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Ségolène Royal se lance officiellement dans la course
A la veille de l'ouverture du dépôt des candidatures et quelques heures après Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal s'est à son tour lancée hier dans la course à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle de 2007.
« DSK » a été le premier à se lancer en fin de matinée, en annonçant officiellement sa candidature depuis son fief de Sarcelles (Val d'Oise), se présentant comme le « meilleur rempart contre la droite ».
Ségolène Royal l'a suivi dans la soirée à Vitrolles (Bouches-du-Rhône), acceptant, sous des applaudissements nourris, « d'assumer cette mission de conquête pour la France ».
Tous deux sont en compétition pour l'investiture socialiste avec Laurent Fabius et Jack Lang, après le retrait de Lionel Jospin.
Le dépôt des candidatures s'ouvre aujourd'hui et restera ouvert jusqu'à mardi et quelque 185.000 militants socialistes voteront le 16 novembre - et le 23 en cas de second tour- pour désigner leur candidat.
« Accomplir les changements profonds espérés, incarner la nation puis bien faire fonctionner l'Etat, telle est la tâche qui nous attend », a déclaré hier soir à Vitrolles la présidente de la région Poitou-Charentes, 53 ans, grande favorite des sondages parmi les socialistes.
En déclarant sa candidature à Vitrolles, ville reprise par le PS à l'automne 2002 après avoir été contrôlée par le Front national, elle entendait symboliser la volonté de reconquête du pouvoir par les socialistes.
De son côté, Laurent Fabius doit faire une « déclaration » sur sa candidature demain matin en marge de l'université d'automne de « Sauvons la Recherche », à Fleurance (Gers).
L'ancien Premier ministre déposera formellement sa candidature lundi ou mardi, a précisé son bras droit, Claude Bartolone.
Les concurrents seront départagés à l'issue d'une campagne interne marquée notamment par trois débats télévisés sur les chaînes parlementaires les 10, 17 octobre et 7 novembre.
L'Union 30/09/2006
Express
Un frère de Ségolène Royal aurait « posé la bombe » sur le Rainbow Warrior
Le frère cadet de Ségolène Royal, Antoine, a rapporté hier dans Le Parisien qu'un de leurs frères, Gérard, lui avait affirmé avoir « posé la bombe » sur le Rainbow Warrior, navire Greenpeace coulé par des agents secrets français en 1985. « A l'époque, (Gérard) était lieutenant et agent traitant pour la DGSE en Asie. Il a été appelé en 1985 pour se rendre en Nouvelle-Zélande, en baie d'Auckland, pour le sabotage du Rainbow Warrior », raconte Antoine Royal.
Production d'un vaccin : 600 emplois créés dans le Nord
Le laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK) a annoncé hier qu'il allait investir 500 M€ pour agrandir son usine de Saint-Amand-les-Eaux qui produira notamment son vaccin contre le cancer du col de l'utérus, créant 600 emplois d'ici 2011. Le groupe construira de nouvelles infrastructures sur le site de sa filiale Stérilyo, qui emploie déjà 125 personnes dans cette ville.
Médecins généralistes : 324 postes non pourvus
Le ministère de la Santé a indiqué hier que 324 postes de médecins généralistes n'avaient pas été pourvus à l'issue de la procédure par laquelle les internes en médecine choisissent leur spécialité et leur ville d'affectation. « Des étudiants préfèrent redoubler et repasser les épreuves nationales classantes l'année prochaine » pour choisir d'autres spécialités, a précisé le ministère selon lequel « tous les postes en Ile-de-France, en Rhône-Alpes, dans le Sud-Est et le Sud-Ouest ont été pourvus ». En revanche, « le Centre, le Nord-Est, le Nord-Ouest et le Grand-Ouest ont connu des difficultés ».
Voile à l'école : Sarkozy président ne céderait pas
Nicolas Sarkozy, s'il était élu président de la République, ne reviendrait pas sur la loi interdisant le port du voile islamique à l'école, a-t-il affirmé sur France 5. Comme on lui demandait ce qu'il ferait, si, après avoir été élu président, Al-Qaïda lui lançait un ultimatum : le retrait de la loi sur le voile ou des attentats en France, M. Sarko a répondu : « C'est un principe laïque et républicain. Il ne faut pas céder ».
L'Union 30/09/2006
Chirac en Arménie : une visite « symbolique »
Jacques Chirac a entamé hier soir une visite d'Etat en Arménie, la première d'un président français, qui revêt pour la France une « très forte portée symbolique » et est qualifiée d'« historique » par l'Arménie.
« C'est l'occasion de retrouvailles entre deux peuples, la découverte aussi de l'Arménie moderne pour plusieurs centaines de milliers de Français d'origine arménienne », a expliqué le porte-parole de la présidence française. « Outre les émotions historiques qu'elle portera en elle, cette visite aura une importante signification politique et économique », a déclaré le ministre arménien des Affaires étrangères. Dès ce matin, Jacques Chirac doit se recueillir au mémorial de Tsitsernakaberd, érigé à la mémoire des victimes du génocide arménien.
L'Union 30/09/2006
Prisons : les parloirs familiaux vont se généraliser
Le ministre de la Justice Pascal Clément a promis hier de multiplier les parloirs familiaux, qui permettent à certains détenus de recevoir leurs proches dans l'intimité, un dispositif qui a fait ses preuves de longue date à l'étranger et depuis 2003 à Rennes.
« D'ici à 2008-2009 la totalité des maisons centrales en seront équipées », a déclaré le ministre lors d'une visite de la prison des femmes à Rennes, qui expérimente depuis trois ans les Unités de visites familiales (UVF).
« Le bilan est très positif. Les UVF ont un impact considérable sur la future réinsertion », a souligné M. Clément. La France compte actuellement sept prisons équipées d'UVF, les quatre dernières ayant ouvert leurs UVF ce mois-ci.
A Rennes, 57 détenues sur les 105 qui y avaient droit en 2005 ont reçu leurs proches pendant 6 à 72 heures dans un des trois pièces meublés, avec une petite cour, mis en service en septembre 2003 pour la première fois en France. Seuls les détenus condamnés à de longues peines sans permission de sortie peuvent en bénéficier.
Les logements sont situés dans l'enceinte de la prison en dehors de la zone de détention proprement dite, mais encadrés de grilles blanches. Des surveillantes passent régulièrement mais préviennent de leur arrivée.
« Une porte ouverte sur l'avenir »
« On a la possibilité de vivre. On se fait élégante. On se sent utile. On retrouve des gestes quotidiens, dresser une table, cuisiner. Recevoir sa famille et non plus seulement la solliciter », témoigne devant le ministre Anne, une détenue de 25 ans maman d'un jeune enfant. « J'ai pu reprendre ma place dans ma famille, poser des choses solides qui pourront être poursuivies dehors », ajoute-t-elle.
Pour Christine, 39 ans, qui ne pouvait voir sa mère qui habite loin, l'UVF « c'est la liberté en détention, une porte ouverte sur l'avenir. Il y a des sujets qu'on peut aborder après un repas, en regardant un film et que je n'avais jamais pu aborder même après un parloir de deux heures trente ».
Le système satisfait aussi les surveillantes. « Notre rapport avec les détenues s'est personnalisé. Dans les UVF on les appelle Madame Intel et non par leur nom de famille », souligne l'une d'elles. « La vie des détenues est rythmée par la perspective des UVF qui peuvent intervenir une fois par trimestre ». « Certaines détenues ont repris des études pour pouvoir suivre les devoirs de leurs enfants », ajoute-t-elle.
L'Union 30/09/2006
Les points se perdent par millions
Le permis à points a été institué en France par une loi de 1989 entrée en application le 1er juillet 1992. Plusieurs autres pays européens l'ont adopté, parmi lesquels l'Italie (2003) et le Danemark (2005).
La priorité accordée à la sécurité routière en 2002 par le président de la République a conduit à renforcer à partir de 2003 les sanctions à l'encontre des conducteurs en infraction. Avec 7,4 millions en 2005, le nombre de points retirés a augmenté de 16 % par rapport à 2004, année qui avait connu la plus forte progression (+ 44 %) depuis 1995. Le fait marquant en 2005 a été la forte hausse (+ 12 % à 65 %) des excès de vitesse dans la répartition des infractions ayant entraîné un retrait de points.
Le permis est affecté d'un capital de 12 points automatiquement réduit par le ministère de l'Intérieur si le titulaire a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue. On ne peut pas perdre tous ses points d'un coup. Un maximum de 8 pts est prévu pour l'ensemble des infractions commises. Si, dans un délai de trois ans, le conducteur ne commet pas de nouvelle infraction entraînant retrait, il récupère ses points perdus.
L'Union 30/09/2006
Le rêve n'a pas de prix
Au Mondial de l'automobile, qui ouvre ses portes ce matin à Paris, on peut rêver à tous les prix. Trois exemples avec la Venturi Eclectic, l'Alfa 8C competizione et une Ferrari à 4 millions de dollars.
Au Mondial, il faut souvent se contenter de rêver mais on peut aussi se laisser tenter. Devant les Venturi, par exemple, puisque le constructeur français présente trois nouveautés, dont une arrive aujourd'hui même sur le marché. Exit les belles GT des années quatre-vingt. Depuis son rachat par un jeune Monégasque, riche promoteur immobilier, la marque, sans renoncer aux performances, se concentre sur le mariage entre l'écologie et la technologie.
L'Eclectic s'affiche ainsi comme le premier véhicule autonome de l'histoire automobile. Véritable centrale de production et de stockage d'énergies renouvelables, cette Mini-Moke « high-tech » est animée par une éolienne couplée à une série de capteurs solaires. Par beau temps et vent favorable, compter une cinquantaine de kilomètres avant la panne sèche. Une prise électrique est prévue pour les jours sans.
Le plus étonnant, c'est peut-être son prix : 24.000€ H.T. en série limitée, puis 15.000€ avant déduction de la prime d'Etat de 2.000€.
Pour l'anecdote, Venturi espère homologuer en 2007 son Astrolab, sorte de tandem bardé de cellules photovoltaïques à haut rendement. Avec 110 km d'autonomie et une vitesse de pointe de 120 km/h, ce drôle d'engin ne manque pas d'arguments. Le tarif est moins séduisant, autour de 100.000€ TTC.
A voir absolument avant de quitter le stand : le roadster Fétish à moteur électrique alimenté par une batterie au lithium. De 0 à 100 km/h en moins de 5 secondes, le tout en silence et sans rejets polluants. Vingt-cinq exemplaires sont prévus. Avis aux amateurs capables de débourser 300.000€.
Un nouveau mythe
Avec la sculpturale 8C competizione, Alfa Romeo signe l'une des GT les plus racées du Mondial. Il faudra jouer des coudes pour avoir une chance de l'admirer. A moins de patienter jusqu'à l'été pour faire le pied de grue devant le casino de Monte-Carlo.
Là encore, 25voitures sont disponibles pour la France. Le prix musclé - 133.000€ H.T. - n'a pas empêché dix privilégiés de signer le bon de commande avant même de voir l'auto « en vrai ».
