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Un grand rendez-vous grec autour de l'internet
Un an après le refus des États-Unis de céder un pouce de leur contrôle sur l'internet, les représentants de plus de 90 États et les grands acteurs du réseau ont commencé à se réunir, hier à Vouliagmeni (Grèce), pour parler de l'avenir de la Toile.
Baptisée Forum sur la gouvernance de l'internet (FGI), cette rencontre d'une ampleur inédite placée sous l'égide de l'Onu est consacrée pendant quatre jours à nombre des grands thèmes qui agitent le Net : cybercriminalité, liberté d'expression, coût du réseau, protection des données personnelles.
« Le défi est d'amener à coopérer deux cultures : la communauté internet avec son cadre de décision informel, du bas vers le haut, et le monde plus officiel et structuré des gouvernements et des organisations internationales », a déclaré le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, dans un message lu à la tribune par son conseiller spécial pour l'internet, Niti Desai.
Parmi les quelque 1.200 participants, figurent, en plus des pays, les principales sociétés opérant sur la Toile, notamment Yahoo !, Google et Microsoft, les grandes institutions internationales (UE, OCDE) ou encore les « pères » de l'internet, les chercheurs Vint Cerf et Robert Kahn.
La délicate question du contrôle américain sur le Web devrait s'inviter aux débats. Le Sommet sur la société de l'information de Tunis, en novembre 2005, avait été marqué par une vive opposition entre Washington et le reste du monde au sujet du statut de l'Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), organisme sous contrôle du gouvernement US chargé de la gestion technique du réseau, qui a notamment le rôle clé d'attribuer les « noms de domaines » (les. fr,. uk,. net ou. com). Les USA avaient refusé de céder sur cette question, acceptant toutefois, en guise de compromis, le principe de création du FGI.
Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme ou de la liberté d'expression, représentées dans la banlieue athénienne, entendent bien faire de la question de la censure un sujet central des débats.
L'Union 31/10/2006
Règlement de comptes au jury du prix Femina
Du rififi chez les dames du Femina : la romancière Madeleine Chapsal a été exclue hier du jury du prix littéraire, pour avoir dénoncé dans son « Journal » les conditions d'attribution du prix 2005, son exclusion entraînant la démission immédiate « par solidarité » de sa consœur Régine Deforges.
Le jury était réuni à la mi-journée à l'Hôtel Crillon pour décerner son prix. Mais dès le vote acquis - en faveur de Nancy Huston - Madeleine Chapsal a été sommée de démissionner, faute de quoi elle serait exclue du jury.
Motif invoqué : dans son « Journal d'hier et d'aujourd'hui » (Fayard), paru début octobre, la romancière raconte comment six membres du jury « avaient décidé mordicus et avant même d'entrer en scène de voter pour Gallimard », lors de l'attribution du prix 2005.
Des propos jugés « diffamatoires » par une majorité des dames du Femina. Madeleine Chapsal ayant refusé de démissionner, elle a été exclue avant le traditionnel déjeuner d'après vote, a-t-elle expliqué.
« Par solidarité », Régine Deforges a aussitôt annoncé sa démission. « Régine a dit : on s'en va, on va déjeuner ailleurs », raconte-t-elle.
L'exclusion a finalement été votée par 8 voix sur 12 membres du jury, Claire Gallois et Mona Ozouf n'ayant pas pris part au vote. Ambiance crêpage de chignon dans les couloirs du Crillon. « C'est toujours une décision difficile, mais c'était automatique. On ne peut pas continuer à voter avec des personnes qui diffament », a fait valoir Benoîte Groult, à l'issue de la réunion.
Et pour Christine Jordis, autre juré Femina, « les jurys sont attaqués de l'extérieur, ils n'ont pas besoin de gens qui les attaquent de l'intérieur. Nous votons pour un livre, pas pour un éditeur ».
« Ca m'est un peu tombé dessus. On n'a jamais exclu aucun juré d'aucun prix littéraire, rappelle pour sa part Madeleine Chapsal. C'est une censure. J'aimais beaucoup ce jury où j'étais depuis 25 ans ».
Il y a, selon elle, « pas mal d'humour » dans ce qu'elle rapporte dans son journal. « Elles se sont bloquées, il y a peut-être des mots qui ont déplu », dit-elle, en minimisant la portée de l'incident : « Ce n'est pas grave. Nous entrons dans une époque où il faut plus de transparence, plus de liberté de parole ».
Plus remontée, Régine Deforges, chevelure rousse en bataille, défendait sa collègue. Pour elle, « l'exclusion de Madeleine Chapsal est injustifiée. Ces dames ont jugé diffamatoires des propos concernant les votes du Femina. J'ai lu le livre et il n'y a pas de quoi fouetter un chat. Si elles se sentent aussi visées, on peut se poser des questions ».
L'Union 31/10/2006
Le Femina à Nancy Huston le Médicis à Sorj Chalandon
Le prix Médicis 2006 du roman a été attribué hier à Sorj Chalandon, pour « Une promesse », et le Femina à la franco-canadienne Nancy Huston pour « Lignes de faille ». Le Femina étranger est allé à l'Irlandaise Nuala O'Faolain pour « L'histoire de Chicago May » (Sabine Wespieser) et le Médicis étranger à l'écrivain roumain Norman Manea, pour « Le retour du hooligan : une vie » (Seuil).
Dans « Lignes de faille » (Actes Sud), Nancy Huston remonte un demi-siècle d'histoire, par un audacieux travail de construction, à travers le regard de quatre enfants de six ans de quatre générations successives d'une même famille. « On n'écrit pas pour avoir des prix, ça vient en plus, c'est un cadeau un espoir de plus de lecteurs », a déclaré l'écrivain d'origine canadienne, établie à Paris depuis plus de vingt ans, après l'annonce du lauréat.
Sorj Chalandon, 54 ans, grand reporter à Libération, a obtenu le Médicis au 1er tour, par 5 voix sur 9. Il raconte dans « Une promesse » (Grasset) l'histoire de sept enfants tenus par un serment, dans un bourg de la Mayenne. « Ce prix ne m'apportera rien d'autre que la certitude que d'autres gens vont pousser la porte, aller dans cette maison de bourg et écouter le petit bruit de la vie », a-t-il souligné après l'attribution du prix.
Dans « L'histoire de Chicago May », Nuala 0'Faolain fait revivre une Irlandaise révoltée par la condition des femmes de son temps, devenue au début du XXe siècle une figure du banditisme américain.
Avec Norman Manea, le prix Médicis étranger 2006, récompense un grand écrivain roumain contraint à l'exil par le pouvoir communiste. A 70 ans, Manea livre dans « Le retour du hooligan » le récit d'une vie de persécution, de sa déportation durant la Seconde guerre mondiale, à son récent retour en Roumanie, libérée de la dictature, mais pas du racisme.
L'Union 31/10/2006
Chômage : septembre renoue avec la baisse
Le mois dernier a vu le nombre de demandeurs d'emploi diminuer de 1,4 %, le taux de chômage passant en dessous des 9 %. Oubliée, la hausse observée entre juillet et août.
Le chômage a repris le mois dernier son mouvement de baisse engagé depuis plus d'un an et demi, le taux revenant à 8,8 % et le nombre de demandeurs d'emploi diminuant de 1,4 % en un mois, ce dont Jacques Chirac n'a pas manqué de se féliciter, hier.
Fin septembre, la France comptait 2.129.300 millions de demandeurs d'emploi en catégorie 1 (laquelle inclut les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un CDI à temps plein et ayant travaillé moins de 78 heures dans le mois), soit 30.400 de moins qu'en août, selon les chiffres de l'Insee diffusés par le ministère de l'Emploi, qui servent de baromètre officiel.
Cela représente une baisse de 10,7 % en un an, et même de 14,2 % en Ile-de-France. Il faut remonter au second semestre 2001, sous le gouvernement Jospin, pour retrouver un tel niveau.
La diminution a davantage profité aux chômeurs de longue durée (Ð 3 % en un mois), qui forment toujours près d'un tiers des demandeurs, mais a peu touché les jeunes de moins de 25 ans (Ð 0,4 %).
Optimisme présidentiel
Au gouvernement, c'est le soulagement : en août, la baisse quasi continue du chômage depuis février-mars 2005 avait marqué une pause. Le taux de chômage, calculé selon la norme du Bureau international du travail (BIT), la seule qui permette des comparaisons internationales, était même remonté, de 8,9 % en juillet à 9 % en août.
Dans une interview au Figaro devant paraître ce mardi, Jacques Chirac s'est félicité de « la bonne direction » reprise par les statistiques. « C'est 350.000 chômeurs de moins en un an et demi », a poursuivi le président, en arrondissant légèrement le nombre de 344.700 demandeurs d'emploi de moins recensés de février 2005 à septembre 2006 par le ministère de l'Emploi. « Nous mettons tout en œuvre pour que la France passe sous la barre des 8 % en 2007. C'est volontariste et c'est possible », a ajouté le chef de l'État, allant au-delà des prévisions les plus optimistes.
« On est un peu en avance »
Dans une interview à paraître dans La Tribune, Gérard Larcher s'est, lui aussi, livré au jeu des prévisions. « 8,6 % en fin d'année, 8,4 % au moment des élections et 8 % fin 2007 », dixit le ministre délégué à l'Emploi. Jean-Louis Borloo a attribué la baisse aux différentes mesures gouvernementales. « J'avais prévu qu'on serait sous les 9 % à la fin de l'année (2006) et à 8,6 % courant 2007, on est un peu en avance », a dit le ministre de l'Emploi. Et d'assurer, s'appuyant sur l'Insee, que la France était « entrée dans un cercle vertueux », qui plus est « sans effet démographique », c'est-à-dire sans coup de pouce de l'évolution du nombre d'actifs.
Une évolution difficile à croire pour Éric Heyer, économiste à l'Office français des conjonctures économiques (OFCE). « La population active continue d'augmenter à un rythme moindre, il n'y a pas de honte à le dire, sinon comment expliquer cette baisse du taux de chômage ? », s'est-il interrogé. Selon lui, la baisse de septembre provient du retour de la croissance et du retour en grâce de l'emploi aidé : « Si on continuait à détruire autant d'emplois aidés qu'en 2002, 2003, la baisse du chômage serait moins forte ».
L'Union 31/10/2006
La Maif baisse ses tarifs d'assurance automobile de 6 % pour 2007.
Le groupe mutualiste (pour qui l'automobile est une manne financière) entend ainsi accélérer le recrutement de nouveaux sociétaires. En revanche, les assurances habitation et celles contre les dommages corporels augmenteront de 2,5 % à 5 %.
LA TRIBUNE du 30/10/2006 (en page 16)
La Bolivie signe un accord avec Total
Le gouvernement bolivien a conclu vendredi soir à La Paz avec le français Total et l'américain Vintage les premiers accords avec des compagnies étrangères à la suite des négociations dans le cadre de la nationalisation des hydrocarbures décrétée en mai par le président Evo Morales.
Le décret stipule que les groupes pétroliers doivent remettre leur production à la compagnie nationale Yacimientos Petroliferos Fiscales Bolivianos (YPFB), seule chargée d'assurer la commercialisation des hydrocarbures et d'en définir les volumes et les prix sur les marchés intérieurs et internationaux.
Le chef d'Etat a averti les autres compagnies qu'il allait « faire respecter » la nouvelle législation qui fixe à 82 % la participation de YPFB dans les nouveaux contrats.
« Bien que nous soyons un petit pays, un pays sous-developpé, ici les entreprises doivent respecter nos normes, nos lois et nous allons les leur faire respecter », a déclaré M. Morales, premier président bolivien d'origine amérindienne, qui mise sur la récupération des ressources naturelles pour développer la nation la plus pauvre d'Amérique latine.
Importantes réserves de gaz
La vingtaine de compagnies pétrolières étrangères, parmi lesquelles figurent aussi Petrobras (Brésil) ou Repsol-YPF (Espagne-Argentine), avaient en théorie jusqu'à hier pour régulariser leur situation, sous peine de ne plus pouvoir opérer.
Toutefois le président bolivien a précisé qu'il restait encore « quelques heures » voire « quelques jours », laissant entendre que le délai de 180 jours imparti par le gouvernement s'acheverait mardi.
La Bolivie dispose, selon les chiffres officiels, de réserves de gaz de 1.550 milliards de mètres cubes, soit les plus importantes d'Amérique latine derrière le Venezuela.
Le français Total poursuivra ses opérations dans le champ de Itau dans le cadre d'un contrat de 740 millions de dollars et s'est engagé à effectuer des travaux d'exploration dans deux champs d'hydrocarbures prévoyant un investissement de 1,154 milliards de dollars.
Le retour des ressources en pétrole et en gaz dans les mains de l'Etat met fin à une décennie de privatisation des hydrocarbures sous le gouvernement libéral du président Gonzalo Sanchez de Lozada (1993-1997).
L'Union 29/10/2006
Une campagne nationale pour prévenir les accidents domestiques des enfants
Chaque jour, 2.000 enfants de 0 à 6 ans sont victimes d'accidents de la vie courante, dont 80 % se produisent lors d'activités de jeux et de loisirs à l'intérieur ou à l'extérieur de la maison.
Pour sensibiliser les parents aux principaux risques, une campagne nationale de prévention des accidents domestiques sera lancée à partir du 30 octobre par le ministère de la Santé, l'Assurance maladie et l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes), avec un budget d'1,6 million d'euros.
« Réduire le nombre et la fréquence des accidents de la vie courante, en particulier chez les enfants, est aujourd'hui une urgence, une priorité », a affirmé le ministre de la Santé, Xavier Bertrand. « 20.000 décès par an en France sont dus aux accidents de la vie courante. » On estime à près de 740.000 par an le nombre d'accidents de la vie courante pour les enfants de 0 à 6 ans. Pour les petits entre 0 et 4 ans, l'intérieur domestique représente le principal lieu d'accident (plus de 80 %).
Le ministre teste
En 2002, 308 enfants âgés de 0 à 15 ans sont morts des suites d'un accident de la vie courante. Parmi ces décès, 64 % concernaient des enfants de moins de 4 ans. Or, ces chiffres sont stables depuis 1999 alors qu'ils enregistraient une baisse régulière depuis le début des années 1980, selon l'Inpes.
« Nous ne pouvons plus considérer ces chiffres comme une fatalité », a déclaré le ministre, ajoutant que l'on peut éviter les accidents domestiques « en adoptant de bons réflexes et ensuite en gardant de bonnes habitudes ». « Nous nous sommes fixé comme objectif de réduire de moitié le nombre d'accidents pour les enfants d'ici fin 2008.»
« La maison, même si elle est chaleureuse, peut aussi être dangereuse », a souligné Xavier Bertrand en testant lui-même les dangers de la cuisine d'une « maison géante », réalisée à l'échelle de perception des enfants de moins de 2 ans.
La tête principalement exposée
Les chutes sont les plus fréquentes, quel que soit l'âge : elles représentent 73 % des causes d'accident chez les moins de 1 an et 55 % chez les enfants de 0 à 16 ans. Les autres catégories majeures de risques d'accidents domestiques sont les brûlures, les noyades, les étouffements, les intoxications et les électrocutions.
La partie du corps la plus touchée chez les enfants est la tête. Les lésions à cet endroit représentent 75 % des troubles liés aux accidents de la vie courante chez les moins de 1 an.
L'Union 29/10/2006
Débouchés/La piste Center Parc Le Center Parc de l'Aisne emploiera près de sept cents personnes. Le recrutement commence.
Il devrait entrer en service en juillet prochain : le Center Parc de l'Aisne attenant au lac de l'Ailette à une quinzaine de kilomètres de Laon est appelé à créer de très nombreux emplois.
Pour suivre le dossier et même le coordonner dans la plate-forme de recrutement spécialisée sur le projet, un outil créé en 2005, Pascal Laskowski insiste sur la diversité des métiers qui y seront pratiqués.
1600 personnes reçues
Le Center Parc, troisième structure de ce type en France après celle de Sologne et de Normandie, a nécessité de la part des collectivités, des services en charge de l'emploi et de plusieurs organismes affairant, une véritable mobilisation.
Elle sÔest traduite par un étroit partenariat de façon, dans un premier temps, à faire face aux besoins directement liés à la construction de l'infrastructure.
La plate-forme emploi bâtiment a été installée dans les locaux de l'AFPA avec un détachement spécifique de cinq agents destinés à recevoir les personnes intéressées.
Un public qui n'était pas nécessairement qualifié et que cette structure a pu justement former.
A ce jour 1600 personnes ont été reçues et 217 ont bénéficié de stage en maçonnerie générale, coffrage, en tant que plaquiste ou peintre. Tout cela avec des débouchés sur le chantier du complexe de loisir de l'Ailette avec à la clef 312 propositions d'emploi.
Mais cette plate-forme a aussi permis de former des demandeurs d'emploi (en tout plus de cinq cents) qui devraient de toute façon trouver des ouvertures dans un secteur, celui du bâtiment, où de réelles perspectives d'embauche existent. Sans compter que le département, de part notamment deux autres très gros chantiers à venir que seront le CENZUB (projet militaire à Sissonne) de même que l'extension de l'hôpital de Laon est appelé à éprouver d'importants besoins en terme de personnel dans ces branches d'activité.
Concernant le Center Parc, on entre aujourd'hui dans la seconde phase du recrutement, celle qui va concerner le fonctionnement même du complexe de loisirs. M. Laskowski nous explique que la plate-forme initialement créée en vue de la construction va être maintenue mais cette fois avec d'autres cibles.
Des métiers divers
Il s'agira en effet de former aux métiers proprement dits du Center Parc : accueil, vente, restauration animation, sport et loisirs, nettoyage, entretien, maintenance, sécurité de même que des métiers touchant aux ressources humaines, la finance opérationnelle et à l'administration.
En somme une vraie manne pour le bassin d'emploi et peut-être même au-delà. En tout, 690 emplois en perspectives.
Une première formation concernant les agents de loisir va commencer en fin d'année. Elle sera suivie de plusieurs autres liées aux spécialités évoquées plus haut.
Compte tenu de ce que l'employeur demande surtout et avant toute chose des qualités de contact et des dispositions personnelles au service en général, on peut penser, pour reprendre les propres termes de M. Laskowski que même « des jeunes n'ayant pas encore été formés ont toute leur chance dans ce recrutement ».
René Canal
Plate forme emploi 1 rue des Minimes 02007 Laon. Tel 03.23.23.96.96. E. mail : contact@p-e-b.org
L'Union 29/10/2006
Compromis
Lancé en 1999, le Rapido représente aujourd'hui près du quart du chiffre d'affaires de La Française des Jeux, lequel s'élevait en 2005 à près de 9 millions d'euros. L'entreprise publique parle d'un « compromis » entre le jeu différé et le jeu de grattage. Et affirme que ce produit ferait l'objet d'une étroite surveillance : « Depuis un an, la mise maximale est de 1.000 € par tirage au lieu de 4.000 € auparavant ».
Si la suppression de ce jeu n'est pas à l'ordre du jour, La Française des Jeux travaille depuis dix-huit mois, notamment avec « SOS joueurs », à la mise en place des messages de prévention pour sensibiliser et responsabiliser les joueurs. Sans pouvoir être « juge et partie », La Française des Jeux serait prête à soutenir financièrement une action au profit de joueurs dépendants.
F.L.
L'Union 29/10/2006
Quatre questions sur l'heure d'hiver
Heure d'hiver-heure d'été : depuis quand ?
C'est au beau milieu de la Grande Guerre, en 1916, que l'heure d'été et donc l'heure d'hiver ont été instaurées à des fins économiques jusqu'à la fin de la guerre. Jusqu'en 1945, cette mesure fut abandonnée puis réinstaurée plusieurs fois.
Après la Seconde Guerre Mondiale, le principe tombe aux oubliettes. A l'époque, le gouvernement souhaite rompre avec « l'heure de Berlin » imposée pendant l'occupation allemande. Le décret du 14 août 1945 fixe l'heure légale à l'heure locale au méridien de Greenwich (GMT) + 1 heure. Il faut attendre 1973 et le premier choc pétrolier pour reparler de l'heure d'été. Le décret du 19 septembre 1975 l'impose.
Un décalage permanent par rapport au fuseau horaire
La France conserve une situation particulière. En choisissant en 1945, d'avancer l'heure légale d'une heure par rapport à son fuseau de référence, le méridien de Greenwich, l'heure d'hiver ne correspond pas à l'heure du fuseau horaire géographique. Ainsi, depuis plus de 60 ans, l'heure légale française est fixée à GMT + 1 heure. En adoptant un horaire d'été en 1975, la France a alors accentué ce décalage. Résultat : en hiver, l'heure a une heure de retard par rapport au soleil. En été, elle en a deux. D'où l'expression heure d'été « double ». Un seul pays est dans le même cas que la France, il s'agit de l'Espagne.
Dans quel pays ?
Le Royaume-Uni et l'Irlande ont adopté l'heure d'été depuis la Première Guerre Mondiale. L'Italie en 1966. Le régime du changement d'heure a été introduit dans l'ensemble des pays de l'Union Européenne au début des années 1980. Depuis 1998, une directive du Parlement européen et du Conseil harmonise les dates du changement d'heure. Dans le monde, plus de 70 pays ont choisi une heure légale variant au cours de l'année. Des pays comme la Chine, le Maroc, l'Islande ou le Queensland en Australie ont tenté l'expérience mais l'ont vite abandonné.
Comment remettre les pendules à l'heure ?
Pour ou contre, les voix s'élèvent face au changement d'heure. La Commission européenne a pour sa part déjà défini un calendrier fixant les dates du passage à l'heure d'été et celles du passage à l'heure d'hiver jusqu'en 2011. Pour 2007, l'heure d'été débutera le 25 mars ; l'heure d'hiver, le 28 octobre. Mais 2007 pourrait être une année charnière en matière d'heure pour la France puisque l'harmonisation européenne sera soumise à une évaluation. Ce rendez-vous permettra de mieux mesurer les implications du changement d'heure et de proposer peut-être une adaptation au système.
Catherine Tellier
L'Union 28/10/2006
Enrichissement d'uranium : l'Iran défie l'Occident
L'Iran a commencé à alimenter en gaz une deuxième installation d'enrichissement d'uranium, dans un geste de défi aux grandes puissances qui étudient un projet de résolution imposant des sanctions pour le contraindre à suspendre cette activité.
« La deuxième cascade (de centrifugeuses pour l'enrichissement, ndlr) a été installée il y a deux semaines et le gaz y a été injecté cette semaine », a dit hier une source officielle.
L'Iran avait confirmé mercredi avoir récemment installé une deuxième cascade de centrifugeuses pour l'enrichissement d'uranium.
Cette annonce, qui n'a pu être confirmée dans l'immédiat, intervient alors que les grandes puissances sont engagées dans des tractations sur le projet de résolution rédigé par les Occidentaux.
Soumis au Conseil de sécurité, il prévoit une série de sanctions ciblant les programmes nucléaire et balistique iranien, mais excluant spécifiquement la construction par la Russie de la première centrale nucléaire iranienne à Bouchehr (sud).
« Vous perdrez plus que nous »
Le texte prévoit un embargo sur tout matériel ou équipement pouvant contribuer aux programmes nucléaires et de missiles balistiques de l'Iran, ainsi que sur toute fourniture d'assistance ou de formation technique ou financière liés à ces programmes.
Il prévoit également des sanctions ciblées - interdiction de voyager à l'étranger et gel des avoirs financiers à l'étranger - à l'encontre de toute personne impliquée dans ces programmes. Mais l'Iran a clairement indiqué à de multiples reprises qu'il ne se plierait à aucune résolution de l'Onu visant à le contraindre à suspendre son enrichissement d'uranium.
Hier encore, un important religieux iranien a mis au défi les grandes puissances d'adopter des sanctions.
« Si vous voulez adopter des sanctions, allez-y, vous nous avez imposé des sanctions depuis 27 ans et qu'est-ce que vous avez gagné ? », a dit l'hojatoleslam Ahmad Khatami, lors de la prière du vendredi à Téhéran.
« Vous perdrez plus que nous si vous imposez des sanctions », a-t-il poursuivi en engageant les grandes puissances à « abandonner ce genre de jeux ».
L'Union 28/10/2006
Airbus : première chaîne d'assemblage hors d'Europe
Airbus va franchir un pas important dans la mondialisation de sa production avec la mise en service en Chine en 2009 de sa première chaîne d'assemblage hors d'Europe, dans le port de Tianjin, non loin de Pékin, tout en s'efforçant d'éviter un transfert complet de technologies.
A l'heure où la Chine veut développer son propre programme d'aviation civile, et notamment un avion de 100 places, l'ARJ-21, le groupe européen entend préserver le cœur de son savoir-faire. Il a ainsi précisé hier que « les tronçons des appareils seraient toujours produits en Europe ».
Airbus conservera une majorité de 51 % dans la co-entreprise créée avec les Chinois pour gérer le site de Tianjin, afin d'éviter autant que possible des transferts incontrôlés de technologies.
Actuellement, tous les tronçons d'avions Airbus convergent des usines allemandes, françaises, anglaises ou espagnoles du groupe, vers les deux sites d'assemblage final, Toulouse (France) ou Hambourg (Allemagne) suivant les modèles.
Pas de « marchandage »
Le président du constructeur aéronautique européen, Louis Gallois a signé à la fois hier l'accord-cadre pour l'implantation de l'usine de Tianjin et un accord avec les autorités chinoises pour la commande de 150 appareils de la famille A320, à laquelle s'ajoute une lettre d'intention d'achat pour 20 exemplaires de l'A350XWB.
Louis Gallois démentait hier tout « marchandage ». Il reconnaissait toutefois « qu'il est important de développer une relation industrielle avec un grand pays comme la Chine car nous savons que dans l'avenir les avions seront fabriqués dans le monde entier ».
Un porte-parole du groupe à Toulouse a relativisé l'importance de la nouvelle chaîne chinoise dans le système Airbus, dont quatre appareils par mois sortiront vers 2011, alors que les deux chaînes d'assemblage de la famille A320 à Toulouse et Hambourg vont produire au total 34 appareils/mois à partir de 2007.
« La Chine produira les avions que nos chaînes européennes saturées ne peuvent plus traiter », a expliqué le porte-parole.
La famille des moyens- courriers (A318, 319, 320 et 321) constitue actuellement le gagne-pain du groupe qui traverse une grave crise industrielle et financière à la suite des difficultés d'industrialisation de son avion géant A380. Même si la production de l'usine chinoise reste faible, elle confirme le tournant pris par les deux grands géants de l'aéronautique mondiale, Airbus et Boeing, vers la coopération industrielle et la création de sociétés communes dans des pays clients, y compris émergents.
L'implantation d'une chaîne à Tianjin va également dans le sens de la volonté du groupe européen de produire davantage en zone dollar ou dans des zones à bas coût de main-d'œuvre pour contrer la faiblesse persistante du dollar.
L'Union 27/10/2006
L'Académie française couronne Jonathan Littell
Le Grand prix du roman de l'Académie française, lequel ouvre la saison des prix littéraires, a été attribué à Jonathan Littell pour « Les Bienveillantes » (Gallimard), l'événement éditorial de la rentrée avec plus de 200.000 exemplaires vendus.
Ce livre de plus de 900 pages la confession d'un ancien officierécrit en français par cet auteur américain de 39 ans inconnu du public jusqu'à il y a à peine deux mois, a été choisi à la majorité absolue des académiciens, par 12 voix sur 20, dès le premier tour.
Les deux autres titres en lice, « Marilyn, dernières séances » (Grasset), de Michel Schneider, et « Ce qui est perdu » (Gallimard), de Vincent Delecroix, ont obtenu chacun 4 voix.
Jonathan Littell, né en octobre 1967 à New York, est le fils du journaliste et écrivain US Robert Littell, spécialiste du roman d'espionnage.
Étranger au monde des lettres parisien, l'homme avait manifesté jusque-là une grande distance vis-à-vis des prix littéraires.
L'Union 27/10/2006
Elections : les dates sont fixées
L'élection présidentielle aura lieu les dimanches 22 avril et 6 mai 2007 et le premier tour des élections législatives sera organisé cinq semaines après, le dimanche 10 juin, a annoncé hier le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy. Le second tour des législatives aura lieu le dimanche 17 juin. Comme en 2002, le gouvernement a cherché à faire en sorte que la campagne législative puisse être suffisamment longue, sans pour autant que le scrutin soit trop proche des vacances scolaires d'été, qui commenceront le 4 juillet pour toutes les zones. M. Sarkozy a expliqué que le gouvernement voulait aussi « éviter toute interférence entre l'organisation des scrutins présidentiel et législatif ».
Le deuxième tour de la présidentielle et les deux tours des législatives se tiendront hors période scolaire. Mais le premier tour de la présidentielle, le 22 avril, coïncidera avec la fin des vacances scolaires de printemps pour la zone C et le milieu de ces vacances pour la zone B.
Session en juillet
Le mandat de Jacques Chirac, réélu le 5 mai 2002, prendra fin le 16 mai à minuit. Et selon l'article 7 de la Constitution, l'élection du président de la République « doit avoir lieu vingt jours au moins et trente-cinq jours au plus avant l'expiration des pouvoirs du président en exercice ».
Pour les législatives, la marge de manœuvre est un peu plus grande. Le mandat des députés élus les 9 et 16 juin 2002 viendra à expiration le 19 juin 2007 et selon l'article LO. 122 du code électoral, les élections générales doivent avoir lieu dans les soixante jours qui précèdent l'expiration des pouvoirs de l'Assemblée nationale.
Dans la pratique, rappelle un spécialiste, les pouvoirs publics font en sorte qu'il n y ait pas trop de chevauchement entre le mandat des députés venant à expiration et celui des nouveaux députés.
Compte tenu des dates arrêtées, de la mise en place de la nouvelle assemblée élue, et de la volonté vraisemblable du nouveau gouvernement de marquer son entrée en fonction par des textes, il est probable que l'Assemblée siégera en session extraordinaire en juillet.
L'Union 25/10/2006
Rapprocher l'université du monde de l'emploi
Le Premier ministre a proposé hier des mesures pour rapprocher l'université du monde du travail et favoriser ainsi l'insertion des jeunes, reprenant les conclusions de la Commission Université-Emploi formée aux lendemains de la crise du CPE.
S'adressant, à la Sorbonne, à un parterre de représentants du monde de l'éducation, Dominique de Villepin s'est engagé à mettre en œuvre « très rapidement » plusieurs mesures du rapport que lui a présenté la Commission du débat national Université-Emploi. La Commission, présidée par Patrick Hetzel, recteur de l'académie de Limoges, avait été mise en place le 25 avril, après la crise du CPE.
Entretien obligatoire
Saluant « les propositions concrètes et innovantes » de la Commission, Dominique de Villepin a déclaré qu'il fallait « aujourd'hui avancer sur deux chantiers majeurs » : « l'orientation des élèves » et « l'insertion professionelle des étudiants ».
Pour le premier de ces chantiers, le Premier ministre a annoncé qu'un entretien d'orientation sera rendu obligatoire en 3e ainsi qu'en 1re ou à la fin du premier trimestre de terminale. Ensuite, a précisé M. de Villepin, reprenant les préconisations de la Commission, chaque élève de terminale exprimera ses vœux d'orientation dans « un dossier unique d'accès à l'enseignement supérieur ».
Il sera ensuite proposé à chaque étudiant « un contrat avec l'université » qu'il a choisie, a ajouté le Premier ministre qui a précisé qu' « à l'issue du premier semestre (ndr : de la première année universitaire) un bilan sera établi ».
Chaque université devra « mettre en place un service des emplois, des stages et des carrières ». Enfin, toujours pour améliorer l'orientation, « un observatoire des parcours des étudiants et de leur insertion professionnelle » sera créé dans chaque université, sur le modèle du dispositif mis en place à l'université de Marne-la-Vallée, a précisé le Premier ministre.
L'Union 25/10/2006
Transilien : le canadien Bombardier en passe de gagner le contrat
Le canadien Bombardier est en passe de remporter l'énorme contrat de remplacement des trains de banlieue de la région parisienne, une victoire symbolique dans la première région française au détriment d'Alstom, qui pourrait néanmoins récupérer une partie de la commande.
L'attribution officielle de la première tranche du contrat - soit 1,850 milliard d'euros - est prévue pour aujourd'hui, à l'issue du conseil d'administration de la SNCF, avec à la clé le dévoilement de la maquette du futur Transilien pour les habitants d'Ile-de-France. Mais, brûlant la politesse à la SNCF et au Syndicat des transports d'Ile-de-France, le ministre des Transports a laissé entendre dès hier que Bombardier allait remporter le contrat, tout en « souhaitant » que le groupe canadien « sous-traite une partie de la production ». « Je souhaite qu'il puisse y avoir une coopération industrielle entre Bombardier et Alstom puisque la commande est très importante et Bombardier sera amené à sous-traiter une partie de la production », a dit M. Perben. Reste à savoir quelle part du contrat Bombardier, qui est également en concurrence avec Siemens, deciderait de confier au groupe français.
Le réseau Transilien compte actuellement 850 rames. La première tranche ferme du contrat, qui sera attribuée aujourd'hui, portera sur la livraison de 172 rames automotrices qui remplaceront les vieilles rames en inox. Les livraisons s'étaleront de 2009 à 2015 et des options sur 200 rames supplémentaires sont prévues, portant le total du contrat à environ 4 milliards. Dès la fin de la semaine dernière, les syndicats du groupe Alstom avaient affirmé que Bombardier était en bonne voie d'être choisi, s'inquiétant des « difficultés » en perspective pour leur entreprise.
L'Union 25/10/2006
La réforme de la justice en Conseil des ministres
Près d'un an après le désastre judiciaire d'Outreau, le Conseil des ministres examine aujourd'hui un projet de réforme de la justice censé en tirer les enseignements. Mais ses ambitions ont été revues à la baisse.
Promise par Jacques Chirac avant la fin de son mandat, la réforme de la justice se voulait à la mesure de l'émotion suscitée par le sort des 13 personnes acquittées au procès pour pédophilie d'Outreau.
Le manque de respect des droits de la défense, la longueur des détentions provisoires, l'inexpérience du juge d'instruction Fabrice Burgaud, l'indigence des moyens financiers, l'absence de sanctions des magistrats, le difficile recueil de la parole de l'enfant. autant de débats suivis avec passion lors des retransmissions télévisées de la commission d'enquête parlementaire.
Au printemps, celle-ci avait d'ailleurs adopté à l'unanimité, toutes tendances politiques confondues, un rapport préconisant une refonte du système judiciaire.
Cinq mois plus tard, cette belle unanimité a depuis longtemps volé en éclat et la réforme a même offert deux occasions de cacophonie gouvernementale.
Pour beaucoup, comme l'ancien président de la commission d'Outreau, le socialiste André Vallini, mieux eût valu attendre la présidentielle et les législatives de 2007 pour qu'une majorité « légitimée » s'attaque à ce projet d'envergure nécessitant une longue concertation avec le monde judiciaire.
Mais pour le Garde des Sceaux Pascal Clément, mieux valait une réforme moindre en raison d'un calendrier parlementaire surchargé, que pas de réforme du tout.
Gardes à vue enregistrées
Sa mesure phare est l'enregistrement audiovisuel des gardes à vue, qui doit permettre de lever tout soupçon de violences policières lors des interrogatoires, voire de trancher toute contestation d'aveux. Cet enregistrement ne concerne que les affaires criminelles, une minorité de cas face à la masse des délits. Les dossiers de terrorisme ou grand banditisme en sont exclus.
Les policiers y voient une mesure de « défiance » à leur égard et leur ministre, Nicolas Sarkozy a imposé un enregistrement identique des interrogatoires chez le juge d'instruction, pourtant réalisés en présence d'un avocat et d'un greffier.
La création de pôles de l'instruction, qui veut remédier à la solitude des magistrats, avec une cosaisine dans les affaires les plus lourdes, ou encore un meilleur contrôle des détentions provisoires figurent aussi dans le texte.
Les citoyens qui s'estiment victimes de dysfonctionnements judiciaires pourront saisir le Médiateur de la République, même si la décision finale restera au Garde des Sceaux.
Faute du juge : l'interrogation
En revanche, la réforme de la composition du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), l'organe de discipline et de nomination des juges, est passée à la trappe, faute de consensus. Pour éviter toute accusation de corporatisme, les magistrats ne devaient plus y être majoritaires.
Reste le volet sur la responsabilité des juges, réduit à peu de choses pour l'instant après le retrait de la mesure phare : la création d'une faute en cas de « violation délibérée » de la procédure pénale. Retoqué par le Conseil d'Etat, ce point doit revenir modifié sous forme d'amendement, a promis le Premier ministre alors que Pascal Clément venait d'annoncer sa disparition.
L'Union 24/10/2006
Clearstream : vers une audition de Dominique de Villepin
Eclaboussé au printemps par le scandale Clearstream, Dominique de Villepin, qui pourrait se retrouver au cœur de l'enquête, s'est une nouvelle fois défendu hier d'avoir commis la moindre faute dans cette affaire.
« Le Premier ministre, en sa qualité de ministre de l'Intérieur » entre mars 2004 et mai 2005, « n'a jamais détruit aucune note de la DST (Direction de la surveillance du territoire), ni soustrait aucune information », a-t-on affirmé à Matignon.
« Tous les éléments portés à sa connaissance figurent dans les notes de la DST qui ont été transmises à la justice », a-t-on ajouté.
Lors de son audition la semaine dernière comme témoin, le patron de la DST, Pierre de Bousquet de Florian, aurait confié aux juges chargés de l'enquête qu'une note désignant dès septembre 2004 Jean-Louis Gergorin comme le manipulateur avait été détruite, mais qu'il ne se souvenait plus si c'était par lui-même ou par M. de Villepin. Cette note « n'avait plus d'utilité » et « pas de raison d'être conservée », a toutefois assuré l'ex-patron de la DST .
Témoin assisté ou mis en examen ?
Dans son édition d'aujour- d'hui, Le Monde affirme cependant que cette note, si elle avait été remise aux juges, aurait fourni plus tôt la preuve d'une manipulation, via des listings falsifiés de la société Clear- stream attribuant à de nombreuses personnalités -dont Nicolas Sarkozy- des comptes bancaires occultes.
Après la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, dont le Conseil des ministres a autorisé la prochaine audition comme témoin, celle de M. de Villepin paraît inéluctable.
Les magistrats semblent s'intéresser de plus en plus au rôle exact qu'aurait joué l'actuel locataire de Matignon.
Reste à savoir s'ils souhaiteront l'interroger comme témoin ou, comme Le Monde en avance l'hypothèse, « en qualité de témoin assisté voire de mis en examen » s'ils estiment qu'en janvier 2004, M. de Villepin -alors ministre des Affaires étrangères- a outrepassé ses fonctions en lançant des investigations sur Clearstream.
L'Union 24/10/2006
Sri Lanka : les tour-opérateurs suspendent les départs
Comme le Quai d'Orsay conseille de ne pas se rendre au Sri Lanka, frappé par une vague d'attentats, les tours-opérateurs français ont décidé de suspendre leurs voyages dans cette île de l'Asie du Sud.
Les principaux tour-opérateurs français ont suspendu tous les départs vers le Sri Lanka jusqu'au 5 novembre, en raison de la vague d'attentats qui frappe le nord et l'est de cette île de l'Asie du Sud, a-t-on appris hier auprès de l'Association de tour- opérateurs (Ceto).
Les clients peuvent reporter leur voyage « sans frais » pour une « période maximum de douze mois », selon un message envoyé le 19 octobre par le Ceto à ses membres.
Cette décision fait suite à un avertissement lancé mercredi par le Quai d'Orsay, qui conseille, sur son site internet, de « reconsidérer pour l'instant tout projet de déplacement non essentiel au Sri Lanka », en « raison de la recrudescence des violences et des attentats suicides ».
Environ 200 touristes français sur place
« C'est une pure mesure de précaution, il n'y a pas de véritable danger pour les touristes », a assuré René-Marc Chikli, président du Ceto, estimant à « environ 200 » le nombre de touristes français actuellement sur place.
En cas d'absence d'accord sur un report du voyage, « il appartient à chaque tour-opérateur de décider, le cas échéant, d'un éventuel remboursement ou d'un crédit de voyage », a expliqué M. Chikli.
Entre 25.000 et 30.000 touristes français se rendent chaque année au Sri Lanka, selon l'Office du tourisme du Sri Lanka à Paris. « C'est une destination qui est régulièrement fermée et rouverte au tourisme, au gré des tumultes locaux », explique Alain Capestan, directeur général de Voyageurs du Monde.
Le voyagiste, qui y envoie entre 800 et 1.000 touristes par an, fait état d'une bonne tenue de la destination, avec une hausse de 40 % des départs depuis le début de l'année.
« La destination Sri Lanka a un potentiel formidable, mais a connu une forte baisse depuis la reprise d'une guerre larvée en juin dernier », commente pour sa part Thierry Girard, directeur des transports du voyagiste Asia avant d'ajouter que « les attentats n'ont jamais visé des sites touristiques ».
Asia compte actuellement une quarantaine de touristes sur place, sur un total de 1.000 à 1.500 par an. « Aucune mesure de rapatriement n'est prévue et le programme (hors zones déconseillées) est maintenu », a expliqué M. Girard, faisant toutefois état d'un « ralentissement de la demande depuis une semaine ».
Plus de 250 morts en une semaine
Le Sri Lanka connaît depuis une semaine un très net regain de violence, avec plus de 250 morts, pour l'essentiel des militaires. Deux personnes ont été tuées et 23 autres blessées mercredi dernier au cours d'une attaque-suicide contre le port de Galle, au sud de l'île, imputée par les autorités aux rebelles tamouls.
Deux jours plus tôt, une attaque au camion piégé contre un convoi militaire dans le district de Trincomalee (nord-est) avait fait plus d'une centaine de morts et plus de 150 blessés. Quatre attentats ont eu lieu ces derniers mois dans la capitale, Colombo.
L'Union 24/10/2006
Renseignements : les 118 font grise mine
Presqu'un an après leur apparition le 2 novembre 2005, les services de renseignements téléphoniques en 118 ne reçoivent pas assez d'appels.
Près d'un an après leur apparition en France, les services de renseignements téléphoniques en 118, qui ont remplacé le 12, font face à un marché en pleine dégringolade, avec au moins un tiers d'appels en moins.
Symbole de cette récession : Pages jaunes a revu hier à la baisse son objectif de croissance annuelle en raison « d'un affaissement des volumes d'appels sur le marché des renseignements téléphoniques d'une part, et une moindre part de marché que prévu pour le 118.008 d'autre part ».
Selon plusieurs acteurs du secteur, Pages jaunes est l'un des grands perdants des 118, ayant capté un peu moins de 10 % du marché. « Cela représente entre 50.000 et 60.000 appels par jour, ce qui est très faible », estime Bruno Masset du Biest, PDG du Numéro.
« Décroissance du marché »
« Nous oscillons entre 15 et 20 % de part de marché, alors que nous avions tablé sur 25 à 30 % », assure Valérie Schwartz, directrice voix et services de Pages jaunes. « On assiste à une décroissance du marché, les consommateurs devenant frileux face aux numéros en 118 qui ont tous communiqué en même temps et après une phase de transition qui a été très longue, entre novembre et avril : beaucoup ont pensé que le 12 et les 118 allaient coexister », poursuit-elle.
« Il est toujours un peu facile d'accuser le marché », sourit M. Masset du Biest. Son 118.218 s'est imposé par un matraquage publicitaire et se retrouve grand gagnant de la compétition. Il revendique 40 à 45 % du marché, suivi selon lui du 118.712 (France Télécom) avec 20 % (30 % selon l'intéressé) et du 118.000 (Telegate) avec 15 à 20 %.
Presqu'un an après leur apparition le 2 novembre 2005, vingt-sept numéros subsistent, mais « 90 à 95 % des appels sont partagés entre le 118.218, le 118.712, le 118.000 et le 118.008 », indique Charles Tonlorenzi, PDG du 118.000.
Ils sont condamnés à se partager un butin moins juteux que prévu avec, selon les estimations, entre 30 % et 40 % d'appels en moins, soit 150 millions d'appels contre 225 millions en 2005.
« Une baisse de 30 %, c'est loin d'être catastrophique », tempère le PDG du Numéro, qui rappelle que le marché avait fondu de plus de 40 % au Royaume-Uni et de 50 % en Espagne.
Certains semblent avoir renoncé : 17 numéros ont été rendus, trois sociétés ont cessé leur activité, les 118.333 (NRJ) et 118.007 (Allo Bottin) cherchent des partenaires pour continuer.
Ceux qui restent souffrent, notamment après les attaques des associations de consommateurs qui ont dénoncé leurs tarifs opaques, jugés plus élevés que le 12.
Nouvelles campagnes publicitaires
Alors que le gendarme des télécoms, l'Arcep, publiera mardi prochain les volumes d'appels des 118, ces derniers affrontent une nouvelle phase du marché, celle de la maturité.
Pour garder leurs positions, ils vont continuer leur effort publicitaire, à l'image de Pages jaunes, qui commence une nouvelle campagne : de janvier à septembre, les 118 ont dépensé 201 millions d'euros bruts en publicité. pour un marché estimé, avant sa baisse, à 300 millions annuels, donc 200 millions si la baisse d'un tiers est confirmée.
L'Union 24/10/2006
Les praticiens hospitaliers mobilisés aujourd'hui
Les praticiens hospitaliers sont appelés par trois syndicats (CPH, CGT Santé, Amuhf) à se mobiliser aujourd'hui pour protester contre une réforme qui porte en germe, selon eux, une « précarisation du statut » de près de 33.000 médecins et pharmaciens hospitaliers.
La Confédération des praticiens des hôpitaux (CPH) appelle à « une journée d'action et de sensibilisation », tandis que l'Association des médecins urgentistes hospitaliers (Amuhf) et la fédération CGT Santé ont lancé un mot d'ordre de grève. L'Intersyndicat national des praticiens hospitaliers (INPH) a indiqué pour sa part « soutenir » cette journée de protestation.
Ce mouvement ne devrait toutefois avoir aucune incidence sur la continuité des soins, les médecins hospitaliers pouvant être assignés par les directeurs d'hôpitaux pour assurer l'accueil des patients.
Les syndicats réagissent à la publication au Journal officiel, début octobre, de deux décrets réformant le statut de praticien hospitalier en instaurant une part variable de rémunération et en modifiant les procédures de nomination.
« Précarisation du statut »
« L'ensemble de ces mesures [.] vise à rendre la carrière plus attractive et à assurer une meilleure reconnaissance morale et financière des praticiens », avait souligné la Direction de l'hospitalisation du ministère de la Santé à la sortie des décrets.
« Ces textes vont conduire à une précarisation du statut » des médecins hospitaliers, dénonce Pierre Faraggi, président de la CPH, qui indique représenter 41 % des praticiens hospitaliers.
Les syndicats contestent notamment la réforme des procédures de nomination, qui confie le pouvoir d'affectation locale des praticiens hospitaliers aux chefs de pôles et aux présidents des Commissions médicales d'établissement (CME), eux aussi praticiens hospitaliers. Jusqu'ici, le ministère de la Santé était seul à décider.
Cette procédure « instaure une hiérarchie entre les médecins hospitaliers, rajoute plus de bureaucratie et détériore les conditions de carrière des praticiens hospitaliers », déplore M. Faraggi.
Pour Patrick Pelloux, président de l'Amuhf, « elle conduit à la possibilité de pouvoir licencier un médecin hospitalier » refusant à deux reprises une affectation.
L'Union 24/10/2006
Bernard Kouchner : « Demain nous paierons davantage »
Bernard Kouchner, ancien ministre de la Santé et candidat à la direction générale de l'OMS, était vendredi soir à Reims pour une conférence à l'école de commerce. Il a évoqué son projet d'assurance maladie élémentaire universelle.
SI le médicament ne représente que 20 % des dépenses de l'assurance maladie, que pense le ministre de la Santé que vous avez été de la nouvelle vague de déremboursements ?
BERNARD KOUCHNER : - On a tendance à vouloir raboter sur les médicaments parce que les dépenses les plus lourdes sont difficiles à diminuer. Il faut évidemment gommer tous les gâchis et gaspillages en essayant d'harmoniser, mais quels que soient ces efforts, notre système de protection coûtera toujours plus cher.
Il faut avoir le courage de le dire puisque nous faisons des progrès sur les molécules et les méthodes de diagnostic, et qu'en plus nous vivons plus vieux en consommant davantage de médicaments. Arrêtons de nous gargariser en faisant des promesses que nous ne tiendrons pas.
La réforme de l'assurance maladie et l'action de Xavier Bertrand vont-elles dans le bon sens ?
B. K. : - Bien sûr. Le ministre de la Santé fait ce qu'il peut. Mais cela ne sera pas suffisant, je pense d'ailleurs que lui-même le sait. Il faut faire comprendre aux gens que l'on doit répartir différemment, la cotisation devant être proportionnelle aux revenus et plus progressive. Si l'on veut ménager ce qui est le plus important dans notre système, c'est-à-dire l'égalité d'accès aux soins, il va falloir qu'on y réfléchisse tous ensemble.
