d'agir vite et fort »
Pour permettre à ces patients de faire valoir leurs droits, le gouvernement compte aussi publier fin février un décret autorisant les associations d'usagers et l'assurance maladie à saisir les Ordres médicaux pour leur compte.
« Des sanctions existent mais le problème, c'est que très peu de plaintes sont déposées par les malades », a expliqué le ministre. En 2005, l'Ordre des médecins n'a été saisi qu'à deux reprises pour des cas de refus de soins.
Les 4,8 millions de bénéficiaires de la CMU, créée en 1999, vont par ailleurs recevoir en mars un guide leur rappelant leurs droits.
Pour la CGT, la « dramatique situation » des refus de soins aux patients démunis « est à rapprocher de l'explosion des dépassements d'honoraires, de la mise en place du parcours de soins qui complexifie l'accès aux soins, et du manque criant de professionnels de santé dans certains territoires ».
Pour le PS aussi, le gouvernement se doit « d'agir vite et fort » pour faire appliquer le « droit universel » à être soigné.
Mais, soucieux de ne pas stigmatiser les praticiens, le ministre veut au contraire leur « garantir la prise en charge de leurs honoraires » et leur assurer des délais de remboursement limités.
L'Union 20/12/2006

Un canal anti-camion dans le nord de la France.
Prévu pour 2015, ce canal de 105 kilomètres qui reliera le bassin de la Seine au vaste réseau fluvial du nord de l'Europe cherche son financement. Il devrait relier Cambrai à Compiègne, pour former le chaînon manquant entre Le Havre et Dunkerque et Anvers.
LE FIGARO ECONOMIE du 20/12/2006 (en page 18)

Libye : peine de mort pour les infirmières bulgares
Accusés d'avoir délibérément inoculé le virus du sida à des enfants libyens, cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien ont été condamnés hier à la peine capitale. Ils vont faire appel.
Cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien détenus depuis sept ans en Libye, sous l'accusation d'avoir délibérément inoculé le sida à 400 enfants, ont été hier condamnés à mort.
Les défenseurs des condamnés ont immédiatement annoncé qu'ils feraient appel devant la Cour suprême, une procédure de toute façon automatique, a précisé le ministre libyen des Affaires étrangères, Abdelrahmane Chalgham.
Le ministre de la Justice, Ali al-Hasnaoui, a expliqué que « la justice libyenne offrait aux condamnés à mort la possibilité d'une révision complète de l'affaire ». « La Cour suprême peut modifier, réduire ou annuler le verdict », a-t-il ajouté.
Les cinq infirmières, Kristiana Valtcheva, 48 ans, Nassia Nenova, 40 ans, Valia Tcherveniachka, 55 ans, Valentina Siropoulo, 48 ans, et Snejana Dimitrova, 54 ans, ainsi que le médecin, Ashraf Ahmad Juma, avaient déjà été condamnés à mort en mai 2004 dans un procès annulé par la Cour suprême.
Hier, des sanglots ont éclaté parmi eux à l'énoncé de la sentence, qui ne précise pas comment doit être appliquée la peine. En Libye les condamnés à mort sont exécutés par balle ou par pendaison.
« Pas équitable »
A l'extérieur, les familles d'enfants parmi les 426 atteints du sida, dont 53 sont morts, ont accueilli le verdict en dansant et chantant. Selon l'une des familles, le 53e mort, un garçon de 8 ans, Nouri al-Orfi, est décédé ce mardi.
« Le procès n'est pas équitable car il ne prend pas en considération les rapports internationaux et les avis d'experts » sur l'apparition et la propagation du virus à l'hopital, a déclaré Ivan Paneff, d'Avocats Sans Frontières.
Lors de la dernière audience, le 4 novembre, les accusés, incarcérés depuis février 1999, avaient de nouveau clamé leur innocence.
La défense avait demandé à inclure dans le dossier le fait qu'ils avaient subi des tortures, ainsi qu'un rapport d'experts selon lequel ce sont les mauvaises conditions d'hygiène qui ont été la cause de l'épidémie de sida dans l'hôpital de Benghazi.
La communauté scientifique s'est également mobilisée pour conclure que l'apparition du virus remontait à 1997, avant l'arrivée en Libye des six soignants étrangers, et avait été provoquée par de mauvaises conditions d'hygiène.
Plusieurs pays, dont la France et les Etats-Unis, tentent depuis des mois d'obtenir l'élargissement des six accusés. En décembre 2005, la Bulgarie, en partenariat avec l'UE, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, a constitué un fonds international pour aider la Libye à combattre le sida, assurer la mise aux normes de l'hôpital de Benghazi et dédommager les victimes ou leurs familles.
Hier, le tribunal a également condamné l'Etat libyen à verser aux familles des indemnités.
L'Union 20/12/2006

Temps de travail : un prof sur trois en grève
Les enseignants des collèges et lycées ont manifesté hier dans la plupart des grandes villes et en particulier à Reims (300 manifestants) et à Amiens (470 manifestants). Dans les établissements, un enseignant sur trois a répondu à l'appel à la grève des syndicats unis sur le thème du temps de travail remis en cause par le projet de suppression des heures de décharge.
Pourquoi remettre en cause les heures de travail des profs ?
CHRISTOPHE GIRARDIN : C'est un décret datant de 1950 qui régit les obligations de service des enseignants du second degré. Nous sommes d'accord pour rediscuter nos conditions de travail, mais pas dans le but de les dégrader. Le gouvernement en effet, veut passer en force sans tenir compte de l'avis des syndicats, une réforme de ce décret qui conduit pour les enseignants à une dégradation des conditions de travail. La suppression des heures de décharge revient pour les profs à travailler plus en étant payés moins. Aucun salarié ne peut accepter cela.
En quoi consistent ces heures de décharge ?
C.G. : Par exemple, un enseignant en sciences bénéficie de ce qu'on appelle « une heure de vaisselle ». Il doit en effet préparer le laboratoire avant le cours et le nettoyer après. Il existe des personnels techniciens de laboratoire. Mais dans la plupart des établissements, il n'y en a pas. Ce sont les enseignants qui se chargent de « la vaisselle ». Si on leur supprime cette heure de décharge, ils devront travailler une heure de plus sans être payés. La préparation et le nettoyage du matériel incombent à l'un des enseignants de la discipline dans chaque établissement. Même chose pour les enseignants d'histoire-géo. Il existe une heure dite « de cabinet d'histoire » pour la préparation du matériel (cartes, diapo.) et le rangement. Pour le sport, les heures de décharges permettent aux profs d'assurer l'UNSS le mercredi. Il est question de les supprimer s'il n'y a pas d'association sportive dans l'établissement. Il est question aussi de supprimer les « heures de première chaire » accordées aux enseignants des classes d'examen en première et terminale. Elles sont remises en cause parce qu'elles datent du temps où le bac était passé en deux parties. Mais les élèves aujourd'hui sont plus nombreux et surtout, ce ne sont pas les mêmes.
Comment évaluez-vous vos heures de travail ?
C. G. : Nous devons assurer 18 heures de cours. Mais la préparation des cours et la correction des copies double au minimum chaque heure de cours. La plupart des collègues comptent entre 39 et 45 heures de travail. Il faut ajouter les heures de réunion parents-profs le soir. Il existe enfin d'autres menaces sur les heures de décharge accordées en cas de complément de service dans un autre établissement. Il pourrait s'effectuer dans une autre commune et même dans une autre discipline. C'est la qualité de l'enseignement qui est menacée.
Recueilli par Françoise Kunzé
L'Union 19/12/2006

L'Europe ne veut pas de la "taxe carbone" proposée par la France.
Cette idée de taxer les produits en provenance des pays qui refusent de s’engager dans le protocole de Kyoto (une suggestion faite par Dominique de Villepin, le 13 novembre dernier), est rejetée par le Commissaire au commerce. Celui-ci plaide pour un libre-échange international des produits et services "verts".
LA TRIBUNE du 19/12/2006 (en page 30)

Impôt retenu sur le salaire : Breton vise 2009
Le prélèvement de l'impôt sur le revenu sur le bulletin de salaire pourrait voir le jour dès 2009. Mais dans ce cas, 2008 ne sera pas une année fiscale « blanche » comme beaucoup en rêvent.
Le ministre de l'Economie Thierry Breton a proposé la mise en place début 2009 du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, une initiative considérée avec méfiance par la gauche qui y voit une « manœuvre » à quatre mois de l'élection présidentielle.
« Aujourd'hui, après deux ans de travail, nous sommes techniquement prêts à donner le top départ du prélèvement à la source, en ouvrant un débat public à l'issue duquel il faudra encore de dix-huit à vingt-quatre mois pour une entrée en vigueur au 1er janvier 2009 », a déclaré le ministre dans un entretien hier au journal Les Echos
Une déclaration dans la droite ligne du Premier ministre Dominique de Villepin, qui avait souhaité jeudi « rendre possible » la retenue à la source en 2008, même si le calendrier suggéré par M. Breton est un peu plus long.
« Année blanche »
Serpent de mer de la fiscalité française, le prélèvement à la source consiste à faire prélever l'impôt des ménages directement sur leur feuille de paie par les entreprises et non plus par l'administration fiscale.
Pour mettre la réforme sur les rails, Thierry Breton entend désigner « trois personnalités indépendantes » chargées de « consulter très largement » entreprises, partenaires sociaux ou caisses de retraite, et de lui rendre un rapport « fin février-début mars » 2007.
Il s'agit de trouver des solutions aux multiples difficultés d'une telle réforme, notamment le choix des revenus concernés, le respect de la confidentialité des données personnelles transmises à l'employeur ou encore la compensation du coût induit pour les entreprises.
Quant au casse-tête de l'année de transition, Thierry Breton a déjà la réponse : il propose que 2008 soit une « année blanche sur le plan fiscal », c'est-à-dire que les revenus de cette année-là ne seraient pas imposés.
Visiblement agacé de se voir imposer un calendrier clé en main à quelques mois des élections, et alors qu'un rapport du député PS Didier Migaud doit rendre ses conclusions sur le sujet début 2007, le parti socialiste n'a pas tardé à réagir.
« La retenue à la source est une technique, ce qui compte c'est faire un impôt juste », a répliqué François Hollande, premier secrétaire du PS qui a inscrit la réforme dans son projet pour l'élection présidentielle.
Pour lui, il faut d'abord « rapprocher impôt sur le revenu et CSG (Contribution sociale généralisée, ndlr), de manière à en faire un impôt citoyen », et ensuite le prélever à la source.
Quant à « l'année blanche » proposée par Thierry Breton, M. Hollande dénonce « une manœuvre » pour « laisser penser aux Français qu'ils ne vont pas payer d'impôts en 2008 ». « Même avec la retenue à la source, on paiera ses impôts en 2008 et en 2009, il n'y a pas une année où on ne paiera pas d'impôts », a-t-il souligné.
L'Union 19/12/2006

Une « usine à gaz »
Le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu à partir du 1er janvier 2009 est une « usine à gaz », qui va avoir un « coût supplémentaire » pour les entreprises et « ne changera rien » pour les salariés actifs, a déclaré hier le secrétaire général du Snui (syndicat national unifié des impôts), Vincent Drezet.
La retenue à la source est « extrêmement coûteuse parce que le coût de gestion de l'impôt ne diminuerait pas forcément, parce qu'il faudrait des fonctionnaires en plus pour contrôler le versement des entreprises », a affirmé M. Drezet . « Il faudrait également des fonctionnaires pour gérer au quotidien le taux d'imposition qui est communiqué aux employés et aux employeurs », a-t-il souligné, et d'ajouter que si ce projet était appliqué, « il y aurait également un coût supplémentaire pour les entreprises dans la gestion de l'impôt. » Pour le Snui, « c'est bien le débat sur l'imposition des revenus qui devrait être relancé, la question de son mode de paiement devant en procéder et non pas la précéder ».
L'Union 19/12/2006

Paris a étrenné son tramway.
Disparu depuis près de 70 ans des rues de Paris, le tramway y a fait son grand retour hier, avec un voyage inaugural de la Porte d'Ivry (XIIIe arrondissement) à celle de Versailles (XVe).
La rame, bondée, a été étrennée par de nombreuses personnalités, au premier rang desquelles le maire de la capitale, Bertrand Delanoë, le président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, et le ministre délégué au Tourisme, Léon Bertrand. A l'exception du maire du XVe, René Galy-Dejean, l'UMP parisienne a boycotté l'inaugu- ration.
De nombreux maires de capitales étrangères (Beyrouth, Londres, Montréal, Barcelone, Bamako, Stockholm ou encore Antananarivo) étaient également à bord.
Le premier magistrat parisien a affirmé le besoin d'« actes efficaces » pour lutter contre la pollution. « Nous devons (y) répondre par des actes, c'est une nécessité de santé politique et de civilisation. La moitié de la population de la planète aujourd'hui vit en ville, nous devons faire évoluer les comportements », a-t-il déclaré.
Et M. Delanoë de souligner que la prolongation du tram vers l'Est devrait se faire « dans l'intérêt de tous les habitants de l'agglomération parisienne », en particulier pour la Seine- Saint-Denis.
De son côté, M. Bertrand a rappelé que « le gouvernement (soutenait) fortement le développement des opérations de transport collectifs en Ile-de-France », le ministre précisant : « Cette année, l'État a mis en place plus de 254 millions d'euros, la plus forte dotation annuelle depuis quinze ans ».
Pour sa part, M. Huchon a déclaré que le tramway était « un outil exceptionnel de désenclavement urbain » et que « jamais aucun transport collectif n'avait été réalisé en aussi peu de temps », à savoir six ans. « Nous n'avons pas eu de retard ni de surcoût », a-t-il fait remarquer, notant que la « recherche de consensus » avait prévalu.
Il s'agit du premier tramway parisien (intra-muros) depuis 1937. La ligne de 7,9 km traverse trois arrondissements du sud de la capitale (XV, XIV et XIIIes), du Pont du Garigliano (XVe) à la Porte d'Ivry (XIIIe), et remplace le bus PC1 qui desservait les boulevards extérieurs.
Le projet, lancé en 2000, aura nécessité trois ans de travaux (œuvre d'Alstom) et représente un investissement total de 311,5 millions d'euros, avec une co-maîtrise d'ouvrage Paris-RATP.
Cent mille voyageurs devraient emprunter chaque jour le tramway, soit le double de la ligne de bus qu'il supplée.
L'Union 17/12/2006

La bataille du Corail oppose l'État et les régions
Avec l'avènement du TGV Est, les dernières lignes « classiques » tomberont dans le giron de la Picardie, la Champagne-Ardenne et la Lorraine. Mais qui doit payer ?
A sept mois de l'avènement du TGV Est, et à la veille du vote de leurs budgets, les régions grincent des dents : pour elles, les comptes ne sont pas bons. Non, le chantier de la ligne à grande vitesse ne s'est pas mystérieusement alourdi dans la dernière ligne droite. Ce qui pose problème, c'est le financement des trains « classiques ».
A partir du 10 juin 2007, les lignes nationales qui ont desservi pendant des décennies les villes de la vallée de la Marne et l'Est vont disparaître ou tomber dans le giron des régions. La Champa-gne-Ardenne, la Lorraine et la Picardie vont ainsi devoir faire tourner 8 locomotives et 51 voitures Corail. Ces dessertes étant déficitaires, le transfert n'est pas un cadeau financier. Rien que pour la dotation de fonctionnement annuel, le surcoût est de 7 millions d'euros pour la Champagne-Ardenne et de 3 millions pour la Lorraine. Qui doit payer l'ardoise ?
« Un chèque en blanc »
C'est à l'État de compenser estiment les régions qui s'appuient sur l'article 127 de la loi SRU*. Une règle du jeu que rechignerait à respecter le gouvernement central. Inquiets, Jean-Paul Bachy, Claude Gewerc et Jean-Pierre Masseret avaient pris, le 2 août, leur plus belle plume pour rappeler à Dominique Perben les obligations de l'État. « Nous n'avons reçu les premières réponses qu'en novembre. Elles se sont concrétisées par des réunions techniques entre nos services », soupire l'un de ces trois présidents.
Pour l'heure, ces échanges avec le ministère de l'Équipement n'ont rien donné de concluant. « Nous ne sommes même pas à 10 % de ce que nous demandons », regrette le Champardennais Jean-Paul Bachy.
De surcroît, les discussions ne portent pas uniquement sur les déficits d'exploitation mais aussi sur les investissements à venir. Car les trains Corail reçus en héritage ne sont pas de première jeunesse. Il faut déjà débourser 9 millions d'euros pour une rénovation et une remise aux normes des voitures.
Pas d'argent pas de desserte ?
Selon de premières estimations picardes, la facture peut atteindre 80 millions pour un renouvellement intégral du parc, à envisager à moyen terme. La Champa-gne-Ardenne a déjà calculé qu'elle devra sortir de sa poche 3 millions par an.
Qui devra payer ? Là encore, les régions en appellent à l'État dont elles craignent d'avoir à financer ad vitam aeternam ce qui est perçu comme un désengagement. « On nous demande tout simplement de signer un chèque en blanc » dénonce Daniel Beurdeley, 1er vice-président PCF chargé des transports en Picardie.
Personne n'a dit son dernier mot. Le ministère doit apporter de nouvelles réponses avant la fin de l'année. En cas de désaccord persistant, les régions envisagent déjà que l'affaire passe en contentieux devant une commission de recours. Il faudra faire vite car le temps presse.
Reste à savoir si au bout du compte, les régions accepteront de payer les services de la SNCF avant d'avoir reçu les crédits de l'État.
Ou si la SNCF laissera ses trains partir avant d'avoir encaissé les chèques régionaux. Car en cas de blocage, c'est vers elle que se retourneront les usagers laissés au bord du quai.
Julien Bouillé
L'Union 17/12/2006

Mélanie Betancourt élue femme de l'année
Mélanie Betancourt, fille d'Ingrid Betancourt, l'otage franco-colombienne détenue en Colombie depuis 2002, la journaliste de France 3 Marie Drucker et la comédienne Emilie Dequenne, comptent parmi les « Femmes en Or 2007 » élues hier soir, à Courchevel (Savoie) en présence de nombreuses célébrités.
Mélanie Betancourt a été désignée par les auditeurs de la radio RTL, qui ont voté sur internet.
« Ma mère est française. Ce n'est pas seulement un problème colombien. Aucun Français n'a été retenu aussi longtemps ! », a rappelé la fille d'Ingrid Betancourt qui, depuis Courchevel, a interpellé les larmes aux yeux les candidats à la présidentielle « pour savoir ce qu'ils comptent faire ».
Elue dans la catégorie communication, Marie Drucker a tenu à souligner que « la seule chose importante est de transmettre une information la plus exigeante et rigoureuse, travail collectif d'une grande rédaction de service public ».
Les trophées des « Femmes en Or » qui fêtaient leur 15e anniversaire, honorent des femmes d'exception dans douze catégories.
Le jury était présidé cette année par Patrick Poivre d'Arvor.
L'Union 17/12/2006

Achats de fin d'année : les Français boudent
Baisse du pouvoir d'achat oblige, les Français rechignent à sortir leur porte-monnaie pour faire leurs emplettes de fin d'année, poussant les commerçants, en particulier dans le textile, à faire des rabais monstres bien avant les soldes d'hiver.
« Pour ces fêtes de fin d'année, les gens vont moins dépenser qu'en 2005, car leur pouvoir d'achat diminue. Il y a également un sentiment d'attentisme avant l'élection présidentielle », explique Pascale Hébel, directrice du département consommation au Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie.
Selon le cabinet Deloitte, les Français devraient réduire leur budget de fête (cadeaux, nourriture et divertissements) pour la quatrième année consécutive, à 548 euros contre 551 en 2005. En 2002, ce budget s'élevait à plus de 800 euros.
Mais paradoxalement, l'optimisme est de mise dans les magasins de haute-technologie, télécoms et jeux vidéo, qui croulent sous la demande.
L'Union 17/12/2006

« J'étais plus heureux au RMI »
Cela fait trois ans qu'Alain répare des vélos et des cyclomoteurs pour le compte de l'association de réinsertion Reims Espoir, dans le cadre d'un contrat d'avenir. Ce boulot de 30 heures par semaine, payé à un taux horaire légèrement supérieur au Smic, lui rapporte 960 euros net par mois. Sur le papier, c'est bien plus qu'un RMI. Pourtant, quand le salarié fait ses comptes, ce n'est pas ça.
« J'étais plus heureux au RMI », résume Alain, avant d'énumérer, avec une pointe de nostalgie, ses avantages perdus : « Quand j'étais RMiste, je pouvais faire mes courses aux Restos du cœur, m'habiller chez Emmaûs, recevoir de l'aide du Secours populaire. Le bus était gratuit et j'avais 150 euros à Noël. Je bénéficiais de la CMU, ce qui n'est plus le cas. Aujourd'hui, je n'ai plus les moyens de me soigner ».
Après avoir repris le travail salarié, Alain s'est retrouvé à la rue. « Comme mes revenus ont augmenté, j'ai perdu l'aide au logement. Après la fin du RMI, le gel de mes dettes a été levé, je ne pouvais plus payer mon loyer, j'ai dû lâcher mon appartement pour vivre en foyer d'accueil. »
Alain avait contracté un crédit de 5.000 euros pour s'acheter la voiture nécessaire à son retour dans la vie active. Des mensualités de 198 euros ont suffi à déséquilibrer son budget.
Attendant d'éponger ses dettes, Alain se serre la ceinture. « Quand je fais les courses, je n'achète que les produits de base. Je prends de la viande pour animaux pour faire des bourguignons. Un ami boucher m'a dit qu'elle était aussi saine que celle destinée aux hommes. »
Cet homme de 57 ans, qui semble avoir fait tous les métiers du monde, de jour comme de nuit, essaie de trouver des arguments pour accepter son sort. « J'ai un toit, je peux remplir mon assiette et la gamelle de mon chien, c'est déjà bien. »
La compagnie de son animal et son travail en atelier sont ses derniers plaisirs.
« Quand j'ai un boulot, je me sens bien. Ce que je crains, c'est le week-end. Car faute d'avoir les moyens de sortir ou de faire du sport, et n'aimant pas trop la télé, je m'ennuie, je n'ai rien à faire à part sortir mon chien », conclut-il, un peu amer de vivre une vie sans accessoire.
Il attendait simplement un peu plus de la condition du smicard.
L'Union 16/12/2006

Seznec : appels à la révision de la loi
Les appels à une refonte de la procédure de révision des procès se multiplient après le refus d'annuler la condamnation de Guillaume Seznec. Une décision qui a suscité colère et incompréhension.
« Les éléments nouveaux n'étaient pas nouveaux, je résume la position de la Cour de cassation, inutile de vous dire que ce n'est pas mon point de vue », a commenté hier le Garde des Sceaux Pascal Clément.
L'ancien président de la commission d'Outreau, le socialiste André Vallini a estimé que cette décision, qu'il ne critique pas sur le fond, « ne sera pas comprise des Français et ne va pas contribuer à améliorer l'image qu'ils ont de leur justice ».
De son côté, l'ex-Garde des Sceaux Marylise Lebranchu (PS) est allée plus loin en demandant un assouplissement de la procédure de révision, qui laisserait place au « doute » et à « l'intime conviction » des juges.
Cette proposition a été accueillie avec réticence par les magistrats qui soulignent tous le « caractère exceptionnel » de la procédure.
« Délire complet »
« Ce serait une piste dangereuse, cela voudrait dire qu'on rejuge. Or cette procédure ne peut rester qu'une voie extrêmement restreinte », a-t-on souligné au Syndicat de la magistrature (gauche), qui rappelle qu'une « loi Seznec » a déjà élargi en 1989 les possibilités de saisine de la Cour de révision.
Aujourd'hui de plus, contrairement à l'époque Seznec, il existe un appel des décisions de cour d'assises.
« On est dans le délire complet », a commenté la vice-présidente de l'Union syndicale des magistrats (majoritaire), Catherine Vandier, pour laquelle « on ne change pas la loi sous le coup de l'émotion ».
Pour Me Jean-Marc Florand, qui a obtenu la révision de la condamnation de Patrick Dils, « les magistrats savaient. que s'ils accédaient à cette requête, ils affaiblissaient leur jurisprudence et ouvraient un boulevard pour des centaines de dossiers ».
L'Union 16/12/2006

Un front uni des profs contre Robien
Les syndicats enseignants, unis pour la première fois depuis la fronde contre Claude Allègre en 1998, ont appelé les professeurs des collèges et lycées à faire grève et manifester lundi contre un projet de décret allongeant le temps de travail de certains d'entre eux.
Ce front de quinze organisations, de l'extrême gauche à la droite, intègre la présence, plus rare, de la FEP-CFDT (enseignement privé), du Snetaa-EIL (enseignement technique et professionnel) et du Snalc-CSEN.
Cette levée de bouclier commune s'appuie sur un projet de décret, que Gilles de Robien doit signer fin janvier 2007 et qui redéfinit leurs « obligations de service ».
Concrètement, il s'agit d'« économiser » 2.800 postes dans le public et le privé en limitant le nombre d'enseignants bénéficiant d'une à trois heures de cours en moins.
Celles-ci correspondent aux « décharges horaires » qui sont consenties au titre d'un surplus de travail.
La prise en charge de 1re et de terminales par exemple donne lieu à un gros volume de copies à corriger.
Son texte limite donc le nombre de ces « décharges », souvent liées à des situations périmées - les enseignants de 1re ne préparent plus au bac, 5 % des professeurs d'EPS n'encadrent pas de jeunes le mercredi après-midi, faute d'associations sportives dans leur établissement, etc.
Le ministre créé en revanche de nouvelles décharges, par exemple pour les enseignants prenant en charge les technologies de l'information et de la communication.
L'Union 16/12/2006

ISF : un contribuable se « délocalise » chaque jour
A l'instar de Johnny Hallyday, futur exilé fiscal en Suisse, une personne -célèbre ou anonyme- quitterait chaque jour la France pour échapper à l'impôt.
« J'en ai marre, comme beaucoup de Français, de payer ce qu'on nous impose comme impôts, voilà j'ai fait mon choix », a clamé jeudi l'icône nationale en confirmant son intention d'aller s'établir une partie de l'année dans son chalet de Gstaad, paisible station de sports d'hiver helvète.
La nouvelle a suscité embarras, ou sarcasme, dans la classe politique, Johnny Hallyday étant un fervent soutien du présidentiable UMP Nicolas Sarkozy. Et jette un coup de projecteur sur un phénomène connu mais tabou : l'exil fiscal.
Le nombre exact de Français qui partent, souvent discrètement, s'installer à l'étranger, pour ne plus être soumis à l'impôt sur le revenu et à l'impôt sur la fortune (ISF), est évalué à « un par jour » par Gilles Carrez, rapporteur général (UMP) du Budget à l'Assemblée.
Alain Delon, Charles Aznavour, Alain Prost, Amélie Mauresmo mais aussi nombre d'hommes d'affaires en vue et moult anonymes résident à l'étranger.
Un choix parfaitement légal à condition de résider effectivement hors de France plus de 183 jours par an.
En 2003, Bercy estimait ainsi à environ 370 le nombre de « délocalisations liées à l'ISF », un niveau stable depuis 1997, selon un récent rapport du député Olivier Dassault (UMP). D'où un manque à gagner d'environ 7 millions d'euros l'année suivante pour l'Etat, soit 0,3 % des recettes d'ISF.
Depuis, motus. La Direction générale des impôts (DGI) assure ne pas disposer de chiffres récents suffisamment fiables.
Certains reviennent
Seule certitude, il y a également chaque année des « retours » de Français redevables à l'ISF (149 en 2003) mais, selon le rapport, le patrimoine moyen de ces « rapatriés » fiscaux serait inférieur de moitié à celui des partants. Quant aux destinations choisies, elles sont sans surprise. Les plus fortunés prisent fort la Suisse et son secret bancaire. La Belgique constitue une autre destination de choix, notamment pour les entrepreneurs ayant cédé leur entreprise et souhaitant échapper à la fois à l'imposition des plus-values et à l'ISF. La Grande-Bretagne ou les Etats-Unis accueillent quant à eux des patrimoines plus modestes.
Malgré la hausse continue du nombre d'assujettis à l'ISF et des recettes qu'il génère, ces départs apportent de l'eau au moulin des pourfendeurs de cet impôt.
Sans le remettre entièrement en cause, le gouvernement l'a d'ailleurs modifié par petites touches, via des abattements sur les plus-values de cession ou le fameux bouclier fiscal, qui limite à 60 % des revenus le montant des impôts directs des personnes.
L'Union 16/12/2006

La Cour de révision refuse de réhabiliter Guillaume Seznec
La Cour de révision a refusé hier de réhabiliter Guillaume Seznec, condamné en 1924 aux travaux forcés à perpétuité pour meurtre, estimant qu'il n'existait pas d'élément nouveau de nature à faire naître un doute sur sa culpabilité.
Cette décision de 41 pages, lue pendant une heure et demi par Bruno Cotte, le président de la chambre criminelle de la Cour de cassation réunie comme Cour de révision, a ruiné les espoirs du petit-fils du condamné, Denis Seznec (Le Her-Seznec, selon l'état-civil), qui, dès la fin de la lecture, s'est exclamé à l'adresse des 33 magistrats de la Cour : « C'est absolument honteux ! »
Derrière lui, dans la salle d'audience, avaient pris place plusieurs acquittés célèbres, comme Patrick Dils, innocenté du double meurtre de Montigny-les-Metz (Moselle), Alain Marécaux, l'abbé Dominique Wiel et Roselyne Godard, blanchis dans l'affaire d'Outreau.
« La justice avait rendez-vous avec l'histoire, la chambre criminelle a raté une occasion historique et unique de montrer qu'elle était capable de reconnaître une erreur judiciaire », a déclaré M. Seznec, sur les marches du palais de Justice où une foule nombreuse s'était réunie.
Dès la décision connue, des cris ont fusé : « Justice, collabo ! », « honte à la justice ! » ou « quelle caste pourrie ! ».
« C'est un désastre pour la justice, pour sa crédibilité, son image et son autorité », a estimé M. Seznec, dénonçant une justice devenue « folle » après avoir été « sourde » pendant l'affaire d'Outreau.
Instances judiciaires européennes
Aux côtés de ses avocats, Mes Jean-Denis Bredin et Yves Baudelot, il a annoncé qu'il entendait se tourner vers les instances judiciaires européennes.
Selon le décompte établi par la Cour de révision, il s'agissait de la quatorzième requête déposée pour réhabiliter Guillaume Seznec, condamné le 4 novembre 1924 aux travaux forcés à perpétuité par la cour d'assises du Finistère pour le meurtre de son ami, Pierre Quémeneur. Pour la première fois dans les annales judiciaires, cette requête avait été déposée par la Chancellerie, le 31 mars 2001, à l'époque où Marylise Lebranchu, originaire du Finistère, était Garde des Sceaux.
L'ancienne ministre s'est dite « personnellement déçue » de la décision de la Cour.
Cette dernière a repris tous les arguments présentés depuis environ 80 ans pour les réfuter un par un.
Argumentations « dépourvues de pertinence », témoignages « dépourvus de toute portée révisionnelle », « indirects », « rapportés », « longtemps différés » voire « dénaturés », hypothèses « pas vérifiées », telles sont les expressions utilisées par la Cour pour rejeter la demande de révision.
« Au terme de cette analyse [.], la chambre criminelle, statuant comme Cour de révision, constate qu'il n'existe aucun fait nouveau ou élément inconnu de la juridiction au jour du procès, de nature à faire naître un doute sur la culpabilité de Guillaume Seznec », conclut l'arrêt.
Le Garde des Sceaux, Pascal Clément, a « pris acte » de la décision de la Cour, rendant « hommage » à Denis Seznec, « qui a toujours cru en l'innocence de son grand-père ».
L'Union 15/12/2006

Conférence sur l'emploi : « Une mise en scène »
Dominique de Villepin a annoncé hier quelques mesures limitées à l'issue d'une Conférence sur l'emploi et les revenus unanimement dénoncée par les syndicats comme une « mise en scène » du gouvernement à quelques mois des élections de 2007.
Seul le patronat n'a pas tiré à boulets rouges sur cette rencontre tripartite au Centre d'analyse stratégique, soulagé de n'être pas mis à contribution par le Premier ministre.
« Ce n'est pas un aboutissement mais un point de départ », a expliqué le chef du gouvernement, comme pour reconnaître ses faibles marges de manœuvre, en proposant qu'une telle conférence se tienne chaque année, dans le droit fil de la loi de modernisation du dialogue social.
Le Premier ministre, qui avait l'objectif d'exposer des « mesures concrètes » face aux problèmes de pouvoir d'achat et d'emploi des Français et d'occuper un terrain porteur politiquement et au cœur de la campagne électorale, n'a cependant convaincu ni les syndicats, ni la gauche.
Au sortir de la journée, le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a dénoncé une « mise en scène », accusant le gouvernement de faire « beaucoup d'effets d'annonce » sans « débloquer aucun euro supplémentaire pour les foyers ».
A l'unisson, les responsables de la CFDT et de FO, François Chérèque et Jean-Claude Mailly, ont accusé, respectivement, le gouvernement de s'être livré à « une opération de mise en scène » et « de communication ». Jacques Voisin (CFTC) est « resté sur sa faim » avec des « mesures superficielles ».
Même à droite, le sarkozyste Pierre Méhaignerie (UMP) s'est dit « sceptique sur la date choisie » pour cette rencontre, soulignant qu'elle aurait dû « avoir lieu lorsque le gouvernement prépare son budget, pas après. »
L'Union 15/12/2006

Les principales mesures
LOGEMENT :
Mise en place d'une « garantie des risques locatifs » (GRL) pour tous. Fonds financé par l'Etat et l'organisme paritaire gérant le 1 % logement. Vise à favoriser l'accès et le maintien dans leur habitation locative des ménages confrontés aux difficultés pour se loger en raison de revenus trop bas, en garantissant jusqu'à deux ans le paiement des loyers aux propriétaires.
Le gouvernement veut « avancer vers » un moratoire des loyers en 2007. Signature en décembre d'un « accord de modération » des loyers pour 2007.
Aides personnalisées au logement (APL) distribuées à « 117.000 ménages supplémentaires » dès début 2007 via « la baisse du seuil de non versement de 24 à 15 euros ».
POUVOIR D'ACHAT/SMIC :
Annonce en début d'année -et non en juin comme actuellement- de la revalorisation annuelle du Smic pour inciter les branches professionnelles à négocier plus tôt leurs minima.
Proposition de création d'« un nouvel indice » des prix à la consommation « retraçant mieux les dépenses contraintes » des ménages (logement, y compris crédit bancaire, énergie, eau, téléphone et services de communication).
Rapport demandé au Conseil d'orientation de l'emploi « pour le 31 mars » sur les moyens de « tirer vers le haut les salaires les plus bas », et notamment l'impact de la baisse des charges sociales.
SERVICES A LA PERSONNE :
Aide fiscale pour le recours aux services à la personne (garde d'enfants, soutien scolaire.) étendue aux foyers modestes non imposables sous la forme d'un crédit d'impôt. « Chèque » versé correspondant au remboursement (en 2008) de la moitié des dépenses engagées (en 2007).
JEUNES :
Création d'une bourse des stages en entreprise, qui fonctionnera d'ici fin mars 2007, pour mieux rassembler les propositions et les rendre disponibles sur internet.
FEMMES :
Proposition d'installation de crèches d'entreprise dans les grandes surfaces afin d'aider les salariés, en particulier les femmes, en horaires décalés ou en temps partiel.
35 HEURES :
Rapport demandé au Conseil d'analyse économique (CAE) sur le temps de travail et le coût des heures supplémentaires.
L'Union 15/12/2006

Plus touchées par la pauvreté
Moins payées, les femmes sont logiquement plus touchées par la pauvreté. En Champagne-Ardenne, dans les familles monoparentales à bas revenu, 95 % des allocataires de la Caf sont des femmes. Et plus d'une mère de famille allocataire sur deux est en situation de pauvreté soit 15.700 Champardennaises.
Les femmes ont aussi plus de difficulté à retrouver un emploi et notamment dans la région. « En moyenne, une Champardennaise âgée de plus de 50 ans reste inscrite à l'ANPE 650 jours. C'est 95 jours de plus que la durée d'une inscription de même âge en France », indique l'Insee.
La femme, parent pauvre des salaires
Avec un écart persistant d'environ 20 %, les travailleuses restent moins rémunérées que les travailleurs. Si le législateur tente de réduire l'écart, les contraintes familiales pèsent toujours sur les salaires féminins.
On a parlé hier, à l'occasion de la conférence sur l'emploi, de l'amélioration du pouvoir d'achat. Mais qu'en est-il des disparités de salaires persistantes entre hommes et femmes ? Dans le secteur privé, en France, les salariées gagnent en moyenne 19,6 % de moins que leurs homologues masculins*. Quand un ouvrier qualifié picard affiche un revenu de 15.239 euros par an, sa consœur perçoit 12.340 euros**. La différence nette sur la fiche de paie est de 223 euros par mois, sur 13 mois. L'écart est de 262 euros en Champagne-Ardenne, la moyenne nationale étant de 228 euros.
La différence de traitement est encore plus grande chez les cadres, parmi lesquels les femmes sont de surcroît moins bien représentées. Le temps partiel, plus répandu chez les femmes, joue aussi son rôle.
Moins disponibles que les hommes
Reste qu'à fonction et temps de travail équivalents, le salaire peut varier alors que les règles sont les mêmes pour tous. « A chaque fois que l'on aborde le problème, on nous répond que les conventions collectives prévoient d'appliquer les mêmes salaires pour tous » souligne Marie-Christine Noël, déléguée régionale au droit des femmes en Champagne-Ardenne.
Pourtant, tous les salaires ne sont pas rivés aux conventions. « Celles-ci ne sont là que pour fixer des minima. Libre à l'employeur ensuite de donner des augmentations. On constate, surtout dans l'industrie et les métiers manuels, que les décisions ne vont généralement pas en faveur des femmes », rappelle la secrétaire régionale de la CFDT, Marie-Andrée Seguin.
Le fond du problème, c'est que les travailleuses sont réputées moins disponibles que les hommes. « On reste toujours sur les mêmes stéréotypes, ajoute Mme Noël. On va plutôt favoriser un homme pour une promotion car on présupposera que le même travail, effectué par une femme, sera de moindre qualité au regard de sa situation familiale. »
Les raisons d'espérer
Que font les syndicats ? « Il faut reconnaître que dans les comités d'entreprise, la question des disparités hommes-femmes n'est pas une priorité, confie Marie-Andrée Seguin. Surtout dans les TPE et les PME où l'on parle surtout de préservation de l'emploi ou de défense du pouvoir d'achat en général ».
L'État a néanmoins développé un arsenal législatif visant à aligner les rémunérations. Les plus gros employeurs commencent à jouer le jeu. Pour les grands groupes, cela fait partie de l'image de marque.
Et puis le poids des charges familiales se répartit davantage entre hommes et femmes. « On constate, notamment dans les grandes villes, que les hommes recherchent plus d'équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Les jeunes prennent leur congé paternité. Comme cela se fait dans les pays scandinaves, les demandes de congés parentaux se développent ».
Les mentalités des patrons évoluent également, comme le fait savoir Marie-Christine Noël. « Un transporteur me confiait récemment qu'il préférait embaucher une femme, parce qu'un congé maternité, il pouvait le planifier, contrairement à la crise cardiaque d'un quinquagénaire. »
Julien Bouillé
* Les salaires en France, édition 2006, par l'Insee. **Données brutes 2003 de l'Insee. *** Dossier Femmes en Picardie Aujourd'hui.
L'Union 15/12/2006

Les patronnes pas forcément mieux loties
L'écart de salaire entre femmes et hommes ne s'améliore pas lorsque l'on passe des ateliers des ouvrières aux bureaux des responsables. Selon l'Insee, cet écart est de 23 % pour les cadres contre 13 % pour les professions intermédiaires.
Une étude de l'Apec (Association pour l'emploi des cadres) fondée sur des chiffres de 2002, confirme cette tendance avec des revenus annuels moyens de 50.600 euros pour les hommes et de 39.800 euros pour les femmes. Le différentiel est même « plus important à mesure que l'on monte dans la hiérarchie » note l'étude.
« Cet écart s'explique d'abord par une moindre disponibilité des femmes à la mobilité internationale et à la mobilité en général », indique Gérard Bisiaux de l'Apec Amiens. Et en terme de mobilité, « lorsque les deux conjoints travaillent, c'est généralement l'épouse qui suit le mari et plus rarement l'inverse sauf lorsqu'il s'agit de postes stratégiques ».
Reste que pour les couples de jeunes diplômés à la recherche d'un travail, c'est la parité. « C'est le premier à trouver un emploi qui fait bouger l'autre », indique M. Bisiaux.
Les dirigeantes de société ne sont pas logées à meilleure enseigne. Déjà, les femmes patronnes sont quatre fois moins nombreuses que les hommes, et ensuite elles sont payées un tiers de moins que ces messieurs, selon une étude l'Insee datant de 2004. La situation s'est toutefois améliorée depuis les années 90 où l'écart de salaires atteignait 39 %.
L'Union 15/12/2006

« Entre 18,25 et 19,75 sur 20 », note le ministre
Le système de notation individuelle des fonctionnaires, « en place depuis 1946 », va disparaître à partir de 2007 dans les administrations « volontaires » et sera progressivement remplacé par des entretiens individuels, a donc annoncé hier Christian Jacob.
Cette mesure figurera dans le texte de loi sur la modernisation de la Fonction publique présenté au Parlement (Sénat) le 21 décembre. « Je souhaite qu'elle soit opérationnelle dès le printemps » prochain.
« L'Éducation nationale très demandeuse »
« Cela concernera dans un premier temps toute la fonction publique d'État » et pourra être étendu par la suite à la fonction publique hospitalière et territoriale, a ajouté le ministre, selon lequel « l'Éducation nationale est très demandeuse de cette réforme ».
La notation individuelle « ne correspond plus à grand-chose : il faut savoir que quasiment tout le monde est noté entre 18,25 et 19,75 sur 20 », a affirmé M. Jacob, ajoutant : « Avec ce système, on se trouve sur des effets mécaniques essentiellement liés à l'ancienneté, alors qu'une véritable évaluation consiste à faire le point en fin d'année sur les objectifs clairs fixés en début d'année ».
Selon le ministère de la Fonction publique, l'entretien individuel d'évaluation sera d'abord expérimenté par les ministères de l'Agriculture, de l'Équipement et de l'Éducation nationale (plus de 50 % des personnels de la fonction publique d'État, et qui a son mode d'évaluation propre).
Le système de notation a été reformé à plusieurs reprises, notamment en 1959 et en 2002.
La France compte quelque 5 millions de fonctionnaires, dont 2,5 millions appartiennent à la fonction publique d'État.
L'Union 15/12/2006

Notation des fonctionnaires : FO contre sa suppression
Le ministre de la Fonction publique propose d'en finir avec le système de notes servant à évaluer les fonctionnaires. Le secrétaire de la section champardennaise de Force ouvrière affiche sa réticence.
Secrétaire régional du syndicat FO en Champagne-Ardenne, que pensez-vous de la suppression de la notation individuelle des fonctionnaires proposée par le ministre de la Fonction publique, Christian Jacob ?
ALAIN KIMMEL : « Nous sommes très réticents. La notation est un élément d'évaluation qui, disons, fait partie du contrat. L'État paye peu lorsqu'il embauche, mais il garantit en compensation une évolution du traitement qui repose sur une notation. Le système correspond en fait à un avancement à l'ancienneté. Supprimer la notation, c'est bouleverser le contrat. Or, on sait que cette réforme se fera à masse salariale constante. Ce qui veut dire que l'État paiera plus certains et moins d'autres. »
La notation des fonctionnaires appliquée depuis soixante ans n'est-elle pas un système obsolète ?
A.K. : « C'est un système un peu bizarre, aussi vieux que la fonction publique. Chaque année, la hiérarchie propose une note à la hiérarchie supérieure. En théorie, cette note ne peut pas baisser. Si elle baisse, c'est considéré comme une forme de sanction. La note est contestable devant les commissions paritaires spécifiques à chaque administration et à chaque catégorie de fonctionnaires. Sauf grosse bêtise, un fonctionnaire arrive à une note maximum avec l'ancienneté. »
Mais l'ancienneté n'est pas forcément un gage d'efficacité.
A.K. : « Un fonctionnaire qui a trente ans de fonction publique et une note maximum n'est pas un agent performant de l'administration pour autant. Le système n'est pas facile à justifier. Mais existe-t-il des éléments objectifs pour évaluer la performance d'un fonctionnaire ? Le nombre de jours travaillés, au risque de pénaliser ceux qui ont eu un arrêt-maladie ? L'appréciation subjective d'un chef de service ? »
L'examen individuel annuel proposé par le ministre de la Fonction publique peut-il constituer un critère d'appréciation ?
A.K. : « Si l'entretien se résume à un tête-à-tête avec le chef de service et qu'il n'y a rien derrière, ça n'a aucun intérêt. En revanche, on peut trouver des critères d'appréciation objectifs qui sont partagés par le fonctionnaire et par sa hiérarchie. On peut discuter des critères d'évolution de carrière. Ce serait aussi le moment de faire le point en matière de formation professionnelle. Mais est-ce que l'administration est prête à faire bouger les choses et à payer des formations ? »
Les fonctionnaires ne sont-ils pas rétifs à toute évaluation ?
A.K. : « Les fonctionnaires ne sont pas sclérosés au point de penser que leur travail ne peut pas être évalué. »
Recueilli par Francis Dujardin
L'Union 15/12/2006