A ce niveau de prix, certains préfèrent ne pas compter. C'est le cas de James Glickenhaus, 56 ans, un producteur de cinéma reconverti dans la finance. Aux Etats-Unis, il s'est constitué une collection de Ferrari où se côtoient le tout premier modèle (seul survivant de 1947), une 330 P4 de 1967, victorieuse à Daytona, et quelques voitures contem- poraines pour un usage plus régulier.
Sa dernière acquisition, présentée au Mondial, lui a coûté la coquette somme de 4 millions de dollars. Baptisée P4/5 en hommage au passé glorieux de la marque, elle a été conçue et assemblée en 14 mois dans les ateliers Pininfarina. Cette pièce unique a été réalisée sur une bonne base : « Nous sommes partis d'une Enzo, l'une des plus belles expressions de la F1 pour la route ».
Heureuse nouvelle, cette P4/5 serait tout à fait utilisable au quotidien. « C'est un mythe, plus qu'une voiture. Mais je prends son volant très souvent », dit James qui roule décidément beaucoup : « J'ai fait 250.000 km avec ma Testarossa, 135.000 km avec ma 308 et plus de 100.000 avec ma 275GTB ». C'est promis, il est prudent : « J'ai des enfants ».
Franck Leclerc
Jusqu'au 15 octobre, porte de Versailles à Paris. De 10 à 20 heures les samedis, dimanches et lundis, de 10 à 22 heures les mardis, mercredis, jeudis et vendredis. Entrée : 12€. Gratuit jusqu'à 10 ans.
L'Union 30/09/2006
La baisse continue du chômage marque une légère pause.
Le nombre de demandeurs d'emploi à la fin du mois d'août est resté quasi stable avec... 200 chômeurs de moins inscrits par rapport à fin juillet. En revanche, au sens du BIT, le taux de chômage est remonté de 8,9 % à 9 %, du fait d'une méthode différente dans le comptage des demandeurs d'emploi. Le ministre de l'Emploi, Jean-Louis Borloo reste confiant et table toujours sur un taux de chômage de 8 % courant 2007.
LA TRIBUNE du 29/09/2006 (en page 4)
PSA Peugeot-Citroën intensifie sa cure de rigueur.
Jean-Martin Folz, patron du groupe, chiffre à 10 000 les départs de salariés et d’intérimaires en 2006. Le deuxième constructeur européen a perdu un demi point de parts de marché sur les huit premiers mois de l’année tandis qu’au premier semestre, sa marge opérationnelle est tombéé à 2,4 % contre 4,1 % un an plus tôt.
LE MONDE du 28/09/2006 (en page 14)
Mondial de l'automobile : les Français à la peine.
Le salon parisien ouvre ses portes aujourd'hui aux professionnels et le 30 septembre au public. PSA et Renault sont à la recherche d'un second souffle, Citroën s'en sort plus honorablement. Représentant 5,3 % du marché automobile français, les 4x4 sont en vedette malgré les critiques. Les Chinois s'invitent au salon, annonçant d'ambitieux projets d'exportation. > Supplément "Le cahier automobile". Constructeurs : vers la fin du tout-pétrole. La Marne roule au pétrole vert : le département réalise un test grandeur nature. 7 véhicules Ford Focus du Conseil général équipés d'un moteur utilisant le biocarburant ont été autorisés à circuler (p 9). Les centres Leclerc de Reims et Châlons-en-Champagne auront une pompe verte au cours du premier semestre 2007. > La voiture de demain démarre aujourd'hui.
LA TRIBUNE n° et cahier spécial du 28/09/2006 (en page 14)
Vistéon : le sureffectif sera revu.
Claudine Ledoux, Présidente de la Communauté d’agglomération et Maire de Charleville-Mézières, s’est entretenue, récemment avec la direction et les organisations syndicales de l’entreprise Vistéon. Elle a confirmé son engagement pour obtenir des rendez-vous auprès des parlementaires et des pouvoirs publics. La direction a précisé que le sureffectif de 576 salariés annoncé il y a quelques jours par Steve Gawne, directeur de la production pour l’Europe serait revu et qu’un nouvel état serait communiqué d’ici deux ou trois semaines. Steve Gawne serait prêt à réfléchir pour apporter de nouveaux produits à Charleville-Mézières.
L'ARDENNAIS du 28/09/2006 (en page H)
Fusion réussie entre Sogep et ISS.
L'entreprise auboise Sogep Nettoyage et l'agence Sud-Champagne du groupe international ISS viennent d'officialiser leur fusion. Spécialisé dans huit divisions (espaces verts, logistique et production, environnement, énergie, accueil-services, sécurité, hygiène, 3D), ISS France emploie 30 000 personnes pour un chiffre d'affaires de 550 000 €. Suite à cette fusion, le personnel sera regroupé fin octobre dans les locaux de La Chapelle-Saint-Luc.
L'EST ECLAIR du 28/09/2006 (en page 3)
Anciens combattants coloniaux : le gouvernement répare une injustice
Le gouvernement a annoncé hier, jour de la sortie du film « Indigènes » qui remet au premier plan le sort des combattants coloniaux, que ces derniers percevraient désormais la même pension que les Français, un « acte de justice », selon le président Jacques Chirac.
Ce geste répare ce que les anciens combattants d'Afrique noire, du Maghreb, de Madagascar et d'Indochine vivaient comme une injustice depuis 47 ans. Il constitue un nouveau pas dans la reconnaissance des pages oubliées de l'histoire de France, après les débats sur la colonisation et l'esclavage.
« La France accomplit aujourd'hui un acte de justice et de reconnaissance envers tous ceux qui sont venus de l'ex-empire français combattre sous notre drapeau », a affirmé le chef de l'État lors du Conseil des ministres. Et d'ajouter : « Cette mesure juste, c'est aussi une façon, pour la France, de réintégrer pleinement cette mémoire dans l'histoire nationale ».
110 M€ par an
Le gouvernement a ainsi annoncé que quelque 84.000 anciens combattants coloniaux (57.000 au titre des retraites du combattant et 27.000 à celui des pensions d'invalidité) toucheraient à partir du 1er janvier 2007 les mêmes pensions que leurs anciens frères d'armes de nationalité française. « Ils percevront exactement en euros ce que perçoivent les nationaux français », a déclaré le ministre des Anciens combattants, Hamlaoui Mékachéra, qui a toutefois exclu toute rétroactivité.
Cette mesure coûtera 110 millions d'euros par an et sera inscrite au projet de loi de finance 2007 par un amendement du gouvernement, a indiqué le ministre du Budget, Jean-François Copé.
« Nous savons ce que nous devons à l'engagement et au courage de tous ceux qui ont défendu notre patrie et ses idéaux dans les conflits du XXe siècle », a dit de son côté le Premier ministre, Dominique de Villepin, s'adressant à des associations « du monde combattant » à Matignon.
Au-delà des réparations, cette revalorisation des pensions est « une abolition des discriminations qui aura des répercussions dans toute la société française aujourd'hui », s'est félicité Rachid Bouchareb, le réalisateur d'« Indigènes », alors que les émeutes de novembre dans les banlieues ont mis en lumière le sentiment persistant d'inégalité chez les jeunes issus de l'immigration.
« Indigènes », à travers le sort de quatre tirailleurs, tire de l'oubli l'histoire des soldats de l'empire colonial français qui ont participé aux combats de la Seconde Guerre mondiale.
Après avoir vu le film en avant-première début septembre, Jacques Chirac avait promis à ses producteurs une revalorisation des pensions, a rapporté l'un des interprètes, l'humoriste Jamel Debbouze.
Pour son entourage, ce n'est toutefois pas ce qui a amené le Président à vouloir réparer cette injustice.
Depuis longtemps sensibilisé, c'est lui qui a décidé en 2002 une première mesure d'équité, avec une revalorisation des pensions calculée en fonction du niveau de vie de chaque pays, a affirmé un proche de M. Chirac.
L'Union 28/09/2006
Un budget 2007 « vertueux » selon le gouvernement
Le gouvernement a dévoilé hier un budget 2007 qualifié de « vertueux » et favorable au pouvoir d'achat, à quelques mois de l'élection présidentielle, avec une diminution des déficits et de la dette publique et la baisse déjà annoncée de l'impôt sur le revenu.
Le président Jacques Chirac a assuré hier en conseil des ministres que c'était « un bon budget favorable à l'emploi, au pouvoir d'achat, au désendettement », selon le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé, par ailleurs ministre délégué au Budget.
Le projet de loi de finances, le dernier de la législature, est « placé sous le signe de la vertu budgétaire », a affirmé le ministre de l'Economie et des Finances, Thierry Breton.
Il a insisté sur le fait que pour la première fois, les dépenses de l'Etat augmenteraient d'un point de moins que l'inflation, soit 0,8 %. Elles ont été contenues sous l'effet de la suppression de quelque 15.000 postes de fonctionnaires, dont la moitié environ dans l'Education nationale, et de la « chasse aux gaspi » dans l'ensemble des ministères, selon l'expression remise à l'honneur par M. Copé.
Enseignement : 8.701 postes en moins
En effet, l'enseignement scolaire est le principal secteur où les effectifs diminuent, avec 8.701 postes supprimés (sur plus de 1,1 million) en raison notamment de la diminution du nombre des élèves.
En revanche l'enseignement supérieur et la recherche bénéficient de 1.598 emplois supplémentaires.
Les missions de sécurité bénéficient d'effectifs en hausse, avec 1.410 postes créés dans la gendarmerie et 389 dans la police, sur environ 148.000 effectifs de police.
Au total, sur l'ensemble de la législature, plus de 12.000 emplois de policiers et gendarmes auront été créés, auxquels s'ajoutent 2.000 adjoints de sécurité. La Justice gagne également 548 emplois, avec l'augmentation annoncée des effectifs de magistrats et de greffiers.
La Défense (hors Gendarmerie) perd pour sa part 4.410 emplois en raison de la réorganisation de services centraux et de la poursuite du processus d'externalisation de certaines fonctions de gestion.
Le ministère des Finances perd 2.988 emplois, effort présenté comme le « plus important depuis 20 ans » et résultat de « gains de productivité ».
Le ministère de l'Agriculture, enfin, devra renoncer à 936 emplois à la suite de la réorganisation des services déconcentrés.
La gauche a dénoncé l'aggravation des inégalités. « Le projet de budget 2007 est le point final de cinq années de perdues pour la France et les Français. Il va encore aggraver les inégalités », a déclaré le socialiste Didier Migaud. Il « va creuser davantage les inégalités et accentuer l'injustice sociale », a renchéri le président du groupe communiste Alain Bocquet.
L'Union 28/09/2006
Salaires : cadres et ouvriers seuls gagnants depuis sept ans
Les salaires ont progressé en moyenne de 0,6 % par an hors inflation entre 1998 et 2004, mais seuls les cadres et les ouvriers en ont profité, selon une étude de l'Insee.
Depuis sept ans, le marché de l'emploi français a connu de fortes variations conjoncturelles, lesquelles ont influencé la rémunération des salariés, rappelle l'Institut national de la conjoncture et des études économiques.
De 1998 à 2001, ils ont profité d'une vive croissance du produit intérieur brut (PIB), bien que cet effet ait été atténué par la modération salariale qui a accompagné les 35 heures.