La moitié de la population mondiale vit avec moins de 2€ par jour. En quoi consiste votre proposition d'une assurance maladie élémentaire universelle ?
B. K. : - Il faut commencer à proposer que les pays en développement se dotent d'un système d'assurance maladie, qu'il soit privé ou public, de type mutualiste ou fonctionnant sur le principe du microcrédit. En tout cas, un système qui ne repose pas uniquement sur la charité et permette d'équilibrer un tout petit peu les dépenses en faisant participer la population, à son niveau, avec un panier de soins couvrant, par exemple, la femme et l'enfant. C'est le bon sens.
Vous êtes l'un des 13 candidats, et le seul francophone, à la direction générale de l'Organisation mondiale de la santé. La décision sera rendue le 6 novembre. Que pourriez-vous apporter à ce poste ?
B. K. : - Je veux insister sur l'idée qu'une démarche de santé publique est forcément une démarche politique. On ne peut pas considérer que les pays en développement, qui ne sont pas dotés d'un système de soins suffisant, sont responsables de la même façon que les pays les plus riches. C'est indispensable pour améliorer la prise en charge des grands risques de pandémies qui traversent nos frontières avec le tourisme et l'économie.
Vous êtes la personnalité socialiste préférée des Français. Pourquoi vous être mis en retrait de la vie politique française ?
B. K. : - Je ne me suis pas mis en retrait. Pour être à l'intérieur du Parti socialiste, il faut que le PS ait, lui aussi, un petit penchant pour des activités qui n'ont pas été scandaleuses et qui ont peut-être profité à tous. Il faudrait peut-être leur demander leur avis. En tout cas, je n'y suis pas.
Qui soutiendrez-vous dans la perspective de l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle ?
B. K. : - Je pense qu'il appartient à la social-démocratie (NDR : représentée par DSK) de faire la démarche de globalisation positive et de prise de conscience des transformations de notre monde. Mais laissons les candidats présenter leur programme.
Recueilli par Franck Leclerc
L'Union 22/10/2006
La réforme de la justice amputée de mesures phares
La réforme de la justice, promise par le président de la République avant la fin de son mandat, sera présentée mardi en Conseil des ministres, mais sans changement de composition du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) ni création d'une nouvelle faute des juges pour violation délibérée de la procédure pénale.
La disparition de ces deux mesures a été annoncée vendredi à Caen par le Garde des Sceaux, Pascal Clément, au Congrès de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire).
Trois avocats qui ont défendu des acquittés dans l'affaire de pédophilie d'Outreau, et l'un de ces acquittés, ont dénoncé hier « le corporatisme » des magistrats, après cette annonce du retrait de deux mesures importantes les concernant dans la réforme de la justice.
Sur la composition du CSM, l'organe disciplinaire où les magistrats devaient cesser d'être majoritaires, « il n'existe pas de consensus [.] Il me semble nécessaire de poursuivre la réflexion », a déclaré M. Clément, annonçant l'ouverture d'une « concertation d'envergure qui associera non seulement l'ensemble des acteurs judiciaires, mais aussi d'éminentes personnalités ».
Le ministre a expliqué que la commission d'Outreau avait prévu autant de magistrats que de non magistrats au sein de cet organe disciplinaire, alors qu'il souhaitait un non magistrat de plus. « C'est parce qu'il n'y a pas consensus et pour la paix des esprits que je retire » la réforme du CSM, a-t-il dit, reconnaissant qu'elle ne pourrait être adoptée avant la fin de la législature.
« Marche arrière »
La réflexion devra aussi se poursuivre sur l'instauration de la « nouvelle faute disciplinaire » qui devait sanctionner un juge ayant « délibérément violé les principes directeurs de la procédure pénale et civile ».
Ce point a été retiré en raison d'une observation du Conseil d'Etat sur une question de droit, et il faudra notamment revoir la définition du « caractère grave et intentionnel de la violation des principes », selon le Garde des Sceaux.
Députés et sénateurs examineront donc les autres points de la réforme, à commencer par l'enregistrement audiovisuel obligatoire des gardes à vue dans les affaires criminelles, sauf en cas de terrorisme et de grande criminalité, et celui des auditions chez le juge d'instruction. « Nous considérions que le projet était déséquilibré, donc nous ne pouvons qu'être satisfaits » du report de cette réforme du CSM, a réagi Côme Jacqmin, secrétaire général du Syndicat de la magistrature (SM, gauche).
Pour André Vallini, secrétaire national du PS chargé de la justice et ancien président de la commission parlementaire sur l'affaire d'Outreau, le gouvernement « fait marche arrière » après « avoir annoncé ses réformes à grand renfort de publicité alors qu'elles étaient très partielles et très insuffisantes ».
L'Union 22/10/2006
Logement social : Borloo ne veut pas céder
Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale, a affirmé hier à Bry-sur-Marne que l'Etat se substituerait dans certains cas aux communes qui ne respecteraient pas la loi SRU sur les 20 % de logements sociaux en délivrant des permis de construire.
« Je ne veux pas que les 20 % de logements sociaux soient obligatoires et découragent ainsi la construction de logements de tous types. Mais, pour les communes particulières (qui ne respectent pas la loi SRU, ndlr), je ne céderai pas. C'est l'Etat qui délivrera les permis de construire », a expliqué Jean-Louis Borloo.
Il répondait à Christian Favier (PCF), président du Conseil général du Val-de-Marne, qui s'était inquiété du non-respect de la loi SRU (Solidarité et rénovation urbaine) par certaines communes. Selon M. Favier, il manque dans ce département 16.000 logements sociaux dont un tiers dans la seule ville de Saint-Maur.
Cette possibilité d'action, à disposition des préfets, « relève de l'application pure et simple de la loi SRU », a-t-on souligné au ministère, qui précise que « des préfets sont déjà intervenus pour délivrer des permis ».
Jean-Louis Borloo, qui a visité à Bry-sur-Marne un parc de 70 nouveaux logements aidés, a souligné le « triplement » de l'offre de logements conventionnés en France.
Votée en 2000, la loi SRU impose sur vingt ans aux communes de plus de 3.500 habitants (plus de 1.500 habitants en Ile-de-France) un quota de logements sociaux de 20 % des résidences principales.
L'Union 22/10/2006
Assassinat du juge Borrel : le parquet désavoué
La juge française chargée d'enquêter sur l'assassinat du juge Bernard Borrel en 1995 à Djibouti a délivré hier des mandats d'arrêt internationaux à l'encontre des deux principaux suspects de ce dossier, passant outre les réquisitions du parquet.
Ces mandats d'arrêt visent deux repris de justice en fuite, Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan Adouani, considérés par la juge Sophie Clément comme de possibles exécutants de l'assassinat de Bernard Borrel. Mme Clément souhaite pouvoir comparer leur ADN à des empreintes génétiques inconnues retrouvées sur le short du juge.
La magistrate a passé outre l'avis du parquet de Paris qui avait demandé, avant toute délivrance de mandats d'arrêt, de comparer l'ADN du short à celui de militaires qui auraient aidé à mettre en bière le corps du juge.
La délivrance des deux mandats intervient onze ans, jour pour jour, après la découverte du corps, à demi calciné du juge, vêtu d'un slip et d'un tee-shirt, au bas d'une falaise à 80 km de Djibouti.
Pressions
La cour d'appel de Paris a également validé hier une information judiciaire visant l'ancien porte-parole du Quai d'Orsay Hervé Ladsous, pour de supposées pressions sur la justice française dans le cadre de ce dossier et ceci, contre l'avis du parquet.
La justice avait délivré début octobre les deux premiers mandats d'arrêt du dossier Borrel à l'encontre du procureur de Djibouti et du chef des services secrets pour une éventuelle « subornation de témoins ».
« C'est une victoire considérable pour Mme Borrel, les mandats d'arrêt supplémentaires et la décision de la cour d'appel, sont pour nous la preuve que des magistrats indépendants n'acceptent plus les pressions sur ce dossier. C'est un désaveu considérable pour le parquet de Paris », estime Me Olivier Morice, l'un des avocats, avec Laurent de Caunes, de la famille Borrel.
Le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, avait assuré que le parquet n'avait aucune intention de faire obstruction à l'enquête.
Motivant les mandats d'arrêt, la juge rappelle qu'un témoin clef, Mohamed Saleh Aloumekani, officier de la garde présidentielle, affirme avoir vu les deux suspects rendre compte avec trois autres hommes de l'assassinat du juge à l'actuel président djiboutien Ismaël Omar Guelleh, alors chef de cabinet du président Gouled Aptidon.
L'Union 20/10/2006
Médicaments : peut-être de nouveaux déremboursements
Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, doit statuer la semaine prochaine sur une nouvelle vague de déremboursement de médicaments, après un avis rendu hier par la Haute autorité de la santé qui vise notamment 89 produits, dont des vasodilatateurs pour les personnes âgées.
La Haute autorité de santé (HAS), une instance consultative composée d'experts scientifiques créée dans le cadre de la réforme de l'assurance maladie, préconise le déremboursement de 89 médicaments jugés à service médical rendu (SMR) insuffisant.
Cette liste comprend des vasodilatateurs, souvent prescrits contre les troubles légers de la mémoire chez les personnes âgées, des antidiarrhéiques, et d'autres produits utilisés en oto-rhino-laryngologie, pneumologie et infectiologie.
Presque tous ces produits sont à prescription médicale obligatoire.
L'Ercefuryl (gastro-entérologie), le Nootropyl (vasodilatateur), le Surbronc (pneumologie) et le Rinurel (ORL) figurent notamment dans la liste.
Les vasodilatateurs, prescrits à environ 300.000 personnes chaque année, sont plus particulièrement dans le collimateur des experts de la HAS.
« Ces médicaments sont prescrits contre les troubles de la mémoire. Or, on ne peut faire croire que des médicaments peuvent redonner la mémoire », estime Laurent Degos, président de la HAS, qui propose comme alternative « des exercices de stimulation de la mémoire ».
La HAS précise toutefois que le déremboursement de ces vasodilatateurs pourrait être « progressif », car « il s'agit de personnes âgées qui ont souvent du mal à changer d'habitudes », juge Gilles Bouvenot, en charge de l'évaluation des médicaments à la HAS.
Pour 44 autres médicaments, l'organisme consultatif préconise un « maintien global du remboursement lorsque l'ensemble des indications d'un médicament sont à SMR suffisant », mais il recommande une prise en charge « limitée » lorsque ces médicaments sont jugés à SMR insuffisant pour certaines pathologies.
Le SMR d'un médicament, apprécié en fonction de son efficacité, effets indésirables, gravité de la pathologie traitée, etc., peut être jugé insuffisant, faible, modéré ou important.
La balle est désormais dans le camp de M. Bertrand qui rendra sa décision « la semaine prochaine », a annoncé le ministère.
« Une mauvaise décision »
Outre les échéances électorales, une enquête menée en septembre par le magazine 60 Millions de consommateurs pourrait inciter le gouvernement à la prudence.
Elle montrait en effet une envolée des prix des médicaments déremboursés - mais toujours en vente libre -, fixés par les seuls industriels du secteur pharmaceutique, les pharmaciens, et les grossistes intermédiaires.
Cette nouvelle vague annoncée de déremboursements fait suite à deux précédentes listes du même type : 82 médicaments avaient été déremboursés à l'été 2003, suivis en mars 2006 d'une deuxième vague de 156 médicaments.
Les entreprises du médicament (Leem) ont jugé qu'une nouvelle vague de déremboursement serait « une mauvaise décision [.] car les médicaments déremboursés sont suivis de transferts de prescriptions vers d'autres produits parfois plus chers, plus difficiles à manier ».
L'Union 20/10/2006
Hôtellerie-restauration : les 35 heures seront la règle
Le Conseil d'Etat a fait basculer hier le secteur de l'hôtellerie et de la restauration aux 35 heures. « Une révolution culturelle » pour la CFDT, un recul pour les salariés selon le patronat.
Le Conseil d'Etat a annulé hier l'accord sur les 39 heures dans les hôtels-restaurants, qui basculent ainsi pour la première dans le régime des 35 heures, une « révolution culturelle » pour la CFDT, mais un recul pour les salariés selon le patronat.
Cette décision ne changera pour autant pas automatiquement la durée réelle du travail. Rien n'empêchera les entreprises de faire travailler 39 heures, mais les heures entre la 36e et la 39e heure devront être payées en heures supplémentaires, ce qui n'était pas le cas jusqu'ici.
La haute juridiction administrative, saisie par la CFDT, a annulé un accord de juillet 2004 signé par le patronat et trois syndicats (FO, CFTC, CFE-CGC), qui accordait une 6e semaine de congés payés moyennant le maintien des 39 heures.
Le Conseil d'Etat a également demandé le versement rétroactif des heures supplémentaires depuis le 1er janvier 2005. Avant l'accord de juillet 2004, les 800.000 salariés du secteur étaient soumis à un système dérogatoire, avec une durée du travail hebdomadaire de 43 heures de 1999 à 2002, puis de 39 heures, de 2002 à 2004. « C'est un sentiment de victoire pour les salariés. C'est une révolution culturelle dans ce secteur », a déclaré Johanny Ramos (CFDT). Cela « va enfin nous permettre de négocier sur la base du droit commun », a renchéri Stéphane Fustec (CGT).
Mais pour le patronat et les syndicats signataires de l'accord de 2004, le régime des 35 heures va faire « baisser les salaires », déjà très bas dans la profession.
« Les accords de 2004 prévoyaient un Smic supérieur de 280 euros au Smic de droit commun et deux jours fériés », rappelle en effet l'Umih, principale organisation patronale. « Désormais, le Smic serait réduit au niveau du droit commun et la 6e semaine serait perdue. »
« Coup terrible pour l'emploi »
La CFDT a « transformé un accord gagnant-gagnant en un accord perdant-perdant », a accusé le président de l'Umih, André Daguin. Selon ses calculs, la 6e semaine, prenable ou payable, était « deux fois plus avantageuse financièrement que ne le seront les heures supplémentaires du régime des 35 heures dans les petites entreprises, soit 90 % du secteur ».
Concernant le paiement rétroactif des heures supplémentaires, dont les conséquences ne sont pas encore bien mesurées, M. Daguin a affirmé que « ce sont les employés des entreprises de moins de 20 salariés qui vont devoir payer à leurs employeurs le trop perçu ».
« Mais chez les plus de 20 salariés, ce sont les employeurs qui devront payer : ça va leur coûter entre 1,2 % et 1,5 % de la masse salariale, et il ne va pas falloir compter sur eux pour faire des progrès sociaux », a-t-il prévenu.
Du côté des petits patrons, le Synhorcat a déploré une décision qui plonge dans une « confusion totale les 800.000 actifs du secteur ».
« C'est un coup terrible pour l'emploi », dans un secteur qui connaît déjà une pénurie chronique, a-t-il affirmé. La CGT a d'ores et déjà averti qu'elle inciterait les salariés à aller devant les Prud'hommes en cas de non-paiement par les employeurs des heures supplémentaires rétroactivement dues.
L'Union 19/10/2006
« On veut notre disparition ! »
Quatre questions à François Béguin, vice-président de l'UMIH-Ardennes (union des métiers et des industries de l'hôtellerie).
Comment accueillez-vous la décision du Conseil d'État ?
« Elle est catastrophique. Payer 18 mois de rappel d'heures supplémentaires à 15 %, de la 36e à la 39e heure, ce n'est pas tout. Il nous faudra encore rémunérer les heures effectuées au-delà de 40 heures à 25 % et assumer le poids des charges salariales patronales. Pour une entreprise qui emploie deux salariés, par exemple, cela représente environ 6.000 euros et un temps fou pour reprendre et vérifier tous les bulletins de salaires, un par un. Une véritable usine à gaz ! »
Quelles sont les conséquences de l'annulation de l'accord de 2004 pour les salariés ?
« La décision du Conseil d'État supprime, de fait, la sixième semaine de congés payés qui avait été accordée en compensation du maintien des 39 heures. Elle aura aussi de graves conséquences sur les salaires. L'accord de 2004 prévoyait un Smic supérieur à 280 euros et deux jours fériés. Tout cela est balayé. Les salaires risquent d'être moins attractifs et, forcément, cela risque d'écarter de nos métiers des gens compétents et motivés. »
Et pour les entreprises ?
« Je pense surtout aux plus petites d'entre elles. Dans les Ardennes, 80 % des 650 entreprises du secteur emploient moins de cinq salariés. Pour la plupart, assumer dix-huit mois de rappels d'heures supplémentaires leur sera financièrement insupportable. Après la chasse à l'alcool, les menaces qui pèsent sur la consommation de tabac dans nos commerces et l'échec de la TVA à 5,5 %, la profession se sent harcelée. Au passage, je rappelle que l'hôtellerie-restauration emploie en France 800.000 personnes. On voudrait tuer ce secteur économique, le 4e de France en terme de chiffres d'affaires, qu'on ne s'y prendrait pas autrement. »
L'UMIH parle de déclin des métiers de l'hôtellerie-restauration. Est-ce une réalité ?
« Je constate que le secteur ne va pas bien. A Sedan, par exemple, une réunion est prévue le 30 octobre pour évoquer avec les professionnels et les pouvoirs publics ce qui peut être fait pour être plus attractifs. Croyez-vous qu'on puisse l'être en réduisant les horaires d'ouverture - ce qui risque de se produire si on veut pouvoir tenir le coup -, donc en baissant la qualité du service. Dans les campagnes, notamment, la décision du Conseil d'État risque d'accentuer la désertification des territoires. »
Recueilli par Gilles Grandpierre
L'Union 19/10/2006
Les facteurs ruraux ont le blues
Disparition du rôle traditionnel de lien social des facteurs de campagne, rallongement des tournées : les facteurs ruraux français sont nombreux à exprimer leurs inquiétudes face à la perspective d'une ouverture totale du marché postal à la concurrence en Europe en 2009.
« J'ai peur qu'avec cette perte de monopole, on n'ait plus les moyens de jouer notre rôle social. Il faudra aller plus vite, faire toujours un peu plus », confie Jean-Claude Guillon, 50 ans, facteur au Dorat (Haute-Vienne) depuis 32 ans.
« Nous connaissons bien le terrain. Quand ça ne bouge pas chez quelqu'un, on s'arrête voir si tout va bien. On est à l'écoute des gens », explique Hubert Laurent, 37 ans, contractuel depuis 15 ans à La Poste et facteur dans la presqu'île de Plougastel Daoulas (Finistère).
Libéralisation totale en 2009
« J'ai peur que pour être compétitive, La Poste va s'engager dans une logique de rentabilité », renchérit Patrice Savy, 38 ans, facteur dans la région semi-rurale de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) depuis 15 ans.
La Commission européenne a proposé hier de libéraliser complètement tous les services postaux en 2009, dont l'envoi des lettres de moins de 50 grammes en courrier ordinaire, malgré les réserves d'une dizaine de pays membres et l'opposition des syndicats.
Les facteurs ruraux craignent, eux, que la recherche de bénéfices ne conduise à un rallongement de leur tournée quotidienne. Pour Jean-Claude Guillon, en 2009, les kilomètres qu'il aura à parcourir en vélo pour distribuer le courrier vont doubler, soit 160 km contre 80 par jour aujourd'hui. « Je parcours 20 km à vélo par jour, en 2009, je devrais en faire 40 », estime pour sa part Patrice Savy.
Se disant « fermement » attachés aux services publics, Jean-Claude, Patrice et Hubert craignent que ce virage global n'en détériore la qualité. Ils redoutent aussi en vrac que toutes les zones ne soient pas desservies de la même façon, la disparition à terme de la péréquation du prix du timbre et les retards « inévitables » dans la distribution du courrier qui risquent de pénaliser notamment les « petits artisans ».
L'Union 19/10/2006
Les Américains sont 300 millions
La population des Etats-Unis a atteint hier le cap historique des 300 millions d'habitants, a annoncé le Bureau du recensement américain qui a mis en scène l'événement en installant pour les caméras du monde entier une horloge électronique marquant l'étape symbolique. Les Etats-Unis sont le troisième pays le plus peuplé, loin derrière la Chine et l'Inde.
Double mise en garde pour Pyongyang
Dans une déclaration adoptée hier, les 25 pays de l'Union européenne ont appelé Pyongyang à « s'abstenir de procéder à tout nouvel essai nucléaire ou lancement de missile », et condamné « fermement » l'essai nucléaire du 9 octobre. A Washington, la Maison Blanche a aussi mis en garde la Corée du Nord. Ce ne serait pas « une bonne chose » pour les Nord-Coréens. Les spéculations sur un nouvel essai interviennent au moment où les Etats-Unis multiplient les contacts diplomatiques pour assurer la mise en œuvre effective des sanctions de l'ONU.
Airbus va dégraisser en Allemagne
L'avionneur européen Airbus va se séparer d'un millier d'intérimaires en Allemagne et va recourir à une série de mesures pour compenser le ralentissement de l'activité dans ses usines, après les problèmes rencontrés par l'A380. Il va également mettre en œuvre sept mesures, destinées à compenser des interruptions de production intervenues en parallèle aux retards de livraison rencontrés par le géant des airs.
La Pologne garde sa coalition bancale
Le Premier ministre conservateur polonais Jaroslaw Kaczynski a rafistolé lundi soir une coalition controversée avec les populistes, plutôt que d'affronter des élections anticipées très risquées pour son parti. Grâce à cet accord, le gouvernement a pu sans problème défaire hier une motion présentée par l'opposition libérale et sociale-démocrate réclamant l'autodissolution du Parlement et l'organisation de nouvelles législatives.
Irak : plus de 3.000 policiers renvoyés
Plus de 3.000 policiers irakiens ont été exclus des rangs de la police, a annoncé hier le porte-parole du ministère de l'Intérieur, en annonçant un mouvement de réorganisation au sein de la police nationale. 1.228 ont été renvoyés pour « infractions aux lois » et 2.000 autres pour « faute professionnelle ». Le 4 octobre, dans une décision sans précédent, une brigade entière de la police irakienne - soit 800 à 1.200 hommes - a été démobilisée et renvoyée dans une base américaine pour refaire son entraînement.
L'Union 18/10/2006
Collision meurtrière dans le métro de Rome
Une collision hier matin entre deux rames de métro en plein centre de Rome à une heure de pointe a fait un mort et plus d'une centaine de blessés, dont cinq grièvement, selon un bilan provisoire des pompiers.
La victime est une Italienne d'une trentaine d'années, selon le maire de Rome Walter Veltroni, qui s'est aussitôt rendu sur place.
Selon plusieurs témoignages, une rame était à l'arrêt à la station Vittorio Emanuele, près de la gare Termini, lorsqu'elle a été percutée par l'arrière par une autre rame.
L'accident s'est produit alors que les passagers de la première rame commençaient à descendre. A la suite du choc, l'électricité a été coupée. La femme tuée se trouvait dans la voiture de queue du train percuté.
Selon les premiers éléments tirés de l'enregistrement des conversations dans la salle des commandes, cette dernière aurait autorisé le conducteur à passer au feu rouge, tout en respectant une vitesse modérée, pour désengorger le trafic.
Le conducteur de la rame a été interrogé hier après-midi par le magistrat chargé de l'enquête, mais il est encore sous le choc et n'aurait plus « aucun souvenir de l'accident ».
Un couple franco-belge d'une cinquantaine d'années figure parmi les blessés, selon le consulat de France. L'homme a reçu cinq points de suture à la tête.
Les opérations de secours ont été menées rapidement et ont pris fin peu avant midi alors qu'un énorme embouteillage paralysait le centre de la capitale italienne.
L'Union 18/10/2006
Retraites : les fins de mois difficiles de Madeleine
Rassemblements, distributions de tracts, des manifestations locales sont prévues demain pour la revalorisation des retraites. A Reims, Madeleine, 85 ans, vit avec 1.000 euros par mois.
« Le mois dernier, il me restait cinq euros. » Madeleine regarde à la loupe son relevé de banque. A 85 ans, elle perd la vue. Un problème de rétine. Elle est contente d'avoir conservé toute sa tête malgré une opération du crâne. Elle fait ses comptes : « Une fois que j'ai tout payé, il me reste 1.900 francs pour vivre. Cela fait combien en euros ? » 289 euros.
« Je me suis toujours privée »
Lorsqu'elle a réglé le loyer - 474 € pour un coquet F2 dans un foyer logement pour personnes âgées de Reims -, la femme de ménage - 103 € pour deux heures par semaine -, la mutuelle - 94 € -, les impôts locaux - 56 € -, la convention obsèques - 35 € -, et les impôts - 12 € - sur ses modestes revenus - environ 1.000 € de retraite et de pension de réversion -, « Mado » n'a pas de quoi faire des folies.
« J'achète des légumes une fois tous les quinze jours au marché. Pas de fruits. C'est trop cher. Je fais des soupes. De temps en temps, je fais un pot au feu. Je peux en manger pendant trois jours. Avec une grosse scarole, je tiens la semaine. Pour les vêtements, à mon âge, on n'a pas besoin de grand-chose. Je ne sors plus beaucoup. Et puis, ma famille m'en offre. » Elle porte un gilet en polaire, cadeau de sa petite-fille.
Malgré des fins de mois avec des hauts et des bas - 76,99 € au 1er octobre -, Mado ne se plaint pas : « Je ne suis pas une femme à geindre. Je me suis toujours privée de tout pour élever mes enfants. J'ai eu une vie de travail et de privations. » Madeleine a eu son lot de malheurs. Veuve à 31 ans avec deux fils de huit et trois ans, elle s'est retrouvée dans « une misère noire », dit-elle. Elle a fait des ménages, tricoté pour les indigents au Secours catholique en échange de nourriture avant de travailler dur pendant 37 ans comme manutentionnaire aux Docks Rémois, « un travail de bagnard ».
« On mettait le vin en bouteilles sous une verrière, un travail à la chaîne très fatiguant. L'hiver, c'était une vraie glacière. L'été, on travaillait les pieds dans un bac d'eau froide tellement on étouffait. »
Mado s'est rebiffée. Elle s'est syndiquée. « Je me suis mise déléguée du personnel pour avoir droit à la parole. Je me suis battue pour avoir une vie meilleure et pour les autres. »
« Trop résignés »
L'octogénaire s'emballe : « Les retraités sont trop résignés. Beaucoup disent : « A quoi ça sert de se battre pour ce qu'on a encore à vivre ». Mais ils doivent se battre pour eux et pour les retraités qui arrivent derrière eux. »
Revalorisation des retraites, augmentation du pouvoir d'achat, pension de réversion complète sans plafond de ressources, Mado égrène les principales revendications pour lesquelles elle défile depuis 23 ans qu'elle a cessé le travail, à 62 ans.
« Ce qui m'embête le plus, c'est de pas pouvoir aller à la manif jeudi », regrette la doyenne rémoise de la CGT. Ses jambes la lâchent. De l'artérite. Elle marche avec une canne. « J'ai toujours eu une volonté du tonnerre. Avec 2.000 francs de plus par mois, ça irait mieux. »
Francis Dujardin
L'Union 18/10/2006
Flippers et baby-foot vont réanimer les bistrots
Les baby-foot et flippers ont déserté les cafés pour cause de trop forte taxe. L'annonce d'un impôt unique de 5 euros par jeu et par an devrait relancer la fréquentation des bistrots et la filière qui perd 400 emplois chaque année.
Le claquement de la petite boule de flipper ou de celle du baby-foot devrait rythmer à nouveau la vie des bistrots. Un grand retour favorisé par le coup de pouce fiscal annoncé hier pas Jean-François Coppé, ministre délégué au Budget.
Selon le bon vouloir des maires, la taxe sur les jeux traditionnels installés dans les cafés est actuellement comprise entre 16 et 92 euros en moyenne par an et par appareil. Cette taxe sera ramenée à 5 euros par jeu, baby-foot, flipper, billard ou fléchettes. Une mesure destinée à restaurer la convivialité dans les cafés au moment où leurs gérants craignent une baisse de fréquentation avec la prochaine interdiction de fumer.
Patrick Patat, dont la société créée par son grand-père à Reims installe des appareils dans les cafés depuis quarante ans, est aux anges.
« Dans une grande ville comme Reims, la taxe s'élève à 368 euros par appareil, c'est la plus forte taxe de la région. La ramener à 5 euros est évidemment pour nous une bouffée d'oxygène. »
Survie
Patrick Patat ne compte plus les appareils stockés chez lui. Les baby-foot et flippers qu'il a dû « rentrer » parce qu'ils n'étaient plus rentables ou tout simplement parce que les cafés qui les abritaient fermaient leurs portes faute de clients, notamment dans les zones rurales. « Il arrive qu'on laisse des jeux uniquement par amitié », indique l'exploitant.
S'il a actuellement quelque 200 appareils en fonctionnement, il rappelle le temps où il en avait plus de 800 qui occupaient 8 employés contre 2 aujourd'hui.
Pas question de réembauche pour l'instant : « On va déjà se maintenir. On est sorti du coma mais on est toujours à l'hôpital », commente-t-il en appréciant le « geste sympa du gouvernement ».
Dans la région également puisqu'il est de Charleville-Mézières, José Hody, le président de la confédération française des exploitants de jeux automatiques, parle d'une victoire. « On se bat depuis des années pour redynamiser les cafés en France. » Il estime que « 40.000 appareils sont stockés dans les hangars ».
Si cette taxe à Reims est la plus chère, celle de Charleville atteint 244 euros et celle de Laon 247 euros par appareil. De quoi décourager les exploitants qui ne se précipitaient plus pour installer un flipper dans un café déserté. Des exploitants qui étaient en passe de disparaître. Ils ne sont plus que 800 en France pour 2.000 salariés. Selon M. Hody, « quatre exploitants disparaissent chaque semaine ».
« Stopper l'hémorragie »
« Nous perdions environ 400 emplois chaque année », déplore le président national. La taxe unique de 5 euros devrait remettre les machines dans le circuit, rouvrir le marché et donc favoriser la création d'emplois.
« Peut-être pas les 600 emplois annoncés par le ministre d'ici à la fin de l'année, mais au moins stopper l'hémorragie », selon Patrick Pattat à Reims qui ne compte pas recréer des emplois à court terme.
« On sait qu'on va survivre, c'est tout pour l'instant et c'est une bonne chose naturellement, mais ça ne mettra pas plus d'argent dans la poche des gens. »
Françoise Kunzé
L'Union 17/10/2006
Les communes pénalisées
Si M. Coppé a pris soin d'assurer que l'opération était « neutre pour le contribuable » puisque la diminution de la taxe sera compensée par une augmentation des recettes et donc de la TVA, ce sont les communes qui devraient être pénalisées.
Ainsi de la ville de Reims qui empoche la plus forte recette de la région, compte tenu du nombre d'appareils encore en service dans les cafés de la commune. A savoir la somme de 21.563 euros pour l'année 2005. Mais, attention, cette somme englobe la totalité de l'impôt sur les spectacles et pas uniquement la taxe sur les jeux automatiques. Un impôt dit de 5e catégorie collecté par les services des douanes.
Si la taxe passe de 368 à 5 euros par an et par jeu, cette recette deviendra effectivement dérisoire
L'Union 17/10/2006
Une nouvelle explosion de violence redoutée
Après la série d'incidents entre policiers et jeunes en banlieue parisienne, syndicats de policiers, associations et élus s'inquiètent des risques d'une nouvelle explosion à dix jours de l'anniversaire du début des émeutes d'octobre-novembre 2005.
En quatre semaines, trois incidents sérieux ont mis aux prises policiers isolés, dont certains ont été blessés, et jeunes agresseurs : le 19 septembre aux Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne), le 1er octobre dans la cité des Musiciens aux Mureaux (Yvelines), le 13 octobre à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis).
L'Observatoire national de la délinquance a d'ailleurs recensé une hausse de 9,78 % des violences contre les « dépositaires de l'autorité » (policiers, gendarmes, pompiers, enseignants), d'octobre 2005 à septembre 2006.
« Gendarmes et policiers, c'est un travail difficile qui demande à être respecté et soutenu », a déclaré M. Sarkozy à Limoges. Il leur a témoigné sa « solidarité la plus totale », affirmant que « les auteurs seront pourchassés, arrêtés et déférés à la justice ». Les syndicats de police seront reçus aujourd'hui par son directeur de cabinet, Claude Guéant.
« Démotivation », « manque de moyens », « suspicion », « caillassages répétés », « interventions risquées » : les policiers de terrain et leurs syndicats expriment en termes forts leur « ras-le-bol ».
Hier, lors d'une rencontre à Matignon avec M. de Villepin, des associations ont dit être « un peu inquiètes » au vu des « tensions dans les quartiers », a rapporté Hassan Ben M'Barek (collectif Banlieues respects).
A Clichy-sous-ois, où les premières violences avaient éclaté le 27 octobre 2005, une grappe de garçons de 15-16 ans du quartier Anatole-France « espèrent bien fêter l'anniversaire », si les policiers viennent les « provoquer ».
« Comme par hasard, des associations nous ont signalé la semaine dernière qu'elles observaient un retour en masse des policiers dans plusieurs villes de Seine-Saint-Denis », observe Mohamed Mechmache, éducateur à Montfermeil et président d'AC le feu, qui confie : « On ne veut pas revivre ce qu'on a vécu l'an dernier et pourtant on dirait que tout est fait pour entraîner ces quartiers sur un terrain glissant ».
L'Union 17/10/2006
Médicaments : la guerre des prix a commencé
Pour compenser le manque à gagner causé par le déremboursement de certains médicaments, des pharmacies augmentent leurs prix. D'autres luttent contre des tarifs qu'elles jugent « excessifs ».
Une boîte de paracétamol ou d'ibuprofène à 1 euro, un flacon de carbocistéine ou une boite de d'acétylcystéine (des fluidifiants bronchiques) respectivement à 1,95 et 2 euros.
Alors que les prix flambent dans les officines depuis les déremboursements de certains médicaments, dans une pharmacie rémoise, les prix de quatre produits défient toute concurrence.
Fin septembre, le mensuel « 60 millions de consommateurs » révélait que dans une même pharmacie, entre le début et la mi-mai, le prix moyen de 21 médicaments déremboursés en mars avait tout simplement doublé, avec des hausses comprises entre 33 % et 349 % ! Récemment, à Reims, un lecteur s'étonnait de constater cinq euros d'écart sur le même médicament entre deux pharmacies locales.
« Pharmacie pas chère »
Le sujet n'est pas nouveau. Il revient sur la scène avec la prochaine vague de déremboursements. Jeudi, la Haute autorité de santé recommandera au ministre de la Santé le déremboursement de 145 médicaments dont l'utilité médicale est jugée « insuffisante » (voir ci-dessous).
« Cette offensive sur les prix est de notre propre initiative », explique la pharmacienne rémoise. « La concurrence est partout, même dans notre domaine. Les clients font de plus en plus attention à ce qu'ils achètent. De notre côté, on en a marre d'entendre que nos prix ne font que flamber et que nous sommes des escrocs. Notre objectif est de maîtriser les coûts au contraire. Nous voulons être une pharmacie pas chère. C'est un début. ».
Afin de tirer sur les prix, la pharmacie a opté pour l'achat en gros. « Nous sommes tributaires des laboratoires », poursuit la pharmacienne. « Le prix final est principalement dicté par le fabriquant. Après les déremboursements, les industriels ont augmenté leurs prix, la TVA a également changé. Il fallait trouver des solutions. Nous avons pris l'option des achats groupés, sur des produits de base, hors marque ».
Prix unique ?
Ces augmentations excessives, la Fédération syndicale des pharmaciens de France (FSPF) les déplore. « La vente de produits déremboursés s'est littéralement effondrée », précise l'Ardennais Philippe Berthelot, chargé de communication au bureau national de la FSPH. « Quand on vendait hier 10 boîtes d'un produit remboursé, on en vend désormais plus qu'une. Pour compenser, les laboratoires ont augmenté leurs prix. Les officines n'ont fait que les répercuter. Mais la marge des pharmaciens est restée la même. Pour certains, elle a même plutôt baissé ».
Le pharmacien considère que ces prix très bas sont « une stratégie commerciale ». « Nous sommes sur un marché concurrentiel certes. Chaque pharmacien est libre de pratiquer les prix qu'il souhaite sur les médicaments déremboursés. A long terme, je trouve ça contrariant. C'est une option mercantile qui ne fait pas très sérieux ». La FSPH milite actuellement en faveur d'un prix unique. « Comme pour les livres », poursuit le pharmacien ardennais. « Un prix fixé avec les laboratoires et qui ne varierait que de quelques pour cent. Cela éviterait une dérive commerciale qui, si elle se poursuivait, pourrait déstabiliser notamment les petites officines de village ».
Catherine Tellier
L'Union 17/10/2006
145 références sur la sellette
Jeudi, la Haute autorité de santé recommandera au ministre de la Santé le déremboursement de 145 médicaments dont l'utilité médicale est jugée insuffisante. Ce sera la troisième vague de déremboursement.
« Ce n'est pas encore fait », commente l'Ardennais Philippe Berthelot. « Ce sera au ministère de la Santé de trancher. Il faut donc attendre les propositions de Xavier Bertrand. Devant les nombreuses protestations qui sont nées à la suite des déremboursements du mois de mars, mécontentements tant au niveau du public que des pharmaciens, le ministre de la Santé pourrait tempérer cette proposition. Nous espérons vivement qu'il en tiendra compte ». Ce dernier devrait rendre sa décision « en début de semaine prochaine », a indiqué hier le ministère.
Après les antiseptiques, les sirops contre la toux, les veinotoniques, les collyres. les produits ciblés seraient principalement de vasodilatateurs, prescrits pour les pathologies du vieillissement.
Dans son édition d'hier, le quotidien « Aujourd'hui en France », publie la liste des médicaments qui ont eu « un service médical rendu » insuffisant pour toutes leurs indications. Le Tanakan, le Sermion, l'Iskedyl, le Nicergoline, le Piracetam, le Pentoxifylline, la Gabacet, l'Hydergine, l'Olmifon, le Rheobral, le Vasobral, le Vinca ou bien encore le Ginkogink seraient entre autres visés : des vasodilatateurs prescrits à des millions de personnes âgées dans le cas de déficits intellectuels liés à l'âge (trouble de la mémoire). Les vasodilatateurs injectables liés à des poussées d'artérite (Fonzylane, Torental, Vadilex, Trivastal..) seraient également sur la sellette.
On y trouverait ensuite des produits contre la toux et des affections ORL (Pneumorel, Rinurel, Surbronc, Thiovalone), des médicaments contre la diarrhée et les troubles digestifs (Ercefuryl, Nifuroxaride, Panfurex, Salicairine.) ainsi que des antibiotiques (Trimadiaz).
Des médicaments actuellement pris en charge à 35 % par la sécurité sociale et qui font l'objet d'une prescription obligatoire. Et pour lesquels le coût de leur prise en charge par l'assurance maladie s'élève à 310 millions d'euros par an.
C. T.
L'Union 17/10/2006
Ces médecins qui n'aiment pas les pauvres
Près de 4 médecins sur 10 refusent les soins aux bénéficiaires de l'Aide médicale d'Etat (AME) ou tentent de les dissuader de venir les consulter, et près de 1 médecin sur 10 refuse ces soins aux patients relevant de la Couverture maladie universelle (CMU), affirme Médecins du Monde (MdM) après un « testing » auprès de médecins généralistes.
Il s'agit de la quatrième enquête depuis 2002 sur ce sujet « tabou » du refus de soins, rappelle MdM, et de la plus large par le nombre de médecins testés (725) et de régions concernées (10 villes).
Rendez-vous a été demandé début 2006 par téléphone au même médecin par 3 personnes ayant une couverture maladie différente, AME (étrangers en situation irrégulière), CMU (ressources inférieures à 587,16 euros mensuels) ou sécurité sociale plus complémentaire privée.
Près de quatre sur dix (37 %) ont refusé les soins aux bénéficiaires de l'AME ou donné des réponses dissuasives, et près de 10 % ont fait de même pour les bénéficiaires de la CMU.
Parmi ceux ayant refusé l'AME, 108 médecins ont émis un refus direct et 38 ont fait valoir de fausses indisponibilités, auxquels s'ajoutent 123 réponses dilatoires proposant des rendez-vous tardifs ou demandant une avance de frais.
Ils sont un peu moins nombreux à avoir refusé les patients ayant la CMU : 21 refus directs et 8 fausses indisponibilités, auxquels s'ajoutent 44 propositions de rendez-vous tardifs ou demandes d'avances de frais.
« Je ne m'occupe pas de ces patients »
Les médecins du secteur 2 (tarifs libres) refusent pratiquement deux fois plus souvent les soins que ceux du secteur 1, quel que soit le type de couverture maladie.
D'un cinglant « l'AME me révulse », au catégorique « je ne m'occupe pas de ces patients », les réponses des médecins peuvent être très directes. D'autres sont plus embarrassées : « On ne peut pas vous prendre, allez à l'hôpital ».
Certains évoquent les difficultés de remboursement : « On n'est jamais payé, je ne vous prendrai pas, même malade », ou administratives : « Je ne prends pas de nouveaux AME, car c'est trop compliqué », ou même « Je ne suis pas agréé AME ».
Un refus direct de la CMU a été assorti d'un « Ca ne m'intéresse pas », un autre « Je ne prends que les CMU que je connais. »
Des réponses témoignent d'une méconnaissance du dispositif : « Il n'y a que les hôpitaux et les dispensaires qui la prennent ».
MdM rappelle que le « refus de soins est une infraction et une faute ». « Les dispositifs facilitant l'accès aux soins des plus démunis sont du registre du droit, pas de l'humanitaire ou de l'assistance », rappelle l'association.
L'Union 17/10/2006
Mondial de l'auto : le succès ne s'est pas démenti
Le Mondial de l'automobile de Paris, dont l'édition 2006 se terminait hier, a maintenu son traditionnel engouement public, dans un contexte de concurrence exacerbée entre constructeurs européens et alors que l'intérêt se développe pour les alternatives au tout-pétrole.
A cinq heures de la fermeture, le Mondial 2006 avait déjà « dépassé les 1,4 million de visiteurs » . C'est « d'ores et déjà un excellent cru », a déclaré le président du comité d'organisation, Thierry Peugeot.
Il y a deux ans, le salon parisien avait accueilli 1,46 million de visiteurs, situant Paris au premier rang des salons automobiles mondiaux en termes de fréquentation.
Entamé dans un climat morose, notamment pour les constructeurs français, le salon biennal de Paris a suscité l'intérêt des visiteurs en présentant plus d'une soixantaine de nouveautés en première mondiale. Au total, quelque 374 exposants de 26 pays étaient présents, avec des nouveaux venus comme Dacia, Dodge ou encore les chinois Landwind et Great Wall, signe de l'intérêt croissant de ce pays pour l'Europe.
Moteurs hybrides (essence/ Ê électricité) ou 100 % électriques étaient au rendez-vous du salon, marqué aussi par le développement des bio-carburants, sur fond de campagne du gouvernement français en faveur du bioéthanol E85. Les constructeurs ont bien reçu le message et plusieurs présentaient des véhicules au mo- teur dit « flex-fuel » : Renault Mégane, Peugeot 206, Ford Focus ou Volvo S40.
Plus de 100.000 contacts
L'automobile « s'adapte aux conditions économiques extérieures et aux défis qui s'adressent à elle, notamment les nouvelles énergies et la consommation », a résumé Thierry Peugeot. Ces enjeux n'ont pas empêché la forte présence au Mondial des véhicules 4X4, souvent dans des versions « civilisées » visant une clientèle urbaine. Et comme à chaque édition, les stands des voitures qui font rêver le grand public - Ferrari, Maserati et autres Porsche - ont été pris d'assaut.
Les constructeurs ont enregistré « plus de 100.000 contacts » avec les visiteurs, ce qui s'est traduit par « une amélioration très sensible des prises de commandes par rapport à 2004 », a indiqué le commissaire général du salon Thierry Hesse.
L'Union 16/10/2006
Le budget 2007 au cœur de la semaine sociale
La semaine politique sera dominée par le début, demain, de l'examen par l'Assemblée nationale du projet de budget 2007, le dernier du quinquennat de Jacques Chirac, et par le lancement le même jour de la série de débats entre les trois présidentiables socialistes.
Le coup d'envoi du marathon budgétaire sera donné avec l'examen par les députés du volet recettes, qui doit être voté le 24 octobre, la partie dépenses, examinée à partir du 31 octobre, devant l'être le 21 novembre.
Le budget 2007 est qualifié de « vertueux » et favorable au pouvoir d'achat par le gouvernement. Mais chacun aura à l'esprit qu'il devrait être remanié après les élections présidentielle et législatives, via un collectif budgétaire qui donnera la marque de la nouvelle équipe.
Les séances des questions d'actualité, mardi et mercredi, seront l'occasion pour PS et PCF de demander la suspension des débats sur le projet de privatisation de GDF préalable à sa fusion avec Suez, alors que l'on prête à l'homme d'affaires François Pinault l'intention de s'emparer du pôle environnement de Suez. Une offensive de la gauche est donc prévisible au Sénat mercredi, quand reprendra la discussion sur GDF.
Les sénateurs se seront penchés la veille sur une proposition socialiste concernant les droits des parents en cas de garde alternée des enfants.
Les deux chaînes parlementaires seront mobilisées par le premier des trois débats télévisés entre Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn.
Débats
Préparé minutieusement par les trois écuries socialistes, il a été précédé par un « débat sur le débat » alimenté par les réticences de la présidente de Poitou-Charentes. En avance dans les sondages, celle-ci s'est réservé le droit de ne pas participer aux six rencontres (trois télévisées, trois régionales) si celles-ci sont « détournées de leur destination ».
Les deux autres camps se sont abondamment étonnés d'une « mise en cause » d'une décision arrêtée par le parti, y voyant un aveu de faiblesse.
Jeudi, aura lieu à Clermont-Ferrand le premier des trois débats régionaux. La veille, l'UMP aura tenu une nouvelle convention nationale consacrée à l'agriculture.
Enfin, la majorité municipale PS-Verts de Paris devrait discuter aujourd'hui les orientations du budget 2007 de la capitale.
L'Union 16/10/2006
GDF : des manifestations limitées
La CGT a organisé hier contre la privatisation de GDF des manifestations limitées principalement à ses militants, la présence de syndicalistes d'autres secteurs et de partis de gauche ayant à peine compensé l'absence de la plupart des autres syndicats de GDF et d'EDF.
Les défilés, à Paris et dans de nombreuses villes de province, ont rassemblé au total plusieurs milliers de manifestants, tout au plus autant que lors d'une précédente journée d'actions décentralisées sur le même thème, le 12 septembre, qui était lancée non seulement par la CGT, mais aussi par la CFTC, la CGC et FO.
La CGT, qui a affirmé dans un communiqué avoir réuni 50.000 personnes, n'a pas eu pas hier le soutien de ces trois syndicats, qui craignaient une récupération politique. Mais elle a été rejointe par les partis de gauche, les syndicats Sud, la FSU et l'Unef, et cinq syndicats de cheminots (CGT, Sud-rail, CFTC, CFE-CGC et Unsa).
« On ne lâchera rien »
A Paris, la manifestation, dont l'essentiel était constitué de cégétistes, a rassemblé 1.700 personnes, selon la police, et 8.000 selon les organisateurs. Le 12 septembre, le défilé avait rassemblé 2.300 personnes selon la police, 7.000 selon la CGT.
Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, et celui de la FSU, Gérard Ashieri, marchaient en tête. La secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, participait à la manifestation, ainsi que Clémentine Autain, maire-adjointe (apparentée PCF) de Paris, et Arlette Laguiller (LO).
« Ce n'est pas parce que tous les Français ne sont pas dans la rue que cela signifie qu'on va renoncer. On ne lâchera rien [.] Nous allons continuer à nous battre car nous représentons une majorité des Français contre la privatisation de GDF puisque chaque jour nous montre que les députés et tous les autres élus ont été trompés », a affirmé Bernard Thibault.
Des manifestations, généralement plus modestes, ont également eu lieu à Reims, Boulogne-sur-mer, Auch, Albi, Bayonne, Pau, Strasbourg, Mulhouse, Caen, Vannes, Lorient, Nantes, Nice, Chambéry et Roanne. Alors que le Sénat examine actuellement le projet de loi sur la privatisation de GDF, étape nécessaire avant sa fusion avec Suez, Suez et GDF ont transmis vendredi à Bruxelles leurs nouvelles propositions, qui comportent notamment l'abandon de la filiale gazière de Suez, Distrigaz.
De son côté, le ministre de l'Economie Thierry Breton a estimé hier dans Le Figaro que l'Etat ne doit pas laisser Gaz de France à l'écart des mouvements de concentration engagés dans ce secteur.
L'Union 15/10/2006
Clermont-Ferrand retrouve son tramway
Le tramway sur pneus de Clermont-Ferrand, qui ne sera mis en exploitation que dans plusieurs semaines à la suite d'un incident, a été inauguré hier par le maire de la ville Serge Godard, en présence du ministre délégué à l'Industrie, François Loos.
