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Center Parc va recruter 690 personnes en Picardie.
Le 1er décembre, le Center Parc (filiale du groupe Pierre et Vacances) du Domaine de l'Ailette situé près de Laon dans l'Aisne, commencera à recruter en vue de son ouverture en juillet 2007. Au total, 690 personnes représentant 490 emplois "équivalent temps plein" (ETP) seront embauchées pour les différents métiers de l'établissement : hôtellerie, restauration, nettoyage, sports, accueil, sécurité, etc. (Texte intégral)
LA TRIBUNE du 28/11/2006 (en page 12)

Routiers : une menace de grève qui fait peur
Les routiers réunis en intersyndicale menacent de bloquer les dépôts dès la nuit du 4 au 5 décembre si l'ultime réunion de demain avec le patronat ne leur donne pas satisfaction sur la revalorisation des grilles de salaire.
«On entend déjà parler de réquisitions de camions de la part des forces de l'ordre », sourit Jean-Marie Hommet, secrétaire général de la CFDT transport de la région rémoise. Comme tous ses collègues, conducteurs routiers, il attend la réunion de demain mercredi avec le patronat.
« C'est la dernière chance pour qu'un accord intervienne », commente le délégué syndical. Il se réjouit que tous les salariés du transport se soient ligués dans une intersyndicale. Un front uni qui réclame une revalorisation de la grille des salaires.
Le patronat a d'ores et déjà fait un pas en avant en proposant une revalorisation de 3,85 % en moyenne pondérée pour les agents de maîtrise et de plus 4,7 % à plus 2,4 % pour les coefficients allant de 115 à 150 des ouvriers et employés. Mais l'ensemble des syndicats demande plus, en raison des retards accumulés. Les demandes vont jusqu'à plus 8 %.
« Devant cette avancée de la négociation qui dure déjà depuis des mois, nous avons décidé d'ajourner pour l'instant la grève prévue dès la nuit du 4 au 5 décembre. Nous nous donnerons 48 heures pour décider à l'issue de la réunion de mercredi de bloquer ou non les dépôts », annonce Jean-Marie Hommet
C'est donc un conflit majeur qui se profile début décembre si le patronat ne fait pas un petit effort supplémentaire.
« Depuis que Sarkozy a décidé de nous piquer nos permis de conduire si nous bloquons les routes, nous avons décidé de bloquer les dépôts », explique le syndicaliste. Les routiers savent que si les magasins sont en rupture de stock en cette période de fin d'année, ils peuvent déclencher une catastrophe économique.
Raison garder
La rencontre prévue demain sera donc décisive. « Si tout le monde sait raison garder ça devrait bien se passer », souhaite pour le patronat, Bernard Liébart, président de la FNTR pour la Champagne-Ardenne. L'ancien président national explique qu'en matière de salaires, « ce qui perturbe les équilibres c'est l'évolution du SMIG qui a augmenté de 21 %. Il est normal que les conducteurs voient d'un mauvais œil le SMIG rattraper leur salaire ». Les transporteurs affichent de mauvais résultats depuis deux ans : moins 0,5 % en 2005 et une prévision de moins 0,6 % pour 2006.
« Dans ces conditions, nous ne pouvons pas nous permettre des largesses », commente Bernard Liébart. Lequel fait savoir qu'un salaire de conducteur est « loin du misérabilisme. Beaucoup d'heures supplémentaires sont payées pour du temps de présence. Quand le conducteur, éloigné de son domicile, dort dans son camion par exemple, ou quand il est en chargement. »
Si les conditions de travail des routiers se sont améliorées, « beaucoup de patrons ne respectent pas les règles », soutient pourtant le représentant des salariés. « Des patrons qui demandent aux conducteurs de se mettre en coupure quand ils sont en chargement. Le salarié est en infraction car son disque est coupé. Et bien sûr, quand le disque est coupé, il n'est pas payé. »
Françoise Kunzé
L'Union 28/11/2006

Le préservatif à 20 centimes va être généralisé
Avec quelque 6.700 personnes ayant découvert leur séropositivité en 2005, l'épidémie de sida continue de progresser en France, même si c'est « moins vite », a relevé hier le ministre de la Santé Xavier Bertrand, en annonçant la généralisation du dispositif « préservatifs à 20 centimes d'euros ».
Le ministre a souhaité qu'on puisse « trouver des préservatifs partout, pour tous. » La distribution de préservatifs à 20 centimes d'euros dans tous les lycées de France, souhaitée voici un an par le Président Jacques Chirac, devrait se concrétiser début 2007, espère M. Bertrand qui avait d'abord annoncé en mars une application du dispositif pour la rentrée scolaire.
Or, a-t-il regretté hier, actuellement seulement « la moitié des lycées mettent des préservatifs à disposition » soit dans des distributeurs, soit auprès des infirmières, mais « pas forcément des préservatifs à 20 centimes ».
Avant même leur généralisation dans les lycées, ces préservatifs bon marché seront mis en vente chez les marchands de journaux et quelque 6.000 buralistes sous forme de pochettes de cinq pour 1 euro. Et les 23.000 pharmacies d'officine disposeront « bientôt » de préservatifs vendus à 20 centimes l'unité.
Dès vendredi 1er décembre, date de la Journée mondiale de lutte contre le sida, « plus de 10 millions de préservatifs à 20 centimes seront accessibles dans 20.000 points de vente », ce qui n'est « qu'un début », a annoncé M. Bertrand, qui a appelé la grande distribution à se lancer aussi dans cette opération.
« Il faut trouver le préservatif dans un maximum d'endroits pour que son usage devienne un réflexe », a-t-il insisté, souhaitant « qu'il y en ait partout, y compris dans les discothèques, les cinémas, les hôpitaux et autres établissements de santé ».
L'Union 28/11/2006

Tutelles : un régime mieux adapté va être mis en place
Le Conseil des ministres examine aujourd'hui une réforme des tutelles qui veut mieux protéger les personnes majeures vulnérables, de plus en plus nombreuses avec le vieillissement de la population.
Le projet, élaboré par le ministre de la Justice Pascal Clément et celui aux personnes âgées, aux personnes handicapées et à la famille Philippe Bas, toilette une loi de 1968 inadaptée.
Aujourd'hui, 700.000 personnes sont placées sous protection juridique, soit un adulte sur 80, et un million devraient l'être en 2010.
Principale raison : l'allongement de l'espérance de vie et les ravages de la maladie d'Alzheimer. Pour elles, la justice décide un régime de tutelle, les privant d'une grande partie de leurs droits (gestion de biens, mariage, vote.) ou de curatelle, version plus légère prévoyant conseil et contrôle. Ces mesures sont prononcées par un juge des tutelles, à la demande des familles ou de la justice.
Mais la montée de l'exclusion et de la précarisation a conduit à une dérive, le juge se retrouvant contraint de gérer des dossiers qui devraient relever du simple traitement social, comme la mise sous tutelle d'alcooliques.
Pour limiter l'inflation des dossiers, et son coût pour la collectivité, l'Etat veut recentrer les tutelles sur les seules personnes dont la vulnérabilité aura été médicalement constatée.
Mandat de protection future
Pour les autres, celles que des difficultés empêchent de gérer seules leur vie, un volet social est créé en amont, géré par les départements, avec un accompagnement personnalisé.
Par exemple, la personne pourra passer un contrat avec le Conseil général pour que les services sociaux gèrent son budget à sa place, de la perception des prestations au paiement des loyers. En cas d'échec, il sera possible de passer au volet judiciaire.
Celui-ci veut d'abord éviter tout abus : le juge ne pourra ordonner une mesure de protection qu'après avoir auditionné la personne, qui pourra être assistée d'un avocat et donner son avis. Au bout de cinq ans maximum, une nouvelle audience devra faire le point.
La loi veut aussi permettre d'anticiper en créant un « mandat de protection future » : sur simple déclaration au greffe du tribunal, une personne « saine » pourra désigner un ou plusieurs mandataires, pour le jour éventuel où son incapacité serait constatée, en cas d'Alzheimer notamment.
Cette déclaration concernera aussi les parents s'occupant d'enfants inadaptés : ils pourront désigner les personnes devant prendre le relais le jour où ils ne pourront plus.
Le projet sera examiné à la mi-janvier par le parlement mais n'entrera en vigueur qu'en 2009, temps nécessaire à l'adaptation des acteurs. Mais sans attendre, certaines dispositions seront possibles, comme la conclusion d'un mandat de protection future.
L'Union 28/11/2006

Le pape en Turquie pour un voyage délicat
Benoît XVI entreprend aujourd'hui une délicate visite de quatre jours dans la Turquie musulmane à laquelle il a tendu la main avant son départ en assurant ses hôtes de son « amitié sincère ».
TROIS mois après la virulente polémique provoquée par ses propos sur l'islam, le pape, a exprimé plusieurs fois publiquement ses regrets devant les réactions que ses propos avaient suscitées. Il a envoyé dimanche ses « salutations cordiales au cher peuple turc » et parlé de « sentiments d'estime et d'amitié sincère » envers la Turquie.
Une visite non prévue inialement à la célèbre Mosquée Bleue d'Istanbul a été ajoutée dimanche à son programme. L'événement est d'une grande importance symbolique et constitue une première pour Benoît XVI. Il représente un geste d'apaisement supplémentaire envers la Turquie.
Ce pays a été l'un des plus virulents dans la critique des paroles de Benoît XVI liant implicitement l'islam à la violence.
Une manifestation contre sa visite a d'ailleurs eu lieu dimanche à Istanbul, mais elle n'a réuni que quelque 15.000 personnes.
Haute protection policière
D'Ankara à Istanbul, les étapes de ce voyage, le premier du pape Ratzinger en terre d'islam, auront lieu sous haute protection policière et « les mesures de sécurité adoptées pour le pape en Turquie sont plus élevées que celles prises pour le président George W. Bush », a assuré le ministre des Affaires étrangères Abdullah Gûl.
La Turquie, consciente de l'importance de donner une bonne image d'elle-même au moment où elle négocie son entrée dans l'Union européenne, a promis de faire le maximum pour que le voyage soit un succès. Mais l'accueil réservé au pape souffrira de l'absence d'une rencontre officielle avec certains des principaux dirigeants du pays, notamment le chef du gouvernement Recep Tayyip Erdogan, pris par un sommet de l'Otan.
Les deux hommes ne se verront que pendant 15 à 30 minutes à l'aéroport, le pape arrivant en Turquie et M. Erdogan partant pour Riga, mais cela a suffi pour satisfaire le Vatican.
Cette rencontre est un « signe très positif » et un « geste d'attention envers le Saint-Siège qui est très apprécié », a déclaré le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican. L'opposition du pape à l'entrée de la Turquie dans l'UE, exprimée à titre personnel en 2004 lorsqu'il n'était que le cardinal Ratzinger, pèsera également sur le voyage, même si le Vatican est revenu depuis sur cette position.
« Nous ne sommes pas contre l'appartenance de la Turquie à l'UE », a ainsi tenu à dire dimanche le père Lombardi. Si la Turquie « remplit les conditions pour devenir membre (de l'Union européenne), alors pourquoi pas ? », a-t-il ajouté.
Le point d'orgue de la visite de Benoît XVI en Turquie devrait être la rencontre avec le patriarche de Constantinople Bartholomée Ier, représentant spirituel des orthodoxes.
L'Union 28/11/2006