Entre 2001 et 2003, le retournement économique et la montée du chômage ont pesé sur les salaires, au point que ceux-ci ont baissé de 0,3 % en 2003, se stabilisant en 2004 puis se reprenant en 2005.
Au total sur la période, seuls les ouvriers (+ 0,6 % en moyenne par an pour un salarié à temps complet) et les cadres (+ 0,5 %) ont bénéficié de gains salariaux en euros constants, c'est-à-dire en tenant compte de l'évolution de l'inflation. Pour les employés, comme pour les professions intermédiaires, le salaire moyen a reculé de 0,2 % par an.
Fortement sensible à la conjoncture, en particulier à travers les primes, le salaire des cadres a grimpé de 1,4 % par an entre 1998 à 2001, se repliant de 0,4 % par an de 2001 à 2004.
Les ouvriers ont, eux, bénéficié de fortes revalorisations du Smic intervenues, mais aussi des difficultés de recrutement rencontrées par les entreprises de l'industrie et de la construction, ce qui les a probablement favorisés lors des négociations salariales, explique l'Insee.
L'Union 28/09/2006
Mesures fiscales pour les ménages
Impôt
Mise en œuvre de la réforme de l'impôt sur le revenu (annoncée en 2006) : refonte globale du barème réduisant le nombre de tranches de 7 à 5, abaissement des taux, intégration dans le barème de l'abattement de 20 %.
Cette année est aussi mis en place le « bouclier fiscal » pour les contribuables les plus riches, plafonnant à 60 % les impôts directs payés par les contribuables.
Cette réforme de l'impôt représente un coût de 3,6 milliards d'euros.
Actualisation du barème de l'impôt sur le revenu 2006, dont les seuils et limites sont relevés pour tenir compte de l'inflation (1,8 % hors tabac).
Possibilité de réduire de 8 % le montant des acomptes provisionnels ou les prélèvements mensuels.
Prime pour l'emploi
Revalorisation de la Prime pour l'emploi (PPE) : son montant maximal passe de 714 euros en 2006 à 948 en 2007. Surcoût budgétaire : 500 millions d'euros.
Hypothèque rechargeable
La transformation d'une hypothèque conventionnelle en hypothèque rechargeable n'est plus soumise à droit d'enregistrement et à la taxe de publicité foncière. Pas d'estimation de coût.
Personnes dépendantes
Réduction d'impôt pour les personnes dépendantes hébergées en établissement long séjour. Extension de l'assiette de la réduction d'impôt et plafond augmenté. Coût estimé : 70 millions d'euros.
L'Union 28/09/2006
Bulgarie et Roumanie dans l'UE au 1er janvier
La Bulgarie et la Roumanie entreront dans l'Union européenne le 1er janvier prochain, mais les deux pays feront l'objet d'une surveillance inédite dans l'histoire de l'UE.
La Bulgarie et la Roumanie entreront dans l'UE au 1er janvier. « Les deux pays sont en mesure d'assumer les droits et les obligations d'un état membre de l'UE au 1er janvier 2007 », a déclaré le président de la Commission européenne José Manuel Durao Barroso, sous les applaudissements des eurodéputés réunis en session plénière à Strasbourg.
L'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie, qui scelle le passage de l'UE de 25 à 27 Etats membres, « marquera une réussite historique », a-t-il ajouté, soulignant que ce nouvel élargissement poursuivait « la réunification de notre famille européenne » après l'entrée des principaux pays de l'ex-bloc communiste en 2004.
Renonçant à repousser leur entrée d'un an, comme le lui permettait le traité d'adhésion, la Commission a néanmoins décidé de mettre en place des mesures de surveillance dans les domaines où Sofia et Bucarest sont encore en retard : le système judiciaire, la gestion des fonds européens et la sécurité alimentaire pour les deux, la sécurité aérienne pour la Bulgarie uniquement.
Si Sofia et Bucarest échouent à rattraper leur retard dans ces domaines, elles s'exposeront alors à des sanctions de la Commission. Les 25 pourraient ainsi ne plus reconnaître les décisions de la justice roumaine ou bulgare et Bruxelles pourrait suspendre une partie des aides agricoles.
Pour garantir la sécurité alimentaire, la Commission a déjà décidé de maintenir l'embargo sur le porc en raison de la persistance de la peste porcine dans les deux pays.
Elargissement : pas avant 2009
Ce système de surveillance, particulièrement strict en matière judiciaire avec une évaluation tous les six mois des progrès réalisés, évite ainsi d'humilier les deux Etats en appliquant immédiatement des clauses de sauvegarde, tout en les poussant à continuer leurs efforts de réformes dans les secteurs où ils sont encore à la traîne.
Il permet aussi de « rassurer les citoyens eurosceptiques que l'UE ne laisse pas passer n'importe quoi », a souligné Lucia Montanaro-Jankovski, analyste au Centre de politique européenne (EPC) de Bruxelles.
L'opinion publique européenne est en effet de plus en plus réticente à tout nouvel élargissement et Bruxelles a déjà averti que cet élargissement serait le dernier avant 2009 au plus tôt.
« Avec l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie, je pense qu'un accord institutionnel devra précéder tout nouvel élargissement », a répété hier M. Barroso.
Certains Etats membres redoutent aussi l'arrivée massive de travailleurs de Roumanie et Bulgarie, dont le PIB par habitant équivaut à peine à un tiers de la moyenne du PIB européen.
La Grande-Bretagne, un des rares états membres à avoir ouvert sans restrictions son marché du travail aux immigrants des pays de l'est entrés dans l'UE en 2004, a notamment annoncé de probables restrictions pour les Bulgares et les Roumains, malgré les assurances données par Sofia et de Bucarest sur leur bonne santé économique.
Le Parti populaire européen (centre-droit), les socialistes européens et le groupe ADLE (centre) ont salué ce nouvel élargissement. Mais les Verts ont dénoncé une adhésion prématurée, estimant que les deux pays n'étaient pas prêts.
L'Union du 27/09/2006
Compétitivité : la France en perte de vitesse
La Suisse a détrôné les Etats-Unis à la première place du classement de la compétitivité de 125 pays publié hier comme chaque année par le Forum économique mondial.
De son côté, la France a perdu six places et se retrouve au 18e rang, pénalisée par ses déficits et les rigidités du marché du travail et du système éducatif.
A sept mois de l'élection présidentielle, les auteurs du classement estiment que « rien ne s'oppose à ce que la France accède aux dix premières places à plus ou moins brève échéance », à condition d'engager « des réformes politiques ».
Parmi les neuf grands critères étudiés, la France « fait fort piètre figure » sur celui de la flexibilité et de l'efficacité du marché du travail, pour lequel les patrons interrogés le classent au 99e rang des 125 pays étudiés.
Cette contre-performance « pourrait en fait refléter en partie la déception des entreprises quant à la manière dont a été gérée » l'initiative du Contrat de première embauche (CPE) au printemps dernier, supposent les auteurs de l'étude, qui soulignent que le taux de chômage reste supérieur à la moyenne européenne.
En ce qui concerne la « gestion macro-économique », Paris remonte de la 61e à la 56e place, grâce à une baisse du déficit public et « le gouvernement paraît sur la bonne voie », notent les organisateurs du Forum de Davos.
Mais le pays n'est que 40e pour la gestion des dépenses publiques et les indicateurs de bureaucratie sont « médiocres ». La France est 27e pour le critère de la corruption, loin derrière les pays d'Europe du Nord.
Education : un tableau préoccupant
Les auteurs du rapport dressent un tableau préoccupant de l'état du système éducatif en remarquant que les taux d'accès à l'enseignement supérieur sont bas au regard des normes internationales avec un taux de 56 %, loin derrière la Finlande ou les Etats-Unis.
Ils soulèvent aussi « le problème de l'accès équitable aux plus hauts niveaux du système éducatif français pour les minorités ».
Remarquant que la dépense publique par étudiant par rapport au PIB par habitant s'élève à 29 % en France contre 74 % au Danemark, le Forum « se pose des questions à propos de l'adéquation du financement de l'enseignement supérieur ».
L'Union du 27/09/2006
Sécu : le gouvernement mise sur un déficit ramené à 8 mds
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) présenté hier par le gouvernement mise sur un déficit ramené à 8 milliards d'euros en 2007, contre près de 10 mds EUR cette année, grâce à la baisse du chômage et en dépit des départs en retraite de la génération du « baby boom ».
Pour boucler l'ultime PLFSS avant les échéances électorales de 2007, le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a décidé de ne « pas mettre à contribution les assurés », tout en tentant d'atteindre l'objectif assigné par Jacques Chirac d'un « retour vers l'équilibre à l'horizon 2007 ».
Avec un déficit de la Sécurité sociale de 9,4 milliards d'euros en 2007, selon les prévisions de la Commission des comptes (CCSS), le gouvernement s'est retrouvé dans l'obligation de partir à la pêche aux recettes, bien que l'amélioration de la situation de l'emploi lui offre de nouvelles marges de manœuvre financières.
Forfait hospitalier à la hausse
Le PLFSS 2007, qui sera présenté le 11 octobre en Conseil des ministres, vise notamment à ramener le « trou » de la branche maladie à 3,9 mds EUR, contre 5,1 mds sans mesures correctrices et après 6 mds EUR en 2006.
A cet effet, M. Bertrand a fixé un objectif de dépenses d'assurance maladie (Ondam) limité à + 2,5 % en 2007 par rapport à 2006.
Pour limiter les dépenses, le ministre table sur la poursuite de la baisse des prescriptions d'arrêts de travail, d'antibiotiques, de psychotropes et sur le développement des médicaments génériques.
Il a par ailleurs rappelé l'augmentation d'un euro au 1er janvier du forfait hospitalier, qui passera ainsi de 15 à 16 euros.
L'Union du 27/09/2006
Retraites agricoles : un « rattrapage » dès 2007
Dominique de Villepin a annoncé hier devant les députés UMP un « rattrapage progressif à compter de 2007 » des retraites des agriculteurs ayant des « carrières incomplètes » et ne disposant « pas du minimum vieillesse ».
Le Premier ministre a précisé que cette décision avait été prise « par le président de la République Jacques Chirac avec le ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau ».
« Des décisions seront prises dans les prochains pour corriger cette situation injuste et incompréhensible de manière progressive à compter de 2007 », a poursuivi M. de Villepin.
Le chef du gouvernement a fait valoir qu'il y avait « une dette à l'égard des retraités agricoles les plus modestes ». Il a souligné qu'ils étaient actuellement « 300.000 à ne pas avoir de carrière complète et à ne pas percevoir le minimum vieillesse ». « C'est le cas de nombreuses femmes », a-t-il dit.
Il a rappelé qu'en 2002, le gouvernement avait opéré un « rattrapage pour les agriculteurs ayant une carrière complète mais percevant une retraite inférieure au minimum vieillesse ».
L'Union du 27/09/2006
Du vert dans le moteur
Hier, Thierry Breton, ministre de l'Economie et des Finances, a affirmé la volonté du gouvernement de promouvoir les biocarburants, avec une taxation minimale de l'E85. Questions-réponses sur ce nouveau carburant.