« Nous sommes ici avec une première mondiale qui ne durera pas longtemps, comme toutes les premières mondiales, puisque d'autres villes vont nous suivre », a déclaré M. Godard (PS) dans son discours, après avoir coupé le ruban rouge et bleu de la rame inaugurale. Il l'a conduite lui-même du terminus nord à la place de Jaude, dans le centre-ville.
Le tramway sur pneus à guidage central de Clermont-Ferrand, appelé Translohr, est le premier fabriqué par le constructeur alsacien Lohr Industrie à circuler. Deux autres Translohr doivent entrer en service en 2007, à Padoue (Italie) et Tian Jin (Chine).
« Michelin est une entreprise emblématique de la ville, il était normal qu'un moyen de transport public innovant ici soit équipé de pneus », a souligné M. Godard, dont la ville accueille le siège social du premier fabricant mondial de pneumatiques. Le premier tramway électrique français avait circulé à Clermont-Ferrand entre 1890 et 1956.
Vendredi, le préfet du Puy-de-Dôme, Dominique Schmitt, avait annoncé que la mise en exploitation commerciale du tramway serait reportée de plusieurs semaines. Mais pour l'inauguration, une circulation partielle et à vitesse réduite de rames ouvertes au public a été autorisée hier et aujourd'hui.
290 millions d'euros
Le 2 octobre, lors d'essais à blanc, une rame avait « désenraillé » au terminus de la ligne, après que le dispositif de guidage du tramway, constitué par des galets qui roulent sur le rail central, eut heurté un objet. Selon les experts, il s'agit d'un débris métallique provenant d'un accident de voiture sur un viaduc.
« Au regard de cet incident, Lohr Industrie va regarder comment il peut encore améliorer l'indéraillabilité du système et la fonction chasse-pierres », aux extrémités de la rame, a expliqué Philibert d'Hotelans, directeur des activités Translohr. L'entreprise alsacienne, qui emploie 2.000 salariés, est spécialisée dans les remorques porte-voitures.
Dix kilomètres et demi de ligne doivent être ouverts dans un premier temps. Le reste le sera courant 2007. La ligne, qui compte 31 stations, devrait être empruntée quotidiennement par 33.000 passagers. Le coût total est de 290 millions d'euros.
L'Union 15/10/2006
Les Bangladais euphoriques célèbrent leur Nobel
Des milliers de Bangladais en liesse tentaient de se frayer un chemin, hier à Dacca, autour du domicile de Muhammad Yunus, le Nobel de la paix 2006 devenu gloire nationale dans un pays qui compte parmi les plus pauvres du monde.
« C'est le plus grand moment de fierté pour les Bangladais », exulte Ansar Ahmed, venu avec des milliers de compatriotes fêter la prestigieuse récompense décernée vendredi à M. Yunus et à sa banque de micro-crédit, la Grameen Bank.
Et c'est toute une nation qui s'enorgueillit de la prestigieuse distinction.
« Je suis ravi qu'il ait remporté le prix parce que, ce qu'il a fait pour moi et pour des milliers de familles, c'est tout simplement fabuleux. Je suis ici pour le remercier de ce qu'il a fait pour nous », ajoute Ansar dont la mère a eu recours à un prêt salvateur de la Grameen, cette banque fondée en 1976 par M. Yunus spécialisée dans l'octroi de micro-crédits à des personnes insolvables.
Dithyrambique
Plus de six millions de Bangladais déshérités - surtout des femmes de foyers ruraux sans terre - se sont sortis de la misère grâce au micro-crédit inventé par Muhammad Yunus, surnommé le « banquier des pauvres », dans un pays où la moitié des 130 millions de Bangladais vivent avec moins d'un dollar par jour.
En aidant les plus déshérités du Bangladesh, la Grameen Bank cherche à briser le cercle vicieux de l'exploitation des plus pauvres par les usuriers.
Le prix Nobel a été unanimement salué à travers le monde et au Bangladesh où le président Iajuddin Ahmed n'a pas tari d'éloges.
« L'image du Bangladesh sera rehaussée à travers le monde grâce à ce prix Nobel de la paix prestigieux attribué une personnalité distinguée, Muhammad Yunus », a-t-il déclaré. Professeur d'économie âgé de 66 ans, M. Yunus avait fondé la Grameen en 1976 pour offrir un accès au crédit aux plus pauvres, notamment aux foyers ruraux sans terre, et leur permettre d'échapper ainsi à la misère.
Il a annoncé vendredi qu'il ferait don à des bonnes œuvres de sa part de la récompense totale de 1,4 million de dollars (1,1 million d'euros) du Prix Nobel de la Paix.
Dithyrambique, la presse bangladaise hissait également son héros sur le pavois : « Nous rêvons tous, mais le rêve du professeur Yunus est un rêve audacieux », titrait le quotidien de langue anglaise Daily Star.
L'Union 15/10/2006
Téléphonie mobile : 12.521 plaintes déposées
L'UFC-Que Choisir a déposé hier en justice 12.521 demandes d'indemnisation de consommateurs, motivées par la condamnation des opérateurs mobiles pour entente illicite : le « parfait exemple », selon elle, de la nécessité d'introduire en France les actions collectives.
« Nous avons vingt millions de victimes, mais seules 0,06 % d'entre elles seront peut-être indemnisées », a déclaré Alain Bazot, président de l'association de défense des consommateurs.
« Le droit existant ne permet qu'une juxtaposition d'actions individuelles : l'opération + Cartelmobile + en est le parfait exemple », a ajouté Charlotte Dekeyser, juriste à l'UFC-Que Choisir.
Le dépôt de ces plaintes a donné lieu à un coup médiatique de l'association, avec le départ, devant les caméras des journalistes, des 120 cartons contenant les dossiers, dans quatre camionnettes, vers le tribunal de commerce de Paris.
Sur ces 12.521 demandes, 4.728 concernent Orange, 4.187 SFR et 3.606 Bouygues Telecom, pour un préjudice moyen de 65 euros.
Amende record en novembre 2005
Les clients réclament 820.000 euros aux opérateurs et l'association 410.000 euros de dommages et intérêts et le remboursement des frais d'avocat. Elle espère une décision à l'été ou la rentrée 2007.
Le tribunal rendra un seul jugement pour tous les dossiers mais devra examiner, une par une, chacune des demandes pour déterminer les préjudices, d'où le risque d'un embouteillage juridique.
En novembre 2005, le Conseil de la concurrence a infligé une amende record de 534 millions d'euros aux opérateurs, estimant qu'ils se sont entendus entre 2000 et 2002 pour geler leurs parts de marché, maintenant ainsi leurs prix à un niveau artificiellement élevé. Le jugement en appel est prévu le 12 décembre.
Dès la condamnation, l'UFC-Que Choisir avait souligné le fait que l'Etat récupérait le montant de l'amende, mais pas les clients, pourtant premières victimes de cette entente.
L'Union 14/10/2006
Salaires à l'international - La nouvelle donne mondiale.
Sur le marché désormais mondial de l'emploi, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à recruter des compétences locales réputées moins chères. Mais le prix n'est pas le seul critère et les cadres français sont en compétition avec une génération de talents issus des pays émergents, formés dans les mêmes institutions. Les recruteurs chassent sur le terrain du multiculturel. Les salaires des cadres dans cinq pays d'Europe.
LE MOCI n° 1772 du 12/10/2006 (en page 23)
Collision ferroviaire mortelle en Lorraine
Deux trains, l'un de marchandises, l'autre de voyageurs sont entrés en collision frontale hier matin à la frontière franco-luxembourgeoise. Hier soir, le bilan humain était de 5 morts et 5 blessés mais il pourrait encore s'alourdir.
Une collision frontale entre un convoi de voyageurs et un train de marchandises s'est produite hier en Lorraine, à la frontière franco-luxembourgeoise, faisant cinq morts et cinq blessés, selon le dernier bilan officiel provisoire.
En début de soirée, la préfecture de Moselle faisait état de cinq « décès confirmés », dont les conducteurs des deux trains, deux blessés graves, trois blessés légers et 10 personnes choquées.
« Ces dernières ont, toutes, regagné leur domicile », a ajouté la préfecture. Mais des personnes étaient encore hier soir incarcérées, ce qui pourrait alourdir le bilan humain.
Les victimes étaient de nationalités française, luxembourgeoise et italienne a précisé la préfecture.
La collision, d'une grande violence, s'est produite à 11 h 45 dans un virage entre un train régional luxembourgeois et un convoi de matériels sidérurgiques qui allait de Thionville (Moselle) à Luxembourg, a indiqué la préfecture. D'une capacité de 350-400 places, le train de voyageurs ne transportait qu'une « vingtaine » de personnes entre Luxembourg et Nancy.
Le matin et le soir, ce train régional est habituellement bondé avec des travailleurs frontaliers français.
Quelque 150 sapeurs-pompiers français et luxembourgeois, une centaine de gendarmes français, 50 véhicules de secours, sept équipes de désincarcération françaises et luxembourgeoises, et un hélicoptère du Samu étaient toujours à pied-d'oeuvre hier en début de soirée. Les opérations de secours devaient poursuivre toute la nuit dans des conditions difficiles, avec plusieurs engins de désincarcération et de levage.
« Une seule voie était en service »
« En raison de travaux en cours depuis un mois, une seule voie était en service et le trafic ferroviaire était alterné », a expliqué un porte-parole des chemins de fer français à Metz. « Pour des raisons devant être éclaircies, les deux trains se sont retrouvés nez à nez » dans un virage, a-t-il ajouté.
Selon le directeur exécutif de la SNCF, Guillaume Pépy, « le train de fret s'est engagé le premier sur la voie » et a « passé un signal au vert, de voie libre ». « Le conducteur, qui est décédé, n'a pas franchi un signal au rouge », a-t-il insisté.
Pour Bertrand Mertz, vice-président du Conseil régional de Lorraine, il s'agirait d'une « erreur d'aiguillage des Luxembourgeois ».
Le porte-parole des chemins de fer luxembourgeois, Paul Potter, a indiqué de son côté qu'il ne pouvait « ni confirmer ni démentir » cette déclaration.
Le Premier ministre, Dominique de Villepin, s'est aussitôt rendu sur place avec M. Perben, où il a été rejoint par le chef du gouvernement luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, pour exprimer leur sympathie aux familles des victimes.
Le président Chirac a appelé à faire « rapidement toute la lumière sur les circonstances de ce dramatique accident ».
Les syndicats de cheminots ont également fait part de leur émotion en soulignant l'importance de la « sécurité ferroviaire [.], jamais un acquis ».
Deux enquêtes ont été ouvertes, l'une par la SNCF, l'autre par le « Bureau enquêtes accident », tandis que le parquet a ouvert une information pour « homicide involontaire ».
L'Union 12/10/2006
Vendredi 13 : illusion ou désillusion
Demain, c'est vendredi 13. Jour de chance ou de malchance ? Ceux qui craignent ce jour resteront probablement couchés toute la journée, alors que d'autres tenteront fièrement leur chance au loto. Mais quelle est l'origine de cette superstition ?
Plus de vendredi 13
Qu'on se le dise, il y aurait plus de vendredi 13 que de lundi 13 par exemple. Et tant pis pour ceux qui craignent ce jour si particulier : les paraskévidékatriaphobes. Explication : dans notre calendrier grégorien, que l'année soit normale ou bissextile, on compte un, deux ou trois vendredis 13. Statistiquement pourtant, le 13 du mois aurait une plus forte probabilité de tomber un vendredi qu'un autre jour de la semaine. Selon une étude, depuis 400 ans, il y a eu 688 vendredis 13 contre 685 lundis 13 ou 687 mercredis 13.
La faute aux années non bissextiles des siècles (1700, 1800, 1900 (la prochaine en 2100) qui cassent le rythme !
Pourquoi le 13 ?
Les croyances chrétiennes sont tenaces. Plusieurs exemples expliquent pourquoi ce chiffre porte malheur. Le plus célèbre est la Cène. Lors du dernier repas de Jésus avec ses apôtres, le 13e convive, Judas le trahira. Mais il y a aussi les manifestations sataniques qui relèvent 13 présences (douze sorcières et un diable) ou bien encore le 13e chapitre du dernier livre de la Bible (celui de l'Apocalypse) où l'on fait mention du nombre de la bête, 666.
Pourquoi le vendredi ?
Curieusement, le mot « vendredi », ne se trouve nulle part dans la Bible, ni dans le nouveau testament, ni dans l'ancien. On utilise plutôt l'expression « 6e jour » (le premier jour de la semaine était alors dimanche). Selon la Bible, c'est ce jour-là que fut crucifié Jésus, que Caïn tua son frère Abel, que le temple de Salomon aurait été détruit. C'est encore un vendredi que le diable tenta Eve et qu'Adam mangea le fruit défendu. Ils furent expulsés aussi ce jour-là du jardin d'Eden.
Une légende scandinave
Mais la véritable origine de la superstition est peut-être scandinave. Le vendredi était alors dédié à Freyja, déesse de l'amour et de la fécondité. Quand les Nordiques se sont convertis au christianisme, Freyja fut, du jour au lendemain, considérée comme une sorcière. Pour se venger, chaque vendredi, elle réunissait 12 autres sorcières et le diable, et faisait des incantations.
En voyance, bonheur ou malheur ?
« On associe souvent le nombre 13 au malheur car dans le tarot, l'arcane majeur qui le représente est la mort », explique une voyante de Reims. « Mais cette carte peut-être tout à fait bénéfique puisqu'il s'agit aussi d'une transformation, d'un renouveau ». Le vendredi 13, la voyante n'y attache pas plus d'importance qu'un autre jour. « La superstition est tenace. Régulièrement, quelques jours avant, on me téléphone pour me demander les chiffres qui me passent par la tête en vue du loto ! »
La semaine de la chance
Le loto justement. Un Super Loto de 15 millions d'euros, une énorme cagnotte à l'EuroMillions, le vendredi 13 profite à la Française des Jeux. Ce jour-là, le chiffre d'affaires de la société peut quasiment tripler par rapport au vendredi précédent. Le pouvoir du vendredi 13 serait-il là ? Certains, comme Alain dans ce bar-tabac de Reims, n'y croient pas du tout : « Vendredi 13, porte-bonheur ! C'est un mythe. Un jour comme un autre sauf qu'il y a plus de jeux ce jour-là et donc plus d'argent ». Mais certains y croient dur comme fer comme Martine : « C'est au cours de deux vendredis 13 que j'ai gagné deux fois 100 euros. Je dois avoir une bonne étoile ! Pour moi, il me porte chance, c'est certain ».
Catherine Tellier
L'Union 12/10/2006
Corée du Nord : Bush veut « essayer tous les moyens diplomatiques »
Le président américain George W. Bush a réclamé hier de « sérieuses répercussions » internationales contre la Corée du Nord et l'a avertie qu'il ne tolérait toujours pas qu'elle dispose de l'arme nucléaire, même si la parole est à la diplomatie et non à la force.
Après l'annonce par la Corée du Nord d'un essai qui ferait d'elle la huitième puissance nucléaire militaire déclarée, M. Bush a à la fois insisté sur la recherche d'une solution diplomatique à la crise et annoncé un renforcement de la coopération militaire avec ses alliés dans la région.
Les Etats-Unis se réservent « toutes les options pour défendre nos amis et nos intérêts dans la région contre les menaces de la Corée du Nord », a-t-il dit.
Il a aussi exclu tout dialogue bilatéral entre les Etats-Unis et l'un des pays constituant « l'axe du mal » depuis un discours de M. Bush en 2002.
Avec leurs partenaires et au Conseil de sécurité de l'Onu, qui devait se réunir hier soir, les Etats-Unis œuvrent à ce que le défi de Pyongyang ait de « sérieuses répercussions pour le régime de Pyongyang », a-t-il dit.
Il a relevé que tous les partenaires des Etats-Unis, y compris donc la Chine, principale alliée du régime nord-coréen longtemps réticente à des sanctions, étaient favorables à une « résolution forte » qui réclame l'abandon par la Corée du Nord de ses programmes nucléaires.
Coopération balistique renforcée
Cette résolution doit aussi énoncer « une série de mesures pour empêcher la Corée du Nord d'exporter ses technologies nucléaire et balistique et empêcher les transactions financières ou les transferts d'avoirs qui aideraient la Corée du Nord à développer ses capacités balistiques nucléaires », a-t-il dit.
Il a toutefois insisté sur sa volonté de « donner sa chance à la diplomatie ». « Je crois que le commandant en chef (lui-même) doit essayer tous les moyens diplomatiques avant d'engager notre armée », a-t-il dit, en rappelant qu'un accord passé en septembre mais depuis dénoncé de facto par la Corée du Nord donnait à cette dernière la garantie que les Etats-Unis ne l'attaqueraient pas.
Mais il a aussi souligné que ses déclarations passées selon lesquelles il ne tolèrerait pas une Corée du Nord dotée de l'arme nucléaire étaient « toujours valables ». « Non », a-t-il répondu abruptement à la presse qui envisageait qu'il pourrait s'accommoder d'une telle éventualité.
Les Etats-Unis vont ainsi renforcer leur coopération balistique avec les pays de la région ainsi que la lutte commune contre les exportations de technologies militaires nord-coréennes, a-t-il dit. A la Corée du Sud et plus encore au Japon, inquiets et pouvant être tentés par la course à l'arme nucléaire, il a assuré que les Etats-Unis tiendraient leurs engagements.
L'Union 12/10/2006
Bébés congelés : les aveux de la mère
L'affaire des bébés retrouvés dans le congélateur d'un couple français à Séoul a connu hier un rebondissement avec l'annonce des aveux de la mère. Jusqu'à présent Véronique Courjault avait toujours nié.
Mise en cause par des tests ADN, Véronique Courjault a avoué hier, selon son avocat, qu'elle était la mère des deux bébés retrouvés congelés en juillet par son mari dans leur maison en Corée du Sud, une affaire sur laquelle pèse également le soupçon d'infanticide.
Mme Courjault, placée mardi en garde à vue à Tours avec son mari, « a reconnu les faits qui lui sont reprochés, elle les assume et affirme avoir agi seule », a déclaré son avocat Me Marc Morin. Il a refusé de préciser de quels faits il s'agissait, indiquant qu'il fallait « attendre que les choses se précisent un peu ».
La justice française n'a jusqu'à présent retenu aucune charge contre Mme Courjault, qui est en revanche soupçonnée d'infanticide par la justice sud-coréenne.
A la suite de ces aveux, la garde à vue de Véronique Courjault et de son mari Jean-Louis a été prolongée de 24 heures, jusqu'à aujourd'hui en fin d'après-midi, au commissariat de Tours.
Devant les enquêteurs, Mme Courjault a blanchi son mari, qui n'avait cessé de défendre l'innocence du couple en affirmant qu'ils n'étaient « pas les parents des deux bébés ».
« J'ai vu M. et Mme Courjault. Il y a un sentiment d'apaisement pour l'un et l'autre. Lui est abasourdi. Je vous rappelle qu'il a prévenu la police. Il n'a jamais eu connaissance des faits », a déclaré Me Morin.
M. Courjault avait découvert le 23 juillet les corps des deux bébés dans des sacs plastique placés dans le congélateur du domicile familial à Séoul, où le couple était expatrié.
L'ingénieur français, qui travaillait à Séoul pour un équipementier automobile américain, avait immédiatement alerté la police sud-coréenne. Il avait ensuite affirmé que les deux corps avaient été placés dans le congélateur alors que le couple était en vacances en France.
« Un cauchemar »
L'étau s'était resserré autour des époux mardi avec l'annonce des résultats de tests ADN pratiqués en France prouvant qu'ils étaient bien les parents des bébés, comme l'avaient indiqué auparavant des tests réalisés en Corée du Sud.
Depuis que l'affaire avait pris de l'ampleur, notamment en Corée du Sud, les époux Courjault s'étaient réfugiés dans leur maison de Touraine, refusant de retourner à Séoul. A la fin août, Mme Courjault avait clamé devant la presse vivre « un cauchemar ». « Nous ne sommes pas les parents de ces deux enfants », avait-elle affirmé tandis que son mari assurait que son épouse n'avait « pas accouché de ces deux enfants ». Les deux bébés, qui pourraient être de faux jumeaux, seraient nés entre la fin 2002 et la fin 2003, date à laquelle Mme Courjault a subi une ablation de l'utérus. La cause de leur mort n'a pas été déterminée par les enquêteurs sud-coréens qui n'ont noté aucune trace de coups sur les corps.
L'Union 12/10/2006
Route : encore trop d'accidents en ville
Le gouvernement veut réduire les accidents en ville, qui ont causé 1.739 morts en 2005, avec une campagne pour le respect de la limitation de vitesse à 50 km/h et une semaine sur la sécurité routière en agglomération du 16 au 23 octobre. Dominique Perben, le ministre des Transports, a mis en garde contre les « idées reçues selon lesquelles les accidents en ville ne seraient pas dangereux » en présentant hier les deux opérations.
La situation en agglomération va même en s'aggravant puisque la mortalité dans les accidents en ville a augmenté de 7,3 % en 2005 par rapport à 2004, a relevé M. Perben. Elle touche en priorité les usagers vulnérables : + 8 % de piétons tués et + 3,8 % de cyclomotoristes.
« Certes de bons résultats ont été obtenus en matière de sécurité routière mais nous pouvons et devons aller plus loin », a affirmé le ministre alors qu'en 2005, la mortalité sur les routes est passée pour la première fois sous la barre des 5.000 tués.
L'affiche de cette 7e semaine de la sécurité routière présente un paysage urbain avec une silhouette noire sur laquelle on peut lire : 1.739 personnes tuées en agglomération en 2005. « Les accidents de la route ne s'arrêtent pas en ville », proclame-t-elle.
Concrètement, environ 3.000 actions, principalement à but pédagogique, seront menées pendant cette semaine, y compris dans des entreprises, s'est félicité M. Perben.
La campagne de communication sur le respect de la vitesse limite de 50 km/h en ville sera déclinée par affiches du 18 au 25 octobre et en spots télévisés du 15 octobre au 5 novembre. Les deux supports mettent en avant qu'à 60 km/h, il faut 8 mètres de plus pour s'arrêter qu'à 50.
L'Union 12/10/2006
Participation : le texte adopté par l'Assemblée
L'Assemblée nationale a adopté hier le projet de loi sur la participation et l'actionnariat salarié, qui comprend des mesures aussi diverses que la cotation en bourse des clubs de football, la création du chèque transport ou l'encadrement des stocks options.
Le texte doit maintenant être présenté au Sénat.
A l'origine, ce projet visait à développer l'actionnariat salarié afin de constituer un meilleur rempart contre les OPA hostiles. Mais au fil des semaines, le gouvernement y a ajouté moult dispositions, sans rapport avec son objet premier. Il en est allé ainsi de l'introduction en bourse des clubs sportifs ou de la création du chèque transport, facultatif, financé pour moitié par l'Etat, annoncée en août par Dominique de Villepin.
Il est prévu aussi la suppression de la contribution Delalande, payée par les entreprises licenciant un salarié de plus de 50 ans, à l'horizon 2010, la création du « congé mobilité » pour les entreprises de plus de 1.000 salariés, et le prêt de personnel dans les pôles de compétitivité.
Le projet incite, via des dispositions fiscales, les entreprises à attribuer des actions ou un supplément d'intéressement ou de participation. Il les autorise également à déduire de leur base imposable les actions gratuites, si elles sont distribuées à l'ensemble des salariés.
Le projet encourage la participation dans les entreprises de moins de 50 salariés, par le biais d'accords à négocier « dans les trois ans ». Les PME resteront toutefois libres de les appliquer ou pas.
L'Union 12/10/2006
Un crash qui ravive la peur à New York
Un petit avion s'est écrasé hier contre un immeuble d'habitations dans un quartier chic situé à l'est de Manhattan à New York, a annoncé la police.
« Nous n'avons pas d'informations sur d'éventuelles victimes », a indiqué un porte-parole des pompiers.
La chaîne de télévision Fox a pour sa part indiqué que deux personnes auraient trouvé la mort dans cet accident et que plusieurs autres étaient bloquées dans les étages.
Le FBI (police fédérale) n'a pas d'indication pour le moment sur un lien entre cet accident et un acte terroriste, a indiqué un porte-parole.
Selon des témoins, des flammes s'échappaient de deux étages de l'immeuble qui en compte une trentaine.
Selon les images diffusées sur les chaînes de télévision qui ont bouleversé leurs programmes, le quartier a été bouclé et de nombreux policiers et pompiers étaient sur les lieux.
Des centaines de personnes, traumatisées par le souvenir du 11-Septembre, sont descendues spontanément dans les rues, selon des images diffusées sur les chaînes de télévision.
L'Union 12/10/2006
Transports urbains : les agressions en hausse
Le nombre d'agressions perpétrées contre des usagers des transports publics urbains (hors RATP et SNCF) a augmenté de 8,9 % en 2005 selon un rapport de l'Union des transports publics (UTP). Après avoir diminué en 2004, le nombre d'agressions de voyageurs signalées aux entreprises de transport a atteint 2.746, en hausse de 8,9 %, « soit en moyenne 1,4 agression pour un million de voyages », précise l'UTP.
Les agressions signalées ont surtout augmenté dans les entreprises des petites agglomérations (+25,8%) et des grandes agglomérations (+9,9%), tandis qu'elles ont reculé de 0,6 % dans les villes moyennes.
Pour cette enquête, le syndicat professionnel a interrogé 116 entreprises de transport urbain (bus, tramway, etc.) représentant 95,1 % de l'effectif de la profession, hors RATP et SNCF.
En ce qui concerne leur personnel, le rapport note une hausse de 3,2 % en 2005 du nombre des agressions, suivies ou non d'un arrêt de travail. Les agressions représentent près d'un tiers des accidents du travail dans ce secteur professionnel.
L'Union 12/10/2006
Bébés congelés : confondus par leur ADN, les parents en garde à vue
Les époux Courjault ont été placés hier en garde à vue à l'hôtel de police de Tours, après l'annonce des résultats de tests ADN prouvant qu'ils étaient bien les parents des deux bébés retrouvés morts dans le congé- lateur de leur domicile en Corée du Sud, a annoncé le parquet.
« Les probabilités sont de 99,99 % que le couple Courjault soit les parents des enfants décédés », a-t-il ajouté, en se basant sur la lecture des tests ADN pratiqués en France dont la teneur a été révélée hier.
Jean-Louis et Véronique Courjault sont soupçonnés d'infanticide depuis la découverte en juillet, dans le congélateur de leur domicile à Séoul, des corps de deux nouveau-nés enveloppés dans des sacs plastique.
Après de premières analyses ADN réalisées en Corée, les nouveaux tests pratiqués à la demande de la justice française viennent donc renforcer une thèse que les époux, originaires de Touraine, ont toujours contestée.
« Ma femme n'a pas accouché »
« Ma femme n'a pas accouché de ces deux enfants, et par conséquent nous réfutons en bloc les orientations actuelles de l'enquête », avait déclaré fin août M. Courjault.
Selon la version de M. Courjault, qui travaillait pour un équipementier automobile américain en Corée et a décidé de ne pas y retourner, les corps auraient été placés dans le congélateur alors que le couple s'était absenté du domicile pour des congés.
M. Courjault les avait découverts le 23 juillet, à l'occasion d'un aller-retour effectué seul après un mois de vacances en France.
Le parquet de Tours devrait prochainement ouvrir une information judiciaire, ce qui permettra de faire convoquer les intéressés par un juge d'instruction. Le 10 août, ils avaient déjà été entendus, à leur demande, par la police à Tours. Ils étaient ressortis libres.
L'Union 11/10/2006
Poutine fustige l'assassinat d'Anna Politkovskaïa
Le président russe Vladimir Poutine a fustigé hier à Dresde (est de l'Allemagne) l'assassinat il y a trois jours à Moscou de la journaliste d'opposition Anna Politkovskaïa et promis de tout faire pour élucider ce crime qui a suscité des réactions dans le monde entier.
« Quel que soit celui qui a commis le crime, nous devons constater qu'il s'agit d'un acte épouvantable par sa cruauté », a-t-il déclaré en marge d'un forum germano-russe. Ce crime ne « doit pas rester impuni », a-t-il ajouté, alors que la journaliste rendue célèbre pour sa couverture très critique de la politique russe en Tchétchénie était inhumée à Moscou, en présence de plusieurs milliers de personnes.
Mais, a-t-il observé, sa « capacité d'influence sur la vie politique du pays, en Russie, était extrêmement insignifiante ». « Ce meurtre porte, à la Russie et aux pouvoirs en Russie et en République de Tchétchénie, dont elle s'occupait ces derniers temps dans ses activités professionnelles, plus de dégâts et de dommages supérieurs que ses publications ».
Le président russe avait brisé la veille son silence à Moscou en déclarant dans un laconique communiqué que « les forces de l'ordre russe feraient tous les efforts nécessaires pour une enquête objective sur la mort tragique » de la journaliste.
M. Poutine « m'a assuré que toute la lumière devait être faite » sur cet assassinat, a déclaré la chancelière Angela Merkel. La mort de la journaliste « nous a tous beaucoup bouleversés », a-t-elle dit.
Vladimir Poutine a par ailleurs mis l'accent sur le développement de l'économie russe en Europe, en particulier avec l'Allemagne, premier partenaire commercial de la Russie au sein de l'Union européenne.
« On trouvera ceux qui t'ont tuée »
Hier après-midi, journalistes, défenseurs des droits de l'homme et simples citoyens étaient venus se recueillir au cimetière Troïekourovskoe, beaucoup d'entre eux craignant qu'en enterrant la journaliste, ils ne fassent aussi le deuil de la presse libre et indépendante. La foule a déposé des fleurs autour du cercueil de la journaliste, ouvert selon la tradition orthodoxe. Anna Politkovskaïa reposait, le front ceint d'un bandeau blanc, conformément à la tradition funéraire orthodoxe qui cachait aussi la blessure provoquée par unes balle tirée en pleine tête.
« C'est une perte irréparable. On va faire ce que toi tu n'as pas eu le temps de faire et on trouvera ceux qui t'ont tuée », a promis devant la foule, Viatcheslav Izmaïlov, un de ses collègues du bi-hebdomadaire Novaïa Gazeta, spécialiste comme Anna Politkovskaïa de la Tchétchénie.
L'Union 11/10/2006
Airbus : Louis Gallois garde le plan de restructuration
Le nouveau président d'Airbus, Louis Gallois, a annoncé hier le maintien du plan de restructuration préparé par son prédécesseur Christian Streiff, avec des suppressions d'emplois à la clé, tout en s'efforçant de rassurer les personnels et ses partenaires allemands.
Les premières réactions, tant des marchés financiers que du gouvernement français ont été positives, et les syndicats d'Airbus rencontrés à Toulouse hier après-midi ont fait état d'un discours se voulant rassurant.
Le titre EADS (maison-mère d'Airbus) a clôturé en forte hausse de 3,62 %, à 20,89 euros, dans un marché progressant de 0,47 %.
En direction des marchés, M. Gallois a annoncé que le plan de restructuration adopté le 3 octobre par le conseil d'administration d'EADS, commençait « tout de suite ».
Alléger des structures trop lourdes
Le dirigeant, qui cumule désormais les fonctions de patron d'Airbus et de co-président d'EADS, a aussi fait valoir la « simplification très forte » de cette nouvelle structure de gouvernance.
Il a assuré que le plan, « inévitablement rigoureux », serait mis en œuvre dans « le dialogue et l'équilibre », s'adressant tout autant aux syndicats des 57.000 salariés d'Airbus qu'à ses partenaires allemands.
« Il nous a dit qu'on ne toucherait pas aux sites, qu'on ferait le maximum pour faire partir les gens avec des mesures d'âge », a indiqué le délégué syndical FO (majoritaire) Julien Talavan, après une réunion avec des syndicats à Toulouse. La CGT a indiqué de son côté n'être « pas du tout rassurée ».
Les suppressions d'emplois « ne porteront pas sur les ateliers et les bureaux d'études car Airbus doit livrer 430 avions cette année », mais « il y a des structures trop lourdes qu'il faudra rendre plus légères », avait indiqué M. Gallois avant de se rendre à Toulouse. Il a dit qu'il faudrait « rationaliser » les chaînes d'assemblage, sans donner d'indications sur le futur partage entre Toulouse et Hambourg.
M. Gallois s'est engagé par ailleurs à ce « que l'effort soit équilibré entre les différents pays ».
L'Union 11/10/2006
Génocide arménien : le PS crée la polémique
Les députés examineront demain la proposition de loi socialiste rendant passible de prison la négation du génocide arménien de 1915, un texte dont la possible adoption a déclenché une vive polémique avec la Turquie.
Des manifestations ont été organisées à Ankara, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan déplorant une « éclipse de la raison » en France et son gouvernement menaçant Paris de représailles économiques.
Les groupes politiques à l'Assemblée nationale, tous divisés et embarrassés, ont décidé de laisser leurs élus se déterminer librement.
En absence de consignes, le texte « pourrait être adopté », selon plusieurs députés connaisseurs du dossier. Il sera en effet discuté, demain, un jour où les élus rentrent en général dans leur circonscription. Les présents seront donc les plus motivés, a priori partisans du texte.
Le gouvernement prend ses distances
La communauté d'origine arménienne, estimée à 500.000 personnes, représente un électorat non négligeable à quelques mois des élections de 2007. La France a déjà adopté en 2001 une loi qualifiant de génocide les massacres d'Arméniens, que la proposition vise à compléter en faisant de sa négation un délit punissable d'un an d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende.
Le gouvernement a pris hier une nouvelle fois ses distances avec le texte, le quai d'Orsay soulignant qu'il n'était « pas nécessaire » et « n'engageait pas le gouvernement ».
Le chef de file des députés UMP - dont une soixantaine sont ouvertement favorables au texte -, Bernard Accoyer, a annoncé qu'une « grande partie » de ses troupes « ne participera » pas au vote, ce qui semble aller dans le sens d'une possible adoption.
L'UMP votera en revanche un amendement de son député Patrick Devedjian excluant les historiens du champ d'application du texte.
Du côté du PS, les positions sont aussi divergentes. Le patron des députés socialistes Jean-Marc Ayrault a rappelé qu'il avait émis « des réserves » lors du premier examen du texte. « Mais il faut être logique, nous avons voté une loi reconnaissant le génocide arménien, il s'agit simplement de la compléter et rien d'autre. »
Jack Lang juge que le texte « irait à l'encontre de la liberté d'expression ». Ségolène Royal s'est en revanche prononcée pour, mais sera absente le jour du vote pour cause de voyage. Soutien également du numéro un du PS François Hollande.
L'Union 11/10/2006
Grippe : le vaccin arrive
Le vaccin contre la grippe sera disponible demain dans les pharmacies. En dépit d'un retard dans la livraison, il y aura suffisamment de doses.
2,2 millions de patients devraient être atteints cette année selon les prévisions du réseau Sentinelles de l'Inserm. Entre 1.500 et 2.000 personnes décéderont de ses complications. La grippe arrive. Si la situation s'améliore au fil des années, elle n'en demeure pas moins préoccupante. C'est pourquoi, chaque année à pareille époque, une nouvelle campagne de vaccination antigrippale est lancée.
Avec deux semaines de retard par rapport à l'année dernière, le vaccin contre la grippe sera dès demain dans les pharmacies. « Tous les ans, il faut en élaborer un nouveau », indique le professeur Bruno Lina, délégué général du groupe d'étude et d'information sur la grippe. « Le virus influenza subit régulièrement des variations qui nécessitent une modification de la formule. Pour l'hémisphère Nord, c'est en février que l'organisation mondiale de la santé, l'OMS, annonce sa composition. S'ensuit une course contre la montre avec les fabricants qui disposent d'environ six mois pour le produire et le distribuer ».
Pas de ruée attendue chez les pharmaciens
Cette année, la production a été perturbée. « Les souches vaccinales sont transmises aux producteurs », poursuit le professeur. « Elles sont cultivées, testées et vérifiées. Lors d'un ultime contrôle, les chercheurs ont découvert qu'une des souches n'était pas suffisante sur le plan antigénique. La production a donc été arrêtée. Une souche équivalente a dû être utilisée mais elle avait un faible rendement ». Malgré ses incidents, le vaccin sera à temps dans les officines. « Les délais auraient pu être beaucoup plus longs. Les efforts de part et d'autre ont été importants pour que le vaccin soit disponible avant le début de la saison épidémique. Ces 15 jours n'auront pas de conséquences pour le patient ».
Ce retard ne sera pas, non plus, synonyme de pénurie. « Si la qualité du vaccin est excellente, la quantité l'est aussi. Elle sera même en augmentation par rapport à 2005 puisque qu'il y a une volonté d'étendre la vaccination à de nouvelles affections de longue durée ».
De leur côté, les pharmaciens ne s'attendent pas à une véritable ruée. « Pas plus que d'habitude », confirme Noël Foudrinier, président axonais du syndicat des pharmaciens. « Cette année, la CPAM a distribué les bons de prise en charge très tôt. Et de nombreux patients sont déjà venus avec leur ordonnance. Mais nous les avons bien renseignés ».
« Bien sûr », ajoute le professeur Lina, « les 13 millions de vaccins ne seront pas mis directement sur le marché. Les pharmaciens seront livrés progressivement. Par expérience, on sait que l'épidémie de grippe commence vers la deuxième quinzaine de novembre. Parfois, elle n'arrive qu'en février. Les patients ont donc le temps de se faire vacciner. Les personnes les plus fragiles doivent être le plus rapidement prises en charge ».
L'hiver dernier, la couverture vaccinale des personnes âgées de plus de 65 ans s'était élevée à 68 %. Pour les autres groupes à risque de moins de 65 ans, seules 32 % des personnes ayant reçu le bon de prise en charge l'avaient utilisé. En matière de vaccination antigrippale, du chemin reste à faire.
Catherine Tellier
L'Union 11/10/2006
Les arbitres mieux protégés
Le Parlement a approuvé hier, par un ultime vote des députés, une réforme du statut des arbitres qui renforce la protection des « hommes en noir », avec des peines de prison et de fortes amendes prévues en cas de violences.
Le texte reconnaît l'arbitrage sportif comme une « mission de service public », ce qui permet d'aggraver les sanctions. Les violences volontaires contre un arbitre ayant entraîné une incapacité de 8 jours seront ainsi passibles de cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende, au lieu de trois ans et 4.500 euros en droit commun.
Selon Jean-Marie Geveaux (UMP), le rapporteur du texte, en cinq ans, « plus de 20.000 arbitres sur 153.200 en activité ont quitté la profession faute de soutien des instances sportives et des pouvoirs publics » et « dans certains sports, cette chute se fait très cruellement sentir, jusqu'à en hypothéquer l'avenir ».
Pas de « lien de subordination »
Une autre disposition phare du texte exclut tout « lien de subordination » des arbitres aux fédérations sportives afin de garantir leur indépendance. Les arbitres deviennent des « travailleurs indépendants » mais rattachés au régime général de la sécurité sociale, leurs revenus entrant dans la catégorie des bénéfices non commerciaux.
La proposition de loi comporte en outre des mesures d'exonérations sociales et fiscales, afin de donner aux arbitres un « statut social et fiscal pérenne » et de renforcer ainsi l'attractivité de cette profession.
L'Union 11/10/2006
Tourisme : les voyagistes traditionnels jouent la carte du sur-mesure
Face à la concurrence des sites internet, les tour-opérateurs traditionnels cherchent à se démarquer en proposant un service personnalisé, en multipliant des offres « à la carte », voire en concoctant des voyages « sur mesure », au gré des humeurs et du portefeuille de leurs clients.
Le tourisme standardisé est passé de mode : désormais, le voyageur tend à réaliser ses désirs d'évasion en toute liberté, hors des sentiers battus, à en croire les exposants du salon Envie de Partir qui vient de se tenir à Paris.
Une liberté qui a toutefois son prix : certains tarifs peuvent aller jusqu'à 8.700 euros pour un voyage de 10 jours de Venise à Prague à bord de l'Orient-Express, même si l'on trouve aussi des circuits dans le désert tunisien à 800 euros la semaine.
C'est « en voiture particulière avec chauffeur et guide » que le tour-opérateur Asia, spécialiste du tourisme individuel, fait découvrir aux amateurs de voyages insolites une nouvelle destination, le minuscule royaume du Bhoutan au pied de l'Himalaya avec ses monastères perchés sur des falaises.
« L'option sur mesure permet de se faire façonner des itinéraires spécifiques qui ne figurent pas dans les brochures », explique Guillaume Linton, chef de produit chez Asia.
La toute jeune société La Vallée de la Lune tente, de manière plus modeste, d'exploiter le même filon, pour des excursions en Jordanie. Au programme : traversée du désert à cheval, pèlerinage sur les traces de Moïse, baignade dans la mer Morte.
Produits « éco-luxe »
Frédéric Savoyen, directeur général de Nosylis, fabrique depuis sept ans du « luxe sur mesure », une formule à succès qui se traduit, selon lui, par une « augmentation de 40 % par an du chiffre d'affaires ».
Nouvelle tendance explorée par Nosylis, les produits « éco-luxe » offrent un « retour aux sources », comme ces bungalows sur pilotis aux toits de feuilles de palmiers, en pleine réserve écologique sur la côte ouest du Mexique, assortis de « séances avec un guide spirituel pour vivre une expérience mythique ».
« Le luxe se porte bien », confirme Nicolas Bilek, responsable des ventes du voyagiste Tapis Rouge. « La clientèle haut de gamme cherche du sur-mesure pour se façonner un voyage auquel les autres n'accèdent pas ».
Il fait découvrir les grands espaces du Québec en hydravion, les parcs nationaux de l'ouest américain en avion privé ou encore un « safari volant » au Kenya.
Le Club Med, jadis symbole d'un tourisme collectif caricaturé par « Les Bronzés », a également fait sa mue, en montant en gamme et personnalisant les séjours.
L'Union 11/10/2006
La bombe coréenne est lâchée
Même la Chine condamne l'essai nucléaire mené par la Corée du Nord. Pourtant, ce test dont se glorifie le régime stalinien de Pyongyang est encore sujet à caution.
Défiant les mises en garde internationales, la Corée du Nord a fait exploser hier sa première bombe atomique, un « événement historique », selon le régime communiste, qui a suscité une levée de boucliers dans le monde.
Le régime communiste avait averti dès le 3 octobre qu'il procéderait à un essai nucléaire. Pyongyang avait alors invoqué « la menace extrême des Etats-Unis de déclencher une guerre nucléaire » ainsi que les sanctions imposées par le Trésor américain contre des entités nord-coréennes accusées de blanchiment d'argent.
La Corée du Nord s'était déjà déclarée en février 2005 la huitième puissance nucléaire mondiale, après les Etats-Unis, la Russie, la France, la Grande-Bretagne, la Chine, l'Inde et le Pakistan. Mais Pyongyang n'avait jamais confirmé ce statut par un essai nucléaire.
Le test a immédiatement suscité une vague de condamnations dans le monde. Même la Chine, pourtant fidèle alliée du régime communiste nord-coréen, a fait part de « sa ferme opposition » face à un essai mené « de manière éhontée ».
Le président américain George W. Bush a condamné l'annonce de l'essai nord-coréen comme une « provocation » et une « menace » pour la paix internationale, et il a réclamé une « réponse immédiate » du Conseil de sécurité de l'Onu.
Du plutonium pour faire 7 bombes
La ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie a déclaré hier qu'« il revient au Conseil de sécurité (de l'Onu) de condamner vigoureusement » la Corée du Nord,
A Moscou, le Kremlin a annoncé que le président Poutine s'était entretenu avec M. Bush et que les deux parties s'étaient prononcées pour « une coordination des actions » sur ce dossier.
L'essai nucléaire a été jugé « inacceptable » par l'Union européenne, et « tout à fait irresponsable » par Londres, qui a appelé à une « riposte vigoureuse ».
L'Inde et le Pakistan, deux puissances nucléaires qui n'ont pas souscrit aux obligations du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), ont condamné Pyongyang.
Selon l'agence sud-coréenne Yonhap, un deuxième essai pourrait être en préparation.
La Corée du Nord disposerait de 30 ou 40 kilos de plutonium, assez pour fabriquer sept bombes atomiques.
L'Union 10/10/2006
EADS reprend Airbus en main
Christian Streiff a quitté la direction d'Airbus hier soir, après 100 jours seulement en fonction, et a été immédiatement remplacé par Louis Gallois, coprésident français de la maison mère EADS, qui profite de ce départ pour placer l'avionneur européen sous sa tutelle directe.
M. Gallois cumulera la présidence de l'avionneur et les fonctions exécutives chez sa maison mère où il avait été nommé en juillet après 10 ans passés à la SNCF. Son homologue allemand chez EADS, Tom Enders, reprend sous son autorité les activités restantes du groupe européen (hélicoptères, espace).
Malgré le départ de M. Streiff, EADS réaffirme « son soutien unanime au plan + Power8 + » de redressement d'Airbus, présenté par l'ancien PDG après l'annonce de nouveaux retards du programme d'avion géant A380, et avalisé le 3 octobre.
Ce plan prévoit des réductions de coût de deux milliards d'euros par an à partir de 2010, des suppressions d'emplois et une vaste réorganisation industrielle impliquant une redistribution des tâches entre sites de production européens. En marge d'une réunion à Luxembourg, le ministre de l'Economie Thierry Breton a appelé hier soir à la mise en œuvre « sans délai » de ce plan.
EADS est détenu à parité par les Français (15 % l'Etat et 7,5 % Lagardère) et les Allemands (22,5 % DaimlerChrysler).
Trop autonome
La nouvelle structure de direction, qui entérine une plus grande intégration d'Airbus à EADS, « permettra une gouvernance plus simple et plus efficace », a aussi fait valoir le groupe, qui voulait réduire la traditionnelle autonomie de l'avionneur européen, tenue responsable des déboires actuels.
C'est justement de cette tutelle que voulait s'affranchir M. Streiff, arrivé en juillet. Il avait envoyé la semaine dernière sa démission en exigeant plus de liberté pour mettre en œuvre son plan de redressement. Dans un entretien à paraître aujourd'hui dans Le Figaro, M. Streiff explique que « le mode de gouvernement d'entreprise d'Airbus ne permettait pas la réussite » de son plan.
Du côté d'EADS, on estime que M. Streiff avait été prévenu de ces futures règles dès sa nomination. En interne, on lui reproche également un « manque de diplomatie » incompatible avec ses fonctions, qualités au contraire reconnues à son successeur.
« Louis Gallois, lui, a réussi à transformer la SNCF, une entreprise publique lourdement déficitaire, en groupe profitable à l'écoute de ses clients, sans coup d'éclat », souligne une source proche d'EADS.
Outre l'application d'une restructuration socialement et politiquement sensible, aussi bien en Allemagne qu'en France, M. Gallois, ancien patron d'Aerospatiale, ancêtre d'EADS, va devoir s'atteler rapidement à un autre dossier délicat : celui de l'A350. Le coût d'un éventuel lancement industriel du nouveau long-courrier est désormais évalué à quelque 9 milliards d'euros.
L'Union 10/10/2006
Adidas : la justice annule les indemnités de Tapie
La Cour de cassation a créé hier la surprise en se prononçant en faveur de l'Etat dans le litige l'opposant à Bernard Tapie et en annulant la décision qui avait octroyé 135 millions d'euros de dommages et intérêts à l'ex-homme d'affaires dans le dossier Adidas.
M. Tapie s'est déclaré « très surpris » de cette décision, se disant prêt à « intervenir dans les jours qui viennent sous une forme qui reste à définir ».
La décision de la haute juridiction va à l'encontre des conclusions de l'avocat général qui, vendredi, avait pris position en faveur de M. Tapie et avait demandé le rejet du pourvoi formé par le Consortium de réalisation (CDR), organisme chargé d'assumer le passif du Crédit Lyonnais, contre l'arrêt de la cour d'appel de Paris du 30 septembre 2005.
Réunis en assemblée plénière, les magistrats de la Cour de cassation, ont annulé cette décision et renvoyé l'affaire pour qu'elle soit rejugée, devant la cour d'appel de Paris, dans une autre composition.
La juridiction suprême a estimé que la cour d'appel avait commis des erreurs de droit en rendant sa décision.
La cour d'appel avait notamment estimé que le Crédit Lyonnais avait failli à son obligation de loyauté envers l'ancien ministre en ne l'informant pas durant les années 1993-1994 des contacts préétablis avec Robert Louis-Dreyfus, futur acquéreur du groupe Adidas.
Contestation de Tapie
Elle reprochait également à la banque d'avoir recherché son propre intérêt plutôt que celui de son client, en réalisant une plus-value importante dans cette opération sans que celui-ci en bénéficie.
Enfin, dernier argument : la cour d'appel jugeait que le Crédit Lyonnais aurait dû proposer un financement à Bernard Tapie pour lui permettre de réaliser directement la vente d'Adidas.
La Cour de cassation a considéré comme inutile de se prononcer sur les deux premières fautes, la cour d'appel ayant, selon elle, justifié l'indemnisation de 135 millions accordée à M. Tapie sur le seul fondement de l'obligation de financement à laquelle était prétendument soumise la banque.