Gazeley investit 15 millions d'euros sur l'aéroport de Paris-Vatry.
Filiale à 100 % du géant américain de la distribution Wal-Mart, le britannique Gazeley vient d'acheter au Conseil général de la Marne un terrain de 11,62 ha sur la ZAC 2 de l'aéroport international Paris-Vatry, renouvelant ainsi sa confiance dans le développement de la plate-forme spécialisée dans le fret aérien qui est devenue, en cinq années d'existence, le troisième aéroport régional dans ce domaine (37 670 T de fret en 2005).
LES ECHOS du 27/11/2006 (en page 20)

Les métiers d'art, trésors en péril.
Les artisans du luxe cherchent de nouvelles voies pour assurer leur pérennité. Le ministère de la Culture va nommer aujourd'hui onze nouveaux maîtres d'art, dont quatre appartenant à de grandes entreprises de luxe. Ils seront chargés de transmettre leurs secrets dans des professions où l'offre de formation est rare. Faute de repreneurs, le secteur fragile des métiers d'art voit disparaître chaque année des maisons. Soucieux de préserver ce savoir-faire ancestral, les grands groupes viennent à son secours.
LES ECHOS du 27/11/2006 (en page 11

Des millions détournés chaque année
Le préjudice des fraudes en réseau, qui sont actuellement en cours d'instruction, s'élève, selon l'Unedic, à 80 millions d'euros pour 7.000 complices dans toute la France. Ces escroqueries à grande échelle sont localisées essentiellement dans les grandes agglomérations telles que Paris, Lyon ou Marseille.
- En Champagne-Ardenne, 144 dossiers, dont certains remontent à quinze ans, sont en cours pour un montant total de 1,37 million d'euros. Depuis le début de l'année, onze dossiers ont fait l'objet d'un dépôt de plainte pour un préjudice total de 141.000 euros.
- En Picardie, les sommes détournées sont comparables à celles de la Champagne-Ardenne, fait savoir l'Assedic régionale. Depuis le début de l'année, dix-sept plaintes ont été déposées pour un préjudice total d'environ 140.000 euros.
L'Union 27/11/2006

Turquie : « Le pape n'est pas le bienvenu »
Environ 15.000 personnes scandant des slogans antioccidentaux ont manifesté dans le calme hier à Caglayan, sur la rive européenne d'Istanbul, contre la visite qu'effectuera le pape Benoît XVI en Turquie à partir de mardi. Le nombre des participants était bien inférieur au million de personnes prédit par le petit parti (islamiste) de la Félicité, organisateur de la manifestation dont le mot d'ordre était « le pape n'est pas le bienvenu ».
A l'origine, le mot d'ordre devait être « le pape rusé et ignorant n'est pas le bienvenu », mais le SP, qui n'est pas représenté au parlement, l'a modifié sous la pression des autorités qui lui a demandé d'éviter des slogans injurieux.
Des centaines de membres des forces de sécurité, notamment de la police antiémeutes, étaient déployées sur place, mais la manifestation s'est dispersée sans incidents. « Demande pardon aux musulmans avant de venir sur ces terres sacrées, » a martelé Recai Kutan, président du SP, traitant Benoît XVI de « représentant de la haine » et d'» ambassadeur de l'impérialisme mondial ». Le pape sera de mardi à vendredi en Turquie, où il se rendra à Ankara et Ephèse avant de gagner Istanbul mercredi soir.
Plusieurs islamistes et nationalistes sont convaincus que les rencontres prévues à Istanbul entre Benoît XVI et le Patriarche Grec Orthodoxe Bartholomée I visent non seulement à un rapprochement entre les deux églises, mais aussi à créer une alliance chrétienne contre l'islam.
L'Union 27/11/2006

Les salariés sont plus diplômés mais moins payés que leurs aînés
Le niveau de qualification à l'entrée sur le marché du travail a considérablement augmenté en France, mais son lien avec l'emploi et le montant du salaire s'est distendu, suscitant le désarroi de nombreux salariés, observent économistes, syndicats et sociologues.
Si le diplôme initial et la formation professionnelle continuent de jouer un rôle protecteur essentiel contre le chômage et de procurer un avantage salarial, la situation s'est détériorée. « Les jeunes font trois années d'études de plus que leurs parents et sont embauchés à un niveau salarial très inférieur à ce que connurent ces derniers », résume le sociologue Louis Chauvel.
« L'ascenseur social descend »
« L'économie française n'offre pas encore assez d'emplois correspondant à la nette augmentation du nombre de personnes sorties de l'enseignement supérieur », note le Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion (Cerc) dans son rapport préparatoire à la Conférence sur l'emploi et les revenus du 14 décembre.
Cette « sous-utilisation des capacités et ces phénomènes de déqualification sont nuisibles au dynamisme individuel comme à la cohésion sociale », met-il en garde. « L'ascenseur social fonctionne, et même bien, sauf qu'il descend », explique Alain Mergier, sociologue. En 2003, 37 % des jeunes de 25 à 34 ans étaient diplômés de l'enseignement supérieur, selon le Cerc. Mais, paradoxalement, la proportion de salariés payés au Smic a aussi augmenté, passant de 11,1 % en 1987 à 16,8 % en 2005.
Outre les jeunes, la frustration touche aussi les professions intermédiaires et techniciens (agents de maîtrise, infirmières, instituteurs, etc.), qui sont 5,7 millions de personnes, soit un salarié sur quatre.
Alors que leur niveau de qualification a fortement augmenté, ce sont les plus touchés par le tassement des grilles hiérarchiques et salariales, souligne l'Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens CGT.
L'Union 26/11/2006

Hors-jeu
Des matchs à huis clos pour Nicolas Sarkozy, des tribunes fermées pour Ségolène Royal. Si sur tous les sujets ces deux-là se marquent et se démarquent ainsi à la culotte, on risque de trouver le temps long jusqu'à l'élection présidentielle.
S'il n'y avait pas eu mort d'homme, il y aurait presque de quoi sourire à voir le duo se débattre dans l'urgence pour sortir une proposition. Laquelle n'a pas pour objectif de canaliser définitivement la violence des supporters les plus excités. Mais, seulement, de faire croire que rien ne peut déstabiliser les candidats. Peu importe le problème, ils ont toujours une solution en poche.
Reste à savoir si c'est en interdisant l'accès, partiel ou total, au stade que l'on évitera la répétition d'un drame qui s'est déroulé en dehors de l'enceinte sportive. C'est comme si pour éviter des agressions aux arrêts de bus, on interdisait aux gens de monter dans les véhicules.
Le plus choquant, c'est de vouloir régler en un week-end un phénomène qui dure depuis des années. A qui la faute si, pour l'instant, le déploiement à chaque rencontre à risques du PSG d'un service d'ordre d'une importance indécente pour du sport apparaissait comme la panacée ? A qui fera-t-on croire, avec le nombre d'incidents déjà répertoriés et la quantité de vidéos tournées, que la liste complémentaire de supporters à interdire de stade n'existe pas déjà ? Ou alors, il faut s'inquiéter très vite de la manière dont la mouvance islamiste est surveillée.
Les politiques ne sont d'ailleurs peut-être pas les mieux placés pour donner des leçons au monde du football. Il ne faudrait pas remonter très loin pour trouver la trace de bagarres, certaines s'achevant dramatiquement, entre colleurs d'affiches. Mais là, personne n'affirme que les partis sont responsables de leurs adhérents comme les clubs le sont de leurs supporters.
Et l'on attend toujours les solutions miracles pour éviter de nouveaux affrontements sur fond de joutes électorales. Les rois du hors-jeu ne sont pas toujours où l'on croit.
Jean-Michel Roustand
L'Union 26/11/2006

Un livre de mémoires début 2007
Décédé jeudi, Philippe Noiret a travaillé jusqu'à ces derniers jours à l'écriture d'un livre de mémoires qui sortira début 2007 chez Robert Laffont.
« C'est un livre auquel il a travaillé jusqu'à la dernière seconde. Un livre dans la tradition des mémoires d'acteur, qui retrace son parcours professionnel, ses souvenirs d'enfance, ses rencontres. », a indiqué le directeur littéraire des éditions Robert Laffont.
Selon son éditeur, Philippe Noiret voulait avec ce livre transmettre son expérience, « transmettre des clés », aux plus jeunes comédiens. « C'était son dernier grand travail, après qu'il a arrêté Love letters au théâtre, en juin dernier : rassembler sa vie dans un récit généreux, avec cette idée de transmission. «.
Le livre, qui n'a pas encore de titre, doit faire l'objet d'une dernière relecture. Philippe Noiret dresse notamment une galerie de portraits, de Gérard Philipe à Alfred Hitchkock ou Bertrand Tavernier.
Les obsèques de Philippe Noiret se dérouleront lundi en la basilique Sainte-Clotilde à Paris et il sera ensuite inhumé au cimetière Montparnasse.
L'Union 26/11/2006

Immense acteur populaire Philippe Noiret est décédé
Philippe Noiret, décédé hier à l'âge de 76 ans, aura promené son élégance et son hédonisme à la scène et à l'écran durant plus d'un demi-siècle, s'imposant comme l'un des plus grands acteurs français du siècle écoulé.
Celui qui fut tour à tour roi et spadassin, juge et pédophile, flic et gangster, séducteur et poète, aura joué dans environ 125 films sous la direction de grands cinéastes.
Il aimait les chevaux, les chaussures, la campagne et les cigares. Il en fumait deux par jour depuis 50 ans, soit un total de 36.500. Derrière une image de dandy plein d'humour, à la gentillesse mâtinée d'un léger cynisme, se cachait un « bouffeur de travail ». « J'ai contribué à l'image de gentleman-farmer que l'on me colle mais elle n'est qu'une parcelle de la réalité », assurait-il.
Philippe Noiret avait le regard tendre, la poignée de main franche et un franc-parler qu'il utilisait pour « maugréer » contre le consensus de l'époque.
Né le 1er octobre 1930 à Lille, cet élève médiocre qui a raté plusieurs fois le bac débute sur des scènes de théâtre parisiennes, notamment aux côtés de Jean-Pierre Darras.
En 1953, il entre au Théâtre national populaire (TNP) grâce à Gérard Philipe, joue dans une dizaine de films, dont « Zazie dans le métro » (Louis Malle) et « La vie de château » (Jean-Paul Rappeneau), avant que le film « Alexandre Le Bienheureux » (Yves Robert) le révèle au grand public en 1968.
Après un détour par Hollywood (« L'étau » d'Alfred Hitchcock, 1969), il enchaîne une impressionnante filmographie en France et à l'étranger, en particulier en Italie. On le verra notamment dans « La Famille » d'Ettore Scola (1987) ou « Cinema Paradiso » de Giuseppe Tornatore (1990).
Deux césars en 1975 et 1990
Acteur fétiche de Bertrand Tavernier (« L'horloger de Saint-Paul », « Que la fête commence » etc.), il goûte avec succès au cinéma comique (« Les ripoux », de Claude Zidi), forme des couples mythiques avec Catherine Deneuve, Romy Schneider et Simone Signoret.
Il obtient un césar (le premier des césar) pour la meilleure interprétation masculine en 1976 dans « Le vieux fusil » (Robert Enrico) et un second en 1990 pour « La vie et rien d'autre » (Tavernier).
Ces dernières années, il passait beaucoup de temps dans sa maison de campagne audoise, près de Carcassonne. Philippe Noiret était un fidèle : plus de 50 ans de métier, plus de 30 ans dans la même maison de campagne, plus de 40 ans de mariage avec la comédienne Monique Chaumette avec qui il a eu une fille.
L'Union 25/11/2006