Qu'est-ce que l'E85 ?
C'est un carburant contenant 85 % d'éthanol en volume et 15 % d'essence. Cette teneur minimum d'essence est nécessaire pour garantir le fonctionnement à froid du véhicule. L'éthanol qui entre dans la composition de l'E85 est un alcool principalement produit par la fermentation de grains riches en sucre ou en amidon, c'est-à-dire à partir de betteraves à sucre ou de céréales.
Qu'est-ce que la technologie flex-fuel ?
Il s'agit de véhicules capables d'adapter automatiquement leur fonctionnement pour tout mélange d'essence et d'éthanol pur dans des proportions comprises entre 0 % et 85 % d'éthanol. Ce sont surtout des véhicules avec un moteur essence équipé de dispositifs d'injections, de capteurs électroniques spécifiques et d'une informatique supplémentaire. Les matériaux doivent être compatibles avec l'éthanol. Ils ne peuvent donc pas résulter de simples adaptations à partir de véhicules existants. Le réservoir, par exemple, doit être renforcé parce que l'éthanol est corrosif.
Quel est son avantage ?
Ces véhicules présentent l'avantage pour le consommateur de pouvoir choisir le carburant le plus propre (jusqu'à - 70 % de rejet de CO2) et le moins cher lors du passage à la pompe. Ou à défaut d'éthanol de pouvoir rouler à l'essence.
Où peut-on en trouver et à quel coût ?
La technologie existe chez la plupart des constructeurs déjà présents sur ce marché en Suède et au Brésil. En France, seuls Saab et Ford ont des modèles disponibles. Carlos Ghosn a annoncé qu'il proposerait la moitié de la gamme Renault en flex-fluel. Peugeot est plus frileux.
Ces véhicules sont plus chers ?
Oui, le surcoût de ces véhicules flex-fuel est d'environ 200 euros.
Où peut-on trouver de l'E85 ?
L'E85 a été autorisé pour les expérimentations conduites sur les flottes captives utilisant des pompes privées cet été. Les centres Leclerc ont été à l'origine du premier chargement de bioéthanol pour la flotte captive du conseil général de la Marne (notre édition d'hier). Hors autoroute, l'enseigne réunit plus de 480 supers et hypermarchés équipés de pompes de carburant avec comme objectif des prix bas.
Quel serait son prix à la pompe ?
Selon Thierry Breton, ministre de l'Économie et des Finances, la volonté du gouvernement « sera clairement d'avoir une taxation minimale ». « Compte tenu des prix observés en 2006 de l'éthanol et du pétrole, le prix du E85 à la pompe pourrait se situer autour de 0,80 euro au litre d'après les calculs de la mission d'Alain Prost », a dit hier soir le ministre
Toutefois, les voitures flex-fuel consomment entre 25 et 30 % en plus. Le système devrait s'améliorer dans les années à venir puisque des études ont permis de déterminer que « le rendement avec le biocarburant serait meilleur qu'avec l'essence. Il serait alors envisagé d'enlever de la cylindrée de ces véhicules devenus « superpuissants » indique Daniel Collard, président de Cristal Union à Bazancourt.
A quand les pompes vertes ?
L'ancien champion du Monde, Alain Prost, président du groupe de travail en charge du plan « Flex-fuel 2010 » estime que « l'objectif de 500 pompes vertes est tout à fait réalisable dès 2007 ».
Dans le même temps, Dominique Bussereau, ministre de l'Agriculture, déclare : « La France doit se protéger de l'importation massive de l'éthanol brésilien qui menacerait la filière française ». Des discussions sont en cours avec les responsables de dépôts de carburants.
A-t-on assez de surfaces pour la production ?
Un hectare de blé donne 3.200 litres d'éthanol. Un hectare de betterave donne 7.500 litres d'éthanol. Sachant que la surface cultivable de la France est d'environ 30 millions d'hectares et que le nombre d'automobiles en circulation en France serait de 36 millions, le calcul est rapidement fait. Mais pour l'instant, nous n'en sommes pas encore là.
Sophie Claeys-Pergament
L'Union du 27/09/2006
Le prix du baril retombe à 60 dollars.
Les cours de l'or noir ont poursuivi le 25 septembre, le mouvement de recul amorcé le mois dernier, repassant sous la barre des 60 dollars le baril pour la première fois depuis le 8 mars. Bercy va encourager le bioéthanol E85 avec un ensemble de mesures destinées à promouvoir sa distribution, qui seront annoncées par Thierry Breton lors de l'inauguration du Mondial de l'automobile, le 29 septembre. Ce carburant d'origine agricole est destiné à des voitures dites "flexfuel". Pour le moment, une seule expérience d'utilisation existe dans la Marne, avec une flotte "captive" utilisée par le Conseil général.
LES ECHOS du 26/09/2006 (en page 23)
Yémen : les quatre touristes français libérés
Les quatre touristes français enlevés il y a quinze jours au Yémen ont été libérés hier. En bonne santé mais fatigués, ils devraient rentrer en France demain.
Quatre touristes français, retenus en otages pendant 15 jours par des membres d'une tribu dans le sud-est du Yémen, ont été libérés hier, apparemment en bonne santé, et sont arrivés dans l'après-midi à Sanaa.
« Ils se reposent pour l'instant. Ils sont bien sûr fatigués après 15 jours d'enlèvement, mais ils sont en bonne santé. Tout va bien », a déclaré une source diplomatique française, précisant que les quatre hommes se trouvaient à la résidence de l'ambassadeur de France.
A Paris, le chef de la diplomatie française, Philippe Douste-Blazy, a adressé les « très sincères remerciements » de la France au président yéménite Ali Abdallah Saleh pour son « engagement personnel » dans leur libération et a précisé qu'ils rentreraient en France, « selon toute probabilité », demain.
Les quatre touristes étaient arrivés dans l'après-midi par hélicoptère à la base militaire située près de l'aéroport de Sanaa, d'où ils avaient été conduits dans le bureau du ministre de l'Intérieur, Rachad Mohammad al-Alimi.
« Par la négociation, et non par la force »
L'ambassadeur de France à Sanaa, Alain Moureau, ainsi que plusieurs responsables yéménites, dont le ministre du Tourisme, Nabil Hassan al-Faqih, les ont accueillis à leur arrivée sur la base.
Selon, l'agence officielle Saba leur libération a été obtenue « par la négociation, et non par la force ».
C'est le député yéménite Awadh Bawazir et le chef de la police de Chabwa, Abderrahman Hanache, qui ont mené les ultimes négociations ayant conduit à leur remise en liberté.
Les touristes français, dont l'identité n'a pas encore été révélée, avaient été enlevés à Ataq le 10 septembre avec leur guide yéménite par des membres de la tribu des Al-Abdallah ben Daham, qui les retenaient prisonniers depuis cette date dans leur repaire, à une soixantaine de km de là.
Aucune précision n'a été fournie sur le sort du guide.
Quatre hommes de 55 à 58 ans
M. Douste-Blazy a précisé que les ex-captifs étaient « quatre citoyens français venus faire du tourisme au Yémen, âgés de 55 à 58 ans, venus du nord de la France, de la région parisienne et de Normandie ».
Les ravisseurs exigeaient la libération de cinq membres de leur tribu emprisonnés dans la province d'Abyan (sud) à la suite d'une affaire de vendetta tribale.
Pour obtenir leur libération, « les médiateurs se sont engagés auprès des ravisseurs à assurer le suivi de leur requête auprès des autorités et à trouver une solution radicale » à leur affaire, a déclaré le député Awadh Bawazir.
Mais aussitôt après le départ des ex-otages, le lieu où ils avaient été séquestrés pendant 15 jours a été bouclé par les forces de sécurité yéménites qui, appuyées par des unités de l'armée, pourchassaient les ravisseurs pour les arrêter et les présenter à la justice.
L'Union du 26/09/2006
Opération de police aux Tarterêts : onze personnes arrêtées
Six jours après la violente agression de deux CRS aux Tarterêts, la police a mené hier à l'aube une opération dans cette cité difficile de Corbeil-Essonnes (Essonne), qui a permis l'arrestation de onze suspects.
Avant la levée du jour, quelque 220 policiers (dont 80 CRS) ont pris position aux pieds de plusieurs tours de la cité et sont montés en force dans les étages où ils ont appréhendé sans encombres onze personnes, dont deux mineurs.
Elles ont été conduites, menottées, dans des voitures de police qui attendaient à proximité.
Les onze suspects étaient dans le collimateur de la police, et aucun n'a échappé à l'arrestation.
Pendant que l'opération se déroulait quelques projectiles, des pierres et des bouteilles de verre, ont été jetés depuis un immeuble en direction des policiers, mais sont tombés dans la rue sans faire de blessé ni toucher quoi que ce soit.
A cette heure de la journée, la cité était quasiment déserte à l'exception de quelques rares passants partant travailler. Seules quelques têtes se sont penchées aux fenêtres, alertées par le déploiement policier.
Déjà fichées !
Au cours des derniers jours, le service de l'identité judiciaire de Versailles avait travaillé à identifier les auteurs présumés de la double agression, à partir des empreintes et des traces ADN qui avaient été retrouvées sur place sur des reliefs de repas, notamment des boîtes de pizzas.
Selon des sources proches de l'enquête, cela avait permis l'identification de plusieurs personnes déjà connues de la police, et donc fichées.
L'agression des deux CRS, qui ont raconté être tombés dans « un guet-apens », avait provoqué l'indignation des syndicats de policiers.
Les deux policiers circulaient à bord d'une voiture banalisée qui avait été touchée par des jets de pierres. Au moment où il était sorti pour constater les dégâts, le chef de bord, le capitaine Ludovic Aubriot, avait été agressé par une vingtaine de jeunes, cachés dans des fourrés. Il était toujours hospitalisé hier dans un état jugé satisfaisant.
Il avait été roué de coups, frappé à coups de pieds et de poings et touché notamment au visage et à un poignet, dont le tendon a été sectionné. Son collègue a été moins grièvement blessé.
L'Union du 26/09/2006
Impôt sur le revenu : - 8 % dès janvier 2007
La baisse de l'impôt sur le revenu devrait être de 8 % dès janvier 2007, selon Le Figaro, qui affirme que le ministère de l'Economie a arrêté le mécanisme permettant aux contribuables de bénéficier de la réforme fiscale dès le début de l'année prochaine, plutôt qu'à l'automne.
D'après le quotidien économique, les montants des deux premiers acomptes de l'impôt sur le revenu - ou des sept premiers versements mensuels - qui figurent sur l'avis d'imposition que les contribuables viennent de recevoir, vont être automatiquement diminués de 8 %, dans la limite de 300 euros au total.
A moins d'une modification de dernière minute, cette baisse forfaitaire figurera dans le projet de loi de finances qui sera présenté demain en conseil des ministres, ajoute Le Figaro.
Lancée l'an dernier par le gouvernement, la réforme fiscale, mesure phare du budget 2007, doit se solder par plus de 6 milliards d'euros d'allégements fiscaux pour les ménages et les entreprises en 2007.