Or, cet argument n'est pas conforme au droit. En effet, précise l'arrêt de la haute juridiction, « le banquier est toujours libre, sans avoir à justifier sa décision qui est discrétionnaire, de proposer ou de consentir un crédit ».
C'est sur ce chapitre que M. Tapie conteste la décision de la Cour de cassation.
« Cet argument n'apparaît pas dans l'arrêt du 30 septembre », a t-il insisté et il a souligné que ses avocats n'avaient jamais souhaité que cette faute soit retenue à l'encontre du Crédit Lyonnais.
L'Union 10/10/2006
Tabac et lieux publics : le couperet est tombé
Dominique de Villepin a tranché hier. L'interdiction du tabac dans les lieux publics sera effective dès le 1er février 2007, assortie d'un délai jusqu'au 1er janvier 2008 pour les cafés, tabacs restaurants et discothèques.
Dominique De Villepin a donné hier le feu vert du gouvernement à l'interdiction du tabac dans les lieux publics le 1er février 2007, assortie d'un délai jusqu'au 1er janvier 2008 pour les cafés, tabacs, restaurants et discothèques.
Le temps pour ces lieux de convivialité de s'adapter et d'installer, s'ils le souhaitent des « fumoirs strictement réglementés, dans lesquels le personnel n'aura pas la possibilité d'entrer, ni ne pourra servir de consommations ».
Les contrevenants seront frappés d'une « amende forfaitaire » de 75 euros pour les individus et 150 euros pour les établissements responsables, a précisé le Premier ministre.
Pour « accompagner » les fumeurs désireux d'arrêter la cigarette, la sécurité sociale prendra en charge un tiers du coût des traitements anti-tabac, a annoncé M. de Villepin.
L'Etat débloquera notamment près de 100 millions d'euros par an pour aider les fumeurs à se défaire de leur addiction, a par ailleurs annoncé hier soir le ministre de la Santé Xavier Bertrand. Les entreprises souhaitant aménager un espace fumeurs devront le faire dans le respect des normes édictées par le décret en novembre prochain, a prévenu M. Bertrand, qui a exclu toute dérogation dans les collèges, lycées, écoles et hôpitaux.
Tournant important
Un décret sera préparé dans les prochains jours pour respecter le délai de trois mois nécessaires à son application, a-t-il ajouté, précisant qu'il « restera possible de fumer dans la rue et les lieux privés ».
« Il était difficile d'attendre, ma conviction est que les Français sont aujourd'hui prêts. La situation est mûre », a-t-il estimé.
Les esprits ont été préparés avec la loi Evin de 1991, qui a restreint fortement les possibilités de fumer, au travail notamment, alors que les dangers du tabagisme passif ont été largement médiatisés. Une telle prohibition va marquer un tournant important dans l'histoire des politiques de santé publique en France.
Les débitants de tabac auraient souhaité un délai « plus long, d'environ cinq ans », a reconnu le Premier ministre : « il faudra bien sûr qu'en terme de chiffre d'affaires, ils puissent trouver des solutions de rechange ». Pour déminer le terrain face à la grogne de certains professionnels, le gouvernement a annoncé dès jeudi de nouvelles aides financières aux buralistes.
Mais l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie affirme que le secteur va « droit à la catastrophe » et craint « une baisse de fréquentation de 20 à 30 % » dans les restaurants. Récusant l'argument du combat contre le tabagisme passif dans les lieux publics, l'Umih estime que 90 à 95 % des victimes le sont à leur domicile.
L'Union 09/10/2006
Bordeaux : Juppé reprend son fauteuil
La liste UMP-UDF-DVD menée par Alain Juppé a été élue hier avec 56,24 % des voix au premier tour de l'élection municipale anticipée de Bordeaux, organisée après la démission de la majorité pour favoriser le retour à la mairie de l'ex-Premier ministre.
Le score enregistré par M Juppé est le meilleur qu'il ait obtenu lors d'élections municipales à Bordeaux : en 1995, il avait obtenu 50,96 % des voix et en 2001 50,28 % également au premier tour.
L'élection de dimanche a toutefois été marquée par un taux de participation de 44,10 %, soit un recul de plus de 10 points par rapport à 2001. La liste PS-PCF conduite par Jacques Respaud a obtenu 25,20 % des voix, en nette progression par rapport à 2001 quand la liste conduite alors par le député européen Gilles Savary avait obtenu 19,99 %. Celle des Verts dirigées par Pierre Hurmic est créditée de 10,30 % (contre 9,59 %), et celle du Front national conduite par M. Jacques Colombier de 6,15 % (5,04 %).
Alain Juppé avait dû quitter ses mandats électifs après sa condamnation en appel le 1er décembre 2004 à 14 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité dans l'affaire des emplois fictifs du RPR à Paris.
Son premier adjoint Hugues Martin (UMP) avait repris les rênes en son absence.
L'Union 09/10/2006
Mort de Politkovskaïa : indignation et émotion
Le meurtre de la journaliste russe Anna Politkovskaïa, célèbre pour sa couverture très critique de la guerre en Tchétchénie, a suscité hier indignation et émotion en Russie et dans le monde.
Des Etats-Unis au Conseil de l'Europe, nombre de responsables occidentaux se sont associés aux journalistes et défenseurs des droits de l'Homme pour condamner l'assassinat de la journaliste indépendante samedi à Moscou.
Cet assassinat « ne doit pas rester impuni » a déclaré hier le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy, souhaitant que les autorités russes fassent la lumière sur ce « crime horrible ».
« Nous souhaitons que les autorités russes mettent en œuvre au plus vite tous les moyens nécessaires pour faire la lumière sur cet assassinat et identifier les coupables », a souligné le ministre.
En Russie, l'assassinat de la journaliste, dont les obsèques auront lieu demain, faisait la une hier des journaux télévisés. L'élite au pouvoir, à commencer par le président Vladimir Poutine, n'avait toujours pas réagi en revanche 24 heures après le meurtre.
En milieu de journée, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées place Pouchkine, au centre de Moscou, une affluence notable dans un pays où les manifestations à l'appel des défenseurs des droits de l'Homme réunissent rarement plus de quelques dizaines de personnes.
Pour beaucoup, le meurtre de la journaliste qui dénonçait les exactions en Tchétchénie ainsi que la corruption et les atteintes aux droits de l'Homme dans la Russie de Vladimir Poutine, ne peut être que lié à ses activités professionnelles.
La journaliste, qui travaillait pour le bi-hebdomadaire Novaïa Gazeta, préparait un article sur la torture en Tchétchénie.
Anna Politkovskaïa est la 42e journaliste tuée en Russie depuis l'effondrement de l'URSS et la 12e depuis l'arrivée de M. Poutine au pouvoir en 2000, selon le Comité pour la protection des journalistes.
L'Union 09/10/2006
L'extrême droite flamande continue à progresser en Belgique
L'extrême droite flamande a marqué hier de nouveaux points lors des élections municipales belges, mais a perdu son pari de s'emparer de la mairie d'Anvers, où pour la première fois depuis 20 ans elle a même légèrement perdu du terrain.
Le parti d'extrême droite Vlaams Belang (« L'Intérêt flamand ») a remporté dimanche 32,77 % des suffrages à Anvers, deuxième ville de Belgique, un score en très légère baisse par rapport aux 33 % qu'il avait récoltés en 2000, selon des résultats portant sur 94 % des suffrages.
Le parti socialiste flamand SPA du maire Patrick Janssens dépasse le Vlaams Belang, jusque-là premier parti de la deuxième ville de Belgique, avec 35,7 % des suffrages, en très forte progression sur les 20 % qu'il avait obtenus en 2000, selon ces résultats.
M. Janssens remporte aussi une victoire personnelle, en devançant largement son rival d'extrême droite Filip Dewinter sur les suffrages dits de « préférence personnelle ».
« Cordon sanitaire »
Cette particularité des scrutins municipaux belges permet aux électeurs de choisir non seulement un parti mais aussi une personne précise sur la liste de ce parti.
C'est la première fois depuis plus de 20 ans que le Vlaams Belang n'effectue pas de percée électorale. Partie de 1 % des voix en 1981, cette formation condamnée en 2004 pour racisme et qui prône l'indépendance de la Flandre avait depuis progressé à chaque élection.
Même si un éditorialiste flamand estimait hier soir que « c'est la fin du Vlaams Belang », le parti nationaliste flamand se maintient toutefois très proche des 33 % à Anvers, et surtout progresse dans de nombreuses petites communes, de 6 à 8 % en moyenne.
Ainsi, à Schoten, une banlieue cossue d'Anvers où une ancienne Miss Flandre, Marie-Rose Morel, conduisait la liste, l'extrême droite est arrivée en tête avec 34,7 % des voix, soit dix points de plus qu'en 2000, mais moins que les 40 % qu'elle espérait atteindre.
Plus généralement d'ailleurs, l'extrême droite ne semblait pas en mesure hier soir de briser le « cordon sanitaire » qu'ont constitué ces dernières années, à Anvers comme ailleurs, les partis traditionnels pour lui faire obstacle.
L'autre vainqueur du scrutin en Flandre semblait être le parti chrétien-démocrate CDV du ministre-président flamand Yves Leterme, qui s'est dit « très heureux ».
L'Union 09/10/2006
La "low cost" irlandaise Ryanair fond sur sa compatriote Aer Lingus à peine privatisée.
La première compagnie européenne à "bas coûts" a lancé le 5 octobre une OPA sur Aer Lingus, dont elle a déjà racheté 16 % à la faveur de son introduction en Bourse, le 28 septembre dernier. Cette offre a été rapidement rejetée, tant par la compagnie que par le gouvernement irlandais, qui conserve 28,3 % du capital.
LES ECHOS du 06/10/2006 (en page 25)
Les Chinois calent sur la high-tech occidentale.
Annoncée depuis longtemps et crainte de toute part, la déferlante chinoise n'a pas eu lieu, du moins dans les nouvelles technologies. A l'assaut des fleurons européens et américains de l'électronique, les grands groupes chinois pour qui le manque de personnels de management est un facteur bloquant, n'ont pas encore réussi à s'établir. Dernière preuve en date, la mise en faillite brutale de BenQSiemens, entreprise allemande éphémère née il y a un an de la reprise de l'activité mobile de Siemens par le taiwanais BenQ.
LA TRIBUNE du 06/10/2006 (en page 17)
La Banque centrale européenne relève ses taux pour la cinquième fois en dix mois.
La persistance de tendances inflationnistes à moyen terme a justifié le 5 octobre le relèvement d'un quart de point, à 3,25 %, du principal taux directeur de la BCE. Son président, Jean-Claude Trichet, a même annoncé à demi-mot une nouvelle hausse au mois de décembre. Il souligne que "L'inflation globale devrait repartir à la hausse vers la fin de l'année et début 2007".
LES ECHOS du 06/10/2006 (en page 7 et 31)
L'horizon continue de s'assombrir pour Airbus
La profonde crise déclenchée chez Airbus par les retards de l'A380 semble s'étendre, des doutes pesant désormais sur le lancement du long-courrier A350 et le programme d'avion militaire A400M.
EADS a émis des réserves hier sur l'avenir de l'A350, après l'annonce des graves déboires de l'A380, qui vont générer un manque à gagner de 4,8 milliards d'euros pour la maison mère d'Airbus et forcer à un plan d'économies drastique.
Interrogé par le Financial Times Deutschland sur un éventuel coup d'arrêt au développement de l'A350 XWB, dont le lancement industriel devait recevoir le feu vert début octobre, le co-président exécutif d'EADS Thomas Enders a répondu : « Je ne peux pas l'exclure au vu de la situation difficile dans laquelle nous nous trouvons ».
Avant de lancer ce programme, d'un coût évalué à quelque 9 milliards d'euros, EADS veut s'assurer d'avoir les ressources financières et industrielles nécessaires, et d'avoir tiré toutes les leçons des difficultés de l'A380. Le patron d'Airbus, Christian Streiff, juge pourtant « fondamental » de lancer cette famille de long-courriers, destinée à concurrencer le futur 787 de Boeing.
« Même si nous arrivons avec trois à quatre ans de retard par rapport au 787 de Boeing, cette question (de l'A350) est capitale pour le développement d'Airbus. Etre absent d'un créneau qui représente 40 % de la valeur du marché est difficile à imaginer », souligne-t-il.
Pour Airbus, il est urgent de contre-attaquer : dopé par le succès de son 787, réputé économe en carburant, l'Américain fait la course en tête depuis le début de l'année avec quatre fois plus de commandes.
Dix ans pour revenir au niveau de Boeing
M. Streiff a par ailleurs ravivé les craintes d'un possible retard de son programme d'avion de transport militaire A400M. « La situation est tendue [.] Nous sommes exactement sur les rails mais sans aucune réserve » de temps, a-t-il indiqué, en ajoutant n'avoir « pas encore trouvé une base de coûts appropriée pour atteindre nos objectifs de rentabilité ».
Parallèlement, le patron d'Airbus a commencé à lever le voile sur ses projets de réorganisation industrielle entre la France et l'Allemagne, tout en reconnaissant qu'il faudra « une dizaine d'années pour revenir au niveau de Boeing en termes de développement et d'efficacité ».
M. Streiff a notamment évoqué la possibilité d'assembler le futur A350 sur la ligne d'assemblage de Toulouse, et de transférer la fabrication des A330 et des A340 sur le site allemand de Hambourg. Il a aussi laissé la porte ouverte à un éventuel rapatriement des activités allemandes sur l'A380 vers Toulouse, en promettant de trancher « dans trois ou quatre mois ».
L'Union 06/10/2006
Buralistes : des aides
Le gouvernement, qui s'apprête à interdire totalement le tabac dans les lieux publics, a tenté de désamorcer la grogne des buralistes.
Le ministre du Commerce, Renaud Dutreil a annoncé au congrès annuel des débitants de tabac, la renégociation du « contrat d'avenir », une sorte de plan d'aide comprenant une enveloppe financière et un gel fiscal, signé en 2003 pour soutenir la profession ébranlée par la hausse des prix de la cigarette.
Le futur contrat devrait s'articuler autour de trois axes : « pérennisation des aides financières au-delà de 2007 », avec possibilité d'un dispositif adapté aux buralistes frontaliers, réouverture du dossier de la rémunération des buralistes sur la vente des produits du tabac, création d'une aide à la modernisation dès 2007 pour diversifier les activités des débitants.
L'Union 06/10/2006
SNCF : grève le 8 novembre
Deux jours après une rencontre avec la nouvelle présidente de la SNCF Anne-Marie Idrac, cinq des huit syndicats de cheminots ont arrêté le principe d'une grève nationale de 24 heures le 8 novembre, la première depuis qu'elle a pris la succession de Louis Gallois en juillet.
Balladur prend du recul
L'ancien Premier ministre Edouard Balladur, proche de Nicolas Sarkozy et ancien candidat à l'Elysée face à Chirac en 1995, a annoncé hier son retrait de la vie politique active, en décidant, à 77 ans, de ne pas se représenter aux législatives de 2007 à Paris. Il a passé le témoin au sénateur Philippe Goujon.
L'Union 06/10/2006
Air France baisse sa surcharge carburant
La compagnie aérienne Air France va abaisser pour la première fois à partir d'aujourd'hui sa surcharge carburant, facturée aux clients lors de l'achat de billets, en raison du récent reflux des cours du baril de pétrole, a-t-elle annoncé hier. Cette surcharge sera abaissée de 7 euros sur les trajets long-courriers, ce qui la ramène à 51 euros par vol, de 2 euros sur les vols moyen-courriers (soit 12 euros), et de un euro sur les vols intérieurs (8 euros).
L'Union 06/10/2006
Participation : assouplissement du dispositif
Les députés ont assoupli, hier, le dispositif de participation pour les entreprises déficitaires, en excluant celles dont les trois derniers exercices ont été négatifs, dans le cadre de l'examen du projet de loi sur la participation et l'actionnariat salarié.
L'Union 06/10/2006
Sans être "flamboyante", la croissance de la fin de 2006 s'annonce "robuste".
Après le pic d'activité de la mi-année, l'Insee voit l'activité redescendre en pente douce : + 0,6 % au 3e trimestre, + 0,5 % au 4e trimestre. La croissance française résistera-t-elle à la hausse de la TVA allemande ? "Le début 2007 est très incertain", note l'Insee qui publie son point de conjoncture d'automne. Il voit revenir le niveau du chômage à 8,6 % de la population active en fin d'année, soit le niveau le plus bas des années Jospin.
LES ECHOS du 05/10/2006 (en page 3)
Le plan d'Airbus provoque une onde de choc en France et en Allemagne
Le plan de restructuration d'Airbus, censé compenser les surcoûts liés aux retards de l'A380, a suscité l'inquiétude mercredi dans les rangs politiques et syndicaux tant en France qu'en Allemagne, où l'on craignait ses conséquences sociales et industrielles.
Du côté du gouvernement français, actionnaire d'EADS (15 %) aux côtés du groupe Lagardère (7,5 %) et de l'allemand DaimlerChrysler (22,5 %), le Premier ministre Dominique de Villepin a assuré hier faire « pleinement confiance » à la direction du groupe, tout en souhaitant que « tout soit fait pour préserver l'emploi ».
Un comité central d'entreprise (CCE) d'Airbus s'est tenu à Toulouse « dans un climat d'inquiétude », selon le secrétaire du CCE, Didier Grégory, sans que la direction ne donne de « précisions quant au volet social de son plan de restructuration ».
Mardi, le PDG d'Airbus, Christian Streiff, a annoncé un nouveau retard d'un an pour l'avion géant A380, dont le calendrier de livraisons accuse désormais un report de deux ans, ainsi qu'un vaste programme d'économies baptisé « Power 8 ».
Suppressions d'emplois
Il a reconnu qu'il y aurait « des suppressions d'emplois » chez le constructeur, qui emploie quelque 55.000 personnes dans le monde, via des « mesures d'âge » et une réduction de l'emploi intérimaire ou des CDD.
La restructuration impliquera aussi un recours accru à la sous-traitance et une réorganisation de la production sur les différents sites européens.
L'appréhension grandit en Allemagne sur l'avenir du site de production d'Airbus à Hambourg.
Le ministre allemand de l'Economie, Michael Glos, qui rencontrera aujourd'hui à Berlin M. Streiff, a lancé une mise en garde à peine voilée à l'avionneur pour qu'il respecte les intérêts de Hambourg, alors que circulent des rumeurs d'un transfert de l'ensemble de la production de l'A380 vers Toulouse.
Interrogé sur l'éventualité de rapatrier des sites d'Airbus en France ou en Allemagne, le ministre français de l'Economie, Thierry Breton, a assuré qu'il n'en était « absolument pas question ».
EADS et Airbus devraient être prochainement amenés à solliciter des avances remboursables aux pays européens partenaires de l'avionneur, afin de financer en partie le lancement industriel du long-courrier A350, dont le coût a récemment doublé à plus de 8 milliards d'euros.
EADS, qui s'attend à un manque à gagner de 4,8 milliards d'euros d'ici 2010 du fait des retards de l'A380, a été sanctionné à la Bourse de Paris hier. Le titre a clôturé en baisse de 4,15 % à 21,71 euros, après avoir cédé jusqu'à 11,69 %.
L'Union 05/10/2006
Le dossier Seznec examiné par la Cour de révision
La Cour de révision examine aujourd'hui le dossier Guillaume Seznec, lequel reste, plus de 80 ans après sa condamnation aux travaux forcés, l'une des plus grandes énigmes criminelles du XXe siècle. Le 11 avril 2005, la commission de révision des condamnations pénales avait décidé de transmettre le dossier Seznec à la Cour, ouvrant la voie à une possible annulation de la condamnation prononcée le 4 novembre 1924 à l'encontre de Seznec. A l'issue de l'audience du 5 octobre, la Cour de révision, composée uniquement de magistrats de la chambre criminelle de la Cour de cassation, et seule instance habilitée à réviser une condamnation, pourra soit rejeter la demande de révision, soit annuler la condamnation aux travaux forcés à perpétuité de Seznec prononcée par la cour d'assises du Finistère pour le meurtre de son ami Pierre Quemeneur.
L'Union 05/10/2006
La privatisation de GDF votée malgré une forte opposition
Le projet de loi privatisant GDF afin de permettre sa fusion avec Suez a été voté hier par les députés après une dernière bronca de la gauche, plus de 120 heures de marathon parlementaire et alors que quelques milliers de gaziers manifestaient.
Le texte a été adopté par 327 voix contre 212. Le PS et le PCF, qui ont mené une bataille acharnée, ont voté contre ainsi que l'UDF (à l'exception de deux de ses membres).
Au groupe UMP, où l'approbation n'était pas unanime, sur 362 députés, 10 ont voté contre, 7 se sont abstenus et 22 n'ont pas pris part au vote. Le ministre délégué à l'Industrie, François Loos, s'est félicité d'un vote « franc » et du « soutien très massif » de l'UMP.
Trois semaines de débats
Le scrutin est intervenu dans un hémicycle bondé après une dernière bronca lors de la séance des questions au gouvernement qui a précédé, la gauche sonnant la charge contre le numéro deux du gouvernement, Nicolas Sarkozy, rappelant son engagement pris en 2004 de ne pas privatiser GDF.
Au même moment, de brefs incidents éclataient près du Palais Bourbon entre les forces de l'ordre et le cortège (2.500 à 15.000 manifestants) réuni à l'appel des fédérations de l'Energie CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa et Sud. La mobilisation syndicale a été à nouveau assez faible pour cette journée d'action. Il aura fallu une session extraordinaire, trois semaines de débats et un nombre record d'amendements déposés sous la Ve République (137.647) pour venir à bout de ce texte voulu d'abord par Dominique de Villepin pour faire face à une menace d'OPA de l'Italien Enel sur Suez.
L'Union 04/10/2006
Le retard de l'Airbus A380 coûtera 5 milliards d'euros
Le retard de l'avion géant de la filiale d'EADS atteint les deux ans. Certaines compagnies aériennes menacent de réexaminer leurs options d'achat. Le conseil d'administration a opté hier pour une réorganisation industrielle.
La Tribune - édition du 04/10/06
L'avionneur européen Airbus a notifié "un retard supplémentaire de dix mois" du calendrier de livraison de l'A380, a indiqué, mardi 3 octobre, Tim Clark, le PDG du principal client de l'avion géant, la compagnie aérienne Emirates, dans un communiqué. "Notre premier appareil arrivera désormais en août 2008", indique M. Clark. C'est la troisième fois qu'Airbus décale le calendrier de livraison de son programme vedette, qui affiche désormais près de deux ans de de retard.
Avec 43 commandes, la compagnie aérienne de Dubaï est le plus gros client de l'A380 d'Airbus, représentant près d'un tiers des commandes. Le gouvernement de Dubaï, propriétaire d'Emirates, investit des dizaines de milliards de dollars pour augmenter la flotte de la compagnie aérienne, élargir le principal aéroport de la ville et construire un deuxième aéroport à la périphérie de Dubaï. "C'est un problème très grave pour Emirates, et la compagnie aérienne examine désormais toutes ses options", ajoute le PDG dans le communiqué, sans préciser s'il envisage d'annuler des commandes ou d'exiger des compensations financières.
Si les compagnies Air France et Lufthansa, également clientes de l'A380, n'ont pas souhaité faire de commentaire dans l'immédiat après l'annonce d'Emirates, le retard de livraison a été confirmé par Virgin Atlantic, qui indique avoir été informée d'un nouveau retard de livraison de six Airbus A380, qui devaient lui être fournis à partir de 2009, sans donner de détails sur l'étendue de ce retard. De même, la compagnie aérienne allemande Lufthansa a été informée par Airbus de nouveaux retards de livraison de son modèle A380 d'environ un an, selon un porte-parole de la société.
Le Monde
Bernard Arnault lance la Fondation Louis Vuitton
Un bâtiment de verre et d'acier en forme de nuage, dessiné par l'architecte américain Frank Gehry, abritera à l'horizon 2010 à Paris, la « Fondation Louis Vuitton pour la création », dont la naissance a été annoncée hier par Bernard Arnault, le PDG du groupe de luxe LVMH.
Cette Fondation d'entreprise, qui occupera un hectare du Jardin d'Acclimatation près du Bois de Boulogne à Paris (XVIe), ne sera pas « une énième fondation d'art contemporain », a indiqué l'homme d'affaires devant la presse, en présence du ministre de la Culture et de la communication Renaud Donnedieu de Vabres et du maire de Paris Bertrand Delanoë.
La « Fondation Louis Vuitton pour la création » qui se veut un lieu de création et d'échanges, présentera une collection regroupant le patrimoine, œuvres et archives, que possède ou acquerra le groupe LVMH et des expositions temporaires « mettant en résonance l'art contemporain avec ses racines » dans le passé, a ajouté M. Arnault.
Sur 6.000 m2
L'homme d'affaires, insistant sur cette « démarche unique », a affirmé que ce projet « n'a pas à être comparé à un autre », en référence à la fondation pour l'art contemporain à Venise de François Pinault, fondateur du groupe de luxe PPR et grand rival de LVMH. « Toute comparaison avec d'autres initiatives ne serait pas pertinente », a-t-il insisté.
Le futur bâtiment de la Fondation abritera des galeries d'expositions, un auditorium pour des conférences et même un jardin d'hiver sous les toits, répartis sur 6.000 m2.
Les travaux démarreront en 2007 et devraient être achevés d'ici la fin 2009-début 2010, a indiqué M. Arnault. L'investissement de LVMH pour ce bâtiment sera de 100 millions d'euros sur plusieurs années.
Le budget d'acquisition des œuvres, du fonctionnement, sera déterminé par la suite, de même qu'il est « trop tôt » pour parler de la composition de la collection elle-même, a ajouté M. Arnault, lui-même collectionneur discret d'un ensemble d'œuvres dont il n'a pas parlé.
Le groupe, pour sa part, se constitue depuis plusieurs années une collection d'art contemporain, avec des œuvres de Richard Serra ou Matthew Barney par exemple.
L'Union 03/10/2006
Le Nobel de médecine à deux Américains
Deux Américains, Andrew Fire et Craig Mello, ont décroché hier le prix Nobel de médecine pour leur découverte sur la façon de « réduire au silence » des gènes nocifs, ce qui ouvre la voie à de nouveaux traitements.
Fire, 47 ans, est professeur de pathologie et de génétique à l'université de médecine de Stanford (Californie) et Mello, 45 ans, est professeur de médecine moléculaire à l'université de médecine du Massachusetts.
« Je suis vraiment surpris, surtout parce que je suis relativement jeune et que je pensais qu'il y avait bien d'autres découvertes méritant un prix Nobel », a déclaré Mello.
En faisant taire les gènes nocifs, les chercheurs espèrent être capables d'établir de nouveaux traitements pour lutter contre les infections virales, les maladies cardio-vasculaires et les dérèglements hormonaux.
Des tests sur des animaux ont déjà permis de bloquer un gène responsable de taux élevé de cholestérol
L'Union 03/10/2006
Interdiction de fumer. dans tous les lieux publics
La mission d'information sur le tabac devrait se prononcer aujourd'hui pour une interdiction de fumer dans les lieux publics effective au plus tard le 1er septembre 2007 et refuser toute exception.
La mission fait ces recommandations dans un rapport qu'elle doit voter formellement aujourd'hui, achevant ainsi ses travaux commencés le 2 mai. Après le vote prévu en fin d'après-midi, la balle sera alors dans le camp du gouvernement pour concrétiser des mesures déjà promises en mars dernier mais qui avaient été repoussées sine die après la crise du CPE.
Hier, Dominique de Villepin a laissé entendre que le gouvernement était prêt à agir en estimant que les Français ne comprendraient pas « que nous ne prenions pas de décision à la suite » des travaux de la mission.
Le projet de rapport, consultable depuis hier matin par tous les membres de la mission, va dans ce sens en prévoyant le recours à un décret pour durcir la législation actuelle, comme l'avait également souhaité la majorité des députés UMP mardi dernier.
Il précise toutefois, comme l'avait indiqué dimanche le rapporteur de la mission Pierre Morange (UMP), que les députés préféreraient la voie législative, mais que par pragmatisme et efficacité, le décret est finalement préféré.
Des fumoirs clos
Le document se prononce aussi pour un « délai unique » applicable à tous les secteurs. Toutefois, il envisage que le gouvernement puisse faire le choix d'accorder un délai supplémentaire aux cafés, hôtels, restaurants et discothèques, mais dans ce cas, il souhaite une application « au plus tard le 30 juin 2008 ».
Le projet de rapport prévoit la possibilité facultative de créer des fumoirs « hermétiquement clos » avec des systèmes d'extraction et des normes sanitaires très rigoureuses dans lesquels il n'y aurait aucun service.
En réponse aux restaurateurs et aux buralistes, qui, pour la plupart résignés à une interdiction, demandent déjà des délais d'adaptation et des aides financières, le projet de rapport prévoit un réexamen régulier de la situation financière de ces deux secteurs pour parer aux répercussions économiques de l'interdiction.
L'interdiction de fumer dans l'enceinte des écoles, collèges et lycées est aussi prévue, ainsi que dans les établissements d'enseignement supérieur.
Tout en réaffirmant l'objectif prioritaire de lutte contre le tabagisme passif, le document affirme ne pas vouloir interdire l'usage du tabac ni « stigmatiser les fumeurs ». Il considère toutefois « indispensable » de renforcer les moyens affectés à la prise en charge du sevrage.
Des amendes forfaitaires sont prévues en cas d'infraction, avec, si récidive, une obligation de consulter un service de soins.
L'Union 03/10/2006
Revers de fortune pour les jeux en ligne
PartyGaming, le leader du poker en ligne, a perdu la moitié de sa valeur en Bourse hier. Les États-Unis s'apprêtent à interdire les paris en ligne.
La Tribune
PPR cède 21 magasins Fnac Service à The Phone House
Le distributeur de téléphonie mobile a annoncé le rachat de 21 magasins Fnac Service, dans le cadre de son programme d'expansion. De son côté, PPR s'oriente un peu plus vers le luxe.
PPR se désengage par petits bouts de la Fnac. Alors que le groupe de distribution et de luxe étudie sérieusement la cession de son pôle de distribution culturelle, il vient de céder 21 Fnac Service, dont 16 à Paris et en région parisienne à The Phone House, filiale française de Carphone Warehouse. Le montant de la transaction n'est pas précisé.
L'accord concerne ainsi le rachat d'une partie du réseau Fnac Service et prévoit également la reprise de personnels de Fnac Service "pouvant aller jusqu'à une soixantaine de salariés", selon le communiqué diffusé par The Phone House.
Cette opération s'inscrit dans un programme d'expansion de The Phone House. Le groupe souhaite en effet atteindre 300 magasins en France, d'ici fin mars. Or, le réseau de The Phone House est déjà composé de 242 boutiques en France, auxquelles viendront donc s'ajouter les 21 Fnac Service.
Pour The Phone House, il s'agit en effet de parfaire son maillage sur l'Hexagone afin de proposer son offre Internet haut début, prévue pour le mois d'octobre. The Phone House vise une part de marché de 10% des nouveaux abonnés à Internet dans les 18 à 24 mois à venir.
De son côté, PPR confirme avec cette cession l'orientation prise par le groupe, vers un recentrage sur le luxe. il a d'ailleurs annoncé la cession de neuf des 21 magasins La Redoute et du changement d'enseigne de 10 autres en So Redoute (voir ci-contre).
En Bourse, PPR termine la séance en baisse de 0,77% à 116 euros à Paris.
La Tribune.fr
MMA révolutionne les complémentaires santé
L'assureur lance un contrat d'assurance santé remboursable à 50 % en fonction du niveau des dépenses du client au cours de l'année. Il souhaite séduire avec cette assurance à la carte la clientèle des jeunes et des assurés peu dépensiers en matière de santé. Une telle innovation bouscule le principe de mutualisation des portefeuilles de risques sur lequel repose le mécanisme de l'assurance santé.
D'autres assureurs pourraient emboîter le pas aux MMA alors que les principaux acteurs proposent déjà de nouvelles garanties en assurance santé.
La Tribune - édition du 03/10/06
Les ventes de Renault et Citroën s'effondrent
Ambiance morose dans les allées du Mondial automobile. En septembre, les immatriculations ont baissé de plus de 13 %. Le marché hexagonal n'atteindra peut-être pas les 2 millions de véhicules en 2006.
Selon les statistiques du mois de septembre, les ventes de voitures neuves ont chuté de 13,3 % (- 9,2 % à données comparables). Depuis le début de l'année, le marché a baissé de 3,1 %. Hormis Fiat, tous les constructeurs ont vu leurs ventes baisser. Renault a accusé le plus fort repli côté français (- 22,1 %), son partenaire Nissan signant la plus mauvaise performance parmi les étrangers (- 44,5 %). Citroën n'est pas mieux loti (- 21,6 %). Face à cette situation, le nombre de 2 millions de véhicules vendus cette année pourrait ne pas être atteint.
La Tribune - édition du 03/10/06
Jack Lang a mis fin au suspense, lundi 2 octobre, au journal télévisé de TF1 : il ne sera pas le quatrième candidat à briguer l'investiture du Parti socialiste pour la présidentielle. "Dans un esprit de discipline collective, je consens à accomplir ce sacrifice", a déclaré l'ancien ministre de la culture. Il a donc cédé aux nombreuses voix qui l'appelaient à renoncer.
Avant de dire le fond de sa pensée, le député du Pas-de-Calais a souhaité remettre sa décision dans un "contexte". Jack Lang a dit avoir consulté ses "amis" de la fédération du Nord-Pas-de-Calais. Ceux-ci l'ont récemment mis en garde contre un mauvais score dans sa région. De plus, des responsables locaux, dont Pierre Mauroy, ont officialisé leur soutien à Ségolène Royal
Un élement déterminant a été l'avis du premier secrétaire, a précisé Jack Lang, qui a rencontré François Hollande plusieurs fois, jusqu'à lundi matin. "Il m'a demandé de ne pas ajouter la division à la division", a expliqué Jack Lang. Patrick Poivre d'Arvor lui a demandé s'il n'avait pas cédé à un ordre du compagnon de Ségolène Royal, alors qu'il s'était récemment défendu d'être un "toutou" du parti. Ce à quoi l'ancien ministrea répondu avoir suivi un conseil "amical", "pas une injonction".
"JE ME DONNE UN PEU DE TEMPS"
Retiré de la course, pour qui Jack Lang va-t-il donc faire campagne, parmi les trois rivaux, Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius ? "Je me donne un peu de temps", a esquivé l'ex-ministre de la culture. "Etes vous pour le 'tout sauf Ségolène Royal' ?", a demandé Patrick Poivre d'Arvor. "Je suis pour le tout sauf la droite", a biaisé Jack Lang, qui était membre du courant majoritaire aux congrès de Dijon et du Mans. Les soutiens de Ségolène Royal ont multiplié les appels pour que Jack Lang se retire au nom de "l'unité".
Candidat déclaré à l'investiture depuis le printemps 2005, très populaire parmi les jeunes et favori des sondages avant l'arrivée dans la compétition de Ségolène Royal, le député du Pas-de-Calais est depuis tombé assez bas, plafonnant à 8 % dans la dernière enquête d'opinion réalisée fin septembre auprès des sympathisants socialistes.
"J'appellerai à voter pour le candidat qui me paraîtra le plus capable de mener une révolution politique, une révolution économique et sociale, et une révolution du savoir", a plaidé Jack Lang, appelant à battre ce "gouvernement antisocial et arrogant".
Journal le Monde du 02/10/2006
La mission parlementaire
pour une interdiction totale
La mission d'information, qui rend son rapport mardi, prône une interdiction de fumer dans les lieux publics effective au plus tard le 1er septembre 2007 et refuse toute exception.
La mission d'information sur le tabac prône une interdiction de fumer dans les lieux publics effective au plus tard le 1er septembre 2007 et refuse toute exception, même pour les buralistes, les cafetiers, les hôteliers et restaurateurs, a-t-on appris lundi de sources concordantes.
La mission fait ces recommandations dans son rapport qu'elle doit voter formellement mardi.
Le document, consultable depuis lundi matin par tous les membres de la mission, prévoit de recourir à un décret pour durcir la législation actuelle, comme l'avaient souhaité la majorité des députés UMP mardi dernier, ainsi que le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, auditionné par la mission mercredi dernier.
Il se prononce pour un "délai unique" applicable à tous les secteurs. Toutefois il envisage que le gouvernement puisse faire le choix d'accorder un délai supplémentaire aux cafés, hôtels, restaurants et discothèques, mais dans ce cas il souhaite une application au plus tard le 30 juin 2008.
Le rapport prévoit la possibilité facultative de créer des fumoirs "hermétiquement clos" avec des systèmes d'extraction et des normes sanitaires très rigoureuses dans lesquels il n'y aurait aucun service. (AFP)
Le Nouvel Observateur du 02/10/2006
Baisse des ventes
de voitures neuves
Les immatriculations de voitures particulières neuves en France ont chuté de 9,2% en septembre, pour s'établir à 143.634 unités.
Selon les chiffres publiés par le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA) lundi 2 octobre, les immatriculations de voitures particulières neuves en France ont chuté de 9,2% en septembre, pour s'établir à 143.634 unités, à nombre de jours comparables chiffres.
Après le répit du mois d'août, la baisse du marché automobile français continue de s'accentuer pendant que le Mondial de l'automobile bat son plein à Paris, avec, sur les neuf premiers mois de l'année, un recul de 3,1% en données brutes et de 2,1% à jours ouvrables comparables, des baisses qui étaient de respectivement -1,9% et -1,3% à fin août.
En données brutes, la contraction du marché sur le seul mois de septembre est de 13,3%.
"Cette forte baisse des ventes de voitures neuves en septembre fait suite à une période de plusieurs mois marquée par des amplitudes plus ou moins fortes à la hausse ou à la baisse et à un mois d'août au cours duquel on avait enregistré un retour la stabilité", note le CCFA dans un communiqué.
"Manque de visibilité"
"Cette évolution marque le manque de visibilité qui continue à caractériser le marché automobile français", poursuit le CCFA.
Hormis Fiat, tous les constructeurs ont vu leurs ventes baisser en septembre, Renault accusant le plus important repli côté français (-22,1%), son partenaire Nissan signant la plus mauvaise performance parmi les étrangers (-44,5%), suivi de Ford (-21,7%). PSA Peugeot Citroën a vu ses ventes baisser de 10,3% (-1,9% pour Peugeot et -21,6% pour Citroën). Les ventes de Renault et PSA prises ensemble reculent de 15,5%.
Après être tombée pendant deux mois consécutifs - juillet et août - sous la barre des 50%, la part des deux constructeurs revient à 57,2% en septembre. Sur les neuf premiers mois de l'année, elle s'établit à 54,8%.
Les constructeurs étrangers dans leur ensemble ont vu leurs immatriculations baisser de 10,1% pour atteindre une part de marché de 42,8%. Sur les trois premiers trimestres, elle est de 45,2%. Derrière Fiat, qui a vu ses ventes progresser de 8,2%, dont une hausse de 12,5% pour la seule marque Fiat, Toyota et Volkswagen sont ceux qui s'en sortent le moins mal avec des baisses de respectivement 1,8% et 4,6%.
(Reuters)
Le Nouvel Observateur du 02/10/2006
L'embellie de l'économie redonne le moral aux ménages.
Repli des prix de l'essence, perspectives de baisse des impôts, amélioraiton de la situation de l'emploi : les ménages retrouvent le moral, selon l'Insee. La confiance mesurée en septembre n'a jamais été aussi haute depuis fin 2004. Ce qui laisse augurer d'une consommation toujours dynamique dans les mois à venir.
LES ECHOS du 02/10/2006 (en page 3)
Dossier spécial "Mondial". Budget automobile : chère passion !
En France, l'auto représente le deuxième poste de dépenses des particuliers. En cinq ans, le budget auto des Français, qui sous-estiment largement le coût réel de leur chère "bagnole" a globalement progressé de 9 % et le carburant en représente désormais près de 30 %. Une flambée qui amène un changement des comportements : pour la première fois depuis 1974, les Français ont réduit leur kilométrage. Poste par poste, radiographie du coût réel d'une voiture : achat (le jeu des rabais), assurance (une concurrence féroce), entretien (les coûts s'alourdissent), carburant (la douloureuse), garage/péages/PV (pas si mince).
LES ECHOS du 02/10/2006 (en page 9 et 21)
Renaud Dutreil : 2 milliards d'euros pour aider les PME.
Le ministre des PME finalise le dispositif de 2 milliards d'euros de financements en fonds propres des PME. Provisoirement baptisé "France Investissement", il reposera pour partie sur un partenariat public-privé, actuellement négocié avec la Caisse des Dépôts et une demi-douzaine d'investisseurs institutionnels. La CDC augmentera considérablement ses moyens. La moitié des fonds, au total, sera d'origine publique. Ce dispositif permettra aux assureurs d'investir dans les PME non cotées. D'autre part, "la branche publique de France Investissement pourra soutenir des business angels", souligne Renaud Dutreil.
LES ECHOS du 02/10/2006 (en page 27)
La Nouvelle-Zélande ressort l'affaire du Rainbow Warrior
Quinze ans après le classement du dossier ultrasensible du Rainbow Warrior, voilà que les Néo-zélandais vont le réexaminer. Parce qu'un frère de Ségolène Royal serait mêlé de près au sabotage du navire de Greenpeace.
La police néo-zélandaise a indiqué hier qu'elle allait réexaminer le dossier du Rainbow Warrior, navire de Greenpeace coulé en 1985 par des agents français, après des révélations selon lesquelles un frère de Ségolène Royal aurait posé la bombe.
Quinze ans après que le dossier eut été clos, le directeur de la police criminelle néo-zélandaise, Win van der Veldt, va procéder à un nouvel examen de l'enquête. Un représentant du Premier ministre Helen Clark a jeté le doute sur la possibilité de nouvelles poursuites, rappelant que quand le dossier a été refermé, en 1991, le procureur général de Nouvelle-Zélande, Paul East, avait souligné que toutes les poursuites étaient abandonnées dans l'intérêt national. Le gouvernement d'alors devait donc se résigner à clore l'affaire.
« Du sel sur la plaie »
Antoine Royal, frère cadet de Ségolène Royal, a déclaré au quotidien Le Parisien de vendredi qu'un de leurs frères, Gérard, lui avait affirmé avoir « posé la bombe » qui a coulé le Rainbow Warrior. « A l'époque, (Gérard) était lieutenant et agent traitant pour la DGSE (services secrets français) en Asie. Il a été appelé en 1985 pour se rendre en Nouvelle-Zélande, en baie d'Auckland, pour le sabotage du Rainbow Warrior », a raconté Antoine. Et de préciser : « Plus tard, il m'a dit que c'était lui qui avait posé la bombe sur le navire de Greenpeace ».
Greenpeace Nouvelle-Zélande a estimé que ces déclarations étaient « comme si on frottait du sel sur la plaie ». L'organisation a cependant dit ne nourrir que peu d'espoir sur de nouvelles actions policières. « Il semble qu'il y ait deux genres de terroristes ces jours-ci, les terroristes d'État étant ceux qui s'en sortent », a déclaré la directrice exécutive de l'organisation dans le pays, Bunny McDiarmid.
Greenpeace N-Z a démenti des informations de presse selon lesquelles elle avait appelé le gouvernement de Nouvelle-Zélande à demander l'extradition de Gérard Royal et à l'inculper de meurtre. « Nous avons déjà essayé l'extradition. Cela n'avait servi à rien à l'époque. Et ça le serait maintenant », dixit Mme McDiarmid. D'après Antoine Royal, son frère Gérard avait réussi à échapper aux autorités néo-zélandaises, contrairement au faux couple des agents Turenge qui a été interpellé. Dans la nuit du 9 au 10 juillet 1985, alors qu'il allait entamer une campagne de protestation contre les essais nucléaires français sur l'atoll de Mururoa (Polynésie), le Rainbow Warrior avait été coulé par des agents secrets français dans le port d'Auckland, entraînant la mort d'un photographe. Cette affaire a constitué l'un des plus gros scandales politico-diplomatiques de la première présidence de François Mitterrand. Deux agents de la DGSE, les « faux époux Turenge » (le commandant Alain Mafart et le capitaine Dominique Prieur) devaient être condamnés en Nouvelle-Zélande à dix années d'emprisonnement. Avant de se voir transférés sur la base militaire française de l'atoll d'Hao, moins d'un an plus tard.
L'Union 2/10/2006
Drôle de « coïncidence » selon Ségolène Royal
Ségolène Royal s'est déclarée surprise par la polémique autour du rôle d'un de ses frères, se demandant si celle-ci était « justifiée » ou s'il s'agissait d'« une peau de banane ».
« Je suis un peu surprise de cette polémique juste au lendemain de ma déclaration de candidature (à l'élection présidentielle). Je ne sais pas si c'est une coïncidence », a réagi la députée des Deux-Sèvres, en marge d'une Fête de la Rose à Guingamp (Côtes-d'Armor).
La polémique « ne me choque pas [.] S'il y a des choses à dire, [.] que le ministère de la Défense les dise. Ca évitera les supputations ou les insinuations », a-t-elle ajouté.
« L'important dans une démocratie est que les choses soient transparentes », a encore affirmé celle qui a confirmé l'appartenance, « il y a plusieurs années », de son frère à la DGSE comme nageur de combat. « J'ai beaucoup d'admiration pour mon frère, qui a été un grand soldat », a dit encore Mme Royal, fille d'officier supérieur.
« Une campagne électorale ne doit pas tout autoriser et tout permettre. Avant de diffuser des informations et mettre en cause des personnes, il faut les vérifier [.] Tout peut être sujet à manipulation, à insinuation ou, au contraire, à la vérité, il faut toujours que ce soit la vérité qui l'emporte. De ce point de vue, je suis tranquille. »
L'Union 2/10/2006
Le prix du timbre passe de 53 à 54 centimes d'euro
Le timbre poste pour les envois de lettres de moins de 20 grammes passe ce lundi à 54 centimes, soit un centime plus cher qu'auparavant, une mesure annoncée fin juillet par La Poste.
Avec ce nouveau tarif, « le prix du timbre en France se situera dans l'exacte moyenne des tarifs européens pour l'envoi d'une lettre domestique », avait alors précisé La Poste, affirmant par ailleurs que cette hausse aurait un impact très modeste sur le budget des ménages (moins de deux euros par an et par foyer).
Pour les envois jusqu'à 20 grammes à destination de l'Union européenne et de la Suisse, le prix du timbre passe de 55 à 60 centimes d'euros.
Pour les entreprises, la hausse des tarifs concerne le courrier des sociétés qui n'ont pas accès à la gamme du courrier industriel, avant de s'appliquer au 1er janvier 2007 à toutes les entreprises : elle sera en moyenne de 2,6 %.
Cette augmentation des tarifs vise trois objectifs, selon La Poste : assurer le financement du service universel du courrier, financer le programme de modernisation du courrier et compenser en partie la hausse du prix des hydrocarbures.
L'Union 2/10/2006
L'Organisation mondiale du commerce (OMC) a rendu, vendredi 29 septembre, sa décision finale dans le conflit opposant Washington à Bruxelles au sujet des organismes génétiquement modifiés (OGM). Elle n'inclut pas une condamnation financière de l'Union européenne, mais seulement une réprobation sur plusieurs points.
Son rapport de plus de mille pages - le plus volumineux qu'ait jamais produit l'organisation - conclut que l'Europe a enfreint les règles du commerce international en posant un moratoire de facto sur les OGM entre 1999 et 2003. Le "panel" de juges considère cependant qu'on ne peut la condamner, puisque ce moratoire a été levé.
Par ailleurs, l'OMC estime que les interdictions posées par neuf Etats membres sur certains OGM (dont la France pour deux colzas) ne sont pas justifiées au regard de l'accord SPS de l'OMC, qui concerne les mesures de sécurité sanitaire et phytosanitaire. Pour ces cas, le panel recommande que l'Union européenne fasse en sorte que les Etats régularisent la situation, en se conformant à l'accord SPS. Enfin, l'OMC ne conteste pas le droit pour l'Union européenne de suivre une procédure détaillée d'examen des OGM avant de les autoriser.
Washington, qui avait lancé cette contestation auprès de l'OMC en mai 2003 avec le Canada et l'Argentine, a salué la décision : "Après huit ans de bataille juridique et de blocage en Europe, nous sommes plus près de lever les barrières rencontrées par les producteurs des Etats-Unis", a indiqué Susan Schwab, représentante au commerce, dans un communiqué. Cependant, la décision de l'OMC n'implique aucune sanction concrète pour l'Union européenne, dont le régime réglementaire ne devrait pas être modifié.
Les parties ont soixante jours pour faire appel de la décision. Il est peu probable qu'elles le fassent.
Hervé Kempf
Le Monde du 01.10.06
Infos Reims et alentours haut de la page
Offres d'emplois non pourvues : les chiffres non disponibles
Qu'est ce qui se cache derrière le taux de chômage rémois ? Les difficultés de personnes à la recherche d'un emploi mais aussi des offres qui restent sans candidats.