Obsèques de Gemayel : à Beyrouth la foule en colère contre la Syrie
Le Liban a offert hier un adieu populaire à Pierre Gemayel, le ministre chrétien assassiné mardi, lors d'un immense rassemblement à Beyrouth que le camp antisyrien a transformé en démonstration de force contre l'opposition alliée de la Syrie.
Une foule énorme, sous une marée de drapeaux libanais rouges et blancs frappés du Cèdre vert, s'est rassemblée sur la grande place des Martyrs, dans le centre de la capitale, tout près de la cathédrale Saint-Georges des Maronites où a été célébrée la cérémonie des obsèques.
Puis la foule a écouté les dirigeants antisyriens du Liban, défilant tour à tour sur une estrade protégée d'une vitre pare-balles, lancer des diatribes contre la Syrie et promettre que l'assassinat de Pierre Gemayel ne resterait pas impuni.
« Nous ne renoncerons pas tant que nous n'aurons pas traduit les meurtriers en justice », a affirmé l'ancien président Amine Gemayel, le père du défunt, avant de réclamer le départ du président libanais Emile Lahoud, un proche de Damas.
Brandissant des portraits du défunt, la foule estimée à des centaines de milliers de personnes avait convergé depuis le matin sur la place des Martyrs, conspuant la Syrie, piétinant des portraits du président Lahoud et du chef de l'Etat syrien, Bachar al-Assad.
Le cercueil a ensuite quitté Beyrouth vers le village de Bikfaya, berceau de la puissante famille maronite des Gemayel, dans la montagne libanaise, où le défunt a été inhumé.
L'assassinat de Pierre Gemayel, ministre de l'Industrie et député de la majorité, abattu par balles à 34 ans, a fait craindre une nouvelle déstabilisation du Liban. Les appels au calme se sont multipliés depuis mardi dans la classe politique, tandis que les dirigeants antisyriens désignaient la main de Damas dans cet attentat. La Syrie a démenti toute implication.
L'Union 25/11/2006

Drogues : la cocaïne poursuit sa progression en Europe
La consommation de cocaïne poursuit sa progression en Europe tandis que celle d'héroïne et de drogues injectées reste « une menace permanente pour la santé publique », souligne l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies dans son rapport annuel présenté hier.
La cocaïne (3,5 millions d'adultes usagers) arrive à présent en deuxième place dans la liste des drogues illicites les plus consommées en Europe, après le cannabis (22,5 millions). Viennent ensuite les amphétamines et l'ecstasy (2 et 3 millions).
Au moins 400 décès liés à la cocaïne ont été identifiés dans le rapport 2006, un chiffre qui serait cependant « largement sous-estimé ».
L'Union 25/11/2006

Air France-KLM explore une fusion avec Alitalia
Le groupe Air France-KLM a annoncé hier qu'il explorait une éventuelle fusion avec son partenaire Alitalia en difficulté, tout en rappelant exiger au préalable une restructuration en profondeur pour ce mariage qui suscite les réserves du gouvernement italien.
« A la demande d'Alitalia, nous avons ouvert une phase d'échange exploratoire », a déclaré le président d'Air France-KLM Jean-Cyril Spinetta, lors de la présentation des résultats semestriels du premier groupe aérien européen.
« Depuis l'origine », a rappelé M. Spinetta, « les relations avec Alitalia ont toujours intégré une perspective de fusion à terme ». Alitalia et Air France-KLM, partenaires au sein de l'alliance Skyteam depuis 2001, ont échangé une participation de 2 % en 2002.
A la Bourse de Paris, les investisseurs ont très mal réagi à cette perspective. L'action Air France-KLM a chuté de 6,54 % en clôture à 30,14 euros, dans un marché en baisse de 0,51 %. Le titre Alitalia a lui aussi terminé en baisse de 2,21 % à 0,92 euro à la Bourse de Milan.
Alitalia a confirmé avoir noué des contacts avec Air France-KLM mais ceux-ci « sont encore dans une phase initiale et ne sont pas exclusifs ». La compagnie nationale italienne explorerait en parallèle des opportunités d'alliance en Asie.
Depuis plusieurs mois, Air France-KLM insiste, en réaction à des rumeurs récurrentes de rapprochement, sur le fait qu'elle n'envisagera une fusion qu'après un redressement d'Alitalia, qui s'attend pour 2006 à une perte nette supérieure aux 167 millions d'euros de l'an dernier.
L'Union 25/11/2006

« Il manque 250.000 postes dans les maisons de retraite »
Pascal Champvert préside une association, l'Adehpa, qui regroupe 1.800 directeurs de maisons de retraite en France. De passage en Champagne, il a dénoncé une situation critique et réclamé la création de 250.000 postes.
Vous dénoncez le manque de personnel dans les établissements. La situation est-elle devenue critique ?
« En France, on compte en moyenne 4 professionnels pour 10 personnes âgées. Le rapport est de 8 pour 10 en Allemagne, 9 pour 10 au Luxembourg et 10 à 12 pour 10 en Suisse, en Suède ou au Danemark. Nous avons deux, voire trois fois moins de personnel que nos voisins et ce retard persiste depuis 30 ans. Il manque 250.000 postes. Pendant que nous faisons une succession de petits plans dont le dernier en date, celui de Dominique de Villepin, est très insuffisant, le reste de l'Europe avance. C'est d'autant plus grave que le nombre des personnes très âgées continue d'augmenter dans notre pays. »
Quelles sont les conséquences sur le quotidien des résidants ?
« Il faut tout faire vite. Un exemple : 15Êminutes pour aider une vieille dame à faire sa toilette. Regardons le temps que nous avons pris ce matin, les uns et les autres, dans notre salle de bains. Moi, quand j'aurai 85 ou 90 ans, j'espère ne pas devoir me contenter d'un quart d'heure. C'est la même chose pour l'aide à la prise des repas. Le personnel passe son temps à courir, le personnel n'a jamais le temps. Résultat, on vit mal en France, que ce soit à domicile ou en maison de retraite, quand on est très âgé, fragilisé ou dépendant. »
On reproche parfois aux familles de se désintéresser de leurs aînés. Qu'en pensez-vous ?
« Ce n'est pas vrai. Les familles ne sont pas « abandonnantes », simplement on n'habite plus aujourd'hui en face ou à côté de ses parents et grands-parents. La vérité, c'est que notre pays ne s'occupe pas bien de ses vieux. Comme partout en Europe, nous avons besoin de professionnels pour accompagner les personnes âgées. »
Le coût est déjà très élevé. Comment augmenter encore les charges ?
« En Suisse, en Belgique ou en Allemagne, il y a davantage de personnel, pourtant le prix est moins élevé. Pourquoi ? En France, les personnes âgées et leur famille doivent supporter 60 % du coût de fonctionnement. Dans le public comme dans le privé, 1.500 à 1.600€ par mois, c'est beaucoup trop quand on sait que le montant moyen de la retraite est de l'ordre de 1.100€. L'assurance-maladie ou la prestation autonomie doivent prendre une part plus importante. »
Quelle part comptez-vous prendre dans le débat politique ?
« Nous demandons aux candidats à l'élection présidentielle, puis aux législatives, de nous dire ce qu'il faut faire mais également comment on va le financer. Est-ce une augmentation de l'impôt sur le revenu ? Des impôts locaux ? Des impôts sur les successions ? De la CSG ? Est-ce un autre jour férie à supprimer ? Il appartient aux politiques de faire des propositions. »
Comment, demain, les Français feront-ils face si le montant de leur retraite est à la baisse ?
« Et comment feront les Français quand ils auront non plus une seule, mais deux ou trois personnes très âgées dans leur famille ? La réponse, c'est qu'il faut que tout le monde paie un peu. Sinon, considérons qu'il est normal pour une vieille dame d'être lavée en 15Êminutes à la maison de retraite et couchée à 17 heures si elle réside encore chez elle. Si c'est ce que pensent les candidats, qu'ils le disent au cours de la campagne. »
Recueilli par Franck Leclerc
L'Union 25/11/2006

20 000 emplois menacés dans l'équipement automobile français.
Cette année, fermetures de sites et délocalisations seront à l'ordre du jour. Les équipementiers français sont pénalisés par le marasme du marché automobile français et européen. Les sous-traitants pourraient supprimer jusqu'à 10 000 emplois dans l'Hexagone et 20 000 l'an prochain. L'euro fort rend les fabrications françaises moins compétitives, alors que la concurrence vient de plus en plus loin. Dominique de Villepin a reçu le 23 novembre les constructeurs. Après les 145 M€ débloqués pour l'aéronautique, le Premier ministre compte faire "la même chose pour la filière automobile". L'inquiétude est forte dans la région Nord-Pas-de-Calais qui craint de subir le même sort qu'avec les mines, le textile et la métallurgie.
LA TRIBUNE du 24/11/2006 (en page 6)

La marche des affaires : coup de froid en octobre.
L'activité économique française vient de connaître un net coup de froid, comme le confirme l'enquête des "Echos" auprès des professionnels, en accord avec le diagnostic de l'Insee, en raison notamment d'un recul des exportations et d'un ralentissement imposé par les entreprises en matière d'investissements. Les ménages, en particulier, ont été frileux en matière de consommation courante, avec un coup de frein aux achats en grande surface. Le marché automobile en baisse de 2 % (en cumul depuis janvier) pénalise constructeurs et sous-traitants ; la production sidérurgique recule ; le B-TP (secteur le plus brillant de l'économie française depuis des mois) donne à son tour des signes de fléchissement (baisse des ventes pour la première fois depuis le début de la décennie de - 7,6 % au deuxième trimestre).
LES ECHOS du 24/11/2006 (en page 19)

L'automobile européenne cherche à réduire ses surcapacités.
Renault négocie la suppression de 1 300 postes en Espagne, alors même que ses principaux rivaux ferment, au moins partiellement, des usines. > Dominique de Villepin a déclaré le 22 novembre, lors du 89e congrès des maires, qu'il annoncerait "dans quelques jours" des propositions en faveur de la filière automobile française sur le modèle des aides accordées à la sous-traitance aéronautique.
LA TRIBUNE du 23/11/2006 (en page 8)

Sarkozy remet son décret de naturalisation à Chahrazad
Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a remis hier matin dans un salon du ministère, le décret de naturalisation française à la jeune Chahrazad Belayni, brûlée vive il y a un an par un jeune homme furieux qu'elle refuse de l'épouser.
« Bienvenue dans la communauté française », a lancé le ministre à la jeune fille, qui va également « intégrer l'administration du ministère de l'Intérieur où (son) expérience sera très utile pour les victimes », a-t-il ajouté.
Le frère de la jeune fille, Abdellaziz, a reçu des mains du ministre de l'Intérieur le décret de sa propre naturalisation, avant « d'intégrer la préfecture de Seine-Saint-Denis », a précisé M. Sarkozy. La jeune fille, au visage encore très marqué par l'agression dont elle a été victime en novembre 2005 à Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis) s'est réjouie de ce qu'elle allait pouvoir ainsi « entamer une nouvelle vie, une vie qui recommence à zéro », a-t-elle dit.
Son agresseur se livre à la justice
Son agresseur, Amer Moustaq Butt, Pakistanais de 25 ans, demeurant en Seine-et-Marne, arrivé vendredi à l'aéroport de Roissy après avoir décidé de se livrer à la justice française, a été mis en examen par un juge d'instruction dans la nuit après son déferrement au parquet de Bobigny.
« Ca fait plaisir de voir de nouveaux Français qui sont heureux de (le) devenir, la République, c'est fait pour aider des gens aussi méritants, aussi exceptionnels (que) cette jeune fille admirable de courage », a commenté M. Sarkozy.
Elle a été victime d'un « crime doublement odieux », a-t-il poursuivi. « Odieux dans la violence mais aussi parce que son agresseur se croyait propriétaire de Chahrazad. C'était la négation du droit d'une femme à dire non, il estimait que le corps de Chahrazad lui appartenait, qu'il pouvait (en) faire ce qu'il veut, c'est intolérable », a ajouté le ministre.
L'Union 23/11/2006