Mort de Lady Di : la police britannique écarte toute idée de complot
La police britannique a rejeté hier, à l'issue de trois années d'investigations, les rumeurs de complot sur la mort de la princesse Diana le 31 août 1997 à Paris, soutenant qu'il s'agissait d'un « tragique accident » provoqué par la vitesse de sa voiture qui cherchait à fuir les paparazzi.
Au terme d'une minutieuse enquête pour laquelle trois cents témoins auront été interrogés, l'ancien patron de Scotland Yard, John Stevens, a jugé « sans fondement » les allégations de complot, notamment celles de Mohamed Al-Fayed, père de Dodi Al-Fayed, l'ami de Lady Di, décédé avec elle dans l'accident.
« Il n'y avait aucun complot pour tuer un quelconque occupant de la voiture », a-t-il déclaré, à l'unisson des conclusions des enquêteurs français. « Il s'agissait d'un tragique accident », a-t-il ajouté, soulignant que le chauffeur Henri Paul, également tué dans le choc, avait 1,74 gramme d'alcool dans le sang et roulait à environ 100 km/heure, soit deux fois la vitesse autorisée, pour tenter d'échapper aux photographes. La Mercedes devait s'encastrer dans le treizième pilier du tunnel du Pont de l'Alma.
« La voiture, a-t-il poursuivi, n'avait pas été sabotée. De la même façon, nous sommes certains que la princesse Diana n'était pas enceinte, et elle n'avait pas du tout l'intention de se fiancer ou de se remarier », a déclaré John Stevens. Ce dernier a reconnu que Dodi, qui fréquentait Diana depuis seulement un mois, avait acheté une bague quelques heures plus tôt chez un grand joaillier parisien. Mais, a-t-il dit, « nous pensons qu'elle ne l'a jamais vue ». « Le prince William m'a confirmé que sa mère ne lui avait pas donné la moindre indication » qu'elle voulait se fiancer, a-t-il affirmé, précisant que ceux qui avaient vu la princesse dans les heures précédant sa mort avaient été tout aussi « catégoriques ».
Il a également expliqué que Diana avait été embaumée « pour des raisons de présentation », et non pour cacher une grossesse. Mais il a admis que l'enquête britannique, laquelle a coûté près de 5 millions d'euros et dont le rapport fait 800 pages, n'avait pas apporté toutes les réponses aux différentes interrogations. Et d'évoquer notamment la fameuse Fiat Uno blanche qui avait été vue sur les lieux du drame et qui n'a jamais été retrouvée.
Ces conclusions ont été qualifiées peu après de « foutaise » par Mohamed Al-Fayed, le milliardaire anglais d'origine égyptienne restant « sûr à 100 % » que son fils et Diana ont été assassinés par les services secrets britanniques, sur ordre d'un « membre important » de la famille royale (Lord Stevens), dans le but d'empêcher leur union.
L'Union 15/12/2006

Quand les syndicats donnent « une mauvaise note à Jacob »
Cinq syndicats de fonctionnaires sur sept ont décerné « une mauvaise note » au ministre de la Fonction publique, dont le projet de suppression de la notation des fonctionnaires risque, selon eux, de conduire à « un salaire à la performance ».
La CGT, la FSU, la CFE-CGC, FO ainsi que l'Unsa ont dénoncé contrairement à la CFDT et à la CFTC dans un communiqué commun cette réforme, entreprise, d'après lesdites organisations syndicales, « sans discussion préalable ».
« Plus de place à l'arbitraire »
« Le ministre a précisé que la note chiffrée de 18,25 à 19,75 sur 20 ne correspondait plus à grand-chose. Effectivement : celle-ci a disparu sous cette forme depuis le décret du 29 avril 2002 », notent-elles.
CGT : « C'est la porte ouverte à toutes les pratiques discrétionnaires et clientélaires par le chef de service évaluateur », a déclaré Jean-Marc Canon, le secrétaire général reprochant au ministre d'ouvrir la porte à « un salaire à la performance ».
FSU : « La disparition de la notation chiffrée, quelles que soient ses faiblesses, enlève des critères qui permettent la comparabilité des situations et risque de donner plus de place à l'arbitraire dans le déroulement des carrières », renchérit Gérard Aschieri. Et ce dernier d'ajouter : « Quand il n'y a pas de critères, les femmes sont, par exemple, beaucoup plus défavorisées ».
CGC : L'entretien individuel d'évaluation va générer « une absence d'équité entre agents dans leurs évaluations. Ceux qui ne plaisent pas à leur supérieur seront moins bien évalués, et ce sont les mêmes qui auront toujours les bonnes évaluations », craint Charles Bonnissol.
FO : Attribuant un « carton rouge » à M. Jacob, Force ouvrière estime que « l'annonce unilatérale du ministre de supprimer la notation » vise à « établir la rémunération à la performance ».
Facteur « infantilisant »
CFDT : « La notation chiffrée a contribué à infantiliser les fonctionnaires », estime de son côté Éric Fritsch. « Nous sommes partisans de l'entretien individuel, mais il faut s'assurer que celui-ci soit préparé et effectué par des évaluateurs bien formés. Mais il faut aussi tenir compte d'une dimension collective », a-t-il poursuivi.
CFTC : « On a toujours été à fond pour la réforme de la notation chiffrée entre le fonctionnaire et sa hiérarchie », s'est réjoui pour sa part Jean-Marie Dame. Lequel souligne : « Mieux vaut un entretien individuel annuel qui apporte une appréciation globale ».
L'Union 15/12/2006

Les quotas de CO2 échauffent les industriels.
Deux semaines après le cinglant avertissement de Bruxelles, le gouvernement français a fait machine arrière. Le volume annuel autorisé de rejets polluants alloué aux industriels français est revu à la baisse (- 17,2 Mt), ce qui mécontente fortement les entreprises.
LA TRIBUNE du 14/12/2006 (en page 28)

Enquête : bientôt 4 millions de smicards.
D’un côté, des entreprises qui recrutent des candidats de plus en plus qualifiés à bas prix, de l’autre, des pouvoirs publics qui dopent le salaire minimum, avec les 35 heures ou à force de coups de puce : résultat, un salarié sur six est au SMIC. Et ce n’est pas fini…
LIAISONS SOCIALES n° 77 du 01/12/2006 (en page 18

Petites et grosses ficelles pour s’affranchir du SMIC.
Pour payer ses salariés au-dessous du minimum légal, nul besoin du travail au noir. Petits arrangements, astuces judiciaires, interprétation habile des conventions collectives permettent d’alléger le coût du travail en toute légalité.
LIAISONS SOCIALES n° 77 du 01/12/2006 (en page 28)

L’abandon de poste, tactique en vogue.
Du jour au lendemain, certains salariés ne vont plus travailler. Licenciés pour faute grave, ils ont droit à l’allocation chômage. Un stratagème utile lors d’un changement de métier ou d’une création d’entreprise.
LIAISONS SOCIALES n° 77 du 01/12/2006 (en page 32)

Politique sociale : pourquoi le CNE fait recette.
S’il ne fait pas l’unanimité ni n’échappe aux abus, le contrat nouvelles embauches lève les barrières psychologiques au recrutement dans nombre de TPE qui le jugent souple et sécurisant. La parole aux employeurs et aux salariés.
LIAISONS SOCIALES n° 77 du 01/12/2006 (en page 32)

Pas simple de motiver les salariés au SMIC.
Dans le textile, la distribution, le nettoyage ou la restauration, on cherche la formule miracle pour motiver des employés désormais sous payés au plancher. Certaines entreprises exercent un chantage à l’emploi. D’autres s’essaient à la rémunération globale ou misent sur la formation.
LIAISONS SOCIALES n° 77 du 01/12/2006 (en page 24)

16,8 % des salariés au Smic
Le Smic est actuellement de 1.254,31 € bruts par mois. Depuis juillet 1998, il a augmenté de 34,88 %, beaucoup plus que l'indice des prix (+ 13,32 %). Dans le même temps, cependant, le nombre de smicards est passé de 12,80 % de l'ensemble de la population active à près de 17 % aujourd'hui. Environ 40 % des salariés touchent de 1 à 1,5 fois le Smic, c'est-à-dire de 1.254 € bruts à 1.800 € bruts.
L'Union 14/12/2006

Salaires : un tassement général
Alors que le pouvoir d'achat s'annonce comme l'un des principaux enjeux de la campagne présidentielle, Dominique de Villepin préside aujourd'hui à Matignon une conférence sur les revenus et les salaires. Une première depuis 1997. Les syndicats sont globalement sceptiques sur l'issue d'une rencontre dont la CFDT dit « attendre tout, sauf un coup médiatique ». Cette conférence est l'occasion de rappeler ce que sont les niveaux de rémunération dans une dizaine de professions parmi les plus connues dans le public et le privé (les salaires indiqués ici s'entendent nets, exceptés ceux des métallos).
Dossier réalisé par Gilles Grandpierre
(Avec le concours des syndicats CFDT, FO, CGT, Unsa, de l'Union de l'industrie hôtelière et de la chambre syndicale force de vente (CSN).
L'Union 14/12/2006

Renault bientôt dans la course au flex-fuel européen
Ford a déjà vendu 300 véhicules flex-fuel en France « En Champagne-Ardenne, une quarantaine de Ford-flex-fuel intègrent désormais les parcs automobiles des collectivités locales ou territoriales. Cinq autres ont été achetées par des privés », indique Patrick Colin, de la concession rémoise.
Nos politiques roulent en voitures étrangères. Ce n'est pas vraiment un choix. Actuellement, seuls, Ford, Saab et Volvo sont équipés de moteurs flex-fuel. « Cinquante pour cent des voitures Renault équipées flex-fuel seront sur le marché en 2009. Nous en présenterons au prochain Salon de l'automobile de Genève, en février », a affirmé hier Bernard Couturier, directeur général de Renault Parc-Entreprise. « Nous sommes totalement engagés sur ce projet. »
Ce qui n'est pas si simple. Noël Lamoratta, directeur chargé de mission chez Renault, explique : « Les Renault flex-fuel vendues au Brésil ne peuvent pas être répliquées en l'état en France ou en Europe. Les normes de pollution ne sont pas les mêmes, tout comme la motorisation. Il nous faudra donc créer des chaînes de production en Europe pour concevoir ces moteurs ».
L'Union 14/12/2006

Environnement : Chirac recrute Hulot pour une conférence internationale
Jacques Chirac a recruté hier Nicolas Hulot, courtisé par tous les présidentiables, Alain Juppé et le socialiste Hubert Védrine, pour préparer une conférence internationale sur l'environnement prévue en février à Paris.
En parvenant à réunir à l'Elysée l'animateur écologiste, sacré personnalité politique la plus populaire par les Français, ainsi que des responsables de tous bords, le chef de l'Etat a voulu conforter son image d'avocat d'une planète en péril, thème qui lui est cher depuis qu'il avait lancé en 2002 à Johannesburg, « notre maison brûle et nous regardons ailleurs ». A sa sortie de l'Elysée, Nicolas Hulot a d'ailleurs décerné un satisfecit à celui qui, a-t-il assuré, « fait partie des gens qui travaillent sur ce sujet depuis très longtemps ».
Le comité, réuni par le chef de l'Etat pour la première fois hier, doit préparer une conférence qui rassemblera les 2 et 3 février à Paris scientifiques, responsables politiques et d'ONG ainsi que représentants d'organisations internationales d'une soixantaine de pays.
Propositions prioritaires
Au moment où l'équilibre de la planète se dégrade rapidement, selon les experts, notamment en raison du réchauffement climatique, cette réunion devra faire des « propositions prioritaires agréées sur le plan international » et proposer la création d'une « organisation internationale des Nations unies pour l'environnement », a précisé M. Chirac.
Ce projet est soutenu par les Européens, mais pas par les Etats-Unis ni les grands pays émergents, réticents à l'idée de créer un nouvel organisme.
« L'idée d'inviter la Chine, l'Inde et le Brésil, qui ne sont pas forcément pour la création de cet organisme et qui viennent exprimer leurs arguments, est une bonne chose », s'est pourtant félicité Nicolas Hulot, jugeant que « c'est vraiment le moment de porter le fer sur cette idée ».
L'Union 13/12/2006

Amende record confirmée pour les opérateurs mobiles
Les trois opérateurs de téléphonie mobile traditionnels (Orange, SFR et Bouygues Telecom) ont subi un revers judiciaire, avec la confirmation en appel de leur amende record de 534 millions d'euros pour entente illicite.
L'ASSOCIATION de consommateurs UFC-Que Choisir, qui avait déposé plainte en février 2002, a indiqué que la première chambre de la cour d'appel de Paris avait annoncé hier « la confirmation pure et simple de la décision du Conseil de la concurrence et le rejet de tous les recours ».
L'arrêt de la cour sera publié aujourd'hui.
Les trois opérateurs ont été condamnés en novembre 2005 par le Conseil de la concurrence à une amende d'un montant exceptionnel de 534 millions d'euros, dont 256 millions pour France Telecom, maison mère d'Orange, 220 millions pour SFR et 58 millions pour Bouygues Telecom.
L'instance judiciaire leur a reproché de s'être entendus entre 2000 et 2002 pour geler leurs parts de marché, maintenant ainsi leurs prix à un niveau artificiellement élevé, ainsi que d'avoir échangé entre 1997 et 2003 des informations confidentielles et stratégiques sur le nombre de nouveaux abonnements et de résiliation.
Le Conseil de la concurrence avait fondé sa décision sur différents documents, notamment des notes manuscrites des directeurs généraux des opérateurs, saisis dans les bureaux des trois opérateurs au cours de l'été 2003 par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
Pris acte de la décision
Hier, la cour d'appel de Paris a également rejeté l'appel interjeté par l'UFC-Que Choisir pour demander que le dossier soit examiné par le procureur de la République « afin que celui-ci apprécie ou non des suites pénales à donner », et pour que le montant de l'amende soit alourdi, a indiqué Gaëlle Patetta, directeur juridique de l'UFC.
Chez France Telecom et Bouygues Telecom, des porte-parole ont indiqué prendre « acte de cette décision ».
Dans un communiqué, SFR a « regretté que ses arguments n'aient pas été entendus » et indiqué qu'elle allait « maintenant prendre le temps d'analyser la décision de la cour d'appel de Paris ».
Les trois opérateurs, qui ont encore la possibilité de se pourvoir en cassation, ont payé leur part respective de l'amende fin 2005.
De son côté, l'UFC a affiché sa satisfaction sur cette décision de justice, tout en réaffirmant que cela n'indemnisait pas les consommateurs.
« Alors qu'il n'y a plus de discussions sur l'existence ou non de l'infraction, il reste le sort des victimes et le sort de la concurrence (entre opérateurs), qui aujourd'hui n'est toujours pas réglé » en France, a affirmé Alain Bazot, président de l'UFC.
« Les trois opérateurs ont en effet, grâce à cette entente, fixé des prix artificiellement élevés au détriment de tous les utilisateurs pour un préjudice global estimé entre 1,2 et 1,6 milliard d'euros », a affirmé l'association, qui plaide pour l'existence d'une « véritable action de groupe » en France.
L'Union 13/12/2006

Arthur et les Minimoys DEUX ETOILES
Réalisé par Luc Besson.
Avec Freddie Highmore et Mia Farrow.
Avec « Arthur et les Minimoys », son dixième long métrage, Luc Besson explore le monde de l'animation. L'histoire mélange les images en 3 D et les prises de vue réelles parce qu'elle raconte comment un garçon de dix ans en chair et en os est propulsé dans le royaume féerique des Minimoys, des sortes de lutins dont il prend la physionomie et la taille.
Le garçonnet qui est campé avec enthousiasme par Freddie Highmore, déjà excellent dans « Charlie et la chocolaterie », veut découvrir auprès de ces lilliputiens l'endroit où est caché un trésor dans le jardin de sa grand-mère. Il compte ainsi la sauver de ses créanciers.
L'intrigue qui va raviver en chaque adulte son âme d'enfant est traitée sous la forme d'une quête initiatique. Elle fonctionne sur le principe ludique d'une énigme tout en abordant le problème de l'écologie bafouée.
Mais ce film plein d'humour se révèle surtout une véritable splendeur sur le plan numérique, notamment par le travail sur le visage comme sur l'intonation des créatures avec une princesse particulièrement sexy à laquelle Mylène Farmer et Madonna pour la version anglaise prêtent leur voix. La féerie intervient aussi à ce niveau avec des décors absolument époustouflants dans les profondeurs de la terre.
Durée : 1h35.
L'Union 13/12/2006

Forte concentration de la population au Sud et à l'Ouest du pays d'ici 2030
La population de France métropolitaine devrait continuer à se concentrer dans le Sud et l'Ouest du pays d'ici 2030 et baisser dans certaines régions du Nord-Est.
« En 2030, la France métropolitaine compterait 67,2 millions d'habitants soit 10,7 % de plus qu'en 2005 », selon une projection de l'Insee.
Cette croissance globale, qui cache de fortes disparités, recouvrirait une forte augmentation dans les régions méridionales et occidentales et à l'inverse une baisse dans certaines régions du quart nord-est.
Ainsi, le Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées et Provence-Alpes-Côte d'Azur continueraient à être les régions à plus forte hausse démographique avec Rhône-Alpes, les Pays de la Loire et l'Aquitaine.
A l'inverse, huit régions amorceraient une phase de décroissance de la population : Champagne-Ardennes, Lorraine, Bourgogne, Auvergne, Nord-Pas-de-Calais, Haute Normandie, Basse Normandie et Picardie.
Dans la moitié des régions, les décès seront plus nombreux en 2030 que les naissances. Dans le Limousin et l'Auvergne, c'est déjà le cas en 2005, mais quatre régions pourraient les rejoindre d'ici 2010 (Corse, Poitou-Charentes, Bourgogne et Aquitaine) et cinq autres d'ici 2020 (Cham-pagne-Ardenne, Centre, Basse-Normandie, Lorraine et Bretagne).
Le vieillissement, avec un âge moyen passant de 39 ans en 2005 à 42,6 ans en 2030, concernerait toutes les régions.
L'Ile-de-France, région la plus jeune en 2005, le resterait et serait la seule à conserver un âge moyen en deçà de 40 ans. Le Limousin, de loin, la région la plus âgée en 2005, le serait toujours en 2030 avec une moyenne d'âge de 46,5 ans, suivi de près par la Corse, la Bourgogne et l'Auvergne (tous entre 46 et 45 ans d'âge moyen).
Les plus de 60 ans en forte hausse
Source de fortes disparités également, le nombre de personnes de 60 ans et plus progresserait de 56 % (19,7 millions en 2030 contre 12,6 millions en 2005). Toutes les régions verraient le nombre de personnes de plus de 60 ans progresser. La croissance la plus forte se trouverait être en Languedoc-Roussillon (+73 %), en Alsace (+71 %) et en Pays de la Loire (+69 %), la plus faible se situe paradoxalement dans le Limousin (+33%) suivi par l'Auvergne (+40 %) et la Bourgogne (+45 %).
Le nombre des personnes de moins de 20 ans, qui resterait nationalement le même d'ici 2030 (15 millions), baisserait de 15 % en Bourgogne, 17 % en Lorraine et 20 % en Champagne-Ardenne.
Résultat de ces mouvements en sens inverse, en 2030, seule l'Ile-de-France compterait plus de personnes de moins de 20 ans que de 60 ans et plus, contre treize régions actuellement.
Les personnes âgées de 80 ans et plus vont constituer une part croissante de la population métropolitaine en 2030 (7,2 % contre 4,5 % actuellement). En progression de 75 %, leur nombre dépasserait 4,8 millions.
Le Limousin conserverait la part la plus élevée de cette tranche de population (9,5 %) devant la Bourgogne et l'Auvergne (plus de 9 %).
La tranche des 20 à 59 ans, qui contient l'essentiel des ressources en main-d'œuvre, serait en légère baisse de 2 % et passerait de 32,9 à 32,3 millions, selon l'étude.
Cette inflexion de la population des 20-59 ans serait encore plus marquée dans certaines régions comme l'Auvergne, la Bourgogne et la Lorraine (- 15 %) et Champagne-Ardenne (- 18 %).
L'Union 12/12/2006

Appel à la grève dans les collèges et lycées
Une intersyndicale de l'Education a appelé hier à une grève nationale le lundi 18 décembre dans les collèges et lycées pour protester contre un projet de décret qui prévoit un allongement du temps de travail de certains enseignants par suppression de leurs « décharges horaires ».
L'Intersyndicale, qui était sortie très mécontente le 29 novembre d'un entretien avec Gilles de Robien sur ce texte, qui permet d'économiser 2.800 postes équivalents temps plein au budget 2007, a assuré dans un communiqué représenter « plus de 99 % des personnels » du second degré.
La grève sera accompagnée de manifestations dans toute la France, a précisé l'Intersyndicale, composée de 15 organisations notamment de la FSU (majoritaire), de l'Unsa-Education, du Sgen-CFDT et de la CGT et incluant les enseignants du privé sous contrat de la FEP-CFDT.
« Les personnels signifieront ainsi au ministre leur double exigence du retrait du projet de décret et d'ouverture de véritables discussions pour que des réponses soient apportées à la nécessaire prise en compte des réalités du métier et que soient améliorées les conditions de son exercice », a-t-elle expliqué.
Un décret de 1950
Définies dans un décret de 1950, qui n'a jamais été modifié depuis, les « décharges horaires » prévoient que certains enseignants travaillent une à trois heures de moins par semaine en raison d'un surplus de travail dû à leurs disciplines (préparation des expériences en sciences de la vie et de la terre, participation des professeurs d'EPS aux associations sportives, par exemple) ou à leur classe (en 1re et terminale pour compenser notamment un surplus de copie).
A l'appui d'un audit des inspections générales des Finances et de l'Education nationale, qui avait relevé que ces « décharges » représentaient en tout, pour 384.000 enseignants des collèges et lycées, l'équivalent de 23.000 équivalents temps plein, le ministre de l'Education a décidé de modifier le décret de 1950.
Les enseignants du second degré n'ont cessé de protester depuis.
L'Union 12/12/2006

Adoption par les députés du texte sur l'accès des malades au crédit
Les députés ont adopté hier le projet de loi sur l'accès au crédit des personnes présentant un risque aggravé de santé, destiné à permettre aux quelque 10 millions de malades ou anciens malades de vaincre le « front du refus » des banquiers et des assureurs.
Le texte, que le gouvernement souhaite voir adopter avant la fin de la législature, a été voté par UMP, UDF et PS, le PCF s'abstenant. Il doit être soumis en janvier au Sénat.
Le projet vise à transcrire dans la législation la Convention Aeras (Assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé), signée le 6 juillet entre pouvoirs publics, associations, assureurs et banquiers.
Cette convention, qui entrera en vigueur le 6 janvier 2007, prévoit un plus large accès à l'assurance invalidité, une plus grande rapidité de l'étude des dossiers, une motivation par écrit des refus, la mise en place d'une médiation en cas de litige et d'un comité de suivi, ainsi que d'un mécanisme permettant de limiter les surprimes d'assurance liées à l'état de santé.
« Discrimination intolérable »
Elle est destinée à remplacer, comme l'avait demandé Jacques Chirac dans son discours sur la politique de lutte contre le cancer en avril, la convention Belorgey, signée en 2001 pour encadrer l'accès à l'assurance et aux prêts à la consommation, professionnels et immobiliers des personnes malades.
La convention Belorgey n'avait pas réussi à éradiquer les pratiques discriminatoires : en 2004, 9.000 personnes malades ont ainsi vu leur demande d'emprunt rejetée, selon le ministère de la Santé.
Parmi la série d'amendements adoptée, l'un prévoit une saisine de la Cnil (commission nationale de l'informatique et des libertés) pour préserver la confidentialité des données. Un autre stipule qu'en cas de dénonciation ou de non renouvellement de la convention Aeras (d'une durée de trois ans), le gouvernement dispose d'un délai de 6 mois pour prendre un décret pour proroger les dispositions du texte.
« Ce texte fondamental vise à lutter contre une discrimination intolérable », a déclaré le ministre Xavier Bertrand (Santé), dénonçant la « double peine » infligée à ces personnes.
L'Union 12/12/2006

42 % des entreprises vont changer d'opérateur télécoms.
En 2007, près de la moitié des grandes entreprises auraient l'intention de changer de prestataires et en premier d'opérateur télécoms. Parmi les motivations au changement, la qualité du réseau et la garantie de service restent en tête, mais le niveau de prix est bien sûr pris en compte dans quatre cas sur cinq. Dans un cas sur trois, la décision de changement est prise par la direction générale, ce qui souligne "l'importance des enjeux".
LA TRIBUNE du 12/12/2006 (en page 23)

La délocalisation du luxe, un sujet encore tabou. Des savoir-faire ébranlés par la mondialisation.
Même si certaines maisons de luxe confient discrètement une partie de leur production à des ateliers lointains, d'autres ne veulent pas en entendre parler, craignant un impact négatif majeur sur leur réputation. C'est le cas pour des marques françaises comme Chanel, Vuitton ou Hermès pour lesquelles "délocaliser" est un mot inaudible. Confortées par de bons résultats financiers, les trois marques renforcent leur production nationale.
LE MONDE du 12/12/2006 (en page I-III)

L'Insee voit le taux de chômage revenir dans six mois à son niveau de mars 1983.
Juste après les échéances présidentielles et législatives, le taux de chômage devrait être revenu à son niveau de 1983, soit 8,2 % de la population active, contre 8,8 %, selon la "Note de conjoncture" de fin d'année de l'Insee. L'institut table sur 243 000 créations d'emploi pour 2006 (dont 138 000 dans le secteur marchand), puis 115 000 au premier semestre 2007 (dont 73 000 dans le secteur marchand). En ce qui concerne l'activité économique, l'institut prévoit désormais 0,9 % de croissance au 4e trimestre 2006, puis 0,5 % à chacun des deux prochains, ce qui donne 1,8 % d'acquis à mi-2007. > Le début du 4e trimestre est décevant pour l'activité industrielle. > Les services finissent l'année 2006 en croissance de 2,2 %.
LES ECHOS du 12/12/2006 (en page 4)

Mort d'un dictateur
Augusto Pinochet est mort hier. Entre 1973 et 1990, il avait dirigé le Chili d'une main de fer. Sous ce régime militaire, des milliers de personnes ont été torturées et assassinées.
L'ex-dictacteur chilien Augusto Pinochet, décédé hier à l'âge de 91 ans, se vantait de contrôler jusqu'aux feuilles des arbres durant sa longue permanence au pouvoir, depuis le coup d'Etat de septembre 1973 jusqu'en 1990. « Aucune feuille ne bouge dans ce pays si je ne la bouge moi-même, que cela soit clair », lança un jour le général Pinochet, qui dirigea l'un des régimes militaires les plus répressifs d'Amérique latine.
Né le 25 novembre 1915 à Valparaiso, fils de militaire et issu d'une famille française ayant quitté Saint-Malo au début du XVIIIe siècle, Augusto Pinochet Ugarte n'a jamais terminé ses études, ayant été renvoyé pour indiscipline. A 15 ans, il postule à l'école militaire, mais n'y sera admis qu'à la troisième tentative en 1932.
« L'homme qui a sauvé le Chili du communisme »
En 1940, il épouse Lucia Hiriart, dont il aura trois filles et deux garçons.
Sept ans plus tard, le capitaine Pinochet dirige un camp où sont emprisonnés les dirigeants du Parti communiste, proscrits par le président Gabriel Gonzalez Videla (1946-1952).
Quand le 4 septembre 1970, le socialiste Salvador Allende est élu président, Augusto Pinochet obtient le grade de général. Et lorsque le général Carlos Prats démissionne du commandement en chef de l'armée en août 1973, il recommande comme successeur Pinochet, qui lui « a donné tant de preuves de sa loyauté ».
Cependant, trois semaines plus tard, le 11 septembre 1973, il dirige le coup d'Etat qui entraîne le renversement et le suicide d'Allende.
Pour les milieux d'affaires et la droite, Pinochet est « l'homme qui a sauvé le Chili du communisme » et fait décoller le pays en privatisant les grandes entreprises d'Etat.
Les exécutions massives d'opposants après le coup d'Etat furent le premier signal du prix qu'allait payer la société chilienne pour la « démocratie protégée » du « péril communiste » dont rêvait Pinochet. S'y ajoutèrent ensuite l'emprisonnement de nombreux dirigeants de gauche, l'exil de centaines de milliers de personnes et la répression violente des manifestations qui, à partir de 1983, réclamèrent le retour à la démocratie.
Lors du plébiscite de 1988, plus de 53 % des votants disent « non » à son souhait de rester au pouvoir une décennie de plus. En 1990, il doit céder le pouvoir au démocrate-chrétien Patricio Aylwin.
Enlèvements assassinats délits financiers
A partir de 1994, sous la présidence d'Eduardo Frei, Pinochet se fait discret. Il reste cependant à la tête des forces armées jusqu'en mars 1998, date à laquelle il devient sénateur à vie.
Se croyant protégé par son immunité parlementaire, il se rend en septembre 1998 à Londres, où il sera détenu pendant 503 jours à la demande du juge espagnol Garzon.
Libéré pour raisons humanitaires, il rentre au Chili le 3 mars 2000, pour répondre de plaintes en justice. Il est inculpé en décembre pour enlèvements et assassinats d'opposants. Mais la Cour suprême classe l'affaire le 1er juillet 2002, estimant qu'une « démence légère » ne lui
permet pas d'assurer sa défense. En 2004, la justice relance les poursuites dans le dossier Condor, un plan conjoint des dictatures sud-américaines pour éliminer physiquement les opposants, la Cour suprême décidant de lever l'immunité dont bénéficiait l'ancien dictateur comme ancien président. Depuis, les plaintes n'ont cessé de s'accumuler contre Pinochet : aux atteintes aux droits de l'homme comme les disparitions d'opposants dans la Villa Grimaldi, prison clandestine du régime, ou la Caravane de la mort, équipée mortelle d'un commando militaire juste après le putsch, se sont ajoutées récemment des poursuites pour des délits financiers.
L'Union 11/12/2006

La « gestapo chilienne »
Des milliers de personnes furent torturées et assassinées sous le régime de terreur exercé par la Dina, la police secrète de la dictature militaire d'Augusto Pinochet, dénoncée comme une véritable Gestapo chilienne.
Cet organe, qui compta jusqu'à 60.000 informateurs et agents au Chili et à l'étranger, fut créé en 1974 sous la direction de Manuel Contreras.
Aucun des prisonniers de la Dina n'échappait aux tortures. « La pire de toutes était l'étouffement avec un sac en plastique autour du cou jusqu'à l'asphyxie qui faisait sortir les yeux des orbites comme des œufs sur le plat », a raconté l'ex-agent civil de la Dina, Osvaldo Romo. La Dina, devenue plus tard CNI, possédait des centres de détention secrets, comme la Villa Grimaldi, où furent détenues et torturées la présidente actuelle du Chili Michelle Bachelet et sa mère Angela. Elle ne rendait compte qu'au président de la junte (Pinochet) et agissait aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays. Selon un rapport des forces armées, sur 1.198 hommes et femmes disparus, 200 furent jetés dans le Pacifique, dans des fleuves ou lacs ou éliminés de manière à ne pas laisser de traces.
De nombreuses femmes furent également violées en détention et selon l'Association des proches de disparus, des centaines d'opposants auraient été tués par dynamitage. Cinq prêtres catholiques moururent à la suite tortures ou sous les balles.
L'Union 11/12/2006

Installé par les Etats-Unis
Augusto Pinochet n'a pas pris le pouvoir à la suite d'une intervention américaine directe, mais son coup d'Etat a été rendu possible par les opérations entreprises par la CIA, dès 1970, lorsque le socialiste Salvador Allende fut élu président de la République chilienne. Craignant que les Soviétiques n'en profitent, Washington avait décidé d'agir secrètement avec la CIA pour tenter de renverser Salvador Allende et lui substituer un homme de droite fidèle aux principes de la doctrine américaine.
L'Union 11/12/2006

Violents incidents
De violents incidents ont éclaté à Santiago hier soir entre des manifestants, qui célébraient la mort d'Augusto Pinochet, et la police. La police a voulu arrêter une colonne de plus d'un millier de manifestants qui avançaient sur l'avenue Alameda à proximité du palais présidentiel. La police a utilisé des canons à eau et des grenades lacrymogènes. Les manifestants répondaient avec des jets de pierres et de bouteilles.
L'Union 11/12/2006

101 millions au Téléthon : nouveau record battu
Le Téléthon 2006 a comblé les espérances de ses organisateurs en recueillant plus de 101 millions d'euros de promesses de dons contre les maladies génétiques, un montant supérieur à l'an dernier en dépit d'une controverse avec certains membres de l'Eglise catholique. Les trente heures de ce 20e marathon télévisé sur les chaînes publiques et quelque 22.000 manifestations de solidarité à travers le pays ont permis, de vendredi soir à hier 2 heures, de recueillir 101.472.581 euros de promesses de dons, contre 99 millions en 2005.
Les compteurs continuent cependant à tourner puisque l'an dernier, dix jours après la fin de l'événement télévisé, le Téléthon s'était achevé sur un total de 104,1 millions d'euros au bénéfice de l'Association française contre les myopathies (AFM), organisatrice de l'événement.
« Première mondiale »
Grâce à ces dons, l'AFM finance à 85 % le Généthon, laboratoire de recherches sur les maladies génétiques.
« Notre espérance était d'atteindre un montant au moins égal à celui de l'an passé pour ne pas avoir à limiter le nombre des programmes de recherches », s'est félicitée hier matin la présidente de l'AFM, Laurence Tiennot-Herment.
Quelque trente essais thérapeutiques sur l'homme pour 25 maladies différentes sont actuellement en cours, pour un coût de 2 à 3 millions d'euros par an et par essai. Le président du Généthon a annoncé le feu vert de l'Agence du médicament au premier essai de thérapie génique d'une maladie neuro-musculaire, grâce à des lots de « gènes médicaments » produits par le laboratoire. Cet essai concerne une des vingt formes de « myopathies de ceinture », la gamma-sarcoglycanopathie, qui se déclare à la fin de l'adolescence ou au début de l'âge adulte et prive peu à peu le malade de l'usage de ses jambes puis gagne les membres supérieurs, a expliqué la présidente de l'AFM.
« Il s'agit d'une première mondiale pour cette maladie », a-t-elle souligné.
L'incertitude du Téléthon portait cette année sur la mobilisation des donateurs, après la polémique lancée par des responsables catholiques qui ont dénoncé la recherche sur les cellules souches embryonnaires (moins de 1,5 % du budget, selon l'AFM). Bien que l'Eglise catholique n'ait pas appelé à boycotter le Téléthon, cette controverse, « a provoqué un grand stress et une forte angoisse des malades et de leurs familles », selon Mme Tiennont-Herment. « Mais les Français ont montré qu'ils maintenaient leur confiance en l'association. »
L'Union 11/12/2006

Pascal Sevran présente ses excuses
L'animateur Pascal Sevran, dont les propos sur la sexualité des noirs ont provoqué un déluge de critiques et de condamnations, a présenté ses « excuses » dans la presse et affirmé qu'il ne serait pas sanctionné par France 2 qui l'emploie. De fait, son émission « Chanter la vie », pré-enregistrée, a été diffusée hier à la mi-journée sans mention de la polémique, mais la chaîne a indiqué qu'elle « ferait le point lundi après la rencontre du week-end ». Dans un entretien le 2 décembre au quotidien Var Matin, le chansonnier avait estimé qu'il « faudrait stériliser la moitié de la planète ». Le journal l'interrogeait sur son livre paru en début d'année, « Le Privilège des jonquilles », dans lequel l'animateur évoquait la famine au Niger.
« Les coupables sont facilement identifiables », écrivait-il. « Ils signent leurs crimes en copulant à tout va, la mort est au bout de leurs b., ils peuvent continuer parce que ça les amuse, personne n'osera leur reprocher cela. » Pascal Sevran a exprimé ce week-end ses regrets : « Aux hommes et aux femmes que j'ai pu peiner, je veux dire ma tendresse et leur présenter mes excuses ».
L'Union 11/12/2006

L'immense marché chinois s'ouvre aux banques étrangères.
C'est aujourd'hui qu'entre en vigueur l'ouverture du marché bancaire chinois aux banques étrangères. Elles peuvent désormais opérer directement en yuans avec les particuliers chinois. Pour autant, cette ouverture est assortie de conditions précises.
LA TRIBUNE du 11/12/2006 (en page 22)

Téléthon : similaire à l'an passé malgré la polémique
Le Téléthon 2006 a suscité hier une mobilisation comparable à celle de l'édition précédente malgré la polémique suscitée par les critiques d'une certaine partie de l'Eglise catholique sur l'utilisation des fonds récoltés.
A 20 heures, les promesses de dons dépassaient les 55 millions d'euros - 55.479.839 M - selon le comptage de l'Association française contre les myopathies (AFM), organisatrice de l'événement.
« Il ne faut pas que ça faiblisse », soulignait l'association qui s'inquiétait d'un « fléchissement » des appels depuis la fin d'après-midi et misait sur la soirée de variétés télévisée pour relancer la détermination des donateurs.
Les donateurs se sont en fait mobilisés hier plus rapidement qu'en 2005 et il s'agissait pour les organisateurs de poursuivre sur cette lancée pour la dernière ligne droite. Les 30 heures de direct de ce 20e grand marathon caritatif, lancé vendredi soir au Trocadéro devaient se poursuivre jusque vers 2 heures dans la nuit de samedi à dimanche.
L'incertitude portait cette année sur la mobilisation des donateurs, après la polémique lancée par certains responsables catholiques qui ont notamment dénoncé la recherche sur les cellules souches embryonnaires (moins de 1,5 % des fonds selon l'AFM). Malgré ces réserves isolées, l'Eglise n'avait pas appelé à boycotter l'événement destiné à recueillir des fonds pour financer la lutte contre les maladies neuro-musculaires.
L'an passé, 104,1 millions d'euros avaient été recueillis au bénéfice de l'AFM et l'objectif des 100 millions a été à nouveau affiché cette année par les animateurs de l'opération.
L'Union 10/12/2006

Rachel Legrain-Trapani Miss Picardie, élue Miss France 2007
Rachel Legrain-Trapani, Miss Picardie, âgée de 18 ans, a été élue Miss France 2007 hier soir par les téléspectateurs et un jury de personnalités présidé par le chanteur Michel Sardou et la comédienne et humoriste Muriel Robin, au Futuroscope, parc de loisirs situé près de Poitiers (Vienne).
Rachel Legrain-Trapani, Miss France 2007, 60e du nom, originaire de Saint-Saulve, mesure 1,72 m et est étudiante en hypokhâgne, lettres supérieures.
Elle a devancé Sophie Vouzelaud, malentendande, (19 ans, Miss Limousin), Raïssa Boyer (19 ans, Miss Réunion), Krystel Norden (24 ans, Miss Paris) et Lyse Ruchat (20 ans, Miss Aquitaine).
Choisie parmi 37 reines de beauté, l'heureuse élue, très émue, en pleurs, a reçu sa couronne des mains de Alexandra Rosenfeld, Miss France et Miss Europe 2006.
Miss France 2007, a été élue par les téléspectateurs et un jury présidé par Michel Sardou et Muriel Robin et composé de la chanteuse Liane Foly, des comédiens Natacha Amal et Gérard Darmon, du créateur de mode Jean-Claude Jitrois, de l'humoriste Titoof, de Miss France 2005, Cindra Fabre, et de Miss France 1992, Linda Hardy.
Rachel Legrain-Trapani, 60e Miss France, est originaire de Saint-Saulve.
L'Union 10/12/2006

Renaud Dutreil : « Le commerce de proximité doit être compétitif »
« Rien n'empêche les maires d'autoriser l'ouverture le 24 et le 31 », assure le ministre des PME. Renaud Dutreil ne comprend pas que certains maires aient refusé de prendre les arrêtés d'ouverture ces deux veilles de fêtes.
Faut-il autoriser les ouvertures des commerces toute l'année ?
RENAUD DUTREIL : Attention, si on libéralise, on va détruire des milliers de petits commerces. Ceux qui ont beaucoup de salariés pourront ouvrir. Les autres ne le pourront pas. Ils subiront une concurrence trop forte notamment des grandes surfaces. Or, le petit commerce est indispensable à l'animation des cœurs de villes. Il faut le défendre.
Quelles sont les solutions envisagées ?
R.D. : Nous réfléchissons à des solutions pratiques. Le Premier ministre a saisi le conseil économique et social sur le sujet. Un rapport sera remis fin février. Nous devons attendre cette étude et la consultation des syndicats de salariés et de patrons, avant de savoir s'il faut faire évoluer la législation.
Pourquoi le modèle espagnol a-t-il votre faveur ?
R.D. : Les Espagnols autorisent douze dimanches par an pour les grandes surfaces et la liberté totale pour les commerces de moins de 300 mètres carrés. Cette solution n'a pas fragilisé le petit commerce. Certains dimanches, les commerces de centre-ville peuvent être ouverts et les grandes surfaces fermées. C'est une façon souple de redonner davantage de compétitivité.
Comment aider les petits commerçants ?
R.D. : Le commerce de proximité doit être compétitif. Il existe une forte poussée des consommateurs pour lÔouverture le dimanche. Les habitudes changent. Le vendredi par exemple qui était un jour de forte chalandise, ne l'est plus. Avec la RTT les gens partent plus souvent. Il faut aider les commerçants à construire ensemble une stratégie offensive. L'ouverture le dimanche peut être une source d'emplois et de profits. Le dimanche, le stationnement est gratuit dans les centres-villes.
Recueilli par F.K.
L'Union 10/12/2006

En 2005, la hausse des emplois dans les services n’a pas compensé le recul dans l’industrie.
Selon l’INSEE, les services marchands ont créé 81 000 emplois en 2005, soit deux fois plus qu’en 2004. Dans le même temps, l’emploi dans le secteur industriel a diminué de 2,7 %.
LE MONDE du 08/12/2006 (en page 14

Arcelor Mittal prévoit une augmentation de ses profits en 2007.
Le leader mondial de l'acier affiche son optimisme, misant sur un redressement des prix de l'acier en 2007. Celui des aciers pour l'automobile, notamment, devrait poursuivre son ascension. L'année prochaine, le groupe verra son résultat opérationnel progresser. Au présent, il a cédé une filiale allemande à l'espagnol Alfonso Gallardo pour 591 M€ et vient de refinancer ses dettes dont le montant atteignait 18 milliards d'€ début août.
LES ECHOS du 07/12/2006 (en page 24)

Emploi des jeunes : Villepin promet un meilleur encadrement des stages.
Le 6 décembre, à l'occasion d'une table ronde avec de jeunes chômeurs, le Premier ministre a promis un meilleur contrôle des 160 000 stages effectués chaque année en entreprise. Il a aussi annoncé son intention de créer une "Bourse des stages" pour rapprocher l'offre et la demande.
LES ECHOS du 07/12/2006 (en page 3)

Route : nouvelle baisse du nombre de tués
Avec une nouvelle baisse de 6,5 % du nombre de tués sur les routes en novembre 2006 par rapport au même mois de 2005, la sécurité routière confirme ses bons résultats, qui pourraient l'amener à passer une nouvelle fois sous la barre des 5.000 tués.
Le chiffre officiel de 2005 a été de 4.990 tués, mais on comptait avant le 1er janvier 2006 les morts dans une période de 6 jours après l'accident. Depuis cette date, ce sont les décès à trente jours qui sont pris en compte dans un souci d'harmonisation européenne et, selon cette donnée, il y a eu 5.318 tués en 2005.
Sur les 11 premiers mois de l'année, on dénombre 4.200 morts contre 4.858 en 2005, soit une baisse de 13,5 %. Il faudrait donc que le mois de décembre soit vraiment extrêmement meurtrier pour dépasser la barre des 5.000 victimes. A titre d'exemple, en décembre 2005, il y a eu 460 décès.
Diminution de la vitesse
Depuis le début 2006, le nombre des accidents est en baisse de 4,9 %, celui des blessés est à moins 2,9 %, mais celui des blessés hospitalisés plus de 24 heures affiche une hausse de 6,6 %.
Pour le seul mois de novembre, il y a eu 386 personnes tuées contre 413 en novembre 2005, soit 27 décès de moins. Le nombre des accidents est cependant en hausse de 2,1 % (7.560 contre 7.406) ce qui se traduit par une augmentation de 5,3 % du nombre des blessés (9.724, contre 9.235). Cependant, les blessés hospitalisés plus de 24 heures ne croissent pour leur part que de 0,5 % (3.633, contre 3.616).
Dominique Perben, ministre des Transports chargé de la sécurité routière a jugé « satisfaisante » cette nouvelle baisse, relevant qu' « au total depuis 2002, 9.000 vies ont été sauvées et 100.000 blessés épargnés ». Il a toutefois qualifié de « préoccupante » la « petite hausse » des blessés et appelé « chacun à redoubler de prudence sur les routes », à l'approche de la période hivernale et des fêtes de fin d'année.
Le ministre a également relevé « une diminution de la vitesse moyenne pratiquée ». Or, de l'avis de nombreux experts, vitesse et accidents sont fortement corrélés.
L'Union 08/12/2006

La note de vie scolaire ne convainc pas
Sévèrement critiquée par les syndicats de l'enseignement public comme par les parents, la note de vie scolaire apparaît pour la première fois ces jours-ci dans les bulletins scolaires du premier trimestre.
Honnie par les syndicats et les fédérations de parents d'élèves de l'enseignement public, la note de vie scolaire frôle le zéro pointé au collège, où les premiers conseils de classe ont commencé à l'inscrire dans les bulletins scolaires.
Depuis son entrée en vigueur en septembre, des syndicats et des associations de parents d'élèves, comme la FCPE et la Peep, dont les positions sont pourtant souvent divergentes, n'ont cessé de critiquer cette note destinée à apparaître chaque trimestre en bas du bulletin scolaire au collège et qui sera prise en compte pour l'obtention du brevet.
Les parents FCPE de Seine-Saint-Denis (FCPE 93) ont même appelé à une forme de boycott de la note en suggérant de mettre 20/20 à tous les collégiens pour ne pas les pénaliser au brevet.
Farid Hamana, président de la FCPE, pointe certains cas « aberrants » où la note a été attribuée d'une façon qu'il juge « arbitraire » : « Dans un collège de La Rochelle par exemple, on enlève des points à la note en cas de grève, sauf si le collège a prévenu au préalable que peu de cours seront assurés ».
« Mesure équitable » selon Robien
La note est à « la limite de l'intrusion dans la vie privée », affirme M. Hamana, qui cite aussi ce cas relevé dans un établissement de Moselle où « on donne des points à des élèves qui participent à un club où l'on joue à des jeux vidéos ! »
« Double peine », « mesure injuste », « note arbitraire » : les commentaires sont légion qui stigmatisent cette note mesurant « l'assiduité de l'élève, son respect du règlement intérieur », et qui « prend en compte sa participation à la vie de l'établissement », selon un décret du 12 mai 2006. Elle est attribuée par le chef d'établissement sur proposition du professeur principal et du conseiller principal d'éducation (CPE).
Hier, le ministre de l'Education, Gilles de Robien, s'est voulu convainquant et rassurant : « Il s'agit d'une mesure équitable qui va encourager les jeunes à devenir de bons citoyens », a-t-il estimé, même s'« Il est logique qu'on se pose des questions dans les premières semaines de la mise en place d'une réforme de cette importance ».
« Il n'y a pas de polémique, a encore affirmé le ministre, il y a des interrogations ici ou là. Dans la plupart des cas, les notes seront appliquées à la fin du premier trimestre, et à la fin de l'année scolaire, tous les établissements auront attribué cette note ». « C'est utile et même nécessaire pour donner des repères aux jeunes », a-t-il estimé.
L'Union 08/12/2006

