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Ségolène Royal se lance officiellement dans la course
A la veille de l'ouverture du dépôt des candidatures et quelques heures après Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal s'est à son tour lancée hier dans la course à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle de 2007.
« DSK » a été le premier à se lancer en fin de matinée, en annonçant officiellement sa candidature depuis son fief de Sarcelles (Val d'Oise), se présentant comme le « meilleur rempart contre la droite ».
Ségolène Royal l'a suivi dans la soirée à Vitrolles (Bouches-du-Rhône), acceptant, sous des applaudissements nourris, « d'assumer cette mission de conquête pour la France ».
Tous deux sont en compétition pour l'investiture socialiste avec Laurent Fabius et Jack Lang, après le retrait de Lionel Jospin.
Le dépôt des candidatures s'ouvre aujourd'hui et restera ouvert jusqu'à mardi et quelque 185.000 militants socialistes voteront le 16 novembre - et le 23 en cas de second tour- pour désigner leur candidat.
« Accomplir les changements profonds espérés, incarner la nation puis bien faire fonctionner l'Etat, telle est la tâche qui nous attend », a déclaré hier soir à Vitrolles la présidente de la région Poitou-Charentes, 53 ans, grande favorite des sondages parmi les socialistes.
En déclarant sa candidature à Vitrolles, ville reprise par le PS à l'automne 2002 après avoir été contrôlée par le Front national, elle entendait symboliser la volonté de reconquête du pouvoir par les socialistes.
De son côté, Laurent Fabius doit faire une « déclaration » sur sa candidature demain matin en marge de l'université d'automne de « Sauvons la Recherche », à Fleurance (Gers).
L'ancien Premier ministre déposera formellement sa candidature lundi ou mardi, a précisé son bras droit, Claude Bartolone.
Les concurrents seront départagés à l'issue d'une campagne interne marquée notamment par trois débats télévisés sur les chaînes parlementaires les 10, 17 octobre et 7 novembre.
L'Union 30/09/2006
Express
Un frère de Ségolène Royal aurait « posé la bombe » sur le Rainbow Warrior
Le frère cadet de Ségolène Royal, Antoine, a rapporté hier dans Le Parisien qu'un de leurs frères, Gérard, lui avait affirmé avoir « posé la bombe » sur le Rainbow Warrior, navire Greenpeace coulé par des agents secrets français en 1985. « A l'époque, (Gérard) était lieutenant et agent traitant pour la DGSE en Asie. Il a été appelé en 1985 pour se rendre en Nouvelle-Zélande, en baie d'Auckland, pour le sabotage du Rainbow Warrior », raconte Antoine Royal.
Production d'un vaccin : 600 emplois créés dans le Nord
Le laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK) a annoncé hier qu'il allait investir 500 M€ pour agrandir son usine de Saint-Amand-les-Eaux qui produira notamment son vaccin contre le cancer du col de l'utérus, créant 600 emplois d'ici 2011. Le groupe construira de nouvelles infrastructures sur le site de sa filiale Stérilyo, qui emploie déjà 125 personnes dans cette ville.
Médecins généralistes : 324 postes non pourvus
Le ministère de la Santé a indiqué hier que 324 postes de médecins généralistes n'avaient pas été pourvus à l'issue de la procédure par laquelle les internes en médecine choisissent leur spécialité et leur ville d'affectation. « Des étudiants préfèrent redoubler et repasser les épreuves nationales classantes l'année prochaine » pour choisir d'autres spécialités, a précisé le ministère selon lequel « tous les postes en Ile-de-France, en Rhône-Alpes, dans le Sud-Est et le Sud-Ouest ont été pourvus ». En revanche, « le Centre, le Nord-Est, le Nord-Ouest et le Grand-Ouest ont connu des difficultés ».
Voile à l'école : Sarkozy président ne céderait pas
Nicolas Sarkozy, s'il était élu président de la République, ne reviendrait pas sur la loi interdisant le port du voile islamique à l'école, a-t-il affirmé sur France 5. Comme on lui demandait ce qu'il ferait, si, après avoir été élu président, Al-Qaïda lui lançait un ultimatum : le retrait de la loi sur le voile ou des attentats en France, M. Sarko a répondu : « C'est un principe laïque et républicain. Il ne faut pas céder ».
L'Union 30/09/2006
Chirac en Arménie : une visite « symbolique »
Jacques Chirac a entamé hier soir une visite d'Etat en Arménie, la première d'un président français, qui revêt pour la France une « très forte portée symbolique » et est qualifiée d'« historique » par l'Arménie.
« C'est l'occasion de retrouvailles entre deux peuples, la découverte aussi de l'Arménie moderne pour plusieurs centaines de milliers de Français d'origine arménienne », a expliqué le porte-parole de la présidence française. « Outre les émotions historiques qu'elle portera en elle, cette visite aura une importante signification politique et économique », a déclaré le ministre arménien des Affaires étrangères. Dès ce matin, Jacques Chirac doit se recueillir au mémorial de Tsitsernakaberd, érigé à la mémoire des victimes du génocide arménien.
L'Union 30/09/2006
Prisons : les parloirs familiaux vont se généraliser
Le ministre de la Justice Pascal Clément a promis hier de multiplier les parloirs familiaux, qui permettent à certains détenus de recevoir leurs proches dans l'intimité, un dispositif qui a fait ses preuves de longue date à l'étranger et depuis 2003 à Rennes.
« D'ici à 2008-2009 la totalité des maisons centrales en seront équipées », a déclaré le ministre lors d'une visite de la prison des femmes à Rennes, qui expérimente depuis trois ans les Unités de visites familiales (UVF).
« Le bilan est très positif. Les UVF ont un impact considérable sur la future réinsertion », a souligné M. Clément. La France compte actuellement sept prisons équipées d'UVF, les quatre dernières ayant ouvert leurs UVF ce mois-ci.
A Rennes, 57 détenues sur les 105 qui y avaient droit en 2005 ont reçu leurs proches pendant 6 à 72 heures dans un des trois pièces meublés, avec une petite cour, mis en service en septembre 2003 pour la première fois en France. Seuls les détenus condamnés à de longues peines sans permission de sortie peuvent en bénéficier.
Les logements sont situés dans l'enceinte de la prison en dehors de la zone de détention proprement dite, mais encadrés de grilles blanches. Des surveillantes passent régulièrement mais préviennent de leur arrivée.
« Une porte ouverte sur l'avenir »
« On a la possibilité de vivre. On se fait élégante. On se sent utile. On retrouve des gestes quotidiens, dresser une table, cuisiner. Recevoir sa famille et non plus seulement la solliciter », témoigne devant le ministre Anne, une détenue de 25 ans maman d'un jeune enfant. « J'ai pu reprendre ma place dans ma famille, poser des choses solides qui pourront être poursuivies dehors », ajoute-t-elle.
Pour Christine, 39 ans, qui ne pouvait voir sa mère qui habite loin, l'UVF « c'est la liberté en détention, une porte ouverte sur l'avenir. Il y a des sujets qu'on peut aborder après un repas, en regardant un film et que je n'avais jamais pu aborder même après un parloir de deux heures trente ».
Le système satisfait aussi les surveillantes. « Notre rapport avec les détenues s'est personnalisé. Dans les UVF on les appelle Madame Intel et non par leur nom de famille », souligne l'une d'elles. « La vie des détenues est rythmée par la perspective des UVF qui peuvent intervenir une fois par trimestre ». « Certaines détenues ont repris des études pour pouvoir suivre les devoirs de leurs enfants », ajoute-t-elle.
L'Union 30/09/2006
Les points se perdent par millions
Le permis à points a été institué en France par une loi de 1989 entrée en application le 1er juillet 1992. Plusieurs autres pays européens l'ont adopté, parmi lesquels l'Italie (2003) et le Danemark (2005).
La priorité accordée à la sécurité routière en 2002 par le président de la République a conduit à renforcer à partir de 2003 les sanctions à l'encontre des conducteurs en infraction. Avec 7,4 millions en 2005, le nombre de points retirés a augmenté de 16 % par rapport à 2004, année qui avait connu la plus forte progression (+ 44 %) depuis 1995. Le fait marquant en 2005 a été la forte hausse (+ 12 % à 65 %) des excès de vitesse dans la répartition des infractions ayant entraîné un retrait de points.
Le permis est affecté d'un capital de 12 points automatiquement réduit par le ministère de l'Intérieur si le titulaire a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue. On ne peut pas perdre tous ses points d'un coup. Un maximum de 8 pts est prévu pour l'ensemble des infractions commises. Si, dans un délai de trois ans, le conducteur ne commet pas de nouvelle infraction entraînant retrait, il récupère ses points perdus.
L'Union 30/09/2006
Le rêve n'a pas de prix
Au Mondial de l'automobile, qui ouvre ses portes ce matin à Paris, on peut rêver à tous les prix. Trois exemples avec la Venturi Eclectic, l'Alfa 8C competizione et une Ferrari à 4 millions de dollars.
Au Mondial, il faut souvent se contenter de rêver mais on peut aussi se laisser tenter. Devant les Venturi, par exemple, puisque le constructeur français présente trois nouveautés, dont une arrive aujourd'hui même sur le marché. Exit les belles GT des années quatre-vingt. Depuis son rachat par un jeune Monégasque, riche promoteur immobilier, la marque, sans renoncer aux performances, se concentre sur le mariage entre l'écologie et la technologie.
L'Eclectic s'affiche ainsi comme le premier véhicule autonome de l'histoire automobile. Véritable centrale de production et de stockage d'énergies renouvelables, cette Mini-Moke « high-tech » est animée par une éolienne couplée à une série de capteurs solaires. Par beau temps et vent favorable, compter une cinquantaine de kilomètres avant la panne sèche. Une prise électrique est prévue pour les jours sans.
Le plus étonnant, c'est peut-être son prix : 24.000€ H.T. en série limitée, puis 15.000€ avant déduction de la prime d'Etat de 2.000€.
Pour l'anecdote, Venturi espère homologuer en 2007 son Astrolab, sorte de tandem bardé de cellules photovoltaïques à haut rendement. Avec 110 km d'autonomie et une vitesse de pointe de 120 km/h, ce drôle d'engin ne manque pas d'arguments. Le tarif est moins séduisant, autour de 100.000€ TTC.
A voir absolument avant de quitter le stand : le roadster Fétish à moteur électrique alimenté par une batterie au lithium. De 0 à 100 km/h en moins de 5 secondes, le tout en silence et sans rejets polluants. Vingt-cinq exemplaires sont prévus. Avis aux amateurs capables de débourser 300.000€.
Un nouveau mythe
Avec la sculpturale 8C competizione, Alfa Romeo signe l'une des GT les plus racées du Mondial. Il faudra jouer des coudes pour avoir une chance de l'admirer. A moins de patienter jusqu'à l'été pour faire le pied de grue devant le casino de Monte-Carlo.
Là encore, 25voitures sont disponibles pour la France. Le prix musclé - 133.000€ H.T. - n'a pas empêché dix privilégiés de signer le bon de commande avant même de voir l'auto « en vrai ».
A ce niveau de prix, certains préfèrent ne pas compter. C'est le cas de James Glickenhaus, 56 ans, un producteur de cinéma reconverti dans la finance. Aux Etats-Unis, il s'est constitué une collection de Ferrari où se côtoient le tout premier modèle (seul survivant de 1947), une 330 P4 de 1967, victorieuse à Daytona, et quelques voitures contem- poraines pour un usage plus régulier.
Sa dernière acquisition, présentée au Mondial, lui a coûté la coquette somme de 4 millions de dollars. Baptisée P4/5 en hommage au passé glorieux de la marque, elle a été conçue et assemblée en 14 mois dans les ateliers Pininfarina. Cette pièce unique a été réalisée sur une bonne base : « Nous sommes partis d'une Enzo, l'une des plus belles expressions de la F1 pour la route ».
Heureuse nouvelle, cette P4/5 serait tout à fait utilisable au quotidien. « C'est un mythe, plus qu'une voiture. Mais je prends son volant très souvent », dit James qui roule décidément beaucoup : « J'ai fait 250.000 km avec ma Testarossa, 135.000 km avec ma 308 et plus de 100.000 avec ma 275GTB ». C'est promis, il est prudent : « J'ai des enfants ».
Franck Leclerc
Jusqu'au 15 octobre, porte de Versailles à Paris. De 10 à 20 heures les samedis, dimanches et lundis, de 10 à 22 heures les mardis, mercredis, jeudis et vendredis. Entrée : 12€. Gratuit jusqu'à 10 ans.
L'Union 30/09/2006
La baisse continue du chômage marque une légère pause.
Le nombre de demandeurs d'emploi à la fin du mois d'août est resté quasi stable avec... 200 chômeurs de moins inscrits par rapport à fin juillet. En revanche, au sens du BIT, le taux de chômage est remonté de 8,9 % à 9 %, du fait d'une méthode différente dans le comptage des demandeurs d'emploi. Le ministre de l'Emploi, Jean-Louis Borloo reste confiant et table toujours sur un taux de chômage de 8 % courant 2007.
LA TRIBUNE du 29/09/2006 (en page 4)
PSA Peugeot-Citroën intensifie sa cure de rigueur.
Jean-Martin Folz, patron du groupe, chiffre à 10 000 les départs de salariés et d’intérimaires en 2006. Le deuxième constructeur européen a perdu un demi point de parts de marché sur les huit premiers mois de l’année tandis qu’au premier semestre, sa marge opérationnelle est tombéé à 2,4 % contre 4,1 % un an plus tôt.
LE MONDE du 28/09/2006 (en page 14)
Mondial de l'automobile : les Français à la peine.
Le salon parisien ouvre ses portes aujourd'hui aux professionnels et le 30 septembre au public. PSA et Renault sont à la recherche d'un second souffle, Citroën s'en sort plus honorablement. Représentant 5,3 % du marché automobile français, les 4x4 sont en vedette malgré les critiques. Les Chinois s'invitent au salon, annonçant d'ambitieux projets d'exportation. > Supplément "Le cahier automobile". Constructeurs : vers la fin du tout-pétrole. La Marne roule au pétrole vert : le département réalise un test grandeur nature. 7 véhicules Ford Focus du Conseil général équipés d'un moteur utilisant le biocarburant ont été autorisés à circuler (p 9). Les centres Leclerc de Reims et Châlons-en-Champagne auront une pompe verte au cours du premier semestre 2007. > La voiture de demain démarre aujourd'hui.
LA TRIBUNE n° et cahier spécial du 28/09/2006 (en page 14)
Vistéon : le sureffectif sera revu.
Claudine Ledoux, Présidente de la Communauté d’agglomération et Maire de Charleville-Mézières, s’est entretenue, récemment avec la direction et les organisations syndicales de l’entreprise Vistéon. Elle a confirmé son engagement pour obtenir des rendez-vous auprès des parlementaires et des pouvoirs publics. La direction a précisé que le sureffectif de 576 salariés annoncé il y a quelques jours par Steve Gawne, directeur de la production pour l’Europe serait revu et qu’un nouvel état serait communiqué d’ici deux ou trois semaines. Steve Gawne serait prêt à réfléchir pour apporter de nouveaux produits à Charleville-Mézières.
L'ARDENNAIS du 28/09/2006 (en page H)
Fusion réussie entre Sogep et ISS.
L'entreprise auboise Sogep Nettoyage et l'agence Sud-Champagne du groupe international ISS viennent d'officialiser leur fusion. Spécialisé dans huit divisions (espaces verts, logistique et production, environnement, énergie, accueil-services, sécurité, hygiène, 3D), ISS France emploie 30 000 personnes pour un chiffre d'affaires de 550 000 €. Suite à cette fusion, le personnel sera regroupé fin octobre dans les locaux de La Chapelle-Saint-Luc.
L'EST ECLAIR du 28/09/2006 (en page 3)
Anciens combattants coloniaux : le gouvernement répare une injustice
Le gouvernement a annoncé hier, jour de la sortie du film « Indigènes » qui remet au premier plan le sort des combattants coloniaux, que ces derniers percevraient désormais la même pension que les Français, un « acte de justice », selon le président Jacques Chirac.
Ce geste répare ce que les anciens combattants d'Afrique noire, du Maghreb, de Madagascar et d'Indochine vivaient comme une injustice depuis 47 ans. Il constitue un nouveau pas dans la reconnaissance des pages oubliées de l'histoire de France, après les débats sur la colonisation et l'esclavage.
« La France accomplit aujourd'hui un acte de justice et de reconnaissance envers tous ceux qui sont venus de l'ex-empire français combattre sous notre drapeau », a affirmé le chef de l'État lors du Conseil des ministres. Et d'ajouter : « Cette mesure juste, c'est aussi une façon, pour la France, de réintégrer pleinement cette mémoire dans l'histoire nationale ».
110 M€ par an
Le gouvernement a ainsi annoncé que quelque 84.000 anciens combattants coloniaux (57.000 au titre des retraites du combattant et 27.000 à celui des pensions d'invalidité) toucheraient à partir du 1er janvier 2007 les mêmes pensions que leurs anciens frères d'armes de nationalité française. « Ils percevront exactement en euros ce que perçoivent les nationaux français », a déclaré le ministre des Anciens combattants, Hamlaoui Mékachéra, qui a toutefois exclu toute rétroactivité.
Cette mesure coûtera 110 millions d'euros par an et sera inscrite au projet de loi de finance 2007 par un amendement du gouvernement, a indiqué le ministre du Budget, Jean-François Copé.
« Nous savons ce que nous devons à l'engagement et au courage de tous ceux qui ont défendu notre patrie et ses idéaux dans les conflits du XXe siècle », a dit de son côté le Premier ministre, Dominique de Villepin, s'adressant à des associations « du monde combattant » à Matignon.
Au-delà des réparations, cette revalorisation des pensions est « une abolition des discriminations qui aura des répercussions dans toute la société française aujourd'hui », s'est félicité Rachid Bouchareb, le réalisateur d'« Indigènes », alors que les émeutes de novembre dans les banlieues ont mis en lumière le sentiment persistant d'inégalité chez les jeunes issus de l'immigration.
« Indigènes », à travers le sort de quatre tirailleurs, tire de l'oubli l'histoire des soldats de l'empire colonial français qui ont participé aux combats de la Seconde Guerre mondiale.
Après avoir vu le film en avant-première début septembre, Jacques Chirac avait promis à ses producteurs une revalorisation des pensions, a rapporté l'un des interprètes, l'humoriste Jamel Debbouze.
Pour son entourage, ce n'est toutefois pas ce qui a amené le Président à vouloir réparer cette injustice.
Depuis longtemps sensibilisé, c'est lui qui a décidé en 2002 une première mesure d'équité, avec une revalorisation des pensions calculée en fonction du niveau de vie de chaque pays, a affirmé un proche de M. Chirac.
L'Union 28/09/2006
Un budget 2007 « vertueux » selon le gouvernement
Le gouvernement a dévoilé hier un budget 2007 qualifié de « vertueux » et favorable au pouvoir d'achat, à quelques mois de l'élection présidentielle, avec une diminution des déficits et de la dette publique et la baisse déjà annoncée de l'impôt sur le revenu.
Le président Jacques Chirac a assuré hier en conseil des ministres que c'était « un bon budget favorable à l'emploi, au pouvoir d'achat, au désendettement », selon le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé, par ailleurs ministre délégué au Budget.
Le projet de loi de finances, le dernier de la législature, est « placé sous le signe de la vertu budgétaire », a affirmé le ministre de l'Economie et des Finances, Thierry Breton.
Il a insisté sur le fait que pour la première fois, les dépenses de l'Etat augmenteraient d'un point de moins que l'inflation, soit 0,8 %. Elles ont été contenues sous l'effet de la suppression de quelque 15.000 postes de fonctionnaires, dont la moitié environ dans l'Education nationale, et de la « chasse aux gaspi » dans l'ensemble des ministères, selon l'expression remise à l'honneur par M. Copé.
Enseignement : 8.701 postes en moins
En effet, l'enseignement scolaire est le principal secteur où les effectifs diminuent, avec 8.701 postes supprimés (sur plus de 1,1 million) en raison notamment de la diminution du nombre des élèves.
En revanche l'enseignement supérieur et la recherche bénéficient de 1.598 emplois supplémentaires.
Les missions de sécurité bénéficient d'effectifs en hausse, avec 1.410 postes créés dans la gendarmerie et 389 dans la police, sur environ 148.000 effectifs de police.
Au total, sur l'ensemble de la législature, plus de 12.000 emplois de policiers et gendarmes auront été créés, auxquels s'ajoutent 2.000 adjoints de sécurité. La Justice gagne également 548 emplois, avec l'augmentation annoncée des effectifs de magistrats et de greffiers.
La Défense (hors Gendarmerie) perd pour sa part 4.410 emplois en raison de la réorganisation de services centraux et de la poursuite du processus d'externalisation de certaines fonctions de gestion.
Le ministère des Finances perd 2.988 emplois, effort présenté comme le « plus important depuis 20 ans » et résultat de « gains de productivité ».
Le ministère de l'Agriculture, enfin, devra renoncer à 936 emplois à la suite de la réorganisation des services déconcentrés.
La gauche a dénoncé l'aggravation des inégalités. « Le projet de budget 2007 est le point final de cinq années de perdues pour la France et les Français. Il va encore aggraver les inégalités », a déclaré le socialiste Didier Migaud. Il « va creuser davantage les inégalités et accentuer l'injustice sociale », a renchéri le président du groupe communiste Alain Bocquet.
L'Union 28/09/2006
Salaires : cadres et ouvriers seuls gagnants depuis sept ans
Les salaires ont progressé en moyenne de 0,6 % par an hors inflation entre 1998 et 2004, mais seuls les cadres et les ouvriers en ont profité, selon une étude de l'Insee.
Depuis sept ans, le marché de l'emploi français a connu de fortes variations conjoncturelles, lesquelles ont influencé la rémunération des salariés, rappelle l'Institut national de la conjoncture et des études économiques.
De 1998 à 2001, ils ont profité d'une vive croissance du produit intérieur brut (PIB), bien que cet effet ait été atténué par la modération salariale qui a accompagné les 35 heures.
Entre 2001 et 2003, le retournement économique et la montée du chômage ont pesé sur les salaires, au point que ceux-ci ont baissé de 0,3 % en 2003, se stabilisant en 2004 puis se reprenant en 2005.
Au total sur la période, seuls les ouvriers (+ 0,6 % en moyenne par an pour un salarié à temps complet) et les cadres (+ 0,5 %) ont bénéficié de gains salariaux en euros constants, c'est-à-dire en tenant compte de l'évolution de l'inflation. Pour les employés, comme pour les professions intermédiaires, le salaire moyen a reculé de 0,2 % par an.
Fortement sensible à la conjoncture, en particulier à travers les primes, le salaire des cadres a grimpé de 1,4 % par an entre 1998 à 2001, se repliant de 0,4 % par an de 2001 à 2004.
Les ouvriers ont, eux, bénéficié de fortes revalorisations du Smic intervenues, mais aussi des difficultés de recrutement rencontrées par les entreprises de l'industrie et de la construction, ce qui les a probablement favorisés lors des négociations salariales, explique l'Insee.
L'Union 28/09/2006
Mesures fiscales pour les ménages
Impôt
Mise en œuvre de la réforme de l'impôt sur le revenu (annoncée en 2006) : refonte globale du barème réduisant le nombre de tranches de 7 à 5, abaissement des taux, intégration dans le barème de l'abattement de 20 %.
Cette année est aussi mis en place le « bouclier fiscal » pour les contribuables les plus riches, plafonnant à 60 % les impôts directs payés par les contribuables.
Cette réforme de l'impôt représente un coût de 3,6 milliards d'euros.
Actualisation du barème de l'impôt sur le revenu 2006, dont les seuils et limites sont relevés pour tenir compte de l'inflation (1,8 % hors tabac).
Possibilité de réduire de 8 % le montant des acomptes provisionnels ou les prélèvements mensuels.
Prime pour l'emploi
Revalorisation de la Prime pour l'emploi (PPE) : son montant maximal passe de 714 euros en 2006 à 948 en 2007. Surcoût budgétaire : 500 millions d'euros.
Hypothèque rechargeable
La transformation d'une hypothèque conventionnelle en hypothèque rechargeable n'est plus soumise à droit d'enregistrement et à la taxe de publicité foncière. Pas d'estimation de coût.
Personnes dépendantes
Réduction d'impôt pour les personnes dépendantes hébergées en établissement long séjour. Extension de l'assiette de la réduction d'impôt et plafond augmenté. Coût estimé : 70 millions d'euros.
L'Union 28/09/2006
Bulgarie et Roumanie dans l'UE au 1er janvier
La Bulgarie et la Roumanie entreront dans l'Union européenne le 1er janvier prochain, mais les deux pays feront l'objet d'une surveillance inédite dans l'histoire de l'UE.
La Bulgarie et la Roumanie entreront dans l'UE au 1er janvier. « Les deux pays sont en mesure d'assumer les droits et les obligations d'un état membre de l'UE au 1er janvier 2007 », a déclaré le président de la Commission européenne José Manuel Durao Barroso, sous les applaudissements des eurodéputés réunis en session plénière à Strasbourg.
L'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie, qui scelle le passage de l'UE de 25 à 27 Etats membres, « marquera une réussite historique », a-t-il ajouté, soulignant que ce nouvel élargissement poursuivait « la réunification de notre famille européenne » après l'entrée des principaux pays de l'ex-bloc communiste en 2004.
Renonçant à repousser leur entrée d'un an, comme le lui permettait le traité d'adhésion, la Commission a néanmoins décidé de mettre en place des mesures de surveillance dans les domaines où Sofia et Bucarest sont encore en retard : le système judiciaire, la gestion des fonds européens et la sécurité alimentaire pour les deux, la sécurité aérienne pour la Bulgarie uniquement.
Si Sofia et Bucarest échouent à rattraper leur retard dans ces domaines, elles s'exposeront alors à des sanctions de la Commission. Les 25 pourraient ainsi ne plus reconnaître les décisions de la justice roumaine ou bulgare et Bruxelles pourrait suspendre une partie des aides agricoles.
Pour garantir la sécurité alimentaire, la Commission a déjà décidé de maintenir l'embargo sur le porc en raison de la persistance de la peste porcine dans les deux pays.
Elargissement : pas avant 2009
Ce système de surveillance, particulièrement strict en matière judiciaire avec une évaluation tous les six mois des progrès réalisés, évite ainsi d'humilier les deux Etats en appliquant immédiatement des clauses de sauvegarde, tout en les poussant à continuer leurs efforts de réformes dans les secteurs où ils sont encore à la traîne.
Il permet aussi de « rassurer les citoyens eurosceptiques que l'UE ne laisse pas passer n'importe quoi », a souligné Lucia Montanaro-Jankovski, analyste au Centre de politique européenne (EPC) de Bruxelles.
L'opinion publique européenne est en effet de plus en plus réticente à tout nouvel élargissement et Bruxelles a déjà averti que cet élargissement serait le dernier avant 2009 au plus tôt.
« Avec l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie, je pense qu'un accord institutionnel devra précéder tout nouvel élargissement », a répété hier M. Barroso.
Certains Etats membres redoutent aussi l'arrivée massive de travailleurs de Roumanie et Bulgarie, dont le PIB par habitant équivaut à peine à un tiers de la moyenne du PIB européen.
La Grande-Bretagne, un des rares états membres à avoir ouvert sans restrictions son marché du travail aux immigrants des pays de l'est entrés dans l'UE en 2004, a notamment annoncé de probables restrictions pour les Bulgares et les Roumains, malgré les assurances données par Sofia et de Bucarest sur leur bonne santé économique.
Le Parti populaire européen (centre-droit), les socialistes européens et le groupe ADLE (centre) ont salué ce nouvel élargissement. Mais les Verts ont dénoncé une adhésion prématurée, estimant que les deux pays n'étaient pas prêts.
L'Union du 27/09/2006
Compétitivité : la France en perte de vitesse
La Suisse a détrôné les Etats-Unis à la première place du classement de la compétitivité de 125 pays publié hier comme chaque année par le Forum économique mondial.
De son côté, la France a perdu six places et se retrouve au 18e rang, pénalisée par ses déficits et les rigidités du marché du travail et du système éducatif.
A sept mois de l'élection présidentielle, les auteurs du classement estiment que « rien ne s'oppose à ce que la France accède aux dix premières places à plus ou moins brève échéance », à condition d'engager « des réformes politiques ».
Parmi les neuf grands critères étudiés, la France « fait fort piètre figure » sur celui de la flexibilité et de l'efficacité du marché du travail, pour lequel les patrons interrogés le classent au 99e rang des 125 pays étudiés.
Cette contre-performance « pourrait en fait refléter en partie la déception des entreprises quant à la manière dont a été gérée » l'initiative du Contrat de première embauche (CPE) au printemps dernier, supposent les auteurs de l'étude, qui soulignent que le taux de chômage reste supérieur à la moyenne européenne.
En ce qui concerne la « gestion macro-économique », Paris remonte de la 61e à la 56e place, grâce à une baisse du déficit public et « le gouvernement paraît sur la bonne voie », notent les organisateurs du Forum de Davos.
Mais le pays n'est que 40e pour la gestion des dépenses publiques et les indicateurs de bureaucratie sont « médiocres ». La France est 27e pour le critère de la corruption, loin derrière les pays d'Europe du Nord.
Education : un tableau préoccupant
Les auteurs du rapport dressent un tableau préoccupant de l'état du système éducatif en remarquant que les taux d'accès à l'enseignement supérieur sont bas au regard des normes internationales avec un taux de 56 %, loin derrière la Finlande ou les Etats-Unis.
Ils soulèvent aussi « le problème de l'accès équitable aux plus hauts niveaux du système éducatif français pour les minorités ».
Remarquant que la dépense publique par étudiant par rapport au PIB par habitant s'élève à 29 % en France contre 74 % au Danemark, le Forum « se pose des questions à propos de l'adéquation du financement de l'enseignement supérieur ».
L'Union du 27/09/2006
Sécu : le gouvernement mise sur un déficit ramené à 8 mds
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) présenté hier par le gouvernement mise sur un déficit ramené à 8 milliards d'euros en 2007, contre près de 10 mds EUR cette année, grâce à la baisse du chômage et en dépit des départs en retraite de la génération du « baby boom ».
Pour boucler l'ultime PLFSS avant les échéances électorales de 2007, le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a décidé de ne « pas mettre à contribution les assurés », tout en tentant d'atteindre l'objectif assigné par Jacques Chirac d'un « retour vers l'équilibre à l'horizon 2007 ».
Avec un déficit de la Sécurité sociale de 9,4 milliards d'euros en 2007, selon les prévisions de la Commission des comptes (CCSS), le gouvernement s'est retrouvé dans l'obligation de partir à la pêche aux recettes, bien que l'amélioration de la situation de l'emploi lui offre de nouvelles marges de manœuvre financières.
Forfait hospitalier à la hausse
Le PLFSS 2007, qui sera présenté le 11 octobre en Conseil des ministres, vise notamment à ramener le « trou » de la branche maladie à 3,9 mds EUR, contre 5,1 mds sans mesures correctrices et après 6 mds EUR en 2006.
A cet effet, M. Bertrand a fixé un objectif de dépenses d'assurance maladie (Ondam) limité à + 2,5 % en 2007 par rapport à 2006.
Pour limiter les dépenses, le ministre table sur la poursuite de la baisse des prescriptions d'arrêts de travail, d'antibiotiques, de psychotropes et sur le développement des médicaments génériques.
Il a par ailleurs rappelé l'augmentation d'un euro au 1er janvier du forfait hospitalier, qui passera ainsi de 15 à 16 euros.
L'Union du 27/09/2006
Retraites agricoles : un « rattrapage » dès 2007
Dominique de Villepin a annoncé hier devant les députés UMP un « rattrapage progressif à compter de 2007 » des retraites des agriculteurs ayant des « carrières incomplètes » et ne disposant « pas du minimum vieillesse ».
Le Premier ministre a précisé que cette décision avait été prise « par le président de la République Jacques Chirac avec le ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau ».
« Des décisions seront prises dans les prochains pour corriger cette situation injuste et incompréhensible de manière progressive à compter de 2007 », a poursuivi M. de Villepin.
Le chef du gouvernement a fait valoir qu'il y avait « une dette à l'égard des retraités agricoles les plus modestes ». Il a souligné qu'ils étaient actuellement « 300.000 à ne pas avoir de carrière complète et à ne pas percevoir le minimum vieillesse ». « C'est le cas de nombreuses femmes », a-t-il dit.
Il a rappelé qu'en 2002, le gouvernement avait opéré un « rattrapage pour les agriculteurs ayant une carrière complète mais percevant une retraite inférieure au minimum vieillesse ».
L'Union du 27/09/2006
Du vert dans le moteur
Hier, Thierry Breton, ministre de l'Economie et des Finances, a affirmé la volonté du gouvernement de promouvoir les biocarburants, avec une taxation minimale de l'E85. Questions-réponses sur ce nouveau carburant.
Qu'est-ce que l'E85 ?
C'est un carburant contenant 85 % d'éthanol en volume et 15 % d'essence. Cette teneur minimum d'essence est nécessaire pour garantir le fonctionnement à froid du véhicule. L'éthanol qui entre dans la composition de l'E85 est un alcool principalement produit par la fermentation de grains riches en sucre ou en amidon, c'est-à-dire à partir de betteraves à sucre ou de céréales.
Qu'est-ce que la technologie flex-fuel ?
Il s'agit de véhicules capables d'adapter automatiquement leur fonctionnement pour tout mélange d'essence et d'éthanol pur dans des proportions comprises entre 0 % et 85 % d'éthanol. Ce sont surtout des véhicules avec un moteur essence équipé de dispositifs d'injections, de capteurs électroniques spécifiques et d'une informatique supplémentaire. Les matériaux doivent être compatibles avec l'éthanol. Ils ne peuvent donc pas résulter de simples adaptations à partir de véhicules existants. Le réservoir, par exemple, doit être renforcé parce que l'éthanol est corrosif.
Quel est son avantage ?
Ces véhicules présentent l'avantage pour le consommateur de pouvoir choisir le carburant le plus propre (jusqu'à - 70 % de rejet de CO2) et le moins cher lors du passage à la pompe. Ou à défaut d'éthanol de pouvoir rouler à l'essence.
Où peut-on en trouver et à quel coût ?
La technologie existe chez la plupart des constructeurs déjà présents sur ce marché en Suède et au Brésil. En France, seuls Saab et Ford ont des modèles disponibles. Carlos Ghosn a annoncé qu'il proposerait la moitié de la gamme Renault en flex-fluel. Peugeot est plus frileux.
Ces véhicules sont plus chers ?
Oui, le surcoût de ces véhicules flex-fuel est d'environ 200 euros.
Où peut-on trouver de l'E85 ?
L'E85 a été autorisé pour les expérimentations conduites sur les flottes captives utilisant des pompes privées cet été. Les centres Leclerc ont été à l'origine du premier chargement de bioéthanol pour la flotte captive du conseil général de la Marne (notre édition d'hier). Hors autoroute, l'enseigne réunit plus de 480 supers et hypermarchés équipés de pompes de carburant avec comme objectif des prix bas.
Quel serait son prix à la pompe ?
Selon Thierry Breton, ministre de l'Économie et des Finances, la volonté du gouvernement « sera clairement d'avoir une taxation minimale ». « Compte tenu des prix observés en 2006 de l'éthanol et du pétrole, le prix du E85 à la pompe pourrait se situer autour de 0,80 euro au litre d'après les calculs de la mission d'Alain Prost », a dit hier soir le ministre
Toutefois, les voitures flex-fuel consomment entre 25 et 30 % en plus. Le système devrait s'améliorer dans les années à venir puisque des études ont permis de déterminer que « le rendement avec le biocarburant serait meilleur qu'avec l'essence. Il serait alors envisagé d'enlever de la cylindrée de ces véhicules devenus « superpuissants » indique Daniel Collard, président de Cristal Union à Bazancourt.
A quand les pompes vertes ?
L'ancien champion du Monde, Alain Prost, président du groupe de travail en charge du plan « Flex-fuel 2010 » estime que « l'objectif de 500 pompes vertes est tout à fait réalisable dès 2007 ».
Dans le même temps, Dominique Bussereau, ministre de l'Agriculture, déclare : « La France doit se protéger de l'importation massive de l'éthanol brésilien qui menacerait la filière française ». Des discussions sont en cours avec les responsables de dépôts de carburants.
A-t-on assez de surfaces pour la production ?
Un hectare de blé donne 3.200 litres d'éthanol. Un hectare de betterave donne 7.500 litres d'éthanol. Sachant que la surface cultivable de la France est d'environ 30 millions d'hectares et que le nombre d'automobiles en circulation en France serait de 36 millions, le calcul est rapidement fait. Mais pour l'instant, nous n'en sommes pas encore là.
Sophie Claeys-Pergament
L'Union du 27/09/2006
Le prix du baril retombe à 60 dollars.
Les cours de l'or noir ont poursuivi le 25 septembre, le mouvement de recul amorcé le mois dernier, repassant sous la barre des 60 dollars le baril pour la première fois depuis le 8 mars. Bercy va encourager le bioéthanol E85 avec un ensemble de mesures destinées à promouvoir sa distribution, qui seront annoncées par Thierry Breton lors de l'inauguration du Mondial de l'automobile, le 29 septembre. Ce carburant d'origine agricole est destiné à des voitures dites "flexfuel". Pour le moment, une seule expérience d'utilisation existe dans la Marne, avec une flotte "captive" utilisée par le Conseil général.
LES ECHOS du 26/09/2006 (en page 23)
Yémen : les quatre touristes français libérés
Les quatre touristes français enlevés il y a quinze jours au Yémen ont été libérés hier. En bonne santé mais fatigués, ils devraient rentrer en France demain.
Quatre touristes français, retenus en otages pendant 15 jours par des membres d'une tribu dans le sud-est du Yémen, ont été libérés hier, apparemment en bonne santé, et sont arrivés dans l'après-midi à Sanaa.
« Ils se reposent pour l'instant. Ils sont bien sûr fatigués après 15 jours d'enlèvement, mais ils sont en bonne santé. Tout va bien », a déclaré une source diplomatique française, précisant que les quatre hommes se trouvaient à la résidence de l'ambassadeur de France.
A Paris, le chef de la diplomatie française, Philippe Douste-Blazy, a adressé les « très sincères remerciements » de la France au président yéménite Ali Abdallah Saleh pour son « engagement personnel » dans leur libération et a précisé qu'ils rentreraient en France, « selon toute probabilité », demain.
Les quatre touristes étaient arrivés dans l'après-midi par hélicoptère à la base militaire située près de l'aéroport de Sanaa, d'où ils avaient été conduits dans le bureau du ministre de l'Intérieur, Rachad Mohammad al-Alimi.
« Par la négociation, et non par la force »
L'ambassadeur de France à Sanaa, Alain Moureau, ainsi que plusieurs responsables yéménites, dont le ministre du Tourisme, Nabil Hassan al-Faqih, les ont accueillis à leur arrivée sur la base.
Selon, l'agence officielle Saba leur libération a été obtenue « par la négociation, et non par la force ».
C'est le député yéménite Awadh Bawazir et le chef de la police de Chabwa, Abderrahman Hanache, qui ont mené les ultimes négociations ayant conduit à leur remise en liberté.
Les touristes français, dont l'identité n'a pas encore été révélée, avaient été enlevés à Ataq le 10 septembre avec leur guide yéménite par des membres de la tribu des Al-Abdallah ben Daham, qui les retenaient prisonniers depuis cette date dans leur repaire, à une soixantaine de km de là.
Aucune précision n'a été fournie sur le sort du guide.
Quatre hommes de 55 à 58 ans
M. Douste-Blazy a précisé que les ex-captifs étaient « quatre citoyens français venus faire du tourisme au Yémen, âgés de 55 à 58 ans, venus du nord de la France, de la région parisienne et de Normandie ».
Les ravisseurs exigeaient la libération de cinq membres de leur tribu emprisonnés dans la province d'Abyan (sud) à la suite d'une affaire de vendetta tribale.
Pour obtenir leur libération, « les médiateurs se sont engagés auprès des ravisseurs à assurer le suivi de leur requête auprès des autorités et à trouver une solution radicale » à leur affaire, a déclaré le député Awadh Bawazir.
Mais aussitôt après le départ des ex-otages, le lieu où ils avaient été séquestrés pendant 15 jours a été bouclé par les forces de sécurité yéménites qui, appuyées par des unités de l'armée, pourchassaient les ravisseurs pour les arrêter et les présenter à la justice.
L'Union du 26/09/2006
Opération de police aux Tarterêts : onze personnes arrêtées
Six jours après la violente agression de deux CRS aux Tarterêts, la police a mené hier à l'aube une opération dans cette cité difficile de Corbeil-Essonnes (Essonne), qui a permis l'arrestation de onze suspects.
Avant la levée du jour, quelque 220 policiers (dont 80 CRS) ont pris position aux pieds de plusieurs tours de la cité et sont montés en force dans les étages où ils ont appréhendé sans encombres onze personnes, dont deux mineurs.
Elles ont été conduites, menottées, dans des voitures de police qui attendaient à proximité.