9,3 % de chômeurs au deuxième semestre de cette année. Reims n'a pas à rougir de ce chiffre, même si elle fait moins bien que la moyenne nationale qui s'établit actuellement à 8,9 %.
Pourtant Patrice se pose une question : « Combien d'offres d'emplois restent non pourvues ? Le taux de chômage est en baisse mais il reste globalement élevé », explique le Rémois. Il s'étonne d'avoir entendu que « certaines offres restent sans réponse. Sont-elles quantifiées ? Touchent-elles des secteurs d'activités particuliers ? »
Un taux de demandes d'emplois non pourvus ? « Nous ne disposons pas de ce type d'indicateur. On n'arrête pas les compteurs pour dire : cette offre n'est pas pourvue », explique-t-on du côté de l'ANPE tout en rappelant que l'agence récolte 80.000 offres par an en Champagne-Ardenne. « Ce qu'on sait, c'est qu'il y a des secteurs en tension comme l'hôtellerie-restauration, la santé, l'intervention sociale, les métiers des travaux des métaux et la force de vente. » Par exemple, dénicher un bon vendeur est devenu un véritable parcours du combattant pour les recruteurs.
Pourquoi pas de compteurs pour les emplois non pourvus ? « Cet indicateur serait très difficile à mettre en place. En effet, un employeur peut déposer une offre puis changer d'avis parce qu'il vient de perdre un marché sans nous en avertir. De même pour l'employeur qui dépose une offre chez nous et qui parallèlement reçoit des candidatures spontanées et ne nous prévient pas qu'il a retenu l'un de ces candidats. »
Ces exemples montrent, d'après l'ANPE, la difficulté de comptabiliser à coup sûr les offres d'emplois non pourvues. Sans parler du cas où une offre d'un même emploi non pourvue serait proposée plusieurs fois la même année et donc comptabilisée autant de fois.
Même s'il paraît étonnant que ces données n'existent pas, on peut approcher la réalité des offres non pourvues en passant en revue ces secteurs qui ont le plus de mal à recruter.
L'hôtellerie-restauration
Les principaux emplois sont : aide de cuisine, employé polyvalent de restauration, employé de café, bar brasserie, etc. Fin août l'ANPE comptait 2.960 offres d'emplois et seulement 1812 demandeurs d'emplois dans ses fichiers dans ce secteur.
Santé
« Pour ce secteur, nous ne recevons pas forcément les offres d'emplois. La pénurie est telle que l'embauche se fait le plus souvent à la sortie de l'école. » Infirmière et aide-soignante sont des métiers qui permettent de faire les difficiles au moment de la recherche du premier emploi.
Bâtiments, travaux publics
Les principaux emplois sont : assistant des travaux publics, ouvrier du béton, ouvrier de maçonnerie. Fin août, on disposait de 1944 offres d'emplois pour seulement 1439 demandeurs d'emplois (du secteur) dans les fichiers.
Travaux des métaux
Chaudronnier, tôlier : 314 offres d'emplois pour 193 demandeurs.
Animateurs de loisirs
1.121 offres d'emplois pour 500 demandeurs.
On peut constater que la majorité des emplois non pourvus correspondent à des métiers aux contraintes particulières et qui auraient sans doute besoin de redorer leur blason aux yeux des demandeurs d'emplois, que ce soit par des revalorisations financières ou de meilleures conditions de travail.
Notre commentaire
Certains statisticiens nous prédisent le plein emploi pour les décennies à venir.
Ce sont tous les rapports sociaux qui vont être bouleversés. Le rapport de force va changer de camp. Qui n'a pas entendu compter avec nostalgie le récit d'une époque bénie et pas si lointaine où l'on pouvait quitter un employeur le soir et en retrouver un autre le lendemain et même, ô sacrilège, discuter salaire sans avoir l'air d'un hérétique. Vivement le plein emploi.
L'Union 31/10/2006
Ville-en-Tardenois : Mots croisés géants : six lauréats en huit lettres
A l'occasion de l'opération « Lire en fête », la bibliothèque intercommunale de Ville-en-Tardenois a organisé un concours de mots croisés géants.
Les grilles en avaient été composées par les bibliothécaires, avec le concours de Nathalie Leblanc de la « Bibliothèque départementale de prêt ».
Les lauréats, autrement dit les « gagnants » de ce concours sont Lucas Remond, Gabriel Tora et Flavien Laurent chez les enfants ; Manu et Morgane Pieters, et Élise Laurent, chez les adultes.
Parallèlement, la « BDP » avait prêté une exposition consacrée aux expressions de la langue française dans lesquelles on utilise des noms d'animaux, du genre « Quand les poules auront des dents ».
VERZENAY-Ludes
Loto de l'ADMR
Un loto sera organisé par ADMR de Ludes et environs, le samedi 4 novembre à partir de 18 h 30 au Caveau Saint-Vincent de Verzenay.
L'Union 31/10/2006
Tinqueux Le 10e marché de Noël se prépare
Dernière ligne droite pour la ville de Tinqueux et le comité des fêtes pour l'organisation du 10e marché de Noël qui se tiendra le 26 novembre à la salle des fêtes Guy-Hallet et au gymnase Frédérique-Bronquard de 9 à 18 heures.
Nouveauté cette année : les Aquatintiens et les enfants jusqu'à 10 ans, sont invités à participer au grand concours de crèches ou de maisons de Noël miniatures.
Elles seront réalisées suivant vos idées, avec des matériaux au choix et de toutes dimensions. Les trois meilleures réalisations, adultes et enfants, seront récompensées.
L'inscription est gratuite, les bulletins d'inscriptions et le règlement sont à retirer et à déposer en mairie, dernier délai samedi 18 novembre.
Ce concours, organisé par la ville de Tinqueux avec le comité des fêtes, est lié au programme des « Chemins des crèches » initié par « Noël de Champagne » et l'association « Destination Reims ».
Au menu de ce marché de Noël et chemin des crèches :
- 11 heures : inauguration par Jean-Pierre Fortuné, maire de Tinqueux, conseiller général et le conseil municipal.
- 17 heures : la chorale du Val de Muire composée de 35 choristes, dirigée par Geneviève Esposito, interprétera 14 chants gospel.
- 18 heures : délibération du jury pour le concours des crèches composé d'une part, pour la ville, de Jean-Pierre Fortuné, Lucienne Jacquemin, Eliane Nocton et pour le comité des fêtes de Jean-Pierre Béguin, Pierre Cousin, Christine Dorgueille, et de Marie-France Halgrain et M. Lavrador.
18 h 30 : remise des Prix.
Renseignements au 06.79.26.61.47.
L'Union 31/10/2006
Haubtois, piano et. Hugo au conservatoire
Deux rendez-vous auront pour cadre le conservatoire de musique de la rue Gambetta dans les jours à venir : le premier est fixé à la date du mardi 7 novembre, à 20 heures, et porte sur un récital hautbois/piano, permettant de découvrir des œuvres modernes ou contemporaines, signées Franck Martin, Astor Piazzolla ou encore Antonio Pasculli. Tarifs 11 ou 13€, 5€ pour les jeunes.
Le deuxième rendez-vous, lui, mêle théâtre, textes, images et musique, et il est axé autour de « Victor Hugo, le visionnaire », à partir des discours de celui-ci devant l'Assemblée nationale ; un comédien joue le rôle de l'écrivain, et l'orchestre, lui, est installé à la ressemblance de l'hémicycle des députés. Deux représentations sont prévues, les mercredi 15 et vendredi 17 novembre, à 20 heures. Entrée libre.
Renseignements pour les deux événements au 03.26.86.77.00.
A.P.
L'Union 31/10/2006
Guy Ravaud
Guy Ravaud fait partie, avec son collègue Bernard Béthune, du comité organisateur du salon rétro-moto du dimanche 5 novembre.
Ce sera la huitième édition de ce salon.Ce n'est pas trop difficile de trouver des nouveautés à programmer?
«Personnellement, cela ne fait que deux ans que je m'occupe de l'organisation. Pour moi, cela reste donc assez nouveau».
Qu'avez-vous trouvé d'original à présenter?
«Nous essayons de présenter des motos méconnues ; cette fois ce sera celles de la marque Dollar. C'était une marque française des années 20, on pourrait presque dire de luxe, ou en tout cas de bonne conception».
Avez-vous beaucoup d'inscriptions pour la bourse de pièces détachées?
«Entre 60 et 70 exposants-vendeurs se sont déjà inscrits, principalement des environs de Reims, de la région parisienne et de la Belgique. Mais nous avons aussi quelqu'un qui vient exprès de Nantes, à la suite d'échos positifs qu'il avait eus de l'édition de l'an dernier ».
A.P.
8e salon « Rétro-moto champenois », dimanche 5 novembre au parc des expositions, de 9 à 18 heures. Entrée 3€. Renseignements : 03.26.07.58.95 ou site retromoto.bce@free.fr
L'Union 31/10/2006
Conférences dans. et sur la cathédrale
Si vous voulez mieux connaître la cathédrale, si vous souhaitez faire connaissance avec « les vitraux du cham pagne », ou découvrir avec un autre regard l'étage de la grande rose, notez les conférences proposées au cours de ce mois de novembre par l'association des Amis du fameux édifice gothique. A chaque fois le rendez-vous est fixé à 18 h 15, dans la cathédrale elle-même ; et après un court concert d'orgue d'un quart d'heure, la conférence proprement dite démarre, et s'achève généralement autour de 19 h 15. L'entrée est libre, tout comme la participation financière sollicitée au cours de la soirée en vue de la restauration de la façade principale.
Les prochaines dates : samedi 4 novembre, les vitraux du champagne et leur environnement, par Geneviève Esposito, guide conférencière du patrimoine ; samedi 11, Henri Deneux, l'architecte de la restauration après la guerre de 14-18, par Françoise Petit ; samedi 18, l'étage de la grande rose par Véronique Palot-Maillart, historienne, et samedi 25, la cathédrale dédiée à la vierge Marie, par Huguette Jardillier, guide conférencière du patrimoine.
A.P.
L'Union 31/10/2006
Musées : une nuit spéciale pour les étudiants
La nuit des musées, spéciale étudiants, est reconduite cette année. Elle aura lieu le mercredi 15 novembre de 20 heures à minuit.
Lesdits étudiants seront gâtés par la ville. Ils pourront visiter gratuitement plusieurs musées : Beaux-arts, Saint-Remi, palais du Tau, et le Vergeur, où quelques animations leur seront proposées en prime, du genre concert, visite guidée, et dégustation. Et, tout aussi gratuitement, ils pourront se rendre d'un lieu à l'autre en bus spécial !
Quant aux Tur, ils vont faire profiter de l'aubaine cent de leurs abonnés du titre de transport « Champagne » non étudiants.
Les autres non-étudiants peuvent toujours participer à cette nuit d'animation particulière, mais ils devront s'acquitter du billet normal d'entrée aux musées.
A.P.
L'Union 31/10/2006
Restos : les inscriptions dès novembre
Si les Restos du cœur ne reprendront leurs distributions de denrées alimentaires qu'en décembre, les inscriptions seront prises dès novembre dans les différents centres de notre secteur.
A Reims Poissonniers (21 rue des Poissonniers) du 6 au 30 novembre, les lundis, mercredis et vendredis de 14 heures à 16 h 30 ; les jeudis et vendredis, de 9 heures à 11 h 30.
A Reims Marchandeau (52-54 boulevard Wilson), les inscriptions seront ouvertes du 6 novembre au 1er décembre, les mardis de 9 h 30 à 11 h 30 et de 14 heures à 16 h 30 ; les jeudis, de 14 heures à 16 h 30.
A Reims Orgeval (3 rue Charles-Roche), inscriptions du 6 novembre au 1er décembre, les lundis et jeudis de 9 à 12 heures et les jeudis de 14 à 16 heures.
A Fismes, inscriptions les jeudis 9, 16, 23 et 30 novembre de 14 à 16 heures, au centre de distribution situé place de l'Église.
A Witry-les-Reims, inscriptions les 6, 7 et 10 novembre de 14 à 17 heures, à la mairie.
Renseignements complémentaires, tel. 03.26.40.11.90.
L'Union 31/10/2006
Un bus de Reims cible d'émeutiers
Vendredi dernier, la veille du drame survenu à Marseille, des inconnus ont tenté d'incendier un bus à Reims. Vingt personnes étaient à bord. La police a lancé hier soir un appel à témoins.
MAMA GALLEDOU, 26 ans, brûlée dans un bus à Marseille samedi soir par un cocktail molotov, est toujours entre la vie et la mort. Vendredi, vingt personnes dans un bus de Reims ont failli subir le même sort. A 20 h 15, à l'arrêt « rue de la Bonne Femme », boulevard Wilson, le bus de la ligne R s'apprêtait à démarrer en direction du quartier des Châtillons. Un inconnu a alors bloqué les deux battants arrière tandis que quatre ou cinq individus lançaient deux bouteilles incendiaires dans l'allée centrale.
« Le début d'incendie a heureusement été vite maîtrisé par le conducteur. Il a utilisé son extincteur pendant que les usagers évacuaient le bus. Il n'y a eu aucun blessé », explique un policier.
Pour ne pas nuire à l'efficacité de l'enquête et, peut-être par par peur d'une contagion, le commissariat avait demandé de surseoir à la publication de cette information. Hier soir, la police a décidé de lancer un appel à témoins. « Nous souhaitons retrouver les vingt personnes qui étaient dans le bus. Elles peuvent nous contacter au 03.26.61.46.98. », précise le chef d'état-major.
Un précédent
Aux Transports urbains de Reims (Tur), le drame de Marseille et l'incident de vendredi étaient hier abondamment commentés. Ces affaires prennent une résonance particulière. Les conducteurs des Tur ont tous en mémoire l'attaque d'un bus de la ligne A, rue Estienne-d'Orve, en 1996. « Ils avaient entre 15 et 21 ans. Des gamins. Ils sont entrés par l'arrière et ont déversé de l'essence. L'un a tiré sur le conducteur. Comme le véhicule était en pente, le conducteur a eu la vie sauve grâce à la présence d'esprit de témoins qui l'ont sorti juste à temps, se souvient Jérôme Biot, délégué CGT des Tur. Notre collègue, psychologiquement, ne s'en est jamais remis.»
« Nul n'est à l'abri », commente, fataliste, Jean-Jacques Leblanc, responsable de la sécurité d'Amétis, le gestionnaire des bus d'Amiens. « Nous avons une bonne coordination avec les services de police auxquels nous signalons le moindre bris de glace. Des agents de prévention sont présents dans les bus dont 80 % sont équipés de caméras de surveillance.
Stress
Mais un acte isolé comme à Marseille est toujours possible. Un bus a brûlé avenue de l'Europe il y a trois ans. Heureusement sans victime. »
Frédéric Linares, responsable du réseau des bus de Charleville-Mézières, insiste, lui, sur la formation du personnel et le renforcement des équipes de contrôleurs dans certains quartiers, tout en admettant le caractère imprévisible des attaques : « Des pierres ont été lancées contre un de nos bus dimanche Un acte sporadique. Le paradoxe est que les auteurs sont souvent utilisateurs de ce service public. » Un an après l'embrasement des banlieues, la présence policière a été renforcée, au grand soulagement des conducteurs . Mais en cette période de vacances scolaires, la tranche horaire 18 heures - 20 heures est à risques, selon le Rémois Jérôme Biot : « On a affaire à des très jeunes, souvent moins de 15 ans.
Les vitres anti-agression set la vidéosurveillance n'empêchent ni les crachats, ni les insultes. Tout cela contribue au stress des conducteurs.»
Christophe Perrin
L'Union 31/10/2006
Le réseau sous haute surveillance
Il y a déjà plusieurs années que tous les bus du réseau des Tur (Transports urbains de Reims) sont équipés de caméras vidéo qui enregistrent en permanence ce qui se passe à l'intérieur des voitures.
« Notre réseau est même à la pointe de ce qui se fait en France en terme de dispositif sécurité », indique Joël Hamon, responsable du service exploitation.
Il existe plusieurs caméras dans chaque bus, discrètement placées pour enregistrer avec un large champ ce qui se passe. Le matériel employé est particulièrement performant.
En fonction des lignes, des heures et des périodes, l'enregistrement systématique par la vidéo est doublé d'une mobilisation d'agents de maîtrise prêts à intervenir à tout moment sur le réseau.
« Ils circulent en permanence sur le terrain et peuvent répondre au moindre appel du chauffeur, très rapidement ».
Dans les bus, des agents de prévention exercent également une présence régulière. Ce dispositif maintenu toute l'année est particulièrement renforcé en ce moment et relié avec les services de police.
« Si nous avons des périodes plus tendues avec une accumulation de faits de vandalisme ou de violence, c'est plutôt dans les semaines qui précèdent des vacances scolaires », remarque Joël Hamon.
Les mêmes moyens sont évidemment maintenus pendant les vacances. Chaque conducteur peut entrer très vite et très discrètement en contact avec le siège et ainsi demander de l'aide en cas de problème. Des problèmes de nature très variable : bagarre entre passagers, jets de pierre, conflit avec un automobiliste ou exhibitionnisme. Enfin, les bus sont équipés d'un système GPS qui permet de les localiser à tout moment.
L'Union 31/10/2006
Reims : l’eau de la piscine sert à briquer les trottoirs.
A chaque fois qu’une piscine fait sa vidange, les services de la voirie viennent récupérer l’eau pour nettoyer les rues. Economique, écologique et qui lave plus blanc que blanc.
L'UNION REIMS du 30/10/2006 (en page 4)
Reims : les commerçants demandent un petit geste à la mairie.
Après les mauvaises conditions météos des mois de mai et août, les cafetiers et restaurateurs demandent à la mairie une petite ristourne sur les droits de place qu’ils payent pour les terrasses.
L'UNION MARNE du 29/10/2006 (en page 2)
Grève pour une prime à Jean d'Orbais
Une grande partie du personnel de la résidence Jean d'Orbais, quartier Europe, était en grève hier pour réclamer le maintien d'une prime octroyée l'an passé. Ce mouvement national n'a pas eu de conséquences importantes sur les quelque 140 résidents et patients de l'établissement, le personnel étant réquisitionné si nécessaire.
Les grévistes dénoncent la disparition programmée d'une prime après que leur maison mère ait été scindée en deux début janvier: BTP retraite dont les salariés gardent la prime et BTP RMS (résidences médico sociales) dont Jean d'Orbais fait partie et où la prime disparaît.
Une différence justifiée, pour le directeur de Jean d'Orbais, par la situation économique. « Maintenant que nous sommes deux entités différentes nous devons chacun gérer nos budgets. Hors nous sommes déficitaires. Il est alors difficile de maintenir une prime exceptionnelle ». Celui-ci souligne cependant le « sens des responsabilités exemplaires » de son personnel lors de la grève.
De leur côté les salariés « connaissent la difficulté de gestion des établissements mais ne pensaient pas que leur travail devrait être moins rémunéré afin de combler le déficit structurel des établissements ».
Une réunion est prévue lundi à Paris entre la direction du groupe et des représentants syndicaux.
G. A.-T.
L'Union 28/10/2006
Croix-Rouge Maison de quartier : comment s'y retrouver
La création d'une Maison de quartier Croix-Rouge, avec une direction, de nombreux « espaces » et plusieurs « pôles », s'est accompagnée d'une réorganisation des équipes, de la désignation de nouveaux responsables et de la mise en service de nouvelles adresses. e-mail.
Pour tout le quartier
Direction générale : 1, allée des Picards (appartement 1D Ð tél. 03.26.86.10.71.)
Direction, Éric Krzywda : eric.krzywda@maisondequartier-reims.fr
Secrétariat, Céline Buisson et Marie-France Pinto : croix-rouge@maisondequartier-reims.fr
Réseau pôle-sud musique musiques amateurs des Maisons de quartier de Reims, coordinateur Boris Claudel : polesudmusique@maisondequartier-reims.fr
Animatrice secteur contes, Catherine Pierrejean : croix-rouge@maisondequartier-reims.fr
L'Espace Ethnic's
Espace Ethnic's, au château d'eau de Croix-Rouge, avenue d'Epernay (tél. 03.26.86.08.02.). Responsable et coordinateur des activités musique pour la jeunesse, Abdel Errafii : ani. maisondequartier.espaceethnics@wanadoo.fr
Animatrice Point information jeunesse, Tassadit Asloudj : pij-ethnics@maisondequartier-reims.fr
Animateur jeunes, Daniel Diaoula et animateurs musique, Thierry Frias, Karim Guermat, Salim Kobzili et Bertrand Stogowski : ethnics@maisondequartier-reims.fr
Espace Pays-de-France
Espace Pays-de-France, bureau des animateurs au 1 allée des Picards, 1er étage, porte D. Deux lieux d'animation : l'espace Pays-de-France Béarnais, anciennement Aquarelle, au 1bis allée des Béarnais (tél. 03.26.82.53.48.) et l'espace Pays-de-France Picards, anciennement local MJC, au 6 allée des Picards (tél. 03.26.06.04.10.). Responsable et coordinateur des loisirs et des activités quotidiennes pour la jeunesse, Slimane Hamdi : shamdi-maisondequartier@yahoo.fr. Animateurs : paysdefrance@maisondequartier-reims.fr. Animatrice familles, Elham Kouch. Animatrice accompagnement à la scolarité et directrice centre de loisirs, Evelyne Verrier. Animateur médiateur, Karim Medouar. Animateurs point information jeunesse, Sabine Day et Slimane Hamdi : pij.paysdefrance@maisondequartier-reims.fr
L'Union 28/10/2006
Les subventions aux associations
Au cours de sa réunion de lundi soir, le conseil municipal a attribué 130.859 euros de subventions aux associations.
Congrès et assemblées générales
Reims échec et mat, à titre exceptionnel 202 euros ; Association rémoise des Jardins familiaux de Reims, à titre exceptionnel 536 euros ; Ligue de Champagne de tennis, à titre exceptionnel 374 euros ; Tennis club Géo-André, à titre exceptionnel 165 euros ; Comité départemental de la Marne de tennis, à titre exceptionnel 281 euros ; Reims Champagne handball, à titre exceptionnel 165 euros ; les amis des flâneries musicales d'été de Reims, à titre exceptionnel 187 euros ; Amitié Soresti, à titre exceptionnel 1.700 euros.
Subventions à caractère socio-éducatif
Reims échec et mat, à titre exceptionnel 1.365 euros.
Reims vital ado
Amicale Carteret, à titre exceptionnel 50 euros ; Club Jules-Verne, à titre exceptionnel 319 euros ; Groupe d'activités subaquatiques marnais, à titre exceptionnel 300 euros ; Société de tir de Reims, à titre exceptionnel 1.260 euros ; Association des maisons de quartier de Reims, à titre exceptionnel 3.835 euros ; Cercle rémois d'arts martiaux, à titre exceptionnel 548 euros ; Toutes recherches artistiques et de créations, à titre exceptionnel 180 euros ; Régates rémoises, à titre exceptionnel 608 euros ; Association des gestes pour se comprendre, à titre exceptionnel 300 euros ; Reims enduro model car, à titre exceptionnel 428 euros ; Arts et culture d'Afrique de l'Ouest, à titre exceptionnel 270 euros ; Foyer rural de Pogny, à titre exceptionnel 340 euros ; Association française des petits débrouillards, à titre exceptionnel 320 euros.
Subventions à une association d'étudiants
Association francophone de gestion des ressources humaines, à titre exceptionnel 3.000 euros.
Subventions à caractère sportif
Association de badminton champenois, à titre exceptionnel 5.500 euros ; Reims olympique canoë kayak, à titre exceptionnel 2.200 euros ; Reims patinage de vitesse, à titre exceptionnel 4.700 euros ; Cercle rémois d'arts martiaux, à titre exceptionnel 2.800 euros ; Comité des locataires du quartier Trois-Fontaines (Walbaum) 305 euros ; Association cycliste Bazancourt Reims, à titre exceptionnel 600 euros ; Reims université club basket, à titre exceptionnel 3.500 euros ; Bowling club les tropiques 400 euros.
Subventions à caractère culturel
Association des maisons de quartier de Reims, à titre exceptionnel 3.800 euros ; Pseudonymo, à titre exceptionnel 3.000 euros ; Union nationale des initiatives républicaines, à titre exceptionnel 1.000 euros.
Subventions à caractère social
Secours catholique 7.500 euros.
Contrat de ville
Culture et bibliothèque pour tous du département de la Marne, à titre exceptionnel 650 euros ; Association des maisons de quartier de Reims, à titre exceptionnel 1.100 euros.
Subventions de fonctionnement aux clubs 3e âge
Office rémois des retraités et personnes âgées 2.573 euros ; Association croix rouge pour l'animation et la promotion 527 euros ; Visite des malades dans les établissements hospitaliers 680 euros ; Association rémoise de foyers logements pour retraités 5.443 euros ; Au sourire de Reims 653 euros ; Qualité de vie Wilson 1.130 euros ; Union nationale des retraités et des personnes âgées 188 euros ; Association des maisons de quartier de Reims 2.594 euros ; Amicale des retraités Valéo Chausson Thermique 150 euros ; Association des retraités et préretraités force ouvrière de Reims et de sa région 130 euros ; Rassemblement des énergies pour une gérontologie active et des réalisations diverses - Regard 1.084 euros ; Joie de vivre 930 euros ; La 5e saison association des résidents personnels et amis de la résidence Roux 1.180 euros ; Amicale du club du 3e âge des sourds et muets de la Champagne 800 euros ; Association des retraités de l'artisanat du département de la Marne 130 euros ; Amicale des anciens des avions Max-Hoste et Reims aviation 360 euros ; Union nationale des retraités de la police nationale, section locale 130 euros ; Club Saint-Thomas Mont-d'Arène 750 euros ; Club 3e âge Saint-Remi - Saint-Maurice 170 euros ; Club 3e âge des Châtillons 360.
Subventions à caractère sanitaire
Amicale des donneurs de sang bénévoles de Reims et des environs, à titre exceptionnel 4.574 euros ; Roseau 2.750 euros ; Myosotis, à titre exceptionnel 13.500 euros ; Rotary club de Reims Clotilde, à titre exceptionnel 1.400 euros ; Ecole du chat « comité de défense des bêtes libres » de Reims 7.500 euros ; Prendre soin 2.000 euros ; La compagnie de l'escarpin et de la godasse, à titre exceptionnel 1.515 euros ; Collège régional d'éducation pour la santé (CRES) Champagne Ardenne 7.900 euros.
Subvention à caractère économique
Société de biologie de Reims, à titre exceptionnel 750 euros.
Subventions d'animation commerciale
Confédération nationale de l'artisanat, des métiers et des services de la Marne, à titre exceptionnel 1.500 euros ; Syndicat des commerçants non sédentaires de Champagne-Ardenne, à titre exceptionnel 13.720 euros.
Le conseil municipal a décidé par ailleurs de réduire de 150.000 euros la subvention de 300.000 euros attribuée le 27 mars 2006 à la Chambre de commerce et d'industrie de Reims et d'Epernay pour le développement aéronautique, compte tenu de la fin de la concession aéroportuaire avec Reims Champagne au 30 juin 2006.
L'Union 27/10/2006
Maison des associations : encore un peu de patience
Il faudra attendre encore un peu. Deux mois de retard sont annoncés pour l'achèvement des travaux. Gros plan sur la future Maison des associations.
Très largement représentées, les associations rémoises ont participé le samedi 21 octobre dernier aux Rencontres organisées à leur intention par la conseillère municipale déléguée Geneviève Thépenier qui par ailleurs a annoncé les dates du forum 2007 : il aura lieu les 13 et 14 octobre.
L'intervention de l'adjoint Roger Vache était très attendue puisqu'elle concernait la rénovation de la Maison des associations.
Satisfaction mais prudence
Les images projetées ont donné une idée très séduisante des installations prévues : le parvis, la verrière, les espaces de travail, de convivialité. mais il faudra faire preuve de patience pour les investir - ou réinvestir pour les anciens occupants - puisque deux mois de retard sont annoncés pour l'achèvement des travaux : « Ce sera prêt avant l'arrivée du TGV ! » a dit Roger Vache en réponse à une boutade de la salle. Plus sérieusement, la Maison devrait s'ouvrir au printemps 2007. L'adjoint n'a pas caché sa satisfaction de voir enfin arriver à maturité ce projet ambitieux : « Ce nouvel équipement municipal sera à la disposition du plus grand nombre grâce à des services adaptés : nous maintiendrons le principe d'une association = un bureau, mais aussi nous développerons l'alternative de bureaux partagés en rotation sur différents créneaux horaires pour un maximum d'associations aux besoins non permanents. »
Les associations en attente rue Tronsson Ducoudray sont prioritaires. Pour les autres, près de 70 demandes sont actuellement examinées : « Soyons réalistes : on ne pourra pas dire oui à tous. Satisfaction sera donnée dans la mesure du possible selon les besoins réels car tous les mètres carrés devront être effectivement utilisés. »
La Maison des Rémois
Pour Roger Vache, cette Maison des associations sera aussi celle de tous les Rémois qui s'impliquent comme bénévoles et ils sont nombreux car la vie associative est ici foisonnante : « L'effort financier (7 millions d'euros) de notre municipalité porte la reconnaissance de la place occupée dans notre cité par le mouvement associatif. Ces installations vont favoriser les échanges en multipliant les partenariats. Les associations pourront communiquer plus largement en organisant, si elles le souhaitent, des cycles de rencontres pour présenter leurs objectifs, accueillir de nouveaux membres, voire même tenir des conférences ».
Dès que possible, des journées portes ouvertes seront organisées pour découvrir les installations.
L'Union 27/10/2006
La statue de Jeanne-d'Arc prend l'air
Non il ne s'agit pas d'un nouveau vol autour de la statue de Jeanne-d'Arc. Si celle-ci a bien disparu, c'est en raison des travaux d'aménagement du parvis de la cathédrale.
Elle a été transportée hier matin au palais du Tau où elle sera entreposée et nettoyée en attendant sa nouvelle affectation, à la fin des travaux, à une cinquantaine de mètres à gauche de sa place actuelle.
L'Union 27/10/2006
Le Moonlight peut rouvrir : le tribunal en a décidé
Sous le coup d'une mesure de fermeture de trois mois prise le 20 septembre par le sous-préfet de Reims (l'union du 3 octobre), la discothèque le Moonlight, rue de la Cerisaie, pourra pourtant rouvrir ses portes dès aujourd'hui.
Le juge des référés du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a ordonné hier la suspension de l'arrêté préfectoral ayant prononcé la fermeture de trois mois, ainsi que la suspension de l'arrêté qui a annulé l'autorisation d'ouverture tardive de l'établissement (fermeture à 1 heure au lieu de 5 heures).
« Le juge des référés a constaté l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions. Comme nous sommes en situation d'urgence (ndlr : discothèque en péril du fait des pertes financières), il a décidé de les suspendre dans l'attente du jugement au fond », commente l'avocat parisien du Moonlight, Me Henri de Beauregard, spécialisé dans les contentieux liés aux discothèques.
Un mois de trop
Les sanctions préfectorales font suite à des incidents entre clients survenus début septembre devant l'établissement.
Elles ont été prises sur des « faits » qui « ont gravement porté atteinte à l'ordre public et sont étroitement liés à une consommation excessive d'alcool dans l'établissement », selon les motivations de l'arrêté.
Or, « en cas d'atteinte à l'ordre public [.], la fermeture peut être ordonnée [.] pour une durée n'excédant pas deux mois. Il existe donc un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté contesté » écrit le juge des référés. S'agissant du retrait de l'autorisation d'ouverture tardive, « cette mesure ne peut intervenir qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales ».
Il se trouve que l'exploitant du Moonlight n'a pas été contacté au préalable pour s'expliquer.
Même conséquence que précédemment.
Les deux arrêtés sont suspendus dans l'attente du jugement au fond qui devra se prononcer sur leur éventuelle nullité (aucune date d'audience n'est encore fixée).
D'ici là, le juge des référés a condamné l'Etat à verser deux fois 1.000 euros à l'exploitant au titre des frais de justice.
F.C.
L'Union 27/10/2006
Une troisième fleur pour Villers-Allerand
La commune de Villers-Allerand a bien rattrapé son retard en matière de fleurissement : elle a obtenu la première fleur en 2004 ; la seconde en 2005 et la troisième a fleuri cette année.
Si la cérémonie officielle de remise de cette distinction départementale aura lieu ultérieurement, le maire, Christian Sèze, a tenu à remercier les acteurs du fleurissement à l'issue du conseil municipal qui s'est tenu jeudi soir.
Autour des élus et de l'équipe de fleurissement, le premier magistrat a remis des compositions florales à Laurence Prévot, Maryse Bernardin et Jeanne Caruel ainsi qu'un magnum de champagne à Emmanuel Leclère, Francis Bernardin et Eric Depreuve.
A noter que les assiettes et les serviettes étaient déjà ornées de quatre fleurs. Est-ce un signe ?
L'Union 25/10/2006
Au fil des décisions du conseil municipal
Lundi soir, au cours de sa réunion, le conseil municipal a pris de nombreuses décisions. Extraits.
Pas de soutien à la ville de Cana
Le conseil municipal n'a pas donné suite à une proposition de vœu formulée par le groupe communiste en faveur de la ville libanaise de Cana « bombardée le 30 juillet dernier par l'armée israélienne faisant 72 morts dont 29 enfants. »
Porteur du vœu, Michel Guillaudeau demandait à ce que : « Le conseil municipal, attaché à la paix, au dialogue entre États et les populations, soutienne Cana pour assurer la rentrée scolaire et remettre en état les infrastructures vitales. »
Au nom de l'intergroupe de la Gauche, Éric Quénard a proposé qu'une somme de 20.000 euros soit plutôt attribuée à la Croix Rouge internationale.
Le maire Jean-Louis Schneiter, tranchant, a demandé que ce vœu « soit rejeté ». Et d'expliquer pourquoi : « La collectivité rémoise fait toujours le nécessaire quand il s'agit de catastrophe naturelle. Mais là, si on met le doigt dans les faits de guerre, on sort de notre rôle, de notre neutralité. »
Au moment du vote, le vœu a été rejeté par 35 voix contre 3 pour (PCF) et 11 abstentions (gauche non communiste).
Classer la châsse de saint Remi
La direction régionale des affaires culturelles de Champagne-Ardenne a sollicité l'avis de la commune avant de demander à la commission nationale des monuments historiques le classement de la châsse de saint Remi. Cette châsse qui est placée dans le tombeau de saint Remi (déjà classé) est l'une des richesses patrimoniales de la ville et un élément de l'histoire de l'art de la cité. Elle a été réalisée par le sculpteur Charles Wéry-Mennesson et le peintre émailleur Théophile Soyer (1896). A l'unanimité le conseil soutient cette requête.
Subventions
Comme à chaque réunion, le conseil a accordé de nombreuses subventions aux associations, cette fois pour un montant de 130.859 euros (le détail dans une prochaine édition).
Reims Champagne basket
Une subvention exceptionnelle de 50.000 euros est allouée au club pour lui permettre de combler le manque à gagner occasionné par l'indisponibilité des locaux au complexe René-Tys pendant la période des travaux.
Sportifs de haut niveau
Quinze sportifs vont bénéficier d'une subvention dans le cadre d'un contrat de partenariat passé entre eux, leur club et la ville.
Il s'agit au Reims patinage de vitesse de Jean-Charles Mattei (6.300€) ; Angélique Rogissart (3.500€) ; Audrey Rogissart (3.500€) ; Clément Deharbe (2.500€) Jodie Stoessel (1.500€).
A l'Olympique rémois de tennis de table : Émilien Mauget (900€) ; Abdel Kader Salifou (2.500€) ; Soufya Baala (900€) Dieniouma Coulibaly (2.500€) ;
Au Reims handisport : Céline Gerny (2.500€) ;
Au district athlétique club : Nicolas Gomont (2.500€) ;
Aux Régates rémoises : Victor Bordereau (3.500€) ; Célia Foulon (6.300€) ; Benjamin Pinta (3.500€) ;
A l'entente family stade de Reims athlétisme : Eléna Fétizon (2.500€).
Par ailleurs un contrat de partenariat et d'insertion professionnelle est signé entre la Régie des équipements sportifs municipaux, les Régates rémoises et Caroline Delas, athlète de haut niveau.
Une aide de 2.000€ est allouée au club pour 2006 et 12.000€ pour 2007 à 2009 (sous réserve des inscriptions des crédits aux budgets correspondants.
Nuit des musées spéciale étudiants
Le mercredi 15 novembre aura lieu de 20 heures à minuit une nouvelle nuit des musées spéciale étudiants (avec entrée gratuite).
A cette occasion, le musée-hôtel Le Vergeur s'associera à la manifestation organisée déjà avec le musée des beaux Arts, le musée Saint-Remi et le Palais du Tau.
A suivre.
A.M.
L'Union 25/10/2006
Courlancy, enfer et stationnement
Pas moyen de se garer, des voitures en double file et des clients qui fuient le quartier, ils sont nombreux les riverains à souhaiter l'arrivée des horodateurs.
Le cauchemar du quartier Courlancy, c'est le stationnement. « Un très gros problème », confirme Jean-Pol Robert, patron du bar Le Courly. « Les voitures sont constamment en double file. C'est très difficile de trouver une place ». A tel point que les riverains font des rêves d'horodateurs.
« D'accord, d'accord, d'accord pour que le quartier devienne payant », s'exclame Odile Gallois, propriétaire du magasin de confection.
« C'est affreux. Il y a cinq minutes je viens d'aider une petite jeune à faire son créneau en la guidant tout en sachant très bien qu'elle va laisser sa voiture là toute la journée et que mes clients ne trouveront pas de place ».
Entendre grogner sur le stationnement fait partie du quotidien d'Odile : « Certains me disent : Odile on ne viendra plus tellement on tourne pour se garer ».
Elle se souvient de la mésaventure d'une de ses habituées : « A force de chercher, elle avait fini par se garer en double file, malheureusement la police est passée. J'en étais malade pour elle, je lui ai fait une remise de 10 euros sur son pull pour compenser ».
Et si « par miracle » la rue devient payante : « J'ai prévu de rembourser leur ticket à mes clients ».
« Servira à rien de faire payer »
Il n'y aura personne pour rembourser les tickets de Guillaume Amiot. C'est un peu pour cela que le jeune employé d'un fournisseur d'accès à internet n'est pas trop partisan des parcmètres.
« Ce ne sera même pas une bonne solution. Avec la clinique en face de chez moi, il y aura toujours autant de voitures sauf qu'il faudra payer ».
« Si c'est le seul moyen, mieux vaut rendre payant », plaide la patronne de la boucherie. « Dans notre activité, si le client ne peut pas se garer, il passe sa route. C'est garanti ». La dame comprend toutefois ceux qui n'ont pas les moyens de remplir d'argent les horodateurs : « Le parking de la clinique est devenu payant. C'est 1 euro de l'heure, certains qui y passent l'après-midi doivent débourser 3 ou 4 euros pas jour. Tous ne sont pas riches, du coup ils prennent toute la place dans la rue ».
Marie Lefevre attend aussi les horodateurs : « Patients et familles de patients envahissent les rues. Parfois de façon complètement anarchique, sur les trottoirs, au milieu de la rue, partout ».
Marie tremble parfois en voyant un brancard ou un fauteuil roulant slalomer entre les véhicules mal garés. « On court à la catastrophe ».
Catherine Frey
L'Union 25/10/2006
Le directeur de la clinique en faveur de la gratuité
Le directeur de la clinique de Courlancy, André Deslypper, ne devrait pas se prononcer en faveur du stationnement payant. « Il y a une tendance forte à Reims à rendre le stationnement payant dans des zones de plus en plus éloignées de l'hyper-centre. En ce qui concerne la rue de Courlancy, je trouverais exagérée de la rendre payante ». Ce serait prendre exemple sur le parking de la clinique : « Si nous l'avons rendu payant il y a maintenant bientôt deux ans, c'est parce qu'il était constamment occupé par des automobilistes qui n'avaient rien à y faire. Résultat : nos patients et leurs familles ne trouvaient jamais à s'y garer. On y voyait même des camping-cars ».
Solution efficace mais jugée onéreuse par certains : « Je viens justement de refuser une augmentation des tarifs. Nos prix ont été fixés en tenant compte de contraintes budgétaires. De plus, si je compare la grogne de ceux qui ne pouvaient s'y garer et la grogne actuelle de ceux qui paient, la seconde est bien moindre ».
Surtout que les « fauchés » peuvent toujours se garer dans la rue gratuite. Jusqu'à quand ?
C.F.
L'Union 25/10/2006
La mairie lance une enquête
« Nous sommes conscients du problème de stationnement dans le quartier Courlancy », souligne Florence Mobuchon, adjointe au maire chargée de la voirie. « C'est pourquoi nous lançons une enquête. Les formulaires sont à l'imprimerie, ils devraient être distribués dans les jours qui viennent ».
L'enquête visera la rue de Courlancy depuis la rue Martin-Peller jusqu'à Marchandeau mais aussi les rues Passe-Demoiselle et Arlette Rémia-Caudron. « Lancer une enquête ne veut pas dire que le stationnement va devenir payant ». Tout dépendra des résultats : « Si une majorité de riverains se prononce pour l'arrivée des horodateurs, nous les installerons. Si une majorité est contre, le secteur restera gratuit ». Florence Mobuchon ne préjuge pas des résultats mais : « Je pense que les gens en ont assez de ce problème et pourraient bien opter pour du payant.
C'est une tendance que j'observe de plus en plus dans les quartiers périphériques du centre-ville ». Pour ou contre : surveillez vos boîtes aux lettres !
L'Union 25/10/2006
Karaté : le 8e dan pour Marcel Lancino
Créé en septembre 1966 par Marcel Lancino, le Karaté club de Reims a bien évolué depuis. Aujourd'hui présidé par Bernard Rousselle, le club compte près de quatre cents licenciés et douze instructeurs. Plus de trois cents ceintures noires ont été formées au sein du club.
Et le palmarès est éloquent : parmi plus de 350 titres ramenés à la ville de Reims, citons un titre de champion d'Europe, cinq champions de France en individuel, deux champions de France en équipes, une place de demi-finaliste aux championnats du monde shokotan à Tokyo, trois sélections en championnat du monde...
Cinq présidents se sont succédés : Marcel Muller, de la création à 1970 puis Jacques Barrois, Eric Locret, Marcel Lancino et Bernard Rousselle depuis le 17 janvier 2006. Et, aux trois présidents d'honneur, Jean Taittinger, Taïji Kase et Jean Falala, s'ajoute, depuis vendredi soir, un quatrième en la personne de Renaud Dutreil.
Le ministre des Petites et moyennes entreprises et des professions libérales était en effet invité aux festivités du quarantième anniversaire. Devant plusieurs centaines de personnes, adhérents actifs ou anciens et amis, M. Rousselle a remis son diplôme au ministre. Lequel a alors remis officiellement le diplôme de 8e dan de karaté (le plus haut niveau) à Marcel Lancino en présence de Gérard Garson, président de la fédération européenne de karaté et d'experts.
Médaillé d'or de la fédération française de karaté, Marcel Lancino, professeur diplômé d'Etat 2e degré est également expert auprès de la fédération européenne de karaté et arbitre mondial.
Après les diplômes, c'est la jeune Sofia El Azzaoui qui, au nom de tous les licenciés du club rémois, a remis un cadeau à son professeur.
L'Union 25/10/2006
Cinq générations réunies chez les Klatt
Cinq générations séparent Yvonne, qui vient de fêter ses 87 printemps de son dernier arrière-arrière-petit-fils, Killian (1 an). Yvonne Houant, originaire de l'Aube, vit depuis longtemps à Reims. Sa fille, Éveline (59 ans), mariée à Raoul Klatt -aujourd'hui décédé- a eu à son tour cinq enfants : Angélina (40 ans), Catherine (39 ans), Isabelle (38 ans), Claude (37 ans) et Yann (33 ans).
Cette troisième génération a également fait des enfants. Ainsi, Angélina est-elle maman de sept enfants : Pamela (23 ans), Marie-Danielle (20 ans), Christopher (19 ans), Gabriel (16 ans), Anthony (14 ans), Jimmy (5 ans) et Kenzo (3 ans). Catherine a eu Damien, Kethleen et Melinda ; Isabelle a eu Adrien et Yann a eu trois enfants : Romain, Lucas et Léa.
Dans la quatrième génération, Pamela a quatre enfants : Jason, Laureen, Gabriel et Killian, âgés de 6 à 1 an. Enfin, Marie-Danielle est la maman d'un petit Ethan (2 ans et demi).
Tous les anniversaires
« C'est un peu difficile de faire les Noëls tous ensemble, » confie l'arrière-grand-mère Éveline. « Mais sinon, nous fêtons tous les anniversaires. Il faut juste prévoir à l'avance. » Hormis Isabelle, qui vit au Luxembourg, et Pamela, domiciliée dans les Ardennes, tous les enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants demeurent à Reims. « On vit tous dans le même secteur, » raconte Angélina. « Les enfants sont un peu élevés ensemble. »
La jeune femme est maman de sept enfants et grand-mère de quatre petits-enfants. « J'étais grand-mère à 33 ans, » annonce-t-elle fièrement. « Et ma mère était grand-mère à 36 ans et demi. Mon fils Gabriel est né quinze jours après son oncle Kenzo. Cela m'amuse quand, dans la rue, j'ai plusieurs enfants, et que certains m'appellent maman, d'autres mamie. » Et Éveline de conclure : « Moi, plus il y a de monde, plus je suis contente. »
Patricia Buffet
L'Union 24/10/2006
Cormontreuil Grande foire au matériel photo cinéma vidéo
Tous les passionnés de la prise d'image, fixe ou animée, ont rendez-vous dimanche 29 octobre. C'est la 7e édition d'une foire dont la renommée n'est plus à faire et qui attire chaque année de nombreux visiteurs.
Une trentaine d'exposants proposeront aux amateurs des matériels allant de l'appareil rare pour collectionneurs avertis au matériel d'occasion, plus récent. Vendeurs et acheteurs ont rendez-vous à la salle polyvalente (parcours fléché depuis l'autoroute).
« Nous accueillerons les visiteurs au stand du club pour leur présenter nos activités » déclare Jean-Marc Tinois, président du Clic-Clac Club, association organisatrice de cette manifestation, ajoutant : « Ils pourront également trouver des informations et des conseils pour les guider dans leurs achats ou ventes de matériel ». Entrée libre. Petite restauration sur place.
Dimanche 29 octobre de 10 à 18 heures - Salle polyvalente bd d'Alsace-Lorraine - Contact : 03.26.84.96.11.
L'Union 24/10/2006
La mairie bat en retraite sur la taxe de séjour
Il reporte. Le maire a annoncé hier soir en mairie, devant la moitié des hôteliers de Reims qu'il différait l'instauration d'une taxe de séjour. Le recul, inattendu, vient clore une polémique qui gronde depuis le début du mois entre la profession hôtelière et la municipalité. (Voir notre article du jeudi 12 octobre).
« Je ne renonce pas à cette taxe payée par les touristes et qui existe dans quasi toutes les villes françaises mais je la mettrai en place quand nous aurons trouvé un consensus avec les autres communes de l'agglomération et avec les hôteliers ».
Principale raison du recul : « Les travaux qui affectent et qui affecteront la ville. Je suis conscient de la gêne occasionnée pour les commerçants, c'est pourquoi j'ai décidé d'attendre ».
Les hôteliers craignaient le pire. Une taxe en plus à faire payer à leurs clients alors qu'il va déjà falloir les héberger dans un paysage de tranchées permanentes : « Autrement dit il nous imposait juste ce qu'il faut pour leur donner envie d'aller coucher hors de Reims ». A cela s'ajoutait le sentiment d'être mis devant le fait accompli. « On prétend souvent que je passe en force, ce ne sera pourtant pas le cas aujourd'hui », a lancé le maire. Les hôteliers qui avaient tenu un « conseil de guerre » juste avant de rencontrer les élus n'ont pu qu'approuver le recul. Tout en restant vigilants pour la suite.
Catherine Frey
L'Union 24/10/2006
Danse orientale à la maison de quartier
La maison de quartier Jean-Jaurès Espace Chalet propose depuis la rentrée une nouvelle activité : la danse orientale. Que ce soit le vendredi après-midi pour les adultes ou le samedi après-midi pour les enfants, la danse orientale apporte à chaque fois un véritable plaisir aux danseurs.
Née pour vénérer les déesses indiennes, la danse orientale est un véritable moyen de communiquer : cette danse sensuelle se pratique non seulement avec le corps mais également avec l'âme et demande un véritable investissement. C'est de ce principe que Loubna Nachate, intervenante pour le groupe adulte, s'inspire pour transmettre cette passion ancrée en elle depuis son enfance. En premier lieu Loubna apprend au public à écouter. Il est nécessaire de savoir écouter certes le son instrumental mais également l'histoire que ce son fait transparaître. « Une fois l'histoire de ce son appropriée, on s'adapte et on superpose le mouvement sans oublier l'expression du visage très importante pour raconter une histoire ». Puis les danseuses improvisent librement au son de ce véritable conte. Le même principe anime Sonia Bendriss l'autre animatrice de danse orientale qui travail avec les enfants le samedi après midi.