Les maisons à 100.000 euros l'avis d'un agent immobilier
Agent immobilier à Guise, Roland Lavalois est dans le métier depuis 35 ans. Le programme des maisons à 100.000 euros ne lui paraît pas spécialement mirobolant : « Dans le secteur, on peut trouver pour 85.000 euros un plain-pied avec deux chambres, garage attenant et 1.000 mètres carrés de terrain ».
Sur le projet de Sains-Richaumont, l'agent est circonspect : « Le vrai prix du terrain, ce serait plutôt autour 8 euros le mètre carré. Sachant que dans nos campagnes, on vend plutôt au forfait. » Il s'interroge sur l'opportunité de faire construire son pavillon dans un village.
« Demain, le bien vaudra 20 % de moins alors qu'à Guise, ce serait plutôt 10 % de plus », estime Roland Lavalois qui justifie son raisonnement par la proximité des entreprises, des commerces et des services. Les retraités seraient d'ailleurs nombreux à s'installer dans la ville puisque, dit-il, « ici, la délinquance, on ne connaît pas ».
En raison de cet attrait, le marché est en tension : « Les prix ont augmenté de 30 % en deux ans. Mais ils avaient chuté de moitié au début des années 90, à cause des fermetures d'usines et du départ de la subdivision EDF. »
F.L.
L'Union 08/12/2006

Les intermittents s'invitent à France 24
Une manifestation a rassemblé à Paris quelque 3.400 intermittents du spectacle hier en début d'après-midi, selon la police, et 6.000 selon la CGT Spectacle, entre le Palais Royal, près du ministère de la Culture, et l'hôtel Matignon. Quelque 200 personnes se sont rendues en fin de journée auprès du siège de la nouvelle télévision d'information internationale en continu France 24 au moment où Jacques Chirac visitait les locaux, à Issy-les-Moulineaux, à quelques heures du lancement de la chaîne.
Des CRS, déployés en nombre, ont tiré des gaz lacrymogènes pour les empêcher d'approcher.
Ces manifestants ont quitté les lieux peu avant 19 heures, après avoir discuté quelques instants dans la rue avec le président de France 24, Alain de Pouzilhac, qui est retourné dans les locaux de la chaîne alors que le ton montait. Les manifestants ont dénoncé la « répression policière démesurée » dont ils disent avoir été victimes.
La Coordination nationale des intermittents a dénombré quelque 70 compagnies ou salles de spectacles concernées par le mouvement de grève.
La CGT-spectacle, appuyée par la Coordination des intermittents, avait appelé à une journée nationale d'actions pour « faire échec » au protocole du 18 avril.
Ce texte reprend, en les amendant, les dispositions controversées de la réforme de 2003, qui avait provoqué la colère des intermittents en durcissant les conditions d'accès à leur régime spécifique d'assurance chômage, très déficitaire.
Les intermittents jugent ce nouvel accord trop proche des mesures de 2003 et affirment qu'il va exclure du système plus de 30.000 des quelque 100.000 artistes et techniciens.
L'Union du 07/12/2006

Certification de l'Airbus A380 le 12 décembre
La certification de l'avion géant d'Airbus A380, indispensable pour son exploitation commerciale, aura lieu mardi 12 décembre, au terme d'un programme d'essais en vol qui a débuté en avril 2005, a annoncé hier à Paris le directeur des essais en vol, Claude Lelaie.
Le certificat de navigabilité sera remis à Airbus mardi prochain à Toulouse, lors d'une cérémonie à laquelle participeront des hauts responsables de l'agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) et de l'aviation civile américaine (FAA).
Le certificat ne comprend « pas de limitation significative », a-t-il ajouté. Le dispositif d'atterrissage automatique sera validé au printemps 2007. L'A380 devra également renforcer sa trappe de train d'atterrissage, avant la mise en service prévue de l'appareil par Singapore Airlines, en octobre 2007.
Une flotte de cinq A380 d'essais a réalisé plus de 800 vols et 2.600 heures de vol pendant la campagne d'essais en vol, qui a débuté le 27 avril 2005. 80 pilotes au total ont déjà pris les commandes de cet avion, en comptant les équipages d'Airbus et ceux d'une dizaine de compagnies clientes.
L'Union du 07/12/2006

Impôt sur le revenu : la retenue à la source est prête à être lancée après la présidentielle.
La retenue de l'impôt sur le revenu directement sur la feuille de paie est désormais réalisable. Le dossier est en cours de bouclage par l'administration fiscale pour le prochain ministre de l'Economie et des Finances qui s'installera à Bercy après les échéances électorales de 2007. Elle a résolu les problèmes techniques : prise en compte du quotient familial, "année blanche"... S'il le souhaite, le nouveau ministre sera en mesure de lancer la réforme.
LES ECHOS du 06/12/2006 (en page 3)

Un chiffre stable depuis dix ans
Le nombre d'interruptions volontaires de grossesse ayant débuté avant 18 ans s'est élevé en 2004 à 13.400 (sur 210.000), un chiffre qui reste stable au fil des années. Près de trois grossesses sur cinq commencées avant 18 ans aboutissent à une IVG.
Par ailleurs, 4.500 enfants sont nés de mères mineures en 2004 (contre 10.614 en 1980, cinq ans après la légalisation de l'IVG), dont 954 chez les moins de 16 ans.
La France est cependant bien placée parmi les pays développés pour le taux d'IVG chez les adolescentes (entre 15 et 17 ans) avec 6,8 %, contre 19 % aux Etats-Unis, 13,8 % en Grande-Bretagne et au Canada, et 13,7 % en Suède.
Lorsqu'elle est pratiquée chez les jeunes, l'IVG est souvent plus tardive que pour l'ensemble des femmes qui avortent : méconnaissance de soi, déni de grossesse, peur d'en parler, les adolescentes y ont recours souvent très tard. Par ailleurs, plus la première grossesse est précoce, plus le risque est grand de renouveler l'IVG.
L'âge médian du premier rapport sexuel est situé à 17 ans pour les filles comme pour les garçons.
Après avoir baissé dans les années 80, il est stable depuis 10 ans.
Si 87% des jeunes déclarent avoir mis un préservatif la première fois, celui-ci est moins utilisé ensuite : 80% des garçons et 53% des filles déclarent l'avoir utilisé lors de leur dernier rapport sexuel. 9,4% des mineurs, contre 3,6% des adultes, n'utilisent aucune contraception.
L'Union 06/12/2006

Le dispositif Défense 2e chance loin de ses objectifs
Lancé il y a 18 mois, le dispositif Défense 2e chance ne remporte pas le succès escompté et souffre de divers problèmes dont un manque de bâtiments.
Lancé en juin 2005 par Dominique de Villepin, le projet Défense 2e chance en faveur des jeunes en rupture scolaire et sociale est loin d'atteindre les objectifs initialement fixés, dix-huit mois après, alors qu'une dizaine de centres accueillent environ un millier de jeunes.
Les centres « Défense 2e chance », dont le premier a ouvert à Montry (Seine-et-Marne) en septembre 2005, ont vocation à ouvrir le chemin de l'emploi à ces jeunes, sur la base du volontariat, en leur offrant un cadre strict, sous la houlette d'anciens militaires, et une formation.
Selon des chiffres obtenus auprès de l'EPIDe (Etablissement public d'insertion de la Défense), l'établissement qui les gère, onze centres sont ouverts à ce jour, accueillant 976 volontaires.
En comptabilisant les jeunes qui ont achevé leurs parcours (409), les exclus et les démissionnaires, l'EPIDe dénombre 1.869 jeunes passés par les centres. Ce chiffre s'inscrit très en-deçà des objectifs initiaux.
Alors que 60.000 jeunes sortent du système scolaire sans diplôme ni qualification, le Premier ministre, Dominique de Villepin, avait assigné en juin 2005 au dispositif la tâche de former « 20.000 jeunes en 2007 ».
En décembre 2005, la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, évoquait « 20.000 jeunes à partir de 2007, 10.000 dès 2006 » ; en septembre 2006, M. de Villepin ne tablait plus que sur 3.000 jeunes accueillis d'ici la fin 2006, mais ce chiffre plus modeste ne sera pas atteint.
En cause, le rythme d'ouverture des centres, pas aussi soutenu qu'attendu, mais également la difficulté des structures ouvertes à « faire le plein ».
Besoins immobiliers
« Contrairement à ce qu'on pense, il y a très peu de casernes disponibles. Nous sommes donc contraints de louer les locaux les plus divers : instituts de religieuses, locaux hospitaliers, colonies de vacances. », explique Olivier Rochereau, directeur de l'EPIDe.
Pour pallier ces besoins immobiliers, une société foncière a été créé, la 2IDE (Immobilier Insertion Défense Emploi), dont le capital est constitué de transferts de propriétés de l'Etat à l'EPIDe et de fonds de la Caisse des dépôts et consignations. Elle devrait livrer ses premiers bâtiments courant 2007, ce qui permet d'espérer qu'il y ait d'ici fin 2007 « 40 à 45 centres offrant 8 à 10.000 places » selon M. Rochereau.
Autre problème, le manque de candidats : mi-novembre, on dénombrait environ 160 jeunes à Montry et Haute-Maison en Seine-et-Marne (pour une capacité de 300), 195 à Montlhéry en Essonne (pour 240 places), 33 à Etang-sur-Arroux en Saône-et-Loire (pour 45).
« Méconnaissance complète »
« Le dispositif pâtit d'une méconnaissance complète », estime le directeur de Montlhéry, Patrick Sécretin. « La mission locale de Melun nous connaît à peine », renchérit un cadre de Haute-Maison qui a souhaité conservé l'anonymat. Un membre de la direction de l'EPIDe dénonce l'implantation incohérente des centres, parfois très éloignés des grandes agglomérations, et déplore l'absence de personnels dévolus au recrutement.
Olivier Rochereau souligne que compte tenu du taux d'exclusion et de démission, qui s'établit autour de 30 %, « le taux moyen d'occupation ne peut pas être supérieur à 85 % ». Il compte sur le temps pour populariser le dispositif.
L'Union 06/12/2006

Contraception des mineures : la gratuité préconisée
Dans un rapport publié hier, le Haut conseil de la population et de la famille estime que la gratuité de la contraception pour les mineures éviterait bien des IVG.
Le Haut conseil de la population et de la famille préconise une contraception gratuite et anonyme pour les mineures, dont quelque 13.000 ont recours à une Interruption volontaire de grossesse (IVG) chaque année en France.
Dans un rapport publié hier, il recommande aussi de renforcer l'information des jeunes à la sexualité, notamment dans les établissements scolaires.
Chez les filles de moins de 18 ans, trois grossesses sur cinq aboutissent à une interruption volontaire, soit 13.400 IVG en 2004 (dont 700 avant 15 ans), un chiffre qui n'a pas baissé depuis dix ans.
« Un problème de santé publique »
Il s'agit d'un « problème de santé publique et non de moralité », affirme le Haut conseil, qui souligne que l'IVG laisse des séquelles psychologiques bien plus graves chez une mineure que chez une femme, et que le recours plus tardif à l'avortement, au-delà bien souvent du délai légal, comporte plus de risques.
Dans son rapport au président de la République, le Conseil met en cause le « déficit considérable d'information à l'école », ainsi que l'accès difficile pour les mineures à la contraception préventive, qui reste payante ou remboursable sur la sécurité sociale des parents, hors des centres du planning familial.
« Aujourd'hui en France, on peut avoir la pilule du lendemain et l'IVG gratuitement mais pas la contraception », s'insurge le professeur Israël Nisand, gynécologue-obstétricien à Strasbourg, co-auteur du rapport.
Chez les jeunes, dit-il, le préservatif est certes couramment utilisé, mais souvent mal, et son efficacité n'est pas suffisante en matière de contraception, car la fécondité des très jeunes filles est élevée.
La pilule du lendemain, obtenue gratuitement et anonymement, est de plus en plus couramment utilisée par les mineures. Sur l'année scolaire 2004-2005, au moins 11.450 mineures sont venues à l'infirmerie scolaire de leur établissement pour une contraception d'urgence et des pharmaciens témoignent de plusieurs passages par semaine des mêmes jeunes filles.
Or, son efficacité n'est que de 85 % lorsqu'elle est prise dans les 12 heures qui suivent le rapport, et elle tombe à 54 % lorsqu'elle est prise dans les 48 heures.
Suivi médical
La prise en charge gratuite et anonyme de la contraception, recommandée par le Haut conseil, qui permettrait également que la jeune fille bénéficie d'un suivi médical, doit s'accompagner d'une information précoce et adaptée, pour éviter, note Israël Nisand, que « le film porno ne soit la seule information sur la sexualité ».
« Notre société considère encore que la sexualité des ados n'est pas normale », dit-il, « or les pays qui l'ont acceptée, comme les Pays-Bas, ont moins d'IVG de mineures que nous ».
L'« exclusion », la « détresse », la « prise de risques » sont à l'origine de nombre de grossesses de jeunes mineures, mais surtout le déficit de connaissances, dit-il.
« Combien sont persuadées qu'on ne peut pas tomber enceinte au premier rapport, pendant les règles, ou si le garçon se retire, s'il n'y a pas de pénétration, que le préservatif protège totalement. », poursuit M. Nisand.
L'Union 06/12/2006

L'immigration régulière en légère baisse
Une légère baisse de l'immigration régulière en France s'est confirmée en 2005, tandis que les reconduites à la frontière d'étrangers en situation irrégulière ont doublé en trois ans, selon un rapport gouvernemental rendu public hier.
« La délivrance des titres de séjour enregistre en 2005 une diminution qui vient conforter la timide inversion de tendance qui avait été enregistrée en 2004 », affirme ce rapport intitulé « Les orientations de la politique d'immigration ».
« Les statistiques de l'immigration régulière sont stabilisées voire en baisse légère, après une période de forte augmentation : 160.000 en 2000, 191.500 en 2002, 201.500 en 2003, 200.000 en 2004, 195.000 en 2005, 190.000 en 2006 », rappelle ce texte.
Les reconduites à la frontière d'immigrants illégaux « ont doublé, passant de 10.000 en 2002 à 20.000 en 2005 », affirme ce rapport.
« L'allongement de la durée maximale de rétention administrative de 12 à 32 jours explique pour l'essentiel ce progrès », note le texte, dans le mesure où il donne plus de temps pour déterminer la nationalité de ces immigrants et réunir les documents nécessaires à leur renvoi vers leur pays d'origine.
Par ailleurs, les refoulements à la frontière ont augmenté de 8 % en 2005 (à près de 36.000) et le nombre des interpellations d'immigrants irréguliers a progressé de 42,9 % (à près de 64.000), note le rapport, soulignant que « cette évolution est confirmée pour les huit premiers mois de 2006 ».
Asile et regroupement familial
L'ensemble des données statistiques sur 2005 et les trois premiers trimestres de 2006 montre que « ces deux années sont caractérisées par l'amorce d'une véritable diminution de certains flux migratoires, au premiers rang desquels l'asile, mais aussi, et dans une moindre mesure, le regroupement familial », note la préface du rapport.
Enfin, la France n'est plus le premier pays d'accueil des demandeurs d'asile. Elle passe en 2006 à la deuxième place derrière les Etats-Unis, révèle le rapport, qui mentionne pour les dix premiers mois de l'année en cours une baisse de 34,8 % des demandes reçues par l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides).
L'Union 06/12/2006

TGV Est : la SNCF va tenter un nouveau record
La SNCF va tenter un nouveau record de vitesse sur un tronçon de la ligne du TGV Est « entre février et le 10 juin », date de l'ouverture de la ligne à grande vitesse au public. L'objectif serait de dépasser de 10 à 15 % le dernier record de 515,3 km/h, soit entre 567 km/h et 593 km/h. Or la voie où sera tenté le record n'est « pas encore prête ».
Plusieurs médias avaient évoqué hier la volonté de la SNCF de dépasser la barre des 600 km/h en profitant de l'ouverture prochaine de la ligne à grande vitesse Est.
La vitesse commerciale du TGV Est sera de 320 km/h et reliera Paris à Strasbourg en 2 h 20 à partir de juin 2007 et en 1 h 50 à terme.
Le 18 mai 1990, une rame du TGV Atlantique avait battu le record du monde de vitesse, à 515,3 km/h.
L'Union 06/12/2006

France 24 : lancement ce soir à 20 h 29
Ce soir, à 20 h 29 pile, le président de France 24 Alain de Pouzilhac lancera officiellement à Paris la première chaîne de télévision française d'information internationale en continu, qui procède à ses ultimes réglages.
Destinée à une audience mondiale, la chaîne sera pendant 24 heures visible en « streaming » (diffusion sans téléchargement) sur internet (http://www.france24.com).
A 20 h 30 demain, elle sera disponible sur le câble et le satellite en français et en anglais.
« Les conducteurs de la soirée du 6 sont pré-établis et seront évidemment fonction de l'actualité du jour », expliquait lundi Gérard Saint-Paul, directeur général en charge de l'information et des programmes.
L'équipe rédactionnelle (170 journalistes de 28 nationalités avec une moyenne d'âge de 30 ans, « une vraie tour de Babel ») travaille en temps réel jour et nuit et « le moral des troupes est au beau fixe », assure-t-il. Des envoyés spéciaux se trouvent à Bagdad, à Beyrouth, à Gaza, en Afghanistan et au Darfour.
« Une équipe s'est rendue dans les coulisses de l'Onu à New York. Elle est entrée dans le bureau du futur secrétaire général (le Sud-Coréen Ban Ki-moon, ndlr) avec lequel elle a échangé quelques mots ». Tout « un symbole » pour Gérard Saint-Paul, puisque « c'est le 5 décembre 1946 que New York a été désignée comme siège permanent de l'Onu ».
La rue où est situé l'immeuble abritant France 24 à Issy-les-Moulineaux, en proche banlieue parisienne, a d'ailleurs été rebaptisée rue des Nations unies. La soirée de lancement place de la Concorde à Paris promet ce soir quelques surprises. A 20 h 29, France 24 prendra l'antenne : « Bienvenue sur France 24, la chaîne française d'information internationale. Tout de suite place à l'actualité », devraient être les premiers mots diffusés par la nouvelle chaîne avant le premier journal.
Une « interview très brève » du président Chirac par Gérard Saint-Paul est également prévue, interview qui pourrait être recueillie sur le lieu même de la fête.
La chaîne, qui ambitionne de couvrir l'actualité internationale avec un regard français, 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, sera référencée en France sur l'offre commerciale de CanalSat et de TPS pour le satellite, ainsi que sur celle de Noos/Numéricable et Erenis pour le câble.
France 24 sera disponible sur le câble, le satellite ou via ADSL en Europe, au Proche et Moyen-Orient, et en Afrique.
On pourra aussi regarder la chaîne à New York et à Washington, sièges des principales organisations internationale.
L'Union 06/12/2006

Rachat du Républicain lorrain : une étape « inquiétante »
Le rachat du groupe Le Républicain lorrain (RL) de Metz par le Crédit mutuel, s'il se réalise, constituera une nouvelle étape de la reconfiguration de la presse quotidienne régionale (PQR) qui, selon les experts, est loin d'être terminée.
Avec le RL, la holding Ebra aura la main haute sur neuf quotidiens régionaux. « Il s'agit d'une nouvelle étape, inquiétante, de la concentration en cours de la PQR », a commenté hier Michel Diard, secrétaire général du Syndicat national des journalistes CGT. « Un journal familial est avalé par une banque qui est déjà l'actionnaire de référence d'une dizaine de titres dans l'Est et en Rhône-Alpes », a-t-il ajouté.
Le Crédit mutuel est associé à 49 % dans la société holding Est-Bourgogne-Rhône-Alpes (Ebra) qui, contrôlée à 51 % par le groupe L'Est Républicain, a racheté en février le pôle Rhône-Alpes de la Socpresse (groupe Dassault).
Deuxième banque de détail française avec 14,2 millions de clients, le Crédit mutuel a réussi en 2005 un produit net bancaire de 9,633 milliards d'euros, en hausse de 10 % par rapport à 2004, pour un résultat net part du groupe de 2,389 mds EUR (+60%).
L'Union 06/12/2006

Lafarge va doubler de taille en Inde en cinq ans.
Entré par le biais d'acquisition, le cimentier français (présent en Champagne-Ardenne) mise désormais sur la croissance interne pour répondre à la demande croissante d'un pays encore peu consommateur de ciment. Il projette de construire, à l'ouest, dans le Rajasthan, une petite usine de plaques de plâtre.
LES ECHOS du 06/12/2006 (en page 22)

La Chine passe devant le Japon pour la recherche.
Elle consacrera 136 milliards de dollars à la R&D en 2006 tandis que le Japon a prévu d'y affecter 129 milliards, selon l'OCDE. Elle se hisse ainsi au 2e rang mondial, loin derrière les Etats-Unis (330 milliards) alors que l'Union européenne (à 15) y consacrera 230 milliards. La montée en puissance chinoise dans les secteurs à forte valeur ajoutée préoccupe les Américains et les Européens déjà inquiets face aux importations à bas prix venant de Chine et aux délocalisations vers l'Asie.
LA TRIBUNE du 05/12/2006 (en page 37)

L'Etat italien va lâcher les commandes d'Alitalia
L'Etat italien a annoncé hier qu'il allait céder les commandes d'Alitalia en vendant une participation d'environ 25 %, à travers une procédure ouverte à tous les acquéreurs potentiels, jugeant qu'il s'agit du meilleur moyen pour sauver la compagnie de la disparition.
L'Etat, encore actionnaire à 49,9 %, va céder « une participation de contrôle ».
Un an après le passage de l'Etat sous les 50 % du capital, cette décision constitue « l'achèvement de la privatisation de la société », a souligné le gouvernement.
Il s'agit d'un tournant dans l'histoire de la compagnie italienne jusque-là ballottée au gré des impératifs politiques et incapable d'assainir ses finances.
Le choix de l'acquéreur ne reposerait pas uniquement sur des critères financiers. Il suivra des critères « d'intérêt général », comme l'emploi, l'offre de services et la couverture du territoire, des critères économiques et dépendra aussi du plan industriel qui devra permettre « l'assainissement, le développement et la relance » d'Alitalia.
Air France-KLM a un pied dans la place
Le nom du ou des futurs pilotes de la compagnie est loin d'être acquis.
Alitalia est déjà liée par des participations croisées de 2 % avec Air France-KLM et a noué des contacts mais le ministre du Développement économique, Pierluigi Bersani, a estimé récemment que le groupe franco-néerlandais n'avait encore proposé aucune solution satisfaisante.
La presse italienne évoque un possible intérêt de la part d'Air One, filiale de Lufthansa tandis qu'une partie de la majorité de centre-gauche souhaite l'entrée au capital d'investisseurs italiens, en tandem avec une grande compagnie internationale.
La situation d'Alitalia est l'héritage de « 20 ans d'erreurs industrielles, d'ingérences politiques et de peu de clairvoyance des syndicats », a estimé le président du patronat italien, Luca Cordero Di Montezemolo.
L'Union 02/12/2006

Les Routiers signent un accord salarial
Cinq des six syndicats du transport routier (CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC et FNCR) ont signé, hier, avec la principale organisation patronale du secteur (TLF) un accord salarial qui met fin à quatre longues années de période conflictuelle.
L'accord, qui prévoit une revalorisation moyenne de 4,8 % en 2006, et que n'ont pas paraphé la CGT et les deux autres fédérations patronales (FNTR et Unostra), concerne les quelque 440.000 salariés de la branche et est applicable au 1er janvier 2007.
« C'est un accord équilibré économiquement, qui clot le passé et permet de restaurer un climat de confiance et des relations de travail normales », a déclaré Hervé Cornède, délégué général de TLF (Transport et Logistique de France - patronat). « Il est essentiel pour notre fédération qui représente les deux-tiers des personnels du secteur dont l'ensemble des sédentaires », a-t-il souligné.
Dominique-Sophie Liot, de la CFE-CGC, a également estimé que cet accord, le premier depuis 2002, « inaugure la reprise d'un climat de dialogue social restauré ».
Il lève en effet la menace d'une « grève avant Noël », brandie le mois dernier par les six syndicats du transport routier s'ils n'obtenaient pas satisfaction sur les salaires. L'écart entre les propositions patronales (+2,5%) et les revendications syndicales initiales (+8%) semblait en effet alors trop grand pour être comblé, mais il s'est amenuisé au fil des réunions pilotées par le ministère de l'Emploi.
La dernière proposition de TLF se traduit par une revalorisation de 6 à 7 % des coefficients les plus bas (salaire horaire porté à 8,37 euros) et de 2,82 % du plus haut (salaire horaire à 8,80 euros).
L'ensemble des signataires a condamné l'attitude de l'autre grande fédération patronale (FNTR), qui selon FO « a tout fait pour aller au clash. »
L'Union 02/12/2006

Biocarburants : coup d'accélérateur aux huiles végétales pures
La France a donné jeudi un coup d'accélérateur aux biocarburants, en autorisant notamment l'utilisation des huiles végétales pures dans les véhicules des collectivités locales, hors transport de passagers.
Les ministres de l'Agriculture et de l'Industrie, Dominique Bussereau et François Loos, ont annoncé que les collectivités locales pourraient procéder à cette expérimentation à partir du 1er janvier.
Les huiles végétales pures (HVP) sont produites à partir de plantes oléagineuses (colza ou tournesol par exemple) sans modification chimique par pression, extraction ou procédés comparables.
L'autorisation ne sera accordée que si les collectivités signent des protocoles avec l'Etat sur les obligations de suivi des véhicules.
L'utilisation des huiles végétales pures suscite en effet beaucoup de réserves des constructeurs de véhicules automobiles et de machines agricoles dont certains refusent de donner leur garantie à son usage.
Sans attendre cette décision gouvernementale, plusieurs collectivités locales avaient décidé de se lancer dans l'aventure.
Pour favoriser les expérimentations, il a été décidé que les huiles végétales pures bénéficieront du même niveau réduit de fiscalité que celui s'appliquant au biodiesel.
M. Bussereau a par ailleurs confirmé que les marins-pêcheurs pourraient utiliser les HVP comme carburant à partir du 1er janvier, comme le prévoyait la loi d'orientation agricole.
A partir du 1er janvier 2007, la commercialisation de ces huiles comme carburant agricole sera également autorisée.
Les agriculteurs produisant les plantes destinées à ces HVP étaient déjà autorisés à les utiliser en auto-consommation depuis le 1er janvier dernier.
L'Union 02/12/2006

Volkswagen va sauver son site bruxellois
Le constructeur automobile allemand Volkswagen a annoncé hier qu'il avait l'intention de produire la future Audi A1 dans son usine bruxelloise à partir de 2009, ce qui permettrait de maintenir 3.000 emplois sur ce site menacé de la perte des trois quarts de ses 5.300 salariés.
Volkswagen a fait cette annonce à l'issue d'une rencontre entre Martin Winterkorn, futur président du directoire de VW, l'homme fort du groupe Ferdinand Piëch, et le Premier ministre belge Guy Verhofstadt à Bruxelles.
Plus de 100.000 voitures pourraient être produites par an. Les 3.000 personnes ne seraient cependant pas toutes directement employées par Volkswagen.
Ce plan reste toutefois soumis à la nécessité de « trouver des solutions » pour la période 2007-2008, ajoute le groupe.
Réductions de charges
Durant ces deux années, une production serait maintenue à Bruxelles, tandis que les ouvriers commenceraient à suivre des formations à partir de 2008, expliquent des responsables belges. Le gouvernement belge a mis sur la table des réductions de charges qui profiteront « à VW, aux autres constructeurs automobiles et à l'ensemble de l'industrie belge ».
A l'issue de cette rencontre, les syndicats belges affichent également une satisfaction prudente.
La manifestation internationale de solidarité avec les travailleurs de VW prévue aujourd'hui à Bruxelles est maintenue.
Quant aux salariés de l'usine, en grève depuis le 17 novembre, ils seront invités à se prononcer en début de semaine prochaine sur la reprise du travail.
L'Union 02/12/2006

Energie : les tarifs réglementés limités
Le Conseil constitutionnel a restreint l'application des tarifs réglementés dans le gaz et l'électricité, actuellement inférieurs au prix du marché.
Le Conseil a censuré les dispositions de la loi sur l'énergie qui « faisaient peser » sur EDF et GDF une obligation de fourniture à un tarif réglementé « non limitée à la poursuite des contrats en cours au 1er juillet 2007 et non justifiée par des exigences précises de service public ».
Selon l'institution, ces dispositions sont « manifestement incompatibles avec l'ouverture à la concurrence » régie par les directives européennes.
Le projet, adopté par le Parlement le 8 novembre, prévoyait le maintien des tarifs réglementés (fixés par le gouvernement) pour les particuliers après l'ouverture des marchés à la concurrence en juillet 2007.
S'ils choisissaient les prix du marché, la loi prévoyait qu'ils pourraient revenir au tarif réglementé lors d'un déménagement. S'agissant des entreprises qui ont déjà choisi les prix du marché, elles pouvaient revenir à un tarif intermédiaire pour une durée de deux ans.
Les clients particuliers ou professionnels qui bénéficient déjà des tarifs réglementés devraient pouvoir continuer à en profiter.
En revanche, en cas de déménagement, c'est le contrat dont bénéficiait le précédent occupant du site (logement, commerce, site industriel) qui serait la référence. S'il choisit le marché libre après juillet 2007, il ne sera pas possible de revenir au tarif réglementé.
L'Union 02/12/2006

Ventes de voitures : Renault plonge
Les ventes de voitures particulières neuves ont rechuté en novembre en France comparé au même mois de 2005 et celles de Renault ont carrément plongé, a annoncé hier le Comité des constructeurs français d'automobiles.
Après le rebond d'octobre (+8,4%), les ventes ont baissé de 8 % en novembre avec 158.313 immatriculations. Le mois de novembre a été très défavorable pour le groupe Renault, dont les ventes ont plongé de 33 % par rapport à novembre 2005 à 31.217 unités (le recul est de 32 % pour la marque Renault avec 29.826 immatriculations). Sa part de marché s'établit à 19,7 % contre 27,1 % un an plus tôt.
Le groupe PSA Peugeot Citroën enregistre une hausse de 3,5 % par rapport au même mois de l'année précédente à 50.667 unités, se répartissant entre une hausse de 8,7 % pour la marque Citroën (21.699) et une légère érosion de -0,1 % pour Peugeot (28.968). Le part de marché en France du groupe se monte à 32 % contre 28,5 % en novembre 2005. « Après la forte baisse du mois de septembre (-13,3 % en données brutes), l'embellie constatée au mois d'octobre (+8,4% en données brutes) ne s'est pas confirmée au mois de novembre, accentuant encore l'irrégularité du marché », observe le Comité des constructeurs français.
L'Union 02/12/2006

Pouvoir d'achat : Villepin prépare des mesures en réponse au coup de déprime des ménages.
La vie chère faire plier le moral des ménages. Il a reculé de 4 points en novembre, sous l'effet d'un pessimisme accru sur le pouvoir d'achat. Dominique de Villepin prépare des mesures concrètes pour la conférence sur l'emploi et les revenus du 14 décembre. > Au sens du BIT : 5 000 chômeurs de plus. > Dans les entreprises, l'heure reste à la modération salariale.
LES ECHOS du 01/12/2006 (en page 5)

Distribution : la pénibilité du travail pointée du doigt.
Patronat et syndicats ont réalisé avec la médecine du travail une enquête auprès de 5 000 salariés de la grande distribution dont les résultats ont été rendus publics le 29 novembre. L'enquête a mis en exergue la pénibilité du travail et les horaires atypiques qui touchent les salariés de ce secteur. Le président de la Fédération du Commerce et de la Distribution, tout en précisant que la situation était perfectible, s'engage à mettre en place des actions pour améliorer la situation.
LE MONDE du 01/12/2006 (en page 13)

La France fait la promotion de ses pôles de compétitivité auprès des investisseurs japonais.
Les groupes japonais se tournent de plus en plus vers l'Europe. Le phénomène n'échappe pas à l'Agence française pour les investissements internationaux (AFII), dont le dont le nouveau président, Philippe Favre, vient d'effectuer un déplacement au Japon. La France entend valoriser ses pôles de compétitivité, une structure dans laquelle "les Japonais se sentent à l'aise et qu'ils considèrent comme sûre".
LES ECHOS du 01/12/2006 (en page 4)

Infos Reims et alentours haut de la page

Tinqueux : pas d’augmentation des bases d’imposition en 2007.
Les orientations budgétaires proposées pour l’élaboration, du budget primitif qui sera voté en janvier, seront dans la suite logique du budget 2005/2006. Jean-Pierre Fortuné proposera au conseil municipal de ne pas augmenter les bases d’imposition pour 2007, une bonne nouvelle pour les Aquatintiens.
L'UNION REIMS du 22/12/2006 (en page C)

Reims : record de visiteurs pour l’exposition Art déco.
C’est du jamais vu. L’exposition « Années folles, années d’ordre : l’Art déco de Reims à New York » qui se déroule au musée des Beaux-Arts jusqu’au mois de février a déjà attiré plus de 11 000 visiteurs en six semaines. Ce pointage effectué fin novembre est à mettre en rapport avec les 35 000 visiteurs qu’accueillent habituellement les lieux sur une année complète.
L'UNION REIMS du 22/12/2006 (en page 3)

Reims : la collecte sélective change de jour en centre-ville.
A partir du 1er janvier 2007, la collecte de tri en centre-ville aura lieu désormais le jeudi à la place du vendredi. Les heures de collecte sont inchangées. Les riverains du centre-ville devront sortir les bacs et sacs jaunes le jeudi soir à partir de 19h30 pour un démarrage de la collecte à 20 heures.
L'UNION REIMS du 22/12/2006 (en page 2)

Reims : les chauffeurs de bus assiègent la mairie.
Les conducteurs des Tur ont débarqué, hier à midi, pour protester contre la réouverture de la place du théâtre à la circulation. Décision dont ils n’avaient pas été informé. Non seulement la ville n’avait pas prévenu les chauffeurs de bus mais elle n’a pas voulu non plus informer les Rémois par voie de presse. Peut-être pour limiter les embouteillages place du théâtre.
L'UNION REIMS du 22/12/2006 (en page A)

La reprise de Reims Aerospace attribuée au fonds d'investissement Green Recovery.
Le tribunal de commerce de Reims a officialisé la reprise de Reims Aerospace (240 salariés), sous-traitant d’Airbus et de Dassault en redressement judiciaire, par le fonds d’investissement français Green Recovery, seul en lice depuis le retrait de l’offre des salariés. "Aucune modification des emplois n’est prévue dans un premier temps", a indiqué un des trois associés de Green Recovery, Philippe Denavit, assurant qu’il n’y aurait "pas de remise en question des accords sociaux passés dans l’entreprise". "L’investissement de départ a été évalué à 1 M€, il sera peut-être supérieur", a-t-il précisé, souhaitant aussi une "diversification" des activités de Reims Aerospace. (Texte intégral)
LES ECHOS du 21/12/2006 (en page 18)

Reims : un hélicoptère pour faire la chasse au gaspi.
A l’initiative de la Jeune chambre économique de Reims, un hélicoptère va survoler Reims pour dresser une cartographie thermique de l’agglomération. Le but étant de mettre en évidence les déperditions de chaleur dans les logements.
L'UNION REIMS du 20/12/2006 (en page 3)

Ezio Bottoni à Reims : une adresse pour les gourmets.
Ezio Bottoni a consacré un espace « Savor » sur la zone du marché de gros à Reims. Il a réalisé 4 millions d’euros de CA en 2005 et il emploie aujourd’hui 8 salariés. Ses références se comptent par centaines : viandes, volailles, charcuteries, fromages, glaces… sans oublier une gamme de produits italiens haut de gamme dont des vinaigres balsamiques.
L'UNION du 20/12/2006 (en page 14)

Les desserts sont à la fête.
Voici le temps des bûches, gaufres et autres sablés : chacune a son idée, de Reims à Revin en passant par Laon. A Reims Eric Sontag, ancien chef pâtissier des Crayères qui a repris la boulangerie Jactat, a créé pour les fêtes la Bulle des halles.
L'UNION du 20/12/2006 (en page 14)

Faubourg de Laon à Reims : un quartier dynamique.
Présidée par Claudine Zaluski, l’association des commerçants du faubourg de Laon a proposé du 14 au 25 novembre sa 15e quinzaine commerciale de Noël : 71 professionnels, qui ont participé à cette opération, ont été récompensés lors d’une rencontre à la CCI de Reims et d’Epernay.
L'UNION REIMS du 20/12/2006 (en page 2)

Veuve-Clicquot à Reims : Jacques Péters a trouvé son successeur.
Jacques Péters, l’emblématique chef de cave du champagne de Veuve Clicquot a trouvé son successeur en la personne de Dominique Demarville qui devrait prendre ses fonctions d’ici 2009. Le passage de relais se fait tout en douceur.
L'UNION ECONOMIE du 19/12/2006 (en page IV)

Electricité verte pour le site de Bazancourt.
C5D est un regroupement de 5 structures : Champagnes Céréales, Chamtor, la Caisse des dépôts et le crédit Agricole du Nord-Est et Dalkia. Elles se sont mobilisées pour répondre à l’appel d’offres « de production d’électricité à partir de biomasse ». C5D souhaite construire une centrale qui produira de l’électricité et de la vapeur à partir de biomasse sur le site de Bazancourt-Pomacle (Marne). Cette énergie verte est destinée aux entreprises du site agro-industriel dont fait partie Chamtor.
L'UNION ECONOMIE du 19/12/2006 (en page III)

Samm Trading : de la clé USB à la cave à cigares.
Michel Villeger est le fondateur de Samm Trading, société spécialisée dans la communication par l’objet dont le siège social est à Cormontreuil. L’entreprise réalise aujourd’hui un CA de 2,5 millions d’euros. Parmi ses clients : le champagne Boizel-Chanoine-Champagne, Shell, Agip, Nesquik, Groupama, le Crédit Agricole…. Samm Trading possède 15 000 références fabriquées en Chine et 60 % de ses fournisseurs sont certifiés Iso 9002. Des retombées économiques locales sont générées à travers ses besoins de stockage et de logistique. Sa part de marché en Champagne-Ardenne est de 12 %.
L'UNION ECONOMIE du 19/12/2006 (en page I)

Pierre-Emmanuel Taittinger : nouveau défi en Champagne.
Tous les clignotants de la maison de Champagne dont Pierre-Emmanuel Taittinger a repris les rênes sont au vert : une vendange record et une avance conséquente sur les ventes de l’an dernier. Pierre-Emmanduel Taittinger ne cache pas sa satisfaction d’avoir vu son projet aboutir : le rachat à l’américain Starwood par la Caisse du Crédit agricole du Nord-Est a permis le retour du patrimoine familial dans la région.
LE FIGARO ECONOMIE du 19/12/2006 (en page 26)

Champagne : 2006, vers l’année du record.
La demande de champagne est très forte avec une progression supérieure à 4,56 % sur un an grâce à l’exportation. Avec 320 millions de flacons vendus à la fin octobre, le record de 1999, avec ses 327 millions de bouteilles expédiées serait en passe d’être battu cette année d’autant qu’il reste encore les expéditions des mois de novembre et de décembre à comptabiliser.
L'UNION ECONOMIE du 19/12/2006 (en page IV)

Salaire à la Rems, tramway : Hazan monte au créneau
Hier soir le conseil municipal a mis près de trois heures pour examiner 106 questions. Au chapitre des sujets qui ont fait débat : le salaire du directeur de la Rems, le recours judiciaire contre le tramway.
OUI, les élus ont bien évoqué, hier, tard en soirée, les remarques de la Chambre régionale des comptes à propos du salaire du directeur de la Régie des équipements municipaux sportifs (notre édition d'hier).
Mais force est de constater que personne n'a osé donner son montant (1). Adeline Hazan (PS) s'est « étonnée de la différence d'évolution entre les revenus des salariés et celui du directeur ». Elle s'est surtout élevée contre « le fonctionnement peu démocratique » de la régie. « Il est tout de même anormal que depuis 1998 ce n'est pas le conseil d'administration qui discute et décide du salaire du directeur. »
Et de s'offusquer d'apprendre que mercredi pour répondre aux remarques de la Chambre régionale, le conseil d'administration allait « valider l'ensemble des décisions prises par les deux derniers présidents de la Rems ! »
Courageusement, Monique Nassau, adjointe, a plaidé coupable. « Depuis que je suis présidente, chaque fois que le directeur m'a proposé une augmentation, après examen, j'ai dit oui, sans savoir que cela relevait du conseil d'administration. Cela ne se reproduira plus. Mais ce n'était pas pour cacher quelque chose. »
Pour le reste, avant d'affirmer que le personnel de la Rems était bien rémunéré, l'élue a dit que « depuis le 1er mai la régie avait tenu compte de la remarque à propos de l'utilisation d'une voiture par le directeur. » Elle a enfin assuré que le Cogim qui a cédé sa place à la Rems n'était pas en difficultés puisqu'il avait rendu 106.724 euros à la ville lors de sa dissolution.
Tramway : coûteuse fuite en avant
Elle a commenté le rapport d'activités 2005 de Reims Métropole. Adeline Hazan s'est déclarée inquiète des conséquences de la nomination d'un expert par le Tribunal administratif suite au recours du groupe Fluo pour faire annuler la décision de Reims Métropole qui a retenu le groupement Mars pour faire et gérer le tramway.
« Le tribunal a reconnu le bien fondé du recours (déroulement de la procédure et montage du dossier) et, sans doute, vu l'importance du dossier, a retardé le moment de trancher et désigné un expert. Vous savez que dans 90 % des cas le tribunal suit les conclusions du commissaire. Vu l'incertitude quand au sort du projet dans sa configuration actuelle, la décision n'étant attendue qu'en septembre 2007, vous avez deux possibilités. Être prudent et relancer l'appel d'offres ou faire une fuite en avant sachant que le projet a déjà coûté 10M€ avant le premier coup de pioche et que cela pourrait coûter cher en dommages et intérêts au groupement Mars si le tribunal donnait raison au groupe Fluo. Il y a déjà 15 ans votre gestion hasardeuse du premier projet a coûté 1,8M€ à la ville. »
Le maire droit dans ses bottes
Jean-Louis Schneiter (ferme mais serein) « Ce n'est pas le hasard qui a fait annuler le premier projet, mais l'incertitude vécue par certains qui n'étaient pas sûrs sur la façon dont ils seraient élus. Je note qu'il n'y a aucune suspension dans la décision du tribunal. Il n'y aura pas un coup de pioche avant le jugement. Par contre, on n'a pas le droit de rester les bras croisés parce qu'il y a une incertitude. Nous continuerons. Nous lancerons l'enquête publique, la consultation de la population sur les rames ? Nous continuerons d'avoir des rapports avec l'exploitant retenu car Reims Métropole a dénoncé son contrat avec la société Kéolis qui gère les Tur.
Permettez-moi tout de même de noter une sorte de mauvaise foi de la part de cette société qui est à l'origine du recours. Si elle avait gagné, pensez-vous qu'elle aurait fait un recours ? Elle n'a pas été aussi bon que les autres. Je continue.
Si on prend du retard ça fera aussi le jeu des opposants qui se situent à droite de ce je représente. Je demande qu'on continue. »
(A suivre)
Alain Moyat
(1) Il pourrait tourner autour de 4.500 euros..
L'Union 19/12/2006

Reims Métropole en réunion ce soir
La communauté d'agglomération Reims métropole se réunira ce soir à 18 h 30 à l'hôtel de ville de Reims. A l'ordre du jour vingt-sept questions parmi lesquelles plusieurs concerneront le traitement des déchets sur l'agglomération et le pôle de valorisation Trivalfer. Il sera question aussi de la Coulée verte (voir aussi l'union dimanche) avec une demande de subventions pour des études à mener sur les secteurs de la Coulée verte et du Parc du château de la Malle (Saint-Brice-Courcelles). Enfin les élus évoqueront la convention signée avec la Région pour la ise en place d'un abonnement de travail intermodal.
Une petite nouvelle
Les élus de la communauté d'agglomération de Reims ont eu le plaisir d'accueillir au sein de leur instance Monique Cormanscki, adjointe déléguée de la commune de Bezannes.
Mme Cormanscki, 57 ans, remplace M.Serge Verrier, élu bezannais, récemment décédé. Entrée au conseil municipal de Bezannes en 1995, elle est adjointe déléguée chargée du sport, de la jeunesse, des fêtes et des cérémonies.
A.M.
L'Union 19/12/2006

Fêtes : le parking du centre des congrès est ouvert
Pas facile de se garer à Reims, et encore plus durant les fêtes de fin d'année. C'est pour cette raison que, comme chaque année, Reims Champagne congrès expo a décidé d'ouvrir le parking du centre des congrès jusqu'au 24 décembre de 10 à 19 heures.
Sur un parking en ouvrage de 240 places sur trois niveaux, les automobilistes pourront garer leur véhicule dans les mêmes conditions qu'un parking classique du centre-ville.
L'entrée du parking se fait en voiture par le boulevard Maurice-Noirot, le long du canal.
Un accès piétons existe par l'entrée du centre des congrès, parc de la Patte d'Oie.
L'Union 16/12/2006

Adeline Hazan : « Un mécontentement grandissant »
Présente hier à l'inauguration, Adeline Hazan tient à se « faire l'écho du mécontentement grandissant des habitants du quartier qui ne peuvent malheureusement rester dans leur quartier en raison de l'augmentation des loyers et charges des nouveaux logements, contrairement aux engagements pris. Beaucoup d'entre eux ont vécu à Wilson depuis 20 ou 30 ans. Ils ont vu le quartier se dégrader année après année et le jour où de nouveaux logements se construisent enfin, ils constatent que ce ne sera pas pour eux. » Adeline Hazan regrette « qu'aucun dispositif complémentaire n'ait pu être mis en place par l'État et le gouvernement pour permettre à ces habitants de profiter de ces nouvelles habitations. Pour beaucoup d'habitants, on leur a promis l'ORU (Opération de renouvellement urbain) et ils ont vu l'ODU (Opération de déménagement urbain) ».
L'Union 16/12/2006