Les onze suspects étaient dans le collimateur de la police, et aucun n'a échappé à l'arrestation.
Pendant que l'opération se déroulait quelques projectiles, des pierres et des bouteilles de verre, ont été jetés depuis un immeuble en direction des policiers, mais sont tombés dans la rue sans faire de blessé ni toucher quoi que ce soit.
A cette heure de la journée, la cité était quasiment déserte à l'exception de quelques rares passants partant travailler. Seules quelques têtes se sont penchées aux fenêtres, alertées par le déploiement policier.
Déjà fichées !
Au cours des derniers jours, le service de l'identité judiciaire de Versailles avait travaillé à identifier les auteurs présumés de la double agression, à partir des empreintes et des traces ADN qui avaient été retrouvées sur place sur des reliefs de repas, notamment des boîtes de pizzas.
Selon des sources proches de l'enquête, cela avait permis l'identification de plusieurs personnes déjà connues de la police, et donc fichées.
L'agression des deux CRS, qui ont raconté être tombés dans « un guet-apens », avait provoqué l'indignation des syndicats de policiers.
Les deux policiers circulaient à bord d'une voiture banalisée qui avait été touchée par des jets de pierres. Au moment où il était sorti pour constater les dégâts, le chef de bord, le capitaine Ludovic Aubriot, avait été agressé par une vingtaine de jeunes, cachés dans des fourrés. Il était toujours hospitalisé hier dans un état jugé satisfaisant.
Il avait été roué de coups, frappé à coups de pieds et de poings et touché notamment au visage et à un poignet, dont le tendon a été sectionné. Son collègue a été moins grièvement blessé.
L'Union du 26/09/2006
Impôt sur le revenu : - 8 % dès janvier 2007
La baisse de l'impôt sur le revenu devrait être de 8 % dès janvier 2007, selon Le Figaro, qui affirme que le ministère de l'Economie a arrêté le mécanisme permettant aux contribuables de bénéficier de la réforme fiscale dès le début de l'année prochaine, plutôt qu'à l'automne.
D'après le quotidien économique, les montants des deux premiers acomptes de l'impôt sur le revenu - ou des sept premiers versements mensuels - qui figurent sur l'avis d'imposition que les contribuables viennent de recevoir, vont être automatiquement diminués de 8 %, dans la limite de 300 euros au total.
A moins d'une modification de dernière minute, cette baisse forfaitaire figurera dans le projet de loi de finances qui sera présenté demain en conseil des ministres, ajoute Le Figaro.
Lancée l'an dernier par le gouvernement, la réforme fiscale, mesure phare du budget 2007, doit se solder par plus de 6 milliards d'euros d'allégements fiscaux pour les ménages et les entreprises en 2007.
Une « petite baisse »
Pour la réforme de l'impôt sur le revenu, qui devait initialement se traduire dans le porte-monnaie des ménages fin 2007, le gouvernement a décidé ces derniers jours de mettre en place un mécanisme permettant d'en « faire profiter les Français (assujettis) dès le début de l'année » prochaine, a expliqué le ministre délégué au Budget Jean-François Copé.
Les contribuables qui règlent par mensualités ou par tiers pourront ainsi bénéficier d'une « petite baisse » forfaitaire, avait-il précisé.
Le Syndicat national unifié des impôts (Snui) a estimé hier que la baisse de l'impôt sur le revenu, conduirait l'Etat à « emprunter plus pour financer sa dette » et rendrait l'impôt moins lisible.
Par ailleurs, les foyers fiscaux dont l'impôt 2007 baisserait de moins de 8 % par rapport à l'impôt de 2006 et ceux qui auront déclaré plus en 2006 qu'en 2005, « verront leur dernier tiers survalorisé ».
L'Union du 26/09/2006
La France va se doter de « pompes vertes »
Très en retard sur certains pays comme le Brésil ou la Suède, la France va enfin se doter de « pompes vertes » pour délivrer un biocarburant bon marché.
La France va se doter de « pompes vertes » pour proposer un biocarburant meilleur marché.
« Je vais annoncer dans quelques jours le lancement de pompes vertes, à bioéthanol, partout sur le territoire », a déclaré, dimanche soir Thierry Breton.
Cette annonce devrait survenir demain lors de la présentation en Conseil des ministres du projet la loi de Finances de 2007.
Interrogé sur la nécessité pour les automobilistes de changer de voiture pour pouvoir utiliser ce carburant, le ministre de l'Economie a répondu qu'il réservait « de bonnes surprises aux Français, et sur les voitures, et sur la fiscalité ».
Les biocarburants bénéficient en effet d'une exonération partielle de la taxe intérieure sur la consommation des produits pétroliers (TIPP).
Actuellement, les deux biocarburants disponibles - l'éthanol et le biodiesel, beaucoup plus utilisé - ne représentent qu'environ 1,2 % de la consommation totale de carburant en France, selon Prolea, la filière française des huiles et protéines végétales.
Le gouvernement avait indiqué en septembre 2005 vouloir porter cette part à 5,75 % en 2008 puis 7 % en 2010 et plusieurs industriels avaient décidé de construire seize nouvelles usines de production de biocarburants.
Les constructeurs frileux
L'arrivée de l'E-85, avec une part d'éthanol de 85 % pour 15 % d'essence, pourrait changer la donne même si son utilisation nécessite la construction de véhicules dotés d'un moteur « flex-fuel » qui seul permet le mélange essence-éthanol à un tel pourcentage.
Or, jusqu'à présent, constructeurs automobiles et pétroliers sont restés frileux sur le sujet.
Le PDG de PSA Jean-Martin Folz avait même jugé en mai que l'introduction massive en France de voitures fonctionnant avec 85 % d'éthanol était « stupide ». Une affirmation qui n'empêchera toutefois pas le constructeur de lancer à l'été 2007, en Europe, des Peugeot 307 et des Citroën C4 capables de rouler à l'essence ou à l'E-85.
Pour sa part, Renault avait annoncé en février que 50 % des véhicules à moteurs essence commercialisés en Europe en 2009 pourraient fonctionner avec du bioéthanol E-85.
Les pétroliers français, qui favorisent le diesel, freinent également des quatre fers.
« Si on nous oblige à incorporer de l'éthanol, on va aller l'acheter là où il est le moins cher, c'est-à-dire le Brésil », avait menacé en 2004 le directeur général de l'Union des industries pétrolières (UFIP), Jean-Louis Shilansky.
Seul Michel-Edouard Leclerc, le président des centres Leclerc qui distribuent des produits pétroliers dans ses hypermarchés, s'était enthousiasmé, en juin dernier, pour l'E-85. « Nous sommes absolument prêts » car « c'est nous qui mélangeons l'E-85 et le fournissons », avait-il assuré.
Egalement enthousiastes, les producteurs agricoles qui ont salué les déclarations de M. Breton. « Bravo pour les pompes vertes. Nous demandons des mesures concrètes le plus rapidement possible », a déclaré le président de l'association « Passion Céréales », Jean-François Gleizes.
L'Union du 26/09/2006
Le « trou » de la Sécu se réduit légèrement
Le déficit de la sécurité sociale devrait enregistrer une légère amélioration en 2006 et 2007 grâce au redressement de la branche maladie, et en dépit de la dégradation de la branche vieillesse.
Après avoir atteint des niveaux historiques en 2004 (11,9 milliards d'euros) et 2005 (11,6 mds), le déficit du régime général de la Sécu (maladie, vieillesse, famille, accidents du travail) « connaît un début d'amélioration en 2006 », avec un déficit estimé à 9,7 mds EUR, selon les chiffres de la Commission des comptes de la sécurité sociale (CCSS).
La légère amélioration constatée en 2006 devrait se poursuivre en 2007.
La CCSS explique cette légère embellie par la réduction du « trou » de la branche maladie, qui devrait passer de 8 mds en 2005, à 6 mds en 2006 et 5,1 mds d'EUR en 2007.
Cette branche a bénéficié notamment de « l'accélération de près d'un point de la masse salariale (+4,3% en 2006 contre +3,4 % l'année précédente) qui se retrouve dans l'évolution des cotisations et de la CSG sur les revenus salariaux », explique la CCSS.
Dans le même temps, la branche maladie a profité d'« un ralentissement très net de ses dépenses », lié en particulier à la réduction des prescriptions d'arrêts de travail, de la consommation de médicaments et du plan d'économies annoncé début septembre par le ministre de la Santé.
En revanche, la CCSS constate que le déficit de la branche vieillesse « continue de se creuser » : le « trou » devrait passer de 2,4 mds en 2006 à 3,5 en 2007.
Cette dégradation est le résultat de la « forte croissance » des prestations, « supérieure à 5 % par an » depuis 2005. « Le succès des retraites anticipées (pour les salariés ayant commencé à travailler jeunes, ndlr) rendues possibles par la réforme (Fillon) de 2003, et l'arrivée à l'âge de 60 ans des premières générations du baby-boom à partir de 2006 » sont les deux explications avancées par la Commission
L'Union du 26/09/2006
Ethanol et diester
Il existe deux principales familles de biocarburants : les éthanols, connus aussi sous le nom de « bioessence », qui sont réservés aux moteurs à essence, et les biodiesels, commercialisés sous l'appellation de diester, pour les moteurs diesels.
Les éthanols sont issus de la betterave à sucre, du blé, du maïs ou de la canne à sucre. Le procédé consiste à en extraire le sucre, directement ou par hydrolyse de l'amidon pour le blé, pour le faire ensuite fermenter et le transformer en éthanol.
Les biodiesels, de leur nom scientifique Ester méthyliques d'huiles végétales (EMHV), sont extraits de la transformation des huiles végétales (colza et tournesol en France, soja et palme dans d'autres pays), dont on obtient des esters d'huiles pour les mélanger aux diesels.
L'Union du 26/09/2006
Ben Laden : après la mort la maladie.
Aucune source diplomatique, et surtout pas en Arabie Saoudite, ne se risque à confirmer la mort de Ben Laden. En revanche, on apprend maintenant qu'il souffrirait d'une grave maladie.
La mort d'Oussama Ben Laden, évoquée dans une note des services secrets français, n'avait pas trouvé hier de confirmation à Ryad, Washington, Islamabad ou Paris, mais le magazine américain Time citait à son tour une source saoudienne disant le chef d'Al-Qaïda « gravement malade ».
Reproduite samedi par le quotidien régional L'Est Républicain, cette note de la DGSE (Direction générale des services extérieurs) datée du 21 septembre, assure que les renseignements saoudiens ont « acquis la conviction qu'Oussama ben Laden est mort ».
Le terroriste de 49 ans aurait été atteint le 23 août « d'une très forte crise de typhoïde ayant entraîné une paralysie partielle de ses membres inférieurs ». Censé se cacher dans les montagnes frontalières entre l'Afghanistan et la Pakistan, le milliardaire d'origine saoudienne aurait été victime de son « isolement géographique » empêchant « toute assistance médicale ».
Les Saoudiens « attendraient d'obtenir davantage de détails et, notamment, le lieu exact de son inhumation, pour annoncer officiellement la nouvelle », écrit cette note, dont l'authenticité ne fait pas de doute puisque la ministre française de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a ordonné l'ouverture d'une enquête sur la « fuite » de ce document classé « confidentiel défense ».
De la « conviction » à la confirmation, il y a un pas que les Saoudiens n'ont pas franchi.
« Le Royaume d'Arabie saoudite n'a aucune preuve permettant d'étayer de récentes affirmations de la presse, selon lesquelles Ben Laden est mort. Toute autre information est purement spéculative et ne peut être confirmée de source indépendante », a commenté son ambassade aux Etats-Unis.
« Pas mort » pour Douste-Blazy
La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a assuré à la presse n'en avoir « pas connaissance » et n'a pas souhaité commenter la crédibilité de l'information.
A Paris, le président Jacques Chirac avait lui aussi affirmé que cette mort n'était « en rien confirmée ».
Le ministre des Affaires étrangères français, Philippe Douste-Blazy, a déclaré hier soir à la télévision française qu'à sa connaissance Oussama Ben Laden n'était « pas mort ».
La mort de l'instigateur déclaré des attentats du 11 septembre 2001, qui ont fait 2.973 morts aux Etats-Unis, « serait une bonne nouvelle », a lancé le président afghan Hamid Karzaï, à Montréal. « Il s'agit seulement de spéculations. Attendons de voir si c'est vrai ou non », a-t-il cependant ajouté.
Citant « une source bien placée à Washington », le magazine américain Time écrivait sur son site internet qu'« aucun haut responsable ne croit que c'est vrai », pensant plutôt que la mort de Ben Laden n'est qu'une « hypothèse formulée par des analystes des services saoudiens sans preuve solide pour l'étayer ».
Pour autant, le magazine cite aussi une source saoudienne qui, « sous couvert de l'anonymat », assure que Ryad a reçu ces dernières semaines de nombreuses informations faisant état d'une grave maladie de l'islamiste.
Fièvres, diarrhées troubles neurologiques
« Ce n'est pas une rumeur. Il est très malade. Il a attrapé une maladie transmise par l'eau et elle pourrait être fatale. », affirme cette source.
Traitée par antibiotiques, la fièvre typhoïde, caractérisée par de fortes fièvres et des diarrhées, se transmet notamment par l'ingestion d'eau ou d'aliments cuits dans de l'eau souillée. Elle peut être accompagnée de troubles neurologiques.
En septembre 2005, un responsable militaire américain en Afghanistan avait déjà affirmé que Ben Laden était malade et cherchait à recevoir des soins.
Auparavant, des responsables pakistanais avaient assuré qu'il souffrait de problèmes rénaux et devait subir des dialyses régulières.
En 2002, sa mort avait été annoncée trois fois, démentie ensuite par des images vidéo diffusées sur Al-Jazira.
L'Union du 25/09/2006
Hôpitaux de Paris : une bactérie résistante aux antibiotiques
Plusieurs hôpitaux franciliens sont confrontés à des bactéries résistantes aux antibiotiques qui seraient en partie responsables du décès de trois patients.
Une bactérie résistante aux antibiotiques, ayant contribué à trois décès dans un hôpital francilien, inquiète les spécialistes qui craignent qu'elle ne rende encore plus redoutable un autre germe résistant, le staphylocoque doré.
La bactérie « erv » (entérocoques résistant à la vancomycine) est à l'origine de « 313 cas de colonisation (ndlr : porteurs) depuis août 2004 dans des hôpitaux de l'AP-HP de Paris, dont 53 avec pathologies, essentiellement des infections urinaires », a indiqué hier le Pr Didier Houssin, directeur général de la Santé. « Parmi ces cas, on relève trois décès auxquels on pense que la bactérie a contribué », a-t-il ajouté.
Surveillance européenne
Ces trois décès, survenus à l'hôpital Bicêtre (Val-de-Marne), étaient d'ailleurs signalés dans un point sur cette variété de bactéries résistantes, publié en mars dernier dans un bulletin épidémiologique de l'Institut de veille sanitaire.
Les autorités sanitaires surveillent en effet étroitement ces bactéries résistantes aux traitements antibiotiques dans tout le pays, les « erv » ou « erg » (entérocoques résistants aux glycopeptides, famille d'antibiotiques à laquelle appartient la vancomycine). Ces bactéries résistantes sont connues depuis les années 80. Elles sont responsables d'épidémies hospitalières d'ampleur inhabituelle dans trois hôpitaux en 2004-2005 (Nancy, Clermont-Ferrand et un francilien, Bicêtre).
« Alors même que la France était épargnée, les premiers cas groupés sont arrivés il y a environ deux ans », a indiqué le Pr Vincent Jarlier, expert micro- biologiste de la Pitié-Salpétrière (Paris). Ces bactéries résistantes font l'objet d'une surveillance européenne, a-t-il ajouté, relevant qu'elles sont « en régression depuis avril 2006 à l'AP-HP ».
Le lavage des mains fait partie des mesures préventives. « Malgré tout, le pouvoir pathogène de cette bactérie résistante n'est finalement pas très im- portant » comparé à celui d'autres bactéries, souligne le Pr Houssin.
Quatre cas au monde
Les spécialistes redoutent surtout que ces bactéries d'origine intestinale (les entérocoques « erv » que l'on retrouve dans les féces) ne rendent encore plus dangereux des staphylocoques dorés, en leur passant leurs gènes de résistance aux antibiotiques, poursuit le Pr Houssin.
« Il n'y a que quatre cas au monde de staphylocoques dorés résistants aux glycopeptides (rapportés aux Etats-Unis) » dit-il. Ces redoutables staphylocoques dorés (SARM) déjà résistants à un antibiotique (la méthicilline) sont ainsi devenus résistants à la vancomycine qui servait à les combattre, rendant leur traitement encore plus aléatoire.
« Pendant très longtemps, on a pensé que c'était un danger potentiel », relève le Pr Jarlier. « Les Etats-Unis ont à la fois beaucoup de staphylocoques dorés (SARM) et d'entérocoques (erv/erg) résistants ». Ce qui a facilité, selon ce microbiologiste, l'« échange de recette de cuisine » entre bactéries pour résister aux antibiotiques. « C'est surtout à cause des staphylocoques dorés SARM que l'on s'intéresse tant aux entérocoques résistants, car l'entérocoque n'est pas un pathogène majeur comparé à d'autres bactéries », renchérit-il.
L'Union du 25/09/2006
La Sécu et le chômage au cœur de la semaine sociale
Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, présente demain son Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2007, qui vise à ramener le déficit de l'assurance maladie en dessous de 4 milliards d'euros sans « efforts supplémentaires » des assurés sociaux.
Sa présentation sera précédée, le matin, par les évaluations pour 2006 et 2007 du déficit de la Sécu par la Commission des comptes de la Sécurité sociale. Ses dernières prévisions, en juin, tablaient sur un déficit de 10,3 mds d'EUR fin 2006, et des prévisions gouvernementales de septembre 2005, l'estiment à environ 8 mds d'EUR l'an prochain.
Le PLFSS comportera un patchwork de recettes destinées à minorer les déficits, et côté dépenses des mesures déjà annoncées comme celles du Plan solidarité grand âge (consultation gratuite de prévention à partir de 70 ans) présenté en mai, ainsi qu'une extension de l'aide à l'acquisition d'une couverture complémentaire santé.
Les chiffres du mois d'août
Par ailleurs, le ministère de l'Emploi communiquera vendredi les chiffres du chômage du mois d'août. Le taux au sens du BIT était passé en juillet sous la barre des 9 %, atteignant 8,9 % de la population active et le nombre de demandeurs d'emploi s'est établi à 2,159 millions de personnes.
Le Premier ministre, Dominique de Villepin, s'est fixé comme objectif de ramener le nombre de chômeurs sous la barre des 2 millions d'ici le début 2007.
Demain, les partenaires sociaux qui gèrent l'Unedic ont en principe rendez-vous au Medef pour discuter à froid d'une « remise à plat » de l'assurance-chômage. Mais la tenue de la réunion apparaît incertaine depuis la proposition de la présidente du Medef, Laurence Parisot, d'organiser une rencontre au sommet entre patronat et syndicats sur cette remise à plat mais aussi un ensemble de sujets plus vaste, comme le contrat de travail et la sécurisation des parcours professionnels.
L'Union du 25/09/2006
Fusion GDF-Suez : 20.000 emplois seraient supprimés
Hier, les syndicats de l'énergie ont fait état d'une expertise révélant que la fusion entre Suez et Gaz de France entraînerait 20.000 suppressions d'emplois dans le nouveau groupe et la cession par GDF de 21 % de ses contrats d'approvisionnement. D'abord surprises, Gaz de France et Suez ont aussitôt démenti ces informations censées être « confidentielles », avancées sur la foi d'un rapport d'expertise indépendant, réaffirmant que leur mariage serait « créateur d'emplois ». Dans un communiqué, GDF fait valoir « un projet de croissance de ses investissements », affirmant que le projet de fusion avec Suez sera « créateur d'emplois ».
« On s'inscrit en faux complet » avec les affirmations syndicales, a martelé un porte-parole de Suez.
La CGT, FO, la CFE-CGC et la CFTC ont déclaré hier que le mariage entre les deux groupes énergétiques devrait entraîner une amputation de 10 % des effectifs cumulés des deux groupes, soit 20.000 suppressions d'emplois d'ici 2010, arguant du rapport d'expertise d'un cabinet indépendant.
GDF comptait environ 53.000 salariés fin 2005 dont 34.000 en France et Suez 157.650, soit au total 210.650 employés pour les deux groupes.
Démenti
Hostiles à la fusion GDF-Suez, les quatre syndicats ont présenté un rapport d'experts financiers (Exane, City Group et ING) commandé par le cabinet Secafi-Alpha qui était chargé d'analyser les demandes de la Commission européenne et les possibilités de réponse des deux groupes.
Ce rapport a été réalisé pour le compte du comité mixte de production (partie du comité central d'entreprise, habilité à donner un avis consultatif sur le fonctionnement de l'entreprise) de GDF. Pour ING, la logique de synergie implique une « réduction progressive de l'effectif de 10 % vers 2010 et une sensible réévaluation de la valeur de l'action ».
La CGT, la CFE-CGC, la CFTC et FO ont en outre indiqué, toujours sur la foi du rapport d'expertise, que GDF, au titre des contreparties à la fusion demandées par Bruxelles, devrait céder 21 % de ses contrats gaziers en France.
« Si on ajoute aux 50 térawattheures (l'équivalent de 10 % des approvisionnements) les « gas release » et les autres contrats d'approvisionnement on arrive à 21 %, c'est deux fois plus que ce qu'annonce la direction », a-t-il précisé.
Hier à l'Assemblée nationale, le ministre délégué à l'Industrie, François Loos, a de son côté « très fermement démenti ».
« Je ne sais pas d'où vient ce chiffre ni comment il a été élaboré », a-t-il déclaré.
L'Union 23/09/2006
Cachan : le statu quo
Les ex-squatteurs de Cachan se refusaient toujours hier à « baisser la garde » après la décision du tribunal administratif de Melun de suspendre l'arrêté du maire (DVG) de Limeil-Brévannes (Val-de-Marne) visant à réquisitionner des locaux pour les loger.
« On ne baisse pas la garde. On est déterminé à lutter jusqu'au bout pour obtenir un relogement et une régularisation », a assuré Fidèle Nitiéma, délégué des ex-squatteurs, même si « c'est toujours le statu quo, toujours le blocage ».
L'espoir de pouvoir s'installer provisoirement dans d'anciens locaux du Commissariat à l'Energie atomique à Limeil-Brévannes s'est évanoui avec la décision jeudi soir du juge des référés du tribunal administratif de Melun de suspendre l'arrêté de réquisition du maire, Joseph Rossignol.
L'Union 23/09/2006
La séparation des pouvoirs au cœur du débat
La séparation des pouvoirs, qui préserve notamment l'indépendance de l'autorité judiciaire par rapport au pouvoir exécutif, est au cœur de la polémique créée par les propos de Nicolas Sarkozy.
Les critiques d'un membre du gouvernement sur le fonctionnement de la justice constituent-elles une atteinte à la séparation des pouvoirs ?
Pour les magistrats, la réponse est claire : les positions du ministre de l'Intérieur sont une entorse flagrante à ce principe constitutionnel défini par l'article 16 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, cité par le préambule de la Constitution de 1958.
Pour Guy Canivet, premier président de la Cour de cassation, Nicolas Sarkozy a clairement porté « atteinte à l'indépendance de l'autorité judiciaire » en « opposant les institutions publiques », en l'occurence la police, dépendant du pouvoir exécutif, et la justice.
Ce n'est pas la première fois que le plus haut magistrat de France critique l'intrusion du ministre de l'Intérieur dans les affaires judiciaires. En juin 2005, il avait vivement regretté dans une tribune la mise en cause des magistrats qui avaient fait libérer un des meurtriers présumés de Nelly Crémel, tuée durant son jogging à Reuil-en-Brie (Seine-et-Marne).
Des nominations qui font jaser
Une décision de justice est « revêtue d'une autorité particulière, l'autorité de la chose jugée, qui la rend incontestable ; elle ne peut donc être critiquée publiquement par un membre du gouvernement », avait-il ainsi insisté.
Mais du côté du gouvernement, on défend le droit à la critique commme étant l'une des prérogatives de l'exécutif. « Je considère que l'indépendance de la justice n'est pas mise en cause lorsque les Français et leurs représentants s'interrogent sur le travail d'un tribunal », a ainsi déclaré Pascal Clément, le Garde des Sceaux.
Le respect de cette indépendance constitue l'un des sujets d'affrontement les plus courants entre politiques et magistrats.
Si les déclarations de M. Sarkozy sur le fonctionnement du monde judiciaire sont ainsi toujours très mal perçues par ses acteurs, les nominations aux postes-clés de la magistrature sont vécues comme une incursion du politique encore plus illégitime. La nomination de Laurent Le Mesle, actuel directeur de cabinet de Pascal Clément et ancien conseiller justice de Jacques Chirac à l'Elysée, au poste de procureur général de Paris a ainsi été qualifiée d'opération de « verouillage », voire « d'emprise du pouvoir exécutif », par les syndicats de magistrats.
Pour en finir avec cette tension permanente, certains juges ne voient comme solution qu'une modification du fonctionnement des parquets.
L'Union 22/09/2006
L'Italie secouée par un vaste scandale d'écoutes clandestines
L'Italie est actuellement confrontée à la découverte d'un vaste système d'écoutes téléphoniques illégales né il y a plusieurs années au cœur de Telecom Italia et dont les ramifications se sont étendues à de nombreux secteurs, de l'économie au sport et à la politique.
Le gouvernement de centre-gauche de Romano Prodi a été sommé de s'expliquer sur cette affaire par des députés de l'opposition et de la majorité, au lendemain de l'arrestation de 21 personnes, dont onze policiers et carabiniers.
Tous sont soupçonnés d'avoir participé à une « association de malfaiteurs » impliquée dans un réseau d'écoutes illégales pour recueillir des informations confidentielles sur plusieurs milliers de personnes.
Giuliano Tavaroli, responsable à l'époque des faits des systèmes de sécurité chez Telecom Italia, et Emanuele Cipriani, responsable d'une officine de détectives privés à Florence, sont accusés d'avoir été à la tête de ce système mis en place « à partir de 1997 ».
« Instrument de pression »
Selon les motivations des mandats d'arrêt dont les journaux diffusaient de larges extraits hier, les « données » recueillies et conservées constituaient « un instrument évident de pression, de conditionnement, de menace et également d'extorsion concentrée dans les mains d'un groupe restreint de personnes ».
Mis en place au départ pour contrôler les employés de Telecom Italia et de Pirelli, deux des plus grands groupes italiens, le système se serait ensuite développé pour toucher des politiques, des hommes d'affaires, des entrepreneurs, des joueurs de football ou des personnalités du spectacle.
Selon le quotidien La Repubblica, des « dizaines de milliers de noms » ont été découverts dans les ordinateurs et documents saisis.
Parmi les précédents scandales qui pourraient être liés à ce système d'écoutes figure notamment une affaire d'espionnage politique dont avait été victime Alessandra Mussolini (extrême-droite) lors de la campagne pour les régionales 2005.
Les révélations sur ce système d'écoutes interviennent quelques jours après la démission du patron de Telecom Italia, Marco Tronchetti Provera, en délicatesse avec le gouvernement de Romano Prodi à la suite de l'annonce d'un projet visant à restructurer le groupe, privatisé en 1997.
Marco Tronchetti Provera, qui est toujours patron de Pirelli (pneus, immobilier, technologies), n'a pas été placé sous enquête par le parquet de Milan mais les journaux rappellent que Giuliano Tavaroli était l'un de ses principaux collaborateurs.
« Le scandale pose inévitablement la question des responsabilités de M. Tronchetti Provera et de ses hommes dans un système aussi ramifié », a déclaré hier un des plus célèbres journalistes-enquêteurs italien, Marco Travaglio.
L'affaire pourrait également être liée à un autre fait divers, qui remonte au 21 juillet dernier, quand un ancien responsable des systèmes de sécurité chez Telecom Italia Mobile, Adamo Bove, fut retrouvé mort après avoir tombé d'un viaduc à Naples. Adamo Bove avait été interrogé par des magistrats dans l'enquête sur le système d'écoutes clandestines.
L'Union 22/09/2006
SNCF : plus de 200.000 billets vendus à 5 €
Dépassée par son succès, la SNCF a vendu hier en une heure plus de 200.000 billets à cinq euros, au lieu des 50.000 prévus pour célébrer les 25 ans de la naissance du TGV, une opération qui a provoqué des embouteillages sans précédent en gares, au téléphone et sur internet.
« Il y avait un tel appétit [.] pour cette vente flash que j'ai pris la décision de ne pas frustrer les clients qui étaient là », a expliqué la directrice voyageurs France-Europe de la SNCF, Mireille Faugère, pour justifier la vente de quatre fois plus de billets.
Saturation
Le site internet a été pris d'assaut « dès 8h-9h du matin », selon un porte-parole de voyages-sncf.com, et a été saturé dès les premières minutes de la vente.
Les personnes ayant essayé par téléphone ont souvent été refroidies par le message suivant : « en raison d'un grand nombre d'appels, votre demande ne peut aboutir ». Pour ceux qui pensaient être plus chanceux en se rendant aux guichets, et malgré la vente de 150.000 billets supplémentaires, la déception fut aussi de mise, avec des files interminables dans les gares parisiennes dès les premières heures de la matinée.
« De mémoire de cheminot, on n'avait jamais vu une telle affluence dans la gare », selon Thierry Marduel, directeur de la gare Montparnasse.
A l'annonce de la fin de la promotion, la frustration se lisait sur les visages. « J'ai attendu deux heures pour rien », se lamentait un jeune père de famille trentenaire.
Quant aux heureux acheteurs, qui ne pouvaient commander plus de six allers simples par personne, ils ont demandé des trajets province-province (Lille-Rennes, par exemple), à 35 %, des billets Paris-Provence-Alpes-Côte d'Azur (30 % des ventes), Paris-Sud Ouest (25 %) et Paris-Rhône-Alpes (13 %).
Assez logiquement, ce sont donc les billets les plus chers qui ont été plébiscités.
L'Union 22/09/2006
Contrefaçon : le groupe LVMH attaque eBay en justice.
Deux marques du n° 1 du luxe, Louis Vuitton et Dior Couture, estiment que le site d'enchères en ligne américain eBay (n° 1 mondial dans ce secteur) ne fait pas tout ce qu'il faut pour empêcher les ventes de pièces contrefaites sur ses différentes extensions nationales. Elles estiment avoir subi un préjudice considérable.
LES ECHOS du 21/09/2006 (en page 25)
AZF : la bataille judiciaire continue
Cinq ans après l'explosion de l'usine AZF à Toulouse qui a fait 30 morts et des milliers de blessés, le site de l'usine ne porte plus les marques de la catastrophe, mais les victimes attendent toujours l'issue d'une interminable bataille judiciaire sur les causes et responsabilités de l'accident.
La catastrophe industrielle la plus grave jamais enregistrée en France, dix jours à peine après les attentats du 11 septembre 2001, a fait quelque 3.000 blessés dont 800 ont dû être hospitalisés.
Toulouse a très rapidement voulu effacer les stigmates de la catastrophe en lançant son projet de Cancéropôle sur le site même de l'usine AZF.
Mais pour les associations de victimes, la page n'est pas tournée.
Le 16 mai, les juges d'instruction et les experts chargés de l'enquête ont présenté aux parties civiles leur rapport final imputant la catastrophe à un accident chimique.
Les experts ont retenu l'hypothèse d'un mélange malencontreux de quelques kilos d'un produit chloré avec 500 kilos de nitrate d'ammonium déversés sur le tas principal de nitrate, 20 minutes avant l'explosion.
L'Union 21/09/2006
Hongrie : le Premier ministre contesté choisit la fermeté
Le Premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany, dont les aveux de « mensonges » ont déclenché en Hongrie les pires émeutes depuis la fin du communisme, entendait hier garder le cap malgré une deuxième nuit de violence et des appels à sa démission.
« Il n'y aura aucune patience à l'égard » des casseurs, a déclaré M. Gyurcsany lors d'un conseil des ministres ouvert à la presse hier matin. « Le gouvernement de la République maintient fermement le seul cap possible : la politique de réforme pour assurer le développement et l'équilibre économique » du pays, a-t-il martelé, renouvelant sa position de fermeté affichée mardi.
De nouveaux affrontements entre la police et des centaines de manifestants hostiles au Premier ministre ont fait 57 blessés et donné lieu à 98 interpellations dans la nuit de mardi à mercredi à Budapest, selon les autorités. Les manifestants ont lancé toutes sortes de projectiles sur les forces de l'ordre, mis le feu à une voiture de police et à de nombreuses poubelles. Des centaines de policiers anti-émeutes, certains à cheval, d'autres avec des chiens de combat, ont usé de gaz lacrymogènes et de canons à eau pour disperser la foule, essentiellement composée de jeunes parfois cagoulés.
Les casseurs s'étaient rassemblés près du siège du parti socialiste à Budapest, à l'issue d'une manifestation pacifique qui a rassemblé environ 10.000 personnes mardi soir devant le siège du parlement. Toute la journée, 400 à 500 personnes sont restées hier rassemblées devant le parlement pour réclamer le départ de M. Gyurcsany. Janos Ader, l'un des principaux dirigeants du parti de droite Fidesz et vice-président du parlement hongrois, a fait monter la pression en réclamant la démission sans condition de M. Gyurcsany.
Lors d'une première nuit d'émeutes de lundi à mardi, 150 personnes avaient été blessées, dont une grièvement, quand des manifestants avaient pris d'assaut le siège de la télévision nationale à Budapest.
L'Union 21/09/2006
Toyota, futur numéro 1 mondial.
Toyota vise 10 millions de ventes annuelles d'automobiles en 2008. Le japonais devrait devenir le premier constructeur mondial devant General Motors dès cette année. Une forte croissance est prévue en Europe, à 1,3 million d'unités vendues dans les deux ans, dont 850 000 produites localement.
LA TRIBUNE du 21/09/2006 (en page 15)
Les équipementiers français à la conquête du Nouveau Monde.
Ce sont d'Australie, des Etats-Unis, du Chili, d'Afrique du Sud et de Nouvelle-Zélande que les fabricants français de presses et fouloirs, par exemple, tirent aujourd'hui l'essentiel de leurs ventes. A l'exemple des pressoirs Coquard à Bezannes (25 salariés, 4,6 M€ de CA annuel prévu à fin septembre dont 15 % à l'export) qui ciblent le marché australien. Le fabricant marnais est sur le point de conclure un accord de distribution avec une spécialiste du matériel viticole à Merlbourne et Adélaïde.
LE MOCI n° 1769 du 21/09/2006 (en page 20)
Presse quotidienne : les gratuits continuent à gagner du terrain.
Toutes catégories confondues "L'Equipe" demeure le quotidien le plus lu avec 2,4 millions de lecteurs. Alors que l'audience de tous les quotidiens généralistes payants recule, le gratuit "20 minutes" devance désormais "Le Monde". Dans ce contexte morose, la presse économique tire en revanche son épingle du jeu : l'audience des "Echos" progresse de 13,9 % (à 630 000 exemplaires), et celle de "La Tribune" de 10,8 % (à 412 000 exemplaires).
LES ECHOS du 21/09/2006 (en page 28)
Essence : les prix à la pompe à leur plus bas niveau depuis le début de l'année.
Le 20 septembre, les cours du pétrole sont retombés à 61 dollars par baril. En un mois et demi, le brut a chuté de 22 %. Une décrue répercutée à la pompe, où les prix sont revenus à leur niveau de janvier. Reflux durable ou simple correction saisonnière : les experts pétroliers hésitent à trancher.
LES ECHOS du 21/09/2006 (en page 23)
Toyota, futur numéro 1 mondial.
Toyota vise 10 millions de ventes annuelles d'automobiles en 2008. Le japonais devrait devenir le premier constructeur mondial devant General Motors dès cette année. Une forte croissance est prévue en Europe, à 1,3 million d'unités vendues dans les deux ans, dont 850 000 produites localement.
LA TRIBUNE du 21/09/2006 (en page 15)
La Russie entend remettre la main sur ses ressources pétrolières.
En bloquant la participation de Shell dans le projet de Sakhaline 2 et en menaçant d'autres compagnies dont Total et Exxon Mobil, la Russie laisse présager un changement des règles. Moscou exige de renégocier les accords de production pour augmenter ses revenus.
LA TRIBUNE du 20/09/2006 (en page 4)
L'armée a pris le pouvoir en Thaïlande
L'armée thaïlandaise a annoncé hier avoir renversé le Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra, actuellement à New York, et s'être emparé du pouvoir.
« Les forces armées thaïlandaises dirigées par le général Sonthi Boonyaratglin ont renversé le gouvernement du Premier ministre Thaksin Shinawatra et imposé la loi martiale », a annoncé un général.
La Constitution thaïlandaise de 1997 a été suspendue, ainsi que le Parlement, le gouvernement et la Cour constitutionnelle. C'est la première fois depuis mai 1992 que l'armée s'empare du pouvoir en Thaïlande.
Hier, tard dans la soirée, le général Sonthi, chef de l'armée de terre, et à ce titre patron des militaires en Thaïlande, a été reçu par le roi Bhumibol Adulyadej.
Des chars et des soldats fortement armés étaient visibles dans les rues de la capitale thaïlandaise.
Mais à New York, où il assiste à l'assemblée générale annuelle de l'ONU, M. Thaksin a fait savoir qu'il se considérait toujours comme le chef du gouvernement.
Dans une déclaration lue à la télévision, le général Sonthi, 59 ans, premier musulman à diriger l'armée de terre en Thaïlande, pays largement bouddhiste, a déclaré que cette prise de pouvoir était temporaire et que le gouvernement serait « rendu au peuple thaï dès que possible ».
Il a précisé que « le gouvernement démocratiquement élu (de M. Thaksin) avait provoqué une division sans précédent de la société thaïlandaise ».
La télévision nationale, qui a interrompu ses programmes, diffuse régulièrement des images du roi Bhumibol, 78 ans, tandis qu'un communiqué précise que les forces loyales au roi se sont emparées du pouvoir pour « maintenir la loi et l'ordre ».
La crise couvait
M. Thaksin, riche homme d'affaires de 57 ans, dirigeait la Thaïlande d'une main de fer depuis 2001.
Depuis quelques semaines, une nouvelle campagne pour l'évincer avait été lancée par ses adversaires. Un événement avait fini par catalyser l'opposition : sa famille avait vendu à un holding singapourien l'ensemble de ses parts dans l'empire Shin Corp, empochant 1,9 milliard de dollars. La presse s'était insurgée contre l'exemption fiscale sur le bénéfice de la vente, alors que des milliers de manifestants réclamaient sa démission.
Pour tenter de sortir de la crise, M. Thaksin avait anticipé de trois ans les législatives et avait remporté les élections du 2 avril.
Mais le scrutin, boycotté par l'opposition, avait été invalidé en mai par la Cour constitutionnelle après une intervention exceptionnelle du roi Bhumibol Adulyadej (78 ans) qui avait qualifié le processus de « non démocratique ».
L'Union du 20/09/2006
Des mensonges mettent le feu à la Hongrie
Pour faire réélire la gauche en avril, le Premier ministre a caché aux Hongrois un plan d'austérité. Ses aveux dans un discours à huis clos rendu public ont mis le feu aux poudres.
Le Premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany, dont les aveux de mensonges ont déclenché en Hongrie les pires émeutes depuis la fin du communisme, a exclu hier de démissionner, alors que l'opposition de droite a commencé à réclamer son départ.
Deux à trois mille manifestants de droite et d'extrême droite, exigeant sa démission, ont affronté la police et des casseurs ont saccagé le siège de la télévision publique, dans la nuit de lundi à mardi à Budapest, faisant 150 blessés.
Il s'agit de « la nuit la plus longue et la plus sombre de toute l'histoire de la troisième république », a déclaré hier M. Gyurcsany.
« Le désordre dans la rue ne saurait prévaloir et j'ai demandé à la police de rétablir l'ordre par tous les moyens », a-t-il également averti. Il a indiqué tirer de ces violences « la conclusion qu'il faut poursuivre et accélérer les réformes » impopulaires engagées par son gouvernement depuis sa réélection au printemps.
Plusieurs centaines de personnes étaient de nouveau rassemblées devant le parlement de Budapest hier sans toutefois se livrer à des débordements.
Viktor Orban, le président du principal parti d'opposition, Fidesz (droite), a lancé au chef du gouvernement une sorte d'ultimatum, réclamant son départ si le parti socialiste perdait les élections municipales du 1er octobre.
Dans les derniers sondages, les socialistes sont crédités de 23 % seulement des intentions de vote, contre 34 % pour le Fidesz.
Déficit public record
Après avoir convoqué un cabinet de sécurité nationale, M. Gyurcsany a estimé que les troubles relevaient de « la responsabilité de toute la classe politique » et étaient causés par des « mensonges » énoncés tant par la gauche que la droite depuis la chute du communisme en 1989.
La nuit d'émeutes a été provoquée par la diffusion d'un enregistrement dans lequel M. Gyurcsany reconnaît avoir menti et caché aux Hongrois un plan d'austérité pour assurer sa victoire aux élections d'avril dernier.