Les Travaux publics vont lancer une fondation pour l'apprentissage.
Confrontée à des difficultés de recrutement, la profession (qui connaît une année "exceptionnelle") va consacrer 10 à 15 millions d'euros pour aider les régions à créer des places dans les centres de formation d'apprentis et les lycées professionnels.
LES ECHOS du 23/11/2006 (en page 24)

Jeunes à l'étranger : la porte étroite du VIE.
Pour la 7e année, le forum du VIE se tient à Paris aujourd'hui. Plébiscité par les jeunes, le dispositif du Volontariat international en entreprise qui reste sous-utilisé par les exportateurs en dépit de nombreux aménagements, semble en phase de décollage. Mais, même si on compte aujourd'hui plus de 4 000 volontaires en poste, on dénombre toujours 20 fois plus de candidats que d'entreprises prêtes à les accueillir.
LES ECHOS du 23/11/2006 (en page 11)

Consommation : les ménages repartent du bon pied.
Après avoir plongé en septembre, les achats des ménages en produits manufacturés ont repris en octobre, en hausse de 0,9 %.
LES ECHOS du 23/11/2006 (en page 2)

Prothèses dentaires : la guerre des prix
Des couronnes en céramique « made in China » coûtant moins de 30 € seraient facturées plus de 600 € aux patients. Les prothésistes dentaires toussent mais la réalité est plus nuancée.
L'union nationale patronale des prothésistes dentaires (UNPPD) s'insurge depuis des années contre « une concurrence étrangère déloyale » qu'ils veulent dénoncer aujourd'hui en organisant une pétition.
Des laboratoires situés en Chine, en Turquie ou au Maroc pratiquent des prix « plus bas que terre » qu'il serait impossible d'appliquer dans l'Hexagone. Illustration : quand un prothésiste facture environ 120 € une couronne en céramique qui lui a demandé deux heures et demie de travail, le chirurgien-dentiste peut l'obtenir pour 29 € en moyenne dans un pays tiers.
Pour le patient, qui n'en sait rien, le coût reste le même. Soit 610 €, selon l'UNPPD dont le président Gérard Corsi s'inquiète pour la survie de la filière qui représente, souligne- t-il, 5.000 entreprises et 20.000 emplois en France.
« Une loi de 1998 prévoit la transparence mais le décret n'a jamais été publié », déplore M. Corsi qui revendique « une traçabilité totale ». Il veut « moraliser le système » et rappelle que « la moitié des Français rechignent à se faire soigner les dents ».
« On nous presse comme des citrons », conclut le président de l'UNPPD tout en admettant que des prothésistes eux-mêmes recourent à des laboratoires situés en Asie ou dans le Maghreb pour des opérations de sous-traitance.
Un prothésiste dentaire de la région le reconnaît : « Des collègues peuvent être contraints de le faire s'ils veulent pérenniser leur activité ». S'il suffit théoriquement d'un CAP pour exercer, dix années d'expérience seraient un minimum pour acquérir une parfaite maîtrise de ce métier. De plus en plus technique, celui-ci exige un matériel onéreux : « Il faut compter 150.000 € pour une machine numérique servant à fabriquer le support de la couronne ».
Condamné dans la Somme
Les chirurgiens-dentistes font entendre un autre son de cloche. « Si des confrères commandent à l'étranger, ils n'en parlent pas beaucoup », constate en préambule le docteur Gilles Melon, président du conseil de l'ordre de la Somme. Il ajoute avec malice : « Des prothésistes le font aussi quand il s'agit de sous-traiter ce qui est long, pénible, salissant et peu intéressant. »
Le représentant des chirurgiens-dentistes de la Somme insiste sur l'opportunité de travailler avec un laboratoire de proximité : « On ne prend pas le moindre risque et cela permet d'obtenir un résultat précis, de qualité ». Sur les écarts entre le coût réel et le montant facturé au patient, il veut relativiser. « Le prix comprend l'étude, le travail sur la dent, l'empreinte, la détermination de la teinte, l'ajustage et le scellement ».
Que la commande soit faite à l'étranger ou au laboratoire d'à-côté, le délai serait quasiment le même, autour d'une semaine. Devant cette concurrence, un prothésiste rémois s'interroge : « Est-il normal que la Sécurité sociale rembourse sans distinction ? »
Derrière ce vieux débat, un tabou revient sans cesse. Quelques patients pourraient être tentés de se faire délivrer leur prothèse sans forcément passer par le chirurgien-dentiste.
Le conseil de l'ordre est vigilant. Dans la Somme, un prothésiste a été condamné à une peine de prison avec sursis assortie d'une amende pour avoir fourni directement des particuliers. Il est aujourd'hui à la retraite.
Franck Leclerc
L'Union 23/11/2006

Clients en difficulté : frais bancaires allégés ?
Les banques françaises s'engagent à rechercher des solutions pour alléger les frais bancaires de leurs clients en difficulté, a indiqué la Fédération bancaire française (FBF).
« Les banques françaises ont annoncé dans le cadre du CCSF qu'elles allaient mettre en place de nouvelles mesures en faveur de leurs clients, notamment des populations les plus modestes », indique la FBF.
« En ce qui concerne le cumul des frais liés aux rejets de chèques et de prélèvements automatiques, les banques s'engagent à rechercher une solution personnalisée pour les clients confrontés à des difficultés financières résultant d'une forte baisse de leurs ressources ou d'accidents de la vie », détaille le communiqué.
« Cet examen pourra conduire à une remise totale ou partielle de frais bancaires, selon les cas ».
Les banques « ont aussi accepté qu'un regroupement des frais soit effectué sur une base mensuelle », et un dispositif d'information supplémentaire sera proposé « à ceux qui le souhaitent ».
Enfin, les banques confirment qu'elles rendront gratuits les éventuels coûts d'attente téléphoniques sur les numéros surtaxés, au-delà du coût de la communication.
L'Union 23/11/2006

La France subit la perte de compétitivité de son industrie.
Selon les résultats de la croissance au 3e trimestre communiqués le 21 novembre par l'Insee, le diagnostic des économistes est unanime et sans appel : l'économie française souffre d'une perte flagrante de compétitivité. Cette panne estivale s'explique essentiellement par la faiblesse des investissements industriels, une innovation en panne et le recul des exportations. Quant à la consommation des ménages, principal moteur de la croissance depuis 2001, elle décélère sous le coup notamment de la réduction sensible des dépenses de santé. Cet atterrissage brutal de la consommation ne devrait pas empêcher l'économie de progresser à un rythme compris entre 2 % et 2,5 %. Toutefois, les faiblesses structurelles hypothèquent sérieusement la croissance future. Pour la seconde année consécutive, la France devrait afficher une croissance inférieure à celle de la zone euro.
LA TRIBUNE du 22/11/2006 (en page 26)

Les régions taxent les carburants
A partir du 1er janvier, les carburants seront plus chers en raison d'une taxe prélevée par les régions. Cette manne représentera 14,8 millions d'euros en Champagne-Ardenne. Elle est estimée à 21,6 millions d'euros en Picardie. 0,0083 euro sur le litre de gazole, 0,0177 sur le litre de super sans plomb en Champagne-Ardenne.
A compter du 1er janvier prochain, le prix des carburants va augmenter dans les stations-service de la région. C'est la conséquence de la modulation de la part régionale de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) autorisée à partir de 2007.
Depuis 2005, les conseils régionaux se voyaient reverser par l'Etat une partie fixe des recettes de TIPP, - indépendante des consommations de carburants-, pour financer les compétences transférées dans le cadre de la décentralisation. En 2006, cette taxe a ainsi rapporté 12,4 millions d'euros à la Champagne-Ardenne et 25,2 millions d'euros à la Picardie.
Avec la possibilité de modifier cette taxe régionale en 2007, les régions peuvent désormais augmenter la part qui leur revient. L'augmentation ne peut cependant pas excéder 1,77 centime d'euro par litre de super sans plomb et 1,15 centime par litre de gazole. Beaucoup de régions, comme la Champagne-Ardenne, ont choisi de moduler la taxe en dessous du plafond. En Picardie, le conseil régional se prononcera le 30 novembre.
En Champagne-Ardenne, le transfert de taxe se traduira, en moyenne, par une hausse de 50 centimes d'euro pour un plein de gazole et 70 centimes pour un plein de sans plomb. Soit une recette de 14,8 millions d'euros pour 2007. En Picardie, la somme est estimée à environ 21,6 millions d'euros si l'augmentation est portée au maximum toléré. Toutefois, cette mesure ne s'appliquera ni au fioul domestique ni aux professionnels des transports.
« Peu de chose »
Depuis deux ans, les régions perçoivent une partie de la TIPP en contrepartie de la décentralisation par l'Etat d'un certain nombre de missions, en particulier les Tos (techniciens et ouvriers de service), la gestion des personnels techniques de l'Education nationale. Mais l'enveloppe est jugée loin d'être suffisante.
« Nous ne faisons qu'appliquer la loi », constate Jean-Paul Bachy, président socialiste de la région Champagne-Ardenne. « Ca changera peu de chose. C'est un tout petit espace d'initiative que l'on nous autorise à prendre cette année mais qui est loin de compenser la dépense actuelle. Encore moins de couvrir l'évolution de la future dépense que peut représenter la prise en charge de ces personnels », déplore-t-il. Le nombre d'agents devrait ainsi passer de 237 à 1.800. « Colossal ! », s'exclame le président Bachy.
« L'impact est intéressant en terme de produit financier. Mais c'est très peu par rapport à la globalité du budget régional », relativise l'élu. Autre inconvénient selon lui : « Ce type de recettes est très aléatoire. Aujourd'hui, la consommation de carburant a plutôt tendance à se tasser. Si elle baisse, c'est autant de recettes en moins. Or la dépense salariale, elle, est certaine. Et ne peut qu'évoluer. Résultat : d'un côté, un volume de recettes qui va fondre comme neige au soleil, de l'autre, des dépenses qui ne peuvent qu'augmenter. Cela ne sera pas sans poser de sérieuses questions dans les années à venir ». D'où l'urgence, selon lui d'une réforme au niveau de la fiscalité locale.
Catherine Tellier
L'Union 22/11/2006