Flâneries : « Mieux vaut des concerts d'excellence »
Le président Labruyère chargé d'organiser les Flâneries musicales répond aux interrogations des Amis des Flâneries. Il dévoile pour l'union les nouveautés 2007.
Non, il n'y a pas d'eau dans le gaz entre les Amis des Flâneries musicales et l'association des Flâneries musicales ayant désormais en charge l'organisation et la bonne marche des quatre-vingts concerts d'été.
« Je suis surpris qu'ils parlent d'un déficit de communication » s'étonne le président Christian Labruyère. « J'ai participé en juin à la réunion des Amis des Flâneries et dans nos statuts nous leur avons laissé deux sièges au sein de notre association et ils peuvent avoir accès à tous les documents qu'ils veulent. »
« Je ne sais pas ce que c'est qu'un concert élitiste » poursuit M.Labruyère. « Je suis persuadé que moins le public est connaisseur, plus il faut avoir des artistes de grande qualité. Pour qu'une personne pas avertie apprécie un concert, pour qu'elle soit touchée par la musique, il faut des concerts d'excellence. Un mélomaAne saura écouter un concert moyen, quitte à le critiquer ensuite, pas les autres. Qu'on présente souvent les œuvres des mêmes compositeurs, ça ne m'étonne pas puisqu'il s'agit des plus connus. Peut-être qu'on pourrait en faire découvrir quelques-uns moins connus.
A ceux qui regrettent qu'on voie toujours à Reims les mêmes artistes, le président Labruyère fournit encore une réponse. « Au début je me suis dit qu'il fallait internationaliser les Flâneries. Quand j'ai pris la dimension de ce que représentait l'ouvrage avec quatre-vingts concerts, ça ne se fait pas en claquant des mains. Il faut des réseaux pour remplacer un musicien malade, trouver une formation en cas d'annulation. Dans tous les festivals il y a des habitués. Il y a des musiciens qui aiment retrouver Reims, l'ambiance, l'esprit des Flâneries et la découverte du patrimoine. Par contre, il faut le savoir, certains ne voudront jamais y venir en raison de l'absence d'une salle à leur convenance. Enfin imaginer avoir plus de directeurs artistiques, c'est augmenter le budget déjà important consacré aux Flâneries. »
Les nouveautés 2007
Les Flâneries musicales 2007 auront lieu du vendredi 22 juin au dimanche 5 août avec en concert d'ouverture un hommage au violoncelliste Mstislav Rostropovitch qui fêtera son 80e anniversaire. Au chapitre des nouveautés on notera que les concerts de 19 heures seront repoussés à 19 h 30. L'accent sera mis sur le jeune public avec l'organisation de six concerts à leur intention.
Outre la découverte de nouveaux lieux, il est prévu aussi la mise en place d'une soirée promenade avec le même soir l'organisation de trois concerts (au chevet de la cathédrale, dans les cryptoportiques et aux Cordeliers). Il est aussi prévu la mise en place d'un festival de musique espagnole avec l'orchestre des Baléares. Les concerts du dimanche seront maintenus.
Alain Moyat
L'Union 16/12/2006

Marne : inauguration en grandes pompes.
Deux Leclerc marnais situés à Champfleury et à Fagnières viennent de se doter d’une pompe verte. Elles sont prévues pour des véhicules équipés d’un moteur flex-fuel, fonctionnant à l’essence ou à l’E85 (85% d’éthanol et 15% d’essence).
L'UNION du 14/12/2006 (en page 17)

Social Les Paralysés de France ne licencient plus
Virement de bord chez les Paralysés de France (APF). Le plan de licenciement de l'APF qui prévoyait de se séparer de près d'un tiers des salariés de l'atelier rémois (l'union du jeudi 7 décembre) vient d'être abandonné. « Nous avons annoncé ce mercredi aux représentants du personnel qu'on ne licencierait personne » confirme, depuis son siège parisien, le porte-parole de l'association.
Licenciements massifs, plus de licenciement, pourquoi un tel yo-yo ? « Notre plan d'allégement des effectifs concernait 7 sociétés dans toute la France. Nous avions fixé 26 départs pour Reims il y a environ un an. Si nous avons changé d'avis, c'est après avoir étudié de près les bons résultats de l'entreprise adaptée ».
Pourquoi ne pas avoir étudié les résultats avant le mouvement de grève de la semaine dernière ? « Nous n'avions pas tous les éléments. Le conflit avec notre directeur rémois qui, lui, est définitivement licencié, a interféré dans les négociations. D'où le décalage ».
Cafouillage ou pas, les salariés ont eu raison de se battre pour leur emploi. Le syndicat Force ouvrière considère que « ce résultat est le produit du mouvement de grève suivi par 90 à 95 % des salariés du site. La direction de l'APF a fini par admettre qu'il était ridicule de licencier chez nous alors que nous avions embauché 27 personnes depuis début 2006 ».
Retour à la paix donc et reprise des activités dans l'attente d'une nouvelle direction : « On espère qu'ils sauront trouver une personne suffisamment dynamique capable de poursuivre le développement entamé par son prédécesseur ».
C.F.
L'Union 14/12/2006

La caserne est morte : vive le nouveau quartier Jeanne-d'Arc
Ce soir à 19 heures, c'est à l'hôtel de ville que sera présenté le plan d'aménagement de la Zac Jeanne-d'Arc. En avant-première, voici à quoi ressemblera le quartier dans quelques années.
Abandonnée depuis 1991 par l'armée, la caserne Jeanne-d'Arc, enfermée entre le boulevard Pommery, la rue Verrier et l'avenue de l'Yser n'est plus aujourd'hui qu'un souvenir.
Sur les quinze hectares du site libérés par le 1er Groupement de Chasseurs, ça bouge beaucoup. La future caserne de la compagnie de gendarmerie se termine, le gymnase construit par le Département et la Région aussi. Et sur les six hectares appartenant à la Ville, on sait mieux aujourd'hui ce qui va se faire. Ce soir lors d'une réunion publique organisée à la mairie, les élus et les techniciens de l'urbanisme vont présenter les cinq projets retenus par le jury de concours qui dessineront la physionomie du nouveau quartier Jeanne-d'Arc. En voici ses grandes lignes en avant première.
Les lots attribués
Présidente du conseil de quartier Clemenceau-Europe-Pommery-Verrerie, Florence Mobuchon rappelle que le projet n'a pu vraiment démarrer que quand la Ville a eu la confirmation officielle que l'État abandonnait son projet de construire une Maison de la Ve République sur le site.
« Nous avions fait plancher des architectes dans le cadre d'un concours Europan en définissant les grandes lignes du projet souhaité. Ensuite nous avons lancé un concours pour attribuer les lots à des opérateurs. Pour environ 300 logements (R + 3, R +4) avec du privé en accession et du logement locatif. Quatorze candidats ont postulé. Nous en avons retenu huit : cinq privés qui réaliseront 200 logements et trois opérateurs publics pour 100 logements. Le choix s'est fait en fonction de plusieurs critères : la qualité des logements (de moyenne et grande taille avec terrasses et balcons) et des 50 maisons de ville de 100 à 110 m2) ainsi que le prix proposé du foncier. »
Ont été retenus : Lot A.- Icade avec pour architecte Thiénot Ballan, Lot B.- Sogeprom avec Ellobode, Lot C.- Montroyal avec Jamar RMDM, Lot D.- Berdin avec Fouqueray Jacquet, Lot E.- Nexity/Escudie.
Les trois opérateurs publics sont Reims Habitat (RH), l'Effort rémois (ER) et le Foyer rémois (FR)
L'organisation du quartier
Parc.- Le quartier s'articulera autour d'un parc de 15.000 m2 sous lequel il y aura un bassin de rétention d'eau de pluie. En bout du parc, il est question de faire une place, un lieu de vie.
Rues.- Une grande rue parallèle à l'avenue de l'Yser sera créée. La liaison Yser-Brazzaville au nord du quartier Est en construction. Pour les accès aux logements le long du boulevard Pommery des voies seront aussi créées. On ne sait pas encore si elles prendront le nom des rues situées dans leur prolongement (Petit-Hutin, 22e Dragons et rue de la Pompelle). « De toute façon nous venons de faire la demande pour la dénomination des nouvelles voies pour le quartier, » assure l'élue. « Certains voudraient qu'elles prennent le nom de militaires pour rester dans l'esprit du site, mais rien n'est encore décidé. »
Stationnement.- Il sera conforme à la réglementation soit une place de parking pour 70 m2 et 2 places pour une maison individuelle. A cela s'ajoutera un stationnement (en épi) en contre allée le long du boulevard Pommery où est prévue la création de petites cellules commerciales en rez-de-chaussée. « Le projet de supermarché est abandonné. »
Planning.- La Saem Reims développement va lancer rapidement les VRD (voiries, réseaux, divers) tandis qu'il est prévu que les permis de construire soient instruits à la mi-2007 pour une livraison des logements à partir de 2009. Les opérateurs se seraient engagés à ne vendre les logements qu'au niveau local (sans passer par internet ou des investisseurs).
Alain Moyat
Réunion ce soir à 19 heures à l'hôtel de ville.
L'Union 14/12/2006

Courlancy restera gratuit
Les résultats de l'enquête lancée sur le stationnement payant sont tombés dans le quartier de Courlancy. Résultats : une majorité écrasante pour la gratuité. La Ville obtempère.
Les habitants ont dit non au stationnement payant à Courlancy. A une écrasante majorité. « Sur 255 réponses exprimées, nous avons comptabilisé 195 oppositions », révèle Florence Mobuchon, adjointe au maire chargée de la voirie. Début novembre, la municipalité avait lancé une enquête dans le quartier de Courlancy sous forme de questionnaire distribué dans les boîtes aux lettres (voir notre article du 25 octobre). « Nous avions organisé cette enquête car plusieurs riverains réclamaient du stationnement payant. » Une demande liée à la présence constante de voitures ventouses dans les environs de la clinique et de l'établissement scolaire Saint-Michel.
« Seule la rue Cazin a dit oui »
« Nous avons donc demandé aux habitants des rues de Courlancy, Martin-Peller, Passe-Demoiselle, Arlette Rémia-Caudron et Cazin s'ils souhaitaient passer au payant ». La Ville s'attendait à une vague de oui dans les rues les plus commerçantes : « Ce n'est pas du tout le cas. C'est même presque le contraire. Seule la rue Cazin s'est prononcée majoritairement pour l'arrivée des horodateurs. »
Fidèle à sa parole, la Ville a décidé de respecter les résultats de l'enquête : « Puisque les habitants ont dit non, nous laisserons le secteur tel qu'il est, c'est-à-dire gratuit. » Rue Cazin comprise : « Nous n'allons pas faire payant dans un coin et gratuit à côté. Les Rémois ont dit non, ce sera non. » Bel exemple de démocratie participative : « Il faut avouer que nous ne pourrions pas agir ainsi partout. Il est des secteurs, notamment au centre-ville, où nous sommes obligés de passer au payant. Même si une majorité de riverains devait s'y opposer. » Pour les autres secteurs, la municipalité semble décidée à se plier à la loi des urnes. Exemple à retenir pour l'avenir et pour d'autres quartiers.
Catherine Frey
L'Union 14/12/2006

Un grand musée des Beaux-Arts au Boulingrin ?
Quel avenir pour le musée des Beaux-Arts ? L'adjoint à la culture Mario Rossi a des propositions claires à faire à ce sujet. Il les a exposées en primeur cette semaine à l'association Grand musée Boulingrin, lors de son assemblée générale.
« L'avenir de ce musée, expliquait l'adjoint, est lié à celui de l'Esad (école supérieure d'art et de design, proche voisine dudit musée), qui aurait besoin de se développer, mais qui ne peut pas envisager de le faire dans son bâtiment actuel. Nous avons donc deux hypothèses : la première, nous agrandissons le musée sur son site actuel, en gagnant de l'espace sur l'Esad ; et dans ce cas, l'Esad irait s'installer ailleurs, dans le quartier du Boulingrin. Deuxième hypothèse : c'est le musée des Beaux-Arts qui déménagerait sur l'espace Boulingrin, même si je ne situe pas l'endroit précisément, ce qui permettrait à l'Esad de rester à sa place et de s'agrandir ; et on en profiterait pour aménager la cour intérieure du musée actuel en place publique sympa type place des Vosges de Paris. »
L'adjoint a bien précisé que ces propositions n'avaient pas encore été validées au niveau ni des commissions ni du conseil municipaux. Mais cela ne saurait tarder. Il annonçait ainsi, pour 2007, le financement d'une étude comparative avantages/ inconvénients respectifs des deux cas de figure envisagés.
Mais pour en revenir à la question de départ, quel avenir pour le musée des Beaux-Arts ? il ressort de ses propos que cet avenir doit s'écrire « en grand ». Que le musée reste à sa place ou aille au Boulingrin, pas question de se contenter d'un musée moyen. « Nous avons vraiment des collections d'une richesse qui le justifient ! » argumentait-il, rappelant au passage que certaines des pièces rémoises étaient déjà demandées à Séoul et à Québec par exemple. Et l'on n'hésita pas, lors de cette AG, à évoquer l'impressionnante réussite du musée Guggenheim de Bilbao, « qui a permis la création de 4.500 emplois en dix ans ! » On n'en est pas encore là à Reims, mais on a le droit de rêver.
Antoine Pardessus
L'Union 14/12/2006

Les avocats en grève lundi prochain
Le barreau de Reims appelle les avocats à faire grève lundi 18 décembre dans le cadre d'une journée nationale d'action destinée à réclamer une revalorisation de l'aide juridictionnelle.
Une manifestation est organisée ce jour-là à Paris. Un départ en car aura lieu de Reims. Il faut s'attendre, cela dit, à des audiences très perturbées au palais de justice et à la cour d'appel.
L'Union 14/12/2006

Reims
Rock : festival de Métal indus à Reims
La Cartonnerie de Reims accueillera les 15 et 16 décembre un festival Métal indus. Au programme (à chaque fois à partir de 20 heures) : le vendredi 15 : Jacquy Bitch, Feverish, Deï-ko, The third access, le samedi 16 : Eros Necropsique, K-bereit, Mypollux, Skulldust.
Tarifs : 1 soir 8 ou 10€; deux soirs 14 ou 17€. Infos au 03.26.36.72.40 ou sur le www.cartonnerie.fr
Harmonie alsacienne
Le samedi 16 décembre à 20 h 30, l'orchestre d'harmonie de Reims, sous la direction de Philippe Cochenet, accueillera son homologue alsacien de Haguenau pour un concert au conservatoire national de région, rue Gambetta à Reims. Entrée libre.
L'Union 13/12/2006

Douze podiums en danse sur glace
Une sortie fructueuse.
Le Reims Acrap patinage a présenté une équipe de dix-neuf patineurs à la première compétition de danse sur glace à Dijon. Le club a décroché douze podiums :
- en première place : Mélanie Carrie, Marine Ravaux, Margaux Abib Gruet et Anaïs Millard ;
- en deuxième place : Lucile Sarazin, Renan et Solène Manceaux, Christopher et Jessica Guissant et Maxime François ;
- en troisième place : Eva Lemaire et Marie Blazquez.
Les autres patineuses se sont classées respectivement Justine Delaunois et Morgann Prey en quatrième place, Maxime Baule en 5e place, Camille Renault et Morgane Huet en 6e place, Roxane Bouvet en 8e place et Nina Toukouk en 12e place.
« Cette compétition fut riche en émotion. Tous les patineurs ont eu une pensée émue pour Jean-Jacques Lapique, leur ancien président décédé, et ont donné leur maximum sur la glace, » commente Jeanine Catry, administratrice.
Sortie seniors
L'office des personnes âgées propose un séjour raquettes à Prémanon dans le Jura, du 13 au 20 janvier. Contact. 03.26.88.40.86.
L'Union 13/12/2006

Reims : les constructions poussent comme des champignons à Clairmarais.
Les habitants du quartier Laon-Sud Clairmarais ont raison de poser la question du stationnement dans leur secteur. Quant on liste les programmes de logements et de bureaux (Zac du Mont d’Arène, 500 logements dans les ex-locaux de Parchimy, réaménagement de la gare…), il va falloir, et vite, régler cet épineux problème.
L'UNION REIMS du 13/12/2006 (en page 3)

Reims
Funambulisme
Le Cirque de Reims accueillera du mercredi 13 au samedi 16 décembre, à 20 h 30, un spectacle de funambulisme intitulé « un Fil sous la neige » donné par la compagnie des Colporteurs. Tarifs : de 9 à 19,50€. Renseignements au 03.26.47.30.40.
Mauvais genre
La bibliothèque Carnegie de Reims accueille ce mardi 12 décembre à 18 h 30, son « panorama des mauvais genres » (roman policier, science-fiction, fantasy), avec commentaires de Jacques Baudou et mise en scène par une comédienne. Entrée libre.
L'Union 12/12/2006

Les auto-écoles face à leurs taux de réussite
Les taux de réussite des auto-écoles sont calculés par l'administration qui les divulgue à ceux qui les demandent. Des chiffres qui cachent plusieurs réalités.
Tous les candidats au permis peuvent obtenir la liste des « meilleures » auto-écoles de leur secteur en la demandant par écrit à la préfecture de Châlons (avec enveloppe timbrée pour le retour). La liste indique les pourcentages de réussite pour chaque enseigne en différenciant le code et la conduite.
Inconvénient majeur : la liste n'indique pas le nom de l'enseigne mais seulement son numéro d'agrément. Numéro qui la plupart du temps figure sur la vitrine de chaque auto-école. Nous avons fait le tour des maisons pour vous décrypter la liste et vous offrir le top des auto-écoles de Reims. Un bon indicateur pour choisir une enseigne mais un indicateur tout relatif car ce ne sont que des chiffres qui varient d'un semestre à l'autre et non des appréciations sur les méthodes de travail de chaque société.
Dossier réalisé par Catherine Frey
L'Union 12/12/2006

« On est premier, et alors ? »
Il n'a pas crié victoire. Michel Grosboilliot, patron de l'auto-école Fausten, n'a pas appelé son banquier pour lui annoncer qu'il avait les meilleurs résultats de Reims. Pas le genre de la maison. « On évite de s'arrêter aux simples chiffres. »
Situé entre la cathédrale et la place Royale, Michel Grosboilliot sait qu'il a la tâche plus facile que d'autres : « J'ai beaucoup d'étudiants et de jeunes du centre-ville, c'est forcément plus facile. » Non que le patron veuille absolument minimiser ses bons résultats mais : « Nous comptons dans nos rangs beaucoup de jeunes qui sortent de conduite accompagnée ouverte à partir de 16 ans, ils représentent presque la moitié des inscrits. » Ceux-ci connaissent la conduite depuis plus longtemps que les autres et ont fait pour certains quelques milliers de kilomètres avec leurs parents avant de se confronter à l'inspecteur. « Ils réussissent souvent du premier coup. D'où nos bons scores. »
Chez Fausten, les élèves prennent en moyenne 30 leçons avant de passer le permis, comme partout. « L'un d'eux, une exception, l'a passé après 23 heures de conduite et il l'a eu du premier coup. Mais il était particulièrement motivé. La motivation compte énormément dans la réussite du permis puisque c'est une question de travail. »
Avoir une clientèle socialement favorisée lui fait rencontrer d'autres genres de problèmes : « Beaucoup de jeunes vivent chez nous leur premier échec dans la vie. Je fais référence aux élèves qui ont toujours été brillants à l'école et dans toutes leurs activités. Quand ils ratent leur passage au permis, ils sont terriblement vexés. » A Michel Grosboilliot d'être diplomate : « Je leur explique que c'est une bonne chose de connaître ce qu'est l'échec. »
Pas de triomphalisme donc chez Fausten. D'autant moins qu'ils ne manquent pas de candidats dans leurs fichiers. Seule petite fierté de la maison : « Nous sommes maintenant les plus anciens de Reims. L'auto-école a été ouverte en 1959 par M. Fausten qui était un pionnier à l'époque. » Il serait fier d'être le premier aujourd'hui.
L'Union 12/12/2006

Ambiance morose chez les profs de permis
Un climat de morosité planerait dans les auto-écoles. Plusieurs patrons l'affirment. Claude Sigoillot, président régional de la profession, le confirme : « Il y a un climat global de morosité et c'est encore pire à Reims avec tout ce qui est sorti ces derniers mois. » Cette morosité viendrait « du sentiment de suspicion de la part des clients qui sont de plus en plus nombreux à regarder avec méfiance leur moniteur s'il leur suggère de prendre une ou deux heures supplémentaires de conduite. » Selon un responsable d'auto-école : « Nous sommes la profession libérale la moins bien cotée auprès des banquiers. » Information qui n'étonne pas Claude Sigoillot : « C'est parce que nous somme la profession libérale la moins rentable du marché. Contrairement à ce que certains imaginent, nous ne sommes pas riches. » Encore moins à Reims où le tarif de l'heure de conduite est resté plus bas qu'ailleurs à cause notamment de la concurrence qu'ont fait régner les cinq établissements qui ont fait faillite : « A Paris, la leçon est à 45 euros, à Châlons, elle est à 37 euros, à Reims, on plafonne à 33 euros. Ceux qui ont mis la clef sous la porte fonctionnaient au forfait, c'est une méthode de gestion beaucoup plus rentable car on encaisse une somme, puis on fait attendre les candidats éternellement. En procédant ainsi on peut se contenter d'avoir un nombre minimum de moniteurs. » D'autant plus confortable que la plupart des maisons qui cherchent des moniteurs n'en trouvent pas. « C'est normal, on les paie 1.000 euros pour un métier pas des plus faciles. », affirme un patron en recherche de personnel. Selon Claude Sigoillot, « les moniteurs gagnent tout de même un peu plus mais c'est vrai qu'ils sont durs à trouver. Il en manque au moins 15 sur Reims ».
Pour certains, la solution serait de « faire passer le permis à l'école et de fonctionnariser la profession. Nos salaires seraient prélevés sur les impôts mais on paie tellement d'autres choses alors pourquoi pas cela ». Inenvisageable, rétorque le président des auto-écoles : « Ce n'est pas du tout dans l'air du temps de créer des fonctionnaires ! Moi, je serais plutôt partisan de privatiser le service des permis de conduire. »
L'Union 12/12/2006

Trigny Ouverture de la nouvelle agence postale communale
Le bureau de Poste de Trigny ayant fermé ses portes, la commune a pris le relais par l'ouverture d'une agence postale communale rue de l'Eglise, et c'est Valérie Sohier qui accueille le public du lundi au vendredi de 13 h 30 à 15 h 30 et le samedi de 10 heures à midi.
Vie religieuse
Messes samedi 16 décembre à 18 heures à Cauroy-les-Hermonville, dimanche 17 à 9 h 30 à Thil et à 11 heures à Brimont,
Mardi 12 décembre à 20 h 30 à la salle de Courcy, rencontre des catéchistes, préparation des célébrations de Noël en catéchèse.
Samedi 16 décembre, de 16 heures à 17 h 30, éveil à la foi : les enfants de 4 à 7 ans avec leurs parents se préparent à la fête de Noël, à 20 heures en l'église de Bermericourt, concert de chants de Noël par l'ensemble vocal « la Villanelle » d'Hermonville organisé par le comité d'animation de Bermericourt.
A la maison Saint-Sixte à Reims, mardi 12 décembre à 14 h 30 ou 20 h 30, avec le Père Michel Morlet, « l'Universalité, la place du Temple et du culte, la Pentecôte dans la Bible et les Actes des Apôtres ».
Mercredi 13 décembre à 20 h 30, Luc Fossey, psychologue et directeur régional à la Fondation d'Auteuil : « le suicide : réalités et questions, comment les aborder et comment les surmonter ? »
L'Union 12/12/2006

Le Ping-Gym, c'est nouveau
Le Ping Pong club de Tinqueux a développé un nouveau concept qui associe la gymnastique et le tennis de table en loisir, le « Ping Gym ». Les séances se déroulent en deux parties : 30 minutes de Ping éducatif encadrée par un entraîneur suivi d'une heure de gymnastique (abdos fessiers, steps, étirements, relaxation.) dirigée par un professeur. Cette activité ouverte aux femmes de tout âge se pratique avant tout dans la convivialité et la bonne humeur. Le président du club, Bruno Estennevin, invite à venir découvrir cette nouvelle activité, les premières séances sont offertes. Les séances ont lieu les, mercredi de 18 h 30 à 20 heures et le vendredi de 18 h 45 à 20 h 15.
Pour plus d'informations, veuillez contacter : Claudine Litas au 03.26.08.51.47 ou Bruno Estennevin au 03.26.04.06.53.
L'Union 12/12/2006

Détecteurs incendie : pas encore obligatoires
Rien n'est encore obligatoire en matière de détecteurs de fumée dans les immeubles d'habitation. La loi mettra sans doute plusieurs années avant d'être appliquée.
A l'occasion de l'adoption de la loi visant à rendre obligatoire l'installation de détecteurs de fumée dans tous les lieux d'habitation, le rapport préalable a asséné quelques chiffres édifiants. Chaque année en France, 800 décès sont causés par des incendies d'habitation. Un incendie se déclare toutes les deux minutes en France. « En outre, » ajoute le rapport, « l'intoxication par inhalation de fumée est à l'origine de 80 % des décès. Enfin, le feu représente la première cause de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans. »
Si « 70 % des incendies se déclenchent le jour, 70 % des incendies mortels se produisent de nuit, faute d'avertissement ». Et contrairement aux idées reçues, « l'odeur de fumée non seulement ne réveille pas mais produit l'effet inverse. Elle contient du monoxyde de carbone qui plonge dans un profond sommeil. » Contrairement aux immeubles de grande hauteur, à destination d'entreprise ou recevant du public - régis par une réglementation stricte qui impose la présence de moyens de détection et d'alerte précoce, l'installation de ces détecteurs dans les lieux d'habitation n'est assujettie jusqu'à présent, à aucune obligation légale.
Des détecteurs en vente
Le rapport poursuit : « détecter de façon précoce toute fumée revêt une priorité absolue ». La loi (du 13 octobre 2005) prévoit que chaque occupant d'un logement devra installer au moins un détecteur avertisseur autonome de fumée. Il devra veiller à l'entretien et au fonctionnement de ce dispositif. Une attestation d'acquisition devra être fournie à l'assureur.
Même si dans le texte, la lutte contre les incendies semble être une priorité, la loi n'est pas encore applicable. « Il faut notamment modifier le code de la construction des habitations, » explique le commandant des sapeurs-pompiers Patrick Delin, spécialisé dans la prévention. « Et tous les textes qui gravitent autour de la loi. » Mais la machine est lourde et beaucoup de corporations professionnelles sont concernées. « Nous aimerions que cela aille plus vite, pour la sécurité de la population, mais il ne s'agit pas d'installer des détecteurs pour en installer, il faut prévoir leur pérennité, les responsabilités. ». Pour le commandant Delin, « en attendant l'application de la loi, il est bon d'inciter les particuliers à s'équiper de détecteurs de « prix moyen ». Il faut savoir que l'on veut protéger : si on a un appartement de 70/80 m2, un détecteur suffit. Si on a trois étages à protéger, il faut installer trois détecteurs. »
Patricia Buffet
L'Union 12/12/2006

Flotte municipale : 380 véhicules sur les routes !
Le parc automobile de la Ville représente 380 véhicules actuellement. Plusieurs pistes sont étudiées pour faire des économies d'énergie.
Le parc automobile de la Ville de Reims est composé de 204 berlines, 82 fourgonnettes, 52 fourgons, 34 poids lourds, et 8 autocars. En consommation, depuis le début de l'année 2006, la Ville a dépensé 140.000 euros en carburant « sans plomb », 36.000 euros en GPL, 270.000 euros en gasoil et 19.000 euros en fuel. « Plus le temps passe, moins notre flotte automobile consomme aux 100 km. »
Jean-Pierre Auger, directeur général adjoint de la ville, chargé du patrimoine et de la logistique, estime que ce constat est l'aboutissement de plusieurs efforts : « les constructeurs proposent des véhicules de moins en moins gourmands en énergie. C'est désormais un critère de sélection à chaque fois que nous changeons un véhicule. » Aujourd'hui, la Ville essaie aussi « de ne pas multiplier les véhicules. Nous les mettons de plus en plus en « pool » : un véhicule pour un certain nombre de personnes. »
Pas l'électricité
Actuellement, 30 % de la flotte automobile de la Ville est équipée en GPL (gaz de pétrole liquéfié), « c'est bien au-dessus de ce qu'impose la loi sur l'air (20 %). » La Ville n'a pas fait le choix de l'électricité car « nous ne pensons pas que le rapport qualité/prix soit assez bon. Et puis c'est contraignant : les batteries sont lourdes et prennent de la place dans les voitures. L'autonomie est encore faible. »
Jean-Pierre Auger indique encore que la Ville « travaille sur l'avenir. Nous allons tester les bio-carburants avec des voitures mixtes. Le pôle de compétitivité propose un produit commercialisé à partir de début 2007, le flex-fuel. Nous jouons ce jeu-là mais nous ne savons pas si ce système sera pérennisé. On va aussi regarder le gaz naturel de ville car aujourd'hui, les installations individuelles sont possibles. »
Autre piste de travail : le plan de déplacement des entreprises (PDE). Il s'agit d'une grande étude menée auprès des employés municipaux pour mieux connaître leurs habitudes de déplacement afin de trouver des solutions à titre individuel mais aussi collectif.
Globalement, explique encore Jean-Pierre Auger, avec l'augmentation du prix de l'énergie, « on ne peut pas se projeter dans l'avenir, savoir quelle sera la tendance demain. Tout dépendra du prix du pétrole. »
Patricia Buffet
L'Union 11/12/2006

Un mois de retard pour la rue Chanzy
On a beaucoup parlé de stationnement, travaux et autres saletés lors du dernier conseil du quartier centre. Les travaux de la rue Chanzy se termineront fin janvier et non pas fin décembre comme initialement prévu. « LE chantier a été retardé », a expliqué lors du dernier conseil du quartier centre François Dupouy du service des espaces urbains de la Ville de Reims à propos des travaux de la rue Chanzy. « Il y a eu notamment une interruption de travaux car nous avons découvert des réseaux inconnus. Avant de les détruire, il a fallu que les différents services concernés vérifient qu'ils n'étaient pas utilisés. Il y a également eu l'exposition au musée des Beaux-Arts dont l'installation et l'arrivée des œuvres ont nécessité des adaptations. »
Pour accélérer la fin des travaux dans le centre-ville il a été décidé d'élargir les plages horaires de travail sur les chantiers. Des groupes d'entreprises ont aussi été créés afin de ne pas perdre de temps entre les différents corps de métier. « On va gagner comme cela six mois de travaux pour le parvis de la cathédrale et deux mois pour la rue de Talleyrand », se félicite François Dupouy.
L'embellissement du centre-ville a aussi ses effets pervers comme en ont témoigné plusieurs riverains lors de la réunion de quartier. La rue de Chativesle par exemple devient chaque soir un parking à ciel ouvert avec plus de 25 voitures stationnées qui profitent de l'espace normalement réservé aux piétons. « Rue de l'Etape les voitures se garent en épi », déplore un autre riverain.
De la sensibilisation à la répression
« On va sensibiliser la police sur ces questions » a assuré Xavier Albertini qui présidait cette séance de conseil de quartier. « Tout cela est aussi un problème de civisme. »
De manque de civisme, il en a aussi été question pour parler de la saleté dans le centre : déjections canines, poubelles sorties aux mauvais horaires. Le représentant de la mairie l'a promis : « Après la prévention, on va passer à la phase répression dès que l'on aura obtenu toutes les garanties juridiques pour cela. »
G. A.-T.
L'Union 11/12/2006

Apéro Jazz au Flambeau
L'association Parca présente son dernier apéro jazz de l'année, samedi 16 décembre, avec Double Deuce ou Fifi Brothers Blues Band : il s'agit du même groupe qui sévit sous deux noms différents ! Composé d'Olivier B. à la guitare et au chant, d'Olivier O. à l'harmonica, de Fifi à la batterie et d'un très bon bassiste, le combo interprète les standards du blues avec quelques échappées vers le pop rock des années 70.
Excellente soirée en perspective pour laquelle il vaut mieux réserver au 03.26.52.02.44.
Samedi 16 décembre à 19 h 30 à l'espace Le Flambeau, 13 rue de Bétheny.
L'Union 11/12/2006

« Reims à scène ouverte » : un festival décloisonné
Pendant neuf jours, du 12 au 20 décembre, le festival A Scène ouverte, organisé par la Comédie, propose 45 manifestations à travers touts la ville. Au programme Patrice Chéreau, Bartabas, Arman Gatti, Luz Casal, Maria de Meideros.
DU 12 au 20 décembre, des artistes vont affluer à Reims. Du poète Armand Gatti au chanteur Maxime Le Forestier, le festival ratisse large, tout en conservant l'esprit de départ : « Partir d'un texte non-écrit pour le théâtre et l'adapter à la scène, avec la poésie comme pierre angulaire », précise Christine Schmitt, secrétaire générale de la Comédie. En s'appuyant sur le collectif artistique du théâtre, elle a travaillé d'arrache-pied pour faire de cette quatrième édition « un plaisir d'écoute, de découverte, afin que tout le monde puisse y trouver quelque chose ».
Si l'année dernière, la Hongrie était à l'honneur, cette année, c'est la langue espagnole qui tient le haut du pavé de la chaussée Bocquaine. Bartabas arrivera, accompagné de deux chevaux, sur son jour de relâche, le compositeur-pianiste Bruno Mantovani jouera au bar de la Comédie, Luz Casal ne se contentera pas d'un tour de chant classique, elle lira des poèmes.
Pour sa quatrième édition, le festival « Reims à scène ouverte » étend ses tentacules. Le collectif artistique de la Comédie, Fabrice Melquiot en tête, propose des expériences d'écriture et d'abondantes lectures. Emmanuel Demarcy-Mota, le directeur du théâtre, reprend même du service en proposant une escapade autour des poètes du tango, dans un endroit encore tenu secret.
La plupart des lieux culturels sont investis : les médiathèques Croix-rouge et Cathédrale, la Cartonnerie, le musée des Beaux-Arts, la salle Jean-Pierre Miquel, le cinéma Opéra, mais également une banque, la maison de quartier Croix-rouge et deux restaurants du centre-ville. Expositions, déjeuners en lecture, tout est prétexte au théâtre. C'est Avignon à Reims !
Les spectateurs vont devoir choisir parmi la quarantaine de propositions qui leur sont faites. Les artistes ont contorsionné leurs agendas pour être présents, peut-être parce qu'ils aiment se mettre en danger et apprécient d'être un peu bousculé dans leurs habitudes.
Les réservations vont déjà bon train pour certains textes. Patrice Chéreau revient avec un passage culte de Dostoïevski. Deux chanteuses de fado ont accepté de venir, Luc Bondy vient lire lui-même un texte autobiographique, Maria de Medeiros donne une version « sensuellement révolutionnaire » de la musique brésilienne, Didier Bezace propose un scénario de film mexicain. Lou Doillon monte avec humour un texte de la vie sexuelle de Salvador Dali et Catherine Millet, Jacques Bonnaffé relève le défi avec des recettes de cuisine de Montalbàn. Pippo Delbono fait rire l'assemblée avec une conférence particulière.
De plus en plus de spectateurs non-abonnés ne se rendent au théâtre que pour le festival. En comptant les abonnés, « A scène ouverte » devrait réunir plus de 7.000 personnes.
Festival « Reims à scène ouverte » du 12 au 20 décembre. Programme et réservations à la Comédie au 03.26.48.49.00.
L'Union 11/12/2006

Le vent a eu raison du marché de Noël et du Téléthon
La tempête d'hier n'a pas causé de gros dégâts à Reims malgré la chute de nombreux matériaux. Le marché de Noël et le Téléthon ont cependant été annulés par mesure de précaution.
Les bourrasques qui ont soufflé hier sur la région rémoise ont eu raison d'une multitude de tuiles, de tôles, de branches mais également du marché de Noël et des premières manifestations du Téléthon.
Par précaution, les 125 chalets sont restés fermés toute la journée, les organisateurs craignant la chute d'éventuels débris sur une place d'Erlon surpeuplée.
Même constat sur les Promenades où le lancement officiel du Téléthon 2006 était prévu à 18 h 45. A cette heure-là, la tempête était passée (les vents ont surtout soufflé de midi à 16 heures environ) mais les organisateurs n'ont pas voulu prendre de risques, de peur qu'une grosse branche ne tombe à retardement sur la tête des participants.
Les manifestations du Téléthon reprendront normalement aujourd'hui.
Des arbres vaincus
L'incident le plus spectaculaire porté à notre connaissance est la chute d'un arbre boulevard Henry-Vasnier. Le tronc s'est écrasé sur un banc heureusement vide d'occupants, les branches supérieures sur une voiture en stationnement.
D'autres arbres sont tombés dans la campagne environnante. Allée des Gascons à Reims, un conifère s'est cassé en deux, la partie du haut s'effondrant sur les pelouses, près d'un immeuble. Aucune personne n'a été blessée.
Beaucoup plus gênantes furent les coupures de courant, très nombreuses dans la Marne puisque 10 000 clients d'EDF ont été privés d'électricité au plus fort des perturbations (lire en page départementale).
Plusieurs communes de l'arrondissement ont été concernées, notamment dans les secteurs de Berru, Muizon, Jonchery-sur-Vesle.
Des tôles se sont envolées, des morceaux de zinc, des barrières, des palissades, des tuiles, des branches plus ou moins grosses sont tombés aux quatre coins de l'agglomération.
Cimetières et parcs fermés
Bien souvent, les secours ont été appelés pour consolider ou déposer des éléments qui menaçaient de tomber.
Ce fut le cas notamment rue des Capucins, devant une école, où deux échafaudages n'inspiraient pas confiance, d'autant que des tuiles étaient entreposées dessus. La rue du Ruisselet a été coupée, les bus déviés.
Dans le même quartier, un échafaudage vacillait dangereusement devant le collège Saint-Remi. La sortie des élèves s'est effectuée par le parking des professeurs.
Ici, une toiture a été bâchée rue Marteau ; là, des tôles ont été déposées place Auguste-Rodin.
De nombreuses autres rues ont été fermées ou partiellement coupées à la circulation le temps de procéder aux interventions dont le nombre total avoisine la cinquantaine.
Le passage de la tempête oblige les services de la ville à inspecter les arbres afin de s'assurer qu'ils ne présentent pas de danger pour le public. Ce travail nécessite du temps, d'où la décision de fermer les parcs et cimetières rémois ce week-end.
Le parc de Champagne et celui de la Patte-d'Oie sont concernés, ainsi que les squares suivants : squares des Victimes de la Gestapo, des Frères-Druart, des Jacobins, des Capucins, Bride, Charles-Sarrazin et Saint-Thomas.
F.C.
L'Union 09/12/2006

Une rallonge de 173.130€ pour les Flâneries musicales
Lors du dernier conseil municipal, Mario Rossi, adjoint à la culture a proposé le vote d'un avenant supplémentaire à la convention liant la ville et l'association des Flâneries musicales afin de lui permettre l'octroi d'une subvention de 173.130 € « pour équilibrer sa gestion et préparer dès à présent l'édition 2007. »
La proposition n'a pas été du goût de l'inter- groupe PS/Verts et Divers gauche.
En dehors des questions juridiques qui font l'objet d'un recours de la Gauche au tribunal administratif (1), Adeline Hazan s'est étonnée qu'« en moins de huit mois, l'association avait déjà besoin de 173.000 € pour équilibrer sa gestion 2006 et que le passage d'un organisme public à un organisme privé génère un tel surcoût alors que le nombre de concerts payants n'avait jamais été aussi importants.
Ce surcoût représente plus d'1/10e du budget annuel des flâneries. Lorsque la logique libérale pousse des élus à privatiser un service public local, l'un des arguments est la limitation des coûts pour la collectivité. A Reims, c'est le contraire. »
« Une présentation fallacieuse »
Mario Rossi a très mal reçu l'argumentaire.
« Vous faites une présentation fallacieuse du sujet. Les Flâneries ont été un succès. Elles ont été bien gérées. Il se trouve qu'avec l'Office de tourisme on ne mesurait pas parfaitement le coût du personnel qui travaillait effectivement pour les Flâneries. On était parti d'une démarche prudente en donnant 1,37 M€. On a évalué le coût réel de la manifestation et c'est pourquoi on ajuste par cette subvention.
Au final les Flâneries auront coûté plus de 2 M€ dont 1,5 M€ de la ville (1,543 M€) exactement). Ce que l'on donnait à peu près à l'Office de Tourisme»
La délibération a été adoptée sans les voix des Divers gauche qui ont voté contre.
Alain Moyat
(1) Il s'agit d'une requête en annulation de la convention d'objectifs passée entre la ville et l'association.
L'Union 09/12/2006

La ville pas chaude pour un contrat d'association avec l'IME l'Éveil
L'Institut médico éducatif l'Éveil souhaite un contrat d'association pour sept classes spécialisées du premier degré. La ville était contre. Suite aux protestations de l'opposition la délibération a été reportée.
Sollicité par l'Inspecteur d'Académie de la Marne sur la demande de l'Institut médico éducatif l'Éveil pour obtenir un contrat d'association pour sept classes spécialisées du premier degré, le conseil municipal a abordé la question lors du dernier conseil.
En trois phrases le maire Jean-Louis Schneiter a proposé d'émettre un avis défavorable « en raison de l'obligation pour la ville de participer aux dépenses de fonctionnement de cet établissement dont la charge financière est estimée à 50.000 euros. »
L'Intergroupe « choqué »
Au nom de l'intergroupe PS/Verts/Divers gauche, Adeline Hazan a demandé à ses collègues de l'opposition de voter contre le vote défavorable du maire. Son argument : « l'Éveil accueille depuis plusieurs années des enfants handicapés et leur donne en plus des soins nécessaires, une éducation que l'Éducation nationale ne peut pas encore assumer. [.] Notre collectivité se doit de soutenir toutes les initiatives qui permettent à des enfants handicapés d'être scolarisés dans les meilleures conditions. La signature d'un contrat nous engagerait à hauteur de 50.000 € pour 7 classes. Sommes-nous dans une telle difficulté financière que nous devrions refuser ces 50.000 €? M. le maire votre compréhension semble plus grande quand il s'agit de financier des avenants aux travaux du Stade ou certaines associations proches de votre majorité. »
« Tromperie de l'État »
Pascale Martin (PCF) : « L'IME n'est pas une école publique. le personnel spécialisé est de droit privé. L'Education nationale daigne y mettre quelques enseignants, mais pas toujours. C'est un établissement catholique [.]Je ne crois pas M. le maire que ce sont les 50.000 euros qui vous retiennent [.]Le problème, c'est qu'il n'y a pas que l'Eveil à Reims. Si le statut lui était accordé, qu'en serait-il alors de tous les instituts laïques, et il y en a de gros comme l'institut Michel Flandre. Un financement pour le laïque et rien pour le privé.
Bien embarrassant tout ça. Il faut mieux ne pas donner suite, pour des raisons de statut, mais pas financier. Tant que l'État parlera de handicap et de réussite scolaire en coupant en douce les vivres pour les enfants, en trompant les instituts qui rêvent d'un service public dont ils ne verront jamais la couleur et qui se tournent vers les collectivités locales impuissantes. Nous dirons non comme la majorité rémoise, mais pas pour les mêmes motifs. »
Le débat
Adjointe chargée de l'enseignement, Marie-Annick Roger a bien tenté d'expliciter la position de la majorité municipale. « L'IME est régie par un prix de journée qui doit combler l'ensemble de ses besoins [.]L'IME a demandé à avoir le même prix de journée que les enfants des écoles publiques. C'est l'Éducation nationale qui prend la décision. Pourquoi l'IME ne se tourne-t-il pas vers le conseil général chargé de faire tourner cet établissement ? Ce n'est pas de notre compétence. »
- Adeline Hazan : « C'est le seul IME qui nous fait une demande ».
Intervenant rarement en réunion de conseil, mais toujours à bon escient, Jean-Marie Thomas (majorité municipale) : « La loi de février 1905 dit que les handicapés ont droit à une scolarité. Le social est là pour payer des soins, pas l'enseignement primaire. Le contrat d'association avec l'IME aurait pu le faire. La loi nous fait obligation scolaire, on est dans l'obligation de les prendre. Je ne peux pas accepter le refus de la ville. »
Le maire a préféré retirer la délibération remise à une date ultérieure.
Alain Moyat
L'Union 09/12/2006

Le point de vue du directeur de l'IME
Directeur de l'institut médico éducatif (IME), Christian Kesse n'était au courant ni du débat qui s'était instauré en réunion de conseil à propos de sa demande de contrat d'association, ni du report de la délibération à une autre séance de conseil.
Pour M.Kesse, il semble y avoir eu une mauvaise compréhension de la demande. « Au sein de l'IME, nous avons une école animée par des enseignants qui relèvent de l'enseignement privé. Si nous passions en contrat d'association ils pourraient bénéficier des mêmes avantages sociaux que leurs autres collègues de l'Éducation nationale (indemnités retraite, couverture sociale etc.) Ca, ça ne coûterait rien à la ville. La somme de 50.000 euros dont parle la ville est la somme que devrait nous donner la ville si nous demandions à ce qu'elle participe à notre budget de fonctionnement. Ce qui n'était pas le cas. »
Reste à savoir s'il est possible de dissocier les deux choses !
A.M.
L'Union 09/12/2006

La consultation sur le design du tramway se déroulera du 10 au 20 janvier
Dans un communiqué publié hier, Reims Métropole « se félicite du rejet par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne des recours déposés par l'association Pact contre les délibérations décidant de la réalisation de la première ligne de tramway de l'agglomération et de la délégation du service public des transports sous forme de concession de travaux et de service public ».
Concernant le recours du Groupement Fluo porté par Keolis, Vinci, Bombardier, Reims Métropole a « pris bonne note » de la décision du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne de nommer un expert chargé de faire la distinction entre les travaux d'aménagement de la ligne elle-même, comprenant l'ensemble des aménagements nécessaires à son fonctionnement, et les autres travaux.
Il s'agit de François Pinchon, président honoraire de la compagnie des experts agréés par la cour de cassation française. Il devra déposer son rapport au plus tard le 1er septembre 2007.
Aucun des recours formulés contre Reims Métropole n'étant suspensif, la mission tramway poursuit son travail. La prochaine étape concerne le design du futur tramway (notre édition d'hier). Les habitants de l'agglomération vont être associés et appelés à choisir entre trois propositions qui seront soumises à leur appréciation entre le 10 et le 20 janvier 2007.
Une exposition présentera les trois projets dans le nouvel Espace Tram-Info, place M.T. Herrick. Les habitants sont invités à y déposer le bulletin de vote correspondant à leur choix. Ils pourront également le faire à l'Hôtel de la Communauté, rue Eugène-Desteuque, dans les six mairies des communes membres de l'agglomération, ou encore sur le site Internet de Reims Métropole (reims-metropole.fr). Enfin, conformément au calendrier, l'enquête publique préalable à la déclaration d'utilité publique (DUP) se déroulera début 2007.
L'Union 09/12/2006