Lundi soir, quelque 3.000 manifestants soutenus par le parti d'opposition de droite Fidesz, s'étaient massés devant la télévision nationale.
D'abord repoussés par des canons à eau et des gaz lacrymogènes, une partie d'entre eux ont pu pénétrer dans le siège de la télévision pour y lire une pétition.
Alors qu'un incendie se déclarait à l'intérieur des locaux, la police a réussi à les faire évacuer vers 4 heures du matin.
Parmi les 150 blessés, dont 125 ont nécessité des soins, figurent 102 policiers.
Le gouvernement avait annoncé cet été, quelques mois après les élections, des mesures d'austérité très impopulaires - notamment hausses d'impôts et baisses des subventions - afin de réduire le déficit public record du pays, dans la perspective d'une adoption de l'euro.
L'Union du 20/09/2006
La grève dans les cliniques suivie à 92 %
La grève des soins observée hier par les cliniques privées pour dénoncer un plan d'économies imposé par le gouvernement a été suivie à 92 %, selon les organisateurs, sans avoir toutefois de répercussions notables sur la prise en charge des patients.
« 92 % des établissements de médecine, chirurgie, obstétrique (MCO), de soins de suite et des établissements psychiatriques ont suivi le mouvement », a affirmé à Ken Danis, le président de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP), qui représente la quasi-totalité du secteur, à l'origine de l'appel à la grève des 1.260 cliniques privées.
Il s'est dit « extrêmement satisfait de la mobilisation ».
La grève a été « suivie à 100 % en Lorraine, Nord Pas-de-Calais, Picardie, et Champagne-Ardenne » et « à 90 % dans les autres régions », selon la FHP.
La journée a été marquée par la fermeture des blocs opératoires et la grève des consultations. Seuls étaient assurés les urgences vitales et les accouchements qui ne peuvent être reportés, a expliqué la FHP.
Baisse des tarifs
Dans certains établissements, comme la clinique de l'Orangerie à Strasbourg, étaient déroulées des banderoles sur lesquelles on pouvait lire « clinique en colère ».
Les principaux hôpitaux publics du Nord, de Bretagne et Pays de la Loire, de Strasbourg, de Mulhouse, de Montpellier, n'ont constaté aucun surcroît d'activité, y compris dans leurs services d'urgences, lié au mouvement.
Même constat à l'assistance-Publique-Hôpitaux de Marseille, à l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, et aux Hospices civils de Lyon.
La grève avait pour objet de dénoncer la décision du gouvernement de baisser de près de 3 %, pendant le dernier trimestre 2006, les tarifs qui sont remboursés aux cliniques par la Sécurité sociale, afin de contenir le déficit de l'assurance maladie estimé à 6,3 mds d'euros cette année.
La baisse de tarifs, qui ne concerne pas les patients, représente un effort de 60 millions d'euros pour ce secteur, sur un plan d'économies de 350 millions d'euros au total, qui touche aussi les hôpitaux publics, à hauteur de 115 millions d'euros.
L'Union du 20/09/2006
Carte Vitale 2 : première diffusion en novembre
La nouvelle carte Vitale a été présentée hier par Xavier Bertrand, ministre de la Santé. Tous les Français devraient en être munis d'ici 2010.
La carte Vitale 2, nouvelle version avec photo, sera mise en circulation dès novembre en Bretagne avant d'être étendue à l'ensemble des régions de France d'ici 2010.
« La carte Vitale 2 est très attendue par les Français car elle va être davantage personnalisée, plus complète, plus sécurisée et plus utile », a déclaré hier le ministre de la Santé Xavier Bertrand lors d'une visite à la caisse primaire d'assurance maladie de Sartrouville (Yvelines).
La carte Vitale 2 est appelée à remplacer la première carte Vitale qui s'était elle-même substituée, en 1998, à l'ancienne carte de sécurité sociale, distribuée à toutes les personnes de plus de 16 ans et à leurs conjoints.
La diffusion débutera d'ici la fin de l'année en Bretagne, puis concernera les assurés des Pays de la Loire avant d'être étendue progressivement aux autres régions de France jusqu'en 2010. 59 millions de cartes seront diffusées en quatre ans.
La mise en circulation progressive concernera dans un premier temps les bénéficiaires qui n'ont pas de carte Vitale (nouveaux bénéficiaires, jeunes de 16 ans.) et les remplacements des cartes perdues, volées ou défectueuses.
Tous les assurés vont recevoir un formulaire prérempli à retourner à l'assurance maladie avec une photo couleur et une photocopie d'une pièce d'identité.
La première innovation de la nouvelle carte, toujours de couleur verte mais avec un graphisme modernisé, consiste en l'apparition d'une photo de l'assuré. Elle « exprime tout autant une volonté de lutter contre les fraudes que celle de la personnaliser », a souligné le ministre.
La nouvelle carte doit « faciliter la vie des usagers », grâce à une capacité de mémoire qui sera de 32 kilo octets au lieu de 4 pour la première carte Vitale.
Cette capacité nouvelle permettra dans le courant de 2007 d'héberger « d'autres informations que les données administratives actuelles comme la mention du médecin traitant, ou les informations sur la couverture complémentaire santé de l'assuré, ce qui permettra d'accélérer le remboursement de la part complémentaire », a affirmé M. Bertrand.
Informations personnelles
En outre « la carte Vitale pourra contenir des informations personnelles comme la personne à prévenir en cas d'urgence ou encore la connaissance qu'a l'assuré du dispositif légal sur le don d'organe », a poursuivi le ministre. « Dès le printemps prochain, il sera possible de faire inscrire sur cette carte une mention indiquant : je suis informé sur le don d'organes et sur la manière de faire connaître ma position (ou ma volonté) », a-t-il souligné.
Enfin la carte Vitale 2 est appelée à devenir « la porte d'entrée » du futur DMP (dossier médical personnel), « véritable porte-document intelligent », appelé à servir de « levier » à l'informatisation de l'hôpital, selon le ministre.
Le coût unitaire de la carte Vitale 2 avec photo est de 2,70 euros, dont 0,50 centime pour la photo, contre 3,66 euros pour la carte Vitale 1 à son lancement, 3,26 euros en moyenne pour la durée totale de son déploiement. En 2007, le coût annuel est évalué à 4,7 millions d'euros, avant d'atteindre 11,5 millions euros en 2008, 18,7 M € en 2009 et 26,4 M € en 2010.
L'Union du 20/09/2006
Procès des Mégret : deux ans d'inégibilité requis
Deux ans de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité ont été requis hier à l'encontre de Bruno et Catherine Mégret, jugés depuis lundi par le tribunal correctionnel de Marseille pour détournement de fonds publics à la mairie de Vitrolles.
Le jugement a été mis en délibéré au 18 octobre.
Le procureur a également demandé une amende de 50.000 euros pour Bruno Mégret et autant pour son épouse, absente à l'audience. Mme Mégret est poursuivie pour avoir détourné 489.347 francs (74.600 euros) à l'époque où elle était maire (1997-2002) de Vitrolles (Bouches-du-Rhône).
Elle est accusée d'avoir envoyé à des milliers d'exemplaires quatre courriers sur les deniers de la municipalité, alors qu'ils étaient destinés à la propagande du Mouvement national républicain (MNR) et à recueillir des promesses de signatures en vue de la candidature de son mari à l'élection présidentielle.
« Les lettres sortent de l'intérêt communal et sont constitutives de détournement de fonds publics », a affirmé l'accusation, reprochant à Mme Mégret d'avoir « profité de sa fonction de maire pour promouvoir les idées de son parti ».
Lundi, Bruno Mégret avait assuré que l'envoi de ces lettres était une « épouvantable boulette » et que la somme avait été « rapidement remboursée » par son parti.
L'Union du 20/09/2006
LGV Est : le dernier rail sera soudé aujourd'hui
Avec l'achèvement ce matin, en Seine-et-Marne, de la voie de la LGV Est, le chantier franchit un nouveau cap. Les premiers essais de montée en vitesse auront lieu début 2007.
C'est une petite soudure mais une grande étape pour le chantier. Les derniers rails qui seront assemblés ce matin dans la commune de Chauconin-Neufmontiers (Seine-et-Marne), en présence du Premier ministre, marquent une étape importante pour la ligne à grande vitesse Est.
Ce chantier, qui a mobilisé depuis 2002 dix mille personnes sur 300 kilomètres, « progresse au rythme prévu » indique Réseau ferré de France, le maître d'ouvrage.
Les grands travaux de terrassements et les ouvrages d'arts sont déjà achevés depuis un an. Et la voie, sur laquelle sont placés les rails, avait été posée totalement à la fin du mois d'août dernier.
Après les rails, les équipes de RFF doivent maintenant installer le reste des équipements ferroviaires et notamment les caténaires. Ce travail est déjà fait sur une partie de la ligne et notamment sur la zone centrale de la base de Vadeney/Saint-Hilaire au Temple, dans la Marne. Une portion de 100 kilomètres entre Taissy et la gare Meuse est même déjà sous tension.
10 juin 2007 : c'est confirmé
Les travaux de raccordement entre la LGV et les lignes existantes se poursuivent notamment dans la Marne où l'on prépare la future desserte TGV de Chalôns-en-Champagne, Vitry-le-François et Bar-le-Duc (Meuse). La construction des gares TGV progresse également. La passerelle de la gare Champagne-Ardenne, à Bezannes, ainsi que le passage sous les voies en gare Meuse, sont terminés. Le montage de la passerelle de la gare Lorraine est en cours. Toutes les caténaires, ainsi que les équipements de signalisation et de télécommunication, seront en place pour la fin de l'année.
Les premiers essais de montée en vitesse pourront être réalisés début 2007. La date du lancement commercial du TGV Est, le 10 juin 2007, est confirmée.
Julien Bouillé
L'Union du 20/09/2006
Les aristos UN CLAP BARRE
Avec Charlotte de Turckheim, Jacques Weber et Victoria Abril.
Jusque dans un générique où chaque interprète est affublé d'un « de » machin, Charlotte de Turckheim a usé et abusé de sa particule pour « Les aristos ». L'histoire qu'elle a écrite avec Jean-Marie Duprez évoque comment une famille aristocratique sur le déclin doit trouver une somme considérable pour faire face à un redressement du fisc.
La réalisatrice tombe vite dans la caricature. Elle n'arrive pas à la cheville d'une Valérie Lemercier qui, avec un tel sujet dans « Palais royal », avait signé une fine parodie de l'aristocratie.
A l'exception des scènes de traduction quand une adolescente traduit en des termes branchés le langage désuet de ses grands-parents, ce film ne fait pas franchement rire. Il devient vite pitoyable sur des dialogues d'une rare pauvreté.
Les acteurs qui jouent, tous, avec lourdeur n'échappent pas à la décrépitude générale. Jacques Weber cabotine à l'excès avec la cinéaste qui interprète son épouse dans le même ton tout en réalisant une comédie en rien noble. Tout va très mal, madame la marquise.
Durée : 1h25. A l'affiche à Amiens multiplexe, Châlons-en-Champagne multiplexe, Charleville-Mézières, Château-Thierry, Chauny, Épernay, Hirson, Laon, Reims Gaumont, Reims multiplexe, Saint-Quentin et Soissons.
L'Union du 20/09/2006
La droite suédoise se prépare à gouverner après une absence de 12 ans
Le prochain Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt s'est attelé hier à la tâche de former son gouvernement de centre-droit au lendemain de sa victoire historique sur le social-démocrate Göran Persson, grand responsable, selon les analystes, de l'échec de la gauche.
Quasiment inconnu en Suède il y a encore trois ans et sans expérience gouvernementale, M. Reinfeldt, 41 ans, a réussi à prendre d'assaut la forteresse de la social-démocratie en unifiant une droite notoirement divisée.
M. Reinfeldt a promis d'améliorer le « modèle suédois » mais, et c'est une des clés de sa victoire, pas de le chambouler. Son principal objectif est la création d'emplois en combattant les abus du système et en diminuant la pression fiscale.
« En Suède, il y a traditionnellement une étroite collaboration entre les gouvernements sociaux-démocrates et les entreprises de taille internationale. Le gouvernement de centre-droit devrait davantage se consacrer aux petites et moyennes entreprises », estimait Henrik Brors, éditorialiste politique du quotidien de référence Dagens Nyheter. Le deuxième volet de réformes devrait concerner les privatisations et la suppression de certains monopoles d'Etat. « Ils (le centre-droit) ont promis de protéger le système de protection sociale et tout ce qui en découle : les subventions aux écoles, de la santé, l'aide à la petite enfance et aux personnes âgées », indiquait encore M. Brors.
Prise de fonctions le 5 octobre
M. Reinfeldt va devoir rapidement montrer son autorité et son habilité pour former un gouvernement reflétant les diverses composantes de sa majorité, composée de quatre partis et qui ne disposera que d'une courte majorité absolue au parlement.
Il prendra ses fonctions de Premier ministre le 5 octobre après un vote du parlement qui ne devrait être qu'une simple formalité.
M. Persson a remis hier après-midi sa démission et celle de son gouvernement au président du parlement, mais il continuera à expédier les affaires courantes jusqu'au 5 octobre.
Aucun des leaders des quatre partis de l'Alliance - parti des Modérés, parti du Centre, Libéraux, Chrétiens-démocrates - n'a d'expérience du pouvoir. Cela faisait 12 ans que la droite n'était plus aux affaires.
L'Alliance comptera au parlement 178 députés (la majorité est de 175 sièges) contre 171 pour la gauche (sociaux-démocrates, verts, anciens communistes).
Petite consolation pour M. Persson, 57 ans, son parti demeure le plus important du pays avec 130 sièges au parlement mais il n'a recueilli que 35,3 % des voix, l'un des scores les plus faibles de son histoire.
L'Union 19/09/2006
Parents sans papiers : 6.924 régularisations
Nicolas Sarkozy a annoncé hier que 6.924 parents sans papiers d'enfants scolarisés avaient été régularisés, un « chiffre exact » et « final » selon le ministre de l'Intérieur, mais les associations mobilisées sur le dossier n'y voient que « mensonge » et tromperie.
« C'est le chiffre final puisque, maintenant, la circulaire est terminée (son délai est expiré), nous en revenons à la procédure dite normale », a précisé M. Sarkozy.
Le ministre avait estimé en août qu'il y aurait « 6.000 régularisations sur 30.000 dossiers ».
Dans sa circulaire du 13 juin, il fixait six critères à prendre en compte pour que les préfets acceptent la régularisation des parents, notamment la résidence habituelle en France depuis au moins deux ans, la scolarisation effective d'un de leurs enfants en France au moins depuis septembre 2005 et une réelle volonté d'intégration de ces familles.
Pour Brigitte Wieser, porte-parole du Réseau éducation sans frontières (RESF), ce texte a été « un grand mensonge » et « ce ne sont pas les familles qui rentraient le mieux dans ces critères qui ont été régularisées, ce sont celles qui se sont présentées le plus vite ».
« C'est une énorme déception [.] le ministère de l'Intérieur a voulu donner l'impression de régler le problème mais il a trompé les gens », a estimé Laurent Giovanonni, secrétaire général de la Cimade, seule association habilitée à intervenir dans les centres de rétention pour étrangers. Le MRAP a demandé une commission d'enquête parlementaire car pour lui « tout porte à craindre que l'arbitraire a prévalu ».
L'Union 19/09/2006
Déchets toxiques à Abidjan : deux Français interpellés
Deux Français ont été interpellés à Abidjan en raison de liens, encore flous, avec la société Trafigura, affréteur du navire qui a déchargé les déchets toxiques, alors que les opérations de dépollution se poursuivent. Ces déchets, déversés sur plusieurs sites à Abidjan fin août, ont provoqué la mort de sept personnes par intoxication et 24 hospitalisations, selon l'Onu.
Les deux Français s'apprêtaient à prendre l'avion pour Paris, samedi soir, lorsqu'ils ont été arrêtés par des agents de la police aéroportuaire, qui leur ont confisqué leur passeport et ont appelé le parquet.
La police aéroportuaire avait reçu instruction des autorités de ne pas laisser partir les deux hommes, Trafigura étant dans le collimateur de la justice ivoirienne dans l'affaire des déchets. Les deux hommes ont ensuite été remis à la police judiciaire ivoirienne, qui les a interrogés, puis mis à la disposition du procureur de la République.
Ils n'ont pas été incarcérés mais restent sous surveillance et devaient être à nouveau interrogés hier.
A l'air libre
La justice ivoirienne n'a fait aucune déclaration sur ces informations, dévoilées par Le Parisien et plusieurs journaux ivoiriens, et confirmées de sources officieuses. Selon ces dernières, l'un des deux hommes serait l'un des fondateurs de la société de négoce international Trafigura et l'autre travaillerait également dans le transport pétrolier et le raffinage.
Trafigura est l'affréteur du Probo Koala, le navire grec qui a accosté le 19 août à Abidjan chargé des déchets qu'il avait auparavant tenté de décharger sans succès aux Pays-Bas. Au port d'Abidjan, il a confié ces déchets, plus de 500 tonnes déclarées comme des « eaux usées » selon les autorités portuaires, à une mystérieuse société locale, Tommy, qui les a ensuite déversés à l'air libre dans la ville.
Avant l'interpellation des deux cadres français, huit personnes avaient été arrêtées et quatre responsables administratifs suspendus dans cette affaire.
Parmi les personnes arrêtées se trouvent le directeur général de Tommy, un dirigeant de Puma Energie (une filiale de Trafigura qui a servi d'intermédiaire dans l'affaire), l'ancien directeur des Affaires maritimes, Tibé Bi Ballou (en fonction fin août au moment de la pollution) et trois douaniers.
L'Union 19/09/2006
Détournement de fonds publics : les Mégret jugés
Le procès des époux Mégret devant le tribunal correctionnel de Marseille pour détournement de fonds publics a donné lieu hier à un règlement de comptes entre Bruno Mégret et ses anciens lieutenants qui l'ont accusé d'en être l'instigateur au profit d'un MNR désargenté.
Le procès s'est ouvert en l'absence de Catherine Mégret, « écœurée par les persécutions judiciaires », selon son avocat, Me Henri Juramy.
Poursuivie pour avoir détourné 489.347 francs (74.600 euros) à l'époque où elle était maire (1997-2002) de Vitrolles (Bouches-du-Rhône), elle est accusée d'avoir envoyé, à des milliers d'exemplaires, quatre courriers sur les deniers de la municipalité, alors qu'ils étaient destinés à la propagande du Mouvement national républicain (MNR) et à recueillir des promesses de signatures en vue de la candidature de son mari à l'élection présidentielle.
M. Mégret, dont le seul mandat est celui de conseiller municipal de Marseille, encourt jusqu'à 5 ans d'inéligibilité, 10 ans de prison et 150.000 euros d'amende. En cas de peine d'inéligibilité, il a indiqué qu'il ferait appel, celui-ci étant suspensif.
Le procès initialement prévu sur trois jours, devrait se terminer aujourd'hui.
L'Union 19/09/2006
L'obésité progresse encore
L'obésité continue à progresser en France, où l'on dénombre 5,9 millions d'obèses (soit 2.347.000 de plus qu'il y a neuf ans) et même si cette courbe tend à ralentir, ce n'est pas le cas des formes les plus graves, selon une enquête baptisée ObEpi publiée aujourd'hui.
A l'instar de nombreux pays, la France grossit. Elle compte désormais au total près de 20 millions (19,81 millions) de gens en « surpoids » ou obèses.
En neuf ans, la population a grossi en moyenne de 2,1 kg et grandit de 0,4 cm, et son ventre s'est arrondi de 3,4 cm.
« Toutes les générations sont touchées, mais on devient obèse de plus en plus tôt », explique le Pr Arnaud Basdevant.
Les trentenaires en première ligne
La fréquence de l'obésité, considérée comme une épidémie par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), reste inversement proportionnelle aux revenus (près de 19 % disposent de moins de 900 euros, 18 % entre 2.900 et 1.200 euros, contre moins de 5 % à partir de 5.301 euros).
L'enquête ObEpi 2006, réalisée par TNS Healthcare Sofres auprès de 23.747 adultes (15 ans et plus) et financée par la firme Roche, est la 4e après celles de 1997, 2000 et 2003.
Si au cours des trois dernières années on constate une ébauche de ralentissement de la progression de l'obésité (+ 9,7 % en 2006 par rapport à 2003 contre +17 % entre 1997 et 2000 et entre 2000 et 2003), les formes graves progressent elles toujours régulièrement (de 0,3 % en 1997 à 0,8 % en 2006).
Selon Mme Charles, « pour la génération née à la fin des années 70, la prévalence (fréquence) de 10 % d'obèses sera atteinte vers l'âge de 30 ans, alors qu'une proportion similaire a été atteinte vers 45 ans pour ceux nés dans les années 50 et vers 70 ans pour ceux nés dans les années 20 ».
L'obésité progresse plus vite chez les femmes, une différence d'avec les hommes relevée essentiellement avant 45 ans.
En revanche, depuis trois ans la fréquence du surpoids se stabilise mais concerne tout de même environ 13,9 millions de Français de 15 ans et plus.
L'augmentation du tour de taille, qui ne devrait pas excéder 100 cm pour les hommes et 90 pour les femmes, reflète une plus grande fréquence d'un excès de graisse abdominale.
« Un obèse a dix fois plus de risque d'être traité pour trois facteurs de risques vasculaires (diabète, hypertension, anomalies des graisses du sang.) », rappelle le Pr Basdevant.
L'Union 19/09/2006
Après leur virée tapageuse, première sanction pour les paras à Laon
Après leur folle équipée alcoolisée à Laon et une altercation avec des policiers (nos éditions du 18 septembre), deux soldats et un caporal-chef d'une unité parachutiste en manœuvre à Sissonne, ont été condamnés hier par le tribunal correctionnel de Laon selon la procédure du plaider coupable. Celle-ci repose notamment sur la reconnaissance personnelle d'une culpabilité.
Le profil des trois hommes a certainement incité à l'indulgence. Ils n'étaient pas jusque-là connus défavorablement des services de police et aucun fonctionnaire ne s'est constitué partie civile. Mais les paras n'en ont pas fini avec les sanctions. Ils devront affronter celles qui seront décidées par leur hiérarchie. Un officier du 1er régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers (Ariège), le corps d'origine des trois hommes, n'en fait pas mystère : « Ils vont être punis sévèrement pour ces actes graves ». Un chauffeur de 28 ans, qui roulait en état manifeste d'ébriété dans la nuit de samedi à dimanche, écope de six mois de suspension de permis de conduire et de six cents euros d'amende. Un de ses camarades de 29 ans, coupable d'outrage et de rébellion vis-à-vis de policiers, est condamné à deux mois d'emprisonnement avec sursis et à cinq cents euros d'amende. Un caporal-chef de 34 ans, poursuivi pour outrage et menaces de mort à l'égard des forces de l'ordre, devra payer soixante jours amende à douze euros.
Des menaces de mort
Chacun des militaires assistés par Me Gonkanou Toma, avocat commis d'office, a été averti par Louis-Benoît Betermiez, président du tribunal correctionnel de Laon, des risques à plonger à nouveau dans la délinquance.
Les faits ont été brièvement rappelés par Mme Laure Camus, substitut du procureur de la République. Il est désormais établi que cinq véhicules de l'armée (dont un transport de troupes) étaient en cause lors de la virée tapageuse de Laon. C'est une patrouille de policiers qui a pour la première fois interpellé un des chauffeurs ivres.
C'est à ce moment-là, sur la voie publique, que des tensions sont apparues. Un militaire a donc insulté les fonctionnaires tandis qu'un autre faisait de même en proférant des menaces : « Si vous ne lâchez pas mon frère, on va tous vous tuer ».
Un sous-officier a alors ordonné un prudent retour vers la caserne de Sissonne. Mais quatre parachutistes ont refusé. Ce sont ces derniers qui se sont présentés au commissariat de police de Laon pour exiger la libération du chauffeur. L'un des militaires a réussi à se glisser sous la grille fermant l'accès de l'hôtel de police. Un policier a été très légèrement blessé à la main sans contact direct avec un parachutiste.
Un capitaine a ensuite incité d'autres soldats à revenir dimanche après-midi au commissariat pour s'expliquer. Mis en garde à vue, ils n'ont pas été poursuivis par la justice. Leur responsabilité n'a pu être établie dans un enchevêtrement de tensions qui a ému le sommet de l'armée.
T. de Lestang Parade
L'Union 19/09/2006
La première femme touriste de l'espace en route vers l'ISS
Le première femme touriste de l'espace, l'Américaine d'origine iranienne Anousheh Ansari, a réalisé hier son rêve d'enfant en décollant du cosmodrome de Baïkonour, à bord du vaisseau Soyouz TMA-9, pour la Station spatiale internationale (ISS).
Sous un grand ciel bleu, la fusée Soyouz a mis en action ses moteurs à 4h08 GMT pour s'arracher du pas de tir n°1 du cosmodrome russe construit dans la steppe kazakhe et emporter le vaisseau Soyouz TMA-9 et ses trois passagers.
Mme Ansari, 40 ans, accompagne vers l'ISS la 14e mission de longue durée composée du commandant américain Michael Lopez-Alegria et de l'ingénieur de bord russe Mikhaïl Tiourine, qui travailleront avec le spationaute allemand Thomas Reiter, sur la station depuis début juillet.
Elle devient le quatrième touriste de l'espace et la première femme à s'offrir ce voyage à plus de 20 millions de dollars.
Une dizaine de minutes après le lancement, le contrôle de vol au sol a annoncé la mise en orbite du vaisseau sous les applaudissements nourris de la foule.
Une famille très émue
Parmi les spectateurs, se trouvaient les membres de la famille de l'Américaine, femme d'affaires, ingénieur et millionnaire. Notamment sa mère et sa sœur qui essuyaient d'abondantes larmes, sa tante, exubérante, son époux et son beau-frère.
« C'est une joie pure, je suis heureuse pour elle au-delà des mots », a déclaré sa sœur, juste après la mise en orbite.
« Il est difficile de croire que sa fille est partie dans l'espace », a dit sa mère, le maquillage défait par les larmes.
Son mari, Hamid, s'est dit impatient de la revoir pour travailler avec elle sur les documents qu'elle rapportera.
Avant le départ, la touriste de l'espace semblait très détendue et plaisantait aussi avec Mikhaïl Tiourine.
« Le Soyouz a fait ses preuves et je n'ai aucune inquiétude », a dit Hamid Ansari.
Interrogé sur le moment où Anousheh Ansari avait décidé de partir dans l'espace, il s'est écrié : « Quand ? Mais depuis qu'elle est née ! Je me demande des fois si elle ne part pas là-bas pour voir des amis ou des parents ».
Deux expériences
Mais le lieu qu'elle préfère « sur Terre » est Paris, a dit M. Ansari en précisant qu'elle parlait « très bien » français. Mme Ansari, qui a vécu en Iran jusqu'à l'âge de 16 ans, a effectué sa scolarité au lycée français de Téhéran, a expliqué sa mère.
Son arrimage à l'ISS est prévu demain à 5ÊhÊ24 GMT.
Mme Ansari, qui s'est entraînée six mois à la Cité des étoiles près de Moscou, doit entre autres réaliser deux expériences, l'une médicale, l'autre biologique, pour l'Agence spatiale européenne (ESA).
Elle prendra un grand nombre de photographies, réalisera une vidéo et travaillera sur des projets éducatifs.
Elle doit revenir sur Terre le 28 septembre avec l'équipage de la treizième mission : le Russe Pavel Vinogradov et l'Américain Jeffrey Williams.
L'Union 19/09/2006
Les ministres des Finances du G7 plaident pour une réévaluation des monnaies asiatiques.
En prélude aux assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, les 18 et 19 septembre à Singapour, les grands argentiers du G7 ont renouvelé ce week-end, leurs pressions sur Pékin pour une revalorisation du yuan et ont souhaité aussi une hausse du yen. Cette appréciation permettrait d'enrayer l'accumulation de réserves en devises générées par le commerce de la Chine et du Japon, principalement vis-à-vis des Etats-Unis dont le déficit commercial ne cesse de se dégrader.
LES ECHOS du 18/09/2006 (en page 8)
Les regrets du pape commencent à être entendus dans le monde musulman
Les regrets publics du pape Benoît XVI, après ses propos sur l'islam et le jihad, ont commencé à être entendus hier dans le monde musulman, alors que les appels au calme se sont multipliés.
En Egypte, l'influente confrérie islamiste des Frères musulmans a salué les déclarations que le pape a faites lors de la célébration de l'Angelus dans sa résidence de Castel Gandolfo, près de Rome.
Le pape s'est dit « vivement attristé » par la vague d'indignation soulevée par sa leçon de théologie en Allemagne, au cours de laquelle il avait rapporté des citations sur la violence de l'islam. Il a souligné que ces citations n'exprimaient « en aucune manière » sa pensée personnelle.
« Nous considérons la déclaration du pape comme une rétractation, par rapport à ses propos précédents », a déclaré un dirigeant des Frères musulmans, Mohammad Habib. « C'est un bon pas en direction d'une excuse », a-t-il ajouté.
En Indonésie, le plus grand pays musulman du monde, le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono, a appelé à maintenir l'harmonie entre les religions.
A Moscou, le président Vladimir Poutine, dont le pays compte 20 millions de musulmans (environ 15 % de la population), a appelé « les chefs de toutes les confessions du monde à faire preuve de responsabilité et de retenue ».
Attaques contre des églises
A Gaza, le Premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, qui appartient au mouvement islamiste Hamas, a dénoncé hier la série d'attaques contre des églises dans les territoires palestiniens.
Hier matin, deux églises ont été endommagées par des inconnus à Tulkarem et Toubas, deux localités du nord de la Cisjordanie. Cinq autres églises avaient déjà été la cible d'attaques samedi à Gaza et en Cisjordanie.
« Ces attaques sont totalement inacceptables et aucun Palestinien ne devrait y prendre part », a déclaré M. Haniyeh. « Nos frères chrétiens font partie du peuple palestinien », a-t-il ajouté.
Le Premier ministre palestinien, dans une situation difficile en raison de l'arrêt de l'aide internationale à son pays, a cherché à éviter de possibles dérapages de la majorité musulmane contre les chrétiens qui représentent un peu plus de 2 % de la population des territoires.
En Irak, deux groupes armés, qui luttent contre l'armée américaine, ont promis des représailles contre le Vatican hier, en appelant « tous les musulmans » à riposter contre « les chrétiens et les juifs, dont les religions sont hostiles à l'islam ».
Les tensions risquent de perdurer, au moins dans les prochains jours, car de nombreuses voix, en particulier dans la presse arabe, s'élèvent pour réclamer des excuses et non simplement des regrets.
L'Union 18/09/2006
Une législation qui a découragé les vignerons
« L'accueil en dortoir des vendangeurs se fait encore dans pas mal d'endroits », remarque Etienne Louguet, responsable du département employeurs au syndicat général des vignerons de la Champagne. « Mais c'est vrai que les normes imposées en matière de logement ont découragé certains vignerons ».
« Depuis qu'une nouvelle législation comportant un cahier des charges bien précis a été établie, il y a quelques années, les logements dont nous disposions par le passé ne sont plus aux nouvelles normes édictées », confirme ce vigneron marnais. « Pour une grande majorité d'entre nous, nous avons dû nous adapter à la situation, en employant du personnel demeurant à proximité ».
Cette législation en question date de 1995. « Elle impose notamment une superficie minimale de 9 m2 par chambre pour le premier vendangeur, et 7 m2 pour les suivants », rappelle Etienne Louguet. « Elle préconise également un maximum de 6 personnes par dortoir et interdit les lits superposés ».
Depuis plusieurs années, le syndicat des vignerons se bat pour assouplir ces critères. « Cette année », poursuit le responsable, « pour les départements de l'Aisne et de la Marne, une dérogation a été apportée par l'inspection du travail. Elle précise qu'une superficie de 4.5 m2 par personne est suffisante, accepte la présence de 12 vendangeurs par dortoir et autorise les lits superposés ».
Cette souplesse incitera-t-elle les vignerons à rouvrir leurs dortoirs ? « Peut-être mais encore une fois il ne s'agit pour l'instant que d'une dérogation », insiste Etienne Louguet.
C.T.
L'Union 18/09/2006
Les femmes s'estiment prudentes au volant
57 % des femmes s'estiment plus prudentes au volant que les hommes, selon une enquête réalisée par l'institut TNS Sofres pour la compagnie d'assurance Axa Prévention, publiée hier.
Cette enquête, intitulée « Les femmes et les voitures », corrobore les chiffres d'Axa (1,6 million de femmes parmi ses assurés) : les femmes ont moins d'accidents que les hommes.
Interrogées pour savoir si, en tant que femmes, elles pensent avoir une « conduite plus sûre » que les hommes, 57 % des sondées ont répondu « oui », ce que les hommes ont confirmé, estimant à 71 % ne pas avoir une conduite plus sûre que les femmes.
Ce sentiment est plus affirmé (67 %) chez les femmes âgées de 18-24 ans ou de plus de 65 ans et, par origine géographique, chez les conductrices du Sud-Ouest (64 %).
Quand elles ont un passager, les femmes sont 76 % à se déclarer « plus prudentes », soit un peu moins que les hommes (79 %).
L'Union 18/09/2006
Les cliniques en grève demain
La semaine sociale sera marquée demain par la grève des cliniques privées qui dénoncent la baisse de leurs tarifs, et par une rencontre vendredi entre syndicats et patronat des hôtels-cafés-restaurants, qui peinent à s'entendre sur le temps de travail et les salaires.
La Fédération de l'hospitalisation privée (FHP) a appelé les 1.260 cliniques privées de médecine, chirurgie et obstétrique (MCO), de soins de suite et les établissements psychiatriques, à une « grève totale » de l'activité demain, hors les soins vitaux.
La FHP, qui représente la quasi-totalité des cliniques privées, dénonce la décision du gouvernement de baisser leurs tarifs facturés à la Sécurité sociale, afin de réduire le déficit de l'assurance maladie.
Le gouvernement a récemment annoncé un plan de 350 millions d'économies qui touche, entre autres, les établissements de santé privés (pour 60 millions), qui vont subir une baisse de trois points de leurs tarifs remboursés par la Sécurité sociale sur les trois derniers mois de l'année.
Le dernier mouvement de grève des cliniques privées remonte à 2001.
Le même jour, le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, présentera à Sartrouville (Yvelines), la future carte Vitale 2 qui comportera la photo de l'assuré, un dispositif censé éviter les fraudes et abus à la Sécurité sociale.
Restauration
Vendredi, syndicats de salariés et patronat des hôtels-cafés-restaurants (HCR) tenteront une fois encore de se mettre d'accord sur un texte commun sur le temps de travail et les salaires, après l'échec des précédentes réunions des 25 août et 6 septembre.
Le temps presse pour les quelque 800.000 salariés de ce secteur, privé de grille salariale depuis 1997 et sous la menace d'une décision du Conseil d'Etat d'annuler l'accord de juillet 2004 qui porte de 35 à 39 heures la durée du travail, en contrepartie d'une 6e semaine de congé.
L'Union 18/09/2006
Cinq mannequins trop maigres privés de défilé
Cinq mannequins « trop maigres » seront interdits de défilé au grand rendez-vous de la mode madrilène, la Pasarela Cibeles, qui débute aujourd'hui, en vertu d'une directive régionale visant à lutter contre l'anorexie.
Les 68 top modèles espagnoles et étrangères proposées pour cet événement par leurs agences respectives ou les organisateurs se sont soumises samedi, telles des boxeurs, au verdict de la balance : cinq « poids plume » espagnoles ont échoué. Elles présentaient en effet un indice de masse corporelle, calculé sur la base d'un rapport taille-poids, inférieur à 18 (56 kilos pour 1m75), la limite fixée par le gouvernement régional de Madrid, qui cofinance l'événement.
Les autorités régionales espagnoles se sont fondées sur un critère sanitaire de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). La région de Madrid avait exclu d'office 30 à 40 % des mannequins ayant participé à la précédente édition.
Critiques à Paris
Cette mesure a suscité des critiques à Paris et New York, deux grandes capitales de la mode. Le président de la Fédération française de la couture, Didier Grumbach, a estimé jeudi que la mode « ne se réglemente pas » et que si une mesure similaire était prise en France, « tout le monde rigolerait ».
« Si Jean Paul Gaultier veut prendre des grosses dans ses défilés, on ne va pas lui interdire. Quand Galliano met sur le podium des gens qui ne sont pas jolis, jolis, personne ne songe à le lui reprocher », a-t-il ajouté.
L'Union 18/09/2006
Laon : des militaires s'en prennent aux policiers
Alors que les policiers de Laon venaient d'arrêter un militaire pour conduite en état d'ivresse, dans la nuit de samedi à dimanche, les camarades de ce dernier sont allés jusqu'au commissariat, blessant un policier.
Dans la nuit de samedi à dimanche, des militaires s'en sont pris à des policiers dans l'exercice de leurs fonctions à Laon. Tout commence vers 3 h 30 par du raffut dans les rues de la ville préfecture, notamment au niveau du quartier de Vaux, avenue Carnot. A bord de deux jeep P4 de l'armée, une petite dizaine de militaires en tenue font du « gymkhana » avec leurs véhicules.
Les policiers reçoivent plusieurs appels de riverains qui se plaignent. Aussi se rendent-ils sur place.
A leur arrivée, ils constatent un véhicule en infraction et contrôlent son conducteur. Le dépistage se serait avéré positif (on parle d'un taux autour d'1,5 gramme). Ledit conducteur est alors conduit au commissariat pour conduite sous l'empire d'un état alcoolique.
Ses camarades de régiment, qui vraisemblablement ont bu eux aussi, suivent les policiers. Une fois arrivés au commissariat, ils tentent de rentrer à l'intérieur, « pour soutenir leur camarade », indique Laurence Béguin, directrice départementale de la sécurité publique. D'autres sources estiment qu'ils souhaitaient le libérer.
Six gardes à vue
Toujours est-il que la situation est tendue et qu'elle génère une bousculade. Un militaire aurait réussi à rentrer. Et un policier en tenue est blessé à la main. Il aurait un doigt retourné.
Le militaire étant rentré est à son tour placé en garde à vue, cette fois pour outrage et rébellion. L'affaire ne s'arrête cependant pas là. Hier, quatre autres militaires auraient été placés, eux aussi, en garde à vue, pour outrage. « Ils se sont présentés spontanément », affirme Laurence Béguin.
Ces militaires font partie du premier régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers, dans l'Ariège.
Une partie de ce régiment, une compagnie renforcée, est depuis le début de la semaine en manœuvre au centre d'entraînement en zone urbaine de Sissonne. Leur exercice doit se terminer à la fin de cette semaine.
Selon leur chef de corps, les militaires impliqués ont dîné à Sissonne puis ils sont sortis du camp désobéissant ainsi aux consignes. « Ils ont également pris un véhicule militaire sans autorisation », a-t-il dit, ajoutant que ces hommes seraient sanctionnés. « La gravité de la sanction dépendera de l'enquête judiciaire », a-t-il poursuivi, précisant encore que les hommes impliqués n'étaient pas de jeunes recrues.
Du côté du syndicat Unsa police, Régis Parquet, secrétaire départemental, souligne que quatre policiers en tenue se sont retrouvés face à plusieurs militaires parfaitement entraînés. « Ils ont été mis en danger. Cela met une nouvelle fois en évidence le problème des effectifs en général, et à Laon en particulier », a-t-il dit.
Yann Le Blévec
L'Union 18/09/2006
Propos sur l'islam : le pape tente en vain de calmer le jeu
Le pape Benoît XVI a fait savoir hier qu'il regrettait d'avoir donné l'impression d'offenser les croyants musulmans, dans une tentative pour endiguer une vague d'indignation croissante dans le monde musulman.
Lors de sa visite en Allemagne, le souverain pontife avait établi mardi un lien implicite entre islam et violence en évoquant le jihad (la guerre sainte). Il avait cité un empereur byzantin du 14e siècle qui avait dit que le prophète Mahomet n'avait apporté que « des choses mauvaises et inhumaines ».
Le pape est « absolument désolé que certains passages de son discours aient pu paraître offensants pour la sensibilité des croyants musulmans », a déclaré hier le secrétaire d'Etat du Vatican, Tarcisio Bertone. Le Vatican, manifestement surpris par la dimension prise par des extraits d'une complexe leçon de théologie, a ainsi tenté de donner une réponse aux condamnations des plus hautes sommités religieuses de l'islam et aux demandes d'excuses des dirigeants politiques musulmans.
Depuis la Chine où il était en déplacement, le chef du gouvernement italien Romano Prodi a estimé que Benoît XVI avait dissipé les malentendus éventuels. « Il ne peut y avoir de polémiques, le pape a déjà donné des éclaircissements sur le sens authentique de sa réflexion », a-t-il déclaré.
Quelques heures après les déclarations, le Maroc a néanmoins annoncé qu'il rappelait en consultation son ambassadeur au Vatican.
Le Conseil des musulmans de Grande-Bretagne (MCB), plus importante organisation musulmane du pays, a jugé comme un « premier pas » la mise au point du Vatican, tout en précisant : « Nous ne sommes pas certains que ce soit assez pour être considéré comme une excuse ».