Une « petite baisse »
Pour la réforme de l'impôt sur le revenu, qui devait initialement se traduire dans le porte-monnaie des ménages fin 2007, le gouvernement a décidé ces derniers jours de mettre en place un mécanisme permettant d'en « faire profiter les Français (assujettis) dès le début de l'année » prochaine, a expliqué le ministre délégué au Budget Jean-François Copé.
Les contribuables qui règlent par mensualités ou par tiers pourront ainsi bénéficier d'une « petite baisse » forfaitaire, avait-il précisé.
Le Syndicat national unifié des impôts (Snui) a estimé hier que la baisse de l'impôt sur le revenu, conduirait l'Etat à « emprunter plus pour financer sa dette » et rendrait l'impôt moins lisible.
Par ailleurs, les foyers fiscaux dont l'impôt 2007 baisserait de moins de 8 % par rapport à l'impôt de 2006 et ceux qui auront déclaré plus en 2006 qu'en 2005, « verront leur dernier tiers survalorisé ».
L'Union du 26/09/2006
La France va se doter de « pompes vertes »
Très en retard sur certains pays comme le Brésil ou la Suède, la France va enfin se doter de « pompes vertes » pour délivrer un biocarburant bon marché.
La France va se doter de « pompes vertes » pour proposer un biocarburant meilleur marché.
« Je vais annoncer dans quelques jours le lancement de pompes vertes, à bioéthanol, partout sur le territoire », a déclaré, dimanche soir Thierry Breton.
Cette annonce devrait survenir demain lors de la présentation en Conseil des ministres du projet la loi de Finances de 2007.
Interrogé sur la nécessité pour les automobilistes de changer de voiture pour pouvoir utiliser ce carburant, le ministre de l'Economie a répondu qu'il réservait « de bonnes surprises aux Français, et sur les voitures, et sur la fiscalité ».
Les biocarburants bénéficient en effet d'une exonération partielle de la taxe intérieure sur la consommation des produits pétroliers (TIPP).
Actuellement, les deux biocarburants disponibles - l'éthanol et le biodiesel, beaucoup plus utilisé - ne représentent qu'environ 1,2 % de la consommation totale de carburant en France, selon Prolea, la filière française des huiles et protéines végétales.
Le gouvernement avait indiqué en septembre 2005 vouloir porter cette part à 5,75 % en 2008 puis 7 % en 2010 et plusieurs industriels avaient décidé de construire seize nouvelles usines de production de biocarburants.
Les constructeurs frileux
L'arrivée de l'E-85, avec une part d'éthanol de 85 % pour 15 % d'essence, pourrait changer la donne même si son utilisation nécessite la construction de véhicules dotés d'un moteur « flex-fuel » qui seul permet le mélange essence-éthanol à un tel pourcentage.
Or, jusqu'à présent, constructeurs automobiles et pétroliers sont restés frileux sur le sujet.
Le PDG de PSA Jean-Martin Folz avait même jugé en mai que l'introduction massive en France de voitures fonctionnant avec 85 % d'éthanol était « stupide ». Une affirmation qui n'empêchera toutefois pas le constructeur de lancer à l'été 2007, en Europe, des Peugeot 307 et des Citroën C4 capables de rouler à l'essence ou à l'E-85.
Pour sa part, Renault avait annoncé en février que 50 % des véhicules à moteurs essence commercialisés en Europe en 2009 pourraient fonctionner avec du bioéthanol E-85.
Les pétroliers français, qui favorisent le diesel, freinent également des quatre fers.
« Si on nous oblige à incorporer de l'éthanol, on va aller l'acheter là où il est le moins cher, c'est-à-dire le Brésil », avait menacé en 2004 le directeur général de l'Union des industries pétrolières (UFIP), Jean-Louis Shilansky.
Seul Michel-Edouard Leclerc, le président des centres Leclerc qui distribuent des produits pétroliers dans ses hypermarchés, s'était enthousiasmé, en juin dernier, pour l'E-85. « Nous sommes absolument prêts » car « c'est nous qui mélangeons l'E-85 et le fournissons », avait-il assuré.
Egalement enthousiastes, les producteurs agricoles qui ont salué les déclarations de M. Breton. « Bravo pour les pompes vertes. Nous demandons des mesures concrètes le plus rapidement possible », a déclaré le président de l'association « Passion Céréales », Jean-François Gleizes.
L'Union du 26/09/2006
Le « trou » de la Sécu se réduit légèrement
Le déficit de la sécurité sociale devrait enregistrer une légère amélioration en 2006 et 2007 grâce au redressement de la branche maladie, et en dépit de la dégradation de la branche vieillesse.
Après avoir atteint des niveaux historiques en 2004 (11,9 milliards d'euros) et 2005 (11,6 mds), le déficit du régime général de la Sécu (maladie, vieillesse, famille, accidents du travail) « connaît un début d'amélioration en 2006 », avec un déficit estimé à 9,7 mds EUR, selon les chiffres de la Commission des comptes de la sécurité sociale (CCSS).
La légère amélioration constatée en 2006 devrait se poursuivre en 2007.
La CCSS explique cette légère embellie par la réduction du « trou » de la branche maladie, qui devrait passer de 8 mds en 2005, à 6 mds en 2006 et 5,1 mds d'EUR en 2007.
Cette branche a bénéficié notamment de « l'accélération de près d'un point de la masse salariale (+4,3% en 2006 contre +3,4 % l'année précédente) qui se retrouve dans l'évolution des cotisations et de la CSG sur les revenus salariaux », explique la CCSS.
Dans le même temps, la branche maladie a profité d'« un ralentissement très net de ses dépenses », lié en particulier à la réduction des prescriptions d'arrêts de travail, de la consommation de médicaments et du plan d'économies annoncé début septembre par le ministre de la Santé.
En revanche, la CCSS constate que le déficit de la branche vieillesse « continue de se creuser » : le « trou » devrait passer de 2,4 mds en 2006 à 3,5 en 2007.
Cette dégradation est le résultat de la « forte croissance » des prestations, « supérieure à 5 % par an » depuis 2005. « Le succès des retraites anticipées (pour les salariés ayant commencé à travailler jeunes, ndlr) rendues possibles par la réforme (Fillon) de 2003, et l'arrivée à l'âge de 60 ans des premières générations du baby-boom à partir de 2006 » sont les deux explications avancées par la Commission
L'Union du 26/09/2006
Ethanol et diester
Il existe deux principales familles de biocarburants : les éthanols, connus aussi sous le nom de « bioessence », qui sont réservés aux moteurs à essence, et les biodiesels, commercialisés sous l'appellation de diester, pour les moteurs diesels.
Les éthanols sont issus de la betterave à sucre, du blé, du maïs ou de la canne à sucre. Le procédé consiste à en extraire le sucre, directement ou par hydrolyse de l'amidon pour le blé, pour le faire ensuite fermenter et le transformer en éthanol.
Les biodiesels, de leur nom scientifique Ester méthyliques d'huiles végétales (EMHV), sont extraits de la transformation des huiles végétales (colza et tournesol en France, soja et palme dans d'autres pays), dont on obtient des esters d'huiles pour les mélanger aux diesels.
L'Union du 26/09/2006
Ben Laden : après la mort la maladie.
Aucune source diplomatique, et surtout pas en Arabie Saoudite, ne se risque à confirmer la mort de Ben Laden. En revanche, on apprend maintenant qu'il souffrirait d'une grave maladie.
La mort d'Oussama Ben Laden, évoquée dans une note des services secrets français, n'avait pas trouvé hier de confirmation à Ryad, Washington, Islamabad ou Paris, mais le magazine américain Time citait à son tour une source saoudienne disant le chef d'Al-Qaïda « gravement malade ».
Reproduite samedi par le quotidien régional L'Est Républicain, cette note de la DGSE (Direction générale des services extérieurs) datée du 21 septembre, assure que les renseignements saoudiens ont « acquis la conviction qu'Oussama ben Laden est mort ».
Le terroriste de 49 ans aurait été atteint le 23 août « d'une très forte crise de typhoïde ayant entraîné une paralysie partielle de ses membres inférieurs ». Censé se cacher dans les montagnes frontalières entre l'Afghanistan et la Pakistan, le milliardaire d'origine saoudienne aurait été victime de son « isolement géographique » empêchant « toute assistance médicale ».
Les Saoudiens « attendraient d'obtenir davantage de détails et, notamment, le lieu exact de son inhumation, pour annoncer officiellement la nouvelle », écrit cette note, dont l'authenticité ne fait pas de doute puisque la ministre française de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a ordonné l'ouverture d'une enquête sur la « fuite » de ce document classé « confidentiel défense ».
De la « conviction » à la confirmation, il y a un pas que les Saoudiens n'ont pas franchi.
« Le Royaume d'Arabie saoudite n'a aucune preuve permettant d'étayer de récentes affirmations de la presse, selon lesquelles Ben Laden est mort. Toute autre information est purement spéculative et ne peut être confirmée de source indépendante », a commenté son ambassade aux Etats-Unis.
« Pas mort » pour Douste-Blazy
La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a assuré à la presse n'en avoir « pas connaissance » et n'a pas souhaité commenter la crédibilité de l'information.
A Paris, le président Jacques Chirac avait lui aussi affirmé que cette mort n'était « en rien confirmée ».
Le ministre des Affaires étrangères français, Philippe Douste-Blazy, a déclaré hier soir à la télévision française qu'à sa connaissance Oussama Ben Laden n'était « pas mort ».
La mort de l'instigateur déclaré des attentats du 11 septembre 2001, qui ont fait 2.973 morts aux Etats-Unis, « serait une bonne nouvelle », a lancé le président afghan Hamid Karzaï, à Montréal. « Il s'agit seulement de spéculations. Attendons de voir si c'est vrai ou non », a-t-il cependant ajouté.
Citant « une source bien placée à Washington », le magazine américain Time écrivait sur son site internet qu'« aucun haut responsable ne croit que c'est vrai », pensant plutôt que la mort de Ben Laden n'est qu'une « hypothèse formulée par des analystes des services saoudiens sans preuve solide pour l'étayer ».
Pour autant, le magazine cite aussi une source saoudienne qui, « sous couvert de l'anonymat », assure que Ryad a reçu ces dernières semaines de nombreuses informations faisant état d'une grave maladie de l'islamiste.
Fièvres, diarrhées troubles neurologiques
« Ce n'est pas une rumeur. Il est très malade. Il a attrapé une maladie transmise par l'eau et elle pourrait être fatale. », affirme cette source.
Traitée par antibiotiques, la fièvre typhoïde, caractérisée par de fortes fièvres et des diarrhées, se transmet notamment par l'ingestion d'eau ou d'aliments cuits dans de l'eau souillée. Elle peut être accompagnée de troubles neurologiques.
En septembre 2005, un responsable militaire américain en Afghanistan avait déjà affirmé que Ben Laden était malade et cherchait à recevoir des soins.
Auparavant, des responsables pakistanais avaient assuré qu'il souffrait de problèmes rénaux et devait subir des dialyses régulières.
En 2002, sa mort avait été annoncée trois fois, démentie ensuite par des images vidéo diffusées sur Al-Jazira.
L'Union du 25/09/2006
Hôpitaux de Paris : une bactérie résistante aux antibiotiques
Plusieurs hôpitaux franciliens sont confrontés à des bactéries résistantes aux antibiotiques qui seraient en partie responsables du décès de trois patients.