Centre d'appels : ING direct vise 200 emplois
« C'est une entreprise pérenne qui s'installe dans notre cité ». Le maire de Reims n'était pas peu fier d'officialiser hier après-midi la venue d'ING Direct à Reims.
L'entreprise néerlandaise va implanter son nouveau centre d'appels dans le secteur Clairmarais. « L'activité du site démarrera dès septembre 2007 avec une équipe de 40 salariés recrutés sur place et un objectif de création d'emplois locaux de 200 personnes en 2010 », a précisé lors d'une conférence de presse André Coisne, directeur général d'ING Direct en France.
ING Direct, une banque en ligne, va louer 2500 m2 de bureaux avec un investissement total de 850.000 euros. « Le choix de Reims s'est fait tout d'abord en raison de sa proximité de Paris, ce qui sera encore plus vrai avec l'arrivée du TGV », précise André Coisne. « La population de la ville est qualifiée avec des jeunes, 20.000 étudiants qui sont pour nous un potentiel intéressant de recrutement ».
L'entreprise compte trouver à Reims ses futurs employés, des Bac +2, +3 ou +4 avec une préférence pour ceux qui parlent anglais.
G. A.-T.
L'Union 09/12/2006

Au fil du conseil municipal : encore des subventions
Lors du dernier conseil municipal, de nombreuses subventions ont été accordées. Espace rencontre le Creuset.-Une subvention de fonctionnement de 25.000 € est attribuée à l'Espace rencontre le Creuset pour maintenir le lien entre les parents et les enfants, en permettant à ces derniers de garder un contact avec les deux parents, y compris dans des situations difficiles et, la plupart du temps, en application d'une décision de justice.
Foyer Princet Ozanam.-Le conseil accorde une subvention de 10.000 € au Foyer Princet Ozanam pour le remplacement d'un véhicule vétuste.
Office rémois des personnes âgées.-La ville accorde une subvention de 30.000 € à l'Office rémois des retraités et personnes âgées pour la réfection du centre d'animation de la rue Marteau dont le montant total est estimé à 55.966 €.
Fonds d'aide aux jeunes.-Le conseil accorde une subvention de 20.000 € pour le fonds d'aide aux jeunes en difficultés géré par le département de la Marne. Ce fonds permet aux jeunes de bénéficier d'une aide d'urgence dans les domaines de l'alimentation, du logement, de la formation, des transports et de la santé. Pascal Martin (PCF) s'est étonnée de la faiblesse de la somme. Ahmed El Mcherfi, adjoint a expliqué que la ville n'avait jamais refusé une demande de jeunes.
Athlète de haut niveau.-Un contrat de partenariat sera signé entre la ville, le Family Stade de Reims athlétisme et Benjamin André, athlète de haut niveau afin d'attribuer à ce dernier une subvention de 1.500 €.
Reims à toutes jambes 2006.-Une somme de 8.000 € a été votée pour le remboursement des frais de déplacement des athlètes et managers ayant participé à l'édition 2006 du Reims à toutes jambes 2006.
Reims Champagne handball.-Une subvention de 5.000 € est accordée au Reims Champagne handball pour l'organisation de la rencontre France Quatar le 4 janvier à Reims avec la ligue de handball champardennaise et le comité Marne.
Régates rémoises.-Une subvention de 30.000 € est accordée à la société nautique les Régates rémoises qui souhaite renouveler sur plusieurs années son parc de bateaux.
Rallye Monte Carlo historique.-Une aide financière de 56.300 € est accordée à l'association Reims champagne véhicules historiques sportifs pour le départ du 10e rallye Monte Carlo historique qui se déroulera les 25 et 26 janvier.
Arts du cirque.-Une subvention de 12.000 € ainsi qu'une aide matérielle et logistique est accordée à l'association Trac (Toutes recherches artistiques et culturelles) pour un spectacle d'arts du cirque intitulé : « Réveillons nous » proposé le 31 décembre à Reims.
Radio soleil media.-Afin de permettre à la radio Soleil media présidée par René Nkala de produire de nouvelles émissions et d'enrichir ses programmes, la ville lui accorde une subvention de 35.000 €.
Harmonie batterie fanfare.-L'association recevra une subvention de 1.750 € pour l'achat de vêtements de pluie.
A.M.
L'Union 09/12/2006

Courlancy (Reims) n’°1 au classement des cliniques.
Courlancy à Reims arrive en tête du tableau d’honneur 2006 des meilleures cliniques de France. Ce palmarès publié par Le Point repose sur l’examen des résultats dans 20 disciplines et sur les données communiquées par les établissements au ministère de la Santé.
L'UNION du 08/12/2006 (en page 17)

L’Etat apporte une subvention de 3 M€ au tramway de Reims.
Bonne nouvelle pour les initiateurs du projet de tramway de l’agglomération rémoise confié au groupement Mobilité Agglomération Rémoise (MARS) et porté notamment par Alstom, Bouygues, Transdev et la Caisse d’Epargne champardennaise : l’Agence de financement des infrastructures de transport de France a décidé d’allouer une subvention de 3 M€ pour le projet. Cette subvention vient s’ajouter aux 5M€ déjà promis le 14 octobre 2005 par le Comité interministériel d’Aménagement et de compétitivité des territoires (CIACT).
L'UNION MARNE du 08/12/2006 (en page 7)

Un nouveau centre d’appels s’installe à Reims.
C’est cet après-midi à 16h30 que doit être officialisée la nouvelle : ING Direct, numéro 1 de la banque directe en France, va implanter son centre d’appels à Reims. Le groupe créé en Hollande en 1991, annonce 200 emplois à terme dans la cité des sacres. ING Direct rejoint ainsi d’autres entreprises du secteur déjà implantées à Reims : Technicity (350 salariés), Capline assurance (100) et Intra Call Center (150).
L'UNION REIMS du 08/12/2006 (en page 2)

Gantois veut fusionner ses sites champenois.
Le groupe métallurgique basé à Saint-Dié-des-Vosges (1 480 salariés, 130 M€ de CA) actuellement sous le coup d'un plan de continuation va déposer auprès du tribunal de commerce un projet visant à fusionner ses sites de production marnais : l'usine Tissmétal (80 salariés à Reims), spécialisée dans le façonnage de toiles métalliques, et son unité de Fismes (120 salariés), spécialisée dans la production de grillages. Les emplois de Tissmétal seraient menacés, selon la CGT (majoritaire au sein de l'entreprise). (Texte intégral)
LA TRIBUNE du 07/12/2006 (en page 15)

Courlancy-Sainte-Anne : inquiétudes autour du stationnement
Une trentaine de personnes a assisté mardi soir au conseil de quartier Courlancy/Porte Paris/Sainte-Anne/Wilson. Principales préoccupations des habitants le stationnement et le Plan local d'urbanisme (PLU).
« C'est déjà assez catastrophique pour se garer et les perspectives ne sont pas rassurantes », témoigne une personne. « Il est prévu une centaine de logements supplémentaires sur les sites de l'ancienne école Martin-Peller et du garage Ford. Mais comme ce sont des logements sociaux il n'y aura qu'un parking par logement ce qui n'est pas suffisant. On va encore devoir tourner pour trouver des places ».
Des inquiétudes aussi pour l'extension du stationnement payant sur le secteur de Courlancy. « Il y a un pourcentage net d'avis défavorables sur la question », indique le conseiller municipal Jean-Marie Thomas en faisant référence à une consultation lancée sur le secteur après la demande de certains riverains pour avoir des horodateurs.
Du côté du plan local d'urbanisme, les riverains s'interrogent sur « l'augmentation des hauteurs d'immeuble », « la disparition des espaces verts ». Autant de questions, sur un dossier à l'état d'étude, qui devraient être abordées à l'occasion d'une prochaine réunion qui pourrait être programmée en janvier.
G. A.-T.
L'Union du 07/12/2006

Un tiers des salariés licenciés à l'atelier des paralysés
Une quarantaine de salariés de l'atelier protégé de l'association des paralysés de France ont manifesté hier à 11 heures devant la sous-préfecture de Reims. Même s'ils continuent à protester contre le licenciement de leur directeur, c'est maintenant pour leur emploi qu'ils s'inquiètent le plus : « L'APF a prévu un plan d'allégement des effectifs. Ils vont licencier 26 personnes sur 96 alors que nos résultats économiques sont au beau fixe », dénonce Christophe Oudusse, responsable de la production et membre du comité d'entreprise. « Nous avions largement redressé la barre. Grâce à la gestion de notre directeur, nos comptes sont à nouveau bénéficiaires et malgré cela, ils parlent de licencier. »
La lutte jusqu'à l'hôpital
Amers face à une perspective qu'ils jugent injuste, certains salariés n'ont pas hésité à manifester jusqu'à nuire à leur santé : « Deux d'entre eux ont terminé leur action à l'hôpital. L'un a fait une crise d'épilepsie, le second s'est retrouvé avec un voile noir devant les yeux. Il a fallu insister pour qu'ils suivent les pompiers à l'hôpital, sinon ils auraient été capables de rester pour défendre la cause », raconte Christophe Oudusse. Une délégation a été reçue par le sous-préfet mais « malheureusement, il n'est pas directement compétent pour nous aider ».
Le représentant des grévistes n'est pas décidé sur la suite à donner au mouvement : « On ne sait pas si on pourra continuer la grève car l'un de nos principaux clients, leader européen dans son secteur, est venu à l'atelier ce mercredi matin et a menacé de nous lâcher ».
Gros dilemme pour les salariés. Lâcher ou ne pas lâcher alors que la direction parisienne de l'APF confirme publiquement les 26 licenciements redoutés : « Nous avons pris cette décision dans l'intérêt de la société », fait savoir le porte-parole de l'association qui laisse un faible espoir aux futurs chômeurs : « Nous sommes en train de réétudier la situation compte tenu des bons résultats économiques de l'atelier. Nous reverrons peut-être notre chiffre à la baisse ».
C.F.
L'Union du 07/12/2006

Justice Reims Champagne congrès fait appel
Suite à un recours du Syndicat national des agences de voyages, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a jugé que Reims Champagne congrès (RCC) n'avait plus le droit de proposer des services hôteliers et des prestations touristiques (l'union du 6 novembre).
Si début novembre, Roger Soly, le PDG de la Saem Reims Champagne congrès et conseiller municipal, affirmait haut et clair que « le centre des congrès ne ferait pas appel de la décision et trouverait d'autres solutions », les choses semblent avoir changé depuis.
Finalement, le Centre des congrès fait appel de la décision du tribunal administratif et ira défendre ses arguments devant la Cour administrative de Nancy. Reims Champagne congrès demande simultanément de pouvoir bénéficier de la non exécution provisoire du jugement, c'est-à-dire de toujours pouvoir proposer des services hôteliers et des prestations touristiques.
« C'est capital pour nous », explique Claude Fath, directeur de RCC. « Nos clients nous demandent des propositions d'offres de service globales. N'oublions pas que nous sommes en concurrence avec Epernay et toute la France, et que la filière du tourisme d'affaires vit de cela. »
Alain Moyat
L'Union du 07/12/2006

Contournement sud de Reims : rendez-vous le 31 mai 2011
Dans quatre ans, il devrait être possible de contourner Reims par le sud sans quitter l'A4. La Sanef est le seul investisseur pour une dépense de 200 M€ hors taxes.
Après la « LGV », le « CSR ». Autrement dit, après le TGV qui sera sur les rails le 10 juin 2007, le contournement sud de Reims devrait être mis en circulation au plus tard le 31 mai 2011.
La société des autoroutes du nord et de l'est de la France (Sanef) sera le seul investisseur, ce qui devrait sans doute faciliter les choses. A ce jour, le calendrier est respecté.
Quand l'autoroute urbaine a traversé Reims sur 8 km à partir de 1975-1976, il était convenu que lorsque le plafond de 65.000 véhicules/jour serait atteint, on parlerait du « contournement sud ».
Depuis quelques années, on frise ce plafond, les deux-tiers du trafic étant constitués par la circulation locale.
Obligation
Aussi, la Sanef est-elle désormais dans l'obligation - vis-à-vis de l'État - de construire le « CSR ».
Celui-ci s'étendra sur 14 km, entre Thillois et Taissy, en passant par les territoires d'Ormes, les Mesneux, Bezannes, Reims, Villers-aux-Nœuds, Champfleury, Trois-Puits et Cormontreuil.
Chaque fois qu'il sera possible, le tracé suivra celui de la future « LGV ». De même, rassure la porte-parole de la Sanef, Manuela Thomas, le « profil en long sera abaissé » là où il le faudra pour éviter les nuisances, sonores notamment.
La Sanef a construit des ouvrages d'art en parallèle de la construction de la « LGV » pour éviter de gêner la circulation des trains à grande vitesse.
Enfin, le seul « diffuseur » se trouvera à la jonction avec la RN51 Reims-Épernay, ce qui permettra de desservir la gare de Bezannes.
Ce tronçon sera à deux fois deux voies. Mais il pourra passer à trois le cas échéant. On y circulera à 130 km/h et en payant, puisqu'on sera dans la continuité de l'A4.
L'autoroute urbaine restera gratuite et sera sans doute « déclassée ». En revanche, on ignore encore l'endroit précis des jonctions avec l'A4 aux deux extrémités du « CSR », et le mode de péage qui sera choisi en fonction de l'évolution technologique.
Programmation
Le calendrier a été élaboré pour les 5 ans à venir.
2006/07 : Concertation avec les élus et les habitants des communes concernées. De septembre à décembre 2006, sondages géotechniques du sous-sol pour adapter les techniques de construction. Les études de bruit ont été communiquées aux élus et aux partenaires privés de la Sanef.
2007 : Poursuite des études ; acquisitions foncières (*) ; diagnostic préalable aux fouilles archéologiques.
2008 : Travaux préliminaires ; construction des ouvrages d'art ; déplacement des réseaux.
2009/10 : Terrassement et création des chaussées. Construction du système de péage.
2011 : Au plus tard le 31 mai, mise en service du « CSR ».
L'objectif, explique Mme Thomas est de « réduire le plus possible les nuisances » occasionnées par ce nouvel équipement qui soulagera donc l'autoroute urbaine et s'inscrira dans les 459 km de la liaison Paris-Strasbourg.
Les seules inconnues sont de savoir qui de Ségolène ou de Nicolas coupera le ruban inaugural, et le nom du maire de Reims qui accompagnera la personnalité nationale.
J.-F. Scherpereel
(*) Une enquête parcellaire est en cours dans et pour chaque commune concernée justement en vue de ces acquisitions foncières.
L'Union du 07/12/2006

Les Châtillons : entre machine à voter et nuisances sonores
La première des huit réunions de quartier s'est tenue, lundi soir, à la salle des Phéniciens. Les habitants sont venus faire entendre leur voix, pour se plaindre notamment des nuisances sonores.
La première réunion publique de cette semaine se tenait à la salle des Phéniciens, pour les quartiers Châtillons et Murigny.
Roger Vache a, pour la première fois, présenté au public la « machine à voter ». Très vite dans la salle, les interrogations ont fusé. « Il n'y aura plus de bulletins ? Comment connaîtra-t-on les programmes des candidats ? Combien cela coûte-t-il au contribuable ? Que se passera-t-il s'il y a des coupures de courant ? Y aura-t-il la queue dans les bureaux de vote ? Comment feront les personnes âgées ? ».
L'adjoint au maire chargé des élections et les techniciens ont tenté de répondre aux questions et, à tout le moins, de rassurer les habitants. « Le coût est de 2.500 euros HT par machine », explique Roger Vache. « Nous ferons des économies de papiers et de personnels pour le dépouillement. » D'autres doutes émergent sur le secret du vote. « Je suis informaticien et on peut très facilement pirater votre système », assure un homme dans le public. « Confiez-moi une carte, je vous parie que je vous sors les résultats. » Un responsable répond : « Nous en sommes conscients. Les cartes seront très surveillées. »
Trop de bruit
« Y aura-t-il encore la place pour la créativité électorale ? On pourra encore mettre des faux noms ? » Chacun exprime ses craintes, puis Roger Vache propose au public d'essayer simplement la machine. Les deux ou trois volontaires reviennent visiblement satisfaits. Après la présentation du futur plan local d'urbanisme, la présidente du conseil de quartier Chantal Richet est passée aux questions diverses.
Les riverains des rues Jacques-Prévert et Georges-Pompidou étaient venus en force pour faire part de leur colère et de leurs attentes en matière de bruit.
« Nous nous plaignons depuis 10 ans des nuisances sonores, le bruit est impossible à vivre. Nous demandons l'installation d'écrans phoniques », réclame un riverain. Chantal Richet indique avoir « à nouveau parlé du problème au maire : il propose une réunion après les fêtes de fin d'année. » Un autre riverain s'insurge : « C'est pour endormir le peuple ! A Cormontreuil un mur antibruit a été érigé, pourquoi pas pour nous ? »
Voies de chemin de fer, double voie de circulation automobile, nuisances dues aux mobylettes la nuit, « passage des poids lourds de 6 tonnes malgré les panneaux d'interdiction », on sent les habitants très en colère et démunis face au bruit.
Ils s'inquiètent aussi de l'arrivée du futur TGV : « Par où passeront les Châlonnais, ils sortiront à Cormontreuil ? » Michel Voisin, le maire de Cormontreuil met en cause les choix faits depuis bien longtemps en matière de contournante. « La future A4 bis (contournante sud) sera payante », confirme Michel Voisin. « On pourrait peut-être imaginer un système de cartes pour permettre aux Rémois d'avoir des tarifs préférentiels. Quant au fléchage en provenance de Châlons, il faudra être très vigilants par rapport au fléchage ».
P.B.
L'Union 06/12/2006

Violences au match de foot : sept joueurs sanctionnés
Sept footballeurs de l'équipe senior « Reims Croix-du-Sud » ont été sanctionnés par les instances sportives après les violences survenues lors d'un match de coupe en octobre. Cinq d'entre eux ont pris cinq ans de suspension ferme.
IL s'agissait d'un match de coupe promo club disputé le 22 octobre dernier au stade Georges-Hébert à Reims.
L'équipe de Reuil l'avait emporté par 4 buts à 2 sur l'équipe senior de « Reims Croix-du-Sud ». Un match du dimanche parmi tant d'autres, sauf que celui-là avait tourné au pugilat. Injures, crachats, coups. : trois joueurs de Reuil malmenés par leurs adversaires avaient déposé plainte (l'union du 28 octobre).
« Hors compétition »
Saisie du dossier, la commission de discipline du district Marne de football vient de rendre ses décisions. Elles sont très lourdes pour les joueurs rémois reconnus coupables des violences : cinq ans de suspension ferme.
La commission a également décidé « la mise hors compétition » de l'équipe senior « Reims Croix-du-Sud », tant en championnat qu'en coupes du district. Une réunion du comité directeur est prévue vendredi pour proposer aux instances fédérales la dissolution d'office de l'équipe.
Hospitalisé avec une suspicion de fracture à deux cervicales (six jours d'incapacité totale de travail), la principale victime, Sébastien Mangeat, avait témoigné dans l'union à l'époque des faits.
Capitaine fantôme
« L'équipe adverse gagnait puis nous avons égalisé et là, les choses ont commencé à se durcir. Un joueur de Reuil a été attrapé par le cou. Le gardien adverse est arrivé derrière l'arbitre et lui a mis un coup de savate. Un dirigeant reuillat qui essayait d'appeler les secours a pris un coup de pied. »
Les auditions menées par la commission de discipline ont permis de mettre en cause huit joueurs de Croix-du-Sud.
Reconnus coupables de « coups volontaires à l'encontre d'un officiel et des joueurs de la rencontre », cinq d'entre eux ont été condamnés à une suspension ferme de cinq ans, avec effet immédiat (ils ne pourront plus rejouer avant novembre 2011).
Un sixième joueur a pris trois matches de suspension ferme pour avoir « tenu des propos injurieux à l'encontre d'un officiel au cours de la rencontre ».
Le septième joueur était le capitaine de l'équipe. Certes, il n'a commis aucune violence mais « il ne possédait pas de licence joueur, uniquement une licence dirigeant » et il a participé à la rencontre « sous une fausse identité » constate la commission.
Il a été condamné à deux ans de suspension ferme de toutes fonctions officielles.
Amende
Le huitième et dernier joueur était le gardien. Il était accusé d'avoir porté des coups mais là aussi, la commission a fait une découverte : il n'était pas licencié, si bien qu'il n'a pu faire l'objet d'une sanction disciplinaire (seule une sanction pénale peut intervenir, comme pour ses équipiers d'ailleurs, mais la décision de poursuivre relève du parquet).
Pour finir, le club Croix-du-Sud devra payer une amende de 1.200 €. Toutes ces sanctions sont définitives car il n'y a pas eu d'appel.
Aujourd'hui encore, Sébastien Mangeat souffre des coups reçus lors du match. « J'ai décidé de continuer à jouer. Je ne conçois pas de renoncer à mon principal plaisir » dit-il, mais ce n'est plus comme avant. « Je rentre désormais sur le terrain avec une petite appréhension. J'ai même demandé un suivi psychologique. »
Fabrice Curlier (avec Jean Batillet)
L'Union 06/12/2006

La vie des clubs Patinage : une formation pour tous les âges
Les petits bolides sur patins de la patinoire Jacques Barot de Reims n'en finissent plus de collectionner les excès de vitesse sur la glace.
Mais au lieu d'amendes, c'est un nombre incalculable de coupes qu'ils se sont vus offrir. En effet, le Reims Patinage de Vitesse, 1er club de France, a déjà vu naître en son sein nombre de champions tels que Jean Charles Mattei ou Vincent Del Medico.
Et malgré le fait que cette discipline du « Short Track » soit assez peu exposée au niveau médiatique, l'aspect ludique du patinage continue d'attirer les plus jeunes.
Avec ses trois sections juniors (débutants, moyens et grands), le club assure la formation de futurs talents. Déjà à partir de trois ans, on peut commencer à apprendre à se tenir sur la glace en essayant de stabiliser ses appuis comme le dit d'ailleurs charlotte une des jeunes glisseuses du groupe « moyen ».
« Le plus dur, c'est de rester droite sur ses patins et de réussir à lever un pied en gardant sa stabilité ».
Cependant l'âge ou la taille ne sont pas un problème, au contraire, l'entraîneur des « moyens » Joselyne Del Medico y voit un avantage : « Plus on est petit, plus notre centre de gravité est bas et donc plus on gagne en stabilité. »
Alors que le groupe qu'elle dirige effectue à l'entraînement des sprints très variés (accroupis, à reculons, sur un pied), l'atelier des plus grands à côté s'entraîne à aller le plus vite possible autour d'un cercle et cela en restant très proche de ses coéquipiers.
Car les compétitions comme la coupe de France du 17 et 18 décembre peuvent se dérouler en individuel mais également en équipes.
Trois niveaux, trois formations, et chacune y trouve en glissant du plaisir pur à la technicité la plus rigoureuse.
Contacts : 03.26.84.77.05 ou 06.83.17.34.90
http://rpv.short-track.net ghislain.gass@wanadoo.fr
L'Union 06/12/2006

Un marché sous les halles : des infos des questions et des réponses
L'adjoint Xavier Albertini a rencontré les adhérents de l'Amic'halles pour évoquer le projet de retour d'un marché sous la halle Boulingrin. L'occasion de répondre à de nombreuses questions.
La salle des ventes de la rue du Temple était presque trop petite lundi soir pour accueillir les participants à la réunion de l'association pour la promotion du quartier Boulingrin. Normal, adjoint chargé de l'organisation du marché, Xavier Albertini, invité du président Pierre Longuet est venu parler du projet de retour du marché sous les halles.
« La pièce n'est pas jouée »
Peu bavard lundi, le président Longuet a tout de même rappelé que c'était grâce à l'Amic'halles que le projet de marché avait pu revoir le jour. « Sans relâchement, sans renoncement nous avons défendu cette belle voile en béton dont nous avons la conviction qu'elle reste un temple de l'agro alimentaire et qu'elle doit retrouver sa destination originelle. » Et d'insister pour dire que « tant que la pièce, les décors, et le dernier acte n'est pas encore joué, l'association demeurera vigilante. »
Du nouveau
Si l'élu a largement confirmé ce qu'il avait déjà dit à l'union (notre édition du 27 novembre), il a apporté quelques nouvelles informations avant le jeu des questions réponses. Il a surtout invité les commerçants à faire connaître leurs souhaits.
Utilisation de la halle : Elle servira prioritairement aux marchés (traditionnels ou spécialisés avec valeur ajoutée). « Pas question de supprimer les marchés de quartiers qui ont un rôle social important. » Ce sera aussi un lieu polyvalent avec des bornes escamotables et des étals temporaires avec possibilité d'exposition itinérante, manifestation sportive, spectacle (cirque itinérant).
Dalle en demi-niveau : pas question de supprimer ce demi-niveau au risque de voir l'édifice s'écrouler.
HQE : pour nettoyer la halle il est prévu de récupérer les eaux de pluie pour les utiliser à cette tâche.
Gestion : comment sera régi le marché. Régie municipale ou concession. Rien n'est décidé.
Questions du public
Qu'en est-il du projet de construction le long du Boulevard Lundy ? Il faut un projet global ?
Xavier Albertini : « Nous n'avons pas le phasage complet du secteur. La halle devra s'intégrer dans un large périmètre qui comprend aussi les 7 ha du Sernam à reconfigurer. On ne connaît pas encore quelle sera la densification urbanistique au-dessus du parking de 1.000 places prévu. »
L'ouverture de la halle est prévue quand ?
X.A. : « Nous remettrons l'étude technique au premier trimestre 2007. Si comme prévu le ministre de la Culture inscrit une participation à la rénovation de la voûte pour 2007 nous inscrirons une première phase de travaux au budget 2008 pour des travaux répartis sur trois exercices car la participation de la ville pour la seule réfection de la halle coûtera entre 6 à 8 M€. »
Qui d'autres que les commerçants non sédentaires pourront accéder au marché a demandé un restaurateur.
X.A. : « Rien n'est arrêté. Il y aura des commerces dans les niches et sans doute du culturel en mezzanine. »
Quid du marché durant les travaux ?
X.A. : « Sauf si cela pose des problèmes de sécurité le marché sur le Boulingrin sera maintenu. Il y aura sans doute une limitation du stationnement. Au pire il y aura un reclassement comme pour le marché Place Saint-Maurice. »
Quelles solutions pour rendre les halles moins venteuses et humides ?
X.A. : « Il devrait y avoir des portes plastiques coupe vent. Il faut conserver la ventilation naturelle. »
Les travaux auront-ils une conséquence financière pour les commerçants ?
X.A. : « Je n'en sais rien. Le droit de place sera fonction de la qualité de service. Il y aura sans doute une revalorisation. »
Alain Moyat
Prochaine réunion de l'Amic'halles le lundi 8 janvier à 19 heures au Palais d'Asie, rue du Temple.
L'Union 06/12/2006

Cadeaux de Noël : la ruée sur internet
Afin d'éviter les files d'attente et de trouver la perle rare au meilleur prix, bon nombre de Français vont se tourner vers internet pour acheter leurs cadeaux de Noël, une ruée qui force les cyber-marchands à muscler leur offre et parfaire la logistique.
Cette année, 60% des consommateurs vont faire au moins un achat sur la toile pour les fêtes de fin d'année. La Fédération de la vente à distance estime que les internautes vont dépenser près de 2 milliards d'euros pendant cette période, contre 1,7 milliard l'an dernier.
« Sur internet, la high tech est de très, très loin le secteur phare à Noël, mais cette année on peut constater une entrée importante du prêt-à-porter et de la cosmétique », souligne Germain Bos, directeur général du spécialiste de marketing TradeDoubler.
Cette année, les internautes n'ont commencé à dénicher les cadeaux que fin novembre, mais les grands sites internet marchands sont prêts depuis des mois à cette période cruciale qui représente plus du quart de leurs ventes annuelles.
« Il y a un pic pendant les fêtes de fin d'année. Le trafic et le chiffre d'affaires augmentent de 50 à 100 % entre le 20 novembre et fin décembre », explique Aymeric Chotard, PDG du site 2xMoinsCher. com.
Dès juillet, amazon.fr a loué un entrepôt supplémentaire de 10.000 m2 et renforcé son personnel pour faire face à cette période.
Pour éviter les embouteillages en ligne et maintenir la fluidité des affichages, les sites ont ainsi augmenté la capacité de leurs terminaux.
Les commerçants ratissent large pour capter un maximum de clients. La Redoute propose ainsi sur son site des produits qu'elle n'a pas l'habitude de vendre, comme les CD, DVD et même des séjours.
Certains magasins classiques se sont aussi lancés, notamment le spécialiste du jeu vidéo Micromania (250 magasins), qui a lancé un site internet en novembre et mise sur les fêtes pour en faire son plus grand point de vente.
Un business saisonnier
Les spécialistes du jouet se montrent plus sceptiques. Le géant Toys « R » Us n'a pas de site marchand, pas plus que la Grande Récré. « Internet reste un business saisonnier dans lequel nous ne souhaitons pas nous lancer. Nous préférons investir dans nos magasins, créer de nouveaux points de vente », fait valoir Franck Mathais, directeur de communication pour la Grande Récré.
Leur concurrent Joué Club, qui réalise 5 % de son chiffre d'affaires sur le net, se montre plus ouvert. « Les ventes sur internet explosent. L'année dernière en novembre, on avait 3.600 commandes effectuées via la toile et 15.000 à 25.000 connexions par jour. Cette année, c'est le double, tant pour les commandes que pour les connexions », dit Jacquie Pellieux, PDG de Joué Club.
Le commerce en ligne fait de plus en plus d'adeptes en France, grâce à l'internet haut débit. Le fait que les produits vendus sur internet sont souvent meilleur marché que dans les magasins contribue aussi à ce succès. Selon une enquête réalisée par le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie, 61 % des cyber-consommateurs estiment que les prix sont plus compétitifs sur la toile.
L'Union 05/12/2006

Les Rémois aiment la culture quand elle est gratuite
Le mauvais temps et le marché de Noël n'ont pas découragé les Rémois (et les autres) de se rendre dans les musées dont l'accès était gratuit. Tour d'horizon rapide.
IL pleuvait et l'accès était aussi difficile que boueux. Eh bien, ça n'a pas découragé plus d'un millier de visiteurs de se précipiter au musée des Beaux-arts.
Preuve une nouvelle fois que cette opération « Premier dimanche du mois gratuit » dans les musées est un vrai succès.
Au musée des Beaux-Arts, justement, il y avait des visiteurs venus de partout, répartis dans toutes les salles.
Mais ils s'agglutinaient surtout dans l'espace fermé de l'exposition « l'Art déco de Reims à New-York ».
Gros, gros succès de la visite guidée, d'autant que la jeune guide était particulièrement convaincante.
Prendre son temps
A la médiathèque, c'était plein comme un jour où l'on ne va pas à l'école (mercredi ou samedi).
La différence, c'est que « les gens ne sont pas pareils. Ils font très peu de bruit et prennent leur temps », explique la responsable d'un niveau.
A Saint-Remi, l'affluence était moindre. D'une part, parce que le musée est fermé le matin.
Et puis, quoique magnifique, l'établissement est excentré, loin de toute animation, sans même un café pour prolonger la visite.
Il y avait aussi la possibilité de visiter le musée de la Reddition.
Autrement dit, cet accès libre à la culture dans les musées municipaux répond à l'attente des visiteurs. Vivement le premier dimanche de janvier !
J.-F. Scherpereel
L'Union 05/12/2006

Machines à voter mode d'emploi
Hier soir, Roger Vache, adjoint au maire chargé des élections a présenté à la presse les machines à voter électroniques qui seront utilisées par les quelque 98.000 électeurs Rémois inscrits dès les élections présidentielles des 22 et 29 avril 2007. Après des tests effectués aux élections Européennes puis aux régionales et aux cantonales, la ville a lancé un appel d'offres et retenu la société espagnole Andra pour l'achat de 200 machines à voter électroniques « maniables et compactes » qui seront mises en place dans les 94 bureaux de vote rémois. Dépense 420.000 euros.
Simple d'emploi
Pas de panique, l'utilisation de ces machines est simple. Elle va faire l'objet d'une importante campagne d'information. Dans les réunions de quartier, dans les maisons de retraite, sur le site internet de la ville. Des modes d'emploi seront fournis avec votre carte d'électeur et le jour du vote sur des écrans, avec le concours d'agents formés à cela.
Pour faire simple le vote va se passer en quelques étapes simples.
1.-Le jour du vote à 8 heures le président du bureau muni d'une carte clef initialise le vote et reçoit un procès verbal lui indiquant qu'il y a eu 0 vote sur la machine.
2-Le premier électeur vient pour voter. Après avoir présenté sa carte d'électeur, émargé, il reçoit une carte électronique et va dans l'isoloir pour voter. Il introduit sa carte dans la machine, fait son choix parmi les candidats (ou les listes), valide son vote ou le change au besoin et confirme.
3- l'électeur reçoit alors un ticket papier qui lui indique qu'il a voté. S'il s'avisait à vouloir remettre sa carte électronique dans la machine, elle lui indiquerait qu'il a déjà voté. L'électeur rend cette carte électronique.
Il est possible pour les handicapés de voter grâce à une tablette rétractable. Pour les mal ou non voyants ils disposeront d'un casque qui leur dira la marche à suivre.
Le vote par procuration sera permis (un seul vote supplémentaire par électeur).
En cas de panne de courant la machine a une autonomie de 10 heures, le temps du scrutin. En cas d'incident plus graves les résultats sont enregistrés dans une carte compact flash.
A 18 heures le président du bureau de vote clôt le scrutin électroniquement. Quelques minutes après le vote, le décompte des voix sera connu.
Alain Moyat

A voir sur le marché de Noël
Les organisateurs du Village de Noël ont concocté un programme très soigné pour les enfants, les rois de la fête.
IL sera présent tous les jours, accompagné soit d'un lutin, d'un cerf, d'un ours ou d'un bonhomme de neige. Mais attention, le père Noël ne distribuera de bonbons qu'aux enfants sages. Il accueillera jeunes ou moins jeunes visiteurs dans son chalet situé à l'angle de la rue Condorcet et de la place d'Erlon ou en promenade aux alentours immédiats de 14 à 19 heures.
Boîte aux lettres
Bien sûr, les enfants pourront écrire au père Noël et la glisser dans sa boîte aux lettres installée à proximité de son chalet en bas de la rue Condorcet. Réponse assurée, mais attention, il ne faut pas attendre le 24 décembre pour écrire !
Cyber père Noël
Une web cam installée dans le chalet de l'association des Vitrines de Reims, filme le père Noël et les enfants qui lui rendent visite. Les enfants ont la possibilité à tout moment de se connecter sur le site « www.vitrinesdereims.com » et découvrir « en live » le vieux barbu. Pour les enfants malades ou dans l'impossibilité de se déplacer, cette connexion est un excellent moyen de participer à la fête.
Choupyland
Plébiscités par les enfants, ils seront bien évidemment de retour sur le Village de Noël : l'ours Dolly et ses amis accueilleront les enfants dans leurs deux chalets. Cette année, Dolly accueille deux nouveaux personnages : la Reine des Nounours et Poupie. Ils attendent avec impatience les petits visiteurs, rue Condorcet côté Talleyrand, les mercredis, samedis et dimanches, de 14 à 19 heures, les autres jours de 16 à 19 heures.
Atelier créatif
Cette année les enfants pourront réaliser des sets de table ou un petit bonhomme de neige ; ils repartiront avec leur création. Situé rue Théodore-Dubois côté rue de Vesle, cet atelier accueillera les enfants tous les jours : mercredis, samedis, dimanches de 14 à 19 heures et les autres jours de 16 à 19 heures.
Petit train
Au départ de la gare spéciale située rue de Vesle (à l'angle de la rue Marx-Dormoy) le petit train sillonne les rues du centre-ville. Il est gratuit et dépose les passagers qui le souhaitent à l'exposition « Noël de Russie » au Palais du Tau, organisée dans le cadre de Reims Destination Noël.
L'Union 02/12/2006

Bazancourt Un projet de parc tertiaire à l'est de l'A34 et au sud de Warmeriville
Ce sera « le » projet des prochaines années au sud de Warmeriville et à l'est de l'autoroute Reims-Charleville. Les élus communautaires de la « Vallée de la Suippe » en ont débattu lors de leur dernière réunion.
Si les choses suivent leur cours comme prévu dans ce projet d'aménagement du territoire, un « parc tertiaire » sortira de terre à hauteur de l'échangeur des Sohettes. Ce parc sera le pendant du secteur « secondaire » agro-industriel en cours de développement du côté de la sucrerie.
Quand on remonte à l'échangeur des Sohettes, sur la droite de l'autoroute, on aperçoit d'immenses champs cultivés, bordés en parallèle par un rideau d'arbres.
C'est dans cet espace qu'un parc tertiaire de 250 ha pourrait être aménagé dans la prochaine décennie.
Conséquences
On est loin de sa réalisation. Mais les élus communautaires commencent à y penser, de façon à profiter de la création du « pôle de compétitivité » tourné vers les dérivés des « agro-ressources ».
Si viabiliser des parcelles est relativement facile une fois les décisions prises, il faut passer par de nombreuses étapes de procédures pour y parvenir. Il faut également imaginer les conséquences « collatérales ». Comme la circulation est-ouest, qui entraînera - à en croire le président Kerharo - la construction d'une nouvelle départementale parallèle à la RD20, laquelle sera soulagée d'autant des poids lourds.
Ou comme la création d'une station d'épuration « 100.000 équivalents-habitants », dix fois supérieure à l'existant. Ou encore, comme les approvisionnements en eau. Ou les financements. « Rien n'est finalisé », a prévenu le président de la communauté de communes. En tout cas, l'idée est dans l'air.
J.F.Scherpereel
(*) : Les élus communautaires ont accepté de financer une étude pour préparer « la reconquête » de la Suippe. Coût : 85.000 €. Ils ont évoqué la vie des enfants sous l'angle scolaire, notamment la poursuite du dossier de création d'un nouveau « pôle » à Warmeriville. Là non plus, rien n'a encore été « finalisé ».
L'Union 02/12/2006

Opération collège ouvert à Saint-Michel
Comme tous les ans le collège Saint-Michel, établissement catholique, a donné rendez-vous aux familles pour son opération « Collège ouvert ». L'objectif était de découvrir l'environnement, partager le quotidien et échanger avec les élèves, les enseignants et le personnel. C'est en effet une occasion pour présenter les locaux, les matières enseignées et les différentes activités. La décoration des différentes salles et la participation active des élèves a rendu ce moment convivi0al et éducatif. Quant aux anciens élèves, ils pouvaient se retrouver sur les photos de classe affichées dans la salle d'accueil.
L'Union 02/12/2006

Fismes Le nouveau répertoire des métiers disponible
La ville de Fismes a bénéficié d'une aide pour relancer sa vie commerciale. Apparemment, le succès est au rendez-vous et le centre-ville s'est embelli.
Cette aide entre dans le cadre du FISAC, un fonds de soutien aux activités économiques, dont l'une des traductions a été, depuis trois ans, la publication d'un « répertoire ». La toute nouvelle édition sera distribuée ces jours-ci à 11.000 exemplaires dans l'Aisne et la Marne.
Ce répertoire recense l'ensemble des commerces, artisans, associations et services disponibles à Fismes. Il constitue donc un « guide pratique » de la ville.
C'est la troisième et dernière fois qu'il est publié en lien avec l'opération « FISAC », à laquelle ont participé les chambres consulaires (CCI - Métiers) et l'union des commerçants, présidée par Martine Donzel. Celle-ci rappelle que l'union regroupe 43 des 120 professionnels répertoriés dans la commune.
L'Union 02/12/2006

Comment occuper le temps libre des jeunes à Reims.
La Ville de Reims organise pour la première fois un forum réunissant tous les acteurs institutionnels, associatifs, privés de la jeunesse sur le thème des temps libres des jeunes. Rendez-vous les 1er et 2 décembre au Centre des congrès.
L'UNION REIMS du 01/12/2006 (en page 4

Foire de la Saint-Eloi à Fismes : demandez le programme.
Le comité des fêtes en partenariat avec l’Office du tourisme et plusieurs associations fismoises ont préparé de nombreuses activités pour cette journée festive du dimanche 3 décembre.
L'UNION REIMS du 01/12/2006 (en page F)

Tinqueux : marché de Noël et concours de crèches.
Des milliers de personnes se sont rendues au 10e marché de Noël où elles ont découvert et acheté les cadeaux proposés par de nombreux artisans des régions de France. Une exposition de crèches en bonbons, en sucre ou en gâteaux a été proposée : elle est liée au programme des « Chemin des crèches » initié par les Noëls de Champagne et l’association Destination Reims.
L'UNION REIMS du 01/12/2006 (en page E)

Une quarantaine de salariés de Maximo en grève à Reims.
Si les revendications des salariés sont encore un peu floues, elles traduisent une ambiance tendue au sein de l’entreprise. Les conditions de travail, les horaires décalés, un management « un peu viril » ainsi que les salaires seraient à l’origine du mouvement. En cause également, les lettres reçues par deux employés annonçant leur possible licenciement.
L'UNION REIMS du 01/12/2006 (en page B)

Un enlèvement pour régler un problème de factures impayées.
Le patron d’une petite entreprise de sous-traitance des environs de Reims craignait de voir certaines factures rester en souffrance. Il a alors organisé l’enlèvement du fils d’un donneur d’ordres pour réclamer son dû.
L'UNION MARNE du 01/12/2006 (en page H)

Reims : Valérie, handicapée découragée de créer sa petite entreprise.
Valérie souffre d’une maladie génétique orpheline. Invalide à 80 %, elle a néanmoins décidé de créer son entreprise de vannerie. Aujourd’hui, elle est découragée à la suite de problèmes administratifs.
L'UNION REIMS du 01/12/2006 (en page 3)

Infos Epernay et alentours haut de la page

Epernay : vive la glisse !
Installée place Hugues-Plomb jusqu’au 7 janvier, la patinoire sera ouverte tous les jours pendant les vacances de 14 à 19 heures. Cette animation est mise en place chaque hiver par la Fédération pour la promotion commerciale d’Epernay (FPCE), en partenariat avec la ville.
L'UNION EPERNAY du 21/12/2006 (en page 3)

Epernay : le stationnement payant, pomme de discorde.
L’objectif de la ville est de développer le plus grand nombre de rotations possibles et de supprimer l’engorgement. Les élus de l’opposition dénoncent l’extension du stationnement payant en ville et la majorité entend favoriser le développement des transports urbains. La société Distransport remplace actuellement les gros bus par de plus petits afin de mieux coller à la demande des usagers et aux contraintes de la circulation.
L'UNION EPERNAY du 21/12/2006 (en page 2)

Budget primitif 2007 : des ambitions maîtrisées
Désendettement, baisse des impôts locaux, investissements ambitieux : l'équipe municipale a voté lundi soir un budget primitif 2007 « très présentable ». Et qui a presque laissé l'opposition sans voix.
Le budget primitif 2007 est passé comme une lettre à la poste. Même l'opposition s'est montrée d'une bienveillance extraordinaire alors qu'il s'agit du dernier budget de la mandature de Franck Leroy. A plus d'un an des élections municipales ce consensus laisse même songeur. Seul Bernard Gosse (PS) s'est élevé, sans véhémence, contre la politique de la ville en matière de stationnement payant et de dépenses de carburant de la flotte municipale. « Les véhicules de la ville doivent servir pour le travail et le travail seulement. Il faut remettre à plat leur utilisation », a commenté Bernard Gosse.
Jean-Paul Angers (PS) a milité une nouvelle fois en faveur du développement durable et préconisé de « graduer les interventions sur des terrains propices dans ce domaine » En particulier dans le bâtiment et les transports en commun.
Peu de critiques, non plus, de la part de Raymond Galataud (PC) qui s'est fait, cependant, le chantre de l'extension de la zone bleue « qui marche bien à La Villa depuis quelques semaines » Il a plaidé, en outre, pour le développement du vélo et préconisé la création d'une navette entre le parking de l'église Saint-Pierre Saint-Paul et l'hyper centre.
Franck Leroy n'a pas boudé son plaisir. « Je constate que notre budget est plus que présentable », a-t-il commenté avec un large sourire.
Présenté avec un mois d'avance, il permet à la ville d'anticiper ses appels d'offres et d'améliorer le taux d'exécution du budget 2007. « 2007 constitue une année charnière pour la ville d'Epernay avec le lancement de projets d'ampleur qui vont profondément modifier le cadre de vie des Sparnaciens », a souligné le maire.
Une situation financière saine
Dont la réhabilitation du quartier de Bernon et le réaménagement de l'avenue de champagne. « La réalisation de ces opérations, au sein d'un programme d'investissement ambitieux, se révèle possible en 2007 grâce au choix budgétaires et financiers fait depuis 5 ans. »
Aux côtés de ces opérations majeures, seront poursuivis des programmes d'investissement habituels comme le programme voirie, la réfection des écoles, l'accession sociale à la propriété.
Dans le secteur scolaire, la rentrée sera marquée par l'ouverture de l'école Docteur-Verron qui contribuera à la requalification du quartier, déjà concerné par la réhabilitation du cours Montilleul et la rue du Docteur-Verron.
« Au cours du mandat, toutes les écoles primaires et maternelles auront bénéficié d'une remise en état de leurs bâtiments, pour un coût total de 4 millions d'euros. Pour achever ce programme, le montant des investissements 2007 s'élèvera à 1.358.500 euros », a précisé Franck Leroy.
Cette politique d'investissement et de maîtrise des dépenses de fonctionnement contribue « à une gestion financière saine. » Franck Leroy a indiqué que « l'importance des investissements respecte l'objectif de désendettement obtenu par une gestion rigoureuse des emprunts, associée à une maîtrise des dépenses. »
Cette orientation a permis à la ville de réduire les frais financiers et de dégager un autofinancement net durable « gage de la pérennité de l'action municipale en matière budgétaire. »
Jean Batilliet
L'Union 20/12/2006