Appel à « se venger »
Dalil Boubakeur, président démissionnaire du Conseil français du culte musulman (CFCM) et recteur de la Mosquée de Paris, a salué « avec optimisme » les propos du Vatican, estimant qu'ils répondaient à sa demande d'une « clarification ».
Le cheikh Mohammed Sayyed Tantaoui, de la mosquée d'Al-Azhar au Caire, plus haute autorité de l'islam sunnite, s'est dit « indigné » des propos du pape, qui traduisent selon « lui une ignorance claire de l'islam ».
En Somalie, un chef religieux, Cheikh Abubukar Hassan Malin, lié au puissant mouvement des tribunaux islamiques, a également appelé les musulmans à « se venger » du pape, ajoutant que toute personne offensant le prophète Mahomet devait « être tuée ».
Les dirigeants politiques de pays musulmans ont joint leurs voix au flot des critiques. Mais des voix se sont élevées en Europe pour prendre la défense de Benoît XVI, outre celle de M. Prodi. « Celui qui critique le pape méconnaît l'intention de son discours, qui était d'inviter au dialogue entre les religions », a ainsi estimé la chancelière allemande et compatriote du pape, Angela Merkel.
L'Union 17/09/2006
Les présidentiables socialistes déjouent le piège des rivalités
Les présidentiables du PS ont engagé hier à Lens un débat de fond pour la présidentielle de 2007, au cours d'un « grand oral » qui a su déjouer les pièges des petites phrases et des divisions, à deux mois du choix du candidat par les adhérents.
Rasséréné par cette séance télévisée de trois heures et demie, le premier secrétaire François Hollande s'est déclaré « confiant dans ce qu'(il) a vu dans le Pas-de-Calais », se projetant dans l'étape suivante : réunir la gauche autour d'« un contrat de gouvernement ».
Largement favorite pour la désignation le 16 novembre par les militants (le 23 en cas de second tour), Ségolène Royal, qui parlait la première, avant de rejoindre les socialistes espagnols à Madrid, a fait plus que sa part dans cette démonstration d'unité. La réunion, à laquelle participaient plus d'un millier de militants, n'a pas tourné au plébiscite en sa faveur, pas plus que de tout autre orateur.
Régulièrement critiquée pour les distances qu'elle prendrait avec le projet du parti, la présidente du Poitou-Charentes s'est référée d'emblée au « projet socialiste ». Très applaudie, elle a promis d' « agir à gauche » si elle était élue et de « changer le rapport de forces entre le capital et le travail ».
Après elle, Lionel Jospin a exprimé ses inquiétudes sur l'élection de 2007, dans ce qui est apparu comme une série de critiques feutrées de Mme Royal. Constatant que le succès « n'est pas certain », il a affirmé que pour gagner, le candidat PS ne devrait pas « se plier à l'opinion, mais proposer une véritable politique de gauche », « réveiller la gauche » et « créer une dynamique solide ».
De son côté, M. Fabius s'est lancé dans une diatribe anti-Sarkozy, traitant le président de l'UMP et probable candidat de « futur caniche du président des Etats-Unis ».
Dominique Strauss-Kahn, autre candidat déclaré, a cherché à montrer son originalité, notamment par rapport à Lionel Jospin dont il est proche. Pour l'ex-ministre de l'Economie, le PS doit avoir « une seule stratégie : le renouveau social-démocrate » et ouvrir « un nouvel âge du socialisme ».
Dans son département du Pas-de-Calais, Jack Lang, applaudi sans provoquer l'enthousiasme, a pour sa part appelé à « changer la vie, changer la société, profondément ». « Pas un socialisme à l'eau tiède », a-t-il lancé.
L'Union 17/09/2006
Ford taille encore dans ses effectifs
Ford, le numéro deux américain de l'automobile, a annoncé hier un nouveau plan social visant à réduire désormais d'environ un tiers ses effectifs en Amérique du Nord, tout en indiquant qu'il ne prévoyait par de retour à la rentabilité avant 2009 dans cette région.
Très attendues depuis que le groupe avait reconnu en juillet l'insuffisance d'un premier plan de redressement lancé en début d'année, les nouvelles mesures dévoilées hier comportent notamment une forte réduction des effectifs d'encadrement.
A la Bourse de New York, le titre Ford chutait de 11,33 % à 8,06 dollars vers 14 h 35 GMT.
Ford a annoncé la suppression de 14.000 emplois chez ses « cols blancs », soit environ le tiers de cette catégorie de personnel, mais a précisé que 4.000 départs avaient déjà eu lieu au premier trimestre.
40.000 emplois au total
Les 10.000 réductions restantes seront réalisées via des départs en retraite anticipés, des départs volontaires « et des départs non volontaires si cela doit être nécessaire », a indiqué le patron de Ford Amérique du Nord, Mark Fields, lors d'une téléconférence.
Ce dernier espère que « la plupart de ces départs seront achevés à la fin du premier trimestre 2007 ».
Cette coupe complète le plan de suppression de 30.000 emplois et de fermeture de 14 usines que le groupe avait présenté en janvier. L'ensemble représentera une fois achevé une réduction d'un tiers des effectifs de Ford en Amérique du Nord qui s'élevait avant le début de la restructuration à quelque 123.000 personnes.
S'ajoute un programme de départs volontaires, déjà dévoilé jeudi soir par le syndicat de branche UAW, qui s'adresse aux employés affiliés à ce syndicat - chez Ford et dans les usines de composants -, soit 75.000 personnes éligibles.
Ce volet social s'accompagne de fermetures supplémentaires d'usines : toutes celles de composants et deux sites de production.
Côté production, Ford a martelé ne pas vouloir vendre sa marque Jaguar et répété « chercher des solutions alternatives » pour sa marque Aston Martin, dont il avait annoncé en août vouloir se défaire.
Le constructeur compte aussi apporter des améliorations sur 70 % de ses modèles dans les marques Ford, Lincoln et Mercury, et compte « mettre la priorité sur les segments en croissance », citant les « crossover », ces véhicules dotés d'une carrosserie de 4x4 et équipés d'une motorisation de berline.
« Des changements significatifs, que nous n'avions pas anticipés, sont intervenus depuis janvier », a reconnu Mark Fields, citant la hausse des coûts des matières premières et la désaffection des Américains pour les 4x4, jusqu'ici fond de commerce du groupe.
L'Union 16/10/2006
Enchères sur internet : la riposte des commissaires-priseurs
Une lithographie de Van Dongen, un service à thé de Puiforcat, une vielle du XVIIIe siècle : estimés entre 300 et 1.500€, ces objets seront bientôt vendus en ligne. Ils rejoindront la sélection de 150 à 200 lots que le réseau Ivoire dispersera sur internet du 16 au 24 septembre. Ivoire, qui travaillait depuis un an à la conception de son site, www.svv-encheres.fr, rassemble une quinzaine d'études de province, dont deux sont situées à Reims et Troyes.
« Les acheteurs bénéficieront des mêmes garanties que s'ils venaient en salle », insiste Me Thierry Collet, commissaire-priseur dans le quartier du Boulingrin à Reims. La description des objets devra se révéler fidèle à la réalité, de même que le commentaire sur leur état de conservation. En cas de doute sur l'authenticité, l'enchérisseur aura dix ans pour se retourner. Enfin, si le vendeur a fixé un prix de réserve (le prix en deçà duquel il refuserait de laisser partir son bien), l'estimation basse ne pourra pas être inférieure.
Ivoire lève également une injustice qui fait râler tous les habitués des ventes sur internet. Si une enchère devait intervenir dans les dernières secondes, la vente serait systématiquement prolongée de trois minutes. Les autres amateurs, prévenus par un système d'alerte automatique, auraient ainsi la possibilité de réagir. Me Collet y voit le prolongement de la pratique en salle : « Quand quelqu'un lève la main, on sait tout de suite que l'on nÔest plus le meilleur enchérisseur ».
Le marché explose
Pour le reste, pas de grand changement. Les frais seront fixes - 15 % en sus du montant de l'adjudication - et l'acquéreur supportera les frais éventuels d'expédition. De nouveaux lots seront mis en vente chaque semaine : des encriers et des flacons à parfum devraient bientôt y figurer.
Les commissaires-priseurs du réseau Ivoire ont consacré beaucoup d'argent et d'énergie à la mise au point de leur plate-forme de vente en ligne. Il était temps. Les sites d'enchères électroniques ont déjà grignoté 10 à 15 % de leur marché. A lui seul, eBay aurait vendu en 2005 environ 1,2 million de biens culturels pour un montant de 53 millions d'euros. Ce concurrent prédominant, présent dans plus de 30 pays, compte au moins 100 millions d'utilisateurs inscrits qui mettent chaque jour en vente la bagatelle de 6 millions d'objets. En France, 7 millions d'internautes s'y connectent tous les mois avec une durée moyenne de 1 h 28 par visite.
« Il est scandaleux que ces sociétés ne soient pas soumises aux mêmes règles », déplore Me Collet qui évoque un nombre élevé d'arnaques et de litiges : « Notre propre secrétaire s'est fait avoir avec des sacs de grande marque qu'elle a payés 300€. C'étaient des faux. » Même s'il prédit un bel avenir aux ventes sérieuses en ligne, il ne croit pas à la disparition des salles : « Pour des meubles rares ou des tableaux de prix, les gens auront toujours besoin de toucher ou de voir ».
Franck Leclerc
L'Union 16/10/2006
Patrimoine : une enveloppe de 70 millions annoncée
Dominique de Villepin annonce qu'il a décidé d'augmenter « de 70 millions d'euros les crédits attribués en 2007 au patrimoine », en précisant que « cette recette nouvelle sera pérenne ».
Il doit confirmer cette mesure aujourd'hui lors de sa visite à Amiens avec le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres.
« Ces 70 millions d'euros supplémentaires seront affectés au centre des monuments nationaux », qui « pourra notamment prendre en charge des chantiers de cathédrales, sans que celles-ci cessent d'être affectées au clergé », précise le Premier ministre.
« Cette recette nouvelle sera pérenne, afin de permettre à notre patrimoine de se développer dans les années à venir », notamment « en faisant des travaux de conservation et de restauration nécessaires », ajoute M. de Villepin.
La cathédrale d'Amiens en profite
Et pour répondre aux « besoins les plus immédiats », 24 millions d'euros seront débloqués, indique-t-il. Ils bénéficieront à plus de 100 chantiers, dont la cathédrale d'Amiens que le chef du gouvernement visite aujourd'hui.
L'annonce du Premier ministre intervient dans un contexte d'inquiétude de nombreuses associations, alors que des centaines de chantiers de restauration s'arrêtent faute d'argent.
En juillet, un rapport d'étape de la commission des Affaires culturelles du Sénat évoquait une, citant des crédits de 195 millions d'euros en 2006 - de 240 à 247 M d'euros entre 2000 et 2005 - qui ne « permettent de satisfaire qu'un peu moins de la moitié des besoins exprimés ».
Quelque 20 % du parc serait en péril, selon Frédéric Didier, architecte en chef des monuments historiques. Et les propriétaires privés qui possèdent la moitié des quelque 40.000 monuments protégés en France, évoquent une « situation sans précédent ».
La 23ème édition des Journées européennes du patrimoine, qui auront lieu les 16 et 17 septembre dans 48 pays européens, a pour thème cette année : « Faisons vivre notre patrimoine ».
L'Union 14/09/2006
Emplois précaires : des profs aussi
Ils sont entre 8.000 et 13.000 en France. Les contractuels de l'Education nationale sans poste à la rentrée, s'estiment laissés pour compte. Révolte d'un prof « viré » après six années de bons et loyaux services à Amiens puis à Reims.
«Ce que l'Etat se permet de faire avec la vie des gens, aucun employeur privé ne l'oserait ». C'est ce qui révolte aujourd'hui un enseignant en « froid et climatisation » en lycée professionnel à Amiens puis formateur au Greta de Reims « remercié » par l'Education nationale après six ans de bons et loyaux services.
« Je sais pertinemment qu'en tant que contractuel, ma situation était précaire », reconnaît Djilali Benlhamdi, « et c'est en toute connaissance de cause que j'ai signé ces contrats successifs, mais on est venu me chercher, on m'a fait miroiter un possible avenir dans ce métier que j'apprécie. Je me suis donné sans compter. Se faire virer de cette manière, être prié de dégager parce que le titulaire du poste revient, sans indemnités de reclassement, sans un seul mot de remerciement, c'est vraiment révoltant ».
C'est par l'intermédiaire d'une revue professionnelle que le jeune technicien supérieur avait été contacté par un proviseur de lycée professionnel d'Amiens. Il était à la recherche d'un enseignant en froid et climatisation. Le poste était vacant depuis plus d'un mois. Pendant quatre ans, Djilali s'est pris au jeu en sacrifiant sa vie de famille puisqu'il devait faire 180 kilomètres par jour pour rejoindre son établissement. Sa note pédagogique atteint 19,5 sur 20. Ses élèves sont reçus pour 80 % au BEP et pour 90 % au bac pro. « Je leur trouvais même du travail. Le froid, c'est une grande famille », dit-il. Mais le poste est réclamé par un titulaire et le contrat prend fin. Le jeune prof et ses compétences rares, sont alors réclamés par le Greta de Reims. Nouveau sacrifice. Son épouse quitte son travail et ils changent tous les deux de région.
« Comme un chien »
Pendant deux ans, Djilali, spécialiste des métiers du froid, forme les artisans au BEP et au bac professionnel. Il perfectionne même les techniciens.
Pour être titularisé, il doit préparer le concours. Mais voilà, dans le même temps, on lui demande de rédiger les sujets du bac pour toute la France. Pour cela, il doit se rendre à Montpellier à plusieurs reprises. Aucun titulaire ne peut le faire. C'est ce qu'on lui dit. Il n'a pas le choix. La précarité rend vulnérable. Résultat, faute de préparation, il est reçu à l'écrit de son concours, mais échoue à l'oral. Le contractuel demeure donc dans la précarité et en juin dernier, le Greta ne renouvelle pas son contrat. Sa vocation d'enseignant tourne court.
Il fait une croix sur ses 1.420 euros net par mois. Il n'a plus rien.
« Au moins, qu'on m'indemnise comme dans n'importe quelle entreprise. On ne laisse pas les gens comme ça ! », s'insurge Djilali qui n'a d'autre choix que de se remettre en quête d'un travail dans le privé. Et même s'il en a largement les capacités professionnelles, sans un sou, comment créer sa petite entreprise ?
Traité, selon lui, « comme un chien », il sait qu'il n'est pas seul dans ce cas. « Je sais bien pourquoi mon contrat a pris fin. Après six ans de CDD, j'aurais dû automatiquement passer en CDI ».
Françoise Kunzé
L'Union 14/09/2006
Le SNETAA : « Des milliers de profs à la rue »
Gérard Olivier du SNETAA (Syndicat national de l'enseignement technique, action autonome, majoritaire dans les lycées professionnels) confirme : « Même si l'Etat se garde bien de diffuser les chiffres exacts, on estime entre 8.000 et 13.000 le nombre des contractuels de l'Education nationale dans les lycées professionnels et dans les collèges. Essentiellement des enseignants mais aussi maintenant des pions appelés assistants d'éducation ou pédagogique sous contrat précaire. Comme il y a de plus en plus de fonctionnaires contractuels dans les hôpitaux et dans la fonction territoriale. La raison essentielle : il faut réduire les coûts exorbitants de la fonction publique en France dixit Bruxelles ».
« Parfois on laisse entendre aux postulants qu'ils ont une chance d'intégrer par ce biais la fonction publique », indique le syndicaliste chargé des contractuels au plan national. « Ils espèrent une titularisation qui ne vient pas. Quand le contractuel passe le concours, on lui dit qu'il n'y a plus de poste. Et on le jette ».
Depuis que la communauté européenne a obligé l'état français à mettre de l'ordre dans les contrats à durée déterminée, les contractuels en font les frais. Au bout de six ans, un contrat doit être converti en CDI. Beaucoup d'anciens maîtres auxiliaires ont ainsi inauguré un nouveau statut de la fonction publique.
« L'astuce consiste à se séparer des contractuels à la fin de la sixième année pour ne pas avoir à les embaucher en CDI. Les cas existent dans toutes les académies. Ils n'ont aucun recours. C'est un non renouvellement de contrat. Ils ont droit au chômage, c'est tout. Mais pour nous, il s'agit d'un licenciement déguisé. On a mis des milliers de gens à la rue. Et certains vivent de véritables drames ».
F.K.
L'Union 14/09/2006
Les prix de l'essence baissent mais moins que ceux du pétrole
Les prix de l'essence sans plomb ont baissé d'environ 8 % depuis un mois quand ceux du pétrole ont chuté de 14 %, un écart jugé trop important par les associations de consommateurs, alors même que les compagnies pétrolières s'étaient engagées à répercuter rapidement les baisses.
Depuis le 12 août, le baril de pétrole brut sur le marché new-yorkais a perdu près de 11 dollars, soit 14,24 %.
Mais dans le même temps, l'automobiliste français a vu le litre de sans-plomb ne baisser que de 8,3 %, à 1,22 euro contre 1,33 euro en moyenne, selon les chiffres de l'Union française des industries pétrolières (UFIP).
Le gazole a quant à lui perdu 2,7 %.
Des écarts qui ont fait bondir le député socialiste Didier Migaud. Pour lui, la promesse faite l'an dernier par les compagnies pétrolières de répercuter les baisses du brut sur les prix à la pompe n'a pas été tenue.
Pour la présidente de l'association de consommateurs CLCV, Reine-Claude Mader, « à partir du moment où le baril a baissé de 14 %, on devrait retrouver ces 14 % à la pompe ».
Les compagnies pétrolières s'étaient engagées en 2005 à amortir la volatilité des prix du brut, en étalant les hausses mais aussi en répercutant rapidement les baisses sur les prix à la pompe, des engagements réitérés au début du mois de septembre.
Chez Total, on affirme que le recul du brut depuis un mois a bien été répercuté : de 1,36 euro le 14 août, le prix moyen dans les stations-services Total et Elf est passé à 1,24 lundi.
L'importance des taxes
Pour l'Ufip, l'écart entre la baisse du prix du brut et celui de l'essence est « normal », compte tenu de l'importance des taxes comprises dans le prix du carburant en France.
Celles-ci comptent pour 63 % du prix à la pompe et sont essentiellement fixes avec la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), précise Jean-Louis Schilansky, délégué général de l'Ufip. Du coup, « Quand les prix du brut baissent, les prix (à la pompe) toutes taxes baissent, mais dans une moindre proportion car il y a une partie qui ne bouge pas », explique M. Schilansky, soulignant que l'inverse est vrai aussi, lorsque les prix du brut augmentent. Mais si l'on se fonde sur les prix hors taxes, « les prix varient tout à fait en ligne avec le brut », ajoute-t-il. Hors taxes, le litre de sans plomb a baissé de 17 %.
En revanche, le prix du gazole, qui représente la majorité du carburant vendu dans l'Hexagone, a beaucoup moins baissé, de l'ordre de 5 %. L'association de consommateurs UFC-Que choisir le dénonce en estimant que les pétroliers « ne tiennent pas leurs promesses ».
L'Union 14/09/2006
Villepin répond à Sarkozy
Malgré l'unité affichée par les deux hommes lors de l'université d'été de l'UMP à Marseille, la rivalité entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, toujours déterminé à incarner la « rupture », persiste comme l'illustrent les piques qu'ils s'adressent mutuellement.
En déplacement hier dans l'Essonne, le Premier ministre a nettement pris ses distances avec l'instauration d'un service civil obligatoire, une proposition chère au PS et à l'UDF et reprise à son compte par le président de l'UMP à Marseille.
« Je ne suis pas certain » que cela « corresponde aux aspirations des jeunes d'aujourd'hui », a lancé M. de Villepin, mettant aussi en avant le coût « considérable » d'une telle mesure, estimée entre « 3 et 5 milliards d'euros » par an.
Surtout, il a tancé le conseiller politique de M. Sarkozy, François Fillon, qui a évoqué mardi une réforme des régimes spéciaux de retraite au lendemain de la présidentielle de 2007. Il ne faut pas « monter certains Français contre d'autres », a-t-il mis en garde.
La semaine dernière déjà, M. de Villepin avait pris ses distances avec la proposition de son numéro deux d'en finir avec une carte scolaire largement détournée en estimant que sa suppression pure et simple provoquerait « plus d'injustice ».
Rejetant des approches « trop idéologiques », il avait lancé, ironique : « si demain, il y a un remède miracle, une idée géniale qui permet de faire mieux que la carte scolaire, eh bien nous l'étudierons ».
Le chef du gouvernement n'avait pas non plus manqué de faire le parallèle avec ceux qui trouvent « tentant de dire « on supprime les ZEP »», nouveau tacle contre M. Sarkozy, qui suggérait en début d'année de « déposer le bilan des ZEP ».
Coup sur coup
Le candidat potentiel de l'UMP à la présidentielle n'est pas en reste. Après avoir estimé dans Le Monde que la menace du veto à l'Onu contre la guerre en Irak était « inutile » - une pierre dans le jardin du duo exécutif Chirac-Villepin - il a lui aussi distillé quelques piques au cours de sa tournée de quatre jours aux Etats-Unis.
Le ministre de l'Intérieur - qui a posé pour les photographes en compagnie de George W. Bush comme pour mieux affirmer sa « rupture » avec la politique étrangère de Jacques Chirac - a mis en garde contre « une France arrogante ».
MM. de Villepin et Sarkozy ont, il est vrai, de lourds contentieux. Le premier a toujours imputé sa cuisante défaite sur le CPE à un lâchage de l'UMP et de son président. Le second reste persuadé de l'implication du Premier ministre dans l'affaire Clearstream, coup monté visant selon lui à l'abattre.
La rivalité entre les deux hommes pourrait se trouver de nouveau exacerbée par la remontée progressive de M. de Villepin dans les sondages. « Tout est plié » pour la désignation de M. Sarkozy comme candidat de l'UMP, lançait récemment M. Fillon. Les proches du Premier ministre ne l'entendent pas de cette oreille.
L'Union 14/09/2006
42 % des cadres ont perdu du pouvoir d'achat en 2005.
Selon les résultats de l'enquête Oscar publiée le 13 septembre par la CFDT, les bas salaires ne sont pas les seuls à subir une érosion de leur pouvoir d'achat. Le pouvoir d'achat des cadres a, certes, progressé en moyenne de 1,8 % en 2005, contre 1,5 % en 2004. Mais ce chiffre cache une perte de pouvoir d'achat pour 42 % d'entre eux, en tenant compte des primes et des promotions. Plus d'un cadre sur 10 n'a perçu aucune augmentation en 2005. Les disparités sont fortes et l'individualisation des salaires est de plus en plus discriminante.
LES ECHOS du 14/09/2006 (en page 4)
Attaque contre l'ambassade américaine en Syrie
Des hommes armés de grenades et de mitraillettes ont attaqué hier l'ambassade des Etats-Unis à Damas et essayé de faire exploser une voiture piégée, dans un assaut avorté qui a fait quatre morts.
Trois assaillants et un membre des forces antiterroristes syriennes ont été tués et quatorze personnes ont été blessées, selon des sources officielles. Mais les diplomates et les employés de l'ambassade n'ont pas été touchés, à l'exception d'un garde syrien qui a été blessé.
Cet attentat, qui n'a pas été revendiqué dans l'immédiat, est survenu au lendemain du 5e anniversaire des attentats du 11-Septembre aux Etats-Unis lancés par le réseau terroriste Al-Qaïda d'Oussama ben Laden.
L'attaque « terroriste » a échoué, a affirmé le ministre syrien de l'Intérieur Bassam Abdel Majid devant l'ambassade américaine dans le quartier d'Abou Remmeneh. « Elle n'a pas réalisé les objectifs souhaités par les criminels », a-t-il dit.
Alors que les relations entre Washington et Damas sont au plus bas, la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice a exprimé sa « gratitude » à la Syrie pour la réaction de ses forces de sécurité à l'attaque.
Du sang sur le trottoir
Les forces syriennes ont « désamorcé une voiture piégée garée par les assaillants devant l'ambassade », a affirmé l'agence officielle syrienne Sana.
Elle a aussi indiqué que l'attaque a été menée « par un groupe terroriste takfiri », une expression qui désigne des extrémistes islamistes. Mais elle n'a donné aucune précision sur ce groupe.
Des images de la télévision tournées juste après l'attaque ont montré une voiture calcinée, d'abondantes traces de sang sur un trottoir ainsi qu'une camionnette blanche intacte chargée de bouteilles de gaz. Mais des employés municipaux se sont employés à effacer rapidement les traces de l'attentat.
Une porte d'entrée de l'ambassade réservée au public a été criblée de balles mais la vitre blindée a résisté. Les explosions et la fusillade ont retenti dans tout le quartier d'Abou Remmeneh, qui abrite plusieurs ambassades mais aussi des bureaux de la présidence syrienne.
Selon un communiqué de l'ambassade des Etats-Unis, « le gouvernement syrien a promis une coopération totale sur la sécurité ». La France, dont l'ambassade à Damas est toute proche de celle des Etats-Unis, a annoncé le renforcement de la sécurité de sa chancellerie.
De fortes tensions opposent les Etats-Unis à la Syrie. Washington a imposé en 2005 des sanctions économiques contre Damas, accusé de soutenir le terrorisme en abritant notamment des formations palestiniennes radicales et d'appuyer la rébellion en Irak.
Lundi, le réseau Al-Qaïda avait proféré de nouvelles menaces contre les Etats-Unis et ses alliés au Proche et Moyen-Orient.
L'Union 13/09/2006
Retraites : Fillon annonce une réforme des régimes spéciaux après 2007
François Fillon a annoncé hier, au beau milieu du duel parlementaire sur la privatisation de GDF et de manifestations syndicales, une réforme rapide des régimes spéciaux de retraites en cas de victoire de la droite en 2007, ravivant des tensions persistantes à l'UMP.
Le conseiller politique de Nicolas Sarkozy, dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France, a déclaré que les retraites spéciales « devront être réformées au début de la prochaine législature » et que « cela figurera dans le projet de l'UMP ».
Dès l'ouverture de la séance au Palais-Bourbon, la gauche portait le fer dans la plaie. Citant des propos de Nicolas Sarkozy du 15 juin 2004 garantissant la pérennisation des retraites des gaziers et électriciens, François Brottes (PS) s'élevait contre « un reniement de plus ».
Villepinistes contre sarkozystes
Le président de la commission des Affaires économiques, Patrick Ollier (UMP), un peu gêné, assurait qu'il y avait « débat au sein de l'UMP ». « Des gens, qui ne sont pas forcément d'accord entre eux, s'expriment, et un congrès aura lieu dans quelques mois pour trancher », répondait-il en séance.
Dans les couloirs, le villepiniste Jean-Pierre Grand tempêtait, exigeant que M. Sarkozy « désavoue » M. Fillon, accusé d'avoir sorti « ce chiffon rouge pour exciter la gauche et les syndicats ». « Ca ne peut pas être involontaire », ajoutait-il, soupçonnant les sarkozystes de vouloir saboter le projet de privatisation porté par le Premier ministre Dominique de Villepin.
« Je n'ose pas imaginer qu'on puisse vouloir mettre de l'huile sur le feu », confiait l'UMP Yves Bur, tandis que le chef de file des députés UMP, Bernard Accoyer, rappelait à l'ordre ses troupes lors de la réunion de groupe en les sommant de « ne pas se tromper de combat » dans la perspective de 2007.
Les porte-parole de l'UMP, Valérie Pécresse et Luc Chatel, tentaient de temporiser, assurant qu'il s'agissait simplement de la « position personnelle » de l'ancien ministre et que « rien n'était tranché ». « C'est une coïncidence de calendrier, il n'y faut pas y voir davantage », rassurait Mme Pécresse. M. Accoyer affirmait que l'interview datait d'une dizaine de jours.
Le président du groupe PS, Jean-Marc Ayrault, enfonçait alors le clou en évoquant des propos « révélateurs d'une conception autoritaire du pouvoir ». « On est loin du gaullisme ! », ironisait-il. Pour les communistes, Marie-George Buffet jugeait « choquante » la volonté de remise en cause des régimes spéciaux.
Quant à l'UDF, favorable à une telle réforme, son président François Bayrou et son porte-parole François Sauvadet relevaient que cette annonce intervenait alors que l'UMP est « au gouvernement depuis cinq ans ».
L'Union 13/09/2006
50.000 billets à 5 euros pour les 25 ans du TGV
La SNCF va faire une « vente flash » de 50.000 billets TGV à cinq euros le 21 septembre, pour des allers simples en seconde classe en France entre le 5 octobre et le 9 décembre, dans le cadre d'une série d'offres commerciales destinées à marquer les 25 ans de la naissance du TGV.
Ces billets ne seront pas contingentés en fonction du type de train et de destination, mais ne seront ni échangeables, ni remboursables. Et il ne sera pas possible d'acheter plus de six billets par personne.
Cette opération s'inscrit dans une série de promotions et d'opérations commerciales (jeux concours) entamée par la SNCF au printemps, pour marquer successivement les cinq ans du TGV Med, les dix ans du Thalys et les vingt-cinq ans du TGV.
Le TGV a transporté 100 millions de voyageurs en France et en Europe en 2005 et 1,2 milliard de voyageurs depuis 25 ans, selon la SNCF. Quelque 650 TGV circulent chaque jour sur le réseau ferré français. Le premier TGV a circulé fin septembre 1981 entre Paris et Lyon à 260 km/h.
L'Union 13/09/2006
Les jeunes fument moins mais se saoulent davantage
La consommation de tabac recule chez les jeunes Français de 17 ans et l'alcool et le cannabis ont atteint un palier, selon l'Enquête sur la santé et les consommations lors de l'appel de préparation à la défense 2005, dont L'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) a publié les premiers résultats.
Par rapport à l'année 2003, on note dans l'étude 2005, un recul de cinq points de l'expérimentation de tabac (72 %) et de la proportion de fumeurs quotidiens (34 % chez les garçons et 32 % parmi les jeunes filles).
Concernant l'alcool, l'usage régulier, qui reste surtout masculin, décroît par rapport à 2003 (18 % des garçons au lieu de 21 % ; et 6 % des filles au lieu de 7 %).
En revanche, les ivresses régulières, qui concernent également surtout les garçons, apparaissent en hausse passant de 7 à 10 %. Au cours des 30 derniers jours, presque un jeune sur deux (46 %) dit avoir bu au moins cinq verres d'alcool en une seule occasion, 2,2 % déclarant l'avoir fait au moins 10 fois. « Cette consommation correspond au phénomène du binge drinking (consommation excessive d'alcool) anglo-saxon », commente Jean-Michel Costes, directeur de l'OFDT, qui note que ce comportement est en augmentation mais reste en France trois à quatre fois inférieur aux taux enregistrés dans le Nord de l'Europe, particulièrement en Grande-Bretagne.
Les usages réguliers de cannabis sont stables par rapport à 2003, à des niveaux proches de ceux de l'alcool : 15 % pour les garçons et 6 % pour les filles.
L'Union 13/09/2006
Garde partagée allocations partagées
En cas de garde alternée, les deux parents pourraient se partager les allocations familiales. Le projet sera débattu cet automne.
En théorie, chaque parent ayant choisi la garde alternée de leurs enfants, devrait toucher la moitié des prestations familiales. C'est logique. Mais jusqu'à présent la Caisse d'allocations familiales (Caf) verse systématiquement la prestation au parent chez qui l'enfant est officiellement domicilié. Le code de la Sécurité sociale est clair : « l'allocataire est celui des membres du couple au foyer duquel vit l'enfant ».
Mais quand l'enfant a deux domiciles, qu'il vit alternativement une semaine chez son père et une semaine chez sa mère, il n'y a pas de raison pour que les allocations familiales ne soient pas perçues par les deux parents pour moitié. Le ministre délégué à la Sécurité sociale vient de créer un groupe de travail chargé de plancher sur le sujet. La garde alternée, si elle a longtemps été décriée par les psychologues invoquant le fait qu'à chaque changement de maison, l'enfant devait faire le deuil de l'autre parent, est inscrite dans la loi depuis le 4 mars 2002.
« Elle est inégalement vécue par les enfants », témoigne maître Laurence Doué, avocate à Reims, « mais quand elle est mise en place, c'est que la plupart du temps, les parents s'entendent bien ».
Blocage
De nombreuses conditions doivent être réunies : ne serait-ce que la résidence dans la même ville, voire dans le même quartier pour que l'enfant ne soit pas trop éloigné de l'école fréquentée. Pour autant, la garde alternée n'est pas un long fleuve tranquille, surtout dès qu'il s'agit d'argent.
« S'il y a litige entre les parents en ce qui concerne les allocations familiales, la Caf ne tranche pas, le juge non plus », indique Me Doué. Et de citer des cas où la Caf était même contrainte de bloquer les paiements. « Dans ce cas extrême, les parents comprennent vite qu'il vaut mieux trouver un accord ».
Dans son cabinet, l'avocate conseille de mettre au point un partage des frais. « L'un paye la cantine, l'autre les fournitures scolaires. On s'arrange comme cela ».
La garde alternée reste un choix difficile à mettre en place. Si l'un des parents y est opposé, la loi donne la possibilité au juge de mettre le système en place de façon provisoire. Si l'essai est concluant, que l'enfant vit la situation sans dommage, le dispositif est pérennisé. Quand il y a blocage et que l'intérêt de l'enfant n'est pas préservé, le juge peut l'annuler et confier la garde à un seul parent.
Le ministère de la Justice a évalué à près de 10.000, le nombre de divorces qui donnent lieu à une garde alternée. Les modalités d'un partage des allocations restent un casse-tête pour les Caf surtout si le dispositif est généralisé à toutes les situations : garde à 20 % ou 30 % du temps et non pas moitié moitié. Il faudrait calculer au cas par cas le montant des prestations revenant à l'un et à l'autre. Non seulement des allocations, mais de toutes les prestations comme l'allocation logement ou l'allocation de rentrée scolaire.
Françoise Kunzé
L'Union 12/09/2006
PSA plonge les analystes dans l'expectative.
Désormais, le marché s'interroge sur le profil du successeur de Jean-Marie Folz, actuel président du directoire. Les analystes redoutent un maintien en l'état de la stratégie du groupe dont l'action décroche depuis quatre mois.
LA TRIBUNE du 12/09/2006 (en page 24)
L'Opep renvoie à plus tard une baisse de sa production.
L'organisation renvoie à une date ultérieure une probable réduction de son offre, alors que les prix du baril de brut ont perdu plus de 18 % de leur valeur depuis leur record historique du début août.
LA TRIBUNE du 12/09/2006 (en page 22)
Le nombre d'allocataires du RMI repart à la hausse.
Après avoir baissé au premier trimestre, le nombre de bénéficiaires du RMI a augmenté de 0,7 % entre avril et juin, à 1,111 million (mais 33 000 d'entre eux sont en contrat d'avenir).
LES ECHOS du 12/09/2006 (en page 4)
L'automobile a fait plonger l'activité industrielle cet été.
La production industrielle, qui avait connu un rebond de 2,4 % au mois de mai, vient de rappeler combien elle restait fragile. Après une stabilisation en juin, elle a reculé de 1,3 % en juillet, selon ce qu'a annoncé l'Insee le 11 septembre, ce qui accrédite la thèse d'une croissance économique encore très précaire dans l'Hexagone.
LES ECHOS du 12/09/2006 (en page 2)
Les finances des collectivités locales sont saines en 2006.
Selon Dexia, dans sa traditionnelle note de conjoncture des finances locales, leurs investissements devraient croître de 7 %. Les collectivités tirent profit du dynamisme de leurs recettes fiscales. Le taux des impôts locaux progresse de 2,4 % (Dexia ayant anticipé 2 %).
LA TRIBUNE du 12/09/2006 (en page 8)
Hypermarchés : les grands de la distribution sont prêts à bondir sur le marché indien.
Le distributeur britannique Tesco pourrait lancer une chaîne de supermarchés en partenariat dès 2007. Bien que le marché soit toujours fermé aux étrangers, Carrefour et Wal Mart sont à l'affût. Seuls 3 % du marché indien seraient captés par la distribution organisée.
LA TRIBUNE du 12/09/2006 (en page 13)
Free lance la bataille du très haut débit en France.
Le 2e fournisseur d'accès à Internet de France va investir 1 milliard d'euros d'ici à 2012 dans un réseau de fibres optiques. Paris aura accès au très haut débit dès 2007, la proche banlieue et les grandes agglomérations suivront. Ce réseau, d'une puissance 5 fois supérieure à l'ADSL, permettra d'avoir la télévision haute définition et de télécharger des films.
LA TRIBUNE du 12/09/2006 (en page 2)
Les syndicats de PSA Peugeot Citroën divisés sur le bilan de Jean-Marie Folz.
Surpris par le prochain départ en retraite du président de PSA au premier trimestre 2007, les représentants syndicaux ne font pas la même analyse des années Folz et ne dénoncent pas tous d'une même voix le retour au travail précaire.
LES ECHOS du 12/09/2006 (en page 26)
Ford pourrait supprimer 40 000 postes en Amérique de Nord.
Le constructeur automobile s'apprête à durcir son plan de restructuration et devrait accélérer les sorties de nouveaux véhicules Ford, Lincoln et Mercury aux Etats-Unis.
LES ECHOS du 12/09/2006 (en page 26)
La mondialisation a survécu au terrorisme.
Cinq ans après les attaques du 11 septembre 2001 entraînant l'effondrement des tours du World Trade Center à New-York, l'économie mondiale affiche une santé robuste. Mais un attentat de plus forte ampleur ou un conflit entre les Etats-Unis et l'Iran pourraient sonner le glas de la mondialisation.
LA TRIBUNE du 11/09/2006 (en page 37)
Contrats de projets : les régions s'estiment négligées sur les transports et la recherche.
Les premières discussions autour des mandats de négociation des préfets sur les futurs contrats de projets sont peu fructueuses. Les positions des uns et des autres sur les transports et la recherche sont très éloignées. Les propositions des représentants de l'Etat qui rendront compte du résultat de leurs échanges dans la première quinzaine d'octobre, font trop peu de cas au goût des présidents de région des priorités que ceux-ci souhaitent voir inscrire dans ces contrats. D'ailleurs, la plupart continuent de menacer de ne pas les signer à la fin de l'année.
LES ECHOS du 11/09/2006 (en page 5)
Conjoncture.
Selon son enquête mensuelle publiée le 8 septembre, la Banque de France prévoit une progression de la croissance de 0,4 % au 3e trimestre. Cette estimation porte l'acquis de croissance à 2,1 % sur l'année.
LES ECHOS du 11/09/2006 (en page 2)
SA doit trouver un successeur à Jean-Martin Folz.
PSA recherche d'urgence un nouveau patron du directoire pour début 2007 car, à la surprise générale, Jean-Martin Folz a annoncé le 8 septembre son départ en retraite pour le début de l'année prochaine et ce alors qu'il n'a pas encore 60 ans. Une décision inattendue, dans un moment délicat pour un groupe farouchement indépendant dont les résultats commerciaux et financiers patinent. La famille Peugeot, qui détient 30 % du capital, va devoir trancher à cette occasion sur le maintien ou non de cette stratégie d'indépendance alliée à de multiples coopérations.
LA TRIBUNE du 11/09/2006 (en page 2)
Arcelor Mittal.
Le numéro un mondial de l'acier vient de lancer la vente de son usine allemande de poutrelles lourdes située à Unterwellenborn, en Thuringe (670 salariés). Il doit en céder deux autres en Italie et en Pologne conformément à l'accord passé avec les autorités européennes de la Concurrence.
LES ECHOS du 11/09/2006 (en page 26)
Renaud Dutreil veut faire des chambres de commerce le guichet unique des PME.
Lors de d'Université d'été de l'Assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie (ACFCI), les 7 et 8 septembre, le ministre aux PME a proposé de faire des CCI et des Chambres de métier "le guichet unique pour les entreprises" en ce qui concerne leurs formalités administratives. "Les CCI sont déjà le guichet unique pour la création d'entreprise, je souhaite que nous allions plus loin l'année prochaine et nous allons y réfléchir avec le ministère du Travail". Beaucoup d'entreprises "passent par ignorance à côté de subventions auxquelles elles ont droit" a expliqué le ministre délégué, pour qui un guichet unique serait "plus efficace" et qui considère "évident" que ce rôle revienne aux CCI. Jean-François Bernardin, président de l'ACFCI, a approuvé ce constat. "Le contact direct avec l'entreprise, c'est notre nature profonde ; les CCI, on s'en sert et on les modernise, ou on les tue."
LES ECHOS du 11/09/2006 (en page 2)
Business schools : les "masters" français trustent les premières places en Europe.
Sept écoles de l'Hexagone figurent en tête du classement publié par le "Financial Times" (HEC Paris, CEMS, ESCP-EAP, Grenoble Graduate School of Business, EM Lyon, Essec, Edhec), Reims Management School y figuant à la 28e place. HEC et l'ESCP-EAO confirmant donc leur position de leaders, sont particulièrement bien notées pour leur ouverture internationale, l'insertion professionnelle de leurs diplômés et leurs salaires à l'embauche. Le classement des masters en management européens du "Financial Times".