Une bactérie résistante aux antibiotiques, ayant contribué à trois décès dans un hôpital francilien, inquiète les spécialistes qui craignent qu'elle ne rende encore plus redoutable un autre germe résistant, le staphylocoque doré.
La bactérie « erv » (entérocoques résistant à la vancomycine) est à l'origine de « 313 cas de colonisation (ndlr : porteurs) depuis août 2004 dans des hôpitaux de l'AP-HP de Paris, dont 53 avec pathologies, essentiellement des infections urinaires », a indiqué hier le Pr Didier Houssin, directeur général de la Santé. « Parmi ces cas, on relève trois décès auxquels on pense que la bactérie a contribué », a-t-il ajouté.
Surveillance européenne
Ces trois décès, survenus à l'hôpital Bicêtre (Val-de-Marne), étaient d'ailleurs signalés dans un point sur cette variété de bactéries résistantes, publié en mars dernier dans un bulletin épidémiologique de l'Institut de veille sanitaire.
Les autorités sanitaires surveillent en effet étroitement ces bactéries résistantes aux traitements antibiotiques dans tout le pays, les « erv » ou « erg » (entérocoques résistants aux glycopeptides, famille d'antibiotiques à laquelle appartient la vancomycine). Ces bactéries résistantes sont connues depuis les années 80. Elles sont responsables d'épidémies hospitalières d'ampleur inhabituelle dans trois hôpitaux en 2004-2005 (Nancy, Clermont-Ferrand et un francilien, Bicêtre).
« Alors même que la France était épargnée, les premiers cas groupés sont arrivés il y a environ deux ans », a indiqué le Pr Vincent Jarlier, expert micro- biologiste de la Pitié-Salpétrière (Paris). Ces bactéries résistantes font l'objet d'une surveillance européenne, a-t-il ajouté, relevant qu'elles sont « en régression depuis avril 2006 à l'AP-HP ».
Le lavage des mains fait partie des mesures préventives. « Malgré tout, le pouvoir pathogène de cette bactérie résistante n'est finalement pas très im- portant » comparé à celui d'autres bactéries, souligne le Pr Houssin.
Quatre cas au monde
Les spécialistes redoutent surtout que ces bactéries d'origine intestinale (les entérocoques « erv » que l'on retrouve dans les féces) ne rendent encore plus dangereux des staphylocoques dorés, en leur passant leurs gènes de résistance aux antibiotiques, poursuit le Pr Houssin.
« Il n'y a que quatre cas au monde de staphylocoques dorés résistants aux glycopeptides (rapportés aux Etats-Unis) » dit-il. Ces redoutables staphylocoques dorés (SARM) déjà résistants à un antibiotique (la méthicilline) sont ainsi devenus résistants à la vancomycine qui servait à les combattre, rendant leur traitement encore plus aléatoire.
« Pendant très longtemps, on a pensé que c'était un danger potentiel », relève le Pr Jarlier. « Les Etats-Unis ont à la fois beaucoup de staphylocoques dorés (SARM) et d'entérocoques (erv/erg) résistants ». Ce qui a facilité, selon ce microbiologiste, l'« échange de recette de cuisine » entre bactéries pour résister aux antibiotiques. « C'est surtout à cause des staphylocoques dorés SARM que l'on s'intéresse tant aux entérocoques résistants, car l'entérocoque n'est pas un pathogène majeur comparé à d'autres bactéries », renchérit-il.
L'Union du 25/09/2006
La Sécu et le chômage au cœur de la semaine sociale
Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, présente demain son Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2007, qui vise à ramener le déficit de l'assurance maladie en dessous de 4 milliards d'euros sans « efforts supplémentaires » des assurés sociaux.
Sa présentation sera précédée, le matin, par les évaluations pour 2006 et 2007 du déficit de la Sécu par la Commission des comptes de la Sécurité sociale. Ses dernières prévisions, en juin, tablaient sur un déficit de 10,3 mds d'EUR fin 2006, et des prévisions gouvernementales de septembre 2005, l'estiment à environ 8 mds d'EUR l'an prochain.
Le PLFSS comportera un patchwork de recettes destinées à minorer les déficits, et côté dépenses des mesures déjà annoncées comme celles du Plan solidarité grand âge (consultation gratuite de prévention à partir de 70 ans) présenté en mai, ainsi qu'une extension de l'aide à l'acquisition d'une couverture complémentaire santé.
Les chiffres du mois d'août
Par ailleurs, le ministère de l'Emploi communiquera vendredi les chiffres du chômage du mois d'août. Le taux au sens du BIT était passé en juillet sous la barre des 9 %, atteignant 8,9 % de la population active et le nombre de demandeurs d'emploi s'est établi à 2,159 millions de personnes.
Le Premier ministre, Dominique de Villepin, s'est fixé comme objectif de ramener le nombre de chômeurs sous la barre des 2 millions d'ici le début 2007.
Demain, les partenaires sociaux qui gèrent l'Unedic ont en principe rendez-vous au Medef pour discuter à froid d'une « remise à plat » de l'assurance-chômage. Mais la tenue de la réunion apparaît incertaine depuis la proposition de la présidente du Medef, Laurence Parisot, d'organiser une rencontre au sommet entre patronat et syndicats sur cette remise à plat mais aussi un ensemble de sujets plus vaste, comme le contrat de travail et la sécurisation des parcours professionnels.
L'Union du 25/09/2006
Fusion GDF-Suez : 20.000 emplois seraient supprimés
Hier, les syndicats de l'énergie ont fait état d'une expertise révélant que la fusion entre Suez et Gaz de France entraînerait 20.000 suppressions d'emplois dans le nouveau groupe et la cession par GDF de 21 % de ses contrats d'approvisionnement. D'abord surprises, Gaz de France et Suez ont aussitôt démenti ces informations censées être « confidentielles », avancées sur la foi d'un rapport d'expertise indépendant, réaffirmant que leur mariage serait « créateur d'emplois ». Dans un communiqué, GDF fait valoir « un projet de croissance de ses investissements », affirmant que le projet de fusion avec Suez sera « créateur d'emplois ».
« On s'inscrit en faux complet » avec les affirmations syndicales, a martelé un porte-parole de Suez.
La CGT, FO, la CFE-CGC et la CFTC ont déclaré hier que le mariage entre les deux groupes énergétiques devrait entraîner une amputation de 10 % des effectifs cumulés des deux groupes, soit 20.000 suppressions d'emplois d'ici 2010, arguant du rapport d'expertise d'un cabinet indépendant.
GDF comptait environ 53.000 salariés fin 2005 dont 34.000 en France et Suez 157.650, soit au total 210.650 employés pour les deux groupes.
Démenti
Hostiles à la fusion GDF-Suez, les quatre syndicats ont présenté un rapport d'experts financiers (Exane, City Group et ING) commandé par le cabinet Secafi-Alpha qui était chargé d'analyser les demandes de la Commission européenne et les possibilités de réponse des deux groupes.
Ce rapport a été réalisé pour le compte du comité mixte de production (partie du comité central d'entreprise, habilité à donner un avis consultatif sur le fonctionnement de l'entreprise) de GDF. Pour ING, la logique de synergie implique une « réduction progressive de l'effectif de 10 % vers 2010 et une sensible réévaluation de la valeur de l'action ».
La CGT, la CFE-CGC, la CFTC et FO ont en outre indiqué, toujours sur la foi du rapport d'expertise, que GDF, au titre des contreparties à la fusion demandées par Bruxelles, devrait céder 21 % de ses contrats gaziers en France.
« Si on ajoute aux 50 térawattheures (l'équivalent de 10 % des approvisionnements) les « gas release » et les autres contrats d'approvisionnement on arrive à 21 %, c'est deux fois plus que ce qu'annonce la direction », a-t-il précisé.
Hier à l'Assemblée nationale, le ministre délégué à l'Industrie, François Loos, a de son côté « très fermement démenti ».
« Je ne sais pas d'où vient ce chiffre ni comment il a été élaboré », a-t-il déclaré.
L'Union 23/09/2006
Cachan : le statu quo
Les ex-squatteurs de Cachan se refusaient toujours hier à « baisser la garde » après la décision du tribunal administratif de Melun de suspendre l'arrêté du maire (DVG) de Limeil-Brévannes (Val-de-Marne) visant à réquisitionner des locaux pour les loger.
« On ne baisse pas la garde. On est déterminé à lutter jusqu'au bout pour obtenir un relogement et une régularisation », a assuré Fidèle Nitiéma, délégué des ex-squatteurs, même si « c'est toujours le statu quo, toujours le blocage ».
L'espoir de pouvoir s'installer provisoirement dans d'anciens locaux du Commissariat à l'Energie atomique à Limeil-Brévannes s'est évanoui avec la décision jeudi soir du juge des référés du tribunal administratif de Melun de suspendre l'arrêté de réquisition du maire, Joseph Rossignol.
L'Union 23/09/2006
La séparation des pouvoirs au cœur du débat
La séparation des pouvoirs, qui préserve notamment l'indépendance de l'autorité judiciaire par rapport au pouvoir exécutif, est au cœur de la polémique créée par les propos de Nicolas Sarkozy.
Les critiques d'un membre du gouvernement sur le fonctionnement de la justice constituent-elles une atteinte à la séparation des pouvoirs ?
Pour les magistrats, la réponse est claire : les positions du ministre de l'Intérieur sont une entorse flagrante à ce principe constitutionnel défini par l'article 16 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, cité par le préambule de la Constitution de 1958.
Pour Guy Canivet, premier président de la Cour de cassation, Nicolas Sarkozy a clairement porté « atteinte à l'indépendance de l'autorité judiciaire » en « opposant les institutions publiques », en l'occurence la police, dépendant du pouvoir exécutif, et la justice.
Ce n'est pas la première fois que le plus haut magistrat de France critique l'intrusion du ministre de l'Intérieur dans les affaires judiciaires. En juin 2005, il avait vivement regretté dans une tribune la mise en cause des magistrats qui avaient fait libérer un des meurtriers présumés de Nelly Crémel, tuée durant son jogging à Reuil-en-Brie (Seine-et-Marne).
Des nominations qui font jaser
Une décision de justice est « revêtue d'une autorité particulière, l'autorité de la chose jugée, qui la rend incontestable ; elle ne peut donc être critiquée publiquement par un membre du gouvernement », avait-il ainsi insisté.
Mais du côté du gouvernement, on défend le droit à la critique commme étant l'une des prérogatives de l'exécutif. « Je considère que l'indépendance de la justice n'est pas mise en cause lorsque les Français et leurs représentants s'interrogent sur le travail d'un tribunal », a ainsi déclaré Pascal Clément, le Garde des Sceaux.
Le respect de cette indépendance constitue l'un des sujets d'affrontement les plus courants entre politiques et magistrats.
Si les déclarations de M. Sarkozy sur le fonctionnement du monde judiciaire sont ainsi toujours très mal perçues par ses acteurs, les nominations aux postes-clés de la magistrature sont vécues comme une incursion du politique encore plus illégitime. La nomination de Laurent Le Mesle, actuel directeur de cabinet de Pascal Clément et ancien conseiller justice de Jacques Chirac à l'Elysée, au poste de procureur général de Paris a ainsi été qualifiée d'opération de « verouillage », voire « d'emprise du pouvoir exécutif », par les syndicats de magistrats.