Ca bouchonne à La Poste
Après 15 jours de fonctionnement après travaux à La Poste Epernay central, un premier bilan fait apparaître que le mobilier est mal adapté. Et si les locaux ont gagné en esthétique, les files d'attente n'ont pas diminué.
«NOUS avons rouvert le 1er décembre, après deux mois de travaux, alors qu'on n'a fermé qu'une journée et demi seulement au lieu des 4 semaines prévues ».
Quinze jours après la réouverture, Daniel Cardon, directeur d'Epernay principal, est assez satisfait de la rapidité de la modernisation d'Epernay principal.
Alors que le bureau de Reims-Cérès s'apprête à fermer le 17 janvier pour deux mois, pour le même check up.
Cette rénovation représen-te 300.000 € de travaux auxquels s'ajoutent 80.000 € de mobilier.
« C'est le premier bureau ainsi modernisé dans le département ».
Avec 700 usagers par jour en moyenne, la fréquentation est tombée à 500-600 personnes par jour pendant les travaux.
Depuis le début de l'année, 158.000 opérations courrier-colis ont été traitées. Et devraient avoisiner les 180.000 en fin d'année.
« On n'a pas eu de plaintes, mis à part pour la boîte de courrier installée au sol, mais on a rectifié le tir et mis en service une boîte aux lettres fermée. »
« Un mobilier de banque »
Selon le directeur de la Poste, « il n'y a aucune plainte. Les gens ont fait comme nous, ils ont pris leur mal en patience ».
Pour les 22 agents qui se relaient sur ce bureau, l'ouverture des trois guichets provisoires n'a pas été évidente à assurer.
« Les gens trouvent l'endroit beau. Certains viennent juste pour voir », commente Daniel Cardon.
« C'est encore un peu nu, on est dans la phase de rodage ». La semaine dernière, les frises n'étaient pas posées.
Les travaux de peinture restent à achever le long d'un guichet à droite et à l'arrière du bureau de Poste. Les cadres à accrocher.
A quelques jours de Noël, le directeur concède que « pour les paquets en instance, notamment en période de fêtes, ce n'est pas complètement approprié : certains ne rentrent pas dans les meubles, le mobilier étant conçu pour la banque postale ».
Pour pallier à ce type de désagrément, des solutions sont étudiées pour installer les gros paquets sur le côté.
« Le portillon que nous venons d'installer va sauter et les paquets seront rangés derrière une porte haute. » Des meubles plus adaptés vont être installés, hors de la vue de la clientèle.
« Il faut aussi un temps d'adaptation. On a reçu les fauteuils neufs seulement jeudi. Il faut que chacun trouve ses marques ».
« 200 objets/jour en période de Noël »
Lundi matin, 5 sacs de colis à trier sont arrivés à la Poste. « Nous avons une personne malade ce matin, donc seulement 3 guichets ouverts », remarquait le directeur.
Alors qu'en cette période de Noël, 200 objets par jour, colis et lettres recommandées, transitent par ce bureau, du 13 au 23 décembre.
« Les derniers jours, les gens prennent même des Chronospost ».
A 11 h 40, alors que 18 personnes patientaient en file indienne, il ne restait plus que deux guichets ouverts.
Dans la file d'attente, Marie-Josée Hubert, Sparnacienne employée dans la restauration a attendu plus de trente minutes.
« Je n'ai que mon lundi de libre. Tout à l'heure, il n'y avait pas trop de monde, mais pour envoyer un mandat cash, on m'a demandé une pièce d'identité que je viens d'aller rechercher. C'est tout de même long ».
Fabienne Nouira-Huet
L'Union 20/12/2006

Baisse des taux des contributions directes
En fonctionnement, les efforts produits depuis 5 ans permettent d'envisager une baisse des taux des contributions directes en 2007. Une recette identique a été inscrite au budget primitif, la ville ne disposant pas encore des bases qui ne sont transmises qu'au premier trimestre 2007.
La progression des produits de gestion courante est essentiellement due à la progression des taxes additionnelles aux droits de mutation, compte tenu de l'évolution du marché immobilier (+ 230.000 euros). Elle s'accompagne d'une augmentation de l'amortissement des subventions transférables (+ 96.000 euros) liée aux importantes subventions de l'ORU.
Année de réalisation
Enfin, la ville note un accroissement des recettes auparavant perçues par la Caisse des Ecoles suite au transfert de l'activité de celle-ci à la ville courant 2006. « Tout en étant le résultat du choix que nous avons fait en 2001, l'année 2007 constitue une étape importante pour le développement d'Epernay. Loin d'être une année de transition, elle est bien une année de réalisations et de concrétisations qui, à la fois, améliorent les conditions de vie des Sparnaciens et préparent l'avenir de notre ville », a commenté Franck Leroy.
Sur l'investissement Bernard Gosse (PS) a manifesté une légère inquiétude. « 6,5 millions d'euros d'investissement pour l'avenue de champagne c'est beaucoup ! J'espère qu'il n'y aura pas de participation plus conséquente. »
Odile Kopp (PC) souhaite, pour sa part « qu'on oublie pas les petites rues dans le cadre de la rénovation de la voirie. »
J.B.
L'Union 20/12/2006

Feralco : une entreprise qui en connaît un rayon.
La société sézannaise achève pour Renault, le plus grand chantier de son histoire. Un contrat de plus de 10 millions d’euros décrochés au nez de ses concurrents européens. Implantée dans la zone industrielle de Sézanne, Feralco affiche une santé exceptionnelle et un CA de 42 millions d’euros pour l’année 2005 et compte aujourd’hui 110 salariés.
L'UNION EPERNAY du 19/12/2006 (en page A)

Habitat : le plan d'action de la communauté
La communauté de communes Epernay pays de champagne vient de recenser l'existant et les besoins en matière de logement dans ses 13 communes. L'enjeu est de présenter 212 logements par an adaptés à l'évolution de l'offre.
Dans les années à venir, le plan local d'habitat souhaite créer 212 logements par an pendant 6 ans, dont 40 % dans le privé.
En s'appuyant sur le postulat d'un retour à la croissance de la population. Chantal Laluc, vice-présidente de la commission habitat à la communauté de communes Epernay pays de champagne s'appuie sur le contexte socio-économique dans le territoire des 13 communes (voir encadré).
Ce programme local de l'habitat (PLH) va s'établir à partir de l'analyse de la situation à l'échelle de la communauté et des spécificités de chaque commune la composant, confiée à un cabinet. Le diagnostic sera défini et présenté en février.
Accession à la propriété, logement social, collectif et individuel : c'est actuellement une obligation du programme local pour les CCEPC avec une compétence habitat que d'établir un état des lieux de l'existant.
« Jusqu'ici, les communes faisaient des projets en ordre dispersé, l'objectif est d'établir une politique commune ».
« On ne répond pas aux besoins »
Il ressort du diagnostic du programme local de l'habitat des besoins forts.
La décohabitation des jeunes, les divorces et séparations font émerger de nouvelles nécessités avec des logements multipliés par deux, ce qui se vérifie aussi sur le plan national.
Selon Frédérique Ropert, directrice de l'Habitat et de Vie sociale à la CCEP, il y a aussi nécessité de renouveler le parc, pour remplacer les logements anciens ou insalubres ainsi que les logements de Bernon, dont 500 vont être démolis et environ 200 reconstruits.
Locatif social : 90 % à Epernay
Il y a aussi les attentes démographiques ainsi qu'une nécessaire fluidité du marché.
« Il faut avoir un volant de logements qui dépasse les besoins pour répondre à de nouveaux arrivants, pour que la politique de l'habitat suive la politique économique ».
Le bassin de la CCEPC représente 30 % de logements sociaux, dont 90 % sur Epernay (3900 logements dont 35 % du locatif social).
Alors que la moyenne nationale met l'obligation légale à 20 %.
Selon Chantal Laluc, « il faut se réorienter par rapport aux besoins : garder 40 % de logement locatif ou en accession à la propriété privée ».
Actuellement, 500 permis de construire en locatif privé sont programmés sur la CCEPC, « à des coûts plus élevés que du logement social ».
« 25 % en accession intermédiaire avec le prêt au taux zéro soit 53 logements par an et 8 % en accession sociale soit 17 logements par an : on est locataire puis on devient accédant sur le même logement ».
27 % en locatif aidé soit 56 logements et 40 % en locatif ou accession privée soit 86 logements.
Les seniors et les juniors
« Avec pour perspective de voir les plus de 60 ans représenter près de 30 % de sa population à l'horizon 2020, la communauté de communes doit se poser la question de l'offre en habitat et de l'hébergement ».
Les personnes âgées veulent rester chez elles, indépendantes avec une proximité de services. Toute une réflexion est menée pour leur maintien dans les petites communes.
Quant aux jeunes, qui représentent 25 % de la population de la communauté, l'ouverture par Sonacotra d'une résidence sociale de plus de 50 studios dans les locaux de l'ancien foyer des jeunes travailleurs (notre édition de jeudi) constitue une première réponse.
Fabienne Nouira-Huet
L'Union 16/12/2006

Le Prétoire a (enfin) trouvé son entrepreneur
Huit mois et 300.000 € de plus auront été nécessaires pour voir enfin débuter les travaux au Prétoire. Jeudi, au terme d'une longue procédure, les élus ont approuvé le marché du lot « maçonnerie » resté longtemps infructueux.
«Deux possibilités s'offrent à nous. Refuser le marché et par conséquent nous engager dans une nouvelle procédure de consultation ou bien approuver le marché et gagner deux mois sur le début des travaux ».
Jeudi soir, les élus sézannais ont dû se pencher sur une question supplémentaire lors de la séance du conseil municipal. En toile de fond, les travaux de réhabilitation de la salle du Prétoire. Initialement programmés en mai 2006, les premiers coups de pelle devraient être donnés au tout début de l'année 2007.
« Je pense maintenant qu'il faut y aller », a lâché Philippe Bonnotte en présentant, à nouveau, le dossier. L'hésitation n'aura donc été que de courte durée. Les élus municipaux décidant de suivre le maire de Sézanne, approuvant par là même le marché pour le lot n° 1 portant sur le curage, la démolition, la maçonnerie et surtout le gros œuvre.
La piscine également touchée
Pour mémoire, dans la perspective des travaux de réhabilitation et d'extension du Prétoire, une 4e consultation avait dû être lancée pour trois des 17 lots qui n'avaient pas fait jusqu'à présent l'objet d'offres de la part des entreprises. Le conseil municipal avait été réuni au cours du mois d'août pour approuver les 14 lots. Restaient à pourvoir les lots n° 1, n° 5 (cloisons, doublages) et n° 16 (métallerie) restés infructueux.
« Sans maçons, les travaux du Prétoire ne peuvent débuter », assurait à l'époque, l'édile. Il existait bien des candidats mais qui n'ont pas donné suite. Les explications sont multiples. Le phénomène ne semble pas surprendre outre mesure du côté de la municipalité.
« Les entreprises ont peur de s'engager dans un chantier aussi délicat que celui du Prétoire. Une tendance qui semble se généraliser dans l'ensemble du département ». Renseignements pris auprès d'une entreprise locale, le maire s'était vu confirmer qu'il existait peu de personnel qualifié dans un secteur aussi sensible.
Il semblerait d'ailleurs que cette pénurie ait des répercussions sur les travaux de la future aire d'accueil des gens du voyage « et même sur la réfection des plages de la piscine plein air ».
714.012 €
Finalement, deux propositions chiffrées ont été déposées pour le lot n° 1. Après examen par la commission d'appel d'offres et analyse technique par le maître d'œuvre, le conseil municipal a été sollicité afin d'approuver le marché avec une société installée dans le Val d'Oise pour un montant de 714.012 €.
« Soit 300.000 € de plus que l'estimation initiale », concédait Philippe Bonnotte tout en poursuivant : « En ce qui concerne les lots déjà pourvus, nous avons effectué une économie de 150.000 €. D'une façon générale, il n'y aura pas de problème car nous avons dégagé les moyens nécessaires lors du vote du budget supplémentaire ».
Il convient désormais de déclarer les lots 5 et 16 infructueux et de relancer une nouvelle procédure. « Et même si ces deux corps de métier ne doivent intervenir qu'en fin de chantier, il y a malgré tout urgence ».
Corinne Lange
L'Union 16/12/2006

Habits de lumière à Epernay : retour aux années folles…
Epernay s’apprête à accueillir plus de 25 000 visiteurs pour la 7e édition d’Habits de Lumière dans sa prestigieuse avenue de Champagne !
L'UNION du 14/12/2006 (en page 24)

Champagne Bricout : nouvelles mises en examen.
La faillite en 2003 du groupe Martin, l’un des principales maisons du négoce (champagnes Bricout et Delbeck) est toujours entre les mains de la justice. Deux commissaires aux comptes viennent d’être mis en examen dans ce dossier qui avait ébranlé la Champagne et laissé un impressionnant passif évalué à environ 150 millions d’euros.
L'UNION du 14/12/2006 (en page 15)

50 à 65 studios créés au FJT !
Resté à l'abandon depuis 3 ans après liquidation judiciaire, l'ancien foyer des jeunes travailleurs racheté par Sonacotra va être transformé en 50 à 65 studios équipés. Il accueillera dès 2008 les jeunes majeurs.
La liquidation judiciaire de l'association du foyer des jeunes travailleurs d'Epernay et sa région a été prononcée, le mercredi 23 juillet 2003, par jugement du tribunal de grande instance de Châlons-en-Champagne.
Après trois ans d'abandon, le FJT qui existait depuis 1969 avec un hébergement d'une capacité de 90 lits a été racheté début août par Sonacotra au Toit Champenois, propriétaire des murs.
Un appel d'offres pour les travaux
Christian Bergon est le directeur de l'agence départementale de la Marne Sonacotra, basée à Reims. « Sonacotra s'occupe du logement très social. Nous souhaitons transformer l'immeuble du FJT en résidence sociale spécialisée dans les jeunes majeurs ». Soit la tranche d'âge de 18 à 30 ans.
« Qu'il s'agisse de jeunes en stage, en insertion professionnelle, l'immeuble sera à destination des jeunes en difficulté mais qui ont un projet et qui peuvent payer les loyers modérés conventionnés par APL ».
Le bâtiment actuel va être entièrement restructuré. « Nous allons lancer l'appel d'offres pour réaliser des studios entièrement autonomes. 50 à 65 logements sont prévus. Les travaux devraient débuter au 1er semestre 2007 et seront réglés par les financements du logement social dont la direction déléguée à l'Equipement » annonce Christian Bergon.
Lequel prévoit l'entrée des jeunes dans cette résidence au 2e semestre 2008, si tout va bien.
« Il y avait une réelle demande sur Epernay, cela fait aussi partie du programme local d'habitat ».
Les jeunes en formation, en insertion ont besoin de ce type de logement autonome. « Le foyer des jeunes travailleurs y répondait en partie, mais c'est fermé depuis 3 ans ».
Chaque studio sera équipé de sa kitchenette, de sa douche, etc. Mais il n'y aura pas de prestation de repas.
Les jeunes : 25 % de la population
L'image donnée par Sonacotra ne correspond plus à la réalité. « Sonacotra a longtemps été associée aux travailleurs immigrés. Ce n'est plus vrai aujourd'hui, on loge les populations françaises en précarité » déclare Christian Bergon. Sonocotra va d'ailleurs changer de nom. Celui-ci sera dévoilé le 23 janvier 2007.
Pour Chantal Laluc, vice-présidente de la commission Habitat de la communauté de communes Epernay pays de Champagne, « la perspective prochaine de l'ouverture par Sonacotra de cette résidence sociale dans les locaux du FJT constituera une réponse supplémentaire dans la palette des produits proposés aux jeunes ».
Ceux-ci représentent 25 % de la population de la communauté de communes. 34 % des jeunes en CDI sont à la recherche d'un logement. La mission locale accueille 500 jeunes dont 20 à 30 % en grande précarité par rapport au logement.
Plus de la moitié des demandes d'hébergement temporaire déposés au club de prévention émanent des jeunes.
Pour y répondre, actuellement, les bailleurs sociaux proposent des réponses adaptées aux besoins de cette population avec mise à disposition de logements meublés soit 24 sur Epernay et 12 sur Avize, des facilités de paiement du dépôt de garantie et la reconversion des studios en meublés à destination des jeunes salariés en période d'essai.
Fabienne Nouira-Huet
L'Union 14/12/2006

Viteff au Millesium : le début d'un bras de fer
La pérennité du Viteff au Millesium ne serait pas totalement assurée. La CCI de Reims-Épernay veut renégocier avec la communauté de communes Épernay Pays de Champagne le coût de la prestation. Info ou intox ?
Une tempête dans un verre d'eau ? Les avis sont partagés après le débat lancé, à Reims, au cours de la dernière assemblée générale de la chambre de commerce et d'industrie de Reims-Epernay. « Je n'ai pas compris les interventions des responsables de la CCI lors de cette réunion alors que nous sommes en pleine négociation » explique Michel Boulonnais, président de la communauté de communes et du Millesium.
En substance le président de l'assemblée consulaire, François Cravoisier, avait déploré le coût de l'organisation de la bien- nale au Millesium. Il proposait que les collectivités du bassin sparnacien mettent la main à la poche.
Le coût de la prestation dans la capitale du champagne s'élève à 250.000 euros. Or le budget prévu par la CCI pour ce salon est de 160.000 euros. Il manque donc 90.000 euros que la CCI voudrait voir financer par les communes du bassin d'Épernay, voire par la Région Champagne-Ardenne et le département de la Marne.
Yves Bénard, vice-président de la CCI de Reims-Epernay, en charge du secteur sparnacien, rejette toute volonté de polémique. « Nous sommes sur le même bateau. Il est normal d'avoir des repères afin d'apporter une solution qui convienne aux exposants. Ce n'est pas simple » Il ne cache pas qu'un devis a été demandé au parc des expositions de Reims. « Nous devons rencontrer les responsables de la communauté de communes début janvier 2007. Il est urgent de communiquer les conditions financières aux exposants. Nous pensons qu'il faut envisager un partenariat plus large pour éviter d'alourdir leur charge »
Des propos qui laissent Michel Boulonnais dubitatif : « L'an dernier le coût de la prestation pour le Viteff s'est élevé à 206.000 euros. Comment pourrait-on baisser nos tarifs alors que la CCI nous demande des prestations supplémentaires ? »
Des retombées considérables
Une chose est sûre : l'édition 2007 du Viteff aura lieu à Épernay et au Millesium. « Cet équipement est un outil au service d'une ambition. Lorsque les élus de la communauté de communes Épernay Pays de Champagne ont décidé de le créer, ils affirmaient leur soutien à la filière des industries connexes au champagne. Avec un objectif : offrir une vitrine économique et commerciale en accord avec les ambitions affichées pour les manifestations majeures que sont le Viteff et le Viti-Vini » explique Michel Boulonnais. Et de rappeler, au passage, que 67 % de ses industries se trouvent dans le bassin de vie sparnacien.
Le président de la communauté concède volontiers que l'équipement n'est pas suffisant, en surface, pour accueillir la totalité des 400 exposants et qu'une structure de location complémentaire est indispensable. « Mais il n'était pas possible de construire un parc d'exposition aussi grand pour une seule biennale »
Michel Boulonnais réaffirme son attachement au Viteff qui offre de nombreuses retombées économiques pour les com- merces, hôtels, restaurants et autres entreprises locales. « La communauté y participe d'ailleurs activement au travers d'un comité d'organisation et par le biais des Prix de l'innovation ou des animations dédiées à l'emploi.» Le président du Millesium estime, en outre, que l'équipement « doit être géré comme une entreprise. »
Jean Batilliet
L'Union 14/12/2006

RN 51 : le stress tous les matins
Le problème de dangerosité de la RN 51 est toujours d'actualité. Et les Sparnaciens travaillant à Reims ne disposent pas toujours d'horaires de train adaptés qui leur permettraient de ne pas prendre leur voiture.
Quatorze accidents en 2005 au cours desquels 24 personnes ont été blessées et 3 tuées. Au mois de novembre, le nombre d'accidents pour 2006 s'élevait à 16, avec 14 blessés et 4 tués.
Ces tristes chiffres sont ceux relevés sur la route nationale 51, entre Reims et Epernay.
Marie-France Gérard habite à Epernay. Depuis 3 ans, elle est attachée d'administration au CHU de Reims. Tous les matins, elle emprunte la RN 51 pour se rendre à son travail. « Quotidiennement, c'est une file indienne de voitures dans les deux sens », témoigne Marie-France, « Cette route représente un véritable danger. Je connais une vingtaine de personnes qui font l'aller-retour tous les jours, et nous voyons un accident quasiment toutes les semaines. » Vendredi dernier encore, c'était l'une de ses collègues qui se faisait emboutir. Pour ces usagers, une déviation ne serait pas forcément une solution : il y aura toujours 56 km à faire chaque jour sur une route où la circulation est abondante, impliquant stress et fatigue.
Deux lignes en une
Marie-France Gérard et plusieurs de ses collègues seraient prêts à prendre le train, mais un problème d'horaires se pose : « Le matin, il y a un train à 6 h 29, 6 h 41 ou 8 h 04. Mais rien aux environs de 7 h 15, 7 h 30 Pourquoi ces horaires sont-ils si inadaptés à des horaires professionnels ou scolaires ? ».
La réponse est donnée par Nicolas Gindt, directeur du TER pour la Champagne-Ardenne : « Il y a deux types de trains qui circulent sur cet axe : des trains nationaux qui déservent Charleville, Reims, Paris par exemple et des TER. L'organisation est donc complexe, d'autant plus que ce trafic ne dispose que d'une seule voie de circulation rendant la fixation des horaires difficiles. »
Mais tout devrait aller mieux pour les déplacements locaux en juin 2007.
Meilleurs horaires en 2007
« Lorsqu'il y aura le TGV, les TER seront les seuls à assurer la desserte entre Reims et Epernay. Les horaires devraient donc être plus adaptés », indique le responsable des TER, « Nous travaillons dès aujourd'hui avec le conseil régional qui aura la compétence, pour aménager au mieux les horaires. »
Jean-Paul Angers, conseiller régional et président du Comité ligne Vallée de la Marne, confirme : « A l'arrivée du TGV, la ligne Epernay-Reims sera alors placée totalement sous l'autorité organisatrice du conseil régional de Champagne-Ardenne et les horaires seront entièrement recomposés pour tenir compte des besoins locaux. La croissance du nombre de voyageurs par voie ferrée entre Epernay et Reims est souhaitable pour répondre aux aspirations de sécurité exprimées par les usagers de la route, mais également dans un souci de développement durable. » Seule réserve émise par le conseiller régional : « Lorsqu'il y a un transfert de compétence, l'Etat doit opérer une compensation financière. Elle est actuellement insuffisante, mais nous négocions actuellement avec le ministère des Transports. »
Aurélie Guille
L'Union 13/12/2006

« Avize cyclos » est né !
Les cyclos ont tenu leur assemblée générale à la salle des ventes d'Avize. Le président Patrick Gruson a présenté le bilan de la saison 2006 « riche en événements ». L'événement majeur a été la séparation de la section cyclos d'avec le Vélo club avizois. Ainsi « Avize cyclos » a vu le jour, son bulletin (officiel) de naissance porte la date du 3 octobre 2006. Avec l'aide des partenaires, les 27 licenciés portent de nouveaux maillots à dominante grise.
Après le rapport financier, présenté par Marylise Kwasnik, il était question des projets 2007, dont la 4e édition de l'Avizoise le 22 avril sur un nouveau parcours et une sortie dans le Jura les 15, 16 et 17 juin, organisée par Jean-Pierre Dast.
Le conseiller général-maire d'Oger, licencié au club, s'est adressé au bureau : « Bravo pour avoir réussi la continuité ». Pascal Desautels compte provoquer une rencontre sur les cantons d'Avize et de Vertus afin de faire progresser l'idée de randonnée des villages fleuris. La date pourrait être autour du 14 juillet, anniversaire du succès au concours européen. Le but de la manifestation est de montrer les forces vives des communes, de mettre en valeur les produits régionaux et d'attirer du monde par le biais du milieu sportif.
L'adjoint au maire d'Avize, Gilles Bonville, a salué « un club dynamique avec beaucoup d'ambition ». quant à la scission « la commune en a pris acte. et respecte ce choix ».
L'Union 12/12/2006

Exposition, dédicaces et dégustations à l'office de tourisme
L'office de tourisme propose, dans le cadre des Habits de Lumière, une exposition-vente d'ouvrages sur le vin de champagne, les mythes et légendes de Champagne, la gastronomie champenoise et le tourisme régional, et sur les Années Folles. Du livre de contes champenois à l'ouvrage sur les prestigieuses maisons en passant par le guide du vocabulaire du champagne : une centaine d'ouvrages seront présentés.
Le samedi après-midi : séance de dédicaces avec, notamment, Philippe-Emmanuel Champin et Olivier Adam pour « Loges de vignes », Catherine Coutant pour l'ouvrage « Champagne, le bois sans modération ».
A l'occasion de ces dédicaces, une mini-conférence et une dégustation de champagne élevé sous bois permettront aux visiteurs d'en savoir plus.
L'office de tourisme accueillera également une exposition de documents philatéliques sur le thème des Années Folles, proposée par l'Association Philatélique Sparnacienne.
Vendredi 15 décembre de 13 h 30 à 17 h 30. Samedi 16 de 9 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h 30 (dédicaces l'après-midi). Dimanche 17 de 10 à 16 heures.
L'Union 12/12/2006

Habits de lumière : modifications de circulation et de stationnement
Les Habits de Lumière qui auront lieu le vendredi 15 décembre autour de l'avenue de Champagne entraîneront les restrictions de circulation suivantes :
A partir de 9 heures, stationnement interdit avenue de Champagne (entre la place de la République et la rue Emmanuel Chabrier) ; rue Maurice Cerveaux (entre la rue Saint-Victor et la rue Henri Martin) ; rue Jean Chandon (entre l'avenue de Champagne et la rue Edouard Fleuricourt).
A partir de 16 heures, la circulation et le stationnement seront interdits rue Jean Chandon-Moët (entre l'avenue de Champagne et la rue Édouard Fleuricourt).
A partir de 17 h 30 et jusqu'à minuit : place de la République, la circulation sera interdite sur la partie de l'anneau giratoire comprise entre la rue Édouard Fleuricourt et la rue Jean Moët afin de permettre la mise en place d'une montgolfière.
La circulation se fera à contresens sur la partie de l'anneau restante et sur la voie la plus proche de l'îlot central, depuis la rue Édouard Fleuricourt vers la rue Jean Moët.
L'accès à la rue du général Leclerc sera interdit depuis la voie à contresens. La vitesse sera limitée à 30 km/h.
Avenue de Champagne : la circulation sera interdite depuis la place de la République jusqu'à la rue Emmanuel Chabrier (lieu de la manifestation). Une tolérance d'accès sera accordée aux visiteurs de la maison de champagne « Comtesse Lafond » au 79, avenue de Champagne. Une limitation de vitesse à 30 km/h sera installée sur l'entrée d'agglomération (sens Chouilly - Epernay). La circulation entrante (RD3) sera déviée sur l'itinéraire suivant : rue Emmanuel Chabrier, avenue Beethoven, rue Charles Gounod, avenue du Vercors, rue Maurice Cerveaux.
Rue Croix de Bussy : la circulation serra interdite entre la rue de Bernon et l'avenue de Champagne.
Rue Godart Roger : la circulation sera interdite entre la section rue Henri Lelarge et l'avenue de Champagne.
Rue d'Alsace : la circulation sera interdite entre la rue de Metz et l'avenue de Champagne.
Rue René Lemaire : la circulation sera interdite entre la rue de la Crayère et l'avenue de Champagne.
Rue de Lorraine : la circulation sera interdite entre la rue René Lemaire et l'avenue de Champagne.
Rue de Verdun : la circulation sera interdite entre la rue de Metz et l'avenue de Champagne.
Etant donné que la rue de Verdun devient une impasse, la circulation entrante (Pont de Marne) sera déviée depuis la rue Pierre Semard vers la place Pierre Mendès-France.
Cour de la gare SNCF : une déviation vers Reims, pour le délestage du boulevard de la Motte, sera implantée sur l'itinéraire suivant :
Rue Pierre Semard, place Pierre Mendès-France, cour de la gare, gare routière, rue E. Duchâtel, rue Henri Dunand, place des Martyrs de la Résistance.
Rue Jean Moët : la circulation sera interdite depuis l'avenue de Champagne vers la rue Edouard Fleuricourt.
Rue Pupin : la circulation sera interdite depuis l'avenue de Champagne vers la rue de Reims.
A 22 heures, repliement de la montgolfière et dévoiement de la circulation à contresens.
La circulation sur le giratoire de la place de la République sera rétablie à la normale.
A minuit, dès la fin de la manifestation, réouverture de l'ensemble des voies avec dépose des barriérages et déviations.
L'Union 11/12/2006

L'œuvre de Giotto par Patrick Demouy
Jeudi après-midi au palais des fêtes, le président de l'université de Reims, Patrick Demouy, était l'invité de l'Institut universitaire du temps libre d'Epernay. Professeur d'histoire du moyen âge, il a reçu le 1er prix Gobert de l'académie des inscriptions et belles lettres pour son livre « Les archevêques de Reims et leur église aux XIe et XIIe siècles », paru l'an dernier.
Il a parlé jeudi de Giotto di Bondone (1266-1337), peintre et architecte italien, de la région toscane de la fin du moyen âge. Les fresques de la vie de Saint-François à Assise qu'il a peintes à Florence (église Santa Croce), à Assise (basilique Saint-François) et à Padoue (chapelle de l'Aréna), figurent parmi les sommets de l'art chrétien. Pendant sa conférence, Patrick Demouy a présenté des diapositives pour conter l'œuvre de Giotto. Fait du hasard des dates, la conférence était donnée le jour de la Saint-Ambroise, ce que Patrick Demouy n'a pas manqué de souligner.
La prochaine conférence, sur le thème « Il y a 50 ans, la crise de Suez » par Michel Petit, est programmée le jeudi 14 décembre à 14 h 30 au palais des fêtes.
L'Union 11/12/2006

Quartier Bernon : la déconstruction s'installe
Démolir, c'est commencer à reconstruire. Le chantier de déconstruction de Bernon prend ses marques à Bernon. La plus grosse opération depuis 30 ans à Épernay.
Les travaux de déconstruction de Bernon ont commencé. « L'opération est complexe car il faut détourner des réseaux, réaliser des travaux de voirie, procéder à des opérations de désamiantage », explique Franck Leroy, maire d'Épernay, qui a participé lundi soir à une réunion publique d'information concernant le déroulement du chantier.
« Dans quelques jours, nous allons commencer l'installation du chantier. La démolition commencera en février 2007 », souligne le premier magistrat d'Épernay. Ce dernier a reconnu que la phase de préparation n'était pas évidente, en raison notamment des difficultés rencontrées par les promoteurs du chantier avec EDF « qui ne jouerait pas le jeu » selon eux.
Certains riverains regrettent d'avoir été privé d'éclairage public un peu tôt, d'autres de ne pas savoir encore dans quel nouveau logement ils vont être affectés. Mais tout cela devrait rentrer dans l'ordre petit à petit compte tenu de la compétence et du savoir-faire des entreprises recrutées. L'opération a été confiée au leader européen de la spécialité.
L'opération de déconstruction, qui devrait durer jusqu'en 2008, se déroulera de la manière suivante.
Equipements publics
Pour la Maison pour tous, le démarrage des travaux est prévu en avril 2007 et la fin des travaux fin 2007-début 2008. Pendant les travaux, les activités de la MPT seront transférées en grande partie dans l'ancienne école Bernon Village. La MPT sera fermée pendant les vacances de Noël pour cause de déménagement. Le démarrage des travaux de la salle polyvalente et des locaux associatifs démarreront en avril 2007. Fin des travaux fin 2007-début 2008.
Démolition
La déconstruction de 391 logements, de la dalle Debussy et de 23 garages aériens aura lieu à partir de janvier 2007. Actuellement les entreprises préparent le chantier, procède à la dépose des éclairages publics, du mobilier urbain, des aires de jeux, du déplacement des réseaux d'eau, de chauffage, électricité, gaz. Ce qui ne va pas sans poser, parfois, quelques problèmes de coupure. Intempestives.
A partir de janvier les entreprises procéderont à la purge et au curage des immeubles, dépôt des tuyauteries, portes, serrureries, isolation.
Au printemps aura lieu l'arrivée des engins de démolition.
Les techniques utilisées
Compte tenu de la concentration de l'habitat dans le quartier, où vivent encore 2.500 personnes, il n'y aura pas d'explosion d'immeubles. Les techniques retenues sont l'écrêtage, le grignotage et la démolition mécanique à l'aide d'engin très spectaculaire dont une pelle de 128 tonnes qui arrivera grâce à six convois exceptionnels.
Les contraintes
La 1re phase de démolition commencera dans le périmètre Bizet, Debussy, Chopin, Middelkerke, Delibes et Liszt. Toute la difficulté est de démolir en site habité, de gérer la forte déclivité du quartier qui génère des poussées techniques, augmentées par le poids des immeubles de grande hauteur. La démolition de l'ancienne station service ne sera pas, non plus, une partie de plaisir.
La sécurité
Les dispositifs de sécurité seront draconiens. « C'est un élément fondamental du chantier », a expliqué Franck Leroy. Un gardiennage sera assuré 24 heures sur 24 pour éviter tout risque d'intrusion des enfants sur le chantier, tout vol et tout accident. Un homme trafic est par ailleurs recruté pour gérer toute la circulation des camions et engins. L'accès au chantier sera strictement interdit au public.
Jean Batilliet
Toutes les photos de démolition ont été prises sur des chantiers extérieurs à Bernon. Mais tous les engins présentés seront utilisés sur le quartier.
L'Union 06/12/2006

Germaine Urbanisme : règles et orientations
Lundi soir, au foyer rural de Germaine, une cinquantaine de personnes avait répondu présent à l'invitation du maire, Daniel Godfroy, pour la présentation du projet de Plan local d'urbanisme (PLU) qui va se substituer au Plan d'occupation des sols (POS).
Delphine Montoya, architecte du bureau d'étude chargé de l'élaboration du PLU, a présenté l'avancement de l'étude qui a débuté au mois de mai 2006, après avoir rappelé qu'il s'agissait d'un document de référence que la commune utilise pour traiter toutes les demandes d'occupation des sols, tout projet susceptible de modifier le paysage urbain devra respecter les règles et orientations définies. Le PLU permet à la commune d'établir ses prévisions et de déterminer ses objectifs sur les plans urbains, humain, économiques. Il définit les orientations d'urbanisme et d'aménagement en vue de favoriser le développement de la commune et préserver la qualité architecturale et l'environnement.
C'est ainsi que le territoire communal est divisé en quatre catégories de zones : les zones urbanisées (U) comportant des terrains viabilisés constructibles immédiatement ; les zones à urbaniser (AU) ou zones d'habitat futur avec des réseaux insuffisants voire inexistants ; les zones agricoles (A) comportant des terrains à destination purement agricole ; les zones naturelles (N) avec des terrains à vocation paysagère et naturelle, pouvant comporter un habitat isolé, mais où la construction est limitée voire interdite.
Pour chaque zone, le règlement défini quatorze articles : constructions interdites, comment construire (hauteur, aspect, implantation.).
Des annexes constituent les pièces complémentaires concernant les réseaux, les servitudes, les arrêtés préfectoraux.
La présentation au public voit l'aboutissement de la première phase de la procédure. Une réunion qui a permis à quelques propriétaires fonciers de demander quelques modifications de zonage qui seront étudiées en conseil municipal.
Après arrêt du dossier semi-définitif, la deuxième phase concernera la consultation du document par les services de l'État, l'enquête publique, les corrections et ajustements à apporter avant l'approbation du dossier final et l'entrée en vigueur du PLU.
Les deux phases devraient s'étaler sur une période d'environ 18 mois.
L'Union 06/12/2006

Cramant Elargissement d'un virage rue du Moutier
La rue du Moutier subit actuellement quelques modifications dans le virage à l'angle de la rue Léon-Bourgeois. A la suite de la mise en place du nouveau plan local d'urbanisme, il existait un emplacement réservé sur une partie de terrain d'un riverain. Celui-ci a accepté de participer à l'élargissement de cette rue dans le cadre des travaux qu'il exécutait.
Cette décision se justifie aussi par l'accident qui s'est produit, il y a un an, entre un enjambeur et un deux roues, qui a fait un blessé.
La visibilité accrue devrait faciliter la circulation et limiter les risques d'accident sous réserve du respect des limitations de vitesse.
L'Union 06/12/2006

Pacemetal à Connantre une petite société qui grimpe
Spécialiste des escaliers métalliques, Pacemetal s'est fait un nom au niveau national. Après quelques années mouvementées, la société a été reprise cet été par le groupe Amiquar.
Vous avez sans doute déjà gravi les marches d'un escalier Pacemetal sans le savoir. A l'hôpital, au syndicat d'initiative ou dans le théâtre d'Epernay, au lycée Libergier de Reims, chez France Télécom à Chalons-en-Champagne, la signature de la société connantraise est discrète mais très présente dans la région. Ailleurs en France aussi.
Niche industrielle
Depuis sa fondation il y a quarante ans par Raymonde Pace dans les années 1960 cette petite entreprise est, depuis, devenue l'un des leaders sur le marché de la conception et de la fabrication des escaliers métalliques hélicoïdaux, de secours ou de prestige.
Et le groupe d'investisseurs Amiquar, spécialisé dans la reprise de PME industrielles, ne s'y est pas trompé en acquérant fin juin la société à 70 %, le reste étant financé par l'Irpac (l'institut régional de participation Ardenne Champagne). « Notre stratégie est de racheter des entreprises qui fonctionnent bien, qui ont du potentiel et qui se trouvent dans des niches, c'est le cas de Pacemetal », constate Sylvie Owen, la nouvelle présidente-directrice-générale.
Image de marque
Si la société est en pleine forme aujourd'hui, ce n'était pourtant pas dit qu'elle survivrait il y a douze ans. L'été 1994, beaucoup, sur les soixante employés actuels, s'en souviennent encore. Dépôt de bilan, menace de fermeture, licenciements. Reprise d'abord par Rennepont, les employés ont vu se succéder plusieurs actionnaires. Le dernier en date, Olivier Rougeot Darty, a laissé son nom Ð « provisoirement ! », précise Sylvie Owen Ð à l'entreprise qui s'appelle officiellement ORD-Pacemetal.
Habillés de bois, d'inox ou d'autres matériaux, les escaliers Pacemetal sont à angle droit, en courbe ou en forme hélicoïdale. Au bureau d'études, cinq personnes travaillent sur la conception de ces escaliers, « adaptés aux contraintes de chaque bâtiment, suivant les normes réglementaires », souligne encore Sylvie Owen.
Tout est ensuite fabriqué dans les 6.000 m2 d'ateliers. 1.200 escaliers sortent ainsi de Pacemetal chaque année. Livrés en kit, ils sont ensuite montés sur place par des professionnels.
En 2006, le chiffre d'affaires a atteint les 6 millions d'euros, « le double par rapport à il y a dix ans », et le carnet de commandes 2007 est bien rempli. « Pacemetal est devenu une marque connue et reconnue dans le milieu de la construction, avec une image de qualité, notre objectif est donc de continuer dans le même sens. »
Pas de gros projets d'investissements donc pour l'heure mais une « amélioration constante ». Seul bémol : la difficulté de recruter des métalliers dans la région. Vendredi, six employés ont reçu une médaille du travail pour vingt ou trente années de carrière chez Pacemetal. Et pour continuer à être performante, l'entreprise compte bien trouver la relève.
Clémentine Leyer
L'Union 05/12/2006

La zone de Dizy prend son avenir en mains
Dizy dynamique développement a entrepris la réorganisation de sa zone commerciale. Huit mois après la création de l'association, vingt-huit nouveaux emplois ont vu le jour !
«Le moral y est, 2006 a été bon pour la zone, il s'est passé quelque chose » !
Didier Poulain, président de 3D, l'association Dizy dynamique développement est satisfait.
« Nous avons créé notre association il y a huit mois, avec 27 entrepreneurs indépendants dans le but de nous réorganiser pour redynamiser cette zone commerciale de Dizy, qui commençait à être en grand déséquilibre avec d'autres pôles commerciaux d'Epernay ».
Dernière porte d'Epernay après Val de Champagne, la zone de Dizy, créée il y a 20 ans, se sentait décalée par rapport aux nouvelles zones commerciales émergentes.
« Nous n'avions pas de projet, nous ne pouvions pas avancer », appuie Pierre Kasmi, qui est devenu conseiller technique à la CCI Reims-Epernay.
Dizy touche à l'heure actuelle 22.000 foyers. A la suite du déménagement de Bricorama à l'entrée Nord d'Epernay, une enseigne nouvelle s'est installée en septembre. La solderie Noz a créé onze emplois et attire beaucoup de monde. Un surplus militaire a créé deux emplois.
« Une maquette en janvier »
« Notre problématique c'est de faire venir de nouvelles enseignes ». Il reste 4.000 m2 inoccupés.
« Nous ne sommes pas une association polémique, notre objectif est de rééquilibrer les pôles commerciaux pour qu'il y ait le minimum d'évasion commerciale sur Reims », met en avant Didier Poulain.
Une partie de la zone commerciale de Dizy est sous la tutelle de la commune, une autre partie sous celle de la communauté de communes de la Grande Vallée de la Marne.
« C'est vrai qu'on préférerait que Décathlon soit là. Mais on oublie et on regarde le positif », commente Pierre Kasmi.
L'accès à la zone et la signalétique sont des priorités à traiter.
« Un architecte parisien urbaniste, qui a une bonne vision du commerce et de la proximité, présentera aux élus la maquette de ce que nous voudrions faire en janvier prochain ».
Avec un travail sur l'image, le logo.
Parmi les projets, il y a aussi la création d'un pôle hôtelier reliant les trois établissements Bagatelle, Campanile et Grains d'Argent.
Un projet hôtelier avec le Millésium
« A trois hôtels, nous représentons 164 chambres. Nous allons unifier nos tarifs sur deux étoiles pour travailler avec le Millésium, avec un système de navettes matin et soir et une centralisation des factures et des transports avec un seul intervenant : une vraie force ! Même sur Reims, ça n'existe pas » !
Ce système verra le jour en mars, en liaison avec l'office de tourisme.
« D'autant que va se créer un hôtel d'entrée de gamme à l'entrée d'Epernay du côté de Val de Champagne qui se ralliera à ce pôle », remarque le directeur de l'OTER Jean-Louis Brizard.
Un audit qualité mené par la CCI sur l'accueil téléphonique et la clientèle des entreprises de la zone est en cours de montage.
3D a inclus dans ses projets des petits commerces du centre-ville de Dizy : coiffeur, boulanger, bars. Pour les mener à bien, trois commissions ont été instaurées : pour les relations avec les élus et les institutions, sur la communication et le développement commercial et une autre sur l'environnement.
Cette dernière concernera plus globalement l'entretien de la zone et son embellissement, avec toute une réflexion sur une charte de qualité sur l'éclairage, l'évacuation des déchets.
« Pour l'instant, on n'a rien fait, on a tout à faire ».
3D a pris son avenir en mains !
Fabienne Nouira-Huet
L'Union 05/12/2006

Jacques Plisson : « Je me suis éclaté à Sézanne ».
Tour à tour enseignant puis chef des travaux, après 37 ans passés à la cité scolaire de La Fontaine du Vé, Jacques Plisson prend sa retraite. Bien décidé à achever son mandat de maire de Saudoy, l’homme dresse un bilan de ces deux fonctions.
L'UNION EPERNAY du 01/12/2006 (en page B)

Ay : un projet d’équipement muséographique ?
Lors du dernier conseil municipal, Dominique Lévêque, maire d’Ay, est revenu sur l’affaire Judez : « Le groupe Berchet se trouve dans une situation embarrassante. Le crédit bail n’étant pas respecté, la procédure se poursuit et la commune fera en sorte de récupérer ce bien ». D’autre part, la commune a exercé son droit de préemption sur la vente immeuble situé dans un périmètre où est prévu l’aménagement d’un équipement muséographique.
L'UNION EPERNAY du 01/12/2006 (en page 3

Epernay : la Poste rouvre ses portes aujourd’hui.
Après deux mois de travaux, le bureau de poste de la place Hugues Plomb rouvre ses portes aujourd’hui. Les nouveaux locaux permettront une meilleure répartition de la clientèle avec une plus grande fluidité.
L'UNION EPERNAY du 01/12/2006 (en page 2)

Communauté de communes de la grande Vallée de la Marne (CCGVM) : pour une revitalisation des bassins de Reims et Epernay.
La direction départementale de l’emploi et de la formation professionnelle a proposé à la CCGVM d’être partie prenante au dispositif de Fonds de revitalisation du bassin d’emploi d’Epernay et sa région. Ce fonds, alimenté par les entreprises ayant déposé des plans sociaux, permet de financer, via un comité de pilotage dans lequel siégera la communauté de communes, la création nette d’emplois.
L'UNION EPERNAY du 01/12/2006 (en page 4)