Hausse de la TIPP : Copé « consterné »
Le ministre délégué au Budget Jean-François Copé s'est dit hier « consterné » par la hausse de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) votée par plusieurs régions.
« Je partage évidemment votre consternation en ayant découvert l'augmentation de la TIPP. Cela veut dire que les régions qui l'ont votée vont se récupérer 500 millions d'euros sur le dos des automobilistes », a affirmé M. Copé à l'Assemblée nationale, en réponse à une question du député (UMP) de l'Yonne Jean-Pierre Soisson. « On nous a dit : c'est à cause des transferts de compétence [.] Après on nous a dit : c'est parce qu'on doit financer les personnels des lycées », a-t-il dit.
« La réalité, elle est très simple : les socialistes, comme les communistes, commencent à augmenter les impôts et discutent après », selon lui.
« Ils l'ont montré avec la taxe professionnelle [.]. Ils l'ont fait de la même manière avec la carte grise », a-t-il dit. « Et ils le font évidemment maintenant avec la TIPP ».
« On ne pourra pas continuer éternellement comme ça », a-t-il ajouté.
Autorisées pour la première fois à partir de 2007 à moduler la part de la taxe sur les carburants qui leur revient, la plupart des régions, qui ont jusqu'au 30 novembre pour délibérer sur le sujet, devraient la porter au maximum toléré, selon l'Association des régions de France.
Douze régions concernées
Douze régions, l'Auvergne, la Basse-Normandie, la Bretagne, le Centre, la Champagne-Ardennes, la Franche-Comté, la Haute-Normandie, l'Ile-de-France, le Limousin, la Lorraine, Provence-Alpes-Côte d'Azur, ainsi que l'Alsace (où la hausse reste cependant en deçà du plafond maximum autorisé), ont déjà voté une augmentation de la TIPP.
Au total, les régions devraient toucher entre 500 et 550 millions d'euros de recettes fiscales supplémentaires. A comparer avec un produit attendu par l'Etat de 19,3 milliards d'euros pour 2007, au titre de la TIPP.
L'Union 22/11/2006

La CNIL proche de la cessation de paiement.
La Commission nationale de l'informatique et des libertés, autorité indépendante chargée de veiller à la protection des données individuelles informatisées, est en état de cessation de paiements avec "un déficit de 532 000 € qui menace son bon fonctionnement", selon son président Alex Türk, qui en a informé Dominique de Villepin. Cette situation financière difficile la contraindrait à "renoncer à l'exercice de certaines de ses missions" alors même qu'"elle connaît un accroissement spectaculaire de son activité" : une charge de travail en hausse de 370 % en trois ans.
LES ECHOS du 22/11/2006 (en page 4)

La discrimination à l'embauche plus marquée à l'Est
Selon un baromètre national communiqué hier, les difficultés de recrutement touchent toujours autant les personnes d'origine maghrébine et les seniors, et notamment dans l'Est de la France. Momo, du quartier d'Orgeval, à Reims, témoigne.
Un candidat de 48-50 ans ou d'origine maghrébine a environ trois fois moins de chances d'être convoqué à un entretien d'embauche qu'un homme de 28-30 ans portant un nom à consonance française, selon le premier baromètre national de la discrimination à l'embauche présenté hier à Paris.
Le baromètre a été établi à partir d'un testing géant de 6.461 curriculum vitae postés entre l'automne 2005 et l'automne 2006 en réponse à 1.340 offres d'emploi parues sur internet ou support papier.
Les CV étaient factices, mais les discriminations réelles bien qu'illégales.
« 10 % des envois pourraient déboucher sur une plainte », a précisé lors d'une conférence de presse l'auteur de l'enquête, le sociologue Jean-François Amadieu, dont l'objectif n'est cependant pas de poursuivre mais de « sensibiliser ». Le but est de « passer du déni à l'indéniable », a souligné Jean-Louis Joly, directeur général du groupe de travail intérimaire Adia, qui finance les travaux et envisage de rééditer le baromètre « tous les deux ans ». Les chances de décrocher un entretien ont été mesurées pour cinq candidats susceptibles de subir une discrimination : un homme de 48 ou 50 ans, une femme de 32 ans mariée avec trois enfants, une personne au patronyme maghrébin, un candidat handicapé et une personne au physique disgracieux.
« On me reproche ma couleur de peau »
« Sans forcer le trait, le taux de discrimination est plus fort dans l'Est, à savoir compte tenu de l'échantillon, l'Alsace, et dans une moindre mesure la Lorraine et Champagne-Ardenne », a constaté M. Amadieu.
Cette tendance régionale n'a pas étonné Momo, 35 ans, né en France de parents algériens, qui peine à trouver du travail. « On me met des bâtons dans les roues. On me dit que je n'ai pas d'expérience. Pour moi c'est du baratin. C'est ma couleur de peau qu'on me reproche. Je le sens au regard des gens ». Momo, dont le CV fait état de diverses expériences dont deux années dans la restauration, ne demande pas le Pérou : juste un boulot d'aide-cuisinier ou de plongeur. A-t-il la preuve qu'il fait l'objet de discriminations ? « C'est toujours difficile à prouver car on est pas là lorsque les décisions sont prises ». Reste que Momo a pour lui son bon sens. « Actuellement je fais un stage dans une cafétéria. Quand je regarde les salariés autour de moi, je ne vois aucun Maghrébin. Il y a un truc ».
Dans son quartier d'Orgeval, où s'alignent les HLM, il n'est pas le seul à avoir ce sentiment. Boualem Aouail, un jeune de 23 ans, très impliqué dans le milieu associatif, constate, un peu amer : « A côté de chez nous, il y a l'Actipôle Neuvillette. On espérait que des jeunes du quartier puissent y travailler. Or quand on regarde, il n'y pas de gens d'origine qui y sont intégrés. C'est le cas dans trop d'entreprises de la région ».
Le testing lancé par l'observatoire de la discrimination concernait d'autres populations. On a constaté ainsi que le candidat handicapé est un peu moins pénalisé avec 54 % de réponses positives. La mère de famille a encore davantage de chances d'être convoquée avec un taux de 63 %, sauf dans les petites et moyennes entreprises. De même, la personne d'apparence disgracieuse avec 71 % de réponses positives. De maigres consolations devant les mauvaises notes du baromètre.
Julien Bouillé avec AFP
L'Union 22/11/2006

Volkswagen supprime 4.000 emplois à Bruxelles : la Belgique sous le choc
Après des semaines d'incertitude, le couperet est tombé hier à l'usine Volkswagen de Bruxelles, avec l'annonce par la direction de quelque 4.000 suppressions d'emplois, soit près des trois-quarts de l'effectif.
Dix ans après la fermeture brutale de l'usine Renault de Vilvorde (nord de Bruxelles) et le licenciement de 3.000 salariés, la Belgique avait l'impression hier de revivre « une nouvelle catastrophe nationale ».
« A mon avis, avec 1.500 salariés, Volkswagen Bruxelles n'est pas viable. C'est la première étape avant la fermeture », a-t-il estimé.
A l'issue d'un conseil d'entreprise, des responsables syndicaux ont affirmé que la direction leur avait annoncé la suppression d'environ 4.000 emplois dans l'usine bruxelloise de Forest. Selon la direction allemande de VW, ce site emploie actuellement quelque 5.300 salariés. Pour les syndicats, ce chiffre oscille entre 5.000 et 5.500, si on inclut intérimaires et contractuels.
En Allemagne, la direction a confirmé qu'elle ne voulait maintenir que 1.500 emplois à Bruxelles. Elle a précisé que le modèle phare de l'usine bruxelloise, la Golf, produite chaque année à quelque 200.000 unités, ne serait plus fabriquée à Forest mais seulement en Allemagne.
Grâce à toute une série de mesures - dont l'annonce cet hiver de 20.000 suppressions de poste en Allemagne - la situation de Volkswagen s'est améliorée cette année, mais sa rentabilité reste défaillante. En septembre, les salariés allemands de Volkswagen ont accepté de travailler 4 heures de plus par semaine, sans hausse de salaire.
« Ca va chauffer »
En contrepartie, le puissant syndicat IG Metall a obtenu que VW rapatrie une partie de la production en Allemagne. Un engagement qui explique en partie les suppressions d'emplois à Bruxelles. Selon la presse allemande, Bruxelles pourrait n'être qu'un début, avant de nouvelles tailles dans les effectifs portugais et espagnols.
Devant l'usine, l'ambiance est restée calme hier matin, lessyndicats ayant demandé aux salariés de rester chez eux jusqu'à une assemblée générale prévue aujourd'hui à 10 heures. Mais les quelques militants présents se montraient aussi dégoûtés que désemparés.
Pour Joseph De Geyter, syndiqué à la FGTB, 4.000 suppressions de postes « ça veut dire qu'à brève échéance, l'usine ferme. Et ça, même pas dans un an ! » « Si on n'a plus la Golf, c'est la mort de Forest », a renchéri un de ses collègues. La tension a légèrement monté dans l'après-midi. Un millier de salariés se sont regroupés dans l'usine, au son de « ça va chauffer », mais aucun incident n'a été observé.
L'Union 22/11/2006

Pompiers à Paris : des heurts violents
Une manifestation nationale des pompiers professionnels, réclamant une prime et la garantie d'une retraite « décente » dès 55 ans, a été marquée par des heurts violents, hier après-midi à Paris, où 15 membres des forces de l'ordre ont été blessés, dont deux sérieusement.
« Sept gendarmes mobiles et huit CRS ont été blessés », a indiqué la préfecture de police en début de soirée, précisant « qu'un gendarme mobile avait été grièvement atteint à la tête et un autre avait eu la jambe fracturée à coups de massette ».
« Un véhicule de gendarmerie a été incendié » et « 35 manifestants ont été interpellés ».
Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, devait se rendre peu avant 20 heures à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière, au chevet de gendarmes blessés.
Fusées de détresse
Quatre syndicats - SNSPP-CFTC, CGT, FO et Fédération autonome - avaient appelé les 37.800 pompiers « pro » civils à défiler. La manifestation n'impliquait aucun des pompiers de Paris, membres d'une unité militaire.
De Denfert-Rocherau à Nation, les pompiers en tenue étaient « 6.000 » selon la police et « au moins 10.000 » selon les syndicats, derrière la banderole « Sarkozy tu avais promis ! »
Dans un vacarme d'explosion de ballons et de sirènes, des manifestants se sont d'abord juchés sur des arbres ou ont versé de la mousse sur la chaussée. Un pompier portant un masque de Nicolas Sarkozy (ministre de tutelle des pompiers) s'est affiché au côté d'un de ses collègues qui brûlait une carte d'adhérent UMP.
Au départ, quelques manifestants demandaient à la cantonade : « quand est-ce qu'on fout le bordel ? ». Peu avant 17 heures, des heurts ont éclaté, à l'entrée du pont d'Austerlitz.
Des dizaines de pompiers casqués ont lancé des fusées de détresse, barres de fer, éléments de chantier et panneaux de signalisation sur les barrages des forces de l'ordre, qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes.
L'Union 22/11/2006

La production de Renault et de PSA se replie en France.
Leur production a chuté de 13,7 % en France sur 9 mois à 1,84 million d'unités (Renault - 10 % et PSA - 15,9 %). Les usines hors de France souffrent moins. La production mondiale de Renault baisse de 3,6 %, celle de PSA de 0,9 %.
LA TRIBUNE du 21/11/2006 (en page 8)