Renseignements : Espace Chalet 38 bis rue de Solférino, tél. 03.26.02.32.50.
L'Union 24/10/2006
Lancement de Reims Vital'Ado Automne
Retrouvez chaque lundi dans cette rubrique les faits marquants de la semaine à venir à Reims.
Lundi 23 octobre
-Nouvelles rues : inauguration du rond point du 161e escadron de la Royal Air France, de la rue Jacques de la Giraudière et de la rue Marie Marvingt (Zac Croix-Blandin 11 heures).
-Conseil : séance de conseil municipal à l'hôtel de ville. (18 h 30)
Mardi 24 octobre
-Entreprise : 3e forum de la création et de la reprise d'entreprises organisé par le réseau Créa Reims (à parti de 9 heures, centre des congrès).
- Flâneries : présentation du bilan de la 17e édition des Flâneries musicales.
-Vital'ado : lancement de Reims Vital'Ado Automne. Vernissage de l'exposition de photos de Reims Vital'Eté 2005. (rue des Orphelins)
-Reims Créator : exposition des vingt entreprises nominée (14 à 18 heures) et remise des prix (19)
-Football : 8e de final de la coupe de la ligue entre Reims et Monaco au stade Delaune (20 heures).
Mercredi 25 octobre
-Forum emploi : inauguration du Forum Emploi de la Base aérienne 112.
-Santé : journée Prix des jeunes chercheurs organisée par la Société de biologie de Reims (15 heures campus santé, rue Cognac Jay).
Jeudi 26 octobre
-Ludosport : du jeudi 26 octobre au vendredi 3 novembre : Ludosport - Vacances d'Automne
-Conseil : séance de Conseil Communautaire (18 h 30 à l'hôtel-de-ville)
Vendredi 27 octobre
-René Tys : inauguration officielle du Complexe René-Tys (10 heures).
Samedi 28 octobre
-René Tys : journée portes ouvertes au complexe René Tys de 10 heures à 18 heures.
-Concours canin : concours de chiens de travail organisé par le Club canin de la Neuvillette, rue Jean XXIII de 9 heures à 18 heures.
Dimanche 29 octobre
-René Tys : journée portes ouvertes au complexe René Tys de 10 heures à 18 heures.
-Concours canin : concours de chiens de travail organisé par le Club canin de la Neuvillette, rue Jean XXIII de 9 heures à 18 heures.
L'Union 23/10/2006
De nouvelles rues en hommage aux aviateurs
Deux nouvelles rues et un rond point vont être inaugurés ce matin. Situés dans le secteur dans la zone Farman, du côté du nouvel échangeur avec l'A34, ils porteront tous un nom lié à l'histoire de l'aviation.
Rue Jacques-de-la-Giraudière, 1894 Ð 1956, Colonel de l'Armée de l'Air : La ville rend ici hommage à un Rémois, l'un de ses fils, Emmanuel, étant toujours installé dans la cité des sacres. Jacques de la Giraudière est arrivé à Reims en 1935 après avoir été attaché de l'air à l'ambassade de France à Rome. Il est alors affecté à la 12e escadre, base aérienne n° 4 à Reims. L'année suivante il est adjoint au chef d'état-major de l'armée de l'air au ministère de l'air. En 1938, il est promu chef d'état major 3e division, première subdivision aérienne à Reims puis dans la foulée il prend le commandement de la 12e escadre de Reims. C'est à cette époque qui est promu colonel.
La guerre l'éloigne de Reims, où il garde cependant son appartement. En congé du personnel navigant le 24 juin 1946, il revient à Reims. Trop jeune pour rester inactif, il avait alors 52 ans, il prend la succession de la princesse de Polignac à la présidence du comité de la Croix rouge de Reims. Il décède à Neuilly-sur-Seine le 13 mars 1956 des suites d'une longue maladie.
Rue Marie-Marvingt 1875-1963, Aviatrice : Marie Marvingt a été la femme la plus décorée de France. Surnommée « la fiancée du danger » et « la Marie », on la décrivait comme la femme la plus incroyable depuis Jeanne d'Arc et la plus grande sportive du siècle.
Seule femme au monde détentrice de quatre brevets (avion, ballon, hydravion, hélicoptère) elle pilotait également des dirigeables. Sportive accomplie, pratiquant plus d'une vingtaine de sports (boxe, lutte, karaté, judo, tennis, billard, course à pied, alpinisme.) brillante cavalière, maniant le sabre, l'épée et le fleuret, elle savait aussi jongler, dompter et était également fildefériste à ses heures !
En 1910, elle crée l'avion sanitaire et propose à l'état-major de l'adopter. Pendant 40 ans, elle donnera 6.000 conférences sur le sujet en France mais aussi aux Etats-Unis. En 1956, elle lance l'aviation sanitaire mondiale. En 1960, âgée de 85 ans, après avoir obtenu son brevet de pilote d'hélicoptère, elle pilote le premier hélicoptère à réaction français, le Djinn 21.
Rond point du 161e escadron de la Royal air Force : Equipé d'appareils Wesland « Lysander », cet escadron était spécialisé dans les missions clandestines avec atterrissage nocturne sur des terrains improvisés afin d'embarquer ou de déposer des agents secrets et du matériel pour la Résistance française. Durant les années 1943 et 1944 un certain nombre de ces opérations se déroulèrent dans la montagne de Reims.
L'Union 23/10/2006
La clinique de Champagne inaugurée
Inaugurée hier, la nouvelle clinique de Champagne, située en face de la bibliothèque Carnegie, accueille le centre médico-psychologique Mau- passant, le centre médico-psychologique Lucien Bonnafé, le centre d'accueil thérapeutique à temps partiel commun, la maison médicale de garde, le réseau de cancérologie de Champagne- Ardenne, le réseau régional de lutte contre les infections nosocomiales et audition Champagne-Ardenne. « La clinique a pour objectif de rapprocher les partenaires publics et privés de Reims et de la région », indique le CHU qui se félicite de la présence « d'activités médicales, sanitaires et sociales au cœur de la ville ».
L'Union 20/10/2006
Portes ouvertes au stade Delaune samedi et dimanche
Léger et lumineux le nouveau stade Auguste-Delaune ouvre ses portes au public samedi et dimanche. L'occasion de voir un bel équipement sportif et pour les supporters de rêver un peu dans les vestiaires des Rouge et Blanc.
Déjà fort apprécié par les supporters de l'équipe de football du Stade de Reims depuis le 21 juillet, jour du match amical des Rouge et Blanc contre Sedan, le nouveau stade Auguste-Delaune ouvre ses portes au public samedi 21 et dimanche 22 octobre de 14 à 18 heures.
Parcours fléché
Une belle occasion pour tous les Rémois qui le souhaitent de pénétrer gratuitement dans l'enceinte et les coulisses d'un équipement sportif dont ils ne connaissent souvent que la silhouette élancée et radieuse les soirs de matches quand ils passent en voiture le long de l'autoroute. La visite, libre, encadrée par une trentaine de personnes de la Direction jeunesse et sports de la ville, sera organisée sous la forme d'un parcours fléché qui partira du portail de la tribune Batteux, côté chaussée Bocquaine, pour s'achever côté patinoire.
En une petite demi-heure, plus pour ceux qui le souhaitent, vous aurez une idée de la qualité de l'équipement dessiné par l'architecte Michel Rémon.
Tout en vous nourrissant d'images souvenirs du grand Reims exposées dans les halls et les escaliers.
Après la traversée du long couloir rouge réservé aux Vip, vous serez aussitôt invité à accéder au 2e étage de l'imposante tribune Germain.
Attention, les ascenseurs seront exclusivement réservés aux personnes à mobilité réduite et il est interdit de fumer.
Passage dans la salle de réception modulable d'une capacité de 396 places donnant sur le joli parc Léo-Lagrange habillé aux couleurs de l'automne ; découverte de trois des 32 loges VIP avec télé et frigo. Puis vous redescendrez d'un étage pour profiter du promenoir Germain avec vue panoramique sur la pelouse, les tribunes et les travaux qui se poursuivent côté Vesle et patinoire.
Après un arrêt pour admirer cette fois le volume de la salle de réception Vip qui peut accueillir 945 personnes, retour à nouveau côté terrain en empruntant l'escalier de la tribune d'honneur.
Et là, vous vous rapprocherez des lieux interdits normalement au public.
Oui, vous pourrez fouler la pelouse synthétique qui borde le terrain avant d'emprunter le couloir mobile par lequel passent les joueurs.
Et cerise sur le gâteau, les vestiaires où se préparent les joueurs vous seront ouverts. Emplacement numéroté, douches, salle de massage, vous aurez peut-être la chance (s'il n'a pas été enlevé) de voir aussi sur des tableaux les schémas tactiques proposés par l'entraîneur Thierry Froger à la mi-temps de Reims-Tours.
La sortie se fera côté patinoire.
Là où l'on peut lire depuis plusieurs mois sur un panonceau un vœu du maire Jean-Louis Schneiter : « Là où a brillé une équipe de légende, nous reconstruisons un stade Auguste-Delaune digne d'hier et de demain. Le stade aura une capacité de 22.000 spectateurs et sera livré fin 2007. »
Recommandations
Compte tenu d'une soirée du RCB organisée samedi à Delaune et du match de coupe de la Ligue Reims Monaco, mardi, des barrières limiteront l'accès du public dans les salles. De même, pour des raisons que chacun comprendra, il ne sera pas possible de pénétrer sur la pelouse.
Alain Moyat
L'Union 20/10/2006
22.000 places fin 2007
Le public pourra découvrir un équipement déjà opérationnel d'une capacité de 9.236 places assises avec les deux premières tribunes : la tribune Henri-Germain (5.056 places) et la tribune Nord dédiée à l'entraîneur mythique Albert-Batteux (4.180 places dont 992 pour les supporters visiteurs).
L'équipement appartient et est géré par la ville. Il dispose de plusieurs salles de réception ouvertes prioritairement aux associations de la ville : un salon d'une capacité de 396 places assises et un salon de réception debout de 945 places. Quand les deux dernières tribunes fermeront l'ensemble de l'équipement, le nouveau stade Delaune aura une capacité de 22.000 places assises. L'équipement aura coûté près de 50,5M€ millions d'euros dont 3,6M€ de subvention de la Région et 1,3M€ du Département et le reste de la ville.
A.M.
L'Union 20/10/2006
Croix-rouge Les dernières nouvelles du quartier
Semaine bleue
Dans le cadre de la Semaine bleue « Jeunes et vieux, tous ensemble » , semaine nationale des retraités et personnes âgées, la section temps libre de l'association Croix-Rouge animation et promotion organise un goûter inter génération, mercredi 18 octobre à 16 heures. Renseignements, Acrap 11 avenue du président-Kennedy (03.26.06.39.54.).
Ramadan
L'association des travailleurs Maghrébins de France (Atmf) continue son action « Ramadan » jusqu'au 23 octobre, et invite les étudiants et toutes les personnes seules à rompre le jeûne au 6, allée des Picards, dans une ambiance familiale et conviviale, autour d'un repas offert tous les soirs à partir de 19 h 40. C'est aussi un moment de dialogue et d'échange culturel entre différentes communautés, dans un esprit de respect mutuel. Informations complémentaires à l'Atmf au 03.26.36.68.43.
Salles de réunion
Christiane Monflier, présidente de l'association de promotion de Pays-de-France a profité de l'assemblée générale extraordinaire de l'Étoile Croix-du-Sud pour interpeller l'adjoint Ahmed El Mcherfi sur le manque de locaux à Croix-Rouge : « Il faut maintenant réserver la salle Mauriac presque un an à l'avance ! Comment organiser des réunions de personnes âgées ou d'enfants et leurs familles dans ces conditions ? »
Pas d'accord du tout, M. Mcherfi a fait le tour des six salles disponibles à Croix-Rouge : espace Billard, espace Nacelle, espace Watteau, espace Ethnic's, association Etoile Croix-du-Sud et salle municipale François-Mauriac : « La vraie question à poser est la suivante : pourquoi les quatre premières salles citées, qui relèvent de la Maison de quartier Croix-Rouge, ne pourraient-elles pas, elles aussi, accueillir du public associatif le dimanche ? »
Subventions municipales
Le conseil municipal a attribué les subventions suivantes aux associations du quartier.
A titre social : association de gestion de l'institut Michel-Fandre (Centre de rééducation et d'éducation spécialisé pour la vision, l'audition et le langage : Cresval) 3.270 euros à titre exceptionnel pour aide à un contrat d'accompagnement à l'emploi, association Arts et culture d'Afrique de l'Ouest (Acao) : 2.580 euros à titre exceptionnel pour son animation en direction des jeunes.
A caractère sportif : association Croix-Rouge animation et promotion (Acrap) : 1.669 euros à titre exceptionnel pour réparation de l'alarme.
Au titre du Contrat de ville : association des travailleurs Maghrébins de France (Atmf-Marne) : 3.000 euros à titre exceptionnel, comme subvention à l'activité de l'association, association rencontres interculturelles de Reims (Rire) : 2.000 euros à titre exceptionnel pour ses expressions interculturelles.
L'Union 19/10/2006
C'est à la médiathèque
Exposition
Jusqu'au samedi 18 novembre, présentation d'œuvres originales de Carole Chaix, Gaëtan Dorémus et Sara, en préambule à la fête du Livre des 17 et 18 novembre : une évocation de l'univers des trois illustrateurs qui seront invités à la fête du livre, avec des techniques très différentes : papiers déchirés, crayon, créations en volume, peinture...
Des ateliers animés par Carole Chaix, pour tous et toutes à partir de 6 ans, complètent cette exposition, mercredi 25 octobre et samedi 4 novembre de 10 à 12 heures et de 14 à 16 heures : fabrication de boîtes à cœurs et à amoureux, messages d'amour secrets ou non, avec éléments de récupération, terre et fil de fer d'univers de tendresse, d'amour ou de rupture, de chagrins...
Lecture ado
Nouveau, pendant les vacances scolaires, mardi 31 octobre de 16 heures à 17 h 30, « Bouq'1 : Club de lecture ado » : pour échanger, discuter des lectures de chacun (magazine, manga, polar, roman ...) et de celles proposées.
A l'issue de cet échange, un feuillet des coups de cœur sera publié.
Et comme tous les mois
La ronde des albums (les dragons), mercredi 18 octobre à 15 heures, l'air du conte (la boîte de thé rouge, de Patricia Reznikov) jeudi 19 octobre à 10 heures, l'heure des bébés (moment de lecture tendresse pour les tout petits de 6 mois à 3 ans) mercredi 25 octobre à 16 h 30, projection de diapositives (Les larmes du dragon, conte de Pierre Chavy pour enfants de 4 à 8 ans) mercredi 25 octobre à 16 h 30.
Toutes les activités sont gratuites. Médiathèque Croix-Rouge - 19, rue Jean-Louis-Debar. (03.26.35.68.40.)
L'Union 19/10/2006
Fermeture imminente : les salariés d'Intermarché inquiets
La procédure est lancée depuis le 24 septembre. L'Intermarché du haut de l'avenue Jean-Jaurès va fermer. Les 14 salariés restant voudraient des engagements écrits sur leur reclassement
« Où va-t-on aller maintenant ? Mon mari est malade et je n'ai pas de voiture. », se désole Mme Ledu.
« Que vont faire tous ces employés. Je ne suis pas d'accord » s'indigne Mme Toublant.
« C'est désolant » martèle M.Beaudière. « Moi j'emmène toutes les semaines ma mère qui habite à côté du pont de Witry. »
Un peu désemparés devant de plus en plus de rayons vides, les clients faisaient grise mine hier matin. Leur Intermarché (SAS Naureor), de l'avenue Jean-Jaurès va fermer. Si ce n'est pas le mercredi 24 octobre, ce sera le 4 novembre. Rideau. C'est sans appel depuis le 4 octobre dernier. Les seize salariés ont été avisés officiellement. Le seuil de rentabilité du magasin de 1.800 m2 évalué à 3,6M€ n'est pas atteint. Le chiffre d'affaires dégringole trop. Il faut en tirer les conclusions (lire par ailleurs).
Si deux d'entre eux sont déjà partis, les quatorze salariés restants ne cachent pas leur déception quant aux raisons invoquées et leur inquiétude pour leur avenir.
Tout était programmé
« Oui, il y a une baisse de clientèle, mais c'est la faute aux gestions successives à répétition et à l'absence de communication publicitaire » explique Thierry Matin, délégué du personnel, en présence de Térésa Garcia, déléguée, et Anne-Marie Hul, comptable. « Depuis le mois de mai et le départ du directeur qui avait déjà fermé le rayon boucherie, le magasin est directement géré par le groupe. Il tournait sur trois pattes. Ca ne s'est pas arrangé. Ils ont laissé tomber la pub. Les rayons se sont vidés. Il y a eu la concurrence du Champion de Witry-lès-Reims. On nous annonce l'extension du Carrefour. Et on en est arrivé là. C'est d'autant plus révoltant que des centaines de logements vont se construire autour de la Zac Dauphinot. La direction nous a dit verbalement qu'il y aurait des propositions de reclassement pour les salariés. On ne voit rien venir de concret. Nous avons avisé l'Union syndicale des syndicats autonomes (Unsa) et la CGT. »
Des garanties écrites
Un document des Assedic traitant de la convention de reclassement personnalisé à la main, les salariés demandent à l'Inspection et la direction départementale du travail de « mettre en place une cellule de reclassement à défaut des mesures prises par leur société ». Et de faire part des doléances qu'ils vont exprimer ce matin au cours de la réunion prévue avec la direction du groupe.
« En matière de reclassement il faut nommément désigner les personnes ; donner personne par personne la localisation de reclassement proposée. La prime de mobilité doit être négociée au cas par cas. Au titre de la reconnaissance du travail accompli, (NDLR : certains salariés ont vingt ans d'ancienneté), nous voulons une prime de licenciement pour tout le personnel équivalente à un an de salaire, indemnités de licenciement comprises. A cela s'ajoute le maintien de la mutuelle en fonction de la durée d'indemnisation des salariés ; un 13e mois complet et le paiement du préavis pour ceux qui refuseraient la convention de reclassement personnalité. »
Déjà un nouveau projet
Alors que la situation des quatorze salariés d'Intermarché n'est pas réglée, les Mousquetaires ne restent pas les deux pieds dans la même botte.
En lieu et place de l'Intermarché, ils prévoient déjà d'ouvrir un hard discount maison à l'enseigne Netto. Un magasin de 600 à 800 m2. Mais avec trois à quatre personnes.
Les affaires continuent.
Alain Moyat
L'Union 18/10/2006
« Nous allons faire des propositions aujourd'hui »
Chargé de communication pour le groupe Intermarché (115.000 salariés), Gilles Flockuart ne comprend pas l'inquiétude des salariés. « Il faut laisser les gens travailler tranquillement. Nous allons faire des propositions concrètes dans le cadre de la réunion programmée aujourd'hui. Nous allons donner des réponses. Il faut savoir que la convention de reclassement personnalisée évoquée ne les concerne pas puisque leur société a moins de 50 salariés. Par contre, notre préoccupation, c'est bien le reclassement. Dans un pays où il y a près de 10 % de chômage, ça ne peut pas se faire si facilement. Pourtant nous avons une vraie volonté de trouver une solution pour chacun. »
Sur les raisons de la fermeture, elles sont mathématiques. « Le chiffre d'affaires du magasin de l'avenue Jean-Jaurès qui fait 1.800 m2 est l'équivalent d'un magasin de 800 m2. Il fallait faire quelque chose. Oui, c'est vrai, nous avons sur le site un projet d'ouverture d'un Netto. Il pourrait faire 600 à 800 m2 et employer trois à quatre personnes. »
A.M.
L'Union 18/10/2006
Le radar des Tondeurs prenait à plus de 70 km/h le 1er jour...
Radar des Tondeurs, nouvel épisode ! On se souvient que la vitesse maximale du tronçon sur lequel l'appareil a été mis en service le 11 octobre fut d'abord signalée à 70 km/h, avant que la préfecture ne rectifie et signale la bonne vitesse : 90 km/h (l'union des 9 et 10 octobre).
Selon la préfecture, il y a eu une mauvaise communication avec la communauté d'agglomération de Reims. La vitesse fut effectivement limitée à 70 km/h à l'époque des travaux effectués dans le double virage des Tondeurs.
Contraventions annulées
Les travaux terminés, le tronçon fut rétabli à 90 km/h mais les services de l'Etat en sont restés à la vitesse de 70 km/h lors de la mise en service du radar.
L'histoire aurait pu en rester là. Eh bien non ! Mercredi 11 octobre, alors que l'appareil était en service depuis quelques heures, une automobiliste rémoise a eu la surprise d'être flashée alors qu'elle roulait « à moins de 80 km/h ».
« Il n'y avait que moi à ce moment-là » explique Michèle Prunier. « J'avais pourtant bien lu dans le journal que la vitesse était limitée à 90 km/h, et non 70. Inquiète, j'ai téléphoné à la préfecture. Une dame m'a d'abord dit que c'était 70 km/h, avant qu'un collègue ne lui dise que c'était en fait 90 km/h. »
Difficile de s'y retrouver. « Ils ont pris mes coordonnées et ont promis de me rappeler. » Ce fut chose faite en fin de semaine dernière. « La dame que j'ai eue au bout du fil m'a annoncé qu'il y avait eu une erreur. Elle m'a dit que le premier jour (ndlr : 11 octobre), le radar avait pris les vitesses à partir de 70 km/h. Ils ont fait des réglages et maintenant, c'est bien 90. On m'a précisé qu'il n'y aurait aucune conséquence pour moi. » Contacté hier, le cabinet du préfet de région n'avait pas encore eu connaissance de cette information mais il confirme que la vitesse maximale autorisée à l'emplacement du radar automatique est bien de 90 kmh.
« Toutes les contraventions des usagers qui auraient été flashés pour des vitesses comprises entre 70 et 90 km/h seront annulées » rassure la préfecture.
F.C.
L'Union 18/10/2006
Moonlight fermé : le tribunal saisi
Située rue de la Cerisaie, la discothèque le Moonlight fait l'objet d'une fermeture administrative de trois mois décidée fin septembre par le sous-préfet de Reims après des incidents entre clients survenus à la sortie de l'établissement (l'union du 3 octobre). Destinataire d'un rapport de police signalant que les faits étaient « étroitement liés à une consommation d'alcool dans l'établissement », ce que conteste l'exploitant, le sous-préfet a également retiré l'autorisation d'ouverture tardive dont bénéficiait la discothèque (ferme-ture des portes à 0 h 30 au lieu de 4 ou 5 heures).
Deux sanctions contestées par l'avocat du Moonlight qui a saisi le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne d'un recours en référé pour demander la suspension de ces deux mesures. L'audience du juge des référés aura lieu ce matin au tribunal administratif.
L'avocat va plaider l'illégalité de la « double sanction ».
L'Union 18/10/2006
Les usagers ont peur de se ruiner avec le TGV
Le prix du billet de train pour Paris n'est pas encore connu. Seule l'augmentation est prévue. Entre 34 à 60 %. En attendant, les voyageurs s'inquiètent.
7 h 07, le nez rougi par le froid et les yeux encore embués par le sommeil, les voyageurs se pressent dans la gare en travaux. Petits signes de tête ou bisous complices, les habitués se retrouvent.
Pour François et Benoît, les voyages pour Paris sont professionnels et occasionnels. « Comme c'est professionnel, c'est notre employeur qui paye. Alors le prix n'est pas un problème. » Pas trop inquiets donc, les deux collègues.
Déménager à Paris
Ce n'est pas la même chose pour Carine, animatrice commerciale à Paris. Elle fait le trajet quotidiennement depuis plus d'un an. « Le prix du billet est la grande question. S'il augmente trop, je vais devoir déménager à Paris. »
Françoise se rend tous les jours ou tous les deux jours à la capitale. « Cela fait dix ans que je fais les trajets. Le TGV me permettra de rentrer tous les jours à Reims. » L'assistante de direction a opté pour un abonnement fréquence.
Alley est avocat au barreau de Seine-Saint-Denis. « Apparemment les prix vont augmenter. De toute façon je ne peux pas faire autrement. Si je devais prendre la voiture ça m'obligerait à partir beaucoup plus tôt car dans ce cas on se tape les embouteillages. En voiture, pas question de lire mes dossiers. Ca ne m'empêche pas d'attendre impatiemment le prix de l'abonnement. »
« Je prendrai la voiture »
Pharmacien biologiste à Paris, Dieudonné parle sans détours. Il s'agit d'un des plus anciens du Reims-Paris. Dix-huit ans de trajets quotidiens semble avoir un peu usé le bon caractère de cet employé de l'Assistance publique. « Je ne suis pas content. » En cause encore, l'augmentation annoncée du prix du billet. « Mon employeur en tout cas, augmentation ou pas, ne me rembourse que 50 € par mois, le prix de la Carte orange. » Pour lui c'est sûr, « si l'augmentation est trop forte, je prendrai la voiture. »
Cela fait trois ans que Jérôme prend le train chaque matin : « J'espère qu'ils vont tenir compte de l'ancienneté. » Il est ingénieur en informatique. « Ce qui m'inquiète aussi c'est le manque de départs vers 18 heures. Si c'est pour rentrer chez moi plus tard qu'avant, ce n'est pas la peine. »
Roch a pris une décision. Le consultant en ressources humaines donne jusqu'au mois de juin à son employeur pour prendre en charge une partie du prix du billet. « Sinon, je donne ma démission et je commence à chercher du travail dans la région. Ma compagne travaille dans les Ardennes donc on ne peut pas s'installer à Paris. »
Pierre fait les trajets depuis quatre ans. Il travaille dans un bureau d'études parisien. « On n'a pas le choix. » Jérôme acquiesce : « On ne trouvera pas forcément l'équivalent de notre boulot dans la région. »
Alexandre Roger
L'Union 18/10/2006
Réunion d'information vendredi
A 235 jours de la mise en service de la ligne TGV Est, les associations d'usagers mettent le paquet pour informer les habitués sur ce qui les attend. Les membres de l'Aputcre (association des piétons et des usagers des transports collectifs de Reims et de ses environs) étaient lundi, mardi, ainsi que ce matin devant la gare pour inviter les usagers à se mobiliser. Ils ont distribué 1.500 tracts qui invitent les réguliers de la ligne Reims-Paris à une réunion d'information vendredi, salle Goulin. Elle permettra aux représentants de la SNCF de s'expliquer sur les orientations prises en matière de prix mais aussi de fréquence sur la ligne. Les représentants de la SNCF en profiteront pour faire le bilan des réponses des usagers aux enquêtes menées dans les trains cet été. Du côté des associations d'usagers, on a déjà quelques idées. « J'arriverai avec ma propre étude », explique Hugues Lebailly, président de l'Aputcre. « Il manque un train à 18 h 30. Le TGV de 19 heures part trop tard. » Pour lui, il n'est « pas question de supporter une augmentation de 60 % comme celle qu'ont connue les usagers du Lille-Paris. Ils en sont arrivés à cette aberration de bloquer leurs propres trains. Au bout d'un an, la SNCF a fini par baisser ses tarifs. » L'abonnement actuel est de 345 € par an. De nombreuses questions restent en suspens comme celle de la réservation qui est obligatoire sur les TGV. Une réservation vaut 1,5 €. Qu'en est-il de la mise en place de l'abonnement annuel ? Sur ce point, la négociation portera sur le nombre de mois à la charge de l'usager. Les représentants de la SNCF ont jusqu'au 1er janvier pour fixer les prix définitifs.
A.R.
Vendredi 20 octobre à 20 h 15, salle Goulin (rue de la Neuvillette), les débats auront lieu en présence des représentants de la SNCF sur invitation des associations d'usagers. La réunion est ouverte à tous.
L'Union 18/10/2006
Université de Reims : autant d'inscrits, moins d'étrangers
En 2006-2007, les effectifs de l'université de Reims devraient rester stables (autour de 21.000), mais le nombre d'étudiants étrangers chute de 7 % et, entre le lycée et la fac, beaucoup de néo-bacheliers s'évaporent !
C'est l'une des curiosités de la rentrée universitaire en Champagne-Ardenne. Dans l'académie de Reims, les nouveaux bacheliers sont aussi nombreux que l'an dernier, mais la proportion de ceux qui se sont inscrits en fac a chuté de 3,4 %. Elle plonge même à - 9 % pour les bacheliers technologiques. Même si dans cette filière, le nombre de diplômés a régressé de 4 %, le différentiel (- 5 %) est tout de même important. Où sont-ils ? « On ne les retrouve ni en BTS, ni en classes prépas », commente Michèle Severs, la vice-présidente de l'URCA.
L'énigme reste donc entière. Elle justifie en tout cas un suivi affiné du parcours des lycéens et plus loin, des étudiants qui quittent la fac.
L'enquête (un vieux projet) serait dans les tuyaux. Reste à la réaliser.
Dissuasion
Cette déperdition ne pèse pas pourtant sur les effectifs globaux de l'université régionale. A Reims, Troyes, Charleville et Châlons, 18.300 étudiants sont déjà inscrits. C'est 480 de moins que l'an dernier à pareille époque.
Mais quand tous le seront (les masters notamment) et que les droits de paiement seront vérifiés, ils devraient être autour de 21.000, selon Gérard Mary, le président de l'URCA. Ils étaient 21.652 l'an dernier, dont 41 % originaires de la Marne, 14,7 % des Ardennes et 12,3 % de l'Aisne.
La stabilité des chiffres dissimule quelques tendances lourdes. En médecine, par exemple, l'ouverture du numerus clausus continue de doper les effectifs (globalement, + 5 %). Rien qu'en 1re année, ils bondissent de + 16 %. « Un phénomène national que nous subissons moins qu'à Paris mais plus qu'à Amiens », estime M. Mary. L'explication est qu'à Reims, la 1re année de tronc commun ouvre vers médecine, dentaire et l'école de sage-femmes.
L'autre explication est que trop d'étudiants en médecine ayant obtenu moins de 6 de moyenne en 1re année persistent.
Or, les statistiques le prouvent : 100 % échoueront à nouveau. « Il faut donc les en dissuader sans les abandonner et leur proposer d'autres choix », explique le président de l'URCA.
Moins de Chinois
Outre la baisse attendue des effectifs en STAPS - la fac des sports (- 18 % pour le moment), l'autre particularité de cette rentrée est la baisse sensible du nombre d'étudiants étrangers : globalement - 7 % et, sur la seule 1re année,
- 24,8 % ! De 2.000 l'an dernier, leur nombre passe à 1.800 cette année.
Plusieurs explications possibles : d'abord, une plus grande sélectivité » des centres d'études français, chargés dans les pays d'origine, de recruter les étudiants.
Le nombre des Chinois, par exemple, passe de 226 à 197, principalement pour des raisons linguistiques. Or à quoi bon un étudiant de grande qualité s'il parle mal ou peu le français ?
Seconde raison : pour Gérard Mary, « le climat général en France » dissuaderait de plus en plus les candidats à l'immigration universitaire (d'Afrique et d'Asie surtout). « Or, les étrangers sont souvent de bons étudiants. La preuve : plus les cycles s'élèvent, plus leur proportion augmente », note le président de l'URCA qui réfute l'allégation selon laquelle les étrangers serviraient à gonfler artificiellement les effectifs, et donc à doper le budget universitaire. « Ce fut peut-être le cas il y a vingt ans. Ca ne l'est plus. Du reste, à 172 € l'inscription, 100 étudiants de plus ou de moins, ça ne change pas grand-chose ».
Gilles Grandpierre
L'Union 18/10/2006
Pré-orientation : « Oui mais. »
« C'est une bonne idée qu'on ne mettra pas en place cette année », dit Gérard Mary de la pré-orientation, dès la terminale, des futurs étudiants. Proposé par le ministre délégué à l'Enseignement supérieur, François Goulard, le dispositif est destiné à lutter contre l'échec élevé des étudiants en 1re année de fac.
« L'idée est bonne, mais dans notre région, trop d'indicateurs sont inférieurs à la moyenne nationale : c'est vrai du taux d'accès au bac, de la poursuite des études vers le supérieur et du pourcentage de diplômés universitaires. La baisse de la démographie n'arrange pas les choses. Or, la Champagne-Ardenne manque d'étudiants et de matière grise. Mettre en place un tel dispositif suppose qu'on l'accompagne d'un dispositif de réorientation. Or, pour le moment, nous n'en avons pas les moyens », commente M. Mary.
Actuellement, 25 % des étudiants de l'URCA sortent sans diplôme du système universitaire au bout de quatre années d'études.
G.G.
L'Union 18/10/2006
Reims aérospace : du nouveau
Qui reprendra les rênes de Reims aérospace à l'issue de la période de redressement judiciaire ? On ne le sait toujours pas.
Comme nous l'annoncions dans notre édition de samedi, un second projet semble bien avoir été déposé par le plus gros actionnaire de Reims aviation industrie, le voisin de Reims Aerospace.
Ce qu'il ne dément pas.
Du côté du premier plan (celui monté par les salariés de l'entreprise) il y a du nouveau. « Le président du conseil régional, du conseil général et le maire de Punay se sont engagés hier à signer un soutien financier dans le projet de l'Arraes (Association pour la reprise de Reims Aérospace par ses salariés) », expliquait hier Patrice Monoy, délégué syndical de l'entreprise. Ils rejoignent ainsi l'Etat par le biais du ministère des PME/PMI et la Ville de Reims qui avaient déjà apporté leur soutien au plan de reprise. « Nous en sommes maintenant à 600.000 € de garantie », poursuit l'un des animateurs du plan de reprise. Il reste encore pourtant du chemin pour atteindre le 1,4 million nécessaire à la reprise de l'entreprise.
Rappelons que le tribunal de commerce devra se prononcer sur l'affaire le 22 novembre.
L'Union 18/10/2006
« Calmer les inquiétudes »
Le 1er janvier 2008, chacun des 29 IUFM de France sera intégré dans une université. C'est la loi Fillon qui l'a décidé. Les IUFM de Limoges, de la Réunion et de Reims Champagne-Ardenne le seront un an plus tôt. Le ministère a sélectionné ces trois IUFM en considérant que leur intégration dans une université s'annonçait plus facile qu'ailleurs.
Plusieurs réunions de travail ont eu lieu dans l'académie de Reims. Aujourd'hui, le recteur, le président de l'université de Reims Champagne-Ardenne et les responsables de l'IUFM informeront les personnels des cinq centres champardennais sur les enjeux et modalités de l'intégration. « Ce sera l'occasion de répondre à toutes les questions, explique Gérard Mary, le président de l'Urca, et de calmer les inquiétudes. »
A.C.
L'Union 18/10/2006
Tinqueux Opération réussie pour les Papillons blancs
Les Papillons blancs, association de familles de personnes handicapées mentales et d'amis, bénévoles, accueille dans ses sept établissements plus de 420 personnes.
L'association a fêté ses 50 ans en 2005 et en 2006, les projets sont encore nombreux. Ceux-ci répondent à des besoins nécessaires des enfants, adolescents et adultes, qui sont atteints de handicaps souvent lourds, et qu'elle accueille ou qui sont en attente d'une place.
Ses établissements sont l'institut médico-éducatif « l'Eoline » pour des enfants, des adolescents polyhandicapés, un second Institut médico-éducatif « La Cerisaie », et pour des adultes les foyers « l'Aurore » ou « Alizé » sur Reims, le centre d'aide par le travail « les ateliers de la forêt » à Tinqueux et Pouillon, le foyer « Le Relais » et la maison d'accueil spécialisée « Odile Madelin » à Cernay-lès-Reims pour des adultes ayant besoin d'un accompagnement de vie constant. Les opérations brioches précédentes ont permis de fournir une centrifugeuse à des adultes qui n'ont pas la capacité de manger des fruits frais, un home cinéma dans un foyer, un mini tracteur pour des activités, des séances de poney pour des enfants polyhandicapés, par exemple.
Elles permettent d'avancer les projets de création de nouveaux lieux d'accueil, comme un foyer pour adultes autistes, un foyer médicalisé nécessaire pour d'autres adultes.
Cette année, deux nouveaux services :
soins et aide à domicile (SSAD) pour cinq enfants et soutien aux familles.
accompagnement à la vie sociale (SAVS) pour trente adultes des Ateliers de la forêt, suffisamment autonomes, qui pourront ainsi habiter en ville.
Malgré des retards, « La Cerisaie » devrait recevoir, en 2008, les enfants et adolescents dans de nouveaux locaux à Val-de-Murigny.
Contacts : 68, rue de Louvois à Reims ou au 03.26.06.57.05.
L'Union 17/10/2006
30 M€ d'investissements et cent emplois créés au Leclerc Champfleury
Ca bouge à deux pas de l'agglomération. Tout contre la ligne LGV et le futur contournement autoroutier, Jean-Paul Pageau crée un nouvel hypermarché Leclerc. A la clef, une centaine d'emplois.
«A 59 ans, on n'est pas un vieillard. Il n'y a encore pas si longtemps j'ai fait le marathon de New York. Je pense que c'est l'âge où on est au maximum de ses possibilités. »
Directeur de l'hypermarché Leclerc Champfleury, Jean-Paul Pageau travaille plutôt dans l'ombre aujourd'hui. Mais il ne le regrette pas.
Si la vision qu'il a aujourd'hui de l'agglomération rémoise depuis son bureau est obscurcie par l'édification d'un méga bâtiment, le chef d'entreprise sait que ce n'est qu'un mauvais moment à passer. En effet, tout contre son hyper ouvert en 1985 et agrandi en 1990 s'élève à vitesse grand V un autre hypermarché « plus beau, plus grand, plus compétitif ». A deux pas de la ligne LGV et du contournement autoroutier sud de Reims. Un projet de 30 millions d'euros qui devrait créer à terme avec l'ouverture complète d'une galerie une centaine d'emplois. Explications.
« J'aime me projeter dans l'avenir. J'ai toujours un projet à cinq ans » explique le chef d'entreprise. « J'ai ouvert l'hyper de Champfleury en 1985 en rachetant une partie des Nouvelles Galeries avec 4.000 m2 de vente. J'ai agrandi pour avoir une surface de vente de 10.000 m2 en 1990. Mais il faut être au goût du jour et au niveau de ses concurrents en offrant le meilleur accueil, les meilleurs bâtiments et la meilleure configuration. Si mon hyper de Saint-Brice-Courcelles (1) est au top, celui-ci est moche. Il n'est plus adapté. Si je ne fais rien, je suis cuit. Les clients me quitteront. J'avais le choix entre une rénovation et reconstruire du neuf. J'ai opté pour la seconde option. D'ailleurs le maire de Champfleury sou- haitait que je reste sur sa commune. »
Dix hectares
C'est sur une surface de 12 hectares amputée de 2 ha pour un bout d'autoroute que le projet voit le jour. « J'ai dû aussi dépenser près d'un million d'euros pour déplacer les poteaux électriques de 225.000 kW. Je n'ai pas demandé de subvention. On ne m'a rien donné. »
Permis de construire en août 2005, début des travaux en janvier 2006. Le bâtiment d'une surface commerciale de 13.000 m2 ouvrira au premier trimestre 2007. « Une galerie de 3.000 m2 avec une trentaine de cellules est prévue. Elle sera ouverte en deux temps pour des raisons d'organisation du chantier. Un parking de 1.500 places remplacera l'ancien de 800. »
Citoyen actif
L'effectif global de l'hypermarché va passer de 300 à 400 d'ici 2008. « Dès l'ouverture trente à quarante emplois seront créés. S'y ajoutera une soixantaine quand la galerie sera totalement ouverte en 2008. Et vous savez, je suis à l'initiative de la création d'un entrepôt Leclerc de 50.000 m2 sur Witry-lès-Reims qui va créer 150 emplois. »
Persuadé qu'« il faut créer de la richesse pour que les gens puissent dépenser de l'argent pour les loisirs et la culture », Jean-Paul Pageau sait qu'il n'a pas que des amis. Il n'en reste pas moins battant : « J'ai 700 salariés. J'espère que les gens sont satisfaits à défaut d'être heureux. »
Vice-président de la Chambre de commerce, il est aussi un citoyen actif. Il a été l'un des fers de lance d'une opération pour l'Institut Godinot et dépense aussi beaucoup pour soutenir des clubs. Les grands comme les plus petits.
Alain Moyat
(1) Il a ouvert aussi en 1990 un hypermarché Leclerc à Saint-Brice-Courcelles qui a 13.000 m2 de surface de vente et emploie 400 personnes.
L'Union 17/10/2006
Martin-Peller : les parents en appellent à l'Inspection d'académie
A la suite de l'article du vendredi 13 octobre, consacré au jeune Laurent, élève de CM2 à l'école Martin-Peller, les parents des autres élèves ont mené une action d'explications à l'entrée de l'école hier matin.
Hier matin, les parents de la classe de CM2 dans laquelle est inscrit le jeune Laurent et dont l'union évoquait le cas dans son édition du vendredi 13 octobre, ont mené une action collective destinée à apporter des explications sur la situation telle que la vivent leurs propres enfants. Mais surtout, ils espèrent que l'Inspecteur d'Académie réglera le problème engendré, selon eux, par le comportement perturbateur du jeune Laurent.
Pour mémoire, ce dernier et sa maman se plaignent de ce que le jeune garçon passerait l'essentiel de ses heures de cours dans le couloir.
Inquiétudes
Pour certains autres parents, c'est son comportement qui serait incompatible avec le bon fonctionnement de la classe. Beaucoup sont inquiets.
« Ca fait trois ans que ce garçon est là. Dès le début on en a entendu parler. Mais les institutrices avaient réussi à le canaliser. L'an dernier, les trois premiers mois ont été difficiles, mais la maîtresse a fini par le contenir. Cette année, il y a un changement. Le garçon est plus agressif, plus remonté, sans limite », expliquent des parents de la classe de CM2 concernée.
« Infernal »
D'après ce que rapportent les camarades du jeune garçon à leurs parents, cet élève turbulent serait « violent ».
Une maman exhibe une des pointes de compas que le garçon lancerait régulièrement à travers la classe. Une autre affirme que son enfant aurait « une cicatrice à vie », suite à un coup donné par le jeune garçon.
Bref, résume un père, des mots et des gestes qui ne relèvent pas de l'enfance. « Ca devient infernal », complète une maman, qui est « montée samedi dans la classe parce qu'on l'entendait hurler pendant la réunion de parents d'élèves » qui se déroulait à l'étage inférieur. « Je n'ai jamais vu ça », commente-t-elle.
Hier matin, les parents ont donc « retenu » leurs enfants à l'extérieur de l'école au moment de la rentrée, pour « marquer le coup ». L'une des mamans a joint l'Inspection d'Académie avec son portable.
Les parents attendent de celle-ci « une prise en charge psychologique de l'enfant, car ce n'est pas un problème d'enseignants ».
Joint par l'union, l'inspecteur de circonscription confirme « suivre le dossier », mais refuse d'en dire davantage.
En attendant de trouver une solution, les uns et les autres vont devoir continuer à cohabiter, à défaut de pouvoir s'entendre.
J.-F. Scherpereel
L'Union 17/10/2006
L'inspecteur d'académie donne une nouvelle chance
L'inspecteur d'Académie, Mme Montlibert, a passé une partie de la matinée à l'école Martin-Peller. Elle connaît le dossier de ce jeune garçon « qui pose problème depuis longtemps, qui manque régulièrement sans excuse, ou alors on a du mal à les avoir ». Mme Montlibert a donc proposé de remettre en place « une nouvelle équipe éducative » pluridisciplinaire autour de Laurent, mais en y intégrant sa mère.
En effet, rappelle Mme Montlibert, une première tentative d'encadrement de l'élève a déjà eu lieu l'an dernier. « A cette époque, la maman coopérait. C'était une nécessité. On l'avait contenu malgré quelques moments difficiles. Mais depuis fin mai, la maman ne coopère plus. » Si elle juge maladroite la méthode d'isolement de l'élève au fond de la classe, dans l'embrasure d'une porte donnant effectivement sur un couloir « mais un endroit depuis lequel il pouvait suivre les cours », Mme Montlibert l'accepte dans la mesure où « il ne pouvait plus ennuyer ses camarades. La directrice espérait le contenir petit à petit ». Laurent aura donc une nouvelle chance de reprendre une vie « normale » au sein de la classe. Si lui et sa maman n'en profitaient pas, « d'autres mesures » seront prises à son encontre.
J.-F.S.
L'Union 17/10/2006
Transports : la Ville réfléchit pour ses salariés
Ville et Car lancent une réflexion autour du plan de déplacement entreprises. Les déplacements des employés seront passés au crible.
Le plan de déplacement « entreprises » qui va être mis en œuvre par la ville de Reims et la communauté d'agglomération est « une réflexion sur l'intégrité des déplacements de nos employés pour aller au travail, en revenir ainsi que leurs déplacements sur le temps de travail (pour raisons professionnelles), » explique François Dupouy, directeur général adjoint des espaces urbains et environnement à Reims Métropole.
Une étude va être lancée, en début d'année prochaine, pour analyser les déplacements des quelque 2.000 employés municipaux et des 500 employés Car. Cet audit « sera fait en collaboration avec les syndicats et les représentants du personnel. Nous allons travailler sur une typologie par habitant et une typologie par métiers, pour analyser les situations. » Et ces situations risquent d'être nombreuses et variées. Pour la Ville, les employés sont, en effet, répartis sur environ 80 bâtiments différents et 122 groupes scolaires. Pour Reims Métropole, 14 bâtiments sont concernés. « Il s'agit de faire un état des lieux de tout ça : qui travaille où, les besoins par rapport aux hommes, le mode de déplacement des uns et des autres, les possibilités de stationnement. ». Après l'étude, des propositions d'orientations seront faites « pour favoriser tel ou tel type de déplacement, ou par exemple pour faire évoluer les horaires de travail de certaines catégories d'agents. » L'été prochain, les actions pourront être déclinées pour chaque site de travail et chaque catégorie d'agents. Il est également prévu dans le PDE une évaluation à un an. A l'occasion du dernier conseil municipal, Raymond Joannesse - conseiller municipal vert - a indiqué à la Ville que « d'autres communes offrent un « kit cycliste » (sac à dos, cape de pluie, bon de révision et bon de marquage) pour les personnes passant au vélo et signant une charte ».
Pédagogie pour tous
Toutes ces démarches sont initiées « dans le cadre de la loi sur l'air et la prise en compte de l'environnement dans le fonctionnement de la société. » Déjà, la Ville et Reims Métropole ont-elles décidé, depuis plus de deux ans, de rembourser 50 % des abonnements Tur et SNCF à leurs employés. « Co-voiturage, bus, vélo. il faut diversifier les réponses. Il est évident que les besoins sont différents que l'on habite en agglo ou hors agglo, ou pour une femme de ménage qui débute à 5 heures à l'hôtel de ville ou un employé qui travaille plus tard et dans un autre quartier. Il faut trouver des solutions à la carte ». Pour François Dupouy, « c'est aussi une pédagogie pour tous. Chacun doit réfléchir à ses besoins chaque jour et adapter son mode de transport qui ne sera pas le même si la personne doit faire des courses, si elle doit transporter les enfants. Nous ne sommes pas mono-modes et chacun peut s'adapter. »
P.B.
L'Union 17/10/2006
L'échangeur du Champ de tir est ouvert
Situé sur l'A34 à proximité de la Zac Croix-Blandin, l'échangeur du Champ de Tir est officiellement ouvert. Il a été inauguré hier matin (notre photo) par le maire. Cet ouvrage permet de relier l'A 34 (en provenance de Charleville-Mézières ou de l'A4) et le secteur Santos Dumont, Zac Farman (ancienne RN44) à l'est de Reims. Il se situe entre la sortie Witry-lès-Reims et la jonction avec l'A4 à Cormontreuil et trouve l'origine de son nom dans la présence à cet endroit de l'ancien terrain d'entraînement de la caserne Jeanne-d'Arc. Le coût total de l'échangeur est de 4,5 millions d'euros auxquels il faut ajouter 3,156 millions d'euros pour l'aménagement de la liaison entre l'ex-RN44 et l'A34.
L'Union 17/10/2006
Marathon de Reims
Tous les résultats 10, 21, 42 et les autres
Un pari gagné, celui du nombre, de la convivialité et de l’ambiance avec
10 700 coureurs répartis sur 5 courses, un public présent tout au long du
parcours, Annette Sergent, Yohann Diniz, le Golden Boy de la marche, et
Dominique Chauvelier comme meneurs d’allure sur 10 et 42 Km.
Rendez-vous dimanche 21 octobre 2007
pour la 24ème édition de Reims à toutes jambes !