Infos Châlons en Champagne et alentours haut de la page

Baconnes veut être rattaché au canton de Suippes
Le village de Baconnes, naturellement tourné vers Mourmelon-le-Grand, souhaite quitter le canton de Verzy au profit de celui de Suippes et, du même coup, changer d'arrondissement. Question de cohérence.
Les découpages administratifs sont parfois d'une grande incohérence. Baconnes, un ravissant village « quatre fleurs » abritant 278 âmes, appartient au canton de Verzy et, de ce fait, à l'arrondissement de Reims. Or, les Baconnais sont naturellement tournés vers Mourmelon-le-Grand, donc vers le canton de Suippes et l'arrondissement de Châlons-en-Champagne. Le 20 octobre dernier, le conseil municipal de Baconnes a voté, à l'unanimité, une délibération d'une clarté limpide, réclamant « le rattachement de la commune de Baconnes au canton de Suippes ». Lundi soir, le conseil communautaire de Mourmelon-le-Grand, duquel fait d'ailleurs partie Baconnes, a applaudi des deux mains cette première démarche officielle destinée à corriger une aberration historique.
« Le conseil communautaire s'est prononcé à l'unanimité, indique Fabrice Loncol, le président de la communauté de communes de la région de Mourmelon. On ne peut pas aller contre cette tendance naturelle. Il est nécessaire de corriger cette erreur de découpage administratif. »
Pluie d'arguments
Le souhait de Baconnes d'épouser la cause mourmelonnaise ne date pas d'hier. En 1946, le conseil municipal avait demandé le rattachement de Baconnes à la perception de Mourmelon-le-Grand. Le dossier aboutira en 1955.
En 1977, Pierre Grojean, le maire de l'époque, pensait qu'il fallait aller plus loin, jusqu'au changement de canton. « Nous sommes une commune agricole dans un canton entièrement viticole », souligne-t-il aujourd'hui. L'ancien maire rappelle aussi que, la même année, un référendum local était organisé à propos de l'éventuel rattachement à la paroisse de Mourmelon-le-Grand. Résultat des votes : près de 100 % de oui.
Trente ans plus tard, les Baconnais interrogés sont tout autant favorables à l'intégration du village dans le canton de Suippes (lire ci-dessous). Francis Girardin, le maire de Baconnes, multiplie les arguments plaidant en faveur de cette requête : « Baconnes est l'une des huit communes fondatrices du district de Mourmelon, énumère-t-il, depuis trente ans, les enfants de Baconnes vont à l'école et au collège à Mourmelon. Nous dépendons de la gendarmerie de Beaumont-sur-Vesle, située à 20 km, alors que celle de Mourmelon n'est qu'à 3 km. Les pompiers de Mourmelon interviennent à Baconnes. »
« Plus logique »
L'élément déclencheur, c'est la création des Schémas de cohérence territoriale (Scot) en début d'année. « Comme nous appartenons à la communauté de communes de Mourmelon, nous sommes obligés de quitter le Scot de Reims et d'intégrer celui de Châlons, explique le maire de Baconnes. Nous le faisons avec plaisir puisque cela correspond à un vieux souhait. »
Et puis, au-delà de cette pluie d'arguments, il y a des signes qui ne trompent pas. Peu de Baconnais connaissent le nom de leur conseiller général, Pierre Lallement. Il y en a même qui ignoraient que le village était rattaché au canton de Verzy. Même le maire avoue ne pas connaître tous ses collègues du canton de Verzy.
Mais au fond, qu'est-ce que cela changerait ? « Pas grand-chose pour les Baconnais, répond Francis Girardin, mais ce serait plus logique. »
Arnault Cohen
L'Union 20/12/2006

Une guinguette entre deux rives ?
Pour faire revivre les bains municipaux, le conseil économique et social a étudié l'idée d'une construction entre le jard anglais et les bains, qui abriterait guinguette, restaurant, buvette et salle polyvalente.
Ce réaménagement marquerait le point final de la promenade à travers les jards ». Après un quart de siècle de délabrement, les bains municipaux ont déjà commencé à renaître de leurs cendres, au travers d'une fresque murale de grafs. Débuts timides mais la volonté de faire revivre ces bains sous une forme ou une autre est acquise. Il y a un an, le bureau municipal décidait de saisir la deuxième commission du conseil économique et social autour de cette envie de leur donner une nouvelle vie. Lundi, en séance plénière, et avant la présentation du dossier au conseil municipal du 25 janvier, la commission ad hoc a présenté sa copie au président, le député-maire Bruno Bourg-Broc entouré des élus concernés.
C'est la construction d'un bâtiment entre le jard anglais et les bains, enjambant le bras mort de la Marne, offrant par le biais d'un restaurant une vue panoramique évidente, qui serait le point fort du projet.
Châlons-plage
Ce bâtiment pourrait accueillir outre le restaurant, une buvette, une guinguette. « Il pourrait pourquoi pas servir de salle polyvalente » a défendu Francine Paul présidente de la commission. Pour traverser le bras mort, le promeneur ne serait pas obligé de passer par le restaurant : deux coursives latérales permettraient de se rendre directement à la plage (car plage il y aurait avec pataugeoire d'un côté, piscine de l'autre). Ce bâtiment serait construit perpendiculairement, au niveau de la séparation des anciennes cabines hommes avec celles des femmes. Les cabines seraient conservées, une moitié utilisée à une galerie pour des expositions, l'autre gardant ses fonctions premières.
Cette présentation a retenu l'intérêt des élus du conseil municipal présents lundi. Benoist Apparu adjoint à la jeunesse, ne cachant pas déjà (là où il y a la volonté, il y a l'argent) « qu'une somme était déjà réservée » à ce projet de réfection des bains. Bruno Bourg-Broc a pour sa part promis réponse d'ici à un an sur le devenir du site. Bien entendu chacun l'a mesuré : ce projet est subordonné à des études techniques et de faisabilité pluridirectionnelles.
Ce petit chemin.
Mais, soucieux de l'image de Châlons ville d'eau et de verdure, le maire sait que l'enquête publique sur le Plan local d'urbanisme a démontré lÔengouement des Châlonnais à voir renaître le site. D'autant que cette renaissance pourrait être également liée avec le rapport de la troisième commission du CES réalisé sur les bords de Marne. Lesquels souffriraient « d'un manque de lisibilité » selon le rapporteur Denis Demko. Il suggère de fait un aménagement d'un chemin de petite randonnée, lequel suivrait le tracé du GR14 (le chemin de Saint-Jacques de Compostelle) qui emprunte le chemin du barrage et passe devant les bains. Une déviation du GR serait créée au niveau de la base nautique en passant par la zone de captage. Le chemin de randonnée rejoindrait le sentier des jards en passant par la station de pompage. La promenade durerait une heure. Bancs, abris promontoire d'observation, location de pédalos près de la passerelle seraient un plus.
Fabrice Minuel
L'Union 20/12/2006

Châlons - IUT : avalanche de diplômes.
54 étudiants en DUT et licence professionnelle de la filière "Réseaux et télécommunications" ont reçu leurs diplômes. René Doucet, directeur de l'Ensam : "Notre souhait est de voir grandir le site vers un troisième département IUT. La Communauté d'agglomération soutient le site en fonctionnement et investissement futur."
L'UNION CHALONS-EN-CHAMPAGNE du 19/12/2006 (en page 2)

Châlons-Paris : ce cher TGV sera-t-il abordable ?
L'Association des Châlonnais usagers de la SNCF fait signer une pétition sur les quais et lors des trajets pour connaître enfin les tarifs qui seront appliqués à partir de juin 2007. Se basant sur un billet classique pour un trajet d'une distance similaire, l'association arrive, par extrapolation, à un prix de 34,50 € contre 22 € actuellement. Les tarifs Châlons-Paris devraient être connus fin janvier 2007.
L'UNION CHALONS-EN-CHAMPAGNE du 19/12/2006 (en page 2)

Environnement et bâtiment font bon ménage
Neuf logements collectifs à haute qualité environnementale sortent actuellement de terre rue des Brasseries. Ils ont séduit nombre de journalistes spécialisés (revues d'architecture et du bâtiment) qui ont visité le chantier.
«DITES il n'y a que cinq minutes en voiture entre votre bibliothèque et le chantier ? ». Oui. Sitôt la présentation théorique finie, place à la visite. Et sans métro à prendre s'il vous plaît.
« Quoi ? Le loyer du T5 de 114 m2 sera de 517 euros. Pas possible ! ». Dégoûtés par le coût de la vie ici étaient ces journalistes parisiens venus aux nouvelles en province. Et étonnés ils étaient en même temps de découvrir « La Colombière », réalisation phare en Champagne-Ardenne car HQE Monsieur. Traduction : à haute qualité environnementale !
L'Opac-Châlons et un fabricant de matériaux de construction avaient effectivement invité un groupe de rédacteurs de journaux et revues traitant du bâtiment et d'architecture, à se rendre sur le site d'une réalisation HQE.
Gains énergétiques
Aussi, après le train, c'est à l'auditorium de Pompidou que chacun a assisté à une présentation du chantier, exposé mené avec efficacité par Yves Cardot, « papa » de « La Colombière ».
L'architecte du cru a alors évoqué le réemploi de matériaux issus de la déconstruction : tuiles récupérées pour délimiter le cheminement piéton, conservation des essences sur site, bois réutilisé pour créer des composteurs, récupération des eaux de pluie pour arroser les jardins, collecte sélective ne serait-ce qu'au niveau des éviers, eau chaude produite par un convecteur solaire.
Bref, cette « réalisation d'un petit collectif urbain a vraiment privilégié la qualité de l'habitat individuel », souligne l'archi de l'Opac, Séverine Bruaux-Corre.
Sur place, juste en face de Sainte-Pudentienne se déploie donc une résidence design mais très « verte ». Écolo quoi.
Elle devrait être livrée mi- février.
Volumes éclatés, circulation verticale, et bâtiment ouvert sud-ouest, des jardins privatifs dits jardins suspendus (de 15 à 18 m2) seront créés.
Maîtrise des charges
« Sept logements bénéficieront également de potagers », complète l'architecte évoquant également le soin apporté aux traitements extérieurs, bois, zinc et emplois d'enduits spéciaux car ce quartier aurait comme tendance à attirer les. champignons ! Pas de souci à « La Colombière », tout a donc été pensé en amont.
La gestion des chauffages et VMC sera autonome, de discrets séchoirs à linge seront camouflés à chaque étage par du bois, fini le fil inesthétique. Enfin, les voitures sont « rejetées ».
Elles seront stationnées sur un parking voisin, c'est ça la HQE. Coût de l'opération : 991.976 euros pour une surface totale de 869 m2.
Lors de la visite de ces appartements lumineux, « Des logements sociaux de grande qualité », comme le résume le directeur Fabrice Loncol, chacun a constaté que le potentiel du site avait été largement exploité. Rien n'a été laissé au hasard pour davantage de confort hygrothermique, visuel et acoustique mais également d'économie.
« Ce sera le cas avec le chauffage car l'isolation est renforcée. La maîtrise des charges concerne aussi la consommation d'eau et d'électricité. Par exemple, les prises TV-Hi-fi seront commandées par interrupteur pour éviter les consommations en veille ». Une approche environnementale puissante.
David Zanga
L'Union 14/12/2006

Suippes Le centre d'interprétation inauguré
Ouvert au public depuis une semaine, le centre d'interprétation de Suippes « Marne 14-18 » a été inauguré samedi.
Le président de la communauté de communes de la région de Suippes, André Mauclert, a remercié les différents acteurs de cette création et ainsi que les donateurs. Il a mis en valeur les descendants de la famille Papillon ainsi que Madeleine et Antoine Bosshard grâce auxquels l'utilisation d'une correspondance de guerre pour la réalisation du film « si je reviens comme je l'espère » plonge le visiteur dans le vif du sujet. Il a souligné la nécessité du souvenir : « devant un tel carnage devant la souffrance de ces hommes, le devoir de mémoire s'impose à nous, nous qui connaissons la paix. C'est la raison première de la création de ce Centre d'Interprétation ».
Mme Dahm, vice-présidente du conseil régional a axé son intervention sur le développement touristique et culturel généré par ce centre « un souci de vérité et une fidélité aux événements » au sein d'un développement du territoire.
Au nom du conseil général et bien qu'absent du financement, le président René-Paul Savary a assuré : « Il faut désormais « rendre vivant ce dispositif, qui est l'expression d'un territoire, trouver le partenariat nécessaire pour que le conseil général participe et contribue à mettre en valeur ce site, allier l'armée à ce projet, avec les villages détruits en complémentarité des chemins de mémoire ».
Le sous-préfet d'arrondissement a clos les interventions en rendant hommage à cet « excellent concept dont le visage humain est au centre du dispositif, notamment par les capteurs biométriques ».
Centre d'Interprétation 14-18 à la Maison des Associations à Suippes, rue St Cloud, tél. 03.26.68.28.91 ou 03.26.68.24.09. Horaires d'ouverture pour la période jusqu'au 23 décembre : du mardi au vendredi de 14 à 18 heures ; samedi et dimanche de 10 à 13 heures et de 14 à 18 heures (fermé du 24 décembre au 1er janvier). Entrée adulte 6 € ; jeunes de 6 à 15 ans : 3€.
L'Union 14/12/2006

Le salon Avia-Expo en juin 2007 sur le tarmac de Vatry.
Le salon de l'aviation générale et sportive, Avia-Expo, se tiendra à l'aéroport de Vatry du 1er au 3 juin 2007. Ce salon s'adresse aux professionnels de l'aviation générale, aux pratiquants et au grand public.
L'EST ECLAIR du 12/12/2006 (en page 5)

RVA promet d'en finir avec les mauvaises odeurs
A la Vignette, RVA veut éliminer les odeurs causées par son activité. Le nouveau PDG de l'entreprise qui recycle les déchets aluminium assure faire de l'environnement une priorité.
Bonne nouvelle pour les riverains de Récupération Valorisation Aluminium (RVA) à la Vignette. Au printemps, ils seront enfin débarrassés des mauvaises odeurs émanant de l'entreprise classée.
C'est en tout cas ce que promet Jacques Kleinmann, le nouveau PDG de Récupération Valorisation Aluminium. Cette entreprise installée à la campagne recycle chaque année 65.000 tonnes de déchets aluminium par un procédé utilisant l'ammoniac. Et ça ne sent vraiment pas bon !
Jacques Kleinmann annonce que « RVA va investir un million d'euros uniquement pour la réduction des émanations gazeuses, à l'intérieur et à l'extérieur de l'entreprise. Je viens de commander un équipement de filtration d'un montant de 600.000 euros. Il sera installé au printemps au plus tard. Cela permettra une élimination quasi-totale des émanations », assure le PDG de RVA.
Succédant à Christian Delaunay, il a pris ses fonctions en juin dernier, recruté par les actionnaires anglais de l'entreprise « qui m'ont notamment fixé pour mission de régler les problèmes liés à l'environnement. Ils en font une priorité », affirme Jacques Kleinmann qui promet d'agir. Et vite.
Une étude sur la santé des salariés
Les riverains de l'entreprise ne croiront probablement que ce qu'ils verront. Et surtout ce qu'ils ne sentiront plus. Ils se plaignent depuis des années de nuisances qu'ils attribuent entièrement à RVA : mauvaises odeurs mais aussi pollution de l'environnement autour du site industriel. « On nous accuse de faire crever les arbres et de polluer le sol. Mais cela est contredit par les analyses que nous faisons faire régulièrement. Notre activité n'occasionne aucun risque pour la santé des riverains », avance Jacques Kleinmann. Quant à la santé des quelque 40 salariés, dont il tient à souligner le dévouement pour RVA, « la médecine du travail mène actuellement (ndlr: à la demande de la préfecture) une étude pour déterminer si notre activité a un impact sur leur santé. L'étude, qui comprend des bilans sanguins, des analyses d'urine et éventuellement des radios, est en cours. Jusqu'à présent, elle n'a rien décelé d'anormal », assure le PDG de RVA.
Mise en demeure de la préfecture
Pressée par la Drire (Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement) et par la préfecture qui a pris un nouvel arrêté à son encontre en juin 2005 (lire l'encadré), RVA doit continuer de se mettre aux normes réglementaires.
Sans entrer dans le détail des mesures qui lui sont imposées, Jacques kleinmann affirme que « nous avons résolu totalement le problème des aires de stockage à l'air libre. Et nous n'enfouissons plus aucun déchet. Désormais, 100 % de ce qui entre dans l'entreprise est recyclé et en repart ensuite. De plus, nous avons un programme de renouvellement des équipements qui seront plus performants sur le plan industriel et sur celui des nuisances causées par notre activité. »
C'est dans cette double optique que RVA lancera dans quelques semaines la construction, financée essentiellement par la communauté de communes de Sainte-Ménehould (lire l'encadré), d'un bâtiment de 3000 m2. « Il nous permettra d'améliorer encore les conditions environnementales de notre activité », promet Jacques Kleinmann.
Vincent Ménard
L'Union 12/12/2006

La préfecture suit RVA de près
Un premier arrêté préfectoral suspendant l'activité industrielle de RVA avait été pris en 2001.
L'entreprise de recyclage avait également fait l'objet à la même époque d'une procédure devant le tribunal correctionnel de Châlons pour infractions à la réglementation sur les installations classées. Cela avait poussé RVA à faire de gros efforts pour se mettre aux normes.
Pas suffisamment toutefois. En juin 2005, la préfecture de la Marne a pris à son encontre un arrêté de mise en demeure, considérant que « la cour de l'établissement est très sale et recouverte d'une couche épaisse de Valoxy (ndlr : substance résultant du recyclage). Ce manque d'entretien est susceptible de provoquer des émissions diffuses d'odeurs et de poussières et l'entraînement de déchets avec les roues des véhicules. Les contrôles de l'air ambiant [.] ne sont pas réalisés. Les contrôles de rejets à l'atmosphère de l'installation de traitement de gaz ne sont pas réalisés en sortie directe d'incinérateur mais dans une cheminée véhiculant d'autres gaz non traités. Certains gaz issus de l'établissement sont rejetés sans traitement chimique préalable [.] », etc.
En conséquence, l'arrêté préfectoral a mis en demeure RVA de respecter les mesures réglementaires et de réaliser des travaux de mise en conformité. Le nécessaire a-t-il été fait depuis juin 2005 ? «RVA n'est pas encore totalement aux normes, ne cache pas le sous-préfet de Sainte-Ménehould, Bruno Baumann, qui assure en personne «un suivi ferme» de l'affaire.
Il souligne cependant que «l'entreprise fait des efforts et a la volonté de se conformer à la réglementation. Déjà, il n'y a presque plus d'odeurs et les problèmes d'entreposage à l'air libre ou de stockage du valoxy et du lexiviat ont été résolus. Le principal problème restant à résoudre est celui du contrôle des rejets atmosphériques. Ce que fait RVA dans ce domaine ne nous satisfait pas. Nous voulons être sûr de ce qui est rejeté dans l'air et nous avons demandé une étude dans ce sens.»
V.M.
L'Union 12/12/2006

Châlons - Oyez, oyez braves gens : Noël 2006 sera médiéval !
De nombreuses animations sont prévues du 13 au 24 décembre sur le thème médiéval avec une prestation des Baladins de la vallée d'argent et des trouvères du collectif AAA (Artiste anonymes associés), ainsi qu'un spectacle de marionnettes, le 13 décembre. Chaque mercredi, vendredi, samedi et dimanche, seront proposées des animations médiévales : un spectacle d'alchimie, un zoom sur l'art de guérir au Moyen-Age, une présentation de différents métiers, des expositions, des concerts de carillon avec des choristes et des musiciens... Quant au Marché de Noël, il prend place sur la place Foch et dans la rue de l'Hôtel de ville. Coût de toutes ces réjouissances : 190 000 €, hors illuminations.
L'UNION MARNE du 10/12/2006 (en page A)

Mourmelon-le-Grand« Route de Noël » : des contes à tous les coins de rue
Vous connaissez le petit Poucet, Blanche Neige, mais connaissez-vous Grimur et la vache ? Marouchka et les douze mois ? Sans doute pas ! Vous aurez l'occasion de découvrir ces contes et rencontrer les personnages sur les différents stands de « Route de Noël », les 15 et 16 décembre prochains.
Les différents lieux des animations (rues et salles) regrouperont soit des illustrations, soit des dégustations en rapport avec les contes.
Des personnages déambuleront dans les rues et des conteuses conteront les histoires de tous ces personnages qui ont bercé notre enfance. Dès le vendredi à 17 heures au centre culturel Napoléon 3, plus de 350 enfants des écoles interpréteront des chants en lien avec le thème.
Aussitôt après, une grande parade aux lampions, regroupant enfants et parents, partira du centre culturel pour se diriger vers la place Clemenceau. Cette parade qui regroupera plus de 1.500 personnes sera accompagnée d'enfants du centre de loisirs déguisés en carte à jouer (clin d'œil à Alice au Pays des Merveilles), de musiciens, de cracheurs de feu, de clowns et de bien d'autres animations. Durant les deux soirées, à partir de 17 heures, la bibliothèque accueillera Catherine Pierrejean, conteuse africaine, et un spectacle de marionnettes du centre de loisirs. Une conteuse, Chantal Kahl, offrira ses merveilles à qui voudra les entendre à la maison de la presse.
Chaque salle (Joffre, Louisiane, bibliothèque, espace Linet, centre culturel) sera à l'effigie de ces personnages mythiques.
Bien évidemment toutes ces animations sont gratuites.
Renseignements, service culturel : 03.26.66.79.44.
Aujourd'hui
Gendarmerie : de 8 à 12 heures et de 14 à 18 heures 03.26.66.10.33.
Pharmacie de garde : pharmacie Allemand, 8 avenue du Général Leclerc à Suippes 03.26.70.13.54. Bibliothèque :de 9 h 30 à 12 heures et de 14 à 16 heures. Exposition: «Alain Fournier et le Grand Meaulnes».
Piscine : de 14 à 18 heures.
Twirling baton : débutantes et entrainements compétition de 14 à 20 heures au gymnase Terme Hilaire. Tel: 03.26.03.50.94.
Danse classique de 13 h 30 à 17 h 30 (selon niveau) au gymnase St Martin - 03.26.66.35.52.
Danse moderne Selon les niveaux: de 13 h 30 à 15 heures, de 15 à 16 heures et de 16 à 17 heures au gymnase Terme Hilaire.
Dessin-peinture:Atelier de 14 à 17 heures au plateau B du centre culturel 06.78.18.10.25.
Service culturel : de 9 à 12 heures.
La poste : de 9 à 12 heures.
Déchetterie : de 9 à 12 heures et de 14 à 18 heures.
Permanences :anciens combattants ACVG de 9 à 11 heures et de 14 à 16 heures au 36 rue du 8 mai 1945.
Maison Paroissiale de 10 à 12 heures au 2, rue St Exupéry.
Divers :quinzaine commerciale organisée par l'Association des Commerçants, Professions Libérales et Artisans de la Mourmelonnie jusqu'au 15 décembre.
Concours de scrabble simple au profit du Téléthon à partir de 14 heures à la salle Louisiane 5 € / personne.
Télethon : animations diverses de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures.
L'Union 09/12/2006

Châlons renoue avec les concerts populaires
Pour compléter l'offre musicale châlonnaise, l'UCIA lance, dès mardi, une série de concerts mensuels au parc des expos. Les nostalgiques de la salle des fêtes apprécieront.
IL est loin le temps où des concerts et spectacles populaires étaient donnés à la salle des fêtes, l'actuel espace Pierre-Dac. A Châlons, nombreux sont ceux qui gardent une certaine nostalgie de cette époque.
Bien entendu, personne ne regrette qu'une scène nationale ait vu le jour sur les cendres de la salle des fêtes, il y a une quinzaine d'années. La Comète, anciennement Le Muselet, ne désemplit pas tout au long de la saison culturelle, tant la programmation est diversifiée et attractive. Mais il manquait quelque chose pour satisfaire tous les publics. A partir de ce constat, Bruno Forget, le directeur de l'Union commerciale, industrielle et artisanale (UCIA) de Châlons-en-Champagne, a imaginé un moyen de compléter l'offre musicale châlonnaise constituée par les concerts de La Comète, le festival des Musiques d'Ici et d'Ailleurs, les concerts de la foire et le festival des chansonniers.
Un concert par mois
Ce mardi 12 décembre, le coup d'envoi d'une série de concerts sera donné dans la salle Guy-Môquet du parc des expositions. Yves Duteil inaugurera ce nouveau rendez-vous.
Huit autres concerts seront ensuite programmés courant 2007, à raison d'un par mois, de janvier à juin, puis d'octobre à décembre. « Nous ne voulions surtout pas faire concurrence aux autres rendez-vous musicaux de Châlons », explique Bruno Forget.
La programmation est concoctée de la même façon que les concerts de la foire-expo, avec l'aide de la société Pole'n productions. Plusieurs noms de chanteurs populaires sont déjà avancés, de Michèle Torr à Daniel Guichard, en passant par Frédéric François. Un humoriste pourrait également faire escale au parc des expos, en l'occurrence Daniel Prévost, ainsi qu'un ancien de la Star Academy, Patxi pour les connaisseurs.
« L'objectif est de proposer aux Châlonnais des concerts sympas tout au long de l'année », résume Bruno Forget.
Et pourquoi pas de grosses affiches ?
Et qu'importe, apparemment, ce qu'il en coûtera à l'UCIA, entre la location de la salle Guy-Môquet (un peu plus de 1.400 €) et le cachet de l'artiste (12.000Ê€ pour Yves Duteil). Avec un prix de la place fixé à 25 € par adulte, il faudrait plus de 500 entrées payantes pour rentabiliser la soirée.
« Nous sommes prêts à supporter le risque financier, souligne Bruno Forget. Certains concerts seront déficitaires, d'autres bénéficiaires. L'idée est d'arriver à l'équilibre à la fin de l'année. »
Si la mayonnaise prend, en l'occurrence si le public répond présent, une programmation plus attractive pourrait être envisagée l'année suivante, en 2008. « Tout au long de l'année, se prend à rêver Bruno Forget, Reims et Épernay accueillent de grosses pointures. Pourquoi pas Châlons ? » Effectivement, pourquoi pas ?
Arnault Cohen
Yves Duteil, le 12 décembre au parc des expos. Adulte : 25 €. Moins de 14 ans : 15 €. Billetterie : office de tourisme de Châlons, Fnac et Carrefour.
L'Union 09/12/2006

2.000 habitants de moins en 2009 : une fatalité ?
Lors du débat sur les orientations budgétaires, l'opposition s'est particulièrement émue des projections financières de la Ville de Châlons à l'horizon 2009. « Les simulations, peut-on lire dans le document de travail, prennent en compte les effets de la baisse prévisible de population (2.000 habitants) sur les dotations de l'État, à compter de 2009. »
En terme de recettes de fonctionnement, la perte de cette baisse démographique est estimée à 763.000€. Pas négligeable quand on sait que ces mêmes recettes pour 2007 s'élèveraient à 56,1 M€ et que la majorité a « la ferme intention de ne pas augmenter la pression fiscale », indique Gérard Lebas, l'adjoint chargé des finances.
« Nous ne pouvons pas nous satisfaire d'une baisse de la démographie et prendre cela pour un fait acquis, s'est exclamé Gérard Berthiot (PS). Il faut au contraire se retrousser les manches ! » « La politique démographique, a lancé Édith Erre (FN), c'est le grand absent de ces orientations budgétaires. »
Réponse de Gérard Lebas : « Nous avons beaucoup travaillé à dynamiser le centre-ville, le rendre plus agréable et plus attractif. Nous avons créé le pôle ludique des Escarnotières, nous soutenons les associations. Voilà ce que nous faisons pour lutter contre la baisse démographique qui frappe la région. »
« Je ne me résignerai jamais à ce que Châlons perde des habitants, a répondu Bruno Bourg-Broc. Le phénomène est connu : c'est celui de l'attractivité des grandes villes. Toutes les communes de Champagne-Ardenne perdent des habitants, sauf l'agglomération de Reims. La baisse est toutefois moins forte à Châlons depuis quelque temps. » Il faudra attendre le prochain recensement de la population, en 2008, pour le vérifier.
A.C.
L'Union 07/12/2006

Châlons - Affaire de la taxe foncière : le maire contre-attaque.
Le 28 novembre, l'Union nationale de la propriété immobilière publiait une étude sur la taxe foncière, selon laquelle cet impôt local aurait explosé de 77,71 % en dix ans à Châlons : une info relayée au niveau national. En réalité, cette étude ne s'est basée que sur le seul avis d'imposition d'un Châlonnais qui, en 1995, avait été exonéré d'une partie de sa taxe foncière. Mardi soir, Bruno Bourg-Broc a précisé les actions qui seront envisagées par la Ville pour rétablir la vérité sur la hausse de la taxe foncière à CHâlons. Un recours en justice n'est pas exclu.
L'UNION CHALONS-EN-CHAMPAGNE du 07/12/2006 (en page 3)

Sainte-Ménehould - Cotuplas : cap délicat en 2007, bons espoirs en 2008.
En 2006, Cotuplas a mis au point de nouveaux équipements (avec intégration de 17 nouveaux salariés dont 8 ingénieurs), dont une machine permettant la métallisation sous vide pour la décoration de pièces plastique : une première mondiale. Parallèlement, son client n° 1, Alcan (actionnaire principal de Cotuplas), a fortement réduit ses budgets d'investissement, tout en levant la clause d'exclusivité sur la vente des équipements de Cotuplas, d'où la possibilité pour l'entreprise de s'ouvrir au marché extérieur. Des contacts relativement concrets ont été noués avec une soixantaine de nouveaux clients potentiels.
Pour palier "une conjoncture défavorable" sur 2007, la menace de chômage partiel est réelle. Mais des solutions sont d'ores et déjà envisagées, comme des détachements temporaires de salariés chez Cebal Ste-Ménehould ou Vienne-le-Château. Une autre idée est à l'étude : une "micro-usine" de sous-traitance pour la décoration de bouchons. Enfin, des actions de formation ciblées sont annoncées.
L'UNION CHALONS-EN-CHAMPAGNE du 07/12/2006 (en page 5)

Châlons entre dans le club des villes d'Art et d'Histoire
Bonne nouvelle : dans quelques jours, Châlons décrochera le label « Ville d'Art et d'Histoire ». Un signe de reconnaissance du riche patrimoine châlonnais qui pourrait bien attirer de nouveaux touristes.
Ce n'est encore qu'officieux mais, dans les jours qui viennent, le ministère de la Culture délivrera officiellement à Châlons-en-Champagne le label de « Ville d'Art et d'Histoire ». Après Reims et Sedan, Châlons deviendra la troisième ville de Champagne-Ardenne à décrocher ce titre honorifique.
Tout s'est joué le jeudi 16 novembre, date à laquelle la commission d'instruction de la candidature châlonnaise a émis un avis favorable. Il ne reste plus au ministère de la Culture qu'à attribuer le label, ce qui fait peu de doute. Pour obtenir ce précieux feu vert, la municipalité a dû apporter la preuve, sous la forme d'un ouvrage, largement illustré et documenté, que Châlons-en-Champagne possédait « un patrimoine à la hauteur de ce label, suffisamment riche pour être valorisé au niveau national », commente Frédérique Schulthess, l'adjointe au maire chargée des affaires culturelles et du patrimoine.
« Énorme boulot »
Une série d'atouts a été prise en compte. A commencer par le vieux Châlons, riche en traces du passé. Les cathédrales, églises et autres abbayes, les vitraux, les maisons à pans de bois, le couvent Sainte-Marie, la porte Sainte-Croix ou encore la préfecture en sont quelques-uns des plus remarquables.
Le patrimoine militaire bâti a également contribué à l'avis de la commission des Villes d'Art et d'Histoire, tout comme le patrimoine vert châlonnais. « Les Jards ont certainement pesé dans la décision », estime l'adjointe au maire. « Tout comme les canaux et les ponts, le fait que la ville a été construite sur l'eau. »
Pour autant, disposer d'un patrimoine riche n'était pas forcément suffisant pour décrocher ce label prestigieux. La démarche, très lourde, a été entamée en 2001. « C'était un énorme boulot », explique Frédérique Schulthess. « Il nous a fallu présenter un dossier complet sur la ville à la direction de l'architecture et du patrimoine du ministère. » Un dossier exposant dans ses détails l'histoire de la ville, décrivant son patrimoine et envisageant les moyens de le mettre en valeur.
Et maintenant que Châlons est classée Ville d'Art et d'Histoire, ou presque, qu'est-ce que cela va changer, concrètement, hormis de faire beau sur le papier ? Deux choses. La première, c'est qu'un animateur du patrimoine sera recruté aussitôt le label décerné. Il sera chargé de « faire vivre le patrimoine », résume l'élue. Par exemple, lors de la prochaine journée du patrimoine, de nouveaux lieux seront ouverts au public. De nouvelles visites guidées seront concoctées, des conférences organisées. Tout l'enjeu consiste à faire connaître le patrimoine châlonnais aux Châlonnais.
Mais aussi aux visiteurs. C'est le second intérêt du label. Il est clairement touristique. En faisant partie de l'association des Villes et Pays d'Art et d'Histoire, qui compte 131 membres, Châlons-en-Champagne intègre un réseau, figure sur un site Internet, a des chances d'attirer des visiteurs férus de patrimoine et d'histoire. On n'en est pas encore là. Le label n'est pas une fin en soi. Il va maintenant s'agir de le faire vivre, le rentabiliser.
Arnault Cohen
L'Union 06/12/2006

Balade à rollers
Samedi 9 décembre, la balade en rollers dans les rues de Châlons se déroulera selon l'itinéraire suivant: Départ 1re boucle: place du Maréchal Foch, rue d'Orfeuil, rue des Fripiers, place du marché au Fleurs, rue Thiers, rue E. Leroy, rue G. Tellier, rue Titon, cours d'Ormesson, rue Varin, rue Carnot, rue de Jessaint, rue de Chastillon, rue Croix des Teinuriers, rue Prieur de la Marne, place Tissier, rue de Vaux, quai Notre-Dame, quai E. Perrier, bd L. Blum, rond point de l'Hémicycle, rue J.Jaurès, rond point de la gare, rue J.Jaurès, rue de la Marne, rue J. Récamier. Départ 2e boucle: avenue du Maréchal Leclerc, allées de Forêts, avenue du 29 août 1944, rond point Bagatelle, avenue du Général de Gaulle, porte Sainte-Croix, rue Carnot, rue J. Berland, place des Buttes, rue de l'Arsenal, rue Chanzy, rue A. Hubert, place des Ursulines, rue Porte Murée, rue de la Charrière, rue Grande Etape, bd A. France, rue Gravissante, rue L. Bourgeois, place Tissier, rue de Vaux, palce Godart.
L'Union 06/12/2006

L'athlétisme à Menou c'est fini !
Malgré les très bons résultats d'Argonne Athlétique, l'athlétisme sur Sainte-Ménehould, c'est fini. Faute notamment d'un terrain digne de ce nom.
La question « Doit-on arrêter ? » posée d'emblée à l'ouverture de l'assemblée générale d'Argonne Athlétique par Jean Claude Vibou, secrétaire, et reprise par Arnaud Lux, le président, devait vite céder la place à une affirmation : « L'athlétisme, c'est fini. »
En effet, malgré de bons résultats, la section athlétisme connaît des difficultés pour s'entraîner sur une piste vieille de plus de 30 ans (et sans vestiaires), celle des Vertes-Voyes. Cet équipement étant devenu au fil du temps pratiquement inutilisable, l'entraîneur Agnès Vibou a bien été obligée de se rendre deux fois par semaine à Châlons-en-Champagne.
Forcément, les effectifs ont fondu ces dernières années et le recrutement n'a plus été possible. A l'heure actuelle, il ne reste que quelques athlètes qui termineront quand même la saison.
Malgré cinq titres régionaux en 2006
Et pourtant, les résultats sont là, et comme le dira Michel Didier, président de l'OMS, « l'Argonne Athlétique est le club argonnais qui a obtenu les meilleurs résultats depuis 40 ans ». Citons pour 2006 cinq titres régionaux grâce aux frères Lux : Arnaud sur 400 m haies et David en cross, 1.500 m indoor, 800 m et 1.500 m ; David Lux est qualifié pour les championnats de France élite sur 1.500 m indoor et en cross court ; David, Arnaud, Mathieu Vibou, Daen Ballein et Fabrice Legrand ont qualifié l'équipe de cross court pour les interrégionaux. De plus c'est l'Argonne Athlétique qui avait en charge d'organiser (à la Grange aux Bois) le championnat de la Marne de cross.
Une consolation pour l'association cependant : la section musculation, dont le responsable est Serge Foureau, fonctionne quant à elle très bien avec les individuels (plus de 30 participants) et les associations (Pépinière, rugby, LP, collège). La séance du mardi animée par David Roucari (mis à disposition par la Ville) rassemble huit femmes.
Mais la décision, tempérée par le projet de fêter les 40 ans du club, est donc tombée : « A partir de septembre 2007, la section athlétisme de l'AA se mettra en sommeil ». Une décision hélas irrémédiable malgré les regrets de Madame Gérardin, d'Hugues Berthier, représentants du COCAA de Châlons (*), et malgré l'intervention de Jean-Marc Verdelet, adjoint aux sports, qui expliquait que la municipalité devait faire des choix en matière d'installations et d'équipements. Cette piste utilisée aussi par plus de 1.000 scolaires de la Ville et des communes des alentours était donc au cœur des débats.
Fêter les 40 ans tout de même
« Même si l'Argonne Athlétique perd une grande partie de son identité, le club tient à fêter en 2007 ses 40 ans d'existence », a insisté Jean-Claude Vibou. Ce dernier estime à plus de 1.000 les personnes qui, depuis septembre 1967, ont fait les beaux jours du club, en athlétisme, haltérophilie, handball, musculation.
Une soirée regroupant tous ces bénévoles devrait être organisée (peut-être fin avril), et un comité chargé de préparer la fête va se constituer. Un appel est donc lancé à tous les anciens qui peuvent contacter Jean-Claude Vibou au 03.26.60.97.59.
(*) Rappelons que l'Athlétisme Argonnais est l'une des sections du COCAA.
L'Union 06/12/2006

Ste Ménehould : aménager le site de Valmy, sauter le pas ou pas?
Le projet d'aménagement du site de Valmy pour le rendre beaucoup plus touristique a été débattu à la communauté de communes mardi soir. Elus emballés et autres plus méfiants ont échangé leurs points de vue. Le projet très atractif coûterait 1 600 000 € et ne serait rentable qu'à partir de 20 000 visiteurs par an. Commence la chasse aux subventions.
L'UNION CHALONS-EN-CHAMPAGNE du 01/12/2006 (en page B)

Infos Vitry le François et alentours Haut de la page

Friche de Blacy : la zone commerciale est en marche
Le projet de réhabilitation de la friche industrielle route de Paris prend forme. L'investisseur prévoit une surface alimentaire, un marchand de meubles. et une centaine d'emplois.
Solange Houget, maire de Blacy, n'est pas une adepte des éclats de voix. Elle refuse également de réagir à chaud. C'est ce qui l'avait poussée à ne pas s'exprimer sur les propos du premier magistrat vitryat et président de la communauté de communes. Évoquant l'avenir de l'ancien garage Citroën, route de Paris, Michel Biard militait en effet pour une zone à vocation technique et se muait en défenseur des intérêts du commerce vitryat.
Le temps de la réflexion passé, Solange Houget avoue son étonnement. « Le maire de Vitry agit comme s'il était propriétaire du site, alors que c'est la commune de Blacy qui est concernée. Par ailleurs, il émet le souhait d'une zone à vocation technique. De là à la réaliser, c'est une autre histoire qui est de la compétence de Blacy et de l'investisseur ».
Fin de l'épisode, Solange Houget n'en dira pas davantage sur le sujet. Elle préfère se tourner vers l'avenir. Un avenir qu'elle souhaite plus rose non seulement pour la population blacyate. Mais aussi pour le secteur de Vitry ouest « qui est un peu le parent pauvre en matière commerciale ». Depuis 2003 elle se bat avec son conseil municipal, ses amis, pour faire revivre ce site devenu une véritable verrue depuis la cession d'activité du garage. « Actuellement, près de 3000 personnes vont à Châlons. La réhabilitation de cette friche industrielle sera de nature à éviter l'évasion commerciale ».
Une chose est certaine, le site aura une véritable vocation commerciale. « C'est de toute façon ce qui résultait de l'enquête publique menée par le commissaire enquêteur ».
Une centaine d'emplois
Et dans ce domaine, elle peut compter sur l'appui du nouveau propriétaire du site, un investisseur luxembourgeois de 55 ans, Dominique Lyonnet. « Pour que cette zone soit viable économiquement, on ne peut pas miser uniquement sur une offre technique, même si une station- service et une station de lavage s'avèrent évidemment incontournables. Un commerce alimentaire d'une surface moyenne a tout à fait sa place. Néanmoins, mon ambition n'est pas d'implanter des cellules disparates, mais de monter un projet esthétique et cohérent » assure t-il.
Dans l'immédiat et dans le cadre d'une première étape, le projet devrait porter sur 8000 m2 et pourrait comprendre une station-service, une aire de lavage, une surface alimentaire, un marchand de meubles, un Quick ou l'équivalent, un buraliste, un café. « Seuls le magasin de meubles et la surface alimentaire devront être examinés par la Commission départementale d'équipement commercial ».
Une opération d'envergure qui serait selon l'investisseur, « susceptible de générer une bonne centaine d'emplois et en l'occurrence nous privilégierons des locaux ». Le financement du projet et bouclé et Dominique Lyonnet a déjà reçu un certain nombre de propositions d'enseignes. « Dès que les délais administratifs seront réglés, nous pourrons commercer les travaux. L'idéal serait de pouvoir donner les premiers coups de pioche en juin 2007 ».
Gaël Padiou
L'Union 20/12/2006

Vous avez dit Rénovation ?
Le quartier de la Haute-Borne ne fait pas partie, en tant que tel, du Programme de rénovation urbaine (PRU).
La Haute-Borne inclus dans le Contrat de Ville a bénéficié de rénovations antérieures au PRU.
Ce quartier comprend 153 logements dont sept immeubles collectifs. De 1970 à 1976, de nouvelles constructions sont venues remplacer les baraquements d'après-guerre. Trois tranches de réhabilitations notables ont été effectuées dans le quartier.
Une première qui s'est achevée en 1995 concernait les 49 logements de quatre immeubles collectifs.
Une seconde tranche a concerné 50 logements et s'est achevée en 1997. Remplacement des menuiseries extérieures, isolation, modifications des parties communes, etc. Trois bâtiments ont été totalement relookés.
La troisième tranche s'est terminée en 2001 et a touché l'ensemble des 32 pavillons.
De l'extérieur, les menuiseries ont été remplacées, l'isolation complètement refaite, un ravalement des façades, etc.
A l'intérieur, la plomberie a été changée, ainsi que l'électricité, les sanitaires le papier peint, etc.
Tous ces travaux ont eu un coût total de 824.000 euros TTC.
Un parterre de fleurs a également été créé et été mis à disposition des habitants.
L'Union 16/12/2006

La Haute-Borne, un quartier chaud : une image dépassée
La Haute-Borne est entachée depuis longtemps d'une réputation sulfureuse. Quartier excentré, il n'attire pas forcément les visiteurs et est mal connu de la population vitryate. Un lieu en passe de renouer avec une certaine sérénité. Georgette vit depuis 30 ans dans le quartier et ne compte pas en changer.
ILS sont las qu'on dise de leur quartier qu'« il craint ». Ils sont las d'entendre qu'ils vivent dans un cimetière de chariots. Ils sont las qu'on ne se préoccupe pas d'eux sous prétexte qu'ils ont un supermarché en face.
Ils, ce sont ces hommes et ces femmes qui vivent au « Champ de manœuvre », ou plutôt à la Haute-Borne.
Situé à la sortie nord-est de Vitry.
Coincée entre le canal latéral de la Marne et bordé par la route de Vitry-en-Perthois, la Haute-Borne n'est pas le quartier le mieux placé géographiquement.
Étiquette de bagarreurs
« On est loin de tout, ici. Le seul avantage que l'on ait c'est le centre commercial en face », souligne Patricia, qui y réside depuis de nombreuses années.
Frappé par une réputation qui l'a dépassé, le quartier tente de trouver des explications et lance tout simplement à ces détracteurs : « Ils ont peur pour rien. Ici c'est une question de respect. C'est le seul quartier où tu peux laisser ton vélo dehors toute la nuit et tu le retrouves au même endroit le lendemain », indique Grégory, 18 ans.
Dans l'artère principale plusieurs explications sont avancées : « Le quartier n'a qu'une entrée et donc qu'une sortie, ça effraie », avoue Virginie Lelej, directrice de l'École maternelle ; « La réputation de nos joueurs de football y est pour beaucoup. Ils sont marqués d'une étiquette de bagarreurs. Les autres équipes les craignent », lance avec une pointe d'humour, Marie-Madeleine ; « L'éloignement. Si tu viens ici, c'est que tu as quelqu'un à voir. A part le refuge, la route qui descend dans le quartier ne mène à rien », ajoute Chantal, présidente de l'association l'Arche. Reste que depuis quelques années, la mauvaise réputation tend à s'évaporer.
« Ca fait 30 ans que je vis à la Haute-Borne et je m'y suis toujours bien sentie. Chacun s'occupe de ses affaires et c'est très bien comme ça. J'ai bien fait une tentative de départ dans une petite commune pendant quatre ans mais je m'ennuyais. Alors je suis revenue », commente Georgette, 72 ans, « la grande gueule » du quartier, comme elle le dit.
« On est solidaire ! »
Ce qu'il y a de particulier à la Haute-Borne c'est le lien étroit qu'entretiennent tous les habitants. « Il y a trois ou quatre grosses familles ici. Quand les uns ont un problème les autres sont là pour les aider, et vice et versa. On est solidaire ! » reconnaît l'ensemble des femmes présentes lors de l'après-midi organisée par l'Arche. « On a la sensation que la municipalité s'en fiche de notre condition de vie. Sur la route, les lumières ne fonctionnent plus depuis des mois, les cages d'escaliers sont sans cesse saccagées. Il faudrait qu'il y ait un gardien d'immeuble pour tenir les gens. Nous avons énormément de terrain mais aucun commerce, pas de jeux pour les enfants », s'insurgent des hommes du quartier.
Du côté de la maternelle, la directrice rassure. « Les enfants que nous accueillons sont quasiment tous issus du quartier et ils ne sont pas plus terribles qu'ailleurs, ni plus défavorisés. La future génération ne pose pas véritablement de souci. » Du moins à cet âge-là ! « Il y a un désavantage d'habiter à la Haute-Borne pour certains employeurs potentiels. Il faudrait que les mentalités changent », espère un jeune qui bricole sur une voiture devant la maison familiale.
Car la Haute-Borne c'est ça aussi : le système D !
L'Union 16/12/2006

Vitry - Vallourec précision étirage racheté par des Allemands.
Spécialiste mondial des tubes sans soudure, Vallourec est parvenu à un accord préliminaire avec la société allemande Salzgitter (ancien actionnaire principal de Vallourec et qui va de fait le redevenir) en vue de la cession à cette dernière de la branche Vallourec précision étirage. Ce secteur concerne 650 emplois à Vitry. Objectif pour VPE : "créer un leader européen dans les métiers de l’étirage". "L’alliance des deux sociétés est complémentaire sur le plan géographique, mais aussi au niveau de leurs clientèles." Le projet de cession doit être soumis à l’approbation des conseils de surveillance, puis sera présenté aux organes représentatifs des salariés. Enfin, l’opération sera soumise à l’autorisation des autorités de la concurrence.
L'UNION MARNE du 14/12/2006 (en page 5)