Pour en finir avec cette tension permanente, certains juges ne voient comme solution qu'une modification du fonctionnement des parquets.
L'Union 22/09/2006
L'Italie secouée par un vaste scandale d'écoutes clandestines
L'Italie est actuellement confrontée à la découverte d'un vaste système d'écoutes téléphoniques illégales né il y a plusieurs années au cœur de Telecom Italia et dont les ramifications se sont étendues à de nombreux secteurs, de l'économie au sport et à la politique.
Le gouvernement de centre-gauche de Romano Prodi a été sommé de s'expliquer sur cette affaire par des députés de l'opposition et de la majorité, au lendemain de l'arrestation de 21 personnes, dont onze policiers et carabiniers.
Tous sont soupçonnés d'avoir participé à une « association de malfaiteurs » impliquée dans un réseau d'écoutes illégales pour recueillir des informations confidentielles sur plusieurs milliers de personnes.
Giuliano Tavaroli, responsable à l'époque des faits des systèmes de sécurité chez Telecom Italia, et Emanuele Cipriani, responsable d'une officine de détectives privés à Florence, sont accusés d'avoir été à la tête de ce système mis en place « à partir de 1997 ».
« Instrument de pression »
Selon les motivations des mandats d'arrêt dont les journaux diffusaient de larges extraits hier, les « données » recueillies et conservées constituaient « un instrument évident de pression, de conditionnement, de menace et également d'extorsion concentrée dans les mains d'un groupe restreint de personnes ».
Mis en place au départ pour contrôler les employés de Telecom Italia et de Pirelli, deux des plus grands groupes italiens, le système se serait ensuite développé pour toucher des politiques, des hommes d'affaires, des entrepreneurs, des joueurs de football ou des personnalités du spectacle.
Selon le quotidien La Repubblica, des « dizaines de milliers de noms » ont été découverts dans les ordinateurs et documents saisis.
Parmi les précédents scandales qui pourraient être liés à ce système d'écoutes figure notamment une affaire d'espionnage politique dont avait été victime Alessandra Mussolini (extrême-droite) lors de la campagne pour les régionales 2005.
Les révélations sur ce système d'écoutes interviennent quelques jours après la démission du patron de Telecom Italia, Marco Tronchetti Provera, en délicatesse avec le gouvernement de Romano Prodi à la suite de l'annonce d'un projet visant à restructurer le groupe, privatisé en 1997.
Marco Tronchetti Provera, qui est toujours patron de Pirelli (pneus, immobilier, technologies), n'a pas été placé sous enquête par le parquet de Milan mais les journaux rappellent que Giuliano Tavaroli était l'un de ses principaux collaborateurs.
« Le scandale pose inévitablement la question des responsabilités de M. Tronchetti Provera et de ses hommes dans un système aussi ramifié », a déclaré hier un des plus célèbres journalistes-enquêteurs italien, Marco Travaglio.
L'affaire pourrait également être liée à un autre fait divers, qui remonte au 21 juillet dernier, quand un ancien responsable des systèmes de sécurité chez Telecom Italia Mobile, Adamo Bove, fut retrouvé mort après avoir tombé d'un viaduc à Naples. Adamo Bove avait été interrogé par des magistrats dans l'enquête sur le système d'écoutes clandestines.
L'Union 22/09/2006
SNCF : plus de 200.000 billets vendus à 5 €
Dépassée par son succès, la SNCF a vendu hier en une heure plus de 200.000 billets à cinq euros, au lieu des 50.000 prévus pour célébrer les 25 ans de la naissance du TGV, une opération qui a provoqué des embouteillages sans précédent en gares, au téléphone et sur internet.
« Il y avait un tel appétit [.] pour cette vente flash que j'ai pris la décision de ne pas frustrer les clients qui étaient là », a expliqué la directrice voyageurs France-Europe de la SNCF, Mireille Faugère, pour justifier la vente de quatre fois plus de billets.
Saturation
Le site internet a été pris d'assaut « dès 8h-9h du matin », selon un porte-parole de voyages-sncf.com, et a été saturé dès les premières minutes de la vente.
Les personnes ayant essayé par téléphone ont souvent été refroidies par le message suivant : « en raison d'un grand nombre d'appels, votre demande ne peut aboutir ». Pour ceux qui pensaient être plus chanceux en se rendant aux guichets, et malgré la vente de 150.000 billets supplémentaires, la déception fut aussi de mise, avec des files interminables dans les gares parisiennes dès les premières heures de la matinée.
« De mémoire de cheminot, on n'avait jamais vu une telle affluence dans la gare », selon Thierry Marduel, directeur de la gare Montparnasse.
A l'annonce de la fin de la promotion, la frustration se lisait sur les visages. « J'ai attendu deux heures pour rien », se lamentait un jeune père de famille trentenaire.
Quant aux heureux acheteurs, qui ne pouvaient commander plus de six allers simples par personne, ils ont demandé des trajets province-province (Lille-Rennes, par exemple), à 35 %, des billets Paris-Provence-Alpes-Côte d'Azur (30 % des ventes), Paris-Sud Ouest (25 %) et Paris-Rhône-Alpes (13 %).
Assez logiquement, ce sont donc les billets les plus chers qui ont été plébiscités.
L'Union 22/09/2006
Contrefaçon : le groupe LVMH attaque eBay en justice.
Deux marques du n° 1 du luxe, Louis Vuitton et Dior Couture, estiment que le site d'enchères en ligne américain eBay (n° 1 mondial dans ce secteur) ne fait pas tout ce qu'il faut pour empêcher les ventes de pièces contrefaites sur ses différentes extensions nationales. Elles estiment avoir subi un préjudice considérable.
LES ECHOS du 21/09/2006 (en page 25)
AZF : la bataille judiciaire continue
Cinq ans après l'explosion de l'usine AZF à Toulouse qui a fait 30 morts et des milliers de blessés, le site de l'usine ne porte plus les marques de la catastrophe, mais les victimes attendent toujours l'issue d'une interminable bataille judiciaire sur les causes et responsabilités de l'accident.
La catastrophe industrielle la plus grave jamais enregistrée en France, dix jours à peine après les attentats du 11 septembre 2001, a fait quelque 3.000 blessés dont 800 ont dû être hospitalisés.
Toulouse a très rapidement voulu effacer les stigmates de la catastrophe en lançant son projet de Cancéropôle sur le site même de l'usine AZF.
Mais pour les associations de victimes, la page n'est pas tournée.
Le 16 mai, les juges d'instruction et les experts chargés de l'enquête ont présenté aux parties civiles leur rapport final imputant la catastrophe à un accident chimique.
Les experts ont retenu l'hypothèse d'un mélange malencontreux de quelques kilos d'un produit chloré avec 500 kilos de nitrate d'ammonium déversés sur le tas principal de nitrate, 20 minutes avant l'explosion.
L'Union 21/09/2006
Hongrie : le Premier ministre contesté choisit la fermeté
Le Premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany, dont les aveux de « mensonges » ont déclenché en Hongrie les pires émeutes depuis la fin du communisme, entendait hier garder le cap malgré une deuxième nuit de violence et des appels à sa démission.
« Il n'y aura aucune patience à l'égard » des casseurs, a déclaré M. Gyurcsany lors d'un conseil des ministres ouvert à la presse hier matin. « Le gouvernement de la République maintient fermement le seul cap possible : la politique de réforme pour assurer le développement et l'équilibre économique » du pays, a-t-il martelé, renouvelant sa position de fermeté affichée mardi.
De nouveaux affrontements entre la police et des centaines de manifestants hostiles au Premier ministre ont fait 57 blessés et donné lieu à 98 interpellations dans la nuit de mardi à mercredi à Budapest, selon les autorités. Les manifestants ont lancé toutes sortes de projectiles sur les forces de l'ordre, mis le feu à une voiture de police et à de nombreuses poubelles. Des centaines de policiers anti-émeutes, certains à cheval, d'autres avec des chiens de combat, ont usé de gaz lacrymogènes et de canons à eau pour disperser la foule, essentiellement composée de jeunes parfois cagoulés.
Les casseurs s'étaient rassemblés près du siège du parti socialiste à Budapest, à l'issue d'une manifestation pacifique qui a rassemblé environ 10.000 personnes mardi soir devant le siège du parlement. Toute la journée, 400 à 500 personnes sont restées hier rassemblées devant le parlement pour réclamer le départ de M. Gyurcsany. Janos Ader, l'un des principaux dirigeants du parti de droite Fidesz et vice-président du parlement hongrois, a fait monter la pression en réclamant la démission sans condition de M. Gyurcsany.
Lors d'une première nuit d'émeutes de lundi à mardi, 150 personnes avaient été blessées, dont une grièvement, quand des manifestants avaient pris d'assaut le siège de la télévision nationale à Budapest.
L'Union 21/09/2006
Toyota, futur numéro 1 mondial.
Toyota vise 10 millions de ventes annuelles d'automobiles en 2008. Le japonais devrait devenir le premier constructeur mondial devant General Motors dès cette année. Une forte croissance est prévue en Europe, à 1,3 million d'unités vendues dans les deux ans, dont 850 000 produites localement.
LA TRIBUNE du 21/09/2006 (en page 15)
Les équipementiers français à la conquête du Nouveau Monde.
Ce sont d'Australie, des Etats-Unis, du Chili, d'Afrique du Sud et de Nouvelle-Zélande que les fabricants français de presses et fouloirs, par exemple, tirent aujourd'hui l'essentiel de leurs ventes. A l'exemple des pressoirs Coquard à Bezannes (25 salariés, 4,6 M€ de CA annuel prévu à fin septembre dont 15 % à l'export) qui ciblent le marché australien. Le fabricant marnais est sur le point de conclure un accord de distribution avec une spécialiste du matériel viticole à Merlbourne et Adélaïde.
LE MOCI n° 1769 du 21/09/2006 (en page 20)
Presse quotidienne : les gratuits continuent à gagner du terrain.
Toutes catégories confondues "L'Equipe" demeure le quotidien le plus lu avec 2,4 millions de lecteurs. Alors que l'audience de tous les quotidiens généralistes payants recule, le gratuit "20 minutes" devance désormais "Le Monde". Dans ce contexte morose, la presse économique tire en revanche son épingle du jeu : l'audience des "Echos" progresse de 13,9 % (à 630 000 exemplaires), et celle de "La Tribune" de 10,8 % (à 412 000 exemplaires).
LES ECHOS du 21/09/2006 (en page 28)
Essence : les prix à la pompe à leur plus bas niveau depuis le début de l'année.
Le 20 septembre, les cours du pétrole sont retombés à 61 dollars par baril. En un mois et demi, le brut a chuté de 22 %. Une décrue répercutée à la pompe, où les prix sont revenus à leur niveau de janvier. Reflux durable ou simple correction saisonnière : les experts pétroliers hésitent à trancher.
LES ECHOS du 21/09/2006 (en page 23)
Toyota, futur numéro 1 mondial.