LES ECHOS du 11/09/2006 (en page 4)
Le retour aux sources de Benoît XVI
Le pape Benoît XVI a entamé hier en Allemagne une visite de six jours dans sa très catholique Bavière natale, qui l'a accueilli en liesse pour ce périple religieux qui est aussi un retour aux sources personnel.
Le souverain pontife semblait détendu à sa descente d'avion à l'aéroport Franz Joseph Strauss, près de Munich. Il a été accueilli par le président allemand Horst Köhler et la chancelière Angela Merkel.
Sous un soleil resplendissant et une température estivale, le pape a assisté aux honneurs militaires et écouté l'hymne allemand. Des centaines de personnes, notamment des Bavarois en costume traditionnel, étaient rassemblées sur le tarmac pour honorer la venue de l'ancien cardinal allemand Joseph Ratzinger.
« C'est la première fois que je reviens en Bavière depuis que j'ai pris ma place au Saint-Siège », a affirmé le pape devant une tribune où avaient pris place plusieurs centaines d'invités d'honneur. « J'ai de nombreux souvenirs de gens et d'événements qui m'ont fortement marqué », a-t-il ajouté.
L'ancien cardinal allemand et ex-préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi s'est rendu en fin d'après-midi sous bonne escorte au centre de Munich, ville où il fut archevêque jusqu'en 1982, avant d'être appelé au Vatican par son prédécesseur Jean Paul II.
Trois messes
Plusieurs centaines de milliers de personnes étaient rassemblées sur la Marienplatz, la grande place au cœur de Munich. Ce voyage, qui s'achèvera le 14 septembre, sera aussi l'occasion pour Joseph Ratzinger de se rendre demain à Marktl-am-Inn, son village natal, et mercredi à Ratisbonne chez son frère aîné Georg.
Le pape célébrera trois messes en plein air à Altötting, Ratisbonne et, la plus importante à Munich aujourd'hui, où sont attendues quelque 250.000 personnes.
L'Union 10/09/2006
11-Septembre : de New York au Colorado une journée de commémorations
De minute de silence en discussions dans les écoles, de concerts en veillées, les Américains vont vivre demain au rythme des commémorations du 5e anniversaire des attentats du 11-Septembre.
Le président George W. Bush a appelé ses concitoyens à mettre les drapeaux en berne et à observer demain un moment de silence à 8 h 46, heure de la première attaque, celle de la tour nord du World Trade Center.
Il se rendra lui-même sur les trois sites des attentats, à commencer par New York ce soir pour un dépôt de gerbe à Ground Zero et un office du souvenir en la chapelle Saint-Paul toute proche.
Demain, il prendra un petit-déjeuner avec des pompiers new-yorkais. Dans l'après-midi, il sera à Shanksville (Pennsylvanie, est), où s'est écrasé un des avions détournés par les pirates de l'air d'Al-Qaïda, puis il présidera une cérémonie au Pentagone, frappé par le 4e appareil.
A New York, les yeux seront tournés vers Ground Zero, symbole de la tragédie et cœur des commémorations. Les familles pourront déposer des bouquets au fond du site du World Trade Center, dont la reconstruction démarre à peine.
Deux rais de lumière
Reprenant une tradition désormais annuelle, époux et compagnons de victimes y réciteront les noms des disparus, entrecoupés de pauses pour marquer les attaques des tours jumelles et leur effondrement.
Les édifices religieux sont alors appelés à faire sonner leurs cloches, tandis que la Bourse devait respecter cinq minutes de silence avant l'ouverture des marchés. La nuit tombée, deux rais de lumière censés symboliser la présence des gratte-ciel détruits illumineront le ciel new-yorkais. Des familles, qui ont prévu une veillée sur place, ont appelé à allumer des bougies partout dans le monde, en mémoire de toutes les victimes du terrorisme.
Un autre groupe de proches devait réunir à New York une trentaine de victimes d'attentats du monde entier, pour discuter de solutions non-violentes au terrorisme.
Des initiatives s'annoncent des quatre coins des Etats-Unis, où l'événement domine les programmes télévisés : veillées dans le Massachusetts (nord-est), cérémonie à l'université du Colorado (ouest), minute de silence dans des commissariats de l'Illinois (nord) ou des villes de Floride (sud-est).
L'Union 10/09/2006
Chèque emploi service : tout le monde y gagne
Pour le ménage, les aides à domicile ou la garde d'enfants à l'extérieur, le chèque emploi service universel (Cesu) se veut la panacée. Mode d'emploi pour bien en profiter.
Pourquoi le Cesu ? Parce qu'il devrait créer de nombreux emplois, du lien social et du confort à domicile.
Lancé dans le cadre du plan Borloo, ce dispositif vient de remplacer, en l'améliorant, le « chèque emploi service » que les particuliers pouvaient déjà utiliser pour leurs petits travaux à domicile. Devenu « universel », il s'applique à un panel d'activités très élargi. On y retrouve le ménage, le repassage, le jardinage et toutes les prestations habituelles de « petit bricolage » et d'assistance aux personnes âgées ou handicapées.
Désormais, il sert aussi à financer du soutien scolaire, de l'assistance informatique ou des soins et promenades d'animaux pour les personnes dépendantes. On peut même s'offrir du gardiennage ou de la surveillance temporaire pour une résidence principale ou secondaire.
Cerise sur le gâteau, l'incitation fiscale est alléchante. 50 % des sommes versées sont déduites de l'impôt sur le revenu. Et le Cesu préfinancé ajoute un avantage déterminant. Comme c'est le cas avec le chèque vacances ou le ticket restaurant, l'entreprise (ou comité d'entreprise) peut prendre en charge une fraction de la valeur du chèque. Le montant de sa participation est laissé à son appréciation.
Par exemple, 3 euros sur un Cesu de 14 euros. Soit, pour l'utilisateur, un coût réel de 5,50 euros par chèque émis.
Contre le travail au noir
En résumé, les particuliers ont le choix entre deux formes de Cesu. Le premier est disponible dans les banques, le second, « préfinancé », dépend de la bonne volonté des employeurs. Pour les convaincre de s'engager, le ministre de l'Emploi et de la cohésion sociale a quelques arguments.
En simplifiant la vie personnelle des salariés, le Cesu devrait réduire leur stress au travail, une cause majeure d'absentéisme. Et si les mots ne suffisent pas, les chiffres aideront peut-être à sauter le pas. Pour une contribution Cesu de 100 euros, l'entreprise ne déboursera que 42 euros. Pour accorder l'équivalent sous forme de prime ou d'augmentation salaire, il lui en coûterait 104 euros.
De passage dans la région, Bruno Arbouet, directeur général de l'Agence nationale des services à la personne, a commenté les premiers résultats : « L'offre a explosé, la demande aussi. En 2005, on recensait 5.000 structures agréées pour les activités relevant du Cesu. Il en existe aujourd'hui 9.700. Le nombre de tickets bancaires est en progression constante, il s'en émet 1,2 million tous les mois. Quant aux chèques préfinancés, leur développement est très rapide : 2,5 millions émis en juin, 6 millions en août. »
Avec un prix de revient considérablement réduit et une facilité d'utilisation accrue, le Cesu se veut un bon outil de lutte contre le travail au noir. Le ministre Jean-Louis Borloo table sur 500.000 emplois nouveaux dans les trois ans. « Des emplois de proximité et non délocalisables », comme il le dit souvent. Le directeur de l'Agence nationale des services à la personne insiste sur ce point : « Dans un secteur massivement féminin où le niveau de rémunération n'est pas toujours satisfaisant, le Cesu doit permettre d'améliorer sensiblement les conditions sociales et de travail ».
Franck Leclerc
L'Union 10/09/2006
Commande record pour les chantiers navals de Saint-Nazaire
Les chantiers navals de Saint-Nazaire vont construire deux paquebots géants pour un montant record de 1,47 milliard d'euros, la première commande depuis leur rachat par le groupe norvégien Aker Yards en juin.
Cette commande dépasse celles conclues ces dernières années par les ex-Chantiers de l'Atlantique, notamment les deux paquebots commandés en novembre 2005 par l'Italien MSC (Mediterranean Shipping Company) pour plus d'un milliard d'euros, ou le Queen Mary II, livré en 2003. « C'est un moment exceptionnel ! », s'est félicité Jacques Hardelay, le PDG d'Aker Yards France. La commande de l'armateur NCL « nous donne de l'oxygène », mais va seulement permettre aux chantiers de garder « une charge de travail normale », relève le pdg.
Le premier paquebot doit être livré en 2009, le deuxième un an plus tard et le contrat comprend une option pour un troisième paquebot à livrer pour le premier trimestre 2011.
L'Union du 8/09/2006
GDF : la gauche ouvre les hostilités
La gauche, communistes en tête, a ouvert les hostilités hier dès le début de l'examen du projet de privatisation de Gaz de France, bousculant le cours des débats à l'Assemblée nationale à coup de rappels au règlement et de suspensions de séance.
Au coup d'envoi, communistes et socialistes se sont emparés des problèmes de concurrence soulevés par la Commission européenne à propos de la fusion GDF/Suez pour perturber la discussion.
Ils ont refusé de commencer à examiner le texte avant d'avoir pu prendre connaissance de la lettre de griefs adressée par Bruxelles aux deux entreprises le 18 août, obtenant une première suspension de séance avant même que le ministre de l'Economie, Thierry Breton, puisse intervenir.
Après le discours de Breton, les députés de gauche sont remontés aussitôt au créneau, le président du groupe PCF, Alain Bocquet, sortant de son chapeau un artifice de procédure, inusité depuis 1940 : la réunion de l'Assemblée en « comité secret » (article 51 du règlement) pour permettre la lecture de l'intégralité de la lettre de Bruxelles. Cette demande a été rejetée par un vote des députés.
A huit mois de la présidentielle, PS et PCF veulent frapper fort et pour symboliser leur détermination, ils ont battu le record du nombre d'amendements déposés sous la Ve République avec 137.433 amendements sur un total de 137.629.
Les syndicats ne sont pas non plus restés inactifs, les fédérations CGT et FO de l'énergie organisant le même jour une consultation des quelque 70.000 salariés de GDF sur la privatisation, en préambule à une journée nationale d'action le 12 septembre.
L'Union du 8/09/2006
PME : Dutreil annonce 5.000 nouvelles « gazelles »
Le gouvernement va sélectionner « 4.000 à 5.000 » nouvelles « gazelles » dans le cadre du dispositif de soutien du gouvernement aux PME particulièrement dynamiques, a annoncé hier le ministre des Petites et moyennes entreprises, Renaud Dutreil.
« Nous comptons labelliser une nouvelle promotion de gazelles dans les mois à venir» , a-t-il expliqué.
Il s'agit de créer « un véritable statut social et fiscal » pour ces entreprises, a précisé le ministre.
Et Dutreil de déclarer : « Une entreprise dont la masse salariale aura progressé à un rythme compris entre 15 % et 20 % au cours de deux exercices, obtiendra le statut ».
Il a ensuite évoqué une période de croissance de trois ans. « Les entreprises dont la masse salariale aurait augmenté en 2004, 2005, 2006 bénéficieraient du statut de gazelle pour 2007, donc du gel de l'impôt sur les sociétés. »
Celui-ci sera effectif « pendant toute la période de croissance », indique le ministère. Il interviendra « dès le premier semestre 2007 » et sera inscrit « dans le projet de loi de finances 2007 », selon Renaud Dutreil, lequel n'en a pas précisé le coût.
Les « gazelles » bénéficieront d'un décalage du paiement des cotisations des salariés nouvellement embauchés, dont le délai n'est pas encore arbitré.
Un dispositif permettra d'attirer des cadres de grandes entreprises ou de la fonction publique, afin qu'ils ne soient pas pénalisés si, en cas d'échec, ils veulent réintégrer leurs précédentes fonctions, a indiqué le ministre en faisant savoir que le système sera opérationnel « dès le 1er janvier prochain».
L'Union du 8/09/2006
Natascha Kampusch laisse des zones d'ombre
Natascha Kampusch a impressionné par sa force de caractère et son aisance pour sa première apparition depuis son évasion fin août, mais en laissant des zones d'ombre sur sa captivité, notamment sur ses relations avec son ravisseur, estimaient hier les commentateurs. Mercredi soir à la télévision autrichienne ORF, elle a pour la première fois montré son visage, celui d'une jolie jeune fille « normale » de 18 ans, souvent souriante. Elle a parlé, avec des mots choisis, de ses peurs, de ses rapports de force avec son ravisseur et de ses projets, pour elle et les autres.
La demoiselle s'était évadée le 23 août après huit ans et demi de séquestration, l'homme qui la retenait Ð Wolfgang Priklopil, 44 ans Ð se suicidant le soir même.
A l'ORF, et dans deux autres interviews à l'hebdomadaire News et au quotidien Kronen-Zeitung, l'intéressée a exprimé sa claustrophobie, souvent enfermée après son enlèvement dans « ses oubliettes », une petite pièce souterraine «où (elle) frappai(t) les murs de ses poings ». Elle a dit son obsession de l'évasion : « Je m'étais jurée de grandir et devenir plus forte pour pouvoir m'enfuir ».
« Sûre d'elle et sans s'apitoyer, Natascha Kampusch a impressionné », résume le quotidien Kurier. Pourtant, souligne le journal, « malgré quelques réponses, bien des questions restent ouvertes » : elle a ainsi parlé beaucoup, et de façon positive, de ses relations avec sa mère, mais sans évoquer son père ; elle a aussi présenté « des versions différentes de sa fuite. Et sa relation avec Wolfgang Priklopil est restée un tabou ».
L'Union du 8/09/2006
Les producteurs d'huîtres d'Arcachon veulent être mis hors de cause
Sous le choc mais résignés, les ostréiculteurs du bassin d'Arcachon (Gironde) attendaient hier avec impatience la « vérité » au sujet des décès suspects de deux personnes (âgées) ayant mangé des huîtres, lesquels ont provoqué mercredi l'ouverture d'enquêtes sanitaire et judiciaire. « Pour nous, c'est fondamental qu'on soit lavé de ce soupçon », a déclaré le représentant de la filière ostréicole arcachonnaise, Marc Druart, à l'issue d'une assemblée extraordinaire ayant rassemblé près de 300 professionnels à Lanton, une commune du Bassin.
Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Dominique Bussereau, a indiqué qu'il n'y avait « pas de lien à ce jour » entre les décès en question et la consommation d'huîtres.
L'Union du 8/09/2006
En bref
Londres : Blair quittera le pouvoir d'ici un an
Tony Blair a annoncé hier, qu'il aurait quitté le pouvoir d'ici à un an, espérant ainsi calmer la guerre de succession déclenchée par son ministre des Finances Gordon Brown. Alors que son mandat à Downing Street courait théoriquement jusqu'en 2010, M. Blair, en proie à une rébellion ouverte de certains membres de son parti, a annoncé que le Congrès annuel travailliste fin septembre serait « son dernier en tant que leader ».
La Belgique démantèle un réseau néo-nazi
Les autorités belges ont annoncé hier le démantèlement d'un réseau néo-nazi au sein de l'armée qui envisageait des actions terroristes pour déstabiliser les institutions démocratiques du royaume. Les suspects ont été interpellés à la suite de perquisitions menées dans 5 casernes et 18 domiciles privés en Flandre (nord).
Israël lève le blocus au Liban
Les Libanais, qui se sentaient menacés par toutes sortes de pénuries, ont accueilli avec soulagement le début de la levée hier soir par Israël du blocus qu'il imposait à son voisin depuis près de deux mois.
Vague d'attentats en Irak
Le Premier ministre Nouri al-Maliki a signé hier un accord aux termes duquel son gouvernement prendra graduellement le commandement des forces armées irakiennes. Ce transfert survient alors qu'au moins 44 personnes ont été tuées dans des attaques en Irak, dont 31 à Bagdad, en dépit d'une opération de sécurisation de la capitale.
Russie : incendie dans un sous-marin nucléaire
Un incendie s'est déclaré dans la nuit de mercredi à jeudi à bord d'un sous-marin nucléaire russe en Mer de Barents tout près de la Norvège, sans créer de risque de contamination nucléaire. Un sous-officier de 35 ans et un matelot de 28 ans sont morts asphyxiés par les gaz émis dans la combustion de matériaux de l'intérieur du sous-marin et un matelot qui aidait à sortir les deux hommes du navire s'est intoxiqué.
L'Union du 8/09/2006
Bruxelles table sur une croissance de 2,5 % pour la zone euro en 2006.
La Commission admet que "tout danger n'est pas écarté", ne serait-ce qu'en raison des incertitudes sur le pétrole, mais elle se montre confiante sur le rythme de la croissance et la maîtrise de l'inflation.
LA TRIBUNE du 07/09/2006 (en page 9)
Ce que Dutreil promet aux petites entreprises.
Le ministre des PME veut aider les patrons à faciliter l'accès des salariés aux complémentaires santé.
LE FIGARO ECONOMIE du 07/09/2006 (en page 21)
Pôles de compétitivité : le gouvernement estime les objectifs atteints.
Le dispositif se rôde. Un an après sa mise en oeuvre, il aurait atteint ses objectifs. Plus de 500 M€ d'aides publiques sont à ce jour engagées en faveur de 500 premiers projets de recherche portés par les pôles de compétitivité. Les dispositifs d'exonération sociale et fiscale -simplifiés- sont en passe d'être bouclés. Le pôle mer Bretagne monte en puissance ; en Gironde, un parc industriel est en projet.
LES ECHOS du 07/09/2006 (en page 6)
Privatisation de GDF : les députés dans la bataille.
Les députés entament cet après-midi l'examen du projet de loi ouvrant la voie à la privatisation de GDF, un préalable indispensable à sa fusion avec Suez. Deux semaines de débats mouvementés s'annoncent, l'opposition promettant de livrer une bataille sans précédent.
LES ECHOS du 07/09/2006 (en page 20-21)
Presse : "L'Usine nouvelle" fait peau neuve pour freiner la baisse de ses ventes.
Confronté à une forte chute de ses ventes depuis 2001, le magazine veut reconquérir des lecteurs avec une nouvelle formule qui paraît ce jeudi 7 septembre. L'objectif déclaré est de revenir aux fondamentaux du journal -à savoir l'industrie- sans abandonner l'information économique.
LES ECHOS du 07/09/2006 (en page 25)
LVMH : le résultat net grimpe de 46 % au premier semestre.
Au premier semestre, la marge d'exploitation du numéro un mondial du luxe flirte avec les 19 % et son bénéfice net a bondi de 46 % dans le sillage d'une vigoureuse croissance des ventes. Les sacs, comme les champagnes et les cognacs du groupe comptent de plus en plus de clients dans les pays émergents (vins et spiritueux + 11 % pour le résultat opérationnel courant).
LES ECHOS du 07/09/2006 (en page 23)
Ciments Français bien orientés au premier semestre.
Nouvelle embellie pour les résultats de Ciments Français (présent dans la Marne) au premier semestre avec un bénéfice net part du groupe en hausse de 46,2 % et un résultat brut d'exploitation qui grimpe de 52,9 %.
LES ECHOS du 07/09/2006 (en page 22)
Remboursement de la prime pour l'emploi : Villepin calme le jeu
Quelque 125.000 chômeurs devant rembourser des trop-perçus de prime pour l'emploi en seront finalement dispensés, a promis hier Dominique de Villepin, réagissant sans tarder au tollé provoqué à gauche par leur situation.
Le Premier ministre a demandé à son ministre du Budget, Jean-François Copé, « de procéder à un examen au cas par cas de la situation » des 125.000 autres personnes concernées par ces remboursements de prime pour l'emploi (PPE).
Bercy avait indiqué plus tôt dans la journée que 250.000 personnes qui avaient opté pour la mensualisation allaient devoir rembourser des trop-perçus touchés depuis le début de l'année, confirmant une information parue dans le Figaro.
M. de Villepin, qui avait annoncé la semaine dernière une revalorisation de la PPE pour soutenir le pouvoir d'achat, « a en particulier demandé que le remboursement puisse être écarté, lorsque la situation le justifie, notamment pour des personnes ayant perdu leur emploi », a précisé Matignon.
La moitié des 250.000 bénéficiaires est dans ce cas, selon Bercy. L'autre moitié est constituée de personnes ayant bénéficié de hausses de salaire les rendant inéligibles à la PPE.
Pour ceux qui devront quand même rembourser, « des délais de paiement pourront être accordés », ajoute de Matignon.
Tollé
Dès l'annonce de l'obligation pour certains de rembourser, les associations de défense de chômeurs et la gauche étaient montés au créneau, demandant au gouvernement de « renoncer » à ce recouvrement.
La CGT-chômeurs s'est élevée contre une « punition » des chômeurs, tandis que le PCF qualifiait cette nouvelle de « piège injuste pour des familles à faible pouvoir d'achat » et que le député PS Didier Migaud dénonçait le « sens de l'injustice sociale » du gouvernement.
C'est la première fois que des foyers vont devoir rembourser des sommes à l'Etat au titre de la PPE car la mensualisation, qui concerne 1,5 des 9 millions de foyers fiscaux bénéficiaires, n'est entrée en vigueur que cette année.
Les bénéficiaires mensualisés touchent de janvier à juin la moitié de la prime reçue l'année précédente, la régularisation intervenant fin août début septembre.
L'Union du 06/092006
Réforme de la justice : le projet est arrêté
Le gouvernement a bouclé le projet de réforme de la justice, lequel introduit micros et caméras chez les policiers pendant la garde à vue et le juge d'instruction seulement si le magistrat le décide, un compromis dégagé in extremis entre la Chancellerie et Nicolas Sarkozy.
S'inspirant des propositions de la commission d'enquête parlementaire sur le fiasco de l'affaire de pédophilie d'Outreau, le texte veut mieux protéger les droits de la défense et responsabiliser davantage les magistrats. Mesure phare : l'enregistrement, à partir de 2008, des interrogatoires en garde à vue pour les affaires criminelles, à l'exception des crimes organisés, et dans le cabinet du juge d'instruction, si ce dernier le décide de lui-même, ou à la demande du parquet ou des parties. Cette innovation doit permettre d'éviter toute contestation sur la manière dont des aveux, ou un témoignage, ont été recueillis.
La Chancellerie ne souhaitait au départ enregistrer que les gardes à vue, ce qui avait provoqué la colère des policiers contre cette mesure de « défiance ». Leur ministre Nicolas Sarkozy a poussé, au nom de l'équilibre, pour un enregistrement identique chez le juge.
La Chancellerie chiffre le coût de la réforme globale à 33 millions d'euros, sans compter ce que déboursera l'Intérieur pour équiper commissariats et gendarmeries.
Après les mises en cause de l'instruction d'Outreau menée par le juge Fabrice Burgaud, la réforme introduit pour les gros dossiers criminels la collégialité des magistrats regroupés en « pôles de l'instruction » dès septembre 2007.
Les juges qui violeraient délibérément les droits de la défense ou la présomption d'innocence seraient passibles d'une interdiction d'exercer seuls pendant 5 ans.
L'Union du 06/092006
Michel Delpech moins riche de 5.000 €
Le chanteur de variétés Michel Delpech a été condamné par le tribunal de grande instance (TGI) de Paris pour avoir modifié les musiques de deux de ses chansons dont il avait rédigé les paroles sans demander l'autorisation au compositeur.
Roland Vincent avait écrit la musique « Petite France » et « Nicholson and Co », enregistrées sur un 45 tours par Michel Delpech en 1987. Lors de la sortie, en octobre 2004, du nouvel album de l'artiste, intitulé « Comme vous », l'homme avait constaté que ses deux compositions avaient été reprises mais avec une autre mélodie.
Le premier n'a pas pu apporter la preuve qu'il avait eu l'assentiment du second pour modifier les deux chansons en cause. En conséquence de quoi, le chanteur a été condamné à verser au compositeur 5.000 euros de dommages-intérêts en réparation de son préjudice moral
L'Union 05/09/2006
A380 : l'avant-première de 474 privilégiés
Choisis parmi des milliers de volontaires, 474 salariés d'Airbus ont eu hier la chance de valider le premier « vol habité » du géant des airs.
AIRBUS a réalisé hier avec succès au départ de l'aéroport de Toulouse-Blagnac le premier des quatre vols destinés à tester le confort et les services de son avion géant A380, avec comme passagers 474 salariés choisis parmi des milliers de volontaires.
Au retour de ce vol de sept heures, tous les commentaires de ceux ayant accepté de parler à la presse insistaient sur le silence et l'espace dans la cabine.
« Fabuleux, impressionnant, on ne sent pas que l'avion décolle, il est très bien isolé, et quand on se croise on ne se gêne pas », a résumé Ludovic Lesbats, un jeune salarié d'Airbus Toulouse travaillant sur l'avion de transport militaire A400M.
L'A380, venu embarquer et débarquer ses passagers à quelques dizaines de mètres des terminaux de l'aéroport, a de nouveau stupéfait les curieux par ses dimensions (24 m de haut, 73 m de long).
« Les remarques qui m'ont été faites pendant le vol portent sur le silence, sur l'établissement très progressif de la poussée au décollage, personne n'a ressenti d'accélération brutale », a confirmé au retour le chef-pilote d'essais Jacques Rosay qui a parlé de « réussite totale ».
Parti à 10 heures, l'avion a parcouru 6.500 km au-dessus de l'Europe pour ce premier des quatre vols d'essai avec passagers baptisés « early long flights ». Ils doivent permettre à l'avionneur d'évaluer l'environnement et les systèmes cabine avant les phases finales de certification technique.
Questionnaires à remplir
15.000 salariés du groupe avaient postulé pour effectuer ces quatre vols.
Tous les passagers, originaires d'une douzaine de pays, principalement européens, devaient remplir plusieurs questionnaires pendant et après le vol. Airbus insiste sur l'importance des « commentaires humains » recueillis auprès de ces « vrais passagers » avant l'exploitation commerciale de l'appareil.
A bord, une équipe de 23 hôtesses et stewards appartenant à la compagnie allemande Lufthansa, renforcée par des personnels d'Airbus, a elle aussi testé les conditions de service.
Ce troisième A380 d'essais est le premier exemplaire ayant reçu un équipement de cabine complet. Il avait embarqué lundi une vingtaine d'experts cabine de l'avionneur et des équipementiers pour vérifier le conditionnement d'air, l'éclairage, l'acoustique, le système de divertissement en vol, les cuisines, les circuits électrique et d'évacuation des eaux usées.
C'est cet appareil, entièrement équipé à Hambourg en configuration triclasse, qui servira également aux trois autres vols d'essai cabine d'une durée de 10, 12 et 15 heures, prévus d'ici le 8 septembre.
Le tout premier A380, a effectué son premier vol le 27 avril 2005, sans sièges, mais bardé de testeurs électroniques. Depuis, cinq appareils d'essai ont totalisé 1.900 heures de vols en 600 vols sous toutes les latitudes.
L'Union 05/09/2006
« Horizon », un label aérien pour rassurer les passagers
Le gouvernement français a fini hier par lancer « Horizon », un label aérien décerné aux compagnies sûres et de qualité, après une série de mésaventures de touristes français bloqués à l'étranger et plus de deux ans après la catastrophe aérienne de Charm-el Cheikh.
« Ce label offre des garanties en matière de sécurité, de transparence et de qualité de service », a assuré le ministre des Transports, Dominique Perben. « Ce que nous voulons, c'est que les Français puissent voyager en sécurité ».
Pour le consommateur, ce label est assorti de l'assurance de « connaître exactement l'identité de la compagnie aérienne » proposée par son agence de voyage, a expliqué M. Perben.
Il implique aussi la garantie que ses réclamations soient suivies d'effet en cas de litige.
La liste des compagnies labellisées, consultable sur un site Internet, sera élaborée par le Comité national pour la sécurité et la transparence dans les transports aériens touristiques (CNTT).
« C'est un label qui a mis du temps à se mettre en place », en attendant la mise en place effective de normes de certification de compagnies aériennes, a commenté le président du CNTT, en exprimant l'espoir qu'il servira à « rassurer les consommateurs ».
L'Union 05/09/2006
Budget 2007 : le détail des mesures pour les PME.
A l'appui du projet de loi de Finances pour 2007, qui sera présenté le 27 septembre, Thierry Breton, le ministre de l'Economie et des Finances retient (en dépit des bons chiffres de l'été) une prévision de croissance de 2 % à 2,5 %, identique à celle de 2006. Le gouvernement a arrêté les grands points d'un nouveau dispositif fiscal en faveur des entreprises qui obtiendront au total 3,4 milliards d'€ d'allégements fiscaux et sociaux (programme "Gazelles" 150 M€ ; allègement de la taxe professionnelle 2,7 milliards d'€ ; aides aux restaurateurs 170 M€ ; modification sur les véhicules de société 40 M€).
LES ECHOS du 05/09/2006 (en page 3)
Paris : le parvis de ND devient « place Jean Paul II » sur fond de polémique
Le parvis de Notre-Dame s'appelle désormais également « place Jean Paul II », après la cérémonie hier en présence du maire de Paris, Bertrand Delanoë et de l'archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, marquant cet évènement.
En présence de quelque 3.000 personnes, le maire de Paris a rendu un hommage au défunt pape Jean Paul II, « sentinelle majeure des temps modernes », dont il a loué « la clairvoyance active, érigée, tel un rempart contre toutes les dérives intégristes ».
« Sa marque dépasse un cadre strictement spirituel pour s'exprimer dans le champ beaucoup plus vaste de l'humain », a-t-il dit à propos du pape mort le 2 avril 2005.
Une cinquantaine d'interpellations
En présence du nonce apostolique Fortunato Baldelli et du cardinal Lustiger, la plaque « Parvis Notre-Dame-Place Jean Paul II, 1920-2005, pape (1978-2005) », a été dévoilée au son du bourdon de Notre-Dame.
Placée sous haute surveillance policière, la cérémonie, précédée d'une manifestation des Verts, d'Act Up et des Panthères roses scandant des slogans comme « Delanoë honore un assassin », ou encore « Delanoë a oublié, sida 25 millions de morts », a été brièvement troublée par une dizaine de personnes qui ont jeté des tracts hostiles à Jean Paul II. Une « cinquantaine de personnes ont été interpellées » au total, selon la préfecture de police.
« Cet hommage a pu heurter des sensibilités. Mais la laïcité, la séparation de l'Eglise et de l'Etat, auxquelles je suis profondément attaché, n'impliquent en rien l'ignorance réciproque », a déclaré M. Delanoë sous les applaudissements.
En présence des représentants des cultes, il a salué le « geste historique » de Jean Paul II ayant exprimé la « repentance de l'Eglise sur ses propres silences devant la Shoah » et les « inlassables efforts à bâtir des ponts entre le christianisme et l'islam ».
La décision de donner ce nom au parvis de Notre-Dame - une proposition initiale de l'UMP reprise par le maire - a été votée en juin dernier au Conseil de Paris par une majorité inhabituelle PS, UMP et UDF.
L'Union 04/09/2006
Suez-GDF : la fusion étudiée au Parlement
Le début de l'examen au Parlement du projet de loi sur la fusion Suez/Gaz de France, qui suscite une vive opposition syndicale, marquera la semaine sociale. Au moment où s'ouvrira jeudi, à l'Assemblée nationale, l'examen du projet de loi sur l'énergie qui prévoit notamment la privatisation de GDF en vue de sa fusion avec Suez, les fédérations CGT et FO de l'énergie de Gaz de France consulteront les 50.000 salariés du groupe sur ce projet. Cette consultation précédera la journée d'action du 12 septembre appelée par l'intersyndicale (CGT, FO, CFE-CGC et CFTC) de GDF, avec des manifestations décentralisées et des arrêts de travail. Lundi soir, les syndicats CGT, FO, FSU, Unsa et CFE-CGC de fonctionnaires se réunissent pour envisager d'éventuelles initiatives communes. Les enseignants ont déjà prévu de faire grève le jeudi 28 septembre.
Tous dénoncent la suppression de 15.000 postes de fonctionnaires d'Etat dans le budget 2007 et la baisse du pouvoir d'achat, estimée entre 6 % et 7,3 % depuis 2000.
Mercredi, les syndicats des cafés, hôtels, restaurants (CHR) et le patronat de la branche, qui bataillent sur le temps de travail et les salaires, se retrouveront pour une énième fois pour un improbable accord dans ce secteur où la grille salariale date de 1997. Jeudi, les médecins à diplôme étranger entament une nouvelle série d'actions, dont une manifestation devant le ministère de la Santé, pour obtenir une reprise des négociations pour une pleine reconnaissance de leur statut.
L'Union 04/09/2006
Les devoirs à la maison d'une classe à l'autre
Maternelle et primaire : une demi-heure ou rien
Depuis 1994, il n'y a plus de devoirs à la maison pour les élèves des écoles primaires. « On laisse une liberté pédagogique aux maîtres qui ont la faculté de demander aux élèves de réviser ou de relire ce qui a été appris pendant la journée. Il ne peut y avoir du travail oral mais pas d'exercice d'application écrit », indique le ministère de l'Education.
En fait, il existe quelques exceptions. « Il est toléré qu'en CM2, les instituteurs donnent quelques travaux écrits », explique Philippe Decagny, directeur d'école et secrétaire du syndicat SE-Unsa dans la Somme. « Je ne trouve pas choquant que l'on puisse donner à faire le soir à la maison quelques exercices de calcul, pour que l'enfant assimile bien les opérations apprises en classe », confie l'enseignant.
Quoi qu'il en soit, en primaire, le travail à la maison ne peut dépasser une demi-heure par jour.
Au collège : une heure et demie
Au collège - comme au lycée - c'est également la liberté pédagogique qui prévaut. « Il n'y a pas de règles », indique le ministère de l'Education. Chaque enseignant est donc libre de donner des devoirs et des leçons dans une juste mesure. Lorsque les parents estiment qu'il y a des abus, ils doivent le signaler au professeur principal. Des régulations peuvent être faites également lors des réunions pédagogiques.
La charge de travail va crescendo d'une classe à l'autre. Exemple pour les sixièmes du Sacré-Cœur à Reims. « Le travail des élèves consiste d'abord à se rafraîchir la mémoire, à revoir ce qui a été étudié en classe la journée », explique Alain Gautier, professeur de français et responsable pédagogique. « Sont donnés ensuite, dans les principales matières, des exercices d'applications pour que les élèves puissent réinvestir à la maison les enseignements donnés en classe. »
La durée des devoirs est limitée. « Les élèves de sixième, s'ils utilisent bien leurs heures d'étude, peuvent en principe se permettre de ne pas avoir à travailler le soir. »
Les exercices donnés par les professeurs « sont systématiquement corrigés mais pas forcément notés, l'objectif n'étant pas de sanctionner mais de donner une indication sur l'appropriation des notions enseignées en cours », indique M.Gautier.
Au collège des travaux d'expression écrite ou des exposés importants peuvent être donnés aux enfants, mais dans ce cas, des délais d'une semaine à un mois sont accordés.
On estime que le temps passé pour les devoirs à la maison est compris chaque jour entre une demi-heure et une heure et demie, suivant les capacités d'organisation du collégien.
Deux heures en moyenne au lycée
Les principes sont les mêmes qu'au collège. Il revient aux équipes pédagogiques d'établir, avec équilibre, le volume et la nature des devoirs à la maison. Au lycée, le travail à la maison peut dépasser le simple cadre de l'exercice ou de l'apprentissage de leçon. Se multiplient les dissertations et les exposés. Mais à l'heure du multimédia, tout n'est pas simple. « Le problème, c'est que maintenant les enfants vont piocher sur internet et qu'il est difficile pour les enseignants de mesurer l'assimilation réelle des élèves », regrette Ghislaine Lefebvre, présidente de la fédération des parents d'élèves (FCPE) de la Somme. Par ailleurs, la répartition dans la semaine n'est pas toujours idéale. « On se retrouve certaines journées avec cinq matières en devoirs et d'autres avec aucune. Ce n'est pas facile à gérer au quotidien », se plaint la parente d'élève, qui souhaiterait en la matière une meilleure concertation avec les professeurs.
Les programmes montant en puissance dans la perspective du bac, la durée des devoirs peut atteindre deux heures par jour en moyenne, avec des variantes qui sont fonction des établissements et des spécialités. Ces durées peuvent bien sûr être largement dépassées pour les révisions du bac, échéance ultime de l'enseignement secondaire, pour laquelle l'élève est censé avoir atteint son plus haut niveau d'autonomie.
Julien Bouillé
L'Union 04/09/2006
Social SAMPI en liquidation judiciaire 40 salariés dans l'expectative
La quarantaine de salariés de SAMPI l'a appris hier, l'entreprise de peinture industrielle a été placée en liquidation judiciaire. Son activité cessera définitivement fin septembre.
La nouvelle est tombée comme un couperet, sans prévenir. Convoqués par leur patron hier matin pour une réunion extraordinaire, les salariés de l'entreprise SAMPI ont appris qu'ils ne reprendraient pas le travail lundi matin.
Le tribunal de commerce de Châlons, par une décision du 29 août dernier, a en effet placé la société en liquidation judiciaire.
SAMPI, entreprise de peinture industrielle et ravalement, compte une quarantaine de salariés, entre les ouvriers de terrain et le personnel de bureau.
Quarante salariés qui aujourd'hui sont dans l'expectative. « C'est le contremaître, qui va lui-même être licencié, qui nous a prévenus hier. Tout ça est fait à la va-vite ! » commente un salarié. L'un de ses collègues ajoute : « On nous a demandé de rapatrier l'ensemble du matériel et tout a été mis sous scellés. » La décision du tribunal de commerce prévoit toutefois une poursuite d'activité jusqu'au 30 septembre pour achever deux des chantiers en cours, à Guignicourt et Connantre. « Il va falloir faire le choix des personnes qui poursuivent ce travail », anticipe-t-on côté salariés. Dans la cour de l'entreprise, ils sont tous là, un peu perdus, attendant la deuxième réunion qui va permettre l'élection de leur représentant, comme l'exige la procédure.
« Qu'on nous paye notre dû ! »
Des hommes seulement, côté ouvrier. Certains ont été embauchés il y a moins de cinq ans, d'autres ont entre vingt et trente années de boîte. Les fumeurs allument cigarette sur cigarette. On regarde une fois encore l'affiche placardée sur la porte d'entrée qui annonce la décision de justice. « Viens m'embrasser une dernière fois ! », lance l'un des hommes à la secrétaire qui vient prendre son poste. Malgré le choc de l'annonce, on plaisante, on sourit encore, mais l'incertitude gagne. « Il n'y a pas encore eu de discussions, on ne sait rien, même pas si les gens des bureaux vont sauter aussi. » Pour tous, la priorité reste la même : « On veut qu'on nous paye notre dû ! » « Si on a un préavis et une prime de licenciement, ça ira. » Les discussions se poursuivent, pleines d'interrogations.
En fin de matinée, Jean-Pierre Rémy a été élu représentant des salariés. « Nous attendons maintenant la convocation avec le médiateur pour en savoir plus », a-t-il expliqué. Un rendez-vous qui devrait avoir lieu la semaine prochaine. Les salariés n'ont plus qu'à s'armer de patience.
Aurélie Juillard
Dominique Géraud, président de la SAS SAMPI préfère attendre la seconde réunion pour s'exprimer dans nos colonnes.
L'Union 02/09/2006
Maladie nosocomiale : 14 morts en 8 mois
Quatorze personnes sont mortes depuis le début de l'année dans des hôpitaux et maisons de retraite du Nord-Pas-de-Calais des suites d'une infection nosocomiale due à une bactérie dont une souche virulente est apparue en janvier en cas groupés pour la première fois en France.
Deux grands centres hospitaliers ont été particulièrement touchés : Valenciennes - où les premiers cas ont été signalés - et Lens, qui concentrent à eux seuls environ 60 % des cas.
Depuis début 2006, 227 personnes ont été touchées par cette bactérie, le clostridium difficile, dans quinze établissements de la région, a expliqué hier la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales (Drass).
Selon les autorités sanitaires, quatorze décès « sont considérés comme au moins partiellement imputables au clostridium difficile », une bactérie qui provoque des diarrhées et se transmet par « manuportage » ou à partir d'un environnement contaminé.
Les victimes sont en majorité des « patients âgés, qui ont reçu des antibiotiques et sont en général fragilisés par une pathologie sous-jacente, une insuffisance d'un organe (le rein, le cœur, le foie.) ou qui ont un cancer », a précisé le Dr Anne Carbonne, du centre de coordination de la lutte contre les maladies nosocomiales dans l'interrégion Nord. Les personnes décédées, dont l'âge médian est de plus de 80 ans, étaient « pour la plupart en moyen ou long séjour gériatrique, ou en médecine interne », a-t-elle précisé.
Pour la première fois en France, la bactérie, très fréquente dans les hôpitaux, s'est manifestée en cas groupés dans une forme très virulente, appelée « 027 ».
Une situation sous contrôle
Sur les 15 épisodes d'infection recensés, neuf sont ainsi liés à cette forme sévère, détectée en 2003 aux USA et au Canada et apparue en 2005 en Europe. Deux autres foyers sont liés à la souche habituelle et des analyses sont en cours pour les quatre autres.