Où vont aller les associations de la rue du Chêne Vert ?
Les associations hébergées au 11, rue du Chêne Vert, ne le sont plus pour très longtemps. L'évêché, propriétaire des locaux, tient à les récupérer. La ville cherche une solution.
Les sept associations situées au «P.I.C», ancien pensionnat de l'Immaculée Conception rue du Chêne Vert, sont dans l'obligation de changer de locaux.
Depuis de nombreuses années, la mairie de Vitry loue ce bâtiment à l'évêché qui en est propriétaire. Problème : l'évêché veut récupérer ses locaux. Du coup, les associations vont devoir déménager. Mais où ? « Nous n'avons été contactés par personne », explique Anne-Marie Bertrand, présidente de la Croix-Rouge. « Ou alors, nous avons des renseignements divergents », poursuit Isabelle Thébault, de la PEEP (parents d'élèves de l'enseignement public).
Alors que le bail arrive à échéance le 31 décembre, les élus peinent à trouver une solution, par manque de locaux disponibles dans la cité rose. « Mmes Nains, Arvois, Tiers et moi-même nous sommes rendus trois fois à l'ancienne bourse, en bordure du canal, qui pourrait accueillir trois associations. Reste maintenant à définir avec chacune d'entre elles quels sont leurs besoins en terme de place », indique Alain Lacoine, maire-adjoint chargé de la jeunesse et des sports.
« Aucune sur le bord de la route »
Pour l'heure, la municipalité négocie avec l'évêché pour tenter de reculer le déménagement de ces associations. « Aucune ne restera sur le bord de la route, promet l'adjoint des sports.  Il faut tout de même que nous analysions les travaux à effectuer qui sont particulièrement lourds. Lorsque nous détiendrons l'ensemble de ces éléments, nous pourrons proposer quelque chose à chacune des structures. »
L'Union 14/12/2006

Place aux histoires à la médiathèque
Une expo qui fait rêver petits et grands.
La Marne s'expose à la médiathèque François-Mitterrand à travers ses histoires, ses contes, ses légendes et ses récits. Pousser la porte de la salle d'exposition c'est entrer de plein pied dans un monde de féerie où semble trôner un arbre factice. Un arbre dont le branchage est chargé d'extraits des différents récits que l'on peut lire (et écouter) ici.
Franz Bartelt et son affaire de légendes sur les foires de Champagne, Jean Pascal Dubost et ses recherches sur Jean de Fismes, Marie-Florence Ehret et sa rencontre avec le grand Morin, Eric Poindron et son eau de vie de vipère, Bruno Tessareh et sa recette à l'intention des édiles, et bien d'autres encore.
Seize plasticiens, régionaux pour la plupart, qui flirtent avec la sculpture, la gravure, la photographie, l'illustration, le dessin ou la création d'environnement ont mis leur art au service des textes.
Cette exposition, conçue par « le Centre de Création pour l'Enfance « de Tinqueux, est visible jusqu'au 23 décembre. Ludique et interactive, elle s'adresse principalement aux enfants, mais peu d'adultes peuvent rester insensibles à son charme ; des groupes scolaires, différentes associations de quartier ainsi que l'IME et le CAT sont déjà venus l'admirer.
Une expo qui clôture une saison bien remplie et en précède une autre qui s'annonce d'ores et déjà riche en manifestations diverses, mais. Surprise !
Des photos aussi
Également jusqu'au 23 décembre, mais à la bibliothèque adulte cette fois, ce sont les photos du concours de photographes amateurs (sur le thème du jardin) qui sont exposées. Un jury s'est réunit hier pour élire celui ou celle qui emportera la palme.
L'Union 13/12/2006

Orange bleue : un pas vers l'autonomie
L'Orange bleue fait encore parler d'elle. Cette fois, le ton n'est pas à la polémique mais plutôt à l'apaisement. L'autonomisation de la salle de concert est engagée et le nouveau régisseur souhaite redonner au lieu l'image qu'il mérite.
Loin des polémiques qui ont bercé l'Orange bleue cette année, le nouveau régisseur général, Jean Perrissin, arrivé en octobre, souhaite « que l'on arrête de se tromper de débat : l'Orange bleue est avant tout un lieu avec un projet artistique qui a une reconnaissance nationale ».
D'ici la première quinzaine du mois de janvier, la scène de musiques actuelles doit changer de statut et passer en régie personnalisée pour amorcer lentement mais sûrement son autonomisation. « Un conseil d'administration composé de neuf personnes va être créé. 51 % des membres seront des élus et les 49 % restants seront des personnes de la société civile (voir encadré) », explique Karine Bazin, conseillère déléguée à la vie culturelle vitryate, chargée du dossier. Le but serait une autonomie totale de la structure, d'ici trois ans.
Retour possible de l'alcool
« Pour l'heure, la municipalité ne souhaite pas laisser un budget de 590.000 euros entre les mains de personnes qui ne sont pas encore prêtes. C'est en ce sens que le conseil d'administration va travailler. En ce qui concerne la programmation, le directeur qui sera nommé l'an prochain n'aura pas à obtenir l'aval du conseil d'administration », continue l'élue. Et d'ajouter : « Quand l'Orange bleue sera en régie personnalisée, un budget fixe par an lui sera alloué et un administrateur comptable sera nommé. En aucun cas le budget ne pourra être dépassé ! »
Dans les mois qui viennent, plusieurs modifications vont être opérées.
Refonte des tarifs
Tout d'abord, la professionnalisation des membres de l'équipe, avec une spécialisation du poste de technicien, ainsi que celui de responsable de la communication. D'autre part, le bar qui a été au cœur de la polémique ces derniers mois, va se voir occupé par un professionnel, « ce qui permettra au futur conseil d'administration de réfléchir au retour possible de l'alcool ».
Un autre point sera aussi abordé, l'aménagement des horaires des locaux de répartition avec une personne en charge d'accueillir et d'orienter au mieux les groupes locaux. « Je souhaite que chacun ait une place bien définie pour que tous sachent de quoi ils sont responsables », affirme Jean Perrissin.
Autre changement, cette fois tarifaire. Actuellement, six prix d'entrée différents sont en vigueur. « Nous voulons procéder à une simplification des tarifs pour qu'il n'y en ait plus que trois pour l'ensemble des concerts », indique Karine Bazin.
Tous ces changements ont pour but unique de « stabiliser la structure et la rendre de fait totalement autonome ». Le label Smac, contrairement à ce qui avait pu être annoncé, devrait être conservé.
« L'une des conditions imposées par la Drac pour conserver le label Smac était la réalisation des travaux d'extensions et d'aération. Ce qui a été fait. L'Orange bleue aura un nouveau visage d'ici septembre 2007 », confie Karine Bazin.
Pour l'heure, la volonté de l'équipe est de retrouver son public et sa fréquentation d'antan. « Le 13 janvier prochain, nous organisons une grosse soirée de présentation de la saison culturelle. Avec un programme qui donnera le ton de cette saison », informe le régisseur général.
Émilie Saraf
L'Union 12/12/2006

Blaise-sous-Arzillières - Les jeunes commerçants ne se sentent pas aidés.
Les jeunes commerçants se demandent pourquoi leur commune ne les exonère pas de la taxe professionnelle, alors que la loi le lui permettrait, la commune étant en zone de revitalisation rurale jusqu'au 31 décembre 2006. Le maire parle d'égalité entre les anciens et les nouveaux arrivants pour justifier sa décision. Un commerçant, Xavier Heuillard (fabrication d'autocollants et banderolles publicitaires) a décidé de s'installer sur Vitry-le-François en 2007 où il sera exonéré de TP pendant 5 ans.
L'UNION VITRY-LE-FRANCOIS du 06/12/2006 (en page 3)

Pays vitryat — Un territoire d’avenir.
Constitué de 105 communes, le Pays vitryat est riche d’une localisation géographique stratégique, d’un savoir-faire industriel varié et reconnu, d’une agriculture qui s’ouvre vers des débouchés d’avenir, de projets porteurs en termes de développement économique et d’atouts touristiques prometteurs. Tour d’horizon et témoignages de Michel Biard, maire de Vitry et président de la Communauté de communes de l’agglomération de Vitry, Christian Lemoine, maire de Sompuis, Michel Simon, maire de Sermaize-les-Bains, Jean-Marc Teissier, conseiller général du canton de Vitry Est.

Association pour le développement de Vitry et son arrondissement (Adeva) - Une structure de réflexion et d’accompagnement. Espace d’échanges et de confrontation d’idées, l’Adeva s’est fixé comme axe prioritaire le développement du Pays vitryat en matière d’économie, de zones rurales et de tourisme.
[ en savoir plus ]
ENTREPRENDRE & GAGNER EN CHAMPAGNE n° 25 du 07/12/2006 (en page 13)

Blaise-sous-Arzillières Les jeunes commerçants ne se sentent pas aidés
Les jeunes commerçants de Blaise-sous-Arzillières se demandent pourquoi leur commune ne les exonère pas de la taxe professionnelle, alors que la loi le lui permettrait. Le maire parle d'égalité entre les anciens et les nouveaux arrivants pour justifier sa décision.
«Il y a deux ans, ma femme et moi avons repris le bar-restaurant de mes parents à l'entrée de la commune de Blaise-sous-Arzillières. La première année, j'ai payé plus de 500 euros de taxe professionnelle. Cette année, c'est 1.200 euros ! Ca ne peut plus durer ! »
Laëtitia et Franck Heitzmann forment un jeune couple. En reprenant l'affaire familiale, ils souhaitent pérenniser la présence de commerces dans leur commune. Ils organisent des manifestations et tentent d'animer. « Malheureusement, certains de nos clients qui sont aussi des commerçants mettent la clé sous la porte et du coup, on perd de la clientèle », se désole Franck Heitzmann.
Zone de revitalisation rurale
La loi prévoit des dispositions particulières en matière d'exonération de taxe professionnelle pour les zones de revitalisation rurale (ZRR). Or Blaise-sous-Arzillières est justement classée en ZRR et le sera jusqu'au 31 décembre 2006. Car si la commune ne s'associe pas à un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre, elle perdra le bénéfice d'aides financières et de ce régime fiscal dérogatoire qui accompagne cette qualification de ZRR.
Franck Heitzmann n'est pas le seul commerçant à ne pas comprendre la façon de procéder de la mairie. Xavier Heuillard est installé depuis trois ans sur la commune. « A l'époque où l'on parle de filer un coup de pouce aux entreprises, là j'ai plutôt l'impression qu'on nous coupe l'herbe sous le pied », explique le jeune chef d'entreprise spécialisé dans la fabrication d'autocollants et de banderoles publicitaires. Du coup, Xavier Heuillard part s'installer sur la commune de Vitry dès 2007 où là il sera exonéré de la taxe professionnelle pendant cinq ans. « Je souhaitais m'agrandir, me développer mais à Blaise on ne me proposait qu'un terrain sur la zone artisanale au-dessus de mes moyens », continue Xavier Heuillard.
« Limiter au mieux les impôts »
Le couple Heitzmann se souvient même d'un jeune commerçant qui avait créé son entreprise et qui est parti « pour cause de frais trop importants ». Le maire, Claude Lecrique, donne à ses commerçants et artisans une réponse de bon sens. Selon lui : « Nos prédécesseurs n'avaient pas souhaité exonérer les créateurs et repreneurs d'entreprises. Ce n'était pas juste pour les personnes qui avaient créé leur entreprise dans les années antérieures. » Malgré tout, le premier magistrat dit tenter de « limiter au mieux les impôts ». Ce qui selon les personnes interrogées est loin d'être le cas. En tout cas, pour Claude Lecrique, « ce n'est pas ce qui empêche les entreprises de s'établir sur le territoire de la commune ». Dès lors, les jeunes repreneurs ou créateurs d'entreprises subissent cette situation délicate. « A l'heure actuelle, nous aurions pu embaucher une personne supplémentaire », souligne Franck Heitzmann.
Émilie Saraf
L'Union 06/12/2006

Cinéma de l'Arquebuse : le chantier s'enlise
Une entreprise de démolition et une riveraine qui s'opposent. Des travaux stoppés net et la justice prise à témoin. Le chantier de l'ancien cinéma de l'Arquebuse est loin de se dérouler comme prévu.
Les engins sont partis et, du chantier de l'ancien cinéma de l'Arquebuse, ne restent plus aujourd'hui que les grilles qui délimitent le périmètre où s'élevait la bâtisse. Pourtant, les travaux de démolition pour l'installation d'un immeuble de treize appartements sont bien loin d'être terminés. Comment en est-on arrivé là ?
Il y a un peu plus d'un mois, Jacqueline Crenillier, voisine immédiate du chantier, s'inquiétait dans nos colonnes (lire l'édition du 25 octobre) de dégâts occasionnés sur son habitation. « Les murs ont été ébranlés », « la cheminée abîmée » et « des fissures sont apparues dans une pièce qui venait tout juste d'être refaite », se désolait la propriétaire, installée depuis plus de trente ans au 19 rue de l'Hôtel-de-Ville. Aujourd'hui, sa colère n'est pas retombée : « Ca me gâche la vie ! Depuis deux mois, ce ne sont que des soucis, des préoccupations, du stress. »
Mme Crenillier vient même de déposer une plainte contre X pour « violation de propriété privée avec préméditation et mise en danger de la vie d'autrui ». En cause, des plaques de bois posées sur le toit de ses dépendances, « sans mon accord », qui ont fini par tomber dans sa cour. « J'ai tout de suite pensé à mes petits-enfants, venus peu de temps avant, à toute autre personne qui se serait trouvée là, à moi-même ! »
« Tout pour retarder les travaux »
« L'un des ouvriers du chantier a posé ces plaques pour protéger le toit de cette dame, dément M. Boituzat, responsable de l'entreprise de démolition éponyme. De toute façon, il semble que Mme Crenillier ait un problème d'acceptation du projet futur et fasse tout pour le retarder voire l'annuler. »
De fait, M. Boituzat a dû se résoudre à l'arrêt du chantier « parce que Mme Crenillier nous refuse l'accès à sa propriété ». Un accès nécessaire pour protéger sa verrière et nettoyer après les travaux. « Nous ne pouvons achever de démonter le dernier mur sans ces mesures, justement parce que nous sommes des professionnels ! » affirme l'entrepreneur, en exercice depuis dix-sept ans.
Confirmation du maître d'ouvrage, M. Deguerne, gérant de la Société Civile Immobilière GERU, basée à Cormontreuil : « Nous avons deux riverains, dont l'un avec qui tout se passe très bien. Il ne nous reste plus qu'un mur à démolir qui nous appartient situé à 25 centimètres de chez cette dame. Elle doit simplement nous accorder l'accès à ses vérandas pour les protéger. »
Procédure contre procédure ?
Assurant que Mme Crenillier a refusé jusqu'alors de recevoir l'architecte du projet, M. Deguerne ajoute : « Je suis prêt à aller rencontrer cette dame personnellement. Mais si on ne peut poursuivre le chantier en bonne intelligence, nous irons en justice. » La SCI GERU envisage en effet d'introduire un recours en référé pour obliger Mme Crenillier à autoriser la mise en place des protections requises.
« Je ne pense pas être fautive, j'essaye seulement de me défendre, rétorque cette dernière. S'il y avait eu dès le départ ce contact qu'on me propose aujourd'hui, cela aurait permis de travailler en bonne entente. »
Tous ces ennuis de part et d'autre ne résulteraient donc que d'un simple manque de communication ? Il semble malheureusement que ce sera à la justice de répondre.
Aurélie Juillard
L'Union 06/12/2006

Vitry : langues étrangères, un atout important au sein de l'entreprise.
L'AFPI Marne a remis la semaine dernière aux 58 stagiaires les certificats européens en langues étrangères. Destinée aux employés, techniciens et cadres soucieux de se perfectionner et d'évoluer dans l'entreprise cette formation est diffusée par l'AFPI, au plan national, auprès de 1000 personnes chaque année. Arrive en tête l'anglais, mais suivent l'allemand, l'espagnol, l'italien, le polonais, le tchèque, le russe et le chinois. Sur le bassin vitryat, 4 entreprises étaient mises à l'honneur : Sarreguemines sanitaires, Alfaflex, Vallourec C.A. et Vallourec P. E.
L'UNION VITRY-LE-FRANCOIS du 01/12/2006 (en page 4)

Infos Ardennes et alentours haut de la page

Deville – Amiante : les plaintes sont déposées.
Le Président de l’association Addeva, regroupant les salariés victimes de l’amiante de la société Deville, située à Charleville-Mézières, a déposé plainte pour non assistance à personne en danger, mise en danger délibérée de la vie d’autrui, blessures involontaires et homicides involontaires.
L'ARDENNAIS du 22/12/2006 (en page 5)

Thomé-Génot : le « livre noir » qui accuse.
Au terme d’une enquête minutieuse de plusieurs semaines sur l’affaire Thomé-Génot, le syndicat Solidaires 08, dévoile les résultats dans un « livre noir », disponible sur Internet (http://solidaires08.org). On apprend, par exemple, qu’en 2004, le Groupe Catalina n’a déboursé qu’un euro pour s’offrir 75% des actions de l’entreprise de Nouzonville, et bien qu’en liquidation, il serait propriétaire de deux usines situées au Michigan, aux Etats-Unis.
L'ARDENNAIS du 22/12/2006 (en page 5)

Buzancy – La fibre inventive de Thierry Moreaux.
Thierry Moreaux, gérant de la SMPF (Société Moreaux père et filles) de Buzancy, vient de créer le Fibracier, matériau sans amiante destiné aux toitures agricoles. Il a fallu 4 années pour élaborer, tester et le breveter ces tôles. En France, le marché des toitures est gigantesque, car fin 2005, les exploitants agricoles ont dû réaliser un diagnostic amiante sur leurs bâtiments. Plusieurs millions de mètres carrés devaient être remplacés dans les années à venir. Les tôles seront mises en vente le 1er janvier à la Maison de l’éleveur à Vouziers ; tél : 03.24.71.74.27. ou sur http://www.lamaisondeleleveur.fr. Les 6 salariés ne pourront certainement pas tenir le rythme. Le gérant étudiera la possibilité d’une nouvelle usine.
L'ARDENNAIS du 20/12/2006 (en page F)

Revin – 730 000 lave-linge produits : un record historique !
Lors de la traditionnelle remise de médailles aux salariés de l'entreprise Ardam-Electrolux, Mathieu Fidel, le Directeur, a dressé un bilan très encourageant de l’année 2006, tout en annonçant un objectif renforcé en matière d’innovation pour 2007. 730 000 lave-linge sont sortis des lignes de fabrication, ce qui représente un record historique.
L'ARDENNAIS du 19/12/2006 (en page A)

Sedan – Embellissement du patrimoine : la ville récompensée.
La Ville de Sedan a reçu le 1er prix départemental des Rubans du patrimoine pour l’aménagement d’un hôtel de luxe d’ans l’enceinte du château fort. Ce concours est organisé à l’échelle nationale par la Fédération française du bâtiment depuis 1995. C’est Richard De Zotti, Délégué départemental de la fédération du BTP, qui a remis cette distinction à Dominique Billaudelle, le Maire de Sedan, devant une assistance composée d’élus, de partenaires et d’actionnaires (235 particuliers regroupés au sein d’une SA, ont apporté 376 600 euros). Le Maire a rappelé que cet hôtel de 52 chambres et 13 suites possédait un environnement exceptionnel au cœur des 35 000 m2 du château fort le plus étendu d’Europe.
L'ARDENNAIS du 19/12/2006 (en page C)

Sarkozy dans les Ardennes : un ministre en campagne.
En visite dans les Ardennes, le ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire s'est rendu au lycée agricole de Rethel où une table ronde a eu lieu avec une quinzaine d'élèves et des responsables agricoles de la FDSEA. Reçu à la Préfecture où l'attendaient les "forces vives" du département, Nicolas Sarkozy a annoncé son soutien au programme de revitalisation des Ardennes lors du prochain comité interministériel à l'aménagement et à la compétitivité des territoires (CIACT) de janvier. Il a également souhaité voir s'élaborer très vite un pôle de compétitivité "métallurgie" pour pallier l'absence ardennaise des pôles existants et a annoncé avoir donné son accord au soutien financier de l'Etat à la création d'un centre de recherches et d'essais acoustiques à Mouzon. Le ministre a confirmé le renforcement de la contribution de l'Etat à l'achèvement de la branche Ouest de l'A 34 (de Charleville à la frontière belge). Défalquée de l'effort départemental initialement prévu (110 M d'euros), cette aide de 55 M d'euros "pourra être employée exclusivement à l'impulsion d'une nouvelle dynamique économique". Le dossier ferroviaire de la liaison Givet-Dinant a été évoqué. Le ministre de l'Intérieur a gardé pour la fin l'annonce la plus spectaculaire : la création "dans les mois à venir" d'une agence nationale des titres sécurisés qui prendra en charge dans un premier temps, la production des passeports, avant les visas, les titres de séjours et les cartes d'identité. Cette agence pourrait réserver une quarantaine d'emplois et jusqu'à une centaine, essentiellement des postes d'informaticiens, pour certains délocalisés de Paris. Nicolas Sarkozy a apporté son soutien à l'extension du mécanisme zone franche à l'ensemble des Ardennes, un amendement déposé par Jean-Luc Warsmann à un texte gouvernemental présenté hier au Sénat. Il a ensuite visité les Ateliers des Janves, à Bogny-sur-Meuse, entreprise spécialisée dans l'estampage de pièces automobiles et qui emploie 300 salariés. Le candidat s'est adressé à "la France qui souffre" et a exhorté les valeurs du travail.
L'ARDENNAIS du 19/12/2006 (en page 1-2-12)

ADT : les salariés licenciés
L'Association pour le développement touristique (ADT) vient de licencier ses salariés. Mais les promoteurs du tourisme poursuivent leurs actions.
L'ASSOCIATION de développement touristique (ADT) qui a son siège au parc Rocheteau à Revin a vécu. En effet, nous avions évoqué ses difficultés financières dans un récent article (notre journal du 31 octobre).
A ce moment-là, Virginie Ribeiro, chargée de mission à l'ADT, expliquait que l'association qui œuvre en faveur du tourisme n'a pas pu percevoir les subventions nécessaires pour poursuivre son activité.
Aujourd'hui, le constat est là : les trois salariés que comptait l'association ont perdu leur emploi. Et dans le nouveau contrat de projet 2007-2013, le tourisme n'apparaît a priori plus comme prioritaire. Ont été plutôt retenues les actions pour la compétitivité du territoire, l'environnement, le développement durable, la cohésion sociale. Cela dit, les acteurs locaux ne veulent pas pour autant abandonner leurs efforts en direction du développement touristique.
Ainsi, s'est tenue à l'Arel une réunion rassemblant les principaux moteurs du tourisme local des deux Vallées de Meuse et Semoy. Celle-ci avait pour objectif de créer un nouveau groupement qui permettrait aux diverses structures proposant des activités de pleine nature et aux professionnels de l'hébergement et de la restauration, d'intégrer une stratégie de développement économique et territoriale commune, afin d'augmenter et diversifier une offre touristique aujourd'hui insuffisante et très peu structurée.
Un potentiel
Ces propositions faites aux différents acteurs locaux du tourisme (responsable associatif, offices de tourisme, patrons d'hôtels et restaurants) part d'un constat : le développement des activités de pleine nature.
« L'association Caravel et l'association Evasion ont la capacité de développer de nombreuses activités de plein air à vocation touristique. De plus, elles participaient activement depuis de nombreuses années à la mise en place de projets d'animations initiés par l'ADT. Aujourd'hui, ces deux associations souhaitent se structurer et s'organiser afin de mieux répondre aux enjeux à venir », explique l'association Caravel. Pour y parvenir, elles ont bénéficié du dispositif local d'accompagnement et de l'ADT.
Même si cette dernière a vécu, il n'en reste pas moins que le tourisme vert et actif gagne à se développer dans un massif forestier, entouré de la Meuse et de la Semoy considérées comme des atouts majeurs du territoire.
Reste maintenant à augmenter la qualité des prestations mais aussi des infrastructures d'hébergement.
Rentrer dans le cadre du parc naturel régional est sans doute l'une des pistes qui pourra aider les « développeurs » du tourisme.
Virginie Kiefer
L'Union 16/12/2006

Conseil municipal Parking souterrain : ce sera 405 places !
Le futur parking souterrain Montjoli a donné lieu à des débats passionnés, jeudi soir, au conseil municipal. A l'issue d'une séance marathon, cette création a bel et bien été approuvée.
LE futur parking souterrain Montjoly était le deuxième morceau de choix proposé au menu des conseillers municipaux, après le vote du budget primitif (voir notre édition du vendredi 15 décembre).
La présence des commerçants en début de séance et les différents courriers qui ont circulé un peu avant (lire par ailleurs) n'ont pas laissé planer le moindre doute sur l'intérêt que chacun porte à ce projet.
« La création d'un parking souterrain était souhaitée depuis 15 ans et plus par les Carolomacériens », a rappelé le maire Claudine Ledoux.
Mais c'est surtout le nombre de places proposées par ce fameux parking qui a donné lieu à débat. « Une étude réalisée sur le stationnement à Charleville-Mézières nous a permis de définir la fourchette de capacité du parking. », a commenté le premier magistrat.
Le chant des sirènes
« Il n'était pas question pour nous de céder au chant des sirènes qui nous aurait conduits à retenir un parking surdimensionné et surtout un parking hors de prix ». Les chiffres avancés : un peu plus de 4 millions d'euros pour 405 places, un peu plus de 9 millions pour un parking de 650 places.
Un tiers de places en plus équivaudrait à un budget plus que doublé. Cette différence sensible étant due au cuvelage, nécessaire pour un parking à 650 places.
Nadia Tourneux, adjointe aux finances, a expliqué qu'il est indispensable d'inciter les usagers à une rotation accélérée des véhicules en stationnement. « On nous accuse de vouloir tuer le commerce, je pense le contraire ! »
Patrick Fostier (groupe Ensemble) n'était « pas satisfait » : « Ce qui me frappe dans votre projet [.] c'est le niveau très élevé de la participation publique ». Il a également « évoqué brièvement le solde des places disponibles ». Il a annoncé une « disparition cumulée de 426 places ».
Et d'ironiser : « Nous allons être la seule ville de France qui aura construit un parking. pour diminuer les places disponibles ».
Sylvain Dalla Rosa, adjoint à l'environnement, lui, était satisfait. « Enfin, nous aboutissons dans un dossier qui traîne depuis 20 ans. L'équipe municipale a décidé d'agir ».
Ringard
Par la suite, Philippe Pailla, premier adjoint, n'a pas hésité à comparer Géraud Spire (président de la CCI), Patrick Fostier (UMP) et Jacques Jeanteur (conseiller régional UMP) à la « Sainte trinité corporatiste qui ne voit que les places en moins ». Il a énuméré alors les « places en plus », « nous ne les avons pas rêvées ou inventées ». Il a évoqué également la possibilité de créer un parking en élévation dans le secteur de Corvisart.
Philippe Lenice, adjoint à l'urbanisme, a déclaré tout de go : « Se focaliser sur un nombre de places de stationnement, c'est tout ce qu'il y a de plus ringard ! Il faut aller beaucoup plus loin. Le parking souterrain n'est qu'une étape »
Pour Jean-Charles Van Bervesseles (PC), le stationnement n'est pas le problème majeur. « Si j'étais commerçant, je m'inquiéterais plus du pouvoir d'achat des Ardennais ! »
La création du parking souterrain Montjoly a finalement été approuvée par 35 voix pour et 8 contre. Quant à l'extension du stationnement payant (voir notre édition du mardi 12 décembre), elle a été adoptée à l'unanimité.
Valérie Léonard
L'Union 16/12/2006

Givet – Communication : Ardenne Rives de Meuse récompensée.
La Communauté de Communes Ardenne Rives de Meuse vient d’être primée au niveau national. Elle a non seulement reçu le diplôme et le trophée de la communication, édition 2006, mais elle a également obtenu le 1er prix dans la catégorie « Meilleur site Internet réalisé par des amateurs ». Son bulletin d’informations a aussi été primé dans la catégorie "Meilleur magazine d'information réalisé par un organisme public".
L'ARDENNAIS du 14/12/2006 (en page B)

Revin – Déchets électroménagers : Bell'Occas menacée.
Créée en 1996, l'association a pour objectif, en récupérant divers objets pour les remettre en état, de faire travailler des personnes en situation précaire. Or, en ce qui concerne la partie électrique, électronique et électroménager, son activité est menacée. Depuis le 15 novembre dernier, une écotaxe payée par le client oblige le distributeur à reprendre les appareils usagés. Bell'Occas se trouve donc privée de ce marché et 27 emplois sont menacés.
L'ARDENNAIS du 14/12/2006 (en page A)

Monthermé L'extension de la zone d'activités en projet
Lors de la dernière réunion du conseil communautaire de Meuse et Semoy, tenue sous la présidente d'Erik Pilardeau, les décisions suivantes ont été prises.
DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE. - Suite au vote d'une motion d'urgence économique, les élus ont approuvé, à l'unanimité, un schéma intercommunal de développement économique avec des actions concrètes pour « aller le porter au plus haut lieu pour une prise en compte réelle ».
TRAVAUX. - Etude de faisabilité de prolongement d'une zone d'activités sur le secteur de Braux ; le conseil sollicite des subventions pour l'aménagement du cœur du village de Deville, de passer trois avenants de marché et lancer la procédure de consultation.
ETUDE INONDATION. - Le cabinet ISL a été retenu comme assistant pour le cahier des charges avec choix d'un cabinet d'études sur le secteur Meuse entre Joigny et Laifour.
FINANCES ORDURES MENAGERES. - Approbation des nouveaux tarifs pour 2007, sans changement par rapport à 2006 malgré plusieurs augmentations imposées. Pas de changement notoire pour les tarifs déchetterie pour les professionnels et classe 3. Equilibre du budget pour un versement de 45.000 euros vers le budget ordinaire des ordures ménagères. Sans augmentation, les tarifs du centre culturel de la métallurgie.
SUBVENTIONS. - Une subvention de 1.000 euros a été accordée à l'Union commerciale des deux vallées pour le jeu de fin d'année. Le président du conseil, Erik Pilardeau a fait le point sur les subventions obtenues et les études en cours : ZA Semoy et piscine intercommunale.
L'agenda
Pharmacie : 03.24.32.10.61.
Permanence : Gérard Debieuvre (affaires scolaires, culture), de 17 h 30 à 18 h 30, en mairie.
L'Union 14/12/2006

Le festival des Enfants du Cinéma aura bien lieu !
Compromis par la fermeture du Turenne, le festival des Enfants du cinéma est annoncé quand même pour janvier : dix films seront joués à l'amphithéâtre et la MJC.
Comme le Turenne est fermé, la Ville a proposé de mettre à disposition des organisateurs la MJC Calonne et l'amphi Mendès-France.
Malgré la fermeture du Turenne due à une baisse très importante de la fréquentation, le festival des Enfants du Cinéma viendra quand même en janvier jusqu'à Sedan comme de coutume. Une bonne nouvelle qui va mettre un peu de baume au cœur des cinéphiles. Et qui va permettre au jeune public, le premier concerné par ce festival, de découvrir quelques-uns des films sélectionnés.
L'adjointe à la culture Elisabeth Husson, Jean-Pierre Braquet et Jacques Lambert, respectivement président et président d'honneur de l'association du festival n'ont guère attendu en apprenant que Nord-Est Cinéma avait pris la décision de fermer Le Turenne.
Devant le risque de voir les scolaires du Sedanais privés de leur habituel rendez-vous avec le 7e art en janvier, et de restreindre la décentralisation de la manifestation, tous trois ont cherché aussitôt une solution en lien avec les partenaires du festival, Cinéligue et la MJC Calonne.
« Le problème majeur était de trouver des salles permettant d'organiser des projections de films avec une capacité d'accueil suffisante », explique Elisabeth Husson, adjointe chargée de la culture qui a proposé de mettre à la disposition des responsables du festival deux salles municipales : l'amphithéâtre Pierre Mendès-France et la MJC Calonne.
Nord-Est Cinéma a donc donné son accord pour que Cinéligue puisse diffuser les films à Sedan. Le détail de la programmation n'est pas encore connu mais une chose est sûre, dix films pour toutes les tranches d'âges y seront joués ce qui offre un large choix aux enseignants et aux parents.
« En plus de cette mise à disposition gratuite des lieux et une aide en communication, la ville maintiendra son aide aux places pour réduire le coût du ticket d'entrée », ajoute l'élue, précisant par ailleurs que la Communauté de communes continuera à verser sa contribution aux frais de transports des élèves des communes du Sedanais. Pour Elisabeth Husson, « l'objectif était de prendre la relève de cet événement culturel car beaucoup d'établissements scolaires n'auraient pas eu les moyens de payer les frais de déplacement jusqu'au Métropolis ».
Une solution qui reste temporaire en attendant le démarrage des travaux de rénovation. Car le dossier est toujours à l'étude du côté des collectivités territoriales qui devraient en principe s'impliquer dans le financement de la réhabilitation. « Je suis heureux de voir que le festival aura lieu à Sedan et j'espère que cet intérêt puisse aboutir à une véritable rénovation du Turenne », avance Jérôme Thirriot, directeur de Nord-Est Cinéma. « L'important aujourd'hui est d'assurer la pérennité du cinéma à Sedan ».
En attendant l'ouverture des débats au sein du conseil municipal et de la communauté de communes, les enfants et ados pourront en tout cas faire provision de bons films comme chaque année.
Dominique Berthéas
L'Union 13/12/2006

Sedan : La gare de Noyers accueillera un commerce multi-services
L'été prochain, les habitants de Noyers et des alentours auront du pain frais tous les matins grâce à l'ouverture d'une boulangerie-épicerie- point poste dans l'ancienne gare rénovée par la communauté de communes.
L'ouverture d'un magasin multi-services, avec fabrication de pain et point Poste, va permettre de donner une seconde vie à l'ancienne gare de Noyers, probablement dès l'été prochain. Le projet porté par la communauté de communes du Pays Sedanais a été adopté jeudi soir par les élus, lors du conseil communautaire. Une bonne nouvelle pour les 800 habitants du secteur qui n'avaient plus de commerce de proximité depuis une dizaine d'années.
« L'objectif est triple » annonce Yvan Meunier, maire de la commune, à l'origine de cette proposition : « Faire œuvre d'urbanisme, puisque ce bâtiment bien situé sur la D6, inutilisé depuis au moins vingt ans, était devenu un peu une verrue à l'entrée de Noyers. Ensuite, faire œuvre économique pour répondre aux besoins de nos 800 habitants, des salariés de deux sites de Vynex mais aussi des milliers d'automobilistes qui circulent sur la départementale en direction de Mouzon ou Thelonne. Enfin, faire œuvre de service public puisque le projet prévoit, en accord avec l'administration postale, de créer un point Poste dans cette épicerie-boulangerie. Cela permettra d'assurer la pérennité du service postal avec des horaires plus larges qui seront ceux du commerce au lieu de quelques heures en matinée ».
Une « opération blanche »
Comme pour d'autres projets, notamment le restaurant « Ma Campagne » à Givonne, la création de logements communaux et de gîtes ruraux, toute collectivité a la possibilité d'effectuer des travaux d'aménagement et de récupérer son investissement par le paiement des loyers.
Mais dans le cas de Noyers, la rénovation coûtant 59.800 € TTC il était impossible à la commune de reporter le coût intégral sur le loyer du futur commerçant pendant dix ans, durée de mise à disposition du bâtiment par Réseau Ferré de France qui en est propriétaire.
C'est donc la communauté de communes qui va porter ce projet puisque le commerce et l'artisanat font partie de ses compétences, ce qui ouvre ainsi la possibilité d'obtenir des subventions.
Sur un coût global de 67.972 € incluant la maîtrise d'œuvre, la communauté de communes va faire appel à l'État pour la Dotation de développement rural, à la Région, au Département, et au FISAC pour compléter l'emprunt, ce qui ramènera le montant du loyer du futur commerçant à 330 € par mois. Une « opération blanche » pour la collectivité territoriale et qui va contribuer à lutter contre la dévitalisation de ce secteur rural.
Après le lancement des marchés publics, les travaux devraient, selon le calendrier prévisionnel, aboutir à une mise à disposition du bâtiment rénové à la fin du premier semestre pour une ouverture du magasin au début de l'été.
Les habitants de Noyers et des alentours n'auront plus beaucoup de kilomètres à parcourir pour avoir du pain frais et des croissants tous les matins !
Dominique Berthéas
L'Union 12/12/2006

Charleville :Le stationnement payant gagne du terrain
Le conseil municipal devrait avaliser, jeudi, le passage en « payant » de 160 places de stationnement en centre-ville. Les travaux du parking souterrain débuteront à l'été 2007.
A compter du 1er février, le stationnement deviendra payant dans une quinzaine de nouvelles rues du centre-ville. Soit un total de 160 places qui, comme l'aurait deviné Monsieur de La Palisse, étaient jusque-là gratuites.
La liste : place Condé (le long des immeubles), rue du Musée, rue Cuvelet, rue d'Aubilly (entre les rues du Moulin et de l'Eglise), rue Baron-Quinart (entre celles d'Euskirchen et du Moulin), rue Noël (entre celles de Mantoue et Baron-Quinart), boulevard Gambetta (côté impair, entre la rue Mme-de-Sévigné et le cours Briand), rue Victoire-Cousin, rue d'Euskirchen, rue Daux, avenue Leclerc (côté pair).
« Il s'agit de résorber des îlots de gratuité afin d'harmoniser la situation en vue de la réalisation du parking souterrain de Montjoly » a expliqué, hier, Philippe Pailla, premier-adjoint.
« C'est une première phase. Ce n'est pas qu'on veuille, par hypocrisie, étaler dans le temps les mauvaises nouvelles. Mais il faut en revanche procéder par étapes en matière d'investissement (un horodateur, ça coûte 10.000 €). Et, surtout, on souhaite voir comment les choses se passent, comment les habitudes évoluent. »
Il n'en demeure pas moins que, dans le contrat avec la société qui va gérer le parking souterrain de Montjoly, des clauses prévoient qu'effectivement, pour assurer la rentabilité des 400 places payantes de cet ensemble, il faut éviter que perdurent trop de places gratuites.
Il n'est pas exclu ainsi à terme que le parking Jean-Baptiste-Clément (face à l'Espace Flandre) devienne payant.
Ces dispositions devront être entérinées par le conseil municipal, jeudi soir. Mais elles ont déjà obtenu le feu vert dÔune majorité d'élus en commissions et municipalité.
Objectif 2009
De même, le conseil devra acter le choix de la société Omniparc (filiale du groupe Eifage) comme délégataire pour le parking souterrain de Montjoly. Il comportera donc 400 places (dont 220 en souterrain et 180 en surface). Les travaux débuteront à l'été 2007 et le chantier doit durer 13 à 15 mois. Coût : 4,3 millions, dont 3 à la charge de la ville (qui pourra solliciter des subventions). La différence sera investie par Omniparc.On dispose actuellement de 2.494 places de parking en centre-ville, toutes situées à moins d'un quart d'heure à pied de la place Ducale.
On sait déjà qu'une heure de stationnement sera facturée 1,20 € et que seront proposées des formules d'abonnement (45 € par mois).
« Si l'on se projette en 2009 (une fois ce chantier achevé, de même que le parking à créer place des Droits-de-l'Homme et celui de 3 à 400 places que la SNCF veut réaliser à la gare, mais aussi le stationnement banni place Ducale), on disposera, sur Charleville, de 2.800 places, soit 250 de plus qu'en 2001 », note Philippe Pailla.
Sachant que la ville et la communauté d'agglo (en charge des transports) veulent créer des navettes pour relier les parkings un peu excentrés à l'hyper-centre. Tout en les rendant aussi plus attractifs (éclairage, sécurité).
Philippe Mellet
Une carte pour les riverains
Dès le mois de janvier, les particuliers résidant dans le périmètre payant ou piéton du secteur de la place Ducale pourront se garer dans ces zones en apposant une carte de stationnement spéciale sur leur pare-brise.
Sont exclus des zones de stationnement autorisé pour les titulaires de la «carte de stationnement résidentiel» la place Ducale, la rue du Moulin, la rue de Mantoue et le secteur payant de Mézières.
Tarif : 15 euros par mois. Justificatifs : pièce d'identité, carte grise du véhicule et justificatif de domicile (une voiture par foyer). Sont exclues les personnes travaillant dans le quartier, mais n'y résidant pas.
S'adresser à partir du 26 décembre à la police municipale, rue Sévigné, tél. 03.24.35.58.80.

Ardennes : pas d'impôts aux futures entreprises.
Un amendement voté à l'unanimité à l'Assemblée nationale crée une zone franche sur la majeure partie des Ardennes (l'intégralité du département sauf l'arrondissement de Rethel, ce qui correspond à la zone d'emploi de la Vallée de la Meuse). Les entreprises qui s'implanteront sur la zone concernée bénéficieront d'allègement fiscaux et sociaux. Cependant, avant d'être appliquée, celle loi devra être validée par le Sénat. Une fois promulguée, le Gouvernement devra prendre un décret fixant les bassins d'emplois concernés. La France devra enfin obtenir l'accord de la Commission européenne avant de mettre en application l'ensemble du dispositif, ce qui peut prendre quelques mois. Seules les entreprises nouvellement créées pourront bénéficier de ces mesures. A noter qu'à compter de lundi, les conseillers généraux ardennais vont examiner le projet de budget primitif pour 2007. Le président a confirmé sa volonté d'ouvrir une autorisation de programme de 100 millions d'euros pour conforter son soutien au développement éconmique notamment en direction des agro-ressources et du tourisme.
L'ARDENNAIS du 09/12/2006 (en page 7)

Charleville-Mézières – La Ville ne prendra pas d'arrêté anti-mendicité.
Des commerçants du centre-ville de Charleville-Mézières, notamment de la rue Irénée-Carré, se plaignent de dérapages de marginaux se rassemblant avec leurs chiens vers 17 heures devant le magasin Marché U. Ils n'ont pas obtenu gain de cause car la Ville refuse de prendre un arrêté anti-mendicité, estimant que ce serait inefficace et préfère recourir à la médiation.
L'ARDENNAIS du 08/12/2006 (en page 2)

Sarkozy attendu dans les Ardennes lundi 18.
Nicolas Sarkozy est attendu dans les Ardennes lundi 18 décembre Le ministre-candidat derait visiter, en matinée, une exploitation agricole dans le secteur de Signy-le-Petit et une entreprise de la Pointe de Givet l'après-midi avant de donner un meeting le soir au Parc des Expositions de Charleville-Mézières.
L'ARDENNAIS du 07/12/2006 (en page G)

Rethel – Pour développer l'activité commerciale.
Depuis 2003, le Syndicat mixte du Pays Réthélois, la Chambre de Métiers et la Chambre de Commerce et d'Industrie des Ardennes mènent une politique commune de développement de l'activité commerciale à l'échelle du territoire du Pays rethélois. Ce partenariat s'est concrétisé par l'élaboration d'un schéma de développement commercial destiné à instaurer une certaine cohérence dans les implantations commerciales.
L'ARDENNAIS du 07/12/2006 (en page E)

Un forum pour valoriser l’industrie ardennaise.
La première promotion de licence ACP2i (Achat et commercialisation des produits industriels à l’international) de l’IUT-GDI de Charleville-Mézières, prépare le 1er salon destiné à la promotion du savoir-faire ardennais. "Idex", se déroulera les 21 et 22 décembre dans les locaux de l’IUT. La CCI des Ardennes, le Conseil Général, le Conseil Régional et la Mairie de Charleville-Mézières sont partenaires de cette action. La Buvette, Arden'Equipment et ID sont déjà inscrites sur la liste des participants. Les entreprises intéressées doivent se faire connaître dès à présent. Contact : 03.24.59.75.40.
L'ARDENNAIS du 07/12/2006 (en page H)

Conseil Général des Ardennes : les décisions de la commission permanente.
Lors de la dernière réunion de la commission permanente, le Conseil Général des Ardennes a examiné 70 dossiers portant essentiellement sur l’attribution de diverses subventions. On peut relever notamment une aide à l’investissement pour les petites entreprises qui réalisent un investissement d’un minimum de 7 500 euros et créent au moins un emploi ; 15 237 euros vont être répartis entre deux entreprises ardennaises, 42 009,50 euros ont été alloués à la CCI des Ardennes pour aider au financement de la mission de prospection collective en Chine, 26 106 euros ont été répartis à 31 particuliers à revenus modestes dans le cadre de l’action volontaire en faveur du logement. 9 280 euros ont été alloués à l’UCI de Sedan et 10 000 euros à l’office de tourisme du Pays Sedanais pour leurs animations de fin d’année. 65 084 euros ont été attribués dans le cadre de l’aide à l’investissement touristique.
L'ARDENNAIS du 07/12/2006 (en page G)

Rethel – Ouverture du giratoire : réactions en tous sens.
Depuis mardi, le nouveau rond-point du centre-ville est opérationnel. Les élus se félicitent de cette réalisation. C’est le Conseil Général qui est à l’initiative du projet et qui en a financé 90 %. Le Maire, Guy Deramaix assure que la circulation sera plus fluide et que l’accès à la gare TGV en sera facilité.
L'ARDENNAIS du 07/12/2006 (en page E)

Vouziers – L'Union des commerçants privée de Noël.
Toutes les animations de fin d'année prévues par l'Union des Commerciale Industrielle et Artisanale de Vouziers sont annulées. Cette décision, prise à contre-cœur par ses responsables se justifie par le fait que sur les 28 emplacements prévus sur la place pour le marché de Noël, seulement 14 ont été réservés par 9 exposants. Très peu de commerçants locaux se sont engagés pour participer à l'animation commerciale qui devait durer jusqu'au 31 décembre, ce qui a pénalisé financièrement l'association. Pour ne pas priver les enfants de Saint-Nicolas, la mairie a décidé de réagir et d'organiser une animation ce vendredi en fin d'après-midi.
L'ARDENNAIS du 07/12/2006 (en page D)

Charleville-Mézières – La maintenance d’éoliennes a le vent en poupe.
La formation de technicien en maintenance de parc éolien, unique en France, vient d’être officiellement inaugurée au