Pricipaux résultats :
Marathon Homme
Pius Kipruto MARITIM - Kenya- 2h13’49’’
Simon MUNYUTU Français- 2h14’36’’
Isaac Kipyego KIPRONO –Kenya- 2h14’54’’
Résultats Marathon Femme
Martha KOMU –Kenya- 2h32’39’’
Elisabeth MONGUDHI- Namibie- 2h47’01’’
Murielle BRIONNE – Française- 2h49’57’’
Résultats Semi-Marathon Homme
Vincent KROP- Kenya- 1h03’22
Nicolas KIPRONO- Ouganda- 1h04’32’’
Jacob KITUR- Kenya- 1h05’19’’
Résultats Semi-Marathon Femme
Pauline WANGUI- Kenya- 1h12’
Viola BOR – Kenya- 1h14’10’’
Mirriam WANGARI - Kenya- 1h14’49’’
reims-web.com 16/10/2006
CFA2
Saint Anne s'incline 5 - 1 à domicile devant Cambrai, le club rémois ferme la marche du championnat et est en proie aux doutes.
Taissy occupe la 8 ème place
Reims2 la 15 ème
et St Anne la 16ème et dernière place
reims-web.com 15/10/2006
Lire le résumé du match St Anne Cambrai
Lancement des XXIIIes Olympiades de chimie
Le coup d'envoi des XXIIIes Olympiades de chimie a été donné au lycée Libergier lors d'une première série de conférences à laquelle étaient conviés les lycéens rémois de terminale S et STL.
Ils ont été d'emblée dans le sujet avec l'intervention de M. Duchiron à propos des bio-énergies et celle de Jacques Perrier autour de « L'évolution et perspectives du transport individuel ».
En effet le concours sera orienté, pour deux ans, sur l'apport de la chimie dans le transport et le développement durable.
La préparation aux épreuves (écrites le 7 février et TP le 14 février 2007) se compose de huit séances qui auront lieu un mercredi sur deux dans divers centres de Reims, comme Libergier, Jean-Jaurès et Roosevelt (hors temps scolaire : les candidats sont donc volontaires, tout comme les professeurs qui encadrent le concours). Des visites d'entreprises seront aussi proposées.
Auprès de Christian Petitfaux, délégué régional des Olympiades de chimie, Luc Lépicier est responsable de l'organisation pédagogique du concours. Il est aussi président de l'épreuve nationale d'entretiens collectifs : « Durant trois jours, les 42 meilleurs candidats de France se retrouveront à Paris pour trois jours d'épreuves diverses. L'Académie de Reims retiendra les deux meilleurs lycéens pour cette finale prévue le 28 mars 2007.
Ce concours obtient chaque année un grand succès et son utilité n'est plus à démontrer : il a en particulier contribué à modifier les programmes de chimie des lycées, les rendant moins abstraits, avec plus de travaux pratiques. »
Un second volet est également proposé pour la 4e année : il s'adresse aux élèves de première invités à présenter un plan d'action en communication. Déjà un court métrage est à l'étude, avec Jacques Perrier, sur « L'effervescence des vins ». Mais tous les autres supports peuvent être utilisés.
Là encore, les meilleurs candidats participeront à la finale nationale. Huit projets seront retenus pour l'ensemble des académies.
Pour tout renseignement concernant les Olympiades de chimie, contacter Luc Lépicier au 03.26.84.08.23.
L'Union 16/10/2006
Cathédrale, stade : la semaine des inaugurations
L'actualité file sur les chapeaux de roue cette semaine avec la poursuite des animations tournant autour du mois de la création et de l'innovation, un salon « poivre et sel » à l'occasion de la Semaine bleue et cerise sur le gâteau : l'inauguration de la mise en lumière de la cathédrale et celle des deux premières tribunes du stade Delaune dont une en l'honneur du mythique entraîneur Albert Batteux. Digest.
Lundi 16 octobre.- En attendant le bouclage du Barreau Est on notera avec plaisir ce lundi matin l'ouverture de l'échangeur du Champ de tir sur l'A 34 (lire page B). A 18 heures les protestants célébreront les 100 ans de leur association d'entraide au Temple. Poursuite du festival chemins numériques jusqu'au 25 octobre au centre culturel Saint-Ex.
Mardi 17 octobre.- Destinée à prévoir l'avenir du Pays rémois l'exposition sur le plan local d'urbanisme sera inaugurée ce matin en mairie. Pour ceux qui voudraient parler de leurs difficultés du présent, la Journée mondiale du refus de la misère sera marquée ce soir par des témoignages à l'université populaire à 18 heures au Palais du Tau sur le thème : « La famille, une force contre la misère ». Auparavant à 14 h 30, la rentrée solennelle de l'Institut universitaire du temps libre au centre des congrès montrera qu'il n'y a pas d'âge pour entretenir son savoir. Toujours pour les anciens, coup d'envoi au caveau Castelnau du salon Poivre et sel avec 72 exposants.
Soirée joyeuse enfin avec panam'trombones, un concert de poche au Ludoval ou du théâtre avec « Famille de stars » ce mardi soir au centre des congrès. Avec Philippe Khorsand et Brigitte Fossey.
Mercredi 18 octobre.- Toute la journée intéressante initiative dans les maisons de quartier Wilson, Maison-Blanche et salle municipale Croix-Rouge avec un forum emploi formation. Économie toujours avec mercredi jeudi le salon Innovact avec les journées européennes de la jeune entreprise innovante.
Jeudi 19 octobre.- Lancement des journées européennes des métiers d'art (jusqu'au 22 octobre). En soirée inauguration du salon maison, passion, salon de l'habitat au parc des expositions.
Vendredi 20 octobre.- A 20 heures la belle se dévoile. Traduisez la nouvelle mise en lumière de la cathédrale sera inaugurée. 230 projecteurs, 110 générateurs et 1,3 M€ pour habiller le bâtiment où ont été sacrés 24 rois de France.
Samedi 21 octobre.- A 10 heures inauguration des deux premières nouvelles tribunes du stade Auguste-Delaune baptisées Henri-Germain et Albert-Batteux. Ouverture au public de 10 à 18 heures.
31e bourse aux minéraux et fossiles au Caveau Castelnau, rue Gosset et inauguration des courts couverts du Tennis club, rue Lagrive.
Le Secours catholique fête ses 60 ans place d'Erlon avec l'organisation notamment d'un pot au feu géant. A noter qu'au même endroit se déroulera la journée de la sécurité routière avec de nombreuses animations avec les pompiers, la police, les Tur etc).
A.M.
L'Union 16/10/2006
Stages de vitrail à Sainte-Anne
Compte tenu du succès enregistré lors des précédentes sessions, l'association « Bien vivre à Sainte-Anne » organise de nouveaux stages de vitrail en ses locaux de la rue Clovis-Chézel.
Informaticien en retraite mais passionné des vitraux depuis une dizaine d'années, Jacques Courtois dispense son savoir, et notamment la technique « Tiffany » qui consiste à poser des bandes de cuivre autour des morceaux de verre avant de souder ceux-ci à l'étain.
Le prochain stage aura lieu jeudi 26, vendredi 27 et samedi 28 octobre puis du 27 au 29 décembre. D'autres sessions sont déjà prévues en 2007.
Pour tout renseignement : Bien Vivre à Sainte-Anne, 30, rue Clovis-Chézel, tél. 03.26.85.30.83.
Des stages accessibles à tous.
L'Union 16/10/2006
Bezannes Guy Taillandier sacré champion de France
En septembre dernier, Guy Taillandier, 62 ans, a été sacré champion de France individuel en course d'orientation à VTT, à Montagrier, près de Périgueux, dans la catégorie vétérans 3, hommes de plus de 60 ans.
Bezannais depuis vingt-huit ans, cet Ardennais d'origine était moniteur d'EPS dans l'armée de terre. La retraite ne lui fait pas abandonner pour autant le sport. C'est en 1967 à l'école inter-armée de Fontainebleau qu'il a commencé la course d'orientation et le cross country.
En 2005 il avait déjà récolté trois podiums avec la première marche au championnat de France à pied d'orientation en moyenne distance à Orléans en catégorie 3.
Deuxième au championnat de France à pied en longue distance à Saint-Etienne, à Lyon il décrochait la première place au championnat de France de VTT orientation.
Il a également participé à la finale de la coupe de France en course d'orientation à pied à Clermont Ferrand.
L'Union 16/10/2006
Bravo les jeunes !
Venus de tout le département, près de 1.200 ados ont participé au challenge Mosaïc tandis que 1.550 élèves des écoles primaires ont effectué 21 relais de 2 km avant d'arriver ensemble au parc des expos. L'aboutissement pour les 30 associations sportives des écoles rémoises d'un cycle sportif, mené avec le concours d'éducateurs sportifs de la ville.
L'Union 16/10/2006
Bien vivre à Sainte-Anne
Toutes les activités de l'association « Bien vivre à Sainte-Anne » ont désormais repris dans les locaux de la rue Clovis-Chézel. Couture, libres créations manuelles, dessin, aquarelle, dentelle aux fuseaux, Scrabble, patchwork et créations diverses ou encore mosaïque ainsi que l'aquagym sont ouverts à tous. Les personnes souhaitant y participer peuvent se rendre aux permanences où se tient également la bibliothèque, le mercredi et le samedi de 14 à 16 heures.
Tél. 03.26.85.30.83.
L'Union 15/10/2006
Courcy Il fut un temps.
Robert Clément, auteur passionné par l'Histoire et l'histoire locale en particulier, a présenté son livre vendredi dernier lors d'un moment de rencontre avec quelques habitants de Courcy et des membres de la municipalité.
Ce rendez-vous aura bien sûr été l'occasion d'échanger sur le passé de Courcy mais également de mieux appréhender la démarche de l'Ophir, association militant pour le devoir de mémoire familiale des villages, notamment grâce à des expositions et qui a permis au livre de voir le jour.
Robert Clément ne compte pas en rester là puisqu'il publiera dans quelque temps Les Cavaliers de Courcy, charnière du Chemin des Dames, deux volumes pour raconter l'histoire de la Grande Guerre.
L'auteur partage aussi volontiers ses recherches dans le cadre d'interventions en classe.
L'Union 14/10/2006
Reims Aérospace s’invite à la Sous-préfecture.
Les salariés de Reims Aérospace sont las d’attendre une réponse à leur demande d’organisation d’une table ronde. Ils veulent obtenir une somme de 1,4 million d’euros nécessaire au bouclage de leur dossier de reprise de leur entreprise placée en redressement judiciaire. Ils ont d’ores et déjà obtenu l’assurance du ministre Renaud Dutreil d’être reçus aujourd’hui en sous-préfecture de Reims.
L'UNION MARNE du 13/10/2006 (en page 6)
Reims : le permis à 1 euro pour les victimes d’auto-écoles.
Les victimes des auto-écoles rémoises mises en redressement judiciaire vont pouvoir bénéficier du dispositif «permis à 1 euro». Consciente que la situation financière de nombreux jeunes lésés ne leur permet pas de se réinscrire ailleurs, la direction de l’équipement vient d’accorder cet avantage.
L'UNION REIMS du 13/10/2006 (en page A)
L'Art forain révélé
La vie foisonnante des fêtes foraines et de leurs saltimbanques est à découvrir à l'Ancien collège des Jésuites. Une exposition originale de trouvailles artistiques et. scientifiques.
A en juger par le sourire des invités groupés autour du maire pour l'inauguration officielle de l'exposition sur l'Art forain, on peut prédire un franc succès à ce volet très original du « Mois de l'Innovation et de la création ».
Sur les flonflons d'un orgue de Barbarie, les trouvailles artistiques et scientifiques des forains sont exposées de manière interactive puisque des pupitres de commande mettent en mouvement la plupart des automates, tirs, loteries et images animées préfigurant le cinéma.
Fonction sociale
Pendant tout le mois d'octobre, il y a fort à parier que les salles seront prises d'assaut par familles et scolaires.
Déjà plus de 60 classes se sont inscrites. Un dossier pédagogique réalisé par le Musée de la Magie de Paris est à leur disposition.
Sur place, ils trouveront un guide, Daniel - « dernier des bateleurs », comme il se définit lui-même - choisi pour ses qualités de mime et de pédagogue.
Il expliquera la fonction sociale de l'art forain qui existait en Chine il y a cinq mille ans avec acrobates et jongleurs, tout comme plus tard en Égypte, aux Indes, avant les jeux du cirque des Romains et les fêtes foraines du Moyen âge autour de célébrations religieuses.
Les troupes ambulantes se produiront ensuite sur les foires aux XVIIe et XVIIIe.
Puis ce sera les manèges et carrousels avec les baraques où les forains offriront des plaisirs populaires autour « d'expériences scientifiques » plus ou moins sérieuses, mais ayant le mérite d'ouvrir « la fenêtre du rêve » et l'envie d'apprendre pour ceux qui ne fréquentent pas encore les écoles.
L'Art forain, à l'Ancien collège des Jésuites, 1, place Museux à Reims jusqu'au 29 octobre tous les jours de 14 à 18 heures pour tout public. Entrée libre. Pour les scolaires : accueil le matin sur réservation au 03.26.77.87.55.
L'Union 12/10/2006
Taxe de séjour à Reims : « trop tôt » selon les hôteliers
La ville souhaite instaurer une taxe de séjour dans les différents lieux d'hébergement de Reims. Du côté des hôteliers, on n'est pas contre. mais on n'apprécie guère la manière.
«Une taxe de séjour, oui, mais pas maintenant ! » Joël Oudin, président de la chambre patronale de l'industrie hôtelière de la Marne (IHM) n'apprécie guère la nouvelle.
Fin septembre, comme tous les hôteliers rémois, il a reçu un courrier de la Ville l'informant du projet d'instauration d'une taxe de séjour dans les établissements d'hébergement de la cité des sacres. Une taxe qui existe déjà dans la plupart des grandes villes touristiques françaises mais qui avait épargné jusque-là les hôteliers rémois. Le 23 octobre prochain, elle sera au centre des débats d'une réunion publique.
« Mal venue »
Si M. Oudin n'est pas contre le principe, il reproche à la municipalité la manière : « On vient de découvrir que cette taxe prendra effet le 1er janvier 2007. Alors qu'à aucun moment nous n'avons été avisés, contrairement à ce que prévoient les textes de lois ministériels. La Ville n'a prévenu ni le club hôtelier, ni les syndicats. On est mis devant le fait accompli. »
Le représentant des hôteliers trouve aussi cette charge « mal venue » et prématurée. « Nous souhaitons que la taxe ne soit mise en place que lorsque la ville sera rendue à la circulation et que le tramway sera terminé. » Car le spécialiste affirme que les travaux à foison vont faire fuir clients, autocaristes et tour opérateurs du centre-ville vers d'autres horizons. « Taissy, Cormontreuil et Tinqueux », précise M. Oudin avant d'ajouter, amer : « Des communes non soumises à la taxe de séjour. »
Du côté de la municipalité, on assure que cette nouvelle contribution ne sera instaurée qu'après concertation avec les acteurs du tourisme rémois. « On a passé le stade de la concertation puisque la lettre parle déjà de fixation de montant ! » s'insurge M. Oudin.
« Le but n'est pas de passer en force » souligne Francis Kaminski, adjoint au maire chargé du tourisme. « La répartition de cette nouvelle manne financière se fera de manière consensuelle. La ville y réfléchit depuis plusieurs mois. Nous allons, lors de la réunion préparatoire du 23 octobre - la première officielle -, aux côtés de l'office de tourisme, qui participera aux débats, écouter les doléances des professionnels de l'hôtellerie et des structures qui les représentent. »
Doléances
M. Kaminski confie avoir déjà reçu à titre officieux certains hôteliers dans son bureau. Des hôteliers qui, déjà, ont formulé certaines remarques, « dont nous tiendrons compte dans l'élaboration du dossier », promet l'adjoint.
Des doléances, M. Oudin en a plus d'une dans sa poche. Et il compte bien les faire entendre : « Nous voulons un membre dans le bureau qui aura un pouvoir décisionnel et non consultatif. Un moyen de vérifier que les deniers récoltés seront bien destinés à la promotion de la ville et au développement touristique ». Le président de l'IHM s'inquiète également du projet de centre au palais des congrès pour organiser des colloques au profit des hôteliers. « Cela n'intéressera qu'une dizaine de gros hôteliers de 3 et 4 étoiles ! Or tous les hébergeurs soumettront leurs clients à la taxe de séjour. » Nul doute que ladite taxe n'a pas fini de faire parler d'elle.
Marion Dardard
L'Union 12/10/2006
Qu'est-ce que la taxe de séjour ?
« Cette taxe de séjour servira à financer la promotion de la ville et son développement touristique », note Francis Kaminski. « Par exemple, les hôteliers se plaignent du manque de stationnement pour les cars. Cette taxe municipale permettrait de financer la construction d'un parking gardé pour eux. »
Tous les établissements d'hébergement de la ville - hôtels, chambres d'hôtes. - seront soumis à la taxe, établie selon un barème officiel. Mais elle ne sera pas acquittée directement pas l'hôtelier. C'est au client, touriste ou non, que reviendra ce plaisir. « En bas de sa facture apparaîtra clairement le montant de la taxe qu'il devra payer. » Il reviendra ensuite à l'hôtelier de reverser la somme à la collectivité.
La Ville espère ainsi récolter 500.000 euros par an qui seront réinvestis intégralement dans la promotion de la ville et son développement touristique (un important pourcentage sera reversé à l'office de tourisme). Un bon moyen selon l'élu de rendre encore plus attirante la cité des sacres sans grignoter le budget de la ville. « Les retombées sur l'hôtellerie ne seront que meilleures ! » se félicite M. Kaminski qui tient à préciser : « Ce n'est donc pas un nouvel impôt pour les Rémois. Ce sont les clients qui régleront la note ».
M.D.
L'Union 12/10/2006
Tennis de table : un trio défendra les couleurs de l'Olympique rémois
Châlons-en-Champagne abritera les 14 et 15 octobre les critériums fédéraux de tennis de table.
Cette compétition individuelle, à quatre tours, sera décisive pour les Orttistes. Puisqu'elle est qualificative pour les championnats départementaux et régionaux.
Tony Estennevin, bientôt 12 printemps, fera partie de cette aventure châlonnaise.
Médaillé de bronze aux derniers championnats de Champagne-Ardenne minimes, son objectif est d'être sur le podium régional et participer aux France. « Il est offensif, et il est capable de déployer tous les coups du tennis de table moderne. Son défaut : il veut toujours jouer le beau point mais dans la précipitation », souligne Cyril Mayeux, son entraîneur.
A Châlons, elle aussi sera scrutée et attendue par le staff technique. Sarah Baala (10 ans) a été finaliste lors du top régional détection ; elle fait partie des meilleures régionales de sa catégorie.
« C'est une jeune fille très motivée, qui s'investit dans tous les entraînements et dont on voit régulièrement les progrès techniques », indique Cyril Mayeux.
Victor Vuarnesson (11 ans), lui, a été 3e aux championnats de Champagne benjamins 2006 ; il n'a que deux ans de pratique de tennis de table. « C'est un battant qui recherche la perfection, mais qui a tendance à se relâcher et à ne pas déployer son jeu sur des adversaires plus faibles. »
A l'instar de son ami Tony Estennevin, il caresse le désir de se qualifier aux France, mais également aux interclubs nationaux.
L'Union 11/10/2006
La Vesle beaucoup moins polluée encore que.
A entendre les pêcheurs, l'eau de la Vesle n'est presque plus polluée. Le directeur de l'environnement confirme cette amélioration mais avec quelques bémols.
L'eau est bonne, le poisson frétille. Ou presque.
A écouter l'un des membres du syndicat des pêcheurs de Reims, l'eau de la Vesle a quasi retrouvé sa santé d'avant l'invention des polluants.
« Elle est très très bonne et les poissons s'y plaisent ». Du pont de Fléchambeau au pont de Gaulle, les as de la mouche piègent la truite, capturent le brochet et asticotent le gardon : « Il y a de quoi faire ».
Il y a de quoi se nourrir : « L'eau est d'assez bonne qualité pour qu'on puisse manger le poisson et l'on ne s'en prive pas ».
Le directeur régional de l'environnement, André Berne, affiche un peu moins d'enthousiasme. « La qualité de l'eau de la Vesle s'est nettement améliorée depuis l'ouverture de la station d'épuration mais je n'irais tout de même pas jusqu'à me baigner dedans ». Ni pêcher trop près ou en aval de la station d'épuration : « Nous n'avons pas de données précises sur les micropolluants qui pourraient se trouver au fond de la rivière. La station d'épuration fait un bon nettoyage des eaux usées mais n'élimine ni les polluants bactériologiques, ni les virus ».
Les poissons de retour
On ne peut donc pas encore parler d'eau saine. Même en amont de la station : « En amont, on peut pêcher. Puisque les poissons ont fait leur retour, c'est donc que l'eau est suffisamment bonne ». A la question, « feriez-vous manger ce poisson à vos enfants ? », André Berne tarde à répondre : « Une truite pêchée bien en amont de la station, pourquoi pas ! » A sa source peut-être, du côté de Somme-Vesle et si la truite d'élevage vient d'y être jetée.
Nitrates et phytocides
Peut-on espérer que la qualité de la rivière s'améliore encore un peu plus ? « Difficilement car elle traverse un bassin agricole baigné de nitrates et de phytocides et de ce côté là on ne note pas d'amélioration », souligne le directeur de l'environnement. Mieux vaut oublier pour toujours la rivière limpide de nos aïeux. Et aller chez le poissonnier.
Catherine Frey
L'Union 11/10/2006
Social Recours des Tur contre le tramway : le comité d'entreprise proteste
Le recours juridique des Transports urbains rémois contre Reims métropole a provoqué hier la colère du comité d'entreprise des Tur à plus d'un titre (l'union du 10 octobre).
« Nous n'avons pas entendu parler en interne de ce recours alors que le Comité d'entreprise aurait dû être avisé. Il y a délit d'entrave » riposte Serge Briot, délégué syndical CGT.
« Nous avons écrit à la SA Tur pour avoir des explications. Elle a accepté d'organiser un comité d'entreprise extraordinaire le jeudi 19 octobre pour parler de ce recours.
C'est un peu fort de café d'entendre l'avocat des Tur évoquer l'avenir du personnel des Tur » poursuit le délégué. « Depuis deux ans on demande des explications à la direction sur ce que vont devenir les personnels, on nous répond application du L 122-12 alors que nous demandons le maintien des garanties collectives plus le maintien des accords d'entreprises. Nous sommes d'autant plus mécontents que nos conditions de travail n'étaient de toute façon pas assurées, même si le groupe Kéolis avait été choisi. »
A.M.
L'Union 11/10/2006
Des foulées à Reims. pour des écoles au Togo
En 2003, la boulangerie des Bois lançait un projet humanitaire à travers le marathon de Reims. « Nous avions alors proposé à nos coureurs de verser une somme par kilomètre parcouru. Plus ils couraient, plus le don était important », rappelle le directeur David Bois.
En tout, 25.000 euros ont été récoltés et ont permis de construire une école maternelle à Gbatopé, au nord de Lomé (Togo).
Une cinquantaine d'enfants y sont désormais scolarisés.
Aujourd'hui, la Boulangerie des Bois relance son défi pour « finir la construction de l'école primaire de et de réhabiliter la partie construite en 1973 ». Pour chaque coureur inscrit sous les couleurs de la Boulangerie des Bois, l'entreprise reverse 15 € à l'association Solidarité humaine, porteuse du projet.
Actuellement 49 coureurs sont inscrits à « Reims à toutes jambes ! 2006 », employés, amis, fournisseurs, etc.
Dimanche 15 octobre, l'entreprise mettra en vente des viennoiseries.
Le bénéfice de la vente sera intégralement versé à l'association Solidarité humaine.
Les apprentis du CFA
Le CFA du bâtiment, lui aussi engagé dans le Challenge Entreprises, participe également à cette action humanitaire. A l'été 2007, un groupe d'une douzaine d'apprentis du CFA se rendra au Togo durant 2 semaines pour fournir une assistance technique et une aide à la maîtrise d'œuvre dans le cadre des travaux de l'école primaire de Gbatopé.
P.B.
L'Union 11/10/2006
Trois questions à. Marianne Tourault
Vous êtes agent de développement au Comité départemental handisport. Quels sont vos domaines d'intervention ?
« Le mouvement handisport regroupe aujourd'hui trois clubs : Reims handisport (c'est l'un des plus gros clubs français avec plus de 150 adhérents), l'Association sportive châlonnaise et Handisport sparnacien. On essaie d'ouvrir des sections handisports dans des clubs valides pour des raisons d'intégration et des raisons techniques et sportives. Notre objectif, c'est de créer de nouveaux clubs et des sections dans des endroits où l'handisport n'est pas implanté, ceci afin de proposer des activités de proximité pour des personnes handicapées. »
Quelles sont les évolutions des cinq dernières années ?
« C'est une augmentation significative du nombre de licenciés. Cela pour plusieurs raisons. Premièrement, on se rend compte que l'activité physique pour des personnes handicapées est très bénéfique sur le plan physique mais aussi sur le plan social et psychologique. Deuxième raison, on a une offre de pratiques qui est de plus en plus étoffée ; et troisième raison, on essaie de faire connaître davantage notre mouvement, ce qui n'était pas le cas il y a une petite dizaine d'années. Le profil de nos pratiquants, ce sont des gens qui sont handicapés physiques et visuels. »
Que proposez-vous pour cette rentrée ?
« Jusqu'à maintenant on n'était dans les sports traditionnels (natation, foot-fauteuil), et là on s'ouvre sur les activités de pleine nature : plongée, aviron, ski. On se rend compte que les sports de pleine nature sont en plein essor et, c'est aussi une réalité chez les personnes handicapées. Et puis ça permet de prouver aussi que le handicap n'est pas une barrière à la pratique de ces sports, il suffit seulement d'adapter le matériel et de former des cadres. »
L'Union 11/10/2006
Un groupe de coureurs rémois à La Diagonale des fous
La section course à pied Errance du Reims Europe club se prépare pour la 14e édition de La Diagonale des fous, le grand raid de la Réunion qui se déroulera les 20, 21 et 22 octobre.
Un raid de 143 km avec 8.000 m de dénivelé positif, traversant l'île en diagonale du sud au nord à travers les contreforts du piton de la Fournaise et les trois cirques de Cilaos, Mafate et Salazie, en empruntant principalement les sentiers de grande randonnée.
17 personnes seront du voyage, 10 participants à la course : 7 hommes et 3 femmes dont Edith Doyen qui s'est jointe au groupe pour son premier grand raid.
Depuis six mois, la préparation se peaufine sous la houlette de l'entraîneur de la section Errance et de « fous » qui ont déjà participé au grand raid en 1996 et seront de nouveau au départ cette année.
Le programme a consisté en quatre entraînements par semaine avec des sorties de 15 à 50 km dans la Montagne de Reims, la participation à des courses de montagne, le marathon de Chamonix, les crêtes vosgiennes, la 6.000D. et aussi des sorties de nuit pour s'habituer à courir dans l'obscurité.
L'Union 11/10/2006
Tramway : ils se sont engagés
Réunis hier soir autour du président de Reims Métropole Jean-Louis Schneiter, les différents représentants des entreprises du groupement Mars chargé de concevoir, réaliser et gérer le futur tramway ont signé une charte d'engagements. Un acte symbolique avant lequel les intervenants ont insisté pour dire qu'ils seraient des partenaires solides de la collectivité dans un projet « gagnant-gagnant ». 250 corps d'état vont travailler sur le projet. Il a été assuré que « l'ensemble du personnel des Tur serait repris et qu'il y aurait la création d'une cinquantaine d'emplois pour l'exploitation et la maintenance du réseau ».
A.M.
L'Union 11/10/2006
Tramway : ils se sont engagés
Si le contrat qui engage le groupement Mars avec Reims métropole pour concevoir, réaliser et gérer le futur tramway de l'agglomération a été paraphé le 13 juillet, c'est par la signature d'une charte d'engagement que les industriels se sont engagés hier soir devant la population. Par cet acte plus que symbolique, les intervenants ont insisté pour dire qu'« ils seraient durant plus de trente ans des partenaires solides de la collectivité » dans ce projet de plus de 305 millions d'euros. Dans cette charte, Mars qui englobe plusieurs entreprises dont Alstom, Transdev, la Caisse d'Épargne de Champagne-Ardenne, la Caisse des dépôts, etc. « entend réaliser et gérer ce projet à ses risques et périls ». En cinq ans « il s'engage à faire passer le nombre de voyageurs des transports urbains de l'agglo de 32 à 40 millions ». Respectueux de l'environnement, soucieux des handicapés, « il entend tout mettre en œuvre pour limiter les inconvénients liés aux travaux, notamment pour les riverains et préserver une accessibilité optimale aux professionnels. » Il promet aussi que 5 % des emplois créés sur les chantiers du tram seront réservés à des personnes s'inscrivant dans un parcours d'insertion.
La charte ne le dit pas mais le responsable de Transdev l'a assuré : « l'ensemble du personnel des Tur serait repris et il y aura la création d'une cinquantaine d'emplois pour l'exploitation et la maintenance du réseau ».
A.M.
L'Union 11/10/2006
Subventions aux athlètes : les mêmes critères depuis 2001
La Ville verse régulièrement des aides aux sportifs de haut niveau selon des critères qui n'ont pas changé depuis 2001. En 2005, 38 athlètes en ont bénéficié.
« Vous savez, c'est normal et important que la ville de Reims puisse aider les clubs sportifs et les athlètes de haut niveau » explique Monique Nassau, adjointe aux sports.
« Il s'agit avant tout de permettre au maximum d'athlètes de ne pas partir de Reims et de leur club local, sollicités qu'ils sont par d'autres villes. Des subventions étaient attribuées avant 2001 avec des critères peu précis. Depuis notre arrivée, nous avons essayé d'établir des critères les plus objectifs et incontestables possible. Nous les avons élaborés lors d'un groupe de travail conjointement avec des représentants de l'Office des sports, des administratifs, des élus et des responsables du mouvement sportif. Ils n'ont pas changé depuis 2001. »
Signature d'un contrat de partenariat
Pour prétendre recevoir une aide de la ville, il faut d'abord être inscrit sur la liste nationale des sportifs de haut niveau (catégories espoir, jeune, senior ou élite) établie par le ministère de la Jeunesse et des Sports. Avoir un niveau qui lui permette de participer à de grandes compétitions (Jeux olympiques, championnat du monde, d'Europe ou de France).
La direction régionale jeunesse et sport est aussi consultée.
Sauf exception l'athlète doit résider dans l'agglomération et appartenir à un club rémois depuis au moins deux ans. Il doit passer par le club pour demander une subvention motivée. La subvention est allouée au club qui signe un contrat de partenariat avec la ville et qui remet la somme à son athlète.
Le but est de permettre pour chaque athlète un suivi médical, un déroulement de carrière sportive dans de bonnes conditions matérielles et de l'aider à l'insertion professionnelle à l'issue de leur carrière sportive, notamment par le biais d'une incitation à la formation. Le contrat est renégocié chaque année.
Les nominés
Fin septembre le conseil municipal a décidé d'attribuer 35.200€ de subventions à treize athlètes : Mathieu Evain (Dac Reims) : 1.500€; Marine Beaudon (société tir de Reims) : 1.500€; Adeline Wuilleme (Cercle d'escrime de Reims) : 6.300€; Marie-Charlotte Bonnaire, Amélie Lheritier et Antoine Molteaux (EFSRA) : chacun 1.500€; Laurence Fricotteaux (EFSRA) : 3.000€; Eunice Barber (EFSRA) : 6.200€ et Yohann Diniz (EFSRA) : 6.200€; Fanny Trubert (AS Croix rouge judo) : 1.500€. Trois autres licenciés au club des lutteurs rémois ont reçu chacun 1.500€. Il s'agit d'Anis Gharbi, Arthur et Anthony Dizy.
Lors d'un prochain conseil municipal d'autres athlètes devraient recevoir aussi une subvention.
« Bon exemple »
Pour les esprits chagrins qui se demandent pourquoi Eunice Barber a toujours une subvention, l'élue est très sereine : « Eunice appartient toujours à l'EFSRA. Elle est présente à Reims à chaque compétition et ne nous demande pas d'argent pour venir au meeting d'athlétisme. Elle touche une prime comme les autres quand elle gagne, c'est normal. C'est un bon exemple pour la ville et le club. »
Alain Moyat
L'Union 10/10/2006
Tramway : signature de contrat sur fond de contestation des Tur
C'est ce soir que le président de Reims métropole va signer une charte d'engagement avec le groupement Mars retenu pour faire et gérer le tramway. Mais les Tur n'entendent pas céder la place avant 2009.
En choisissant le groupement Mobilité Agglomération rémoise (Mars) pour concevoir, construire et gérer le futur tramway de l'agglomération par 38 voix sur 43, Reims métropole n'a pas fait que des heureux. Aux deux référés déjà déposés par le groupement Fluo (1) qui demande l'annulation de la décision du 12 juillet et qui n'ont pas encore été examinés sur le fond vient de s'ajouter celui des Transports Urbains de Reims qui n'acceptent pas que Reims métropole ait décidé unilatéralement d'abréger au 31 décembre 2007 « pour motif d'intérêt général » la convention de délégation de service public qui les liait à l'agglomération. Explications.
Chargé des intérêts des Tur, Me Jean David Dreyfus est catégorique. « Le contrat signé entre l'agglomération de Reims et les Tur le 14 juin 1999 confiait le transport des passagers des bus aux Tur jusqu'au 31 décembre 2009.
Rien à reprocher aux TUR
Il n'y a aucune raison de le dénoncer. Reims métropole n'a rien à reprocher aux Tur. Il n'y a jamais eu de mise en garde, de courrier ou de procédure qui puissent laisser entendre que le service n'a pas été assuré convenablement. Les Tur sont un service public qui fonctionne bien. Dénoncer ce contrat, c'est porter une atteinte grave à l'image du groupe Keolis dont dépendent les Tur. Cette rupture unilatérale de la convention pourrait avoir deux conséquences graves. Que va devenir le personnel des Tur ?
Le groupement Mars va-t-il reprendre tout le monde. Il y a aussi un préjudice financier pour les Tur qui ont prévu un amortissement des matériels sur une certaine durée. Si on la raccourcit de deux ans, ça ne va pas. Il faut savoir qu'en dix ans les Tur ont investi de l'ordre de 25 millions d'euros à Reims (principalement en véhicule). »
Si le tribunal administratif ne donne pas suite au recours du groupe Fluo qui demande l'annulation de la décision de Reims métropole qui a choisi le groupement Mars, les Tur entendent réclamer des indemnités pour le préjudice « qui leur est occasionné ».
Alain Moyat
(1) Dont faisait partie le groupe Keolis qui détient les Tur.
L'Union 10/10/2006
Reims Métropole : « Ce n'est pas une sanction »
A Reims Métropole, on se veut très serein. « La résiliation de la convention qui nous liait avec les Tur n'est pas une sanction. Elle ne vient pas sanctionner une quelconque critique sur la façon dont a été assuré le service public.
Nous avons expliqué clairement pourquoi le 12 juillet dernier.
Nous résilions la convention avec les Tur pour le motif d'intérêt général suivant :
Considérant que les travaux de réalisation de la première ligne de tramway doivent commencer au début de l'année 2008, il convient d'assurer la coordination et la cohérence de la gestion des chantiers de travaux et la circulation des autobus.
Ces impératifs seront d'autant mieux assurés qu'ils le seront par le nouveau concessionnaire en charge des travaux et il convient donc d'organiser, de manière unifiée, l'exploitation des transports urbains à compter du 1er janvier 2008. »
Le président Schneiter a d'ailleurs été autorisé à négocier avec les Tur les modalités de la fin anticipée de la convention de délégation de service public et à fixer les indemnités prévues dans le contrat.
Mais il faudra attendre auparavant les décisions du tribunal administratif chargé d'examiner les différents recours.
A.M.
L'Union 10/10/2006
Inauguration d'un hôpital de jour aujourd'hui, rue Voltaire
Au 13 rue Voltaire.
« Nous avons ici un garçon âgé d'une vingtaine d'années qui a pris deux fois du haschich. A chaque fois il a eu des bouffées délirantes. Il était en panne complète. Plus de contact avec la réalité. Ici, grâce à la participation à des ateliers, au partage, à l'échange avec d'autres personnes qui ont pu avoir des accidents psychiatriques, à la rencontre avec des professionnels de santé, il refait surface. »
Chef de service de l'hôpital de jour qui va être inauguré cette après-midi au 13, rue Voltaire, le Dr Michel Tartar résume en quelques mots le rôle de la structure qui s'implante dans des locaux refaits à neuf.
« C'est un peu un retour aux sources car dans les années soixante-dix, le Dr Jean-Pierre Delille devait travailler ici. Ensuite de 1975 à 2006, l'hôpital de jour dépendant de l'établissement public de santé départemental de la Marne a fonctionné rue Talleyrand.»
Installé dans d'anciens locaux de l'Université totalement rénovés, l'hôpital de jour dirigé par Claude Haudier fonctionne sur trois niveaux du lundi au vendredi de 9 à 17 heures.
Pour retrouver ses repères
Structure intermédiaire entre l'hôpital psychiatrique de Châlons et les centres médico-psychologiques, l'hôpital de jour peut accueillir une trentaine de patients qui ont eu des accidents psychiatriques ayant altéré leur fonction psychique, leur capacité relationnelle et compromis leur insertion sociale et professionnelle. « Nous recevons des personnes dont les troubles majeurs sont endigués mais qui n'ont pas forcement la capacité à penser, ressentir, entretenir une relation avec les autres. »
Par des activités thérapeutiques individuelles ou en groupe dont le support est la parole, la création artistique via des ateliers (création manuelle, argile, peinture, cuisine, bibliothèque, coiffure esthétique) des activités sportives ou des moments de vie commune, ils retrouvent progressivement leurs repères, à vivre leur vie. Ils sont ensuite mis en rapport avec le centre médico-psychologique de leur secteur. L'encadrement est composé de deux médecins psychiatres et quatre psychologues qui partagent leur temps entre l'hôpital et les autres unités du secteur, huit infirmières, un cadre santé, une secrétaire, une assistante sociale.
Alain Moyat
L'Union 09/10/2006
Braderie de vêtements demain mardi
La prochaine braderie de vêtements organisée par le Service central du vêtement aura lieu ce mardi 10 octobre , de 9 à 17 heures, dans les locaux des 19 et 25, rue du Jard.
Y seront proposés toutes sortes de vêtements pour hommes, femmes ou enfants ainsi que du linge de maison, chaussures, rideaux, bibelots, bijoux, etc., à des prix très bas.
Cette braderie est ouverte à tous. Mise en place également d'un stand de « brocante » avec du linge de maison, bibelots, livres, poupées et jouets anciens.
L'Union 09/10/2006
François Éberlé
Professeur de l'atelier chanson au conservatoire national de région de Reims, François Éberlé a sorti un disque de 12 titres, intitulé «Madame».
S'agit-il de votre première production?
Il y avait déjà eu un premier CD de trois titres il y a quatre ans, mais cette fois c'est le premier vrai disque, que nous avons enregistré dans l'Aisne, avec le soutien d'une association locale, le Pied de la lettre; quand je dis nous je veux dire ma fille Marie, qui chante, et moi-même, plus quelques autres musiciens au coup par coup sur quelques titres.
Que trouve-t-on sur cet album, des créations ou des reprises?
Des créations, textes et musiques. Le texte est pour moi très important, par exemple il y a un titre sur Robert-Louis Stevenson, l'auteur de l'ële au trésor, un écrivain qui m'attire parce qu'il évoque le voyage; on sentira aussi peut-être de discrètes influences de Renaud, et de Bruce Springsteen, qui est un rocker mais aussi un vrai «folk singer»: j'aime bien la musique de ses balades, mais aussi ses textes, qui évoquent parfois certains paysages.
Et le titre Madame, fait référence à quelqu'un de particulier?
Non, on comprend à la fin que je parle de «madame la vie».
A.P.
«Madame», de François Éberlé, disponible à la Fnac ou commandable sur le site électronique francoiseberle.com
L'Union 09/10/2006
Boulevard des Tondeurs : attention au radar !
En période test depuis juin, il entrera en service demain soir à minuit. Pour flasher tous ceux qui dépasseront les 70 km/h.
Gare au radar automatique boulevard des Tondeurs. Pour l'instant il ne faisait que de la figuration mais la préfecture annonce sa mise en service officielle et sans cérémonie d'inauguration pour mercredi 11 octobre à 0 heure. Plus exactement dans la nuit de mardi à mercredi. Soit demain soir.
Installé depuis mi-juin à hauteur de l'échangeur des Equiernolles sur le boulevard des Tondeurs à Betheny, le mouchard automatique était jusque-là en période de test. Il concerne les automobilistes qui roulent en direction de la Neuvillette.Un doute subsiste sur la vitesse autorisée au passage devant le radar. Si les panneaux indiquent 90 km/h sur les Tondeurs, un 70 km/h apparaît soudain à hauteur de la sortie Equiernolles. Une seconde, on se demande s'il faut ralentir ou si le 70 concerne seulement ceux qui quittent la voie « rapide ».
La préfecture, elle, précise que la vitesse à hauteur du radar « est limitée à 70 km/h ». A parier que beaucoup vont se faire avoir. a moins que la signalisation soit améliorée d'ici demain soir. Pour rappel, sur les neuf premiers mois cette année, 73.270 infractions ont été relevées dans la Marne, rien que par les neuf radars automatiques. Autre rappel : 20 % des accidents mortels l'année dernière étaient dus à une vitesse excessive.
C.F.
L'Union 09/10/2006
Le tramway sur les rails en attendant le marathon
Pour ou contre le tramway : la question peut encore se poser. En revanche, progressivement, le futur tramway de Reims s'inscrit dans le paysage. Comme en témoigne la manifestation qui se déroulera mardi après-midi au centre des congrès. Celle-ci consistera en la signature d'une charte d'engagements entre Reims-Métropole (communauté d'agglomération) et le « MARS », groupement qui a remporté la concession du futur tramway de Reims.
Puisque le futur est dans l'air, le mois de la création et de l'innovation, septième du nom, a été lancé pour l'ensemble du mois d'octobre. Les manifestations sont aussi nombreuses que variées. Par exemple, pendant toute la semaine, on se sensibilisera à « l'entrepreneuriat » (lycée Colbert, AFPA, IUT, RMS, etc.) ; ou l'on fêtera les sciences au Moulin de la Housse, sur le thème « Santé et environnement ».
Ou encore, mardi, à l'hôtel de ville (11 h 30) sera clôturé le séminaire « Aqual », organisé par « Europol'agro », sur le thème « Lutte contre les pollutions diffuses sur le bassin versant de la Vesle ».
Développement durable
Puisqu'on parle d'environnement, congrès à Reims les jeudi 12 et vendredi 13 octobre de l'union nationale des entrepreneurs de paysages, l'UNEP. La première journée sera consacrée à la vie interne de cet organisme qui regroupe l'ensemble des professionnels qui s'intéressent à la création d'espaces verts publics ou privés. Le lendemain s'intéressera davantage au « développement durable », avec Jean-Marie Pelt, l'un des plus célèbres spécialistes français de l'écologie et de sa vulgarisation.
Jeudi 12 octobre, à 19 h 30, le centre culturel Saint-Exupéry lancera officiellement son festival « des chemins numériques », qui se déroulera jusqu'au 25 octobre. Ce festival s'inscrit désormais dans le mois de la création et de la création.
Sur le plan culturel, la Médiathèque-Cathédrale accueillera les organisateurs du festival de l'Écrit, organisé par « Initiales » dans le cadre de « Lire en fête ».
Mais c'est surtout sur le plan sportif que Reims va vibrer en fin de semaine. D'une part, grâce au match de football entre le Stade de Reims et Tours, vendredi à 20 heures.
D'autre part, grâce au « Marathon » rebaptisé « Reims à toutes jambes ». Plusieurs rendez-vous sont déjà fixés pour les amateurs : ouverture du village-expo, le samedi 14, de 10 à 20 heures au parc des expositions ; jogging des coureurs au parc de Champagne, avec Dominique Chauvelier, samedi à partir de 10 heures. Mais le grand rendez-vous est fixé au dimanche 15 octobre au parc des expositions dès 7 h 30.
Tous ces sujets - et bien d'autres - seront traités au quotidien dans l'union.
J.F.Scherpereel
L'Union 09/10/2006
Il manque 1,4 M€ pour maintenir Reims Aérospace à Prunay
Afin « d'éviter la liquidation » de leur entreprise placée en redressement judiciaire depuis mars 2005 et dont la troisième période d'observation se termine le 30 novembre, les salariés CGT et UGICT/CGT de Reims Aérospace tirent le signal d'alarme.
Aujourd'hui, il semble bien qu'il n'y ait qu'une seule offre de reprise de l'entreprise qui ait été proposée à Me Berkowicz, administrateur judiciaire, celle faite il y a déjà quelques mois par l'Association pour la reprise de Reims Aérospace (Arraes).
Si le mouvement coopératif s'est engagé financièrement dans une reprise en plan de cession à hauteur de 1,5 million d'euros, le compte n'y est toujours pas.
« Il manque toujours la somme de 1,4 million d'euros pour éviter une éventuelle liquidation qui coûterait 10 M€», estime Patrice Monoy, délégué syndical CGT, « avec toutes les conséquences sociales et économiques pour l'agglomération ».
Demande de table ronde
Rappelant l'offre de l'Arraes : « Le maintien des 240 emplois, le maintien des accords d'entreprise, la pérennité et le développement industriel sur le site de Prunay », le délégué syndical demande aujourd'hui l'organisation d'une table ronde afin de réunir d'éventuels partenaires : l'État, les collectivités locales, départementales et régionales, l'Arraes, le comité d'entreprise et le syndicat CGT.
Afin de communiquer sur la situation de l'entreprise, le syndicat demande aux salariés de Reims Aérospace d'observer ce matin à partir de 9 h 30 un arrêt de travail afin d'être présents à une conférence de presse et d'aborder la question de l'avenir.
A.M.
L'Union 06/10/2006
Tous les filons pour aller passer un an à l'étranger
Erasmus, séjour au pair, service volontaire, stage financé par la région. tous les profils et toutes les bourses trouveront une formule. A condition d'être jeune.
Il y a des plans pour filer un an à l'étranger. Si c'est pour étudier, mieux vaut avoir déjà décroché un diplôme français. « Au moins un BTS, un IUT ou une licence », prévient Raphaël Perez, responsable du relais Europe direct rémois.
Ensuite, il suffit de taper à la porte de son école ou fac et demander de participer au programme Erasmus : « C'est l'établissement qui s'occupera de toutes les formalités ». Et c'est l'Europe qui paiera les droits d'inscription dans l'université étrangère et fournira même peut-être une allocation en sus. Il est toujours mieux de partir avec un certificat qui prouve un certain niveau dans la langue du pays, diplôme du genre Toefl. Tous les renseignements sont sur le site europa.eu.int/youeurope. Ceux qui n'ont pas le niveau pour intégrer Oxford ou Salamanque peuvent opter pour le moyen le plus simple et le moins cher de partir : le voyage au pair.
« Facile à mettre en œuvre, facile à trouver, il permet d'apprendre la langue et de découvrir un pays ». A condition de ne pas tomber sur une famille revêche qui vous colle des sextuplés mignons à croquer mais à gérer jour et nuit : « Il est indispensable de passer par une organisation qui sélectionne soigneusement les familles ». Il est aussi de notoriété publique que certains pays accueillent mieux que d'autres.
« En général, les jeunes sont très bien lotis aux États-Unis. En revanche, les Américains sont assez exigeants sur certains points comme l'interdiction de fumer ou la possession du permis de conduire ».
Autre moyen de partir : l'année scolaire à l'étranger. « Normalement, c'est réservé aux jeunes de moins de 18 ans mais certains organismes acceptent jusqu'à 21 ans ». Avantage du système : les jeunes sont très encadrés et peuvent décrocher un diplôme scolaire dans le pays. Inconvénient : c'est payant. « Il faut compter entre 7.000 et 8.000 euros l'année ».
« La formule ne coûte rien »
Les fauchés mais courageux et altruistes ont à disposition le service volontaire européen. « La formule ne coûte rien et rapporte même un peu. Il s'agit de partir travailler pour une association dans un pays européen. Le volontaire est logé, nourri et perçoit même une indemnité ».
Pas énorme l'indemnité : « Disons que si le jeune est en Lettonie, il se sentira riche. Beaucoup mois s'il est en Suède ! »
Enfin, pour les étudiants champardennais qui sortent d'un bac professionnel, un programme financé par la région existe qui leur permet de faire un stage en Europe d'une durée 3 à 7 mois. Le filon, magnifique sur un CV, est ouvert aux demandeurs d'emploi de plus de 18 ans. A condition toutefois de connaître un peu la langue du pays. Même si un cours linguistique d'un mois est prévu à l'arrivée dans le pays.
Raphaël Perez, prêt à recevoir tous les candidats au départ dans les locaux du Crij 41 rue de Talleyrand, met tous les jeunes en garde : « Partir, quitter son pays, ses proches à 18 ou 25 ans est une démarche qu'il ne faut pas imaginer facile. En revanche elle est toujours bénéfique au final ».
C.F.