La situation est désormais considérée comme « contrôlée » dans neuf établissements, la majeure partie des épisodes étant apparus en mai-juin, a expliqué le Dr Christian Lahoute, de la Drass.
Dans les six autres, la situation n'est « pas encore totalement maîtrisée » ou les autorités sanitaires manquent de « recul » pour le dire, a-t-il ajouté.
Quarante-cinq patients restent porteurs de la bactérie, dont 12 avec les symptômes de la diarrhée. « Plus de vingt » sont hospitalisés à Lens, selon Mme Carbonne.
L'Union 1/09/2006
Enrichissement d'uranium : l'AIEA confirme le refus iranien
L'Iran poursuit l'enrichissement d'uranium malgré les exigences du Conseil de sécurité de l'Onu et s'expose donc à des sanctions internationales, a constaté l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) dans un rapport publié hier à Vienne. « L'Iran n'a pas suspendu ses activités liées à l'enrichissement », déclare le rapport de l'agence nucléaire de l'Onu.
Par sa résolution 1696, le Conseil de sécurité avait donné à l'Iran jusqu'au 31 août pour suspendre toutes ses activités liées à l'enrichissement d'uranium et au retraitement.
Peu avant la publication du document, les espoirs de concessions de dernière minute ont été douchés par de nouvelles déclarations fermes du président iranien Mahmoud Ahmadinejad. « L'Iran ne renoncera jamais à l'énergie nucléaire pacifique et à son droit absolu » en matière nucléaire, a-t-il affirmé. « Le monde doit savoir que le peuple iranien ne cédera pas d'un pouce face à l'intimidation et n'acceptera pas d'être privé de ses droits », a ajouté M. Ahmadinejad .
Le président américain George W. Bush a rapidement réagi au rapport de l'AIEA. « Nous continuerons à coopérer étroitement avec nos alliés pour trouver une solution diplomatique, mais l'attitude de défi de l'Iran doit avoir des conséquences, et il ne faut pas permettre à l'Iran de fabriquer l'arme nucléaire », a-t-il déclaré.
L'Union 1/09/2006
CanalSat et TPS : fusion d'ici la fin de l'année
La France, à l'instar des autres pays européens, ne disposera à la fin de cette année que d'un seul bouquet satellitaire de télévision payante, après le feu vert hier du gouvernement français à la fusion de CanalSat et de TPS.
La décision du ministère de l'Economie intervient plus de huit mois après l'annonce du projet de rapprochement entre les deux frères ennemis, qui va donner naissance à un groupe baptisé provisoirement Canal+ France.
Ce nouvel ensemble sera détenu à terme à 65 % par le groupe Canal+ (contrôlé par Vivendi Universal), 20 % par Lagardère, 9,9 % par TF1 et 5,1 % par M6.
Le groupe Canal+ a assuré que cette opération se ferait « au bénéfice des consommateurs ». Dans l'immédiat en tout cas, la fusion des deux bouquets ne conduira pas à une augmentation de prix pour les abonnés.
Dans un premier temps, un abonné de CanalSat devrait recevoir en plus sans changement de tarif TF1, M6 et TPS Star (chaîne vedette du bouquet TPS) tandis qu'un abonné de TPS devrait avoir accès à Canal+ Le Bouquet (5 chaînes vedettes).
En 2007, une nouvelle offre sera progressivement mise en place, destinée à élargir le choix de chaînes sur les thèmes les plus fédérateurs (cinéma, sport, jeunesse, musique, documentaire, etc.), toujours en principe à des conditions de prix inchangées.
L'Union 1/09/2006
PS et syndicats dénoncent une « trappe à bas salaires »
La suppression de toutes les charges sociales au niveau du Smic pour les entreprises de moins de 20 salariés annoncée hier par le Premier ministre a été mal accueillie par le PS et la plupart des syndicats :
- François Hollande, premier secrétaire du PS, a estimé que cette décision est « une trappe à bas salaires », car « chaque fois que l'entreprise sera tentée d'augmenter les salaires, elle fera face à une hausse des charges ».
- Alain Bocquet, président du groupe communiste à l'Assemblée, a jugé qu'avec cette mesure le gouvernement « arrose le patronat pour tirer les salaires vers le bas ».
- Pour les Verts, Dominique de Villepin a annoncé « un petit catalogue de mesures qui surfent plus qu'elles n'accompagnent la croissance, sans effets véritables sur la situation de l'emploi ».
- Pour la CGT : « C'est une mesure qui va être une trappe à bas salaires parce que les entreprises n'ont aucun intérêt à payer les employés au-delà du Smic », a déclaré Eric Aubin, membre de la commission confédérale exécutive.
- La CFDT a jugé « inacceptable » cette mesure, estimant que cela va « amplifier la déqualification et les trappes à bas salaires ».
- Pour la CFTC, « les allègements de cotisations sociales patronales sur les bas salaires encouragent les entreprises à sous-payer leurs salariés ».
- Pour l'Unsa (Union nationale des syndicats autonomes), cette mesure « risque de bloquer toute évolution de salaire pour ces salariés et de constituer ainsi une véritable trappe à pauvreté ».
- Le Medef et la CGPME ont de leur côté salué l'annonce du Premier ministre : « Aider les TPE (très petites entreprises), car ce sont elles qui vont être concernées, ça ne peut qu'av oir un effet positif, un effet de levier parce qu'on sait que ce sont elles les plus créatrices d'emplois », a commenté la présidente du Medef Laurence Parisot. De même, la CGPME « approuve sans réserve » cette réforme « en rupture avec les simples mesures d'assistanat ».
L'Union 1/09/2006
Les exportations françaises de vêtements résistent à la concurrence asiatique.
Les industriels français de l'habillement ont continué à marquer des points sur les marchés étrangers au premier semestre. Les importations en provenance de Chine ont atteint un palier, conséquence du retour de quotas mi-2005.
LES ECHOS du 01/09/2006 (en page 20)
Citroën lance son nouveau monospace Picasso pour contrer Renault.
La firme dévoilera mardi son dernier-né, prévu en octobre. Le segment des monospaces compacts a crû de 2,6 % sur sept mois en Europe.
LA TRIBUNE du 01/09/2006 (en page 12)
Villepin fixe le cap sous l'embellie troyenne.
Lors du séminaire gouvernemental, Dominique de Villepin est venu avec de bonnes nouvelles et deux chèques d'un million d'euros pour la ville de Troyes : un pour la réhabilitation de l'église Saint-Nicolas et un pour le campus universitaire.
L'EST ECLAIR du 01/09/2006 (en page 2)
Patrimoine mondial : la France soutient la candidature de Troyes.
Le ministre de la Culture a annoncé hier lors du séminaire gouvernemental que Troyes mérite son classement au patrimoine mondial de l'Unesco et que le gouvernement français soutient la ville.
LIBERATION CHAMPAGNE du 01/09/2006 (en page 5)
Infos Reims et alentours haut de la page
Cormontreuil Humour et émotion à travers la danse
Présenté par la compagnie « Art-Terre », Ebauche, spectacle jeune public pour deux danseuses et une musicienne, puise sa source d'inspiration auprès de jeunes enfants présentant différents handicaps. Il aborde la question de la différence, en insufflant humour et décalage indispensables au voyage émotionnel. La rencontre de la danse à l'hôpital à travers des ateliers d'expression corporelle, danse contemporaine et musique, a nourri une recherche artistique sur laquelle Ebauche s'est construit. Tout un « bestiaire » de personnages au cœur tendre et à la folie douce traverse ce spectacle.
Chorégraphie : Catherine Pendelliau. Danse : Julie Barbier et Agnès Pancrassin. Musique : Laurence Bayerhofer.
Vendredi 6 octobre à 20 h 30 salle polyvalente boulevard d'Alsace-Lorraine à Cormontreuil.
L'Union 30/09/2006
Le vélo dans tous ses états
Dans le cadre des débats sur la mobilité, la ville de Reims met ce dimanche le vélo à l'honneur. Au programme : quatre vélos-villages au cœur de la ville et des animations pour mieux apprécier ce doux moyen de locomotion.
Vous avez un vélo ? Profitez-en. Dimanche, la cité des Sacres prendra des airs de cité cycliste. Quatre vélos-villages seront installés au cœur de la ville. « Le but est de montrer le vélo sous ses différents angles, ludiques et pratiques » explique Jean Manca, chargé de la communication de l'événement.
Le concept est simple : tous les cyclistes rémois et amateurs de vélo sont invités à enfourcher leur bicyclette pour se rendre du village sport au village cirque en passant par le village foire/expo et bien sûr, le village sécurité.
Chacun des sites proposera des animations en adéquation avec son nom : des shows free style réalisés par des riders professionnels au village sport, au marché du Boulingrin ; des tours de roues étonnants pour le clown Francy au village cirque situé place du Forum ; découverte de vélos anciens, géants, électriques, de monocycles et autres surprises pour le village foire/expo, place d'Erlon. Et des ateliers réalisés par la prévention routière pour utiliser le vélo en ville en toute confiance, au village sécurité, sur les Hautes Promenades.
Le vélo comme nouveau moyen de locomotion, pour ce dimanche, ce ne sera plus une utopie, enfin presque : « La circulation ne sera pas arrêtée car elle est peu importante le week-end ». Dommage !
La mobilité au programme
« Cette manifestation entre dans le cadre de la révision du plan de déplacements urbains. L'idée est d'inciter les citadins à s'exprimer sur les différents modes de déplacements et transports dans la ville » explique Jean Manca. La manifestation vélos-villages constitue un des week-ends à thème faisant partie du programme de discussion. Une façon de mieux appréhender toutes les possibilités de déplacement et de s'imaginer une ville accueillant tous les moyens de locomotion.
« Conférences et ateliers ont été mis en place pour pouvoir échanger sur ce thème. La population peut s'exprimer : on a disposé des boîtes à idées sur les lieux d'animations, on organisera un forum, des conférences, des débats et des expositions jusqu'à fin octobre. ».
Un mois pour s'exprimer sur le devenir de la ville, du paysage cycliste, piétonnier et automobile, autant de rendez-vous à ne pas manquer.
Anne-Lise Fournier
Les vélos en ville : encore du travail selon l'association Vél'Oxygène
« Environ 40 km de pistes cyclables à Reims et 135 sites équipés, c'est mieux mais ce n'est pas encore suffisant » remarque Patrice Perret, président de Vél'Oxygène et inconditionnel du vélo. Il remarque sans conteste une évolution mais pas toujours si positive : « Les bandes cyclables -espaces matérialisés par des bandes sur la chaussée, sans séparation spécifique- ne sont pas sécurisées. Elles ont été tracées dans des lieux pas toujours utiles comme les zones industrielles. A certains endroits, les passages sont si étroits, notamment rue Simon, qu'on n'ose s'y engager. On ne se sent pas protégé. »
Stationnement
Le fer de lance pour l'association, « C'est un réseau continu et sécurisé de pistes cyclables. Tout le monde reconnaît qu'il n'y a pas assez de pistes alors aménageons des couloirs de bus, des zones 30 sans pavés, autorisons les zones piétonnes aux vélos,. On refait les chaussées actuellement, c'est le moment de prévoir des pistes. »
Autre gros point noir pour l'association : le stationnement. « On voudrait une plus grande complémentarité entre les transports vélo/bus, surtout en gare. Mais pour cela, il faut aménager des box fermés pour stationner son vélo ».
Si Patrice Perret reconnaît les améliorations faites au niveau du nombre d'arceaux antivols et des pistes cyclables, il ne baisse pas les armes. Et à l'association, les idées pour mettre en avant le deux-roues fusent : « On aimerait à terme pouvoir proposer une carte du vélo à Reims avec un réseau de pistes cyclables et des arceaux ». Toutes les actions sont bonnes pour donner envie aux Rémois de prendre le vélo.
La ville s'organise pour promouvoir le vélo
Favoriser le vélo en centre ville, la question est toujours aussi difficile à régler : « La réalisation de pistes cyclables est assez problématique, surtout en centre ville » explique Florence Mobuchon, adjointe à la voirie, « on doit partager l'espace, qui n'est pas infini, entre les piétons, les cyclistes et les automobilistes. Mais on a trouvé une parade : les zones 30. » En 2001, 30 rues de la ville étaient classées zone 30. A la fin de l'année, 60 rues verront se croiser les différents usagers de la route. Un plus pour le réseau cyclable.
Un réseau en développement
Et ce n'est pas tout : un programme de création de pistes est en cours de réalisation. « Les travaux ont déjà débuté dans certaines artères, d'autres restent à entreprendre mais tout sera terminé à la fin de l'année » assure l'adjointe. 2600 mètres de nouvelles pistes et bandes cyclables en tout. Elles se situeront avenue de champagne (bretelle d'accès de Louvois et de Chaufferie à Vignoble), avenue Koenig (entre Maréchal Juin et l'hôpital), boulevard Wilson (entre Bonne Femme et Franchet d'Esperey), rue du Général Carré (du boulevard Pommery à Delattre de Tassigny) et rue du Champ de Mars (entre place Knoëri et Jacquart-Lemoine).
La ville passera de 20 km de pistes cyclables comptabilisées en 2001 à 43 km cette année. Et ça ne s'arrêtera pas là : « Il reste beaucoup à faire, on en est conscient. Avec le plan de déplacements urbains qu'on validera fin octobre de nouveaux projets devraient voir le jour pour 2007. On avance petit à petit ».
Que les fervents du vélo ne désespèrent pas donc. La situation devrait s'améliorer avec le temps.L'Union 30/09/2006
Cartonnerie : les cafés font l'ouverture
Pour lancer sa saison, la structure dédiée aux musiques actuelles lance cet après-midi un « barathon » : plusieurs concerts à la suite dans différents bistrots.
Pour lancer sa saison, la Cartonnerie donne une nouvelle édition de son festival Magnitudes. On en sera à la troisième. Et pour lancer ce festival lui-même, la structure dédiée aux musiques actuelles propose un « barathon ». Une sorte de marathon musical, qui a pour cadre les débits de boissons, les bars, d'où le nom. Là, ce sera une première fois.
Reims n'innove pas toutefois en la matière : « Ca se fait déjà dans d'autres villes, Colmar, Orléans, Mulhouse, Poitiers », indique Rodolphe Rouchaussé, responsable de la programmation « cartonnique », qui tente d'importer le concept dans la cité des sacres ; en précisant : « Officiellement, le public n'est pas obligé de consommer dans les lieux du barathon. »
Cela se passera ce samedi 30 septembre, ça démarrera à 15 heures pour se finir à 1 heure du matin. En chiffres bruts, cela donne : six bars, huit groupes, en dix heures. « Pas de grosses têtes d'affiche, commente le programmateur, en raison de l'exiguïté des lieux. » Les noms des artistes ne diront donc sans doute pas grand-chose à grand-monde, ce sera plutôt une découverte de talents.
Yukulele et électro
Les styles seront assez variés : les Rémois de Pauline easy revisitent les standards au yukulele tahitien, les Bretons de My name is nobody jouent un répertoire pop folk, alors qu'Infused donne davantage dans l'électronique.
Quant au festival Magnitudes lui-même, il débutera véritablement dès demain, dimanche 1er octobre, avec un concert à 18 heures à la Cartonnerie ; en vedette, les New-yorkais de « the Rapture ». Les connaisseurs devraient apprécier.
Antoine Pardessus
L'Union 30/09/2006
Deuxième décollage pour « Planète Campus »
Après le succès rencontré lors de la première saison, Radio Jeunes Reims relance, avec le soutien de l'Université, chaque soir dès 19 heures à compter du lundi 2 octobre l'émission quotidienne « Planète Campus », destinée aux 25.000 étudiants rémois.
Ce programme animé en direct par Stéphane Soares, et lancé il y a un an à l'initiative de Cédric Chevalier, adjoint au maire de la ville de Reims en charge de la vie étudiante, vise à créer un lieu d'information et d'échange sur la vie étudiante, les filières de formation, les associations, et bien sûr les loisirs et la culture.
Comme la saison dernière, des chroniques et des reportages sur les formations, les jobs et l'actualité culturelle ponctueront ce rendez-vous quotidien de deux heures, avec cette année des nouveautés qui vont faire leur apparition, comme des émissions événementielles à l'occasion de la rentrée, des journées portes ouvertes ou de l'inauguration de la nouvelle bibliothèque Robert-de-Sorbon.
Cherche correspondants
Les étudiants seront également invités à s'impliquer directement dans le contenu de l'émission en pouvant devenir des « correspondants » réalisant des reportages et des interviews sur les campus, et relayant l'ensemble de l'actualité étudiante auprès de la radio.
A noter que Radio Jeunes Reims anime pour la troisième année consécutive une Unité d'Enseignement Transversale sur « l'Initiation aux métiers de la radio » pour l'université. Les étudiants participants devront réaliser en fin de stage un reportage d'actualité d'une minute trente diffusable dans le cadre de la chronique « Campus & Co » de Planète Campus.
Planète Campus, en direct chaque soir du lundi au vendredi à partir de 19 heures sur Radio Jeunes Reims - 106.1 FM, et par internet sur www.radiojeunesreims.com.
L'Union 30/09/2006
Recettes : les quatre saisons de Lise Bésème Pia
Les amateurs de bonne recettes et d'anecdotes vont apprécier. L'Ardennaise Lise Bésème Pia publie cette semaine un très bel ouvrage intitulé : « Recettes traditionnelles de nos campagnes ».
« Quand Flammarion m'a contactée au salon du livre de Paris pour cette commande, j'ai été assez fière qu'on apprécie ma façon de raconter la cuisine à travers les coutumes, les fêtes des saints, les traditions, les saisons. » L'auteur, native de Sécheval, petit village ardennais situé entre la vallée de la Meuse et le plateau de Rocroi, a pu avec talent rassembler toutes ses connaissances pour composer un livre qui peut se raconter aux enfants tout en permettant ensuite aux parents de confectionner des recettes qui fleurent souvent bon la Champagne-Ardenne.
Du vin de mai à l'ail des ours
« J'ai pu remettre à la lumière les petits produits qu'on a perdus de vue, les plantes, gibiers, fruits de la forêt, les produits des rivières, des jardins, des potagers car je connais bien la campagne. J'ai été élevée par ma grand-mère qui cueillait les plantes et les séchait et qui m'a transmis son savoir et la connaissance de la nature. Comme ensuite j'ai été préparatrice en pharmacie, ça m'a aidée. »
Du 1er janvier au 31 décembre, du printemps à l'hiver, Lise Bésème Pia se plaît à retrouver les plats traditionnels le plus souvent à base de plantes, de fleurs et du roi cochon.
Nous avons retenu le petit vin de mai ou Maitrank, un petit mousseux à base d'aspérule odorante à la jolie fleur blanche, la lavande du Nord qui dégage une bonne odeur de foin une fois séchée. Une fleur qu'il fallait mettre sous la table des femmes qui accouchaient !
L'Ardennaise évoque aussi l'ail des ours remis au goût du jour par le cuisinier Marc Veyrat. « On en trouve près de l'abbaye du Mont Dieu. On utilise le bulbe, la feuille et la fleur et je l'utilise avec de la fleur de sel. »
L'été, l'auteur se rappelle du retour des lourds chariots de foin. L'occasion de boire une limonade à base de feuille de frêne et de croquer la fameuse tarte aux prunes des moissons une fois au frais dans la pénombre de la maison. Un plaisir presque aussi grand que celui de ramasser en automne les fruits secs dans les bois, de déguster des grives à l'ardennaise en cohet de fonte ou de savourer l'hiver une excellente daubière à la queue de bœuf aux carottes cuite au milieu des braises dans un ancien four à pain.
Lise Bésème Pia qui est à Reims aujourd'hui va présenter trois autres ouvrages d'ici la fin de l'année : « Croquez la pomme en Champagne-Ardenne », « Les confitures rares du potager » et « Galettes, gaufres, gaufrettes et sucres rouges du Nord-Est de la France. » Que du bonheur pour les fêtes et les papilles.
Alain Moyat
L'Union 30/09/2006
Les arts forains envahissent la place d'Erlon
Pendant un mois, Reims va vivre au rythme de l'innovation et de la création. Des dizaines de manifestations sont prévues sur des thèmes aussi variés que les métiers d'arts, la science, l'arbre, le goût.. Pour lancer le tout, huit compagnies d'arts de la rue vont venir animer dès demain le centre-ville. Ambiance assurée.
Après les machines étranges la semaine dernière, la place d'Erlon va à nouveau vivre au rythme de la fête ce week-end.
Et cette fois, ce ne sont pas moins de huit compagnies de France et de Belgique qui vont envahir, l'espace d'un après-midi festif, le centre-ville de Reims. Attendez-vous à être surpris, harangué, dérouté par ces artistes de rue.
Cette manifestation marque le lancement du mois de la création et de l'innovation à Reims (voir par ailleurs) et devrait drainer plusieurs milliers de personnes en centre-ville.
Seront donc au programme de ce samedi après-midi les compagnies d'arts de la rue suivantes :
La cabanes aux monstres
Une étrange toile de tente va s'installer sur la place. Haute en couleur, elle est construite à base de récupérations de métaux. A vous de tenter l'aventure à l'intérieur où, dans l'obscurité, tous les sens sont mobilisés, le tout dans une odeur de paille et une ambiance sonore envoûtante. Rapidement, les rires remplacent la peur.
Rue piétonne
Théâtre de mouvement, musique et masque, ce spectacle tout public a été conçu à l'origine pour une tournée en Scandinavie. L'histoire est celle d'un homme sans visage qui dompte une créature grise et larvaire ! Une danse magique, inattendue et pleine de grâce commence et entraîne les spectateurs dans un monde de poésie et de mystique. Mais soudain la créature étrange quitte son enveloppe. Un combat sans merci pour le pouvoir éclate.
Mécanique vivante
Cette compagnie propose un drôle d'engin : le bras de fer mécanique. Cet engin permet à chacun de découvrir son QIM (quotient d'intelligence musculaire). Une machine où les petites filles se révèlent parfois plus fortes que leur papa.
Le Réverbère
Tout est prétexte à la « casse » et à l'improvisation pour cet artiste de rue. Avec lui il faut s'attendre à tout comme en témoignent ses précédentes prestations à travers la France. Tchacheur, un brin frimeur, il emmène le public dans son délire, n'hésitant pas à le prendre à partie et à l'intégrer dans son spectacle. Petit truc : si vous êtes à une terrasse de café et qu'il demande à tout le monde de lever les mains, faites attention à ce que vous avez sur votre table. Il lui arrive régulièrement d'en profiter pour piquer un verre ou un plat !
Compagnie d'irque
Un spectacle muet qui en laissera plus d'un sans voix. Accompagné par une pianiste, une table, une chaise et des balles, on découvre avec plaisir la virtuosité du jongleur, l'audace de l'acrobate et une pointe d'humour.
Les bonimenteurs
Au Moyen-âge, ils étaient chargés d'attirer et de garder le public sur les places commerçantes. Les bonimenteurs sont de retour sous les traits d'une compagnie belge. Établie à Namur depuis sa création, La Compagnie des Bonimenteurs, une compagnie qui roule a remis au goût du jour cette idée de personnage de beau parleur. Composée d'une vingtaine de comédiens professionnels et amateurs, la compagnie a étendu son activité sur le territoire des arts de la rue en général avec de nombreuses saynètes.
Les Goulus
Carte blanche est laissée à cette compagnie créée en 2000 et l'on peut s'attendre à tout ! Ils sont capables en effet de tout avec des personnages aussi divers que la nounou, le lancier du Bengale, le boxeur, le marquis, les masseurs, les araignées, les Inkisitos (de drôles d'enquêteurs), les cupidons, les grands nains, les explorateurs.
Le carrousel
Un carrousel miniature en accès libre et destiné aux plus petits va être installé pour le plaisir des enfants.
L'Union 29/09/2006
Tir à l'arc : Sylvain Hellynck à deux doigts de l'exploit
Le double champion de France de tir « Beursault », Sylvain Hellynck a failli décrocher un troisième titre de champion de France. Il devra se consoler du titre de vice-champion.
Le junior de Fismes n'a pas pu éliminer le junior expérimenté sortant de « l'Insep » qui tirait dans cette catégorie pour la dernière fois. Mais sylvain Hellynck est patient : « Champion en 2003, 2005, pour moi c'est tous les deux ans ! Alors rendez-vous en 2007 !!! » se console-t-il.
Julien Hellynck, ex-international et ancien de l'équipe de France « Jeunes », qui avait tenu à soutenir son frère pour cette compétition, ajoute qu'à « ce niveau de compétition les changements de catégorie sont déterminants, l'adversaire de Sylvain que je connais très bien, car il fait aussi partie du haut niveau, était imbattable. aujourd'hui ».
Stupéfiant
La seconde surprise fut la stupéfiante progression des archers fismois. L'an passé deux d'entre eux avaient réussi à se qualifier.
Cette année, six d'entre eux étaient autorisés à concourir. André Larrate (il finit 10e), Ludivine Plantin (4e), et Alexis Camuzet ont accompagné Sylvain Hellynck à Montreuil (93) afin d'en découdre. Alexis Mariale qui bien que qualifié a déclaré forfait sur blessure. Thierry Camuzet qui entraîne bénévolement à la compétition les jeunes fismois a reçu les félicitations de Benoît Hellynck, le président de la Compagnie d'arc et père du champion, et de Marc Hansen Capitaine. Il ne lui reste plus qu'à continuer à appliquer la devise de la Compagnie : « Mieux faire, tu peux, tu dois. »
L'Union 29/09/2006
Nova Villa : un programme très complet
Juste rentré de Slovaquie, d'où il a rapporté des spectacles pour Méli'môme, Joël Simon jette un dernier coup d'œil au programme de Nova Villa, l'association qu'il dirige, dévolue aux enfants et à la jeunesse. Sur la couverture, un dinosaure vert, vu de dessous, pose ses pattes.
« C'est justement ce que nous voulons, laisser des empreintes pour les enfants en construction », se réjouit-il.
Pour la première rentrée depuis le déménagement rue de la 12e Escadre de l'aviation, une vraie saison s'annonce, avant et après le festival, baptisée « entre-deux ». Certes, Méli'môme, du 22 mars au 7 avril 2007, est toujours très attendu et s'étoffe d'année en année, mais Nova Villa s'appuie désormais sur trois piliers : spectacles, résidence d'auteur et formations.
Les spectacles, traditionnellement tournés vers la petite-enfance, s'ouvrent cette année sur la jeunesse, avec des entrées en collège et, pour la première fois, au lycée. Jusqu'à Noël, six spectacles vont réjouir petits et grands (voir encadré).
L'heure des contes, étayée de lectures, est toujours en place au Palais du Tau, deux dimanches par mois.
Les lectures à la médiathèque Cathédrale, pour jeune public, commencent dès dimanche avec des textes de théâtre de Claude Ponti.
Joël Simon et son équipe Vanessa Gaunel et Valérie Bordier veulent déplacer les spectateurs dans la ville, afin de mutualiser leurs forces et faire découvrir les beaux espaces rémois.
Après la Comédie ou le Manège, c'est au tour du musée Le Vergeur et du Grand-Théâtre de devenir des partenaires privilégiés de la petite enfance. Une opération avec la galerie du Cardo, qui présentera les illustrations du livre d'Elsie Herberstein, est même sur pied.
La venue de l'auteur québécois Francis Monty, en résidence à Reims dans le cadre d'un partenariat avec le Québec, permettra à « Ubu sur la table » de voir le jour.
Ceux qui ont vu « Léon le nul » s'y précipiteront sans doute.
Enfin, les formations, qui s'adressent à tous ceux qui veulent travailler sur la vie culturelle du jeune public, reviennent en force.
Association Nova Villa, tél. 03.26.84.81.38. Plus de précisions sur le site www.meli-mome.com
L'Union 29/09/2006
Reims : la galerie Condorcet fonctionne depuis… 1992 sans autorisation.
Malgré des avis défavorables successifs des commissions de sécurité depuis 1992, la galerie commerciale Condorcet est toujours ouverte au public. Située au cœur de ville dans un îlot d’habitations, elle abrite au rez-de-chaussée 25 boutiques qui emploient près d’une centaine de salariés. Du côté des commerçants qui auraient tous été convoqués à la sous-préfecture pour évoquer le dossier de leur boutique, on déplore globalement le côté tatillon des administrations.
L'UNION REIMS du 28/09/2006 (en page 3)
Contre la légionellose : du chlore dans les tuyaux
Les 80 logements susceptibles d'être contaminés par les bactéries ont subi hier une purge et une désinfection de leur réseau d'eau chaude.
La chasse aux bactéries de la légionellose s'est engagée hier comme prévu à Reims : les 80 logements du quartier Clairmarais susceptibles d'être contaminés (répartis entre six immeubles, notamment dans la rue Jules-Guichard) ont reçu la visite d'une entreprise de nettoyage mandatée par le Foyer rémois. Le traitement a comporté deux opérations : d'une part la désinfection du réseau d'eau chaude sanitaire, en y injectant du chlore ; d'autre part le démontage des parties sensibles de la tuyauterie, à savoir les extrémités : pommes de douche, embouts de robinets, flexibles. Ceux-ci devaient être ensuite carrément remplacés. L'ensemble de l'opération a duré toute la journée, entre 8 et 17 heures. A la suite de quoi, pour les locataires concernés, il est possible de boire à nouveau l'eau du robinet ; en revanche, pas question de prendre une douche avant le feu vert de la Ddass ! « Ce feu vert est lié aux résultats de l'étude des prélèvements qui seront effectués dans 48 heures à la suite de la purge et de la chloration, explique Sébastien Courtois, adjoint au directeur de l'organisme logeur. Cette étude sera faite par l'hôpital. Pour connaître ces résultats, cela peut prendre dix à quinze jours. » « Quinze jours sans douche, ça devient embêtant ! » reconnaissait Jean-Luc, habitant l'un des appartements concernés. C'est malheureusement ça, le principe de précaution ! Rappelons que cette opération de désinfection a été déclenchée à la suite de la multiplication des cas de la maladie à Reims ces dernières semaines, celle-ci faisant même un mort dans un des appartements du Foyer rémois de la rue Jules-Guichard.
Antoine Pardessus
L'Union 28/09/2006
Saveurs d'automne
L'association Saint-Brice Avenir convie les bricocorcelliens et tous les gourmets à son troisième salon gastronomique «Saveurs d'Automne», les samedi 30 septembre et dimanche 1er octobre à la salle des fêtes. Produits avicoles, fermiers, laitiers, produits du terroirs et pas seulement de Champagne-Ardenne, seront proposés à la vente et à la dégustation.
L'entrée est gratuite.
L'Union 28/09/2006
Witry-Lès-Reims Solidarité cancer
Seconde partie de l'opération «victoire sur le cancer», samedi 30 septembre à 15 heures et 20 h 30, à la salle des fêtes de Witry-lès-Reims, avec le spectacle "Rêve d'Orient" proposé par les danseuses orientales d'Houria Gauzelin.
Les places non réservées seront disponibles à l'entrée, adulte 8 €, moins de 12 ans 5 €. Les spectateurs sont attendus nombreux pour soutenir les malades au travers de l'association Oncobleuets à laquelle l'intégralité de la recette sera reversée.
L'Union 28/09/2006
La deuxième édition de la Corrida se prépare
On ne change pas une équipe qui gagne ! Les organisateurs de la première course « Corrida de Cormontreuil », élus de la commune et représentants du District Athletique Club de Reims, ont décidé de renouveler l'expérience de 2005 qui avait été un très beau succès.
«Pour une première édition, on peut remercier l'association DAC et tous les bénévoles qui se sont associés à cette très belle manifestation. De nombreuses personnes ont accepté de participer, afin de permettre que ça se passe dans les meilleures conditions de sécurité possible» a déclaré Jean Vigouroux, adjoint chargé de l'animation culturelle et sportive.
C'est en effet dans une ambiance sportive, mais familiale, que s'est déroulée la Corrida 2005.
La 2e édition aura lieu le 3 décembre 2006. Avec les mêmes épreuves et aux mêmes horaires : 13 h 15 : jeunes nés après 1995 : parcours d'1 km. 13 h 30 : jeunes nés entre 1992 et 1995 pour un parcours de 1,8 km. Et bien sûr, la Corrida, sur 8 km, pour adolescents et adultes, nés avant 1992.
Comme à l'habitude, la commune fait appel aux bénévoles - détenteurs d'un permis de conduire - pour l'encadrement. Il convient de souligner que l'idée de reverser 1 euro sur les droits d'inscription (de 3 euros pour les enfants et 7 euros pour les adultes) en faveur du Téléthon est maintenue.
Nous préciserons ultérieurement les détails et modalités d'inscription.
L'Union 28/09/2006
Bétheny La fête des associations se prépare pour novembre
C'est la quatrième fois que Bétheny organisera sa fête des associations, qui aura lieu le dimanche 19 novembre au gymnase Claudius-Caillot à partir de 10 heures. L'équipe d'organisation, autour de Jean-Pierre Bartholmé et Jean-Michel Pinot, a invité tous les responsables d'association à une première réunion afin de préparer les grandes lignes.
Bon nombre de présidents d'associations, assistés de quelques adhérents, ont participé à cette réunion, où il a été rappelé que l'objectif de cette journée serait bien sûr de présenter les diverses activités sportives, culturelles ou de loisir, existantes sur la ville de Bétheny.
C'est pourquoi les animations seront uniquement internes ; les intervenants extérieurs n'étant pas conviés. Des démonstrations sont prévues dans la petite salle, dans la grande salle et à l'extérieur.
Il a été décidé que le thème général de la journée tournerait autour de la connaissance de la commune. L'association des amis du vieux Bétheny a aussitôt proposé de préparer le questionnaire. Régulièrement, tout au long de la journée, il y aura des tirages au sort. Pour cela, les organisateurs ont donc besoin de lots.
Cette réunion a permis de gérer au mieux les détails techniques et les besoins en matériel.
Par exemple, chaque association doit d'ores et déjà penser au panneau de présentation pour son stand.
D'autres détails plus précis seront donnés lors de la prochaine réunion de préparation le lundi 6 novembre.
L'Union 28/09/2006
Directeurs déplacés ou mis sur la touche : le maire assume
Il a sanctionné l'adjointe Nicole Thomas-Mauro qui n'était pas d'accord avec sa politique. Il manage sans état d'âme les directeurs de service de la ville. « En patron » Jean-Louis Schneiter assume ses décisions.
Interpellé lundi soir par l'opposition sur sa gestion du personnel municipal, le maire l'a confirmé.
Il n'y a pas de place au sein de l'hôtel de ville pour des élu (es) ou des responsables qui ne sont pas d'accord avec la politique de sa majorité. Et à l'approche des municipales, il se montre un peu trop saignant s'indigne l'opposition.
« Déplacement d'un cadre du service des sports, suppression d'un poste de directeur général adjoint, mis à l'écart du directeur général des services. Il faut rétablir un climat serein parmi le personnel municipal », a demandé Michel Guillaudeau (PCF). « Le personnel n'a pas à être soumis à des tensions consécutives à l'approche de la fin du mandat. »
« A son retour de congés le Directeur général des services (DGS) a appris que vous mettiez fin à ses fonctions et qu'il devait les quitter le jour même. Même dans les entreprises les plus libérales, les dirigeants savent mettre les formes quand ils licencient », s'est étonnée Adeline Hazan (PS). « Et c'est par la presse que l'on a appris la nouvelle. En ce qui concerne la gestion du personnel comme sur la transparence des méthodes, la municipalité a encore du chemin à faire. »
Jean-Louis Schneiter a affirmé qu'« il pouvait citer sept à huit villes qui ont changé leur directeur en cours de mandat. Il ne s'agit pas d'un pouvoir régalien. Le DGS doit être en osmose totale avec la majorité. Il n'était pas exactement l'homme de la situation par rapport à la politique de la maison. Ce n'est pas un licenciement mais une décharge de fonction. Le comité technique paritaire a été informé et je ne crois pas que ça ait fait grand remous dans la maison. »
Et comme il en a pris l'habitude dans les situations extrêmes, le maire l'a rappelé à ceux qui pourraient l'oublier dans l'enceinte municipale où à l'approche des élections s'ourdissent petits complots et/ou autres petites lâchetés : « Je suis le patron ».
Alain Moyat
L'Union du 27/09/2006
Les oreilles de NTM ont dû siffler !
En mission à Bucarest, Nicole Thomas-Mauro, ancienne adjointe aux affaires européennes privée de délégation par le maire (1), démissionnaire de son poste et replacée au rang de conseillère municipale, a dû avoir les oreilles qui sifflaient lundi soir. On a plusieurs fois parlé d'elle en réunion de conseil.
C'est tout d'abord le communiste Michel Guillaudeau qui a dit « que cela n'allait pas changer grand-chose tant la délégation de Mme Thomas-Mauro était quasi fictive et qu'en cinq ans notre assemblée n'a jamais eu le compte rendu de son activité. » Un persiflage auquel a sèchement mis fin le maire rappelant qu'« il n'était pas question de faire des procès de personnes dans l'enceinte communale. Surtout en leur absence. »
L'occasion de dire que la délégation n'était pas fictive et que c'était d'ailleurs Jean-Marie Beaupuy qui désormais la prenait en main.
Quelques minutes plus tard pourtant, le maire qui s'était pris à défendre une élue qu'il ne tenait pas vraiment trop dans son cœur, tout le monde le sait, n'a pu s'empêcher d'y aller de sa petite pique contre NTM suite au vote sur l'assujettissement à la taxe d'habitation des logements vacants de plus de cinq ans.
Ayant hérité du pouvoir de l'ancienne adjointe, Bertrand Lamotte a dit que Mme Thomas-Mauro votait contre cette délibération. « Une délibération qui est la conséquence du résultat de l'audit financier d'une ville en passe d'être dans une situation caractérisée de surendettement et un dégât collatéral du projet tramway », nous a par ailleurs fait savoir l'élue UMP.
« C'est plutôt parce qu'elle a quelques logements de libres », a murmuré le maire. Suffisamment fort pour que toute l'assemblée en profite.
A.M.
(1) Pour avoir voté contre une subvention municipale de 75 M€ pour des travaux connexes à ceux du tramway.
L'Union du 27/09/2006
La vie des clubs L'école de football A.S. Murigny est labellisée
Fier, et à juste raison, Dominique Dongois ! Le président de l'A.S. Murigny, qui va, dans deux ans, fêter à la fois ses 25 ans à la tête du club, et les 30 ans d'existence de ce dernier, jubile : « C'est la remise aujourd'hui du label de l'école de football. C'est le résultat d'efforts que nous menons depuis deux ans, aussi bien par les brevets éducateurs que par la technique de travail et le respect des règles».
« Avec l'effet coupe du monde, on devrait franchir les 300 licenciés !» se félicite-t-il, ajoutant modestement : « Je n'ai pas la prétention d'être champion du monde, je veux surtout avoir un club convivial et une bonne école». Un rêve toutefois : « Ce serait de jouer 3 catégories au-dessus, en ce qui concerne l'équipe première ! ».
« Vous avez une vocation de formation. Demain, ce seront peut-être vos jeunes qui joueront, pourquoi pas en Ligue 1 ! » lance Monique Nassau, adjointe aux sports. « Ce label, c'est un travail quotidien, mois par mois, année par année » a souligné le vice-président du District Marne, Gérard Dupin. « L'A.S. Murigny a formé des centaines et des centaines de jeunes, vous avez cultivé des valeurs qui marqueront un quartier » a déclaré Jean-Claude Laval, conseiller général, et parrain du club.
« Nous allons restaurer ce qui se passait à l'époque du grand Stade de Reims : dans les mois à venir, le Stade de Reims viendra voir les clubs de quartier » : cette grande nouvelle a été annoncée par Jean-Pierre Caillot, son président, venu, avec des joueurs, féliciter le nouveau club labellisé, suivi en cela par de nombreuses personnalités du monde sportif et les partenaires de l'association.
L'A.S. Murigny recherche des éducateurs brevetés pour étoffer son école de football. Tel 03.26.36.19.10. Site Internet : www.as-murigny.com
Question récurrente
« Vous allez voir...je vais encore lui poser la question ! » Dominique Dongois avait prévenu : à chaque fois qu'il rencontre Monique Nassau, il lui pose « sa » question traditionnelle : « A quand le synthétique ? ». Ce à quoi, elle lui répond : « Pas pour demain... peut-être après-demain ! »... L'adjointe aux sports explique que cet investissement important (en moyenne 650.000 €) nécessite une surface de dimensions homologables, ce qui demandera sans aucun doute une autre disposition du site du stade Edouard-Michelet. Tant pis... le président de l'A.S. Murigny devra encore être aux petits soins quelque temps encore pour sa superbe pelouse en gazon véritable !
L'Union du 27/09/2006
Habitat : Dominov fédère des compétences.
Le Foyer rémois, Habitat 62/59 et Logirep, trois groupes régionaux d’entreprises sociales pour l’habitat ont décidé d’unir leurs compétences au sein de la société Dominov, pour la mise en commun d’expertises, de projets et de pratiques professionnelles. Implantée dans 10 régions, active dans les autres, Dominov constitue un pôle de compétences dédié au service de proximité et à la qualité de l’habitat.