La France va manquer de diplômés du supérieur.
La proportion de diplômés de l'enseignement supérieur risque d'être insuffisante au regard des besoins de l'emploi, selon une étude prospective du Haut Comité éducation-économie-emploi portant sur les dix prochaines années, publié le 20 novembre. Sans aller jusqu'à parler ouvertement de pénurie, les experts mettent en avant le risque d'une "pression" trop forte autour du recrutement des jeunes diplômés. Les besoins des recruteurs publics et privés devraient croître de 23 % s'agissant de titulaires de master et de 10 % concernant les licences. Selon ce rapport, la France serait également "l'un des pays européens qui utilisent le moins bien ses diplômés du supérieur, avec un taux d'emploi parmi les plus faibles". Un autre rapport publié par l'ACFCI apporte également sa voix au débat avec des suggestions proches.
LES ECHOS du 21/11/2006 (en page 2)

Volkswagen : la Belgique craint un nouveau « Vilvorde »
Le constructeur automobile allemand Volkswagen a exclu hier de fermer son usine belge de Forest, mais a annoncé qu'il entamerait aujourd'hui des consultations avec les syndicats en vue d'une restructuration du site, fort de plus de 5.000 salariés.
Hier, sous une pluie continue, quelques dizaines de salariés, pour la plupart des syndicalistes, battaient le pavé devant l'entrée principale de l'usine de la banlieue bruxelloise, dans l'attente d'éventuelles nouvelles.
Après avoir décidé de reconduire le mouvement de grève débuté vendredi, ils se montraient aussi inquiets qu'exaspérés du silence persistant de la direction.
Dans un bref communiqué, la direction de Volkwagen a insisté hier sur le fait qu'une « éventuelle décision » sur un plan de restructuration ne serait prise qu'à l'issue de la phase d'information et de consultation des travailleurs qui sera déclenchée lors du conseil d'entreprise de ce matin.
« Une fermeture de l'usine de Forest n'est pas envisagée », a-t-elle cependant d'ores et déjà rassuré, écartant le spectre d'un nouveau « Vilvorde ». En 1997, la direction de Renault avait annoncé, dans les salons d'un grand hôtel bruxellois, la fermeture de son usine belge de Vilvorde, dans la banlieue de Bruxelles, et la perte de plus de 3.000 emplois.
5.400 salariés près de Bruxelles
La mobilisation sans précédent en Belgique et en Europe n'avait pas fait fléchir le patron du groupe français, Louis Schweitzer, qui avait maintenu sa décision de fermer l'usine.
Depuis, la « loi Renault » oblige en Belgique les entreprises à consulter leurs salariés avant de décider d'une restructuration. Cette procédure, durant laquelle les syndicats sont invités à présenter des solutions alternatives, n'a cependant que très rarement permis de modifier les plans envisagés.
Dans le cadre d'une réorganisation majeure, Volkswagen, confronté à des difficultés économiques, prévoit de supprimer d'ici trois ans 20.000 emplois en Allemagne, soit un cinquième de ses effectifs.
Les 5.400 salariés de Forest, qui produisent principalement des Golf, craignent de faire les frais d'une réduction d'effectifs similaire pour les usines hors Allemagne.
L'Union 21/11/2006

Sanef : hausse des péages le 1er décembre
La Sanef a annoncé hier 2,05 % de hausse de ses péages pour les voitures à compter du 1er décembre. Les augmentations seront de 2,97 % pour les poids lourds de classe 3 et de 3,10 % pour les poids lourds de classe 4. Elles concernent l'ensemble du réseau qui comprend les autoroutes A1, A2, A4, A16, A26 et A 29.
« Cette évolution des tarifs est basée sur une hausse de l'indice des prix à la consommation, hors tabac, de 1,998 % », explique un communiqué. La Sanef précise que cette hausse, définie avec l'Etat dans le contrat d'entreprise 2004/2008, n'a pas été modifiée avec la privatisation de la société.
De même, la Sanef doit en contrepartie investir 470 millions d'euros dans l'entretien et l'amélioration des 1.375 km du réseau d'ici à 2008.
L'Union 21/11/2006

La colère des pompiers monte à Paris
Prime indiciaire, retraite à 55 ans, avancement. Pour la deuxième fois en deux mois, les pompiers en grève larvée depuis le 9 octobre, montent à Paris aujourd'hui. Dans la région, 400 professionnels suivent le mouvement.
C'est bien simple, le gouvernement se moque du monde. Les médailles de Sarkozy aux confrères morts au feu, c'est bien beau, mais ça ne nourrit pas les familles ».
Dans la grande et belle caserne des pompiers rémois, le sergent-chef Fabrice Delmotte, délégué syndical CGT, ne décolère pas. Avec FO, la CFDT, les autonomes de FA et le syndicat national des sapeurs-pompiers professionnels (SNSPP), la CGT appelle aujourd'hui à une manifestation d'envergure à Paris. La deuxième en deux mois. Près de 400 professionnels de la Marne, des Ardennes, de l'Aisne et de la Somme y sont attendus.
Les raisons de la colère ? Les mêmes depuis quatre mois. Le 3 juillet, Matignon octroie une nouvelle bonification indiciaire (NBI) de 72 € mensuels aux pompiers. Une sorte de prime de risque accordée aux fonctionnaires territoriaux travaillant dans les zones sensibles.
Las, trois semaines après, la NBI des pompiers est abrogée sous la pression des présidents de SDIS et les conseils généraux, principaux financeurs des services départementaux d'incendie et de secours. Dans le seul département de la Marne, le versement de cette prime aurait représenté 250.000 e. « Trop lourd », résume le député UDF Charles de Courson, le président du SDIS marnais (voir par ailleurs).
Espoirs déçus
Le 31 juillet, le ministre de l'Intérieur fait donc marche arrière au grand dam des pompiers, sidérés de voir la prime maintenue à des agents territoriaux a priori moins exposés au risque. « La moindre secrétaire la touche encore », vitupère Fabrice Delmotte dont le syndicat réclame le rétablissement « immédiat » de la NBI.
Les pompiers estiment qu'ils ne l'auraient pas volée. « En 2005, 17 collègues sont décédés dans l'exercice de leur travail. Le classement du métier en catégorie dangereuse en 2004 a suscité beaucoup d'espoirs déçus », affirme le délégué syndical. Selon lui, un professionnel débutant gagne 1.600 € net. Lui-même, après 29 ans de métier, gagne à 48 ans 2.200 e net. « Dans ces salaires, le risque n'est jamais pris en compte. Dans le fond, la seule traduction financière de la pénibilité du métier, c'est le supplément d'assurance que les banques nous font payer lorsqu'on fait un crédit », ironise le syndicaliste.
Refonte
Deuxième motif de la grogne : la retraite. Les syndicats la réclament à 55 ans. « Actuellement, un pompier part après 37,7 ans d'exercice. Un système de surcotisation lui permet de percevoir 75 % de son salaire. Soumise au même dispositif, la jeune génération ne percevra, elle, que 65 % du salaire de base (l'équivalent de 1.000 e actuels) après 42,5 années de travail. C'est inacceptable », affirme Fabrice Delmotte.
Enfin, les syndicats réclament une refonte de la grille indiciaire. D'abord pour « respecter les quotas de majors » en vigueur dans la profession (un pour vingt sapeurs-pompiers). Et surtout pour « mieux adapter » la grille aux âges et aux pratiques. « Un pompier de 60 ans sur une échelle, ce n'est pas concevable alors qu'une majorité d'interventions s'effectue de nuit, dans des conditions de plus en plus éprouvantes : caillassages, cocktails Molotov, feux de containers et de vide-ordures. », enrage le délégué syndical. « Encore faut-il qu'il reste opérationnel à 60 ans puisque l'espérance de vie d'un pompier est actuellement de 58 ans » !
Gilles Grandpierre
L'Union 21/11/2006

OMC : la Russie fait un grand pas vers son accession
La Russie, dernière grande puissance économique à ne pas faire partie de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a fait un grand pas hier vers son accession dans le temple du libre échange, en signant à Hanoï un accord bilatéral avec les Etats-Unis.
Le texte de 800 pages, sujet d'âpres négociations depuis 1994, a été paraphé par la représentante américaine au Commerce, Susan Schwab, et le ministre russe au Développement économique German Gref, en marge du sommet annuel du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec) ce week-end dans la capitale du Vietnam.
L'accord commercial russo-américain n'aurait pas été possible « sans la volonté politique » du président américain George W. Bush, a déclaré son homologue russe Vladimir Poutine à l'issue d'un tête-à-tête à Hanoï.
Le chef de la Maison Blanche a, pour sa part, estimé que le texte était « vraiment bon » à la fois « pour les Etats-Unis et la Russie ».
Si le texte paraphé hier lève un des derniers obstacles à l'accession de Moscou à l'OMC, le processus n'est pas terminé pour autant pour Moscou qui va devoir entamer des négociations multilatérales avec les membres de l'OMC, un processus qui pourrait prendre jusqu'à huit mois.
Il appartiendra aussi au Congrès américain de ratifier l'accord signé hier, puis d'accorder à la Russie la normalisation permanente des relations commerciales bilatérales (PNTR).
Important pour Poutine
Deux combats d'autant moins gagnés d'avance pour Moscou que le Sénat et la Chambre des représentants américains sont maintenant contrôlés par les démocrates, connus pour leur position plus protectionnistes que le gouvernement Bush.
L'événement est cependant d'importance pour le président russe Vladimir Poutine qui pourrait ainsi rester dans l'Histoire comme l'homme de l'OMC, avant un départ prévu par la Constitution en 2008, à l'issue de son second mandat.
Les Etats-Unis étaient les derniers à objecter à l'entrée de Moscou au sein du gendarme du commerce mondial, citant en particulier les problèmes de fermeture du marché russe des services et de violations des droits de la propriété intellectuelle.
L'Union 20/11/2006

Une nouvelle offre éditoriale pour La Tribune.
La nouvelle "Tribune" à découvrir ce lundi 20 novembre répond à une double demande : réactivité immédiate qu'apportera son site Internet avec la même exigence de qualité de l'information que celle du quotidien, et un journal plus moderne et plus proche du lecteur. Structure : 360° l'actualité en un clin d'oeil ; entreprises ; marchés et finances ; économie ; une fin de journal (pour réfléchir et réagir).
LA TRIBUNE du 20/11/2006 (en page 1)

Air France se lance sur le « low cost »
Air France-KLM pourrait lancer dès le printemps 2007 une « compagnie touristique » à bas prix dédiée au transport de passagers vers des destinations loisirs moyen-courriers.
AIR FRANCE-KLM s'apprête à investir le créneau des bas prix en France en lançant une « compagnie touristique » moyen-courrier, à mi-chemin entre charter et « low cost », pour étoffer son offre avec des destinations loisirs qu'elle ne dessert pas, notamment au Maghreb.
La nouvelle compagnie, qui serait basée à Orly, serait une filiale commune d'Air France (à 60 %) et de transavia.com (40 %), filiale de KLM dédiée au transport de passagers vers des destinations loisirs moyen-courriers, et leader aux Pays-Bas sur ce segment, a annoncé hier le groupe aérien européen.
Air France-KLM justifie ce projet par « la croissance du marché loisirs » et « la demande des professionnels du tourisme français ». Il sera soumis au conseil d'administration d'Air France mercredi, à la veille de la publication des résultats trimestriels du groupe.
« Air France Soleil » ?
Le développement de nouvelles activités de transavia.com à partir de la France « permettrait de répondre à la demande de vols réguliers vers des destinations loisirs actuellement non desservies par Air France » comme le Maroc, la Tunisie ou l'Espagne. La compagnie proposerait également des vols charters, affrétés par des voyagistes.
Les premiers vols réguliers, effectués avec une flotte de Boeing 737-800, devraient être lancés au printemps 2007. Selon le quotidien La Tribune, la nouvelle compagnie, serait dotée de quatre à six avions et pourrait s'appeler « Air France Soleil ».
Les vols seraient vendus par les voyagistes, mais aussi en direct aux clients individuels, via le site internet transavia.com et un centre d'appels.
Un modèle de distribution axé sur la vente en ligne qui a fait le succès des compagnies « low cost ».
La filiale « discount » de KLM est une activité rentable : en 2005-2006, elle a dégagé des bénéfices pour la vingt-huitième année de suite, à 32 millions d'euros, et généré un chiffre d'affaires de 468 millions d'euros.
La création d'un branche française de transavia.com permettra à Air France-KLM de concurrencer depuis l'Hexagone les grands noms européens du low cost comme easyJet et Ryanair sur certaines destinations « soleil » très prisées.
La création de cette compagnie signera également le retour d'Air France sur le marché du charter, près de 10 ans après la disparition de sa filiale Air Charter. La compagnie française avait amorcé l'an dernier son retour sur le créneau, en concluant un contrat d'affrètement avec le groupe Club Med-Jet Tours.
L'Union 18/11/2006