Toyota vise 10 millions de ventes annuelles d'automobiles en 2008. Le japonais devrait devenir le premier constructeur mondial devant General Motors dès cette année. Une forte croissance est prévue en Europe, à 1,3 million d'unités vendues dans les deux ans, dont 850 000 produites localement.
LA TRIBUNE du 21/09/2006 (en page 15)
La Russie entend remettre la main sur ses ressources pétrolières.
En bloquant la participation de Shell dans le projet de Sakhaline 2 et en menaçant d'autres compagnies dont Total et Exxon Mobil, la Russie laisse présager un changement des règles. Moscou exige de renégocier les accords de production pour augmenter ses revenus.
LA TRIBUNE du 20/09/2006 (en page 4)
L'armée a pris le pouvoir en Thaïlande
L'armée thaïlandaise a annoncé hier avoir renversé le Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra, actuellement à New York, et s'être emparé du pouvoir.
« Les forces armées thaïlandaises dirigées par le général Sonthi Boonyaratglin ont renversé le gouvernement du Premier ministre Thaksin Shinawatra et imposé la loi martiale », a annoncé un général.
La Constitution thaïlandaise de 1997 a été suspendue, ainsi que le Parlement, le gouvernement et la Cour constitutionnelle. C'est la première fois depuis mai 1992 que l'armée s'empare du pouvoir en Thaïlande.
Hier, tard dans la soirée, le général Sonthi, chef de l'armée de terre, et à ce titre patron des militaires en Thaïlande, a été reçu par le roi Bhumibol Adulyadej.
Des chars et des soldats fortement armés étaient visibles dans les rues de la capitale thaïlandaise.
Mais à New York, où il assiste à l'assemblée générale annuelle de l'ONU, M. Thaksin a fait savoir qu'il se considérait toujours comme le chef du gouvernement.
Dans une déclaration lue à la télévision, le général Sonthi, 59 ans, premier musulman à diriger l'armée de terre en Thaïlande, pays largement bouddhiste, a déclaré que cette prise de pouvoir était temporaire et que le gouvernement serait « rendu au peuple thaï dès que possible ».
Il a précisé que « le gouvernement démocratiquement élu (de M. Thaksin) avait provoqué une division sans précédent de la société thaïlandaise ».
La télévision nationale, qui a interrompu ses programmes, diffuse régulièrement des images du roi Bhumibol, 78 ans, tandis qu'un communiqué précise que les forces loyales au roi se sont emparées du pouvoir pour « maintenir la loi et l'ordre ».
La crise couvait
M. Thaksin, riche homme d'affaires de 57 ans, dirigeait la Thaïlande d'une main de fer depuis 2001.
Depuis quelques semaines, une nouvelle campagne pour l'évincer avait été lancée par ses adversaires. Un événement avait fini par catalyser l'opposition : sa famille avait vendu à un holding singapourien l'ensemble de ses parts dans l'empire Shin Corp, empochant 1,9 milliard de dollars. La presse s'était insurgée contre l'exemption fiscale sur le bénéfice de la vente, alors que des milliers de manifestants réclamaient sa démission.
Pour tenter de sortir de la crise, M. Thaksin avait anticipé de trois ans les législatives et avait remporté les élections du 2 avril.
Mais le scrutin, boycotté par l'opposition, avait été invalidé en mai par la Cour constitutionnelle après une intervention exceptionnelle du roi Bhumibol Adulyadej (78 ans) qui avait qualifié le processus de « non démocratique ».
L'Union du 20/09/2006
Des mensonges mettent le feu à la Hongrie
Pour faire réélire la gauche en avril, le Premier ministre a caché aux Hongrois un plan d'austérité. Ses aveux dans un discours à huis clos rendu public ont mis le feu aux poudres.
Le Premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany, dont les aveux de mensonges ont déclenché en Hongrie les pires émeutes depuis la fin du communisme, a exclu hier de démissionner, alors que l'opposition de droite a commencé à réclamer son départ.
Deux à trois mille manifestants de droite et d'extrême droite, exigeant sa démission, ont affronté la police et des casseurs ont saccagé le siège de la télévision publique, dans la nuit de lundi à mardi à Budapest, faisant 150 blessés.
Il s'agit de « la nuit la plus longue et la plus sombre de toute l'histoire de la troisième république », a déclaré hier M. Gyurcsany.
« Le désordre dans la rue ne saurait prévaloir et j'ai demandé à la police de rétablir l'ordre par tous les moyens », a-t-il également averti. Il a indiqué tirer de ces violences « la conclusion qu'il faut poursuivre et accélérer les réformes » impopulaires engagées par son gouvernement depuis sa réélection au printemps.
Plusieurs centaines de personnes étaient de nouveau rassemblées devant le parlement de Budapest hier sans toutefois se livrer à des débordements.
Viktor Orban, le président du principal parti d'opposition, Fidesz (droite), a lancé au chef du gouvernement une sorte d'ultimatum, réclamant son départ si le parti socialiste perdait les élections municipales du 1er octobre.
Dans les derniers sondages, les socialistes sont crédités de 23 % seulement des intentions de vote, contre 34 % pour le Fidesz.
Déficit public record
Après avoir convoqué un cabinet de sécurité nationale, M. Gyurcsany a estimé que les troubles relevaient de « la responsabilité de toute la classe politique » et étaient causés par des « mensonges » énoncés tant par la gauche que la droite depuis la chute du communisme en 1989.
La nuit d'émeutes a été provoquée par la diffusion d'un enregistrement dans lequel M. Gyurcsany reconnaît avoir menti et caché aux Hongrois un plan d'austérité pour assurer sa victoire aux élections d'avril dernier.
Lundi soir, quelque 3.000 manifestants soutenus par le parti d'opposition de droite Fidesz, s'étaient massés devant la télévision nationale.
D'abord repoussés par des canons à eau et des gaz lacrymogènes, une partie d'entre eux ont pu pénétrer dans le siège de la télévision pour y lire une pétition.
Alors qu'un incendie se déclarait à l'intérieur des locaux, la police a réussi à les faire évacuer vers 4 heures du matin.
Parmi les 150 blessés, dont 125 ont nécessité des soins, figurent 102 policiers.
Le gouvernement avait annoncé cet été, quelques mois après les élections, des mesures d'austérité très impopulaires - notamment hausses d'impôts et baisses des subventions - afin de réduire le déficit public record du pays, dans la perspective d'une adoption de l'euro.
L'Union du 20/09/2006
La grève dans les cliniques suivie à 92 %
La grève des soins observée hier par les cliniques privées pour dénoncer un plan d'économies imposé par le gouvernement a été suivie à 92 %, selon les organisateurs, sans avoir toutefois de répercussions notables sur la prise en charge des patients.
« 92 % des établissements de médecine, chirurgie, obstétrique (MCO), de soins de suite et des établissements psychiatriques ont suivi le mouvement », a affirmé à Ken Danis, le président de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP), qui représente la quasi-totalité du secteur, à l'origine de l'appel à la grève des 1.260 cliniques privées.
Il s'est dit « extrêmement satisfait de la mobilisation ».
La grève a été « suivie à 100 % en Lorraine, Nord Pas-de-Calais, Picardie, et Champagne-Ardenne » et « à 90 % dans les autres régions », selon la FHP.
La journée a été marquée par la fermeture des blocs opératoires et la grève des consultations. Seuls étaient assurés les urgences vitales et les accouchements qui ne peuvent être reportés, a expliqué la FHP.
Baisse des tarifs
Dans certains établissements, comme la clinique de l'Orangerie à Strasbourg, étaient déroulées des banderoles sur lesquelles on pouvait lire « clinique en colère ».
Les principaux hôpitaux publics du Nord, de Bretagne et Pays de la Loire, de Strasbourg, de Mulhouse, de Montpellier, n'ont constaté aucun surcroît d'activité, y compris dans leurs services d'urgences, lié au mouvement.
Même constat à l'assistance-Publique-Hôpitaux de Marseille, à l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, et aux Hospices civils de Lyon.
La grève avait pour objet de dénoncer la décision du gouvernement de baisser de près de 3 %, pendant le dernier trimestre 2006, les tarifs qui sont remboursés aux cliniques par la Sécurité sociale, afin de contenir le déficit de l'assurance maladie estimé à 6,3 mds d'euros cette année.
La baisse de tarifs, qui ne concerne pas les patients, représente un effort de 60 millions d'euros pour ce secteur, sur un plan d'économies de 350 millions d'euros au total, qui touche aussi les hôpitaux publics, à hauteur de 115 millions d'euros.
L'Union du 20/09/2006
Carte Vitale 2 : première diffusion en novembre
La nouvelle carte Vitale a été présentée hier par Xavier Bertrand, ministre de la Santé. Tous les Français devraient en être munis d'ici 2010.
La carte Vitale 2, nouvelle version avec photo, sera mise en circulation dès novembre en Bretagne avant d'être étendue à l'ensemble des régions de France d'ici 2010.
« La carte Vitale 2 est très attendue par les Français car elle va être davantage personnalisée, plus complète, plus sécurisée et plus utile », a déclaré hier le ministre de la Santé Xavier Bertrand lors d'une visite à la caisse primaire d'assurance maladie de Sartrouville (Yvelines).
La carte Vitale 2 est appelée à remplacer la première carte Vitale qui s'était elle-même substituée, en 1998, à l'ancienne carte de sécurité sociale, distribuée à toutes les personnes de plus de 16 ans et à leurs conjoints.
La diffusion débutera d'ici la fin de l'année en Bretagne, puis concernera les assurés des Pays de la Loire avant d'être étendue progressivement aux autres régions de France jusqu'en 2010. 59 millions de cartes seront diffusées en quatre ans.
La mise en circulation progressive concernera dans un premier temps les bénéficiaires qui n'ont pas de carte Vitale (nouveaux bénéficiaires, jeunes de 16 ans.) et les remplacements des cartes perdues, volées ou défectueuses.
Tous les assurés vont recevoir un formulaire prérempli à retourner à l'assurance maladie avec une photo couleur et une photocopie d'une pièce d'identité.
La première innovation de la nouvelle carte, toujours de couleur verte mais avec un graphisme modernisé, consiste en l'apparition d'une photo de l'assuré. Elle « exprime tout autant une volonté de lutter contre les fraudes que celle de la personnaliser », a souligné le ministre.
La nouvelle carte doit « faciliter la vie des usagers », grâce à une capacité de mémoire qui sera de 32 kilo octets au lieu de 4 pour la première carte Vitale.
Cette capacité nouvelle permettra dans le courant de 2007 d'héberger « d'autres informations que les données administratives actuelles comme la mention du médecin traitant, ou les informations sur la couverture complémentaire santé de l'assuré, ce qui permettra d'accélérer le remboursement de la part complémentaire », a affirmé M. Bertrand.
Informations personnelles
En outre « la carte Vitale pourra contenir des informations personnelles comme la personne à prévenir en cas d'urgence ou encore la connaissance qu'a l'assuré du dispositif légal sur le don d'organe », a poursuivi le ministre. « Dès le printemps prochain, il sera possible de faire inscrire sur cette carte une mention indiquant : je suis inform&eac |