L'UNION ECONOMIE du 26/09/2006 (en page I)
Piscine Talleyrand : le futur paradis du bien-être aquatique
D'ici fin octobre, les travaux de restructuration de la piscine Talleyrand seront achevés. Spas, saunas, hammams, plage solaire. vont parfaire l'équipement du centre-ville.
En travaux depuis le début de l'été, la piscine Talleyrand termine actuellement sa restructuration complète.
« Les travaux se sont déroulés en deux phases, » explique Pascal Simon, directeur de la régie des équipements sportifs municipaux. « L'an dernier, nous avons réalisé les équipements du bassin : nage à contre-courant, buses de massage, musique subaquatique. ».
Cette année, est programmée la refonte complète de la caisse dans l'entrée afin de dégager des espaces pour créer un ascenseur pour les personnes handicapées (qui desservira également le Centre régional d'information jeunesse).
La circulation pour les personnes handicapées a été spécifiquement étudiée et des vestiaires hommes et femmes ont été créés. Des fauteuils spéciaux pour accéder à l'eau doivent être livrés ces jours-ci.
Côté équipements publics, deux « balnéo » sont en cours d'installation à gauche du bassin. « Ces deux « spas » de trois places chacun seront accessibles par jeton. Il s'agit de bulles de massage, dans un espace privatif. De l'eau neuve sera distillée à chaque utilisation. »
Plage solaire
Les sous-sols de la piscine Talleyrand, jusqu'ici inutilisés, ont été entièrement réaménagés. Deux saunas et deux hammams sont en cours de construction, avec douches froide et chaude et accès handicapés.
Une décoratrice a entièrement imaginé l'espace.
Une plage solaire (UV et infrarouges) vient parfaire l'ensemble du nouveau complexe. « Cette piscine a été entièrement spécifiée, dédiée au bien-être, » précise Monique Nassau, adjointe au maire chargée des sports. « Il s'agit également de la 5e piscine de Reims entièrement équipée pour les personnes handicapées. »
Les travaux d'aménagement ayant pris environ un mois de retard, l'ensemble des aménagements ne sera ouvert au public qu'à la fin du mois d'octobre (le bassin principal est déjà rouvert au public).
Les spas devraient être prêts en fin de semaine prochaine, les saunas et hammams à la mi-octobre, les accès handicapés et la nouvelle caisse durant la deuxième quinzaine d'octobre.
« Tant que tout n'est pas terminé, » précise le directeur de la Rems, « les installations de bien-être seront en libre accès pour le public. Ensuite, ils fonctionneront sur un système de jetons vendus à la caisse ».
Patricia Buffet
Le sous-sol a été entièrement aménagé pour créer des saunas, des hammams.
Gérard Péron.
L'Union du 26/09/2006
Le plateau multisports inauguré à Croix-du-Sud
Le premier plateau multisports de Reims a été inauguré vendredi dans le quartier Croix-du-Sud. Un terrain ouvert à tous où les jeunes peuvent pratiquer le futsal et d'autres jeux collectifs en accès libre.
C'est en présence de nombreuses personnalités, d'élus et de représentants d'associations du quartier, que Jean-Louis Schneiter, maire de Reims, a inauguré, vendredi 22 septembre, le premier plateau multisports de Reims, sur l'espace plein air Raoul-Dufy, allée Jacques-Simon à Croix-du-Sud.
La Ville répondait ainsi à une demande formulée par les jeunes d'« A venir jeunes Croix-du-Sud », une association récemment créée avec l'aide des éducateurs du service départemental de prévention (une trentaine d'adhérents âgés de 13 à 25 ans). Cette demande était soutenue par la maison de quartier Croix-Rouge et l'association Étoile Croix-du-Sud. Les services des espaces verts municipaux ont transformé un des deux courts de tennis de l'allée Jacques-Simon en un magnifique plateau permettant la pratique du football à 7 (futsal), mais aussi d'autres jeux collectifs (basket-ball, handball.). L'ensemble, de 25,50 m par 14,50 m avec clôtures latérales de 1 mètre, est installé sur la dalle préexistante, avec la pose d'un gazon synthétique sablé. Le mobilier sportif, les clôtures et toute la structure sont en métal et très résistants, ce qui permet un accès libre. L'ensemble a coûté 80.000 euros TTC, financé par la Ville (Contrat de ville).
Pour Jean-Louis Schneiter : « Les jeunes peuvent faire des choses innovantes sur leur lieu de vie et avoir une écoute auprès des pouvoirs publics, quand ils acceptent un minimum de règles et se structurent en association. Ici, nous avons encouragé une initiative de jeunes adultes de Croix-Rouge qui souhaitaient s'investir bénévolement auprès d'autres jeunes du quartier, dans un cadre associatif, structuré et responsabilisant. »
Ouvert à tous
Halim Lemboub, président de l'association « A venir jeunes Croix-du-Sud », et Akim Abouz, administrateur, témoignent du succès remporté par cette opération : « Il y a chaque jour entre 60 et 150 jeunes sur et autour de ce plateau, surtout le soir après l'école et le week-end. Le plateau est ouvert à tous : Croix-Rouge, Wilson, Châtillons, Murigny, Orgeval, Epinettes, dans une bonne ambiance. Le futsal est un sport viril et très physique, mais ici il est pratiqué sans agressivité. »
Quant à Pierre Agisson, président de l'Etoile Croix-du-Sud, il a croisé une maman et ses trois enfants près du terrain : « Nous n'avons pas cela à Murigny, c'est bien dommage ! » Pierre Agisson imagine déjà plusieurs plateaux multisports de ce type répartis sur l'ensemble de la ville : « Nous organiserions des compétitions inter-quartiers ! »
L'Union du 26/09/2006
Tinqueux La médiathèque ouvre ses portes
1984... dans un local de l'avenue Bonaparte une bibliothèque ouvre ses portes, gérée par des bénévoles avec des livres offerts par des Aquatintiens. On y propose le prêt de livres et de périodiques et la mise en place d'animations.
1992, la municipalité décide la construction d'une bibliothèque, gérée par une association d'animation dont Magali Bureau en sera la présidente.
En 1994, le prêt de CD est mis en place. 1997, c'est l'informatisation de la bibliothèque, et le prêt de CDROM.
Actuellement la bibliothèque compte 940 adhérents (437 adultes et 503 enfants et ados).
En 2005, 25.400 livres adultes, 30.900 livres enfants, 6.300 périodiques, 5200 CD, 3700 cédéroms, soit au total 70.500 documents sont prêtés.
2005, une directriceest recrutée, la gestion devient municipale avec la participation de l'association.
2006, La médiathèque ouvre ses portes.
Samedi, Christian Lefèvre, 1e adjoint a inauguré officiellement l'espace multimédia en présence de Céline Stanisloswki, directrice de la bibliothèque, des membres du conseil municipal, du personnel, des responsables associatifs...
Elargir l'offre
La municipalité a répondu à quatre critères pour l'ouverture de cet espace : dynamiser la bibliothèque, répondre à l'attente des lecteurs, offrir un outil complémentaire au fonds documentaire et élargir l'offre de services.
Quatre ordinateurs sont à disposition permettant la consultation uniquement des cédéroms qui y sont installés, avec un renouvellement régulier des titres.
Les adultes y auront un accès libre, réservé à la consultation de journaux, revues, d'encyclopédies, visite d'expositions virtuelles.
Pour les jeunes, des sites présélectionnés sont classés par thèmes, avec une sélection sans cesse mise à jour, avec un accompagnement pour des recherches scolaires.
A l'opération « Lire en fête » s'ajoutera désormais la « Fête de l'Internet ». Seules restrictions, l'utilisation de sites tendancieux, la messagerie et l'apport de fichiers extérieurs.
Un espace multimédia qui évoluera dans l'avenir avec la consultation en ligne du catalogue de la bibliothèque et la gestion du compte lecteur et si il est constaté une large utilisation, deux ordinateurs supplémentaires seront installés.
Anciens combattants
La permanence des anciens combattants aura lieu samedi 30 septembre à l'Hôtel de Ville de Tinqueux de 10 à 12 heures.
L'Union du 26/09/2006
Cormontreuil Il était une fois... le conte à la bibliothèque !
Un décor de conte, avec les inévitables ingrédients : le château, la sorcière et la forêt enchantée, une princesse qui attend son prince -évidemment- charmant !
« Ce décor vit avec des interventions en présence de scolaires. Nous essayons d'authentifier tous les éléments forts du conte, ensuite il y a des lectures. Le décor est agrémenté d'une sélection d'ouvrages, faite par la bibliothèque départementale de prêt, autour des récits de Perrault » explique Corinne Arnould-Mayens, directrice de la bibliothèque. Ce vendredi, des élèves de l'école du Centre sont venus avec leur institutrice, Sylvie Ramonet, pour travailler -de fort agréable façon !- sur le conte et sur Charles Perrault.
Et ont eu droit à un intermède impromptu : le dialogue entre le Loup et le Petit Chaperon Rouge, par deux actrices improvisées.
Des contes un peu plus contemporains viennent compléter cette exposition, visible jusqu'au 3 novembre.
Le 18 octobre, un « goûter-contes » sera organisé. Bienvenue au pays enchanté de la bibliothèque de Cormontreuil !
Bétheny
Cours de gym
Le gymnastic club de Bétheny informe de la reprise de ses cours, dans la salle de judo du gymnase, le mardi et le jeudi de 9 à 10 heures.
Inscription sur place. Pour tous renseignements contacter le 03.26.77.08.57.
L'Union du 26/09/2006
Au menu des élus ce soir
Lourde séance du conseil ce soir avec pas moins de 112 délibérations à l'ordre du jour.
La séance du conseil municipal, qui se déroule ce soir à l'hôtel de ville (18 h 30) devrait débuter par l'entérinement de la démission de Nicole Thomas-Mauro de son poste d'ajointe au maire.
Le 17e poste laissé libre (chaque autre adjoint remontant d'un cran) ne devrait pas être pourvu.
Place Bruno Bonhuil
Pour le reste, les délibérations concerneront notamment la construction du gymnase Clairmarais, l'aménagement d'un parc de l'ancienne caserne Châtellus, la mise en valeur des cloches du carillon de Saint-Remi, la restauration du grand escalier et du perron du musée Saint-Remi, des travaux de réaménagement du marché de l'allée Bach dans le quartier Wilson ou encore la rénovation de la rue de Villedommange, l'extension du dispositif de réussite éducative et l'assujettissement à la taxe d'habitation des logements vacants depuis plus de cinq ans. A signaler également, parmi les dossiers, l'autorisation qui est demandée au conseil municipal, pour défendre en justice la mairie dans une requête faite par certains élus d'oppositions devant le tribunal administratif. Cela concerne la demande d'annulation d'une délibération du conseil municipal de mars 2006 autorisant, entre autre, la signature d'une convention d'objectifs avec l'association « Les Flâneries musicales de Reims ».
L'Union du 25/09/2006
« Les parents ont toujours été interdits à Barot »
Les parents n'ont pas le droit de venir voir jouer leurs enfants autour de la patinoire Jacques-Barot. Alain Simon, directeur de la régie des équipements municipaux sportifs le confirme : « Non seulement ils n'ont pas le droit mais ils n'ont jamais été autorisés à le faire. Depuis l'ouverture de la patinoire, l'entrée des spectateurs a toujours été interdite ».
Pour une raison toute simple : « Cet équipement n'a pas été conçu pour accueillir du public. Il est réservé à l'entraînement des clubs. Tout le monde le sait ».
Et si les parents s'en offusquent brusquement aujourd'hui : « C'est sans doute parce que cette année, notre responsable sécurité a eu l'occasion de leur rappeler le règlement directement. Alors que les autres années, il n'en parlait qu'aux dirigeants du club ». Ce qui voudrait dire que les dirigeants du club sachant parfaitement que l'entrée des parents était interdite laissaient faire : « Il le semble. Ce qui n'est pas très malin car alors ils prennent de gros risques. S'il survient un mouvement de panique pour une quelconque raison, il n'y a pas de sorties de secours adaptées au public. Ce qui veut dire que les assurances ne couvriront rien en cas de problème ».
Mais la ville ne pouvait ignorer que les parents entraient malgré le règlement : « Nous ne sommes pas des policiers. Nous confions les clefs aux dirigeants du club, nous leur communiquons le règlement, c'est à eux de le faire appliquer ».
Si Barot n'est pas adaptée pour accueillir les spectateurs, pourquoi ne pas faire jouer les jeunes à Bocquaine ? « C'est déjà le cas pour tous leurs matches d'élite mais on ne peut pas faire plus. Sinon ce serait au détriment du grand public qui a aussi le droit de venir patiner ».
Quant à la nouvelle règle du quart d'heure réglementaire pour se changer : « Cette règle est appliquée partout pour tous les clubs depuis longtemps. Il se trouve que le club de hockey avait fini par prendre ses aises. Il s'agit d'un simple rappel à l'ordre ». Un quart d'heure ne suffirait pas à un hockeyeur pour s'équiper ? « Quand ils sont à Bocquaine, ils respectent la règle, pourquoi pas quand ils sont à Barot ? »
C.F.
L'Union du 25/09/2006
Météo : records de pluie battus en août !
En août, il est tombé à Reims trois fois plus d'eau que la normale. Des records de pluviométrie ont même été relevés dans certains secteurs !
L'été a été très contrasté. Juillet et août ont été aux antipodes tant au plan de l'ensoleillement que de la pluviométrie ou des températures.
Michel Pasquier, délégué départemental à Météo France nous fait un bilan complet. « En juillet, les précipitations ont été peu fréquentes, mais souvent violentes car liées à des épisodes orageux. Un de ces épisodes a été très marqué, le 4 juillet et a occasionné d'importants dégâts dans le vignoble et la région de Reims. »
A la station Météo France de Reims Courcy, 69 mm d'eau sur la seule journée du 4 juillet or la moyenne mensuelle est habituellement, en juillet de 56 mm. En tout en juillet, 122 mm d'eau ont été relevés à Reims-Courcy.
En juillet, les Marnais n'auront pas manqué de remarquer que les températures ont été très élevées. A la station de Reims-Courcy, on a relevé 29,3° de moyenne contre 24,1° habituellement en juillet. Ce mois a été très ensoleillé avec 309 heures d'ensoleillement pour une moyenne habituelle de 229 heures.
Que d'eau, que d'eau !
Août a été aux antipodes de juillet à tous les points de vue. A la station de Reims Courcy, on a relevé 143 mm d'eau pour une normale de 48,5 mm ! On a pratiquement égalé le record de 1948. En août de cette année-là, on avait relevé 143,7 mm d'eau.
Différents records ont été battus dans la Marne : à Avize, on a relevé 142 mm d'eau en août pour une moyenne normale de 40 mm. A Chambrecy, record battu également avec 160,5 mm relevés pour une moyenne aoûtienne de 47,2 mm. « Toutes les stations du département ont enregistré des pluviométries très élevées en août, » constate Michel Pasquier.
Le manque d'ensoleillement a également été important. A Reims Courcy, on a noté 107 heures de soleil en août, soit trois fois moins qu'en juillet ! Les températures ont logiquement été plus fraîches avec 21° en moyenne pour les maximales, contre 24 habituellement.
Pour la pluviométrie, « en cumul jusqu'à la fin août, on est au-dessus de la normale. Même si c'est encore déficitaire, le bilan est bien moins catastrophique qu'à la fin janvier. »
Pour le délégué départemental de Météo France, « il faudrait un hiver relativement pluvieux pour recharger les nappes. Nous sommes tout de même à notre quatrième année consécutive de sécheresse ».
Et le mois de septembre, en cours, semble repartir sur une tendance « chaud et sec » !
Patricia Buffet
L'Union du 25/09/2006
Thierry Légume expose au Phare de Verzenay
Thierry Légume, peintre aquarelliste bien connu de la région, expose une cinquantaine de ses œuvres au Phare de Verzenay jusqu'au 30 septembre.
L'artiste propose ses œuvres présentant principalement notre région avec son vignoble, les bords de Vesle, le lac du Der et différents personnages...
Brumes matinales, contre jours... confèrent à cette exposition une ambiance particulière.
Exposition visible dans le hall du Phare aux jours et heures d'ouverture du musée. Renseignements au : 03.26.07.87.87.
L'Union du 25/09/2006
Communauté de Communes Vesle - Montagne de Reims Une nouvelle zone artisanale à Verzy
Les élus communautaires viennent de se réunir à Mailly-Champagne sous la présidence de Jacques Douadi.
Suite au cambriolage perpétré sur le site du Phare de Verzenay début septembre, Frédérique Gerlier, directrice du musée, est venue expliquer les faits et indique les réparations en cours. En attendant la fin de la réfection, le lieu sera sous surveillance d'un gardien et d'un chien pendant la nuit.
Toujours concernant le Phare, Mme Gerlier informe du départ de Mmes Woimant et Havet, animatrices touristiques. Leur remplacement est donc à prévoir.
Concernant la future zone artisanale de Verzy « les Onglettes », le président informe qu'une partie du terrain sera au prix de 13€ 66 et qu'une autre partie sera au prix de 3€ 86 en raison de travaux de viabilisation qui seront à la charge de l'acheteur.
Deux entreprises s'installeront donc sur cette zone dont l'opération financière totale se monte à 142.261€ TTC.
Concernant l'assainissement, le zonage va être soumis à enquête d'utilité publique. Les élus délibèrent pour se doter d'un plan d'épandage. Une étude va donc être commandée qui sera subventionnée par l'agence de l'eau.
Les élus acceptent le devis de réparation d'une canalisation et de la création d'un regard à Trépail pour un prix de 10 644€ 40.
Une indemnité de déplacement pour la stagiaire du Phare d'un montant de 250€ est avalisée.
SILLERY
Projet de club photo
Un projet de club vidéo-photo est actuellement à l'étude. L'activité se déroulerait un soir par semaine. Les personnes intéressées sont priées de se faire connaître en mairie de Sillery.
Val-de-Vesle
Conseil municipal
La prochaine réunion du conseil municipal aura lieu ce lundi 25 septembre à 20 heures 30. A l'ordre du jour : le lotissement « le Bois Branscourt » et des questions diverses.
L'Union du 25/09/2006
Une des épées de Jeanne retrouvée cachée dans un arbre
Alors que les travaux de réaménagement du parvis de la cathédrale ont commencé depuis fin août, le chef de chantier a découvert par hasard une des épées de Jeanne d'Arc, disparue depuis belle lurette. La précieuse arme était cachée dans un if.
«On abattait les ifs, hier matin. J'ai poussé un if avec la chenillette pour le faire tomber et l'épée est tombée. »
Carlos Oliveira Costa, chef de chantier chargé du parvis de la cathédrale est fier de sa trouvaille. « Au début, j'ai cru que c'était une grosse branche qui était tombée. En y regardant de plus près, j'ai vu que c'était une épée. En fait, elle était plantée dans le tronc de l'if. »
La nouvelle de la trouvaille de Carlos s'est répandue comme une traînée de poudre.
L'épée de Jeanne-d'Arc a, en effet, fait couler beaucoup d'encre depuis 2002 !
Avril 2002, Jeanne se fait voler une première fois son épée. Des recherches sont entreprises pour retrouver l'arme, en vain.
Un an plus tard, après de minutieuses recherches auprès notamment du musée d'Orsay - afin de respecter l'œuvre originale de Paul Dubois -, le service culturel de la ville décide de commander aux Métalliers champenois de Bezannes une nouvelle épée.
Poids de la nouvelle épée : 10 kg. Coût de l'opération pour la ville : 11.000€. L'œuvre rejoint la main de Jeanne d'Arc le 29 avril 2003.
Le 19 avril 2004, soit un an plus tard quasiment jour pour jour, c'est la stupéfaction : Jeanne se voit de nouveau déposséder de son épée. Personne n'a rien vu.
Colère et stupéfaction
Mario Rossi, adjoint chargé de la Culture est furieux. Il pense alors avoir affaire à « un obsédé de l'épée ». La ville s'adresse à nouveau aux Métalliers champenois qui sont à même de créer une nouvelle épée. Ils se servent du moule qu'ils avaient créé lors du précédent vol et le 7 mai 2004, la nouvelle épée rejoint la statue de Jeanne d'arc. Coût pour la ville : 5.238 euros.
En mars 2006, un ou plusieurs individus s'en prennent à nouveau à l'épée. L'arme brandie par la pucelle est tordue et ressemble désormais plus à un fouet qu'à une épée. La ville dépose plainte cette fois pour dégradations volontaires. Mario Rossi promet aux Rémois que Jeanne retrouvera une épée digne de ce nom avant les fêtes johanniques. On fait à nouveau appel aux Métalliers champenois pour qu'ils redressent l'arme. Le 6 juin, l'épée est reposée.
Mais le 12, elle est de nouveau volée. La colère laisse place à la stupéfaction. Si l'histoire peut prêter à sourire, l'adjoint au maire chargé de la culture est découragé. « Une nouvelle fois, on s'attaque à cette œuvre d'art qui mérite le respect en tant que telle. »
L'année 2006 est une année faste pour la statue de Jeanne-d'Arc puisque le plus croustillant reste à venir. A la mi-juin, un médecin-psychiatre de Reims contacte Mario Rossi. Quatre jeunes gens de ses patients - qui auraient été effrayés par la publicité faite autour du vol de l'épée - lui ont remis l'arme en lui demandant de la restituer pour leur compte, anonymement.
Deux épées sur les bras
Les auteurs du vol ont juste expliqué qu'ils avaient voulu faire une bonne blague, qu'ils avaient tordu l'arme avant de la dérober. Depuis, Jeanne est restée le bras désarmé.
Avec la découverte, jeudi, de l'épée de Jeanne dans un if, la ville se retrouve cette fois avec. deux épées sur les bras !
Patricia Buffet
L'Union 23/09/2006
Mario Rossi : « Cette histoire est hallucinante ! »
Adjoint au maire chargé des affaires culturelles, Mario Rossi est « très content » d'avoir retrouvé la deuxième épée. « Cette arme a une histoire hallucinante. Nous avons eu droit à deux découvertes rocambolesques au cours de l'été ! La première avec ce médecin-psychiatre qui nous restitue une des épées, et la seconde avec cette découverte sur le chantier. » Si l'on tient compte de l'oxydation de l'arme, et de la précarité de l'attache qui devait relier le pommeau à la lame, il semble que l'épée retrouvée avant-hier soit l'épée originale, volée en 2002. Les Métalliers champenois devront confirmer cette hypothèse ou dire s'il s'agit de la réplique dérobée en 2004.
Depuis le dernier vol, en 2006, Jeanne est restée désarmée. La ville a, en effet, décidé de ne pas réinstaller l'épée tant que le ou les auteurs des différents vols et dégradations, ne seront pas interpellés et qu'un système efficace de sécurité ne sera pas trouvé (quelques idées audacieuses sont en cours d'examen).
La statue de Jeanne va prendre quelques vacances au palais du Tau où elle sera entreposée et nettoyée en attendant sa nouvelle affectation, à une cinquantaine de mètres à gauche de sa place actuelle. Mais, supplie Mario Rossi : « Quand on l'aura remise en place : qu'on laisse cette épée tranquille ! »
P.B.
L'Union 23/09/2006
Le Moto Tour est lancé !
Avec l'arrivée des motards hier, le village du Moto Tour a pris des airs de fête. Quelques badauds sont venus admirer les cylindrées, regarder les pilotes bichonner leurs engins. Les stands ont aussi commencé à s'animer avec l'arrivée des motards. Le simulateur de conduite en moto a déjà été testé par les pilotes et des organisateurs plutôt joueurs. La piste d'éducation pour les 13 à 16 ans s'est dotée de scooters et cyclomoteurs. Tout est fin prêt pour deux jours de découvertes et de plaisir. « On veut montrer que la moto est un sport ouvert à tous », explique Marc Fontan, organisateur de l'événement, « on a voulu créer un événement à la fois de notoriété pour les pilotes avec des courses de référence, mais aussi un rassemblement populaire. La moto est sport ouvert à tous, les courses rassemblent des pros et amateurs. Et le village permet à tout le monde de s'amuser, de découvrir et d'apprécier les motos et le sport. »
Arrivée remarquée des motards
Hier, au village du Moto Tour c'était la journée des motards. Venus de la Loire, de Paris, de la région lyonnaise ou du Sud de la France, ils se sont tous retrouvés dans une ambiance décontractée. Et à chacun son style pour se faire repérer. Pour les membres du club des Picarloux venus de la Loire, c'est l'effet de groupe et l'installation sur les lieux est une vraie aventure : leurs sponsors ont mis à leur disposition un semi-remorque qu'ils ont savamment transformé en garage avec à l'intérieur, la machine à pneus, le compresseur mais aussi un coin habitation, cantine. « Le clan des side-cars » est remarqué mais quelle ambiance !
Pour la « Team 202 », l'ambiance est plus studieuse. Florent Parret, un des favoris de la course qui se déroulera dimanche, travaille déjà aux vérifications de son engin. Et petit plus : il installe une caméra embarquée qui permettra au public rémois de visionner les films sur grand écran tout au long du week-end, au village.
Tous aux normes
Après les retrouvailles, c'est le même travail pour tous les motards. Il faut vérifier les cylindrées et passer au banc de puissance. Toutes les motos doivent s'en tenir à une puissance de 100 chevaux environ, sans quoi, les pilotes seraient disqualifiés. Il faut parfois refaire appel aux mécaniciens, rebrider les motos pour faire diminuer les vitesses. Tout doit être en accord avec les législations car les pilotes rouleront non seulement sur circuit mais aussi sur routes.
Dernier petit moment de stress avant la course de dimanche : toutes les motos doivent être vérifiées avant midi. Les pilotes seront ensuite tout dévoués aux visiteurs.
A.-L. Fournier
Banc de puissance, le passage obligé avant la course.
L'Union 23/09/2006
Déjà des critiques.
D'ores et déjà, certains réagissent au débat sur le PDU lancé par Reims métropole. L'association Pact pour Reims, les anti-tramway, dénonce notamment le questionnaire qui, pour ses membres, ne pose pas « la vraie question : Êtes-vous favorable à un tramway ». « Il faut attendre une sous-question de la question 23 pour que soit abordé de façon très malicieuse le tramway », explique l'association. « Il est demandé si les sondés considèrent comme important ou non de développer des modes de transports polluants (bus aux biocarburants, tramway etc...). Quel citoyen peut répondre qu'il est défavorable à des modes de transports non polluants.
Avec cette réponse Reims métropole ne manquera pas de considérer qu'une grande majorité de Rémois est favorable à des transports non polluants donc au tramway. »
L'Union 23/09/2006
70 associations à la fête du sport
La fête du sport se déroule ce week-end à Géo-André. L'occasion de découvrir les activités de 70 associations et de choisir un ou plusieurs sports pour cette année.
Il devrait y avoir du monde ce week-end du côté du complexe Géo-André. C'est sur ce site que se retrouvent en effet les associations sportives rémoises pour présenter pendant deux jours leurs activités au grand public. Et il y en aura pour tous les goûts pour répondre aux interrogations de notre lecteur qui se demandait ce qu'il pourra faire ou trouver sur place.
70 associations au total seront présentes dès 14 heures ce samedi dans un complexe sportif qui présente l'intérêt de pouvoir proposer sur un même lieu une patinoire, des tennis, une halle couverte, un terrain synthétique ou encore des terrains de football et tennis. Longtemps pressenti pour accueillir la manifestation, le parc Léo-Lagrange a finalement été écarté en juin dernier, ce qui a poussé les organisateurs à revenir au complexe Géo-André, là où s'était déroulée l'édition 2004 de la fête du sport.
A la demande des clubs, l'opération dans les quartiers n'a par ailleurs pas été renouvelée, faute de retombées. L'ensemble des efforts étant recentré sur un seul endroit.
« L'objectif est de faire venir le plus vaste public pour du sport loisir ou du sport de compétition », souligne les organisateurs qui avaient recensé près de 10.000 personnes lors de la précédente édition. Et il est vrai que les Rémois sont plutôt sportifs puisque l'on estime que deux tiers d'entre-eux pratiquent dans une association ou ailleurs du sport.
Plusieurs nouveautés sont au programme cette année. Le mur d'escalade sera ainsi doublé avec une structure supplémentaire plus grande que celle habituellement en place (qui sera, elle, toujours présente). Les organisateurs ont également prévu de l'élastique acrobatique et du « touch rugby »
Démonstrations
Sur place, le public aura la possibilité de suivre des démonstrations en extérieur ou en salle ainsi que sur un podium. Au menu des activités aussi diverses que du modélisme, les pom pom girls, le vol à voile, l'escrime, le tir à l'arc, le football, le cyclisme, le VTT, le trampoline, le tir à la sarbacane, du karting ou encore des randonnées roller de 5 ou 10 km, du twirling, rugby, escalade, plongée, canoë kayak, patinage. A signaler parmi les démonstrations, celle programmée du champion du monde de mono cycle (samedi à 16 h 15).
« De plus en plus de clubs s'investissent dans cette fête », se félicite Monique Nassau, l'adjointe aux sports lucide tout de même sur les motivations de plusieurs associations. « Les clubs ont reconsidéré leur travail d'autant plus depuis que l'on donne des subventions en plus à celles qui participent à la fête du sport. C'est une façon de les motiver et cela marche. »
Fête du sport samedi 23 (14 à 18 heures) et dimanche 24 septembre (10 à 18 heures). Complexe Géo-André, avenue François-Mauriac. Entrée Libre.
L'Union 23/09/2006
Où installer le groupe scolaire ?
Lors de sa dernière réunion, le conseil communautaire a délibéré sur divers points.
Après les avoir adoptés à l'unanimité, les débats sont arrivés sur l'implantation du nouveau groupe scolaire qui sera situé sur le périmètre géographique de Warmeriville.
De nombreux points d'achoppements sont apparus entre la commune de Warmeriville, qui propose la friche industrielle « Harmel » et la communauté de communes, qui désire faire l'installation le long du CD 20.
Après des échanges animés, Claude Scrabalat, vice-président et maire de Boult-sur-Suippe, est intervenu pour indiquer que les parents des élèves et les enseignants du village, n'ont qu'un seul objectif, l'implantation très rapide de ce complexe.
Pour terminer sur ce dossier délicat, une visite des sites envisagés a été prévue le samedi 7 octobre, à partir de 9 h 30. Affaire à suivre.
L'Union 22/09/2006
Claude Carretta l'art de la peinture à l'eau
« Sans professeur, vous ne pouvez pas apprendre l'aquarelle ; à moins d'être un génie. »
Et Claude Carretta reconnaît humblement qu'il n'en est pas un. C'est pourquoi, quand il a découvert cette forme de peinture à l'eau, « en faisant connaissance avec Thierry Légume de Cormontreuil », il s'est astreint à suivre les cours du maître.
Cela fait déjà dix ans que ça dure, et sa passion pour cet art n'est toujours pas retombée.
Au contraire.
Démonstration publique
Claude Carretta souhaite la faire partager au plus grand nombre. C'est pourquoi, avec une poignée de mordus du même tonneau sinon du même pinceau que lui, il a fondé dernièrement, au début de l'année, une association qui lui est spécialement consacrée : Aquarelle Reims événement, qui revendique déjà 90 adhérents.
Claude Carretta en est le président.
Son ambition n'est pas mince : « Faire de Reims un pôle de l'aquarelle ! » tout simplement. « Il y a un créneau à prendre ! » affirme le président qui reconnaît s'inspirer de ce qui se fait déjà dans ce domaine à Namur ou chez nos voisins lorrains à Uckange.
Le premier « coup » de cette association sera une exposition de deux « pointures » internationales, les Belges Odette Feller et Roland Palmaerts.
On verra leurs œuvres à partir du vendredi 29 septembre dans les murs du conservatoire national de région.
Le clou de cette exposition sera une démonstration publique d'aquarelle en direct.
« En une heure et demie, à partir d'une feuille blanche, Roland Palmaerts réalisera une œuvre. A ce niveau de virtuosité, commente M.Carretta qui en frémit de plaisir par avance, c'est un véritable spectacle ! »
Ce qui explique que cette prestation sera carrément payante (gratuite toutefois pour les adhérents de l'association).
Le président aquarelliste est persuadé que ceci ne sera pas un obstacle.
Antoine Pardessus
Exposition de Roland Palmaerts et Odette Feller, du vendredi 29 septembre au samedi 14 octobre au conservatoire national de région, 20, rue Gambetta. Démonstration publique de Roland Palmaerts le vendredi 29 septembre de 18 heures à 19 h 30. Entrée 10 euros (gratuit pour les adhérents d'Aquarelle Reims événement).
L'Union 22/09/2006
Bourse aux poissons dimanche
Après deux mois de léthargie d'été, le Cercle Aquariophile et Terrariophile de Reims reprend le cours de l'eau. Dans un premier temps, c'est l'organisation de la bourse aux poissons, plantes et matériel, de fin d'année, qui préoccupe les animateurs. Elle se déroulera à Reims, le dimanche 24 septembre, à la salle des Phéniciens, de 10 à 17 heures. Environ 80 espèces de poissons seront proposées. La section jeunes et débutants vendra ses reproductions d'élevages de phasmes. Enfin, des éleveurs d'oiseaux seront de retour.
« Cette saison, nous tenterons de réunir les terrariophiles pour des échanges d'idées, de bricolage et de centrale d'achat pour les nourritures vivantes » propose le président du CATR, Lucien Laurent. Un exposé sur la coupe du verre et la construction d'un aquarium verra le jour prochainement.
Le Cercle Aquariophile et Terrariophile de Reims est ouvert chaque vendredi au 28 avenue Georges-Hodin à Reims (quartier des Châtillons) à partir de 20 heures et pour les jeunes et débutants le troisième samedi du mois de 14 à 16 heures.
Renseignements au 06.03.54.40.94 ou 06.81.05.26.71.
L'Union 22/09/2006
L'École du Louvre donne des cours à Reims
Les cours d'histoire de l'Art de l'École du Louvre vont bientôt commencer à Reims mais il reste encore quelques places, à condition de s'inscrire rapidement au musée des Beaux-Arts de la ville. Un exemple de décentralisation de la culture plutôt réussi.
Pour la deuxième année consécutive, la ville de Reims et l'École du Louvre proposent, à l'initiative du musée des Beaux-Arts de Reims, un cycle sur l'histoire générale de l'Art en Europe, qui se déroulera du jeudi 9 novembre au jeudi 31 mai de l'année prochaine dans le grand auditorium de Reims Management School. Ces cours, dispensés deux fois par semaine par des spécialistes, permettront d'étudier la période qui va du Siècle des Lumières à nos jours.
Pour l'École du Louvre, il s'agit d'étendre la diffusion culturelle au-delà de la capitale et à des publics qui ne pourraient pas en bénéficier sans cette décentralisation.
Au programme, des cours sur Géricault, Delacroix, mais aussi Courbet, Seurat, Bonnard, sans compter les artistes de l'avant-garde et de l'après Seconde Guerre mondiale.
Un cycle court « Art déco »
Par ailleurs, un cours spécial « Art déco » est assuré également par l'École du Louvre dans le cadre d'un cycle court de quatre séances qui se dérouleront les lundis, de 18 h 15 à 18 h 45, du 6 novembre au 18 décembre prochains, à l'auditorium de la médiathèque Cathédrale, à Reims.
Au programme : les Années folles, l'Exposition universelle de 1925, Luxe et raffinements, ainsi que les Ballets russes.
Toutes ces séances sont conçues pour être accessibles à tous, à condition que chacun ait auparavant retiré les fiches d'inscription pour le cycle long, comme pour le cycle court, au musée, 8, rue Chanzy à Reims, et acquitté les droits équivalents.
Les inscriptions se font également sur les sites de l'École du Louvre (www.ecoledulouvre.fr) et de la ville de Reims (www.ville-reims.fr).
L'Union 21/09/2006
Yohann Diniz : le champion des facteurs
Yohann Diniz, champion d'Europe du 50 km marche vient d'intégrer La Poste. Un contrat à durée indéterminé parfaitement aménagé qui va lui permettre de poursuivre la compétition à haut niveau et lui assure sa future reconversion.
Quand Yohann Diniz, le marcheur sacré champion d'Europe à Göteborg en août dernier rencontre Yohan Duval, un facteur à La Poste Boulingrin à Reims, passionné de semi-marathon, que voulez-vous qu'ils se racontent : des histoires de marche et de courses à pied, bien sûr. C'est d'ailleurs ce qu'ils ont fait avant de partir faire la tournée. Qu'on se le dise, le champion sparnacien n'a pas troqué son short et ses baskets contre la casquette et la sacoche du postier. Il vient simplement d'intégrer la direction du courrier en qualité de chargé de communication en Champagne-Ardenne. Un contrat à durée indéterminée signé dans le cadre d'une convention collective destinée à l'insertion professionnelle des sportifs de haut niveau.
« Au sein de notre équipe, Yohann sera l'ambassadeur, le symbole pour l'ensemble des facteurs », explique Fabrice Féré, directeur du courrier. « La marche et les 10 km à pied que font chaque jour nos facteurs sont un lien que l'on ne pouvait pas manquer. Et comme il est de tradition lorsque l'on intègre nos services, de s'initier aux différents emplois, on a fait jouer le jeu à Yohann ». Un rôle que le sportif a parfaitement tenu, le temps de distribuer le courrier dans les boîtes aux lettres de la rue Albert-Reville.
Horaires aménagés
En parallèle a ses nouvelles fonctions, Yohann Diniz poursuit bien sûr sa carrière sportive. Ses horaires seront aménagés. « Pour le moment, je souffle un peu », indique le sportif. « Je réponds aux nombreuses sollicitations que j'ai reçues depuis mon retour de Göteborg. Mais dès le mois d'octobre, je reprends l'entraînement. Un par jour jusqu'en novembre-décembre. Dès janvier, je passerai à deux entraînements quotidiens, soit 5 à 6 heures par jour auxquels il faut inclure la préparation physique, les compétitions etc... ».
Pour le champion, cette intégration est aussi le signe d'une future reconversion. « Mes objectifs actuels sont les championnats du monde à Osaka au Japon en septembre 2007 », poursuit Yohann Diniz, « puis bien sûr les Jeux olympiques de Pékin. J'espère être là encore pour les JO de Londres en 2012. J'aurais alors 34 ans. Et si je suis encore performant peut-être ceux de 2016. Mais dix années, cela passe très vite et la reconversion d'un sportif n'est pas facile. Je n'ai pas envie de vivre ce genre de galère. Je voulais donc assurer dès maintenant. Et après Göteborg, tout s'est accéléré ». Quand Yohann raccrochera, il intégrera un poste à temps plein. Pour l'instant, le champion reste fixé sur ses objectifs sportifs. Quant à dire qu'avec l'arrivée de Yohann Diniz à La Poste, le courrier sera distribué plus vite, il n'y a qu'un pas.
Catherine Tellier
L'Union 21/09/2006
Grande journée cycliste dimanche
C'est la dernière ligne droite pour les membres de l'ASA qui se sont réunis récemment pour mettre une dernière touche à l'organisation de la 6e édition de la randonnée cyclotouriste « Michel Lépolard », ami du club trop tôt disparu, qui se tiendra ce dimanche 24 septembre.
La randonnée regroupe chaque année près de 300 cyclistes de tous niveaux sur des parcours (modifiés cette année) sur les routes de la Marne et de l'Aisne, avec quatre itinéraires, 21, 49, 79 et 105 km, ouverts à tous, enfants (accompagnés) et adultes. Le départ sera donné à 7 heures et 9 h 30 au gymnase Jean-Moulin, rue de la Paix à Tinqueux (derrière l'hôtel de ville).
Pour tous renseignements, contacter le 06.07.09.04.71.
L'Union 21/09/2006
Illumination de la cathédrale : il faudra attendre le 20 octobre
On en parlait pour le début septembre. ce sera finalement le vendredi 20 octobre à 20 heures. L'inauguration des nouvelles illuminations de la cathédrale de Reims aura mis plus de temps que prévu. Au grand dam des Rémois et touristes de passage qui espéraient voir plus tôt les nouveaux habits de lumière de l'édifice classé au patrimoine mondial de l'Unesco.
La raison de ce léger retard : un problème de planning municipal et une préparation pointilleuse de l'opération. En attendant le 20 octobre, il faudra donc patienter avec une cathédrale dans le noir. Seul éclairage, parfois, celui de la nef par les gros projecteurs situés sur la pelouse à l'arrière de l'édifice. Pour les plus impatients, il sera possible d'apercevoir les futures illuminations au gré des tests faits régulièrement, souvent en début de soirée ou à la tombée de la nuit.
Visible à 5,5 km
Cela faisait trente ans que le système d'illumination de la cathédrale n'avait pas été rénové. Pour l'occasion, Roger Narboni, le concepteur lumière, a décidé de mettre en avant des éléments de l'édifice comme les anges, la galerie des rois, certaines gargouilles. le tout grâce à un système de fibre optique qui permet d'aller au plus près de chaque détail.
Des projecteurs seront également mis dans le sol, permettant ainsi au spectateur d'admirer la statuaire des trois porches de la cathédrale.