2e édition des « Journées marteau »
Le Syndicat national des maisons de ventes volontaires organise ce week-end la seconde édition des « journées marteau ». Seul à participer officiellement dans la région, Me Ludovic Dapsens propose ce samedi, de 15 heures à 19 heures à Reims, des estimations gratuites assorties d'une exposition. Dimanche, il dispersera aux enchères une collection de canards, des bibelots et meubles divers.
D'autres commissaires-priseurs s'associent indirectement à l'opération en procédant à de belles adjudications. C'est le cas de Me Guy Archambault qui a réuni 650 lots pour une vente de céramiques anciennes, ce samedi toute la journée, à Vitry-le-François. Par exemple, un vase Longwy émaillé bleu, fin XIXe, à décor de calligraphie arabe et de bronzes d'esprit chinois (2.500 à 3.000 euros). Ou un plat à barbe Saint-Denis-sur-Sarthon représentant un curé lisant son bréviaire, daté de 1812 (de 600 à 800 euros). A Château-Thierry, Me Sophie Renard vendra dimanche après-midi des tableaux de peintres de la vallée de la Marne, du mobilier, des objets divers et un bel ensemble de verrerie 1900 avec des pièces signées Gallé, Lalique ou Daum. A voir : deux albums contenant 550 cartes postales anciennes sur Château-Thierry, sur une estimation de 3.000 euros.
F.L.
L'Union 18/11/2006

Eolien : la France peine à rattraper ses voisins européens.
Selon l'Ademe, fin 2006, le parc atteindra une capacité de production de 1 500 mégawatts, soit deux fois plus que l'an dernier, où il n'a fourni que 0,22 % de la consommation réelle des Français. La France restera loin derrière l'Allemagne ou l'Espagne dont les parcs atteignent déjà respectivement 19 000 MW et 11 000 MW.
LES ECHOS du 17/11/2006 (en page 18)

Primaire PS : la large victoire de Ségolène Royal
Les militants socialistes votaient hier pour départager leurs trois candidats à la présidentielle : Ségolène Royal l'a largement emporté sur DSK et Laurent Fabius.
Ségolène Royal a remporté dès le premier tour la primaire socialiste pour 2007, devenant la première femme désignée par un grand parti avec une chance réelle d'accéder à la présidence de la République.
« Il n'y aura qu'un seul tour et Ségolène Royal sera la candidate du Parti socialiste » pour 2007, a déclaré Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du premier secrétaire du PS, François Hollande, seul autorisé à donner des résultats officiels.
« Je mesure le fait de recevoir cet élan, d'être choisie de cette façon-là, c'est quelque chose d'extraordinaire. [.] Je voudrais dire tout le bonheur que je ressens, je vis intensément ce moment de bonheur. Les militants sont venus voter et sont en train de me donner un élan », a déclaré Mme Royal dans une première réaction à Melle, son fief des Deux-Sèvres.
Ses partisans avaient annoncé environ une heure après la clôture du scrutin à 22 heures qu'elle l'emportait, selon leurs estimations, dès le premier tour.
« Sur 13 % des suffrages exprimés, Ségolène Royal obtient 64 %, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius autour de 18 % », ces scores pouvant encore « évoluer » un peu au cours de la soirée, avait indiqué un de ses porte-parole, Jean-Louis Bianco.
Obstacle passé sans encombre
Mme Royal, 53 ans, faisait figure depuis des mois de grande favorite des sondages pour affronter le candidat probable de la droite, Nicolas Sarkozy, avec lequel elle fait jeu égal, voire qu'elle devance dans les intentions de vote.
Avec une très forte mobilisation des 218.771 militants, la présidente de Poitou-Charente semblait devoir nettement distancer ses deux concurrents, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius. Ses concurrents avaient misé sur les débats des six semaines d'un campagne de « primaire » inédite » en France pour la faire trébucher, mais elle a passé sans encombre cet obstacle, en dépit de plusieurs déclarations iconoclastes en matière d'éducation ou de délinquance, qui l'ont fait taxer de dérive droitière ou de populisme.
Les militants se sont pressés pour voter de 16 heures à 22 heures dans les bureaux de vote, installés dans les quelque 4.200 sections du PS à travers le pays. La participation devrait atteindre 80 %, selon M. Le Foll.
« Ségolène Royal a largement gagné » a de son côté reconnu un responsable fabiusien, qui a refusé d'être nommé.
Les états-majors étaient restés très prudents avant le scrutin, notamment en raison d'un grande inconnue sur le choix des quelque 70.000 nouveaux adhérents, près du tiers des inscrits.
L'Union 17/11/2006

Tabac interdit dans les lieux publics : le décret est paru
La France a rejoint hier le mouvement général en Europe d'interdiction du tabac dans les lieux publics, en publiant un décret qui durcit considérablement la législation existante.
A compter du 1er février 2007, il sera interdit de fumer dans tous les lieux publics, sauf dans les cafés, bars-tabacs, restaurants, discothèques et casinos, qui bénéficieront d'un délai jusqu'au 1er janvier 2008.
L'interdiction s'appliquera dans « tous les lieux fermés et couverts qui accueillent du public ou qui constituent des lieux de travail ».
Elle sera mise en œuvre « avec pragmatisme et fermeté », a déclaré hier le ministre de la Santé, Xavier Bertrand.
Elle est particulièrement draconienne pour les écoles, collèges, lycées, et en général les établissements accueillant des mineurs, où on ne pourra plus du tout fumer, y compris dans les cours de récréation, jardins et autres espaces extérieurs. Même rigueur dans les établissements de santé et les administrations qui se doivent d'être « exemplaires ».
En revanche, les entreprises auront le droit d'installer des « fumoirs », des « salles closes » dont le décret fixe très précisément le cadre technique et dans lesquelles « aucune prestation de service n'est délivrée ». Les résidents de maisons de retraite, les clients d'hôtels et les prisonniers pourront continuer de fumer dans leur espace privé.
Amendes prévues
Mais les résidents des maisons de retraite ne pourront plus fumer dans leur lit. Il sera également possible de fumer sur les quais de gare ouverts. Le ministre a souhaité que le respect de l'interdiction repose moins sur la coercition que sur la responsabilisation. Une amende de 68 euros sanctionnera toutefois les particuliers contrevenant à l'interdiction. Pour les responsables d'établissements, l'amende forfaitaire sera portée à 135 euros. Un baromètre mensuel mesurera à partir du mois de mars les effets sur la santé de l'interdiction de fumer, sur le modèle de ce qui avait été fait pour la sécurité routière.
L'Union 17/11/2006

Les usines de Renault et PSA en chômage technique.
Le site Renault de Sandouville aura été arrêté durant 27 jours au dernier quadrimestre et l'usine PSA de Rennes stoppera sa production durant deux semaines pour les congés de Noël.
LA TRIBUNE du 16/11/2006 (en page 13)

Les députés sont prêts à atténuer les effets de la réforme de la taxe professionnelle.
La réforme de la taxe professionnelle est de retour. La commission des Finances de l'Assemblée nationale souhaite amender la réforme de la TP votée l'an dernier. Un débat houleux s'annonce pour le vendredi 17 novembre en séance, tant le sujet reste controversé (à droite comme à gauche)
LES ECHOS du 16/11/2006 (en page 2

Beaujolais nouveau : surtout pour la convivialité
Depuis minuit, c'est parti. Les amateurs ont le droit de lui trouver un goût de cerise, de banane ou pourquoi pas de fraise des bois : on n'a que l'embarras du choix. Le beaujolais nouveau déferle sur la planète, précédé de sa réputation de vin léger, facile, propice à l'amitié, la convivialité.
Le phénomène, en perte de vitesse, demeure impressionnant en termes de marketing et d'organisation. A l'échelle de la grande distribution, les chiffres donnent le tournis. Sébastien Cournil est responsable des vins dans un hypermarché de la région. Il a commandé 12.000 bouteilles, dont 8.000 seront vendues en moins de dix jours. Il n'a qu'un souhait : « Pour que ça marche, il faut que l'actualité ne soit pas trop chargée et que PPDA en glisse un mot dans son journal télévisé ».
Ici, le beaujolais nouveau sera vendu entre 3 et 6,50 € la bouteille, le « cœur de marché » se situant autour de 3,40 €. On en trouvera sans doute à moins de 2€ dans le réseau du hard discount. Des prix doux qui n'empêchent pas une érosion de l'intérêt : « En 2000, on en vendait 15.000 bouteilles », se souvient Sébastien.
« Gouleyant, frais amusant »
A Saint-Quentin, un restaurant de 300 couverts propose le verre à 2,30 € et la bouteille à 14 €. C'est loin des 22 € réclamés aux clients lyonnais des brasseries de Paul Bocuse où travaillait auparavant David Bomy. Inutile de le cacher : « Là-bas aussi, ça marche de moins en moins ». Il propose pourtant un menu complet à 20 € avec charcuterie et pot de beaujolais.
Président des cafetiers et discothèques des Ardennes, François Béguin trouve toujours autant de qualités à ce vin nouveau : « C'est gouleyant, c'est frais, c'est amusant ». Dans son bistrot de Charleville-Mézières, le petit verre s'affiche à 1,20 € contre 1,80 € pour le ballon. « Il faut que ce soit attractif », explique François Béguin qui a prévu ce soir tout un orchestre. « Je ne m'attends pas à une énorme affluence », dit-il en évoquant la concurrence des comités d'entreprise et des associations.
« Intérêt à faire de la qualité »
Hervé, caviste à Reims, regrette que l'on ne cherche pas à préserver « ce petit moment sympa qui fait partie des traditions comme la Chandeleur ou Mardi gras ».
Chez lui, les prix sont compris entre 4 et 4,50 € pour des beaujolais villages nouveaux triés sur le volet. « Cette année, c'est assez bon », promet le jeune homme qui ne travaille qu'avec des vignerons. « Ils ont compris que s'ils ne voulaient pas tuer la poule aux œufs d'or, ils avaient tout intérêt à essayer de faire de la qualité », résume Hervé qui, ayant prévendu ses 250 bouteilles, a dû passer une seconde commande dans l'urgence.
« On sent un petit frémissement, malheureusement personne n'en parle », se désole le caviste qui aimerait voir les restaurateurs soutenir l'opération :
« Si, au lieu d'offrir une coupe à leurs clients, ils leur servaient pendant quelques jours un verre de beaujolais nouveau, ça ne les ruinerait pas. Dans la morosité ambiante, on ne devrait pas bouder les occasions de prendre un peu de bon temps. »
Franck Leclerc
L'Union 16/11/2006