L'Union 06/10/2006
Le marché bio a de plus en plus d'exposants
Mis en place il y a à peine un an le marché bio du vendredi place Saint-Maurice a trouvé son rythme de croisière. Président de l'association pour la promotion de l'Agriculture biologique à l'origine de cet événement, Stéphane Jolly ne cache pas sa satisfaction.
« Tout d'abord, je tiens à signaler que le marché fonctionne toujours le vendredi mais les horaires ont changé. Il a lieu désormais de 16 à 20 heures. »
Douze commerçants y viennent régulièrement. Il y a deux bouchers, deux fromagers dont un spécialiste de fromages de chèvre. Un commerçant vend du laitage et du beurre. Il y a trois maraîchers : un de Bouilly, un autre qui a des serres à Pouillon et le troisième vient des Ardennes.
Un poissonnier
Deux magasins viennent vendre des produits en vrac et Artisans du monde propose du chocolat et du café équitable et bio. Un droguiste propose des produits de nettoyage qui protègent l'environnement, des produits à base d'huiles essentielles qui ne polluent pas l'eau.
« La nouveauté de la rentrée, c'est la présence d'un poissonnier, l'un des deux d'Ile de France qui fait des produits bio et qui fabrique lui-même sa glace. La garantie qu'il ne s'agit pas de glace industrielle dans laquelle on retrouve souvent du formol et des métaux lourds et divers produits chimiques pour que la glace fonde moins vite. Des produits qui malheureusement peuvent être ingurgités par le consommateur. »
Label garanti
Prochainement, en alternance, le marché bio va accueillir un apiculteur qui propose du miel bio, un autre qui fait des ustensiles de cuisine en bois et un autre qui propose des œufs.
Chaque commerçant est tenu à fournir à l'association un document qui atteste de son label bio.
La ville satisfaite
« Nous tenons absolument à garantir aux consommateurs que tout ce qui se vend a le label, sauf les poissons sauvages. » Chargé des foires et des marchés, l'adjoint au maire Xavier Albertini, après avoir rappelé que ce marché n'est pas organisé par la ville, se dit satisfait de l'engouement rencontré par ce rendez-vous du vendredi. « A la demande des organisateurs, nous avons redimensionné ce marché pour limiter sa surface utile et en même temps les prix pour les commerçants. »
Alain Moyat
L'Union 06/10/2006
Saint-Brice-Courcelles
Bourse toutes collections
Les collectionneurs, amateurs ou invétérés, pourront s'adonner à leur marotte le dimanche 8 octobre lors de la 5e bourse toute collections organise par le club philatélique. Des exposants, professionnels ou particuliers proposeront timbres, cartes postales, vinyles, fèves, monnaies ... et bien d'autres trésors. Entrée gratuite, salle des fêtes de 9 à 18 heures.
L'Union 06/10/2006
Les Caisses d'Epargne réduisent leur nombre à marche forcée.
Avec la fusion de la Lorraine (Caisse de Metz) avec la Champagne-Ardenne (Caisse de Reims), le nombre de Caisses d'Epargne devrait bientôt tomber à 25 (contre 29 aujourd'hui). Les conseils d'administration se prononceront le 13 octobre pour ce troisième projet de mariage dans le réseau de l'Ecureuil en 2006. Le nouvel ensemble pèserait près de 350 M€ de revenus pour plus de 100 M€ de résultat net.
LES ECHOS du 05/10/2006 (en page 28)
Il fut un temps. Courcy : le premier livre de Robert Clément
Depuis des années il évoque la guerre 14 dans la gazette du canton de Bourgogne et dans celle des Loups Blancs du massif de Saint-Thierry. S'il habite Reims, Robert Clément, a eu tout gamin des attaches à Courcy.
A tel point, qu'à 73 ans il publie son premier ouvrage : « Il fut un temps. Courcy ». Grâce aux documents prétés en 2004 pour une exposition par des dizaines d'habitants et le soutien technique de l'association Ophir (Outil du patrimoine historique et iconographique rural).
« Courcy, c'est mon patelin »
« En aucun cas cet ouvrage se veut être une monographie », annonce d'emblée Robert Clément. « J'ai été en partie élevé par ma grand-mère qui tenait le Comptoir Français à Courcy, et Courcy, c'est mon patelin. » Dans un bel ouvrage de 194 pages richement illustré, l'auteur ne retrace pas toute l'histoire du village mais plus spécialement les 100 dernières années. L'occasion de retrouver une partie du passé à jamais disparu, à cause de la guerre 14 surtout : le château de Rocquincourt, le moulin à deux pas des premières lignes prussiennes, l'église qui fit l'objet d'une hâtive reconstruction en 1926.
Verrerie et terrain d'aviation
Tandis que le lecteur imagine comment pouvait être la vie à Courcy au XXe siècle sans doute largement commentée durant des décennies au café Jacquot, l'auteur, ancien cadre dirigeant du BTP insiste sur ce qui a forgé la colonne vertébrale de la commune : les verreries et la base aérienne.
Et l'on suit le périple du gérant Gérard Givelet qui grâce au baron de Sachs a pu ouvrir la première verrerie de la commune. Plus gros employeur local, il allait d'ailleurs devenir le maire de Courcy de 1919 à 1935. Détruite durant la première guerre mondiale la verrerie fut reconstruite en 1923 grâce à l'aide de Charbonneaux, mais fut sacrifiée en 1933 au profit de celles de Reims.
Plusieurs pages concernent aussi la base aérienne qui se situe en partie sur le territoire de Courcy. Y sont évoqués les meetings, la création de l'aérodrome de Champagne puis de la base aérienne 112 où en 1996 le pape Jean Paul II en visite à Reims a salué le maire M. Desgrippes.
Le plein d'images
Sachant combien les gens aiment se voir ou se revoir, l'ouvrage comporte de nombreuses images. Sur la vie à l'école, les communions, des mariages, des gens d'ici, la vie sportive avec l'Union du même nom crée en 1941. De nombreux footballeurs et lutteurs s'y reconnaîtront.
Alain Moyat
(1) L'ouvrage sera officiellement présenté ce vendredi 6 octobre à 18 30 en mairie de Courcy et vendu dimanche 8 octobre lors de la brocante du village.
Depuis la fin août, l'actualité à Croix-Rouge, c'est le déménagement de l'ensemble de l'équipe de direction de la Maison de quartier et de l'équipe d'animation de l'espace Pays-de-France, qui ont quitté leur fief du château d'eau pour le secteur Pays-de-France, un déménagement étalé sur plusieurs jours.
Qui trouve-t-on désormais au 1, allée des Picards ?
Pour la Maison de quartier Croix-Rouge : Éric Krzywda, directeur général, Céline et Marie-France, secrétaires, Catherine Pierrejean, animatrice du secteur contes et expression et Boris Claudel, coordinateur du réseau Pôle-sud musiques de Reims.
Pour l'espace Pays-de-France : Slimane Hamdi, coordinateur du secteur loisirs jeunesse, Elham Kouch, animatrice du secteur familles, Évelyne Verrier, animatrice enfance, chargée de l'accompagnement à la scolarité et des centres de loisirs sans hébergement.
L'adresse : Maison de quartier Croix-Rouge - 1 allée des Picards - 1er étage, porte 1D - Tél. 03.26.86.49.36.
Un site internet est en construction, celui de Pôle-Sud musiques www.polesudmusique.com
Une inauguration officielle sera organisée quand toute l'installation sera terminée.
Vaccinations
La prochaine séance de vaccinations du service communal d'hygiène et de santé se déroulera mercredi 11 octobre, de 14 à 15 heures, à l'espace Billard de l'ancienne Maison de quartier Croix-Rouge, 14 rue Pierre-Taittinger (03.26.08.08.78.).
L'Union 05/10/2006
Découverte du Vieux Rheims pour voitures anciennes
Ce dimanche 8 octobre, les belles Champenoises d'époque vont se faire admirer dans Reims : en effet plus d'une centaine de voitures anciennes sont inscrites au 10e Rallye du Vieux Rheims.
Emaillé d'énigmes qui indiquent les étapes dans l'hyper-centre, le parcours est bien entendu secret mais ce n'est pas trahir les organisateurs (Jean-Bernard Blondeau, Vincent Busson et Jean-Marc Coopman) que d'indiquer le lieu de rassemblement pour le départ : rendez-vous au Boulingrin à 9 heures.
Comme il faudra bien faire une halte pour déjeuner, les voitures seront à l'arrêt en ville (mais où ? Aux Rémois de chercher.) entre 12 et 15 heures. Quelques modèles : une Citroën C4 de 1932, une Humber 1947, une Delahaye 1948, une Oldsmobile 1965. Mais toutes méritent qu'on guette leur passage pour les applaudir.
L'Union 05/10/2006
Plan amiante à Valeo : les départs anticipés ont commencé
L'appel du ministère du Travail ne remet pas en cause la procédure permettant des départs anticipés de travailleurs de l'amiante à Valeo Reims.
La décision toute récente du ministère du Travail de faire appel de la décision du tribunal administratif de Châlons l'obligeant (sous astreinte) à procéder à l'inscription de Valeo Reims sur la liste des établissements ouvrant droit au dispositif de cessation anticipée de l'activité des travailleurs de l'amiante ne change rien, au moins pour l'instant, à la procédure en cours. S'il fallait une preuve. « Le premier départ dans le cadre du plan amiante a eu lieu vendredi », explique Gilles Tocut, de la CFDT, le syndicat à l'origine de la procédure.
« Au fil des semaines, on se préparait à cette éventualité. Il y avait des bruits. »
L'appel n'est pas suspensif
Le recours du ministère n'est pas suspensif. Comme l'y autorise la loi, le ministère a jugé bon de faire appel de la décision du juge administratif mais pendant ce temps-là les employés de Valeo continuent à constituer leur dossier de départ anticipé auprès de la Cram. Bien sûr, le site de Reims reste inscrit sur la liste des établissements susceptibles d'ouvrir droit à l'allocation de cessation anticipée des travailleurs de l'amiante. La publication date seulement du 29 juillet dernier.
Pour Dominique Brion de la CFDT, c'est déjà fait. Son dossier est complet. Il attend la réponse et prévoit un départ aux alentours de la fin de l'année. Il est entré dans l'entreprise en 1975 en tant qu'agent de fabrication. Aujourd'hui, à 54 ans, il attend son départ.
Comme lui, toutes les personnes qui ont travaillé sur le site de Valeo de 1960 à 1996 peuvent bénéficier de ce départ anticipé. Les actuels employés du sous-traitant automobile ne sont pas les seuls. Des anciens de Valeo (toujours en activité) sont aussi concernés même s'ils ne travaillent plus dans l'entreprise.
« Le ministère sort ses griffes. Il essaie de se raccrocher à tout ce qu'il peut pour contester la décision des juges. Il en faudra plus pour nous décourager », prévient Alain Broutin, CFDT également.
L'appel de la décision du tribunal administratif de Châlons est en effet considéré par les représentants de la CFDT comme une péripétie de plus dans une procédure qui a démarré il y a maintenant plus de 3 ans.
La demande de reconnaissance amiante au ministère du Travail date, elle, de février 2003.
En février 2005, notification officielle par courrier ministériel du refus apporté à Valeo de l'inscription du site rémois sur la liste des établissements ouvrant droit au dispositif de cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante.
Maladie de l'amiante
Entre temps, Daniel Périn, un employé de l'entreprise, est reconnu par la caisse primaire d'assurance maladie comme victime de l'amiante. Il décède quelques jours plus tard. En septembre 2005, le Conseil d'Etat rend son avis sur le transfert du recours devant le tribunal administratif. Le juge administratif donne raison à la CFDT et oblige le ministère du Travail à procéder à l'inscription du site de Reims sur la liste des établissements ouvrant droit au dispositif de cessation anticipée de l'activité des travailleurs de l'amiante. Jugement aujourd'hui contesté par le ministère du travail.
« Un cas d'asbestose a été relevé par la médecine du travail », poursuit Dominique Brion. L'asbestose est communément appelée la maladie de l'amiante.
Avec Daniel Périn, on en serait donc déjà à deux cas reconnus.
Contactée hier, la direction n'a pas confirmé l'information.
Alexandre Roger
L'Union 05/10/2006
Social Martel : les négociations bloquent
Les négociations entre les salariés de l'unité de production, en grève depuis 9 jours, et la direction du champagne Martel à Magenta ont une nouvelle fois achoppé hier matin sur le problème de la prime d'assiduité, même si des avancées ont été consenties sur les coefficients hiérarchiques et l'indemnité de congés payés (l'union des 29 septembre et 3 octobre).
« Nous réclamons une prime d'assiduité mensuelle de 200 euros par salarié de l'Union économique et sociale.
La direction nous propose juste 135 euros par an. Ce n'est pas acceptable.
La direction refuse de négocier sur ce point. C'est le black-out total.
Nous avons donc quitté la table des négociations, » expliquait hier matin l'un des délégués syndicaux, au sortir de la réunion.
Assignation
La direction a néanmoins consenti à faire appel à un cabinet d'expertise pour étudier, au cas par cas, en fonction de chaque poste et de chaque salarié, le problème de coefficient hiérarchique.
Les 25 salariés en grève demandaient une augmentation de 10 points de ce coefficient. « Le directeur a indiqué qu'il se plierait aux recommandations du cabinet.
Fin octobre, ce problème devrait être réglé » ajoute le délégué.
Autre avancée : la réactivation d'une mesure précédemment dénoncée, à savoir l'obtention d'une prime d'ancienneté de 300 euros par an à partir de 15 ans d'ancienneté dans la maison.
En dépit de ces avancées et au regard du blocage quant à la prime d'assiduité, les grévistes ont décidé de maintenir la pression et de poursuivre leur mouvement de grève pour une durée illimitée.
La direction a pour sa part décidé de les assigner ce matin devant le tribunal pour le non chargement des camions.
Car si les salariés ne sont pas opposés au libre chargement des camions en livraison au départ de Magenta, ils refusent d'en assurer eux-mêmes le chargement.
Caroline Garnier
L'Union 04/10/2006
Wilson : 266 familles relogées. en ville
Adjointe au maire, chargée du logement, Laurence Malassagne n'a pas la vision pessimiste de l'élu communiste rémois.
« Dans le cadre de l'opération destruction-reconstruction du quartier Wilson, une charte de relogement a été adoptée et signée par le conseil général, l'État, la ville et les trois organismes logeurs. Il s'agit d'un dispositif pour assurer et contrôler le suivi du relogement des familles par les bailleurs et pour qu'il n'y ait pas de dérapage » rappelle l'élue. « Il examine les cas les plus difficiles car ce n'est pas toujours simple de trouver en fonction de la typologie de la famille et de son niveau de ressources. Certaines familles ont eu jusqu'à 7 ou 8 propositions. »
A Wilson, sur huit immeubles comportant 564 logements détruits ou à détruire, en date du mois de mars 2006, ce sont 266 familles qui ont été déjà relogées. Où ?
Quatre-vingt-douze, soit 34 % ont été relogées sur le site de Wilson et 53 sur le grand quartier Saint-Anne Casse Frayères, c'est-à-dire dans le prolongement de Wilson vers les Châtillons. Nous atteignons 54 % de relogés dans un secteur identique ou très proche. Pour le reste 15 familles ont été relogées sur le centre historique de la ville, 18 sur Europe Chemin-Vert, 13 sur Neufchâtel/Pont de Laon (hors La Neuvillette et Orgeval), un seul à Murigny. Treize ont trouvé un accueil hors du circuit des organismes logeurs. Une personne est dans une résidence pour personnes âgées, six dans un autre organisme HLM, 4 dans le privé et 2 sont propriétaires d'une maison. »
Sur la question de l'augmentation des loyers, l'élue estime que « c'est du cas par cas. Ce que l'on considère, c'est le reste à la charge des familles. Dans certains cas, même si le loyer est effectivement plus élevé, compte tenu des aides, le reste à payer est inférieur à la situation antérieure. »
A.M.
L'Union 04/10/2006
Michel Guillaudeau (PCF) préfère la réhabilitation
Alors que le Plan local de l'habitat de l'agglomération rémoise prévoit la démolition de 4.000 logements d'ici 2015, le conseiller régional et conseiller municipal communiste Michel Guillaudeau tire la sonnette d'alarme et plaide plutôt pour des réhabilitations. « On détruit des immeubles dans lesquels les locataires paient des loyers accessibles, du genre 225€ par mois pour un T4 et on leur propose un logement neuf à 450€. Dans une ville où les moyens financiers des familles ne sont pas très élevés, ce n'est pas normal. De plus on s'oriente vers la diffusion de logements sociaux sur le Pays rémois, on va chasser les pauvres. Cela posera forcement des problèmes de transports en commun, de manque de services publics et de difficultés à rechercher un emploi pour tous ceux qui n'ont pas de voiture.»
Bus, débats et pétition
Pour évoquer ce sujet et écouter les habitants, un bus logement de l'association nationale des Élus communistes et Républicains pour le droit au logement fera étape à Reims ce vendredi 6 octobre.
De 7 à 12 heures le bus expo sera stationné sur la place Mozart, quartier Wilson. Il sera de 14 à 18 heures à la Rafale (quartier Croix-Rouge).
Un débat public est organisé à 18 h 30 salle municipale Croix-Rouge sur le thème : « Aujourd'hui rémois. Et demain ?» Les démolitions reconstructions mettent en cause le droit des plus modestes à vivre dans la ville. Avec Danielle Depoilly, adjointe au maire de Fontenay-sous-Bois et les animateurs du bus logement.
« Nous discuterons avec les habitants pour proposer une nouvelle alternative au logement à Reims à proposer lors de l'élection municipale, nous noterons leurs commentaires dans un cahier et nous ferons signer des pétitions pour demander que soient revues avec la population les opérations de démolition. En effet, un rapport du centre d'étude, de documentation et d'observation sur les villes (Cedov) explique après avoir observé la situation à Reims : La relation avec les habitants est pleine de sollicitude. Il y a bien une restriction de l'information, mais pour éviter tant de faire peur, que de susciter des espoirs infondés [.] On tient compte à la marge de l'avis des habitants, mais pour calmer le jobard comme on dit. »
Alain Moyat
L'Union 04/10/2006
Reims : du vinaigre à toutes les sauces.
A l’estragon, aux vins de champagne ou au jus de framboise, Charbonneaux-Brabant est l’héritier de la tradition vinaigrière champenoise. La maison possède 8 cuves de 300 hectolitres et peut réaliser 3 000 litres de vinaigre en 24 heures. Certains vinaigres peuvent avoir 12 ans d’âge. 7 000 tonnes de moutarde, 200 000 hectolitres de vinaigre, 850 tonnes de vinaigrette et 130 tonnes de mayonnaise sortent chaque année des établissements Charbonneaux-Brabant. 35 % des produits sont exportés principalement en Asie et aux USA.
L'UNION du 04/10/2006 (en page 14)
TGV–Est : électrification de Paris-Nancy à partir de la fin novembre.
Le tronçon Paris-Nancy de la LGV sera électrifié à partir de la fin novembre. La partie, qui traverse le Parc de la Montagne de Reims, est donc concernée bien que le litige entre le PNR et RTE (traverse de la ligne à haute tension) ne soit pas encore réglé.
L'UNION REIMS du 04/10/2006 (en page D)
Dominique Lévêque : pour le TGV, contre les pylônes
Le président du parc naturel de la Montagne de Reims et maire d'AY reste ferme dans ses positions : « Nous contestons la ligne haute tension telle qu'elle a été voulue par les Pouvoirs publics et l'alimentation aérienne de la LGV au moins dans ce secteur, dont les pylônes et les câbles sont une suite logique ». Autrement dit, M. Lévêque attend impatiemment les conclusions du Conseil d'État, qu'il espère en octobre, qui se prononcera pour ou contre ce projet devenu réalité, de ligne aérienne à haute tension traversant le territoire de 8 communes du PNR.
Fuseaux
« Si le Conseil d'État est contre cette ligne, RFF et RTE devront trouver des solutions. Sinon, nous n'aurons plus que nos yeux pour pleurer », indique M.Lévêque. Lequel n'accepte pas l'argument selon lequel il n'y aurait « que » 8 communes touchées par l'impact environnemental de la ligne. « Les deux autres fuseaux seraient restés hors du Parc. De plus, le territoire du parc, c'est tout le parc. Si on accepte pour quelques communes, il n'y a plus de territoire ».
En tant que conseiller général, Dominique Lévêque dit avoir soutenu le TGV sans sourciller. En tant que président du Parc, il entend défendre les intérêts des paysages concernés.
Quant à la « compensation » avancée par le porte-parole de RTE, l'effacement de 11,5 km de ligne ailleurs dans le parc, « il s'agit d'une ligne désaffectée qui aurait dû être démontée de toute façon », conclut-il.
J.F.S.
L'Union 04/10/2006
Taittinger : la tour sera foudroyée en sept secondes
Dimanche 19 novembre, il faudra sept secondes pour foudroyer la tour située 53 rue Pierre-Taittinger. Un grand programme sera mis en œuvre pour évacuer les habitants pendant plusieurs heures.
Le projet de requalification urbaine du quartier Croix-Rouge se poursuit avec la 2e phase de démolition du « site La Rafale ». La prochaine étape sera la démolition de la Tour 53 Taittinger, propriété de Reims Habitat. « Les habitants et les entreprises installés dans cet immeuble de 105 logements ont été relogés selon leurs vœux majoritairement dans le quartier Croix Rouge, » indique Patrick Baudet, directeur de Reims Habitat. « Cette destruction va permettre d'aérer tout le quartier, » estime le maire Jean-Louis Schneiter. « C'est une étape très importante dans la reconstruction de ce quartier de l'université ».
Dimanche 19 novembre, à 11 h 30 précises, la tour mettra 7 secondes à s'écrouler sur elle-même. Avec cette technique du foudroyage, « la seule gêne occasionnée sera due à la poussière, toutefois limitée par une pulvérisation d'eau à l'aide de canons à neige pour humidifier la poussière ».
Le périmètre de sécurité réglementaire est fixé à 150 m de rayon autour de la tour. Les immeubles de logement situés dans ce périmètre seront évacués le matin même (entre 7 h 30 et 9 h 30). Les habitants devront également retirer leur(s) véhicule(s) de ce périmètre et pourront les garer sur les parkings de l'hippodrome et de l'Université (côté avenue Mauriac).
Au total, trois immeubles de Reims Habitat ainsi que la tour du 60, esplanade Eisenhower seront à évacuer soit 893 personnes, et trois immeubles du Foyer rémois situés rue de Rilly-la-Montagne, soit 241 personnes.
Trois sites d'accueil
Dès 7 h 30 du matin jusqu'à la fin des opérations à savoir 2 heures maximum après le tir - soit 13 h 30 -, les personnes évacuées seront prises en charge. Des équipes composées du personnel de Reims Habitat, du Foyer rémois et de la ville seront mobilisées à chaque cage d'escalier des immeubles de logement à évacuer. Les locataires évacués pourront rejoindre un des trois lieux d'accueil collectif : la salle de restaurant de l'hippodrome, la salle municipale François-Mauriac et le gymnase Joliot-Curie en complément. Un petit-déjeuner y sera servi. Les propriétaires d'animaux devront les évacuer des immeubles mais ne pourront les faire venir dans les lieux collectifs. Seront également mis à disposition un point nourrisson, des espaces de repos et un poste de secours.
La démolition est « aussi un spectacle et un moment festif pour le quartier.
Les services municipaux et les associations de Croix-Rouge, réfléchissent sur l'organisation d'ateliers récréatifs ».
Une fois le tir effectué, le délai de réouverture du périmètre peut aller de 10 minutes à 2 heures de temps selon les éventuels aléas rencontrés. A 13 h 30 l'opération sera bouclée.
Des questionnaires seront distribués vendredi 6 octobre dans les boîtes aux lettres des immeubles concernés.
Une équipe Ville (correspondants de quartier) et bailleurs (agents de voisinage) se rendra chez tous les locataires à compter du 10 octobre pour récupérer les questionnaires.
Le 9 novembre à 18 h 30 aura lieu une réunion publique à la maison de quartier Billard, présidée par le maire et le directeur général de Reims Habitat.
P. B.
L'Union 04/10/2006
Venez vendanger les vignes les plus anciennes de France !
Vendredi 6 octobre, le service des espaces verts de la ville invite les Rémois à participer aux vendanges des « vignes les plus anciennes de France ». Les vignes de l'ancien collège des Jésuites ont, en effet, plus de 300 ans !
« Très robustes et possédant des racines s'enfonçant à plus de dix mètres de profondeur dans le sous-sol crayeux. » Les grappes sont fréquemment très grosses : jusqu'à 2,8 kg.
Les vendanges 2006 s'annoncent « de bonne facture, les grappes toujours volontairement en nombre limité (après la maladie) sont très belles et toujours aussi grosses. Certaines boutures plantées à la fin des années 1980 donneront leurs premières grappes. On espère atteindre une récolte totale de 50 kg cette année. »
Les amateurs de vendanges originales peuvent se présenter vendredi 6 octobre, à 17 heures, dans l'ancien collège des Jésuites.
L'Union 04/10/2006
Vélo-villages : vive le vélo électrique
« Mais où sont donc passés les Rémois. Sans doute partis de la ville en voiture. »
Les organisateurs de l'opération vélo-villages programmé dans le cadre du mois « liberté, mobilité, égalité » ont fait la grimace dimanche. Ni les Rémois, ni les habitants du pays rémois n'ont été nombreux à participer ou regarder les différentes animations proposées en quatre endroits en ville sur le thème « vélo-villages ». Dommage. Mille fois dommage.
Et même s'ils ont eu un cachet correct, les invités l'ont eu un peu dur. Champion du monde et d'Europe de VTT trial, Bruno Janin a eu bien du mal à susciter les applaudissements lors de son admirable show en vélo trial place du Boulingrin.
Francy's a dû se déplacer avec son monocycle et son orgue de Barbarie jusqu'à la place d'Erlon pour attirer un peu de public et jusqu'à la place du Forum où il avait habillé son podium. Il en a profité aussi pour tailler une petite bavette avec un autre passionné de monocycle, le Rémois Philippe Zimmer, créateur de l'association « Roul ma pool ». Et tous deux ont évoqué le souvenir des diables rouges de Faux-Fresnay et des diables verts de Reims.
Place d'Erlon où il y a toujours du passage, c'est finalement le représentant d'une firme de vélos électriques qui a semble-t-il le mieux tiré son épingle du jeu de cette opération.
Au programme
L'opération « liberté, mobilité, égalité » se poursuit avec cette semaine plusieurs films pour les scolaires et le grand public (voir chaque jour dans notre rubrique cinéma page 3) et d'autres animations.
Mercredi de la mobilité : Slam ta mobilité et mobilité en toute sécurité. A partir de 14 heures à la maison de quartier Orgeval.
Flash ta mobilité et récup'art mobilité à partir de 14 heures à la maison de quartier, 1 allée des Picards.
Graph tes déplacements et récup'art mobilité à partir de 14 heures aux Châtillons.
Club vélo et champion de la mobilité à partir de 14 heures aux Épinettes.
Conférence : Jeudi 5 octobre à 18 h 30 à la Caisse d'Epargne, 12, 14 rue Carnot. « Vers un usage raisonné de la voiture ».
Café de la mobilité : Vendredi 6 octobre à partir de 18 heures au 82, 82 place Drouet-d'Erlon : « En avoir ou pas ? » Il s'agit de l'automobile bien sûr.
Randonnée roller : Vendredi 6 octobre à 20 heures. Rendez-vous Place du Boulingrin avec l'association RRCC.
Alain Moyat
L'Union 03/10/2006
Une maison d'accueil pour les familles de prisonniers ouvre à Reims
C'est un projet qui date de 8 ans qui va être inauguré aujourd'hui à Reims. La maison d'accueil pour les familles de prisonniers permettra de ne plus laisser attendre parents et enfants sur le trottoir devant la prison, qu'il vente ou qu'il neige.
C'est une maison bourgeoise rémoise comme tant d'autres. Située au 16 boulevard Robespierre, en face de la prison, la nouvelle maison d'accueil pour les familles de prisonniers a pris ses quartiers dans un ancien presbytère. « Une opportunité mais qui a mis du temps à se concrétiser » souligne Philippe Duntze, président de l'association Safir qui gère la structure.
Et pourtant, il y avait urgence de l'aveu même des différents protagonistes. Car pour les personnes venant voir des prisonniers lors des parloirs du lundi, mercredi et samedi, la seule solution d'attente existante jusqu'à présente était la rue. Avec tout ce que cela comporte comme risques pour les familles avec enfants. Il n'était ainsi pas rare de voir des bébés changés à même le capot de voiture et les couches traîner dans les caniveaux.
« Aller en prison, c'est dur mais attendre devant sur le trottoir aussi », indique Philippe Duntze. « Il y a les intempéries mais aussi et surtout le regard des autres. Nous sommes sur un boulevard où la circulation est importante. Imaginez ce que pourrait penser une personne qui voit une de ses connaissances en train d'attendre devant la prison. Les jugements vont vite. C'est pour cela que notre structure est un abri contre la météo mais aussi un abri du regard des autres ».
« Il ne s'agit pas de donner davantage de droit aux uns par rapport aux autres mais juste de permettre à ses familles qui n'y sont pour rien de pouvoir être accueillies décemment », poursuit le responsable de l'association qui intervient depuis 22 ans à la maison d'arrêt de Reims.
Si le projet de maison d'accueil a mis du temps à se mettre en place c'est avant tout pour un problème de lieu et de mise aux normes. « En fait c'est le fruit du hasard qui nous a permis de tomber sur l'opportunité tant attendue : une maison face à la maison d'arrêt ». L'association n'ayant aucun fond propre, c'est la ville de Reims qui a pris en charge l'achat et la réhabilitation complète des lieux afin de permettre l'accueil du public.
Sur place, les familles disposent de deux pièces, une sorte de salle d'attente améliorée, avec collation et toilette. Le tout étant ouvert les jours de parloir soit les lundis, mercredis et samedis après-midi. « Nous ne sommes pas là pour juger les familles. Nous ne sommes pas intrusifs, ni thérapeutes. Notre but est d'être un relais ».
Si elle est inaugurée aujourd'hui, cette maison d'accueil fonctionne dans les faits depuis le 2 juillet avec en moyenne une trentaine de personnes par après-midi (plus d'une centaine de personnes passent au parloir sur la même période). « Avec les mauvais jours, on aura encore plus de monde » annonce le président de Safir.
Un noyau dur d'une quinzaine de bénévoles, principalement des femmes, assure les permanences. « On recherche toujours du monde. Ce que l'on demande aux gens c'est de la présence pas de l'argent ».
Quant à l'avenir des lieux, Philippe Duntze compte trouver l'équilibre financier d'ici deux ans. Pour cela, il ne manque pas d'idée pour remplir la maison en dehors des horaires d'ouverture de l'accueil. Des bureaux sont par exemple d'ores et déjà sous-loués à la PJJ (protection judiciaire de la jeunesse) au premier étage de la maison.
G. A.-T.
L'Union 03/10/2006
Un voisinage qui dérange
L'arrivée de la maison d'accueil n'est pas bien vécue par tous. Le projet dérange en effet certains dans le quartier. Des voisins ont ainsi exprimé leur désaccord à l'association qui gère la maison et annoncé qu'ils viendraient le faire savoir le jour de l'inauguration. « On les a reçus et on leur a expliqué le fonctionnement », indique le président de la structure Philippe Duntze. « Il y a toujours des a priori. Pourtant j'imagine que pour eux c'est tout de même nettement mieux que des personnes qui attendent devant la maison d'arrêt. ».
Dans le quartier, tout le monde se montre discret sur la question. A croire qu'officiellement, personne ne se plaint. On ose imaginer ce qui serait passé si un des autres projets présentés par l'association avait été retenu : il s'agissait d'un autocar stationné face à la maison d'arrêt.
L'Union 03/10/2006
La ville veut créer une « identité étudiante »
Entre gestion de la vie nocturne et lancement du premier conseil de la vie étudiante rémoise, la municipalité déborde de projets pour cette rentrée étudiante. Rencontre avec l'adjoint qui en a la charge, Cédric Chevalier.
La rentrée universitaire est en cours. La ville suivra de près les étudiants.
Premier conseil
C'est en novembre qu'aura lieu le premier « conseil de la vie étudiante rémoise ». Le conseil sera composé d'élus étudiants représentant tous les établissements d'enseignement supérieur de Reims (URCA, les UFR, le CROUS, RMS, l'ESAD et les classes préparatoires). « Depuis trois ans, » explique Cédric Chevalier, « nous organisions une rencontre annuelle de la vie étudiante avec les acteurs associatifs. Il s'agissait d'un moment d'échanges, une grand-messe intéressante. Mais il fallait créer un contact plus permanent. Le conseil pourra aborder des thèmes comme le transport, la maison de l'étudiant. C'est le seul conseil de ce type en France en dehors de celui de Paris. Il aura un pouvoir consultatif, mais aussi incitatif. » Des rencontres sont prévues quatre fois par an.
Vie nocturne
A la suite de débordements et « sans que la ville veuille rejeter la faute sur telle ou telle partie, les étudiants se retrouvent parfois exclus d'espaces qui leur sont dédiés. Il est apparu la nécessité de cadrer la vie nocturne étudiante en y associant les étudiants, mais aussi les pouvoirs publics et les professionnels de la nuit. »
La ville veut qu'il y ait une « vraie vie nocturne, mais qu'elle se déroule sans heurts. Que chacun connaisse ses droits mais aussi ses devoirs. » Ce « cadrage » pourrait prendre la forme d'une charte qui serait signée par toutes les parties.
Maison de l'étudiant
La maison de l'étudiant atteint la fin de sa « programmation ». Elle verra le jour à l'ancienne caserne Chanzy. Dans quel délai ? « Trois ou quatre ans, difficile à dire. Nous recherchons les financements. » Le projet coûtera 10 millions d'euros et la maison de l'étudiant « offrira de vrais services et sera un vrai lieu de vie ». Sont prévus dans le programme : des cours de l'IUTL, une cafétéria, des services du CROUS, du CRIJ, des salles de travail pour les étudiants.
Label « Reims Campus »
La ville souhaite créer un label de l'enseignement supérieur rémois « afin de mutualiser les moyens sur certains points et permettre à tous ces établissements de communiquer plus facilement dans le monde entier. Nous voulons créer une identité étudiante. » Le nom du label est, pour l'instant, « Reims Campus ».
Les 20 ans d'Erasmus
En novembre 2007, Reims accueillera diverses manifestations pour fêter les 20 ans du programme étudiant européen Erasmus.
Accueil convivial
L'an prochain, les « nouveaux » étudiants devraient bénéficier d'un accueil « convivial » avec un « son et lumière, dans un parc du centre-ville, pour qu'ils s'approprient le centre-ville. ».
Mouvement étudiant
L'an prochain également, Reims fêtera les 100 ans du Mouvement étudiant. Le CAARME (centre d'archives, d'animation et de recherche sur le mouvement étudiant) - créé à Reims en 2004 - tournera en France pour valoriser ce mouvement.
Patricia Buffet
L'Union 03/10/2006
Sortie de boîte agitée : le Moonlight fermé 3 mois
La discothèque le Moonlight fait l'objet d'une fermeture de trois mois après une sortie mouvementée entre clients. L'avocat va saisir le tribunal pour contester cette décision.
Les habitués du Moonlight trouvent porte close depuis mardi dernier. La discothèque de la rue de la Cerisaie est sous le coup d'une mesure de fermeture administrative prise par le sous-préfet de Reims pour une durée de trois mois.
L'établissement s'est également vu retirer son autorisation d'ouverture tardive. Désormais, et quand la première mesure sera purgée, il devra fermer ses portes à 0 h 30, au lieu de 4 ou 5 heures.
En définitive, deux sanctions complémentaires décidées par les autorités préfectorales après une affaire survenue le 9 septembre en fin de nuit devant la discothèque (l'union des 10, 11 et 12 septembre).
Pour des raisons que l'enquête pénale en cours s'efforce de déterminer, un automobiliste a foncé sur un piéton avant de s'enfuir. Tous deux venaient de sortir de la discothèque où ils auraient eu une altercation. La victime fut sérieusement blessée (fracture du tibia et du péroné), l'auteur retrouvé quelques heures plus tard, mis en examen pour « violences volontaires » et placé sous contrôle judiciaire mais il plaide l'accident : il n'aurait pas fait exprès de renverser le piéton. Le juge d'instruction devra trancher.
La défense contre-attaque
Parallèlement à l'enquête judiciaire, le commissariat de Reims a établi un rapport sur la base duquel la sous-préfecture a pris ses sanctions.
Le représentant de l'Etat motive sa décision par l'existence de faits qui ont « gravement troublé l'ordre public » et sont « étroitement liés à une consommation d'alcool dans l'établissement ».
Les « blessures graves » occasionnées à la victime ainsi qu'une précédente fermeture d'un mois au printemps (lire par ailleurs) sont deux motifs également invoquées.
Directeur du Moonlight, Guy Vincent n'a pas trop envie de s'exprimer pour l'instant. Il a confié la défense de ses intérêts à un avocat parisien habitué à intervenir pour le Syndicat national des discothèques.
Joint hier soir, Me Henri De Beauregard annonce qu'il va engager cette semaine un « référé suspension » devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne pour obtenir, dans l'attente du jugement au fond, la suspension de la mesure de fermeture et du retrait d'autorisation d'ouverture aux heures tardives.
Il conteste la légalité de la « double sanction » et s'étonne que dans cette affaire, l'autorité administrative se soit prononcée par rapport à des faits sur lesquels l'autorité judiciaire n'a pas encore statué, et qui sont contestés par le mis en examen.
Le juge des référés devrait statuer d'ici quelques semaines. En attendant, les huit employés permanents du Moonlight ne travaillent plus et la clientèle obligée de se détourner ailleurs.
Ca fait du monde : selon M.Vincent, la discothèque attirait entre 700 et 1200 personnes les soirs de week-end.
Fabrice Curlier
L'Union 03/10/2006
Une première fermeture d'un mois au printemps
2006 laissera un souvenir calamiteux au directeur du Moonlight. La fermeture de trois mois prise par le sous-préfet est la seconde de l'année après une première fermeture d'un mois au printemps.
Elle fut consécutive à l'agression d'un jeune Anglais défiguré le 14 avril d'un coup de serpette lors d'une rixe devant l'établissement.
L'auteur avait attendu la victime à la sortie après une altercation survenue dans la boîte à l'occasion d'une soirée étudiante.
Directeur du Moonlight, Guy Vincent ne dit rien comprendre à ce qui lui arrive. Sa famille gère l'affaire depuis 1946. « Pendant 60 ans, il n'y a pas eu de problème et voilà que je prends deux fermetures d'un coup. Je ne sais plus quoi faire. Je ne sais même pas si je vais pouvoir rouvrir. »
Me Francis Fossier, du barreau de Reims, était intervenu lors de la précédente affaire mais il n'avait déposé aucun recours (la procédure aurait pratiquement duré aussi longtemps, si ce n'est plus, que la fermeture d'un mois).
« Il s'agissait d'une décision injuste » dit-il aujourd'hui en replaçant le dossier dans le cadre plus général des soirées étudiantes organisées en boîtes de nuit.
« Les organisateurs louent une salle de la discothèque comme on loue une salle des fêtes. Mais quand il y a un problème, l'administration en fait payer les conséquences à l'exploitant de la discothèque et non aux organisateurs de la soirée. On lui fait porter la responsabilité d'événements survenus lors d'une manifestation dont il n'a pas la maîtrise. Ce n'est pas normal. »
Au printemps dernier comme cet automne, il est fait grief au patron du Moonlight d'avoir eu des clients ivres dans son établissement. Il s'en défend, Me Fossier également.
« L'ivresse d'une personne constatée à l'extérieur de l'établissement ne signifie pas qu'elle s'est enivrée à l'intérieur. Et puis, vous avez des gens qui supportent si bien l'alcool que même à un gramme, un gramme vingt, on ne voit pas qu'ils sont ivres. Comment les empêcher de rentrer ? »
F.C.
L'Union 03/10/2006
Le square René-Dumont inauguré
Il ne manquait que des enfants ! Hier matin à 11 heures, c'est en présence de Dominique Voynet, candidate à l'élection présidentielle pour les Verts que le maire Jean-Louis Schneiter et un petit aréopage d'élus ont inauguré le square René-Dumont aménagé rue Jardelle en lieu et place de l'ancienne école. Bientôt nouveau petit poumon vert d'un quartier fort dense, ce square, aménagé par la ville pour 450.000 euros et décoré par des petits collégiens de Brossolette encadrés par la plasticienne Florence Kutten et Emilie Hammet, prof d'art plastique, le square coloré sur le thème de l'école avec des associations de mots sur l'avenir de la planète, a donné l'occasion à chacun de plaider pour ses combats.
« En 1974, en entrant en politique, René Dumont (1904-2001 agronome -écologiste) a montré le chemin aux écologistes. Il avait raison de vouloir rendre la Terre plus aimable, plus utile, plus durable et j'avais déjà été fort sensible à son livre l'Afrique noire est mal partie », a expliqué le maire Jean-Louis Schneiter. Le même qui s'est empressé de rappeler qu'il essaie au niveau de l'agglomération d'apporter des restrictions à la circulation automobile et que le tramway se ferait, « même s'il ne faisait pas l'unanimité. »
De son côté, Dominique Voynet, membre fondatrice de la Fondation René-Dumont a rappelé que le combat entrepris il y a trente ans par l'homme au pull-over rouge était on ne peut plus d'actualité quand il disait qu'un jour il y aurait des guerres pour conquérir l'eau (lire en page France monde).
Les Verts du Pays rémois ont accompagné leur candidate en campagne. Ils nous ont fait savoir que pour l'instant ils n'avaient pas encore décidé s'ils constitueraient une liste à Reims pour les municipales de 2008. « On s'est réuni mercredi. On peaufine un programme et on regarde qui pourrait entrer sur une liste. On verra ensuite avec nos alliés de Gauche, compte tenu d'un programme dont le slogan pourrait être il faut partager la ville, si l'on peut partir ensemble sur une liste commune. »
Alain Moyat
L'Union 03/10/2006
Les filières préférées des étudiants.
Dans les universités d’Amiens et de Reims, les effectifs d’étudiants sont plutôt stables ou en légère baisse. Si les jeunes continuent de bouder les filières scientifiques et ont abandonné la filière sport, ils se sont rués sur la médecine (1 020 étudiants pour un numerus clausus porté à 165). Tandis que les humanités reviennent à la mode.
L'UNION du 02/10/2006 (en page 13)
Les écoliers embauchés d'office à la cantine
Les grands aident les petits à gérer leur assiette. C'est la coutume dans plusieurs écoles rémoises. Pratique diversement appréciée.
La petite Marie* a fini par en avoir assez. Jusqu'à l'année dernière, l'écolière de CM1 à Jean-Macé filait jouer dans la cour quand la cloche sonnait à 11 h 30.
Des jeux, des rires et des cris à n'en plus finir jusqu'à l'heure de la cantine. Sa vie a changé depuis la rentrée.
Au lieu d'aller s'installer à sa place au réfectoire, elle doit aussi aller servir les assiettes des petits.
« Comme je fais partie des élèves les plus sages, on m'a désignée. Je ne suis pas la seule, on est 12 ou 13 ».
Aider une fois pour dépanner, Marie n'aurait rien eu contre mais au bout de plusieurs semaines. elle s'est lassée.
« Il faut y aller à midi pendant un quart d'heure à peu près. On nous donne les plats et on doit remplir les assiettes des CP ou CE1. Et aussi les aider à couper leur viande s'ils n'y arrivent pas ».
N'y a-t-il pas des adultes pour s'occuper de la cantine ? « Si, mais ils surveillent, nous, on sert ».
« Nous sommes obligés »
Et si Marie n'a pas envie d'y aller : « On est obligés quand même. Sans discuter ». Les garçons, eux, sont rarement de corvée : « Ils préfèrent demander aux filles parce qu'on est plus gentilles ».
Marie et sa maman ont voulu savoir pourquoi c'était aux enfants d'aider au service des plus jeunes : « La maîtresse a répondu qu'il fallait demander à la directrice et la directrice a dit qu'il fallait s'adresser à la caisse des écoles ».
A ce rythme Marie va finir par regretter d'être une enfant sage. Voire même d'être une fille. « Mes copines non plus elles n'aiment pas faire le service ».
Autre école, autre histoire. Madeleine* ne veut plus être servie par les « grands ».
La petite fille de CP à Ruisselet en garde un mauvais souvenir. Un jour qu'il y avait des Petits Suisses au dessert, Madeleine a vaincu sa timidité pour dire qu'elle préférait la fraise plutôt que l'abricot.
Elle a eu ses deux petits pots de fraise mais une « grande » préposée au service est venue lui en prendre un pour le remplacer par un abricot.
« Elle m'a dit tu manges déjà l'abricot sinon tu n'auras pas la fraise ». Sa maman s'est étonnée. La pratique de mettre les élèves à contribution serait aussi courante à l'école du Jard.
Les parents vont finir par croire que Reims n'a pas les moyens d'engager du personnel pour servir les petits dans les cantines.
A moins que la ville trouve plus économique de faire travailler les écoliers.
A moins encore que ce soit une méthode pédagogique : apprendre à vivre en société en s'entraidant.
Catherine Frey
*Les prénoms ont été changés.
Les plus sages sont souvent désignés pour servir : certains trouvent cela injuste.
Bertrand Bechard
L'Union 2/10/2006
« Aucun élève rémois ne sert à la cantine »
Très étonnée Marie-Annick Roger, première adjointe au maire spécialement chargée des écoles. Surprise d'apprendre que les écoliers aident au service dans les cantines : « Je n'ai jamais vu cela se faire et je n'en ai jamais entendu parler ».
Après renseignement pris auprès de la caisse des écoles, l'élue évoque un seul épisode : « Nous avons effectivement eu vent du cas d'une élève qui s'est retrouvée séparée de ses copines pour aider des plus petits mais nous avons immédiatement fait cesser la pratique ».
Que d'autres écoles puissent être concernées laisse Marie-Annick Roger septique : « Ce n'est pas du tout l'usage à Reims ». Un éventuel manque de personnel dans les cantines ne doit pas être imaginé une seconde : « Pas du tout. A chaque fois qu'une demande de personnel est faite pour les écoles, nous y répondons favorablement. Nous avons des effectifs bien au-dessus des moyennes nationales. En maternelle, nous avons une personne pour s'occuper de dix élèves et en primaire une pour vingt, c'est largement suffisant ». A Reims, aucun écolier n'est appelé à aider au service de la cantine. Officiellement.
C.F.
L'Union 2/10/2006
Bibliothèque de Sorbon : trois journées de découverte
L'université organisera, les 5, 6 et 7 octobre, des journées de découverte de la toute nouvelle bibliothèque de Sorbon.
La nouvelle Bibliothèque Robert-de-Sorbon a ouvert ses portes le 11 septembre sur le campus universitaire Croix-Rouge.
Pour permettre à ses lecteurs et au public extérieur de visiter ce nouveau bâtiment et de découvrir les nouveaux services offerts, les « journées découvertes de la bibliothèque Robert-de-Sorbon » seront organisées les 5, 6 et 7 octobre prochains.
Les jeudi 5 et vendredi 6 octobre de 8 heures à 18 h 30 et le samedi 7 octobre de 8 h 30 à 17 heures, seront proposés des visites guidées de la bibliothèque, des manifestations culturelles, des rencontres, des animations musicales, une exposition photographique ainsi qu'un jeu concours.
Les partenaires culturels de l'université - la Cartonnerie, la Comédie de Reims, le Fonds Régional d'Art Contemporain Champagne-Ardenne, le Manège - présenteront leurs activités et leur programmation.
L'ambition de ce projet est dÔaffirmer la bibliothèque Robert-de-Sorbon comme l'un des lieux de référence de l'université. Adaptée aux nouvelles technologies de l'information, elle est voulue « comme un soutien puissant à la recherche, à l'enseignement, à la culture et à la pédagogie. L'une des lignes maîtresses du projet est la réorganisation des collections. Il s'est agit de favoriser l'interdisciplinarité en regroupant les collections des deux anciennes sections Droit et Lettres pour offrir une seule collection répartie en sept pôles thématiques, et de faciliter la consultation en libre accès par la mise en place d'un plan de classement clair et lisible ».
Qualité environnementale
Les nouveaux espaces proposés aux lecteurs sont un véritable progrès en quantité et en qualité : 1.000 places assises, des salles de travail en groupe, 175 postes informatiques permettant des accès aux ressources documentaires électroniques et à Internet, une salle réservée aux enseignants, une salle informatique, un espace d'exposition. « Il est offert aux publics et aux personnels des lieux de travail cohérents, fonctionnels, capables de préserver le silence tout en permettant des réunions de travail en commun, ainsi que des espaces dédiés à la formation. ».
La Région a souhaité « que ce bâtiment soit l'une des premières bibliothèques s'inscrivant dans une démarche de haute qualité environnementale. Cette démarche a permis de retenir des cibles visant principalement le confort intérieur et la qualité des ma |