Le succès du Pacs se confirme
Les Français sont de plus en plus nombreux à signer un Pacs, comme l'ont fait plus de 520.000 personnes depuis la création de ce contrat il y a sept ans.
Depuis janvier, 57.543 couples se sont unis devant un tribunal civil, soit trois fois plus que durant toute l'année 2001 (19.632), selon un bilan communiqué par la Chancellerie.
Le nombre de Pactes civils de solidarité signés ne cesse ainsi de croître très sensiblement d'année en année, tandis que le nombre annuel de mariages stagne (278.000 célébrés en 2005, autant qu'en 2004, selon l'Insee).
Jusqu'à présent, il n'était pas possible de déterminer la proportion de Pacs conclus par des personnes de même sexe et des personnes de sexes opposés, puisque la législation interdit de faire un distinguo.
Mais un décret devrait bientôt être adopté, pour autoriser les greffes des tribunaux d'instance à « enregistrer le sexe des deux partenaires » d'un Pacs.
Les démographes se contentent pour l'instant de faire des estimations, tel Patrick Festy, chercheur à l'Institut national d'études démographiques, qui assure dans Le Figaro que « les homosexuels qui se pacsent aujourd'hui ne représentent plus que 15 % environ de l'ensemble des couples ».
Le Pacs n'est pas « une institution », comme le mariage, mais « un contrat conclu par deux personnes physiques majeures, de sexe différent ou de même sexe, pour organiser leur vie commune ».
Les partenaires s'apportent « une aide mutuelle et matérielle » modulable et la rupture du contrat se fait sans intervention obligatoire du juge.
L'Union 16/11/2006

Copropriété : les charges à leur plus haut niveau
Les factures de chauffage et d'eau, les salaires des concierges et les honoraires des syndics ont poussé en 2005 les charges de copropriété des immeubles privés à leur plus haut niveau depuis 15 ans, soit une moyenne de 19,8 euros par m2 et par an.
Selon l'Observatoire national de la Confédération nationale des administrateurs de biens (CNAB) publié hier, la hausse est de 4,8 % pour l'année 2005, confirmant une remontée amorcée en 2003 après plusieurs années consécutives de stabilisation.
Quatre postes de charges représentent, à eux seuls, 54,9 % du montant : le personnel (essentiellement les concierges) compte pour 17,3 %, suivi du chauffage (17,1 %), de l'eau (11,1 %) et des honoraires des syndics (9,4 %).
De plus, en raison de l'alourdissement des contrôles, de la réglementation et du renforcement des équipements de sécurité (ascenseurs, digicodes.), la charge des travaux d'entretien augmente fortement et représente 8,3 % du total de la facture.
Chères Picardie et Champagne-Ardenne
Par ailleurs, les chiffres sont très variables selon l'âge des immeubles, leur taille, leur équipement, mais aussi selon les régions.
Les charges sont les plus importantes, entre 22 et 24 euros par m2 et par an, pour les immeubles construits en 1976 et avant, ainsi que pour les immeubles dit de grande hauteur (IGH). Ce sont les immeubles construits en 1948 et avant, sans chauffage central qui ont les charges les moins lourdes : 11 euros le m2.
Géographiquement, les régions où les charges de copropriété sont les plus élevées sont l'Ile-de-France (22,8 euros), la Picardie (21,7 euros), la Champagne-Ardenne (19,9 euros) et le Languedoc-Roussillon (17 euros).
L'Union 16/11/2006

Beaujolais nouveau : un cru de bonne facture
Le Beaujolais nouveau 2006, à déguster à partir de demain, devrait combler les amateurs de vins frais et fruités mais il ne suffira sans doute pas à consoler les producteurs de la région, qui tardent à sortir d'une crise structurelle.
Le Beaujolais nouveau 2006 offre « beaucoup de fraîcheur, beaucoup de fruit et davantage de souplesse que le cru 2005. C'est un vin vraiment nouveau, avec une acidité très faible », estime Daniel Buillat, président de l'amicale des Beaujolais village.
Pour autant, derrière le commentaire plutôt flatteur, l'ambiance générale reste morose dans la région du Beaujolais, marquée par des prix qui ne se redressent pas en dépit des efforts de nombreux producteurs. Ainsi, un hectolitre de Beaujolais village nouveau se négocie aujourd'hui à 158 euros, soit 6 euros de moins qu'en 2005.
L'UNION REIMS du 15/11/2006

Les déchets électroniques enfin à l'ère du recyclage.
A partir de ce 15 novembre 2006, la collecte et le traitement des déchets issus d'équipements électriques et électroniques (DEEE) deviennent obligatoires. Producteurs, mais aussi collectivités et consommateurs doivent mettre la main à la poche. La nouvelle filière prendra en charge un volume de 1,7 million de tonnes de DEEE générées chaque années par les ménages et les entreprises. Le marché actuel du traitement des DEEE est évalué à une centaine de millions, un chiffre voué à croître à mesure que la collecte montera en puissance. Le dispositif est bien accueilli par les communes car il les soulage d'une responsabilité qu'elles devaient assurer intégralement auparavant.
LA TRIBUNE du 15/11/2006 (en page 2)

A Amiens, Jacques Chirac en toute franchise.
Le chef de l’Etat a fêté les 10 ans de la mise en place des zones franches qui aurait créé 50 000 emplois en France. Sur la zone franche du quartier Croix-Rouge à Reims, on recense actuellement 175 entreprises ayant un local soit environ 600 emplois.
L'UNION du 15/11/2006 (en page 17)

Les créations (pures) d'entreprises.
De janvier à septembre 2006, la Champagne-Ardenne en a compté 2 354 (variation 2006/2005 pour la même période : + 3,9 %). En France, la comparaison des 9 premiers mois de 2006 (176 452 créations pures) par rapport à la même période de l'année dernière (170 575) montre un accroissement de 3,4 % du nombre de nouvelles entreprises, souligne l'APCE. (Source : APCE)
LA TRIBUNE du 15/11/2006 (en page 36)

Les champions 2006 de la R&D industrielle.
Les 1 250 entreprises championnes de la recherche industrielle ont injecté l'an passé plus de 370 milliards d'euros dans la R&D. Dans le classement mondial des 50 premiers budgets en R&D on trouve 4 Français : 16e Sanofi-Aventis, pharmacie ; 39e Renault ; 40e Peugeot ; 49e Alcatel. Le retard français provient avant tout du déficit ou de l'inexistence de sociétés dans des activités fortement dépendantes de la science ou de la technologie.
LES ECHOS du 15/11/2006 (en page 21)

Pour gonfler les recettes fiscales, Bercy anticipe encore le paiement de l'impôt sur les sociétés.
Le projet de loi rectificative pour 2006, présenté ce 15 novembre au Conseil des ministres, modifie une nouvelle fois le régime du dernier acompte de l'impôt sur les sociétés. La mesure rapportera 500 M€ à l'Etat cette année*, permettant de ramener le déficit budgétaire à 42,5 milliards d'€. Le Medef, en colère, parle de "méthode scélérate" tandis que sa présidente, Laurence Parisot, se déclare "pantoise et médusée". (* Concrètement, d'ici au 15 décembre, les entreprises réalisant plus de 500 M€ de CA devront anticiper le calcul de l'IS dû au titre de l'année 2006 et payer, selon leur taille, entre 66 % et 90 % du total, alors que le solde était auparavant réglé au fisc en avril de l'année suivante)
LES ECHOS du 15/11/2006 (en page 3 et 22)

Réforme du droit des contrats : la Chambre de commerce de Paris apporte sa pierre à l'édifice.
La CCIP affirme que la réforme du droit des contrats, bien qu'excessivement technique, devient "urgente" pour les entreprises. "L'imagination des rédacteurs de contrats et la multiplication des instruments juridiques n'ont fait qu'accroître l'inadéquation des dispositions du Code civil à la pratique des entreprises", souligne Didier Kling, qui a a mené le rapport (mis en ligne aujourd'hui). Comme dans le rapport du professeur Pierre Catala (2005), la CCIP propose donc de tenir compte de ces évolutions.
LES ECHOS du 14/11/2006 (en page 4)

Brevet européen : la France ne peut plus attendre.
Il devient urgent de ratifier un accord européen qui réduirait de 20 % à 50 % le coût du dépôt d'un brevet par nos PME et nos laboratoires.
LES ECHOS du 14/11/2006 (en page 19)

Les prélèvements des microentreprises plafonnés en 2007.
Jacques Chirac doit annoncer aujourd'hui que les prélèvements sociaux des microentreprises seront plafonnés dès l'année prochaine à 14 % du chiffre d'affaires. Ce geste en leur faveur est estimé à 50 millions d'€. La mesure de création de ce "bouclier social" sera déposée au Sénat sous la forme d'un amendement au budget 2007 de la Sécurité sociale.
LES ECHOS du 14/11/2006 (en page 4

Dominique de Villepin relance la fiscalité écologique.
Le 13 novembre, le Premier ministre annoncé une série de mesures en faveur de la protection de l'environnement. Une écotaxe sur la consommation de charbon, de 1,19 € par mégawatt/heure, va être instaurée Une taxe carbone sur les produits importés de pays qui refuseraient, après , de mettre en oeuvre le protocole de Kyoto est envisagée. Le chef du gouvernement a également lancé une réflexion sur la création de péages des voitures aux portes des grandes villes.
LA TRIBUNE du 14/11/2006 (en page 6)

Grèves à La Poste et aux Impôts demain
Cette semaine, les postiers vont protester contre un projet de libéralisation totale du courrier. Aux Impôts, on fera grève contre des suppressions d'emploi.
Des grèves, demain à La Poste contre un projet de directive européenne et aux Impôts contre des suppressions d'emplois, et vendredi à la RATP contre les modalités d'un allongement du service du soir dans le métro et le RER, vont rythmer la semaine sociale.
Demain, à l'appel de la CGT, Sud, FO, CFDT et CFTC, majoritaires, les postiers devraient manifester sur l'ensemble du territoire pour exiger du gouvernement qu'il dise « Non aux oukases » de la Commission européenne, qui a présenté en octobre un projet de libéralisation totale du courrier, comprenant l'ouverture à la concurrence du courrier ordinaire d'ici 2009.
Une manifestation nationale avec arrêts de travail est prévue à Paris de la Place d'Italie à Bercy.
Outre la libéralisation du secteur, les postiers protestent aussi contre la banalisation de la distribution du Livret A, la remise en cause de leur régime des retraites, les suppressions d'emplois et la dégradation du service public.
Les handicapés et l'emploi
Demain toujours, les 75.000 agents des Impôts devraient eux aussi faire grève contre les 4.856 suppressions d'emplois enregistrées entre 2003 et 2007 à la direction générale des Impôts dans le cadre de la politique de réduction des effectifs publics.
La CGT, le SNUI, FO, l'Unsa et la CFTC réclament l'ouverture de négociations sur l'emploi, les conditions de travail, les règles de gestion et le pouvoir d'achat.
Des rassemblements sont prévus devant toutes les directions des services fiscaux et