L'idée générale est de mettre en avant l'édifice en partant du bas (faible luminosité) vers le haut (forte luminosité). Ce système permet de ne pas gêner les passants et d'offrir une vision lointaine des tours.
Au total 160 projecteurs et 120 générateurs dotés de dix fibres optiques chacun, l'équivalent de 37 kilowatts, seront nécessaires pour illuminer la cathédrale qui devrait être visible à 5,5 km selon les concepteurs du projet. Le tout pour un coût global d'environ 1,5 million d'euros.
G. A.-T.
L'Union 21/09/2006
3e festival de l'humour : préparez vos mouchoirs
Le comité des fêtes après ses deux succès consécutifs a décidé de proposer la 3e édition du « Festival de l'humour » le samedi 7 octobre à 20 h 30, salle des fêtes Guy-Hallet de Tinqueux. Au programme de cette soirée de nouveaux artistes pleins de talents pour environ 3 h 30 de spectacle : Les Pastout, pour des imitations comiques, sosies parodiques de Shirley et Dino ; Elastic, un gag man belge, totalement déjanté, et en tête d'affiche, Eric Baert, que l'on retrouve régulièrement sur nos écrans de télévision dans différentes émissions.
Les places seront numérotées, des permanences sont tenues par les membres du comité des fêtes les samedis de 10 à 12 heures et en semaine de 16 à 18 heures.
L'Union 21/09/2006
Septième recueil de poésies pour Nadine Najman
Après six premiers recueils de poésie, suivis d'une incursion réussie dans le polar avec « Les 6 jours du Phénix » en 2003 et dans l'étrange et le fantastique avec « Histoires d'autre chose » en 2005, Nadine Najman, poète rémoise honorée par le prix Théophile-Gautier de l'Académie française en 1995, revient à sa plus belle source d'inspiration : la poésie.
Avec « Trois p'tits tours », son dernier recueil (collection Encres libres, chez Les 2 encres éditions), elle vient de livrer une centaine de poèmes sur les thèmes du passé recomposé, du plus-que-présent et du conditionnel futur.
Recueil de la maturité ? Probablement : « Chaque âge a, dit-on, ses plaisirs, et moi qui ne suis plus jeunette, j'ai bien droit à quelques loisirs ». « Trois p'tits tours » se lit avec plaisir, mais laisse un parfum doux amer : on redoute « Et puis s'en va ! ».
Music-hall
L'artiste de music-hall d'outre-Quiévrain Claude Semal chantera le dimanche 24 septembre à 17 heures au théâtre de l'Albatros (rue Rosset, au bout de l'avenue de Laon). Entrée 12 euros.
L'Union 21/09/2006
Le moto tour dans l'esprit Bonhuil
L'édition 2006 du moto tour sera dédiée au pilote disparu à qui les Rémois doivent cette manifestation conviviale et gratuite. Ouverture du village demain.
IL en manquera un à l'ouverture du moto tour demain, vendredi 22 septembre. Il manquera Bruno Bonhuil.
C'est lui en 2003 qui avait su convaincre le maire d'accueillir la compétition dans sa ville. Il avait plaidé la cause d'une manifestation ouverte à tous et gratuite. « Une épreuve sportive où il ne faut pas un badge pour circuler », a souligné l'organisateur lors de la présentation de la manifestation à la presse. « Il y aura des animations, des tas de lots à gagner, les Rémois pourront approcher les pilotes, discuter avec eux. Une organisation à l'ancienne comme on en connaissait il y a 20 ans ».
Le village du tour installé sur les basses promenades ouvrira ses portes ce vendredi 22 septembre à 14 heures jusqu'au dimanche 19 heures. Pendant ces trois jours, les visiteurs pourront rencontrer plus de 250 pilotes et autant de bécanes.
« Il y aura des motos classiques mais aussi des side-cars et des scooters ». Du spectacle acrobatique, des pistes éducatives pour les jeunes, toute la famille devrait trouver à s'amuser dans le village.
Départ sportif dimanche matin
Le programme strictement sportif commencera le dimanche matin par une boucle Reims/Reims de 300 kilomètres. Les premiers partiront à 5 heures. William Parent et Patrick Schmuck, deux des sept concurrents rémois, seront sur la ligne de départ. Heureux de retrouver l'épreuve. « C'est un plaisir. Une occasion de faire une semaine de moto pendant laquelle on découvre des paysages uniques, dans des endroits où on ne passe jamais en voiture ».
Le tour qui conduira les pilotes de Reims à Toulon avec une escale à Magny-Cours et Castres comporte plusieurs sortes d'épreuves : « Il y a de la vitesse sur circuit fermé. Sinon, c'est plutôt de la balade puisque ceux qui iront trop vite seront pénalisés ».
Pas d'accident ni d'excès de vitesse mais un concours de dextérité, c'est l'esprit du tour. Avec deux nouveautés cette année : « Il y aura des épreuves nocturnes et deux bases chrono ». En base chrono, c'est la régularité qui compte puisqu'il faudra faire du 60 km/h de moyenne. Pas évident avec une grosse moto.
Le départ définitif de Reims est fixé le lundi 25 à partir de 7 heures.
Moment fort du week-end : un hommage religieux sera rendu à Bruno Bonhuil le samedi à 20 heures depuis un podium du village. Car si le pilote décédé ne sera pas au départ, son esprit sera plus que jamais présent sur cette édition 2006.
C.F.
L'Union 21/09/2006
La fête du sport délocalisée
La 10e fête du sport se déroulera samedi 23 septembre de 14 à 18 heures et dimanche de 10 à 18 heures, sur le complexe sportif Géo-André, avenue François-Mauriac et non plus sur le site de Léo-Lagrange comme annoncé initialement.
Pourquoi ? « Parce que le match de football de Ligue II entre Reims et Guigamp se déroulera vendredi 22 septembre à 20 heures sur le stade de la chaussée Bocquaine », explique-t-on à l'Office des sports. « Nos installations pour la fête du sport du lendemain, et en particulièrement le montage de tentes auraient pu causer des problèmes de sécurité. Nous avons donc préféré choisir les terrains du complexe sportif Géo-André. »
Sont prévus : village des associations, démonstrations, initiation, découverte, animations sportives et jeu de l'oie.
Renseignements sur le site : http://www.office-des-sports-reims.asso.fr.L'Union du L'Union 20/09/2006
Tinqueux Tennis de la Muire : 110 jeunes en tournoi
Le Tennis racing club de la Muire a organisé son tournoi jeune de Tinqueux qui a regroupé 110 tennismens âgés de 9 à 16 ans.
Cette année ce sont 86 garçons et 24 filles (beaucoup plus que l'édition précédente) qui ont donné le maximum d'eux-mêmes pour décrocher les meilleures places.
On notera que 48 élèves de l'école de tennis de la Muire ont participé à ce tournoi... la relève est assurée !
Sous la responsabilité de Etienne Bertrand, ce sont au total 75 matchs sur 8 tableaux par catégorie d'âge qui se sont disputés sur les courts.
La remise des récompenses a eu lieu en présence de Monique Nassau, maire adjoint aux sports de Reims et Eric Mériot, maire adjoint représentant Jean-Pierre Fortuné, maire de Tinqueux.
Les vainqueurs de ce tournoi : 9-10 ans : Thomas Buren, Amélie Zarev, 11-12 ans : Anatole Decaix, Maëlle Corcia, 13-14 ans : Théodore Decaix, Alisa Emric, 15-16 ans : Benoît Lecomte, Maude Zaetta.
L'Union 20/09/2006
Centre-ville : c'est le chantier !
Rue Chanzy, rue Buirette, rue Libergier, parvis de la cathédrale. Difficile d'échapper aux travaux dans l'hyper centre. Et ce n'est pas fini, l'ensemble de l'aménagement du centre-ville devant se terminer d'ici deux ans. Sans oublier les travaux qui suivront pour le tramway. En attendant, les automobilistes doivent modifier leurs habitudes ou alors gare aux bouchons.
L'Union 20/09/2006
Plus jamais de voitures sur le parvis de la cathédrale
C'est l'un des chantiers les plus spectaculaires : le parvis de la cathédrale est en travaux. Après une première tranchée devant la médiathèque où sera construite une terrasse plantée d'arbres, des travaux devraient commencer dans les prochains jours de l'autre côté pour la seconde terrasse.
Fin des travaux : décembre 2007. Coût : 5,9 millions d'euros. Nouveautés : Accès, à terme, interdit à tous véhicules, même les bus. Le parvis sera en effet entièrement piéton.
Vision inédite du futur parvis de la cathédrale.
L'Union 20/09/2006
Rue Libergier, c'est parti pour six mois
Dans le cadre de l'aménagement de l'axe Libergier Cathédrale, des travaux ont débuté cette semaine pour la réfection et la rénovation des trottoirs et la chaussée de la rue Libergier (entre la rue des Capucins et la rue Chanzy).
Fin des travaux : Avril 2007.
Coût : 1,2 million euros.
Nouveautés : Pendant les travaux, la rue Libergier sera mise en sens unique depuis la rue des Capucins. Ce qui signifie qu'il n'y aura plus la possibilité de redescendre la rue en sortant du parking.
L'Union 20/09/2006
Rues de Talleyrand et Condorcet : début 2007
L'aménagement des rues de Talleyrand et Condorcet qui démarrera en début d'année prochaine, devrait durer une petite année. Le traitement de la première rue se fera dans la continuité de celle de la rue de Chanzy. Pour la rue Condorcet, on devrait retrouver la même conception que les rues voisines du centre (Thillois, Dormoy.)
Echéanciers des travaux : De début à fin d'année 2007.
Coût : 1,4 million euros pour la rue Condorcet, 1,7 million pour la rue Talleyrand.
Nouveautés : Rue Condorcet, les travaux devraient également permettre de modifier la configuration actuelle du chevet de l'église Saint-Jacques. L'espace pelouse actuel pourrait disparaître au profit d'une nouvelle placette. Pour la rue Talleyrand, la circulation pourrait y être modifiée voire interdite (hormis riverains et bus) dans le cadre d'une réflexion globale sur le secteur. Rien n'est cependant encore acté.
L'Union 20/09/2006
Le mobilier et les arbres vont arriver rue de l'Étape
Les travaux de la rue de l'Étape touchent à leur fin. Le pavage sous les arcades vient de se terminer la semaine dernière. Le mobilier et notamment les protections pour empêcher les voitures de se garer doivent être livrés cette semaine. Pour ce qui est des arbres, il faudra peut-être attendre un peu plus longtemps.
Fin des travaux : Septembre-octobre 2006.
Coût : 900.000 euros.
Nouveautés : Suppression des places de stationnement et mise en place d'arrêts minutes.
L'Union 20/09/2006
Carnegie : le public accède aux pièces rares
Les pièces aussi rares que précieuses de la bibliothèque du centre-ville seront désormais régulièrement accessibles au public. Premier rendez-vous demain soir à 18 heures.
Les bibliophiles peuvent se réjouir : la bibliothèque municipale rémoise va désormais leur permettre d'accéder à ses pièces les plus rares et les plus précieuses, et ce sans avoir besoin d'attendre l'organisation d'une hypothétique exposition thématique.
Les manuscrits carolingiens, les enluminures du Moyen âge, les premiers ouvrages imprimés du XVe siècle, tous ces petits bijoux et bien d'autres encore vont se retrouver à portée de main, ou plutôt d'œil.
Pas question en effet de manipuler soi-même, pour des raisons évidentes de préservation des œuvres parfois fragiles ; en revanche, les professionnels bibliothécaires se feront un plaisir de présenter celles-ci au public, avec commentaire érudit à l'appui.
Explorateurs et pèlerins
Ce n'est pas une première en France, Lyon pratique déjà la chose par exemple, mais les villes qui laissent ainsi approcher leur « fonds précieux » restent rares.
A Reims, ce nouveau rendez-vous est fixé à Carnegie, la bibliothèque du centre-ville, le troisième jeudi de chaque mois ou à peu près (rien en décembre par exemple), à 18 heures, avec à chaque fois, un sujet différent.
On commence ainsi demain 21 septembre avec les « livres de voyage ».
Matthieu Gerbault, conservateur, fera découvrir des carnets de bord d'explorateurs ou des récits de pèlerinages.
Le 19 octobre, il sera question des livres de la Renaissance ; novembre sera consacré aux enluminures médiévales.
« Pas besoin d'être inscrit quelque part, précise Delphine Quéreux-Sbaï, une des animatrices de ces rendez-vous ; il s'agit d'une animation libre et gratuite, accessible à tout le monde dans la limite des places disponibles. » Le nombre de ces places étant relativement limité (42), il est donc conseillé de ne pas arriver trop tard.
Antoine Pardessus
Les jeudis de Carnegie : demain 21 septembre de 18 heures à 19 h 30, chroniques du lointain, les livres de voyage. Accès libre dans la limite des places disponibles.
L'Union 20/09/2006
Orgue : un hommage jumelé à Duruflé
La basilique Saint-Remi de Reims accueillera le samedi 23 septembre à 20 h 30, un concert hommage à Maurice Duruflé. Au programme : requiem du susdit compositeur, et œuvres pour chœur a capella et orgue du même Duruflé.
Le tout sera interprété par le chœur Ars Vocalis de Reims et son jumeau allemand le Madrigal Chor d'Aix-la-Chapelle.
Le public applaudira notamment Régine Orlik (mezzo soprano), Marc-Didier Thirault (violoncelle), et Sylvain Heili (orgue), sous la direction d'Hélène Le Roy et Hans Leenders.
Vingtième anniversaire
Ce concert est organisé par l'association Renaissance des grandes orgues de la basilique Saint-Remi pour marquer le vingtième anniversaire de la disparition du grand musicien français.
Outre le fameux requiem dans la version pour mezzo-soprano, chœur, violoncelle et orgue, seront également interprétées des œuvres pour orgue (méditation, scherzo, prélude) et pour chœur a capella (quatre motets sur des thèmes grégoriens). En appui, s'intercaleront des œuvres des compositeurs baltes Myskinis (motets à la mémoire de Duruflé) et Kreek.
Entrée : 12€, étudiants : 8€. Billetterie : basilique Saint-Remi à partir de 18 h 30.
L'Union 20/09/2006
Indice : prix de la vigne en France.
En 2005, l’hectare de vignes champenoises s’échange en moyenne à 600 000 euros. Il progresse de 10,2 % après une hausse de 7 % en 2004 et de 10 % en 2003. A 42 750 euros l’hectare, le prix des autres vignes d’appellations diminue de 3,9 % en 2005. Il avait déjà reculé de 1,6 % en 2004.
L'UNION ECONOMIE du 19/09/2006 (en page IV)
Nouveau vitrail à l'église : tout Chenay salue Marie
En offrant un vitrail à la commune de Chenay, Marie Charbonneaux a fait entrer le XXIe siècle dans un joli petit édifice du XIIe siècle. Une façon de célébrer le patrimoine « vivant ».
«Ce geste s'inscrit dans une longue tradition de fidélité et de générosité à l'égard de Chenay et l'attachement d'une famille envers un territoire ».
En saluant ainsi Marie Charbonneaux, Catherine Vautrin venue en ministre a souligné combien Chenay a compté et compte toujours pour cette dame issue d'une famille implantée depuis 200 ans dans la commune. Aussi, est-ce par « attachement » que Mme Charbonneaux a offert un vitrail à la commune, qui orne la partie située à gauche du perron de la jolie petite église du village.
Figuratif
Réalisé par le maître-verrier rémois Bruno Pigeon, ce vitrail est « figuratif ». On y reconnaît donc parfaitement saint Remi. alors que le saint patron des lieux est saint Nicolas. Mais en bonne historienne locale, passionnée de plongée dans les archives, Marie Charbonneaux a longuement expliqué pourquoi elle a personnellement fait ce choix.
« Pendant cinq siècles, et par le fait d'Hugues Capet, Chenay a été placée sous la juridiction de l'abbaye de Saint-Remi, qui, pendant un temps, y a installé une prévôté » a résumé la donatrice, avant de revenir longuement sur l'histoire du village intimement lié à l'abbaye Saint-Remi de Reims et à la viticulture, celle du vin rouge avant de passer à celle du champagne.
L'histoire de la famille de Marie Charbonneaux suit les deux derniers siècles jusqu'à aujourd'hui. Implantée depuis 200 ans à Chenay, cette famille a essaimé en multipliant les noms. Mais Mme Charbonneaux se souvient surtout de toutes les vacances qu'elle passait chez sa grand-mère avec une trentaine de cousins, qui sont tous « restés soudés malgré les dispersions ».
Verrerie
Elle-même est « la fille d'André, le sixième ou le septième enfant de Paul qui a fondé la verrerie avec Firmin », explique la descendante de cette illustre famille d'industriels rémois. Elle-même a été « technico-commerciale » avant de « soigner (ses) parents pendant sept ans », puis de prendre sa retraite. Aujourd'hui, admet-elle, « je suis trop fatiguée : je me repose ».
Si le corps l'abandonne - elle se déplace difficilement avec des béquilles - la vieille dame a encore tout son esprit entièrement tourné vers l'Histoire et les archives. Le maire de Chenay, Christiane Adam rappellera que son administrée s'implique depuis 1986 dans la rédaction du journal communal et qu'elle est une excellente « conteuse ».
Le vitrail de Marie Charbonneaux s'est ajouté à tous les autres, offerts par de généreux donateurs au cours du XXe siècle, suite à la reconstruction de l'église, fort abîmée par la Première Guerre mondiale.
« Tout cela est religieux, mais c'est une partie de notre culture et de notre patrimoine », a estimé Mme Adam. « Même sans votre geste généreux, vous resterez une figure dans notre village. Restez longtemps parmi nous, parce que vous avec encore beaucoup à nous apprendre », a conclu madame le maire, devant une nombreuse assistance composée de villageois, de nombreux maires des environs, de trois conseillers généraux et d'un conseiller régional.
J.F.Scherpereel
L'Union 19/09/2006
Déviation de la RN51 : un accord sur le futur tracé
Une réunion, hier au conseil général, a permis de trouver un accord de principe sur un tracé de déviation pour l'ex RN51 entre Reims et Épernay. Reste à trouver le financement.
«Cela fait 30-35 ans que les anciens de Montchenot se battent pour cela. Pour une fois je suis très optimiste ». Président depuis 1997 de l'association pour la déviation de la RN51 Cham-pfleury-Montchenot, Alain Duhoux ne cache pas sa satisfaction.
Ce riverain de la RD951 (nouvelle appellation de la RN51 depuis son transfert de l'État au département début janvier) faisait partie des personnes présentes hier matin au conseil général de la Marne à Châlons.
Une réunion durant laquelle les différents partenaires semblent s'être enfin accordés sur un tracé. « Tout le monde a mis de l'eau dans son vin », se félicite Alain Duhoux qui rappelle que 16.000 véhicules passent chaque jour sur cet axe qui traverse Montchenot et Cham-pfleury.
« Les résultats d'études géotechniques, conduites par les services du conseil général, en concertation avec les maires et la population concernés par le tracé, ont été présentés », explique de son côté le conseil général.
« Ils attestent de la faisabilité du projet de déviation. Sur cette base, différentes hypothèses ont été soumises à la discussion, tenant compte à la fois des paramètres topographiques, environnementaux et financiers. Un tracé a été jugé recevable, et son coût ramené à des prévisions acceptables ».
Ligne droite à l'ouest de Montchenot
Ce tracé, qui reste à affiner sur certains points, formerait une ligne droite dans le prolongement naturel de l'ex RN51, avec un embranchement à 1 km avant Montchenot (en venant d'Epernay) pour rejoindre le rond-point de Champfleury. Le tout sur un secteur au sol stabilisé.
« Ce tracé présente l'avantage d'assurer la sécurité et la fluidité car il ne sera pas nécessaire de faire de nouveaux giratoires », précise René-Paul Savary, le président du conseil général.
« Le coût serait nettement plus raisonnable que le précédent projet de 84 millions d'euros. Ce qui rend le projet enfin envisageable » On parle d'une enveloppe de 45 millions environ. Reste cependant à trouver le financement : l'État sera notamment sollicité pour cela.
« Il faut que l'on se dépêche car s'il y a un changement de politique au plan national, cela pourrait nous être défavorable », souligne Alain Duhoux qui craint « qu'un gouvernement de gauche détruise ce qu'un gouvernement de droite a fait ».
En attendant, le principe de cette déviation devrait être présenté dans les prochains mois à l'assemblée départementale. Il sera alors temps de s'attaquer à son financement.
G. A.-T.
L'Union 19/09/2006
Légionellose à Reims : les recherches continuent
Cinq cas de légionellose, dont un mortel vendredi dernier, se sont déclarés depuis le début du mois à Reims (nos précédentes éditions).
« Aucun nouveau cas n'a été signalé ce week-end, ni aujourd'hui » ont indiqué hier les services de la DDASS.
Les investigations se poursuivent pour identifier les sources de contamination, voire la source unique sachant que trois des malades (dont la personne décédée) habitent au quartier Clairmarais.
Les systèmes de refroidissement à eau (tours aéroréfrigérantes) sont soupçonnés.
La DDASS a contacté toutes les usines soumises au régime des installations classées, les établissements recevant du public et les bureaux de grande superficie pour leur demander de signaler à ses services s'ils sont équipés de tours aéroréfrigérantes.
Une reconnaissance aérienne de la ville a été envisagée pour détecter des tours non déclarées mais elle n'a pu se faire en raison des conditions météorologiques.
Faute de mieux, la DDASS examine actuellement les photographies aériennes de la ville de Reims détenues par les services de l'urbanisme, mais cette source d'exploitation a ses limites car la plupart des clichés datent d'il y a trois ans.
Un avion survolera la ville dès que le temps le permettra.
F.C.
L'Union 19/09/2006
Reims : festins et parures au Temple
Comme chaque année, le groupe d'expression plastique de « La parole en images », à l'église réformée d'Epernay- Reims, présente une exposition. Le thème 2006 est consacré aux « Parures et festins », un sujet puisé aux sources de l'Ancien Testament. L'exposition est visible tous les jours jusqu'à dimanche 24 septembre de 14 h 30 à 18 heures, au Temple de Reims, 13 boulevard Lundy. Entrée par le cloître.
Renseignements au 03.26.47.55.06.
Défi Jeunes
Le jury régional du dispositif Défi Jeunes aura lieu le mardi 23 octobre au Foyer des jeunes travailleurs de Châlons-en-Champagne à partir de 17 h 30, en présence des candidats, du jury et du directeur régional et départemental de la Jeunesse et des Sports. Défi Jeunes s'adresse à tous les jeunes de 18 à 30 ans qui encouragent les projets individuels et collectifs quel qu'en soit le domaine (culturel, humanitaire, sportif). Ceci en délivrant une bourse de 1 600 à 8 500 euros.
L'Union 19/09/2006
Pas assez de personnel pour faire la journée continue
Sous-préfecture, banque, Sécu, bureau de Poste. leurs horaires sont rarement adaptés à ceux qui travaillent. Pour des raisons de budget et par habitude.
Il y a les horaires adaptés à ceux qui travaillent et les autres. Certains établissements qui reçoivent du public s'arrangent pour coller aux emplois du temps des salariés. D'autres non.
La Sécu ouverte dès 8 heures du matin et entre midi serait plutôt du côté des arrangeants. Même si elle ferme comme les poules à 17 voire 16 heures le vendredi. Pas trop mal l'agence EDF qui ouvre à 8 heures et ne ferme qu'une heure entre midi. Encore plus fort, l'agence des transports urbains de Reims (les Tur) ouverte de 7 h 30 à 19 h 30.
Les impôts font moins bien en fermant à 16 heures. Quant à la sous-préfecture, le Rémois normalement constitué qui travaille de 8 à 12 heures et de 14 à 18 heures n'a aucune chance d'y aller. Sauf à tenter sa chance à 13 h 30 en espérant échapper à une queue de 20 minutes. A 16 h 31, ce sera trop tard.
« Ils n'ont pas envie de travailler jusqu'à 20 heures »
Toute la Poste n'est pas à mettre dans le même sac. Reims Boulingrin ouverte de bon matin permet aux lève-tôt d'aller au courrier. Mais certains bureaux de quartiers sont beaucoup moins pratiques. Comment la Poste fixe-t-elle ses différents horaires ? « En fonction de trois impératifs : d'abord servir au mieux le client. Par exemple si le bureau se situe à côté d'une école, on va essayer d'ouvrir à l'heure où les parents amènent leurs enfants », assure le porte-parole de la Poste. Deuxième impératif : « L'heure de départ du courrier. Elle est fixée de plus en plus tôt à cause des règles de circulation des avions la nuit et à cause des limitations de vitesse sur la route. Nous avons remarqué qu'une fois l'heure de levée passée, la fréquentation chute ». « Enfin nous prenons l'avis des élus de la commune ».
Centres culturels, maisons de quartiers et Mission locale ont du mal à ouvrir pendant midi. « Nous n'ouvrons pas mais si un jeune prévient qu'il a besoin de quelque chose en urgence, on le recevra », affirme Christine Beguinot, directrice de la Mission. « Si nous n'ouvrons pas, c'est pour des raisons de sécurité. Les employés ne sont pas assez nombreux à ces heures ».
La médiathèque et bibliothèque Croix-Rouge font la journée continue. Pas les musées : « Peut-être ouvrirons-nous à partir de l'année prochaine pour permettre aux Rémois d'aller voir les expositions temporaires pendant midi. Mais cela ne se fera qu'après des négociations avec le personnel », souligne Mario Rossi, adjoint au maire chargé de la culture.
Il y a des tas d'autres bonnets d'âne à distribuer : aux banques, aux agences immobilières fermées pour beaucoup à midi, à l'Urssaf qui tire son rideau à 16 heures (mais qui reçoit sur rendez-vous jusqu'à 16 h 30.), au palais de justice bouclé pendant midi et après 17 heures. « Les raisons de ces horaires peu adaptées sont toutes simples », explique un fonctionnaire : « Le personnel en place n'a pas envie de travailler jusqu'à 20 heures et personne ne peut s'offrir le luxe d'embaucher pour ouvrir plus longtemps ».
C.F.
L'Union 19/09/2006
Roller : un nouveau podium en Normandie
Le Reims Roller Champagne Club était présent sur le Normandie Roller Tour, à Rouen, dimanche 10 septembre, pour la course FIC open. 30 km en ville, 152 patineurs sur un parcours roulant et sous le beau temps. Il n'en fallait pas plus aux Rémois pour briller, avec un nouveau podium !
Adeline Demoulin (photo) termine la course à la première place de sa catégorie, 5e au général !
Lionel Martinet termine 5e de sa catégorie, 9e au général (35,590 km/h de moyenne !). Florent Delabie termine 11e de sa catégorie, 23e au général.
Damien Gobillard, nouveau venu dans le groupe vitesse, termine 92e au général. Eric Sourdet termine 93e au général.
L'Union 18/09/2006
Reims sans voiture : un leurre.
Reims sans voiture, on n'y croit pas. L'hyper-centre est resté parfaitement accessible aux automobiles et aux autobus : aucun obstacle n'interdisait formellement l'entrée dans le périmètre réservé à cette opération. Et quand les barrières étaient posées, elles étaient allégrement contournées ou repoussées.
Mais en plus, la ville était tellement vide de badauds - sauf en fin d'après-midi - qu'on se demandait s'il n'y avait pas de voiture grâce à l'opération. Ou à cause d'une désaffection du public.
Bref, si on veut que cette opération « sans voiture » soit crédible, il faut carrément fermer les accès au centre-ville. Ou lancer une série de grands travaux qui empêcheront la circulation. Compte tenu de ce qui les attend, les habitués du centre-ville devraient profiter de cette « journée sans » pour tester leurs réactions. Ou mieux encore, il faudrait organiser la « journée sans voiture » un jour de semaine normal, quand justement on ne peut pas faire autrement que de prendre sa voiture pour circuler ou aller travailler. Mais ça, on risque fort de ne pas le voir avant la fin du règne automobile.
Personne ne s'est donc risqué à marcher sur les chaussées libérées des « bagnoles ». On sait que le Rémois est un automobiliste qui ne s'ignore pas.
J.-F.S.
L'Union 18/09/2006
Journées du patrimoine : le public a attendu la fin du week-end
Beau succès pour les journées du patrimoine, version 2006. Simplement, le public fort discret dans les premières heures samedi s'est rué hier après-midi.
Hier en fin d'après-midi, la charmante hôtesse d'accueil de l'hôtel de ville n'en pouvait plus. Au début des journées du patrimoine, « on faisait des groupes de 12 » ; dimanche vers 16 heures, le public affluait, obligeant la jeune femme à demander aux visiteurs de patienter par groupes de 50 et plus : « il nous manque un guide. », déplorait le personnel à la réception. Effectivement pour les 700 visiteurs dénombrés hier après-midi, ça n'aurait pas été de trop. Il faudra prévoir plus pour l'an prochain, avec l'approche des élections municipales.
En tout cas, cette marée humaine - toutes proportions gardées - a (re) visité les grands classiques en priorité. Carnegie, hôtel de ville, Saint-Remi, cathédrale, palais du Tau ; théâtre, etc. : tous les chemins menaient vers le patrimoine. La différence avec les autres jours de l'année venait sans doute du rythme : beaucoup plus lent, et décontracté.
Gratuité
Côté motivations, pourquoi venir au musée ou dans les édifices publics ce jour-là et pas les autres ? « Gratuité » est le sésame qui fait la foule. Mais il y a d'autres raisons. Comme ce couple qui admet fréquenter les musées dans d'autres villes, mais pendant les vacances uniquement.
Ou cette jeune fille, étudiante en Histoire de l'art, qui a entraîné mère et grand-mère dans son sillage. Ou encore ceux qui fréquentent assidûment les lieux culturels mais qui profitent des journées du patrimoine pour revenir avec « quelqu'un » qui n'en a pas l'habitude. Ou tout simplement, « parce que c'est l'occasion ».
Le mot de la fin revient à cette jeune maman croisée dans la cour du musée Saint-Remi : « les journées du patrimoine, ça devrait être comme la journée de la femme : tous les jours ! »
J.-F. Scherpereel
* Le bilan chiffré pourra être dressé dans quelques jours.
L'Union 18/09/2006
VERZY Les faux. sous tous les angles
Après divers reportages sur le monde du champagne, des jardins et des spectacles, Katia Collinet expose actuellement à la mairie de Verzy jusqu'au 15 octobre. L'artiste présente des photos sur le thème des Faux de Verzy.
Elle propose également une visite virtuelle à l'aide de l'informatique en projetant des images qui donnent un autre regard sur ces arbres exceptionnels avec une ambiance sonore forestière.
Mairie de Verzy, tél. 03.26.97.90.91.
L'Union 18/09/2006
Une journée sans voiture a minima
Les voitures sont interdites aujourd'hui dans le centre de Reims. Une sensibilisation aux transports propres qui se fera de façon assez discrète. En attendant un mois de débats sur la mobilité à Reims.
Pas de grande animation pour la quatrième journée sans voiture qui se déroule ce dimanche 17 septembre en centre-ville. « C'est une édition « light »», reconnaît Florence Mobuchon, l'adjointe au maire en charge notamment des travaux et de la voirie.
« Mais cela s'explique par le fait que nous allons avoir dans quelques jours un mois de débats autour de la question de la mobilité à Reims. »
Du 21 septembre au 21 octobre, la Ville organise en effet « des débats mobilité » dont l'objectif est de « faire prendre conscience à tous de l'étendue du problème de la circulation, de tous ses effets et conséquences ».
En attendant, la journée sans voiture d'aujourd'hui sera avant tout symbolisée par la création d'un périmètre en centre-ville à l'accès limité aux véhicules entre 10 et 19 heures. Le choix du jour n'est pas innocent : il permet de réduire au maximum la gêne occasionnée et au public de mieux visualiser les richesses architecturales du centre-ville de Reims dans le cadre des journées du patrimoine.
Les Rémois et visiteurs devront donc circuler dans le centre-ville à pied, à bicyclette, en roller, ou encore avec les transports en commun Ð le réseau de bus fonctionnera à l'exception des lignes citadines. A signaler que les riverains, les véhicules de police, de sécurité et les bus pourront pénétrer dans le périmètre réservé ou en sortir.
Le périmètre concerné est le même que l'année dernière. Il est limité par les rues ou parties de rues suivantes : rue Buirette, rue Jeanne d'Arc, rue de Chativesle, place Drouet d'Erlon, boulevard Foch, boulevard Desaubeau, rue de Mars, boulevard Lundy, rue O. Metra, rue Andrieux, rue Rogier, rue Voltaire, rue Chanzy, rue Hincmar, rue Clovis, rue Libergier, rue Chabaud, rue des Poissonniers.
G. A.-T.
L'Union 17/09/2006
4,7 M€ pour la cathédrale : les travaux relancés !
Les crédits alloués par l'État à la cathédrale de Reims vont permettre la réalisation des fouilles archéologiques liées à l'aménagement du parvis et le lancement des appels d'offres concernant le portail nord.
Les crédits annoncés par le Premier ministre Dominique de Villepin vont notamment permettre de couvrir les fouilles archéologiques du parvis de la cathédrale.
Photo Christian LANTENOIS
L'Union 17/09/2006
Légionellose : un cas mortel à Reims
La légionellose a fait un mort hier à Reims. La cellule de vigilance chargée spécialement de cette maladie oriente ses recherches vers des tours réfrigérantes non contrôlées. Le quartier Clairmarais, derrière la gare, est ciblé en priorité.
La légionellose rôde toujours : on apprenait hier, par un communiqué de la préfecture de la Marne, qu'un décès avait été provoqué par cette maladie. La victime est une dame de 80 ans. La maladie avait été détectée jeudi en fin de journée à Reims. La malade a été aussitôt admise au CHU. Son décès est intervenu hier matin.
C'est le cinquième cas recensé dans la ville depuis début septembre : les quatre précédents étaient apparus en l'espace d'une semaine au début du mois (notre édition du 8 septembre), mais n'avaient pas entraîné de décès. Aux dernières nouvelles, trois de ces malades ont quitté l'hôpital, et si le quatrième s'y trouve encore, c'est pour une raison qui n'a rien à voir avec la légionellose.
Trois cas sur cinq
On se souvient que ce chiffre relativement élevé d'un point de vue statistique avait entraîné la création d'un comité de suivi, une sorte de cellule spéciale de vigilance, associant préfecture, Drire, Ddass, et ville de Reims. Ce comité s'est réuni hier à la préfecture. De cette réunion il ressort que c'est le quartier situé derrière la gare rémoise, Clairmarais, élargi à ses environs, qui fait figure de principal suspect. Trois cas sur les cinq comptabilisés (dont le cas mortel d'hier) y auraient en effet leur origine géographique.
Reste à identifier la source de propagation de la maladie. Les recherches effectuées au domicile des quatre premières personnes touchées n'ont rien donné ; on en effectue aussi au domicile de la personne décédée mais, sans en attendre les résultats, les autorités portent désormais leurs efforts sur les tours aéro-réfrigérantes, sortes de gros climatiseurs.
Prises de vue aériennes
Toutes les tours répertoriées ont déjà été contrôlées, et les résultats les ont mises hors de cause. L'hypothèse qui prévaut actuellement est donc qu'il existe dans le quartier une ou plusieurs autres tours réfrigérantes, qui pour une raison ou une autre ne seraient pas répertoriées, et donc n'auraient pas encore subi de contrôle.
Des visites sont donc prévues sur des sites susceptibles d'abriter de telles « tours fantômes » comme les fontaines publiques ou les stations de lavage de voitures, et des alertes sont lancées auprès des grands immeubles de bureaux nouvellement construits. Au niveau national, les fournisseurs de tours réfrigérantes seront eux aussi alertés, par télécopie, de même que les établissements recevant du public dans le quartier visé. Des prises de vue aériennes sont également programmées dès cette fin de semaine. L'avenir dira si ces hypothèses de recherches étaient les bonnes.
Antoine Pardessus
L'Union 16/10/2006
L'adjointe Nicole Thomas-Mauro démissionne
Le maire de Reims Jean-Louis Schneiter (div-d) n'aura pas besoin de faire voter son conseil à bulletins secrets pour faire perdre son poste d'adjointe à Nicole Thomas-Mauro (UMP). Elle lui coupe l'herbe sous le pied en abandonnant son titre d'adjointe au maire en charge des affaires européennes, mais ne quitte pas la mairie pour autant. « Je reste conseillère municipale totalement libre vis-à-vis d'une municipalité que je ne cautionne pas », explique-t-elle.
Sa décision est une conséquence logique du conflit qui l'oppose depuis longtemps au maire de Reims Jean-Louis Schneiter, et avec beaucoup plus de force quand il est question du tramway. En juillet dernier, elle fut la seule adjointe à avoir voté contre une opération financière de 75 M€ destinée à ce projet. En réaction, le maire lui avait immédiatement retiré sa délégation et avait promis de faire voter le conseil en septembre « pour qu'elle perde son poste d'adjoint » si elle n'en avait pas démissionné d'ici-là.
C'est chose faite aujourd'hui. Pour se justifier, Nicole Thomas-Mauro, qui s'est par ailleurs toujours plainte de n'avoir ni moyens ni budget pour exercer sa délégation, donne trois raisons. « Le projet de tramway ne figurait pas dans le programme de Jean-Louis Schneiter. Le coût de l'opération n'est pas maîtrisé, et la méthode utilisée n'est pas acceptable ». Elle se plaint qu'un audit financier « qui serait cinglant s'il était porté à la connaissance du public » reste secret.
Entrée en politique par le villiérisme qu'elle a ensuite quitté pour l'UMP, Nicole Thomas-Mauro assure ne pas avoir de plan de carrière, mais admet que pour la prochaine municipale, elle privilégiera, sans la nommer, « l'équipe qui n'aura pas cautionné le tramway ». On pense naturellement à celle que veut mettre sur pied le ministre Renaud Dutreil, mais la démissionnaire fait valoir son indépendance d'esprit. « En politique, rebondir n'est jamais exclu », prévient-elle.
Elle ne devrait en tout cas pas participer au prochain conseil municipal pour cause de déplacement en Bulgarie et en Roumanie. Ancienne députée européenne, Nicole Thomas-Mauro participe toujours à des missions lancées par la Commission et le Parlement européens. Son explication publique est programmée pour la séance suivante.
Jean-Michel François
L'Union 16/09/2006
Butte Saint-Nicaise : l'imagination au travail
Il ne reste vraiment plus grand-chose de visible des remparts médiévaux de Reims. Aujourd'hui et demain, des guides aideront le public à se faire une idée de leurs imposantes dimensions.
Reims n'est ni Carcassonne, ni Langres, ni Coucy-le-Château : de ses fortifications médiévales, il ne reste quasiment rien. Le peu qui reste se situe sur la butte Saint-Nicaise, qui s'étend entre la place du Général-Gouraud et celle des Droits de l'homme. Il faut donc une imagination active pour tenter de se faire une idée de ce que cette défense faite de remparts et de fossé pouvait représenter. Aujourd'hui et demain, dans le cadre des journées du patrimoine, heureusement, des guides du Groupe d'études archéologiques de Champagne-Ardenne aideront les visiteurs à imaginer. Cela leur permettra de passer une petite heure aussi agréable (on est dans la verdure du square) qu'instructive.
Cinquante mètres de large
« Nous sommes ici au pied de la butte Saint-Nicaise, explique ainsi Jacques Terrisse, secrétaire de cette association érudite ; de l'autre côté du boulevard Diancourt, dans l'enceinte de la maison Pommery-Greno, vous apercevez une sorte de banquette de terre couverte d'herbe. Entre ces deux points il y a environ cinquante mètres : c'est la dimension du fossé qui existait au Moyen-Âge ! »
La visite vous mènera également au seul vestige de la muraille, une tour, la tour du Puits. « C'est dommage qu'elle soit cachée par les arbres, commente M.Terrisse ; même si elle n'est pas extraordinaire, elle est tout de même le seul monument civil qui nous reste du Moyen-âge, tous les autres ce sont des églises ! »
Ajoutons que par rapport aux deux années précédentes, les archéologues commentateurs ont ajouté un plus : une petite incursion dans un souterrain, lui aussi authentiquement médiéval. Ca fera toujours un petit support supplémentaire à l'imagination.
Antoine Pardessus
Rendez-vous entre 14 et 18 heures au bas du square. Une visite démarre dès qu'il y a assez de monde.
L'Union 16/09/2006
En Bref
Nature
La campagne à la ville : Place Drouet d'Erlon et rue de Vesle de 9 h 30 à 18 h 30. Animations, produits régionaux, animaux de la ferme.
Regards sur la ville
Reims au fil de la nuit : Visite guidée en français à 21 heures. Rendez-vous à l'office de tourisme, 2, rue Guillaume-de-Machault. Tarif : 5,50 €. Tél. 03.26.77.45.00.
Spectacles
Évocation musique et lumière : Basilique Saint-Remi, rue Simon, à 21 h 15.
Histoires musicales sur l'art déco : Grand-Théâtre, place Myron-Herrick, à 20 h 30. Entrée libre dans la limite des places disponibles. Informations et réservations au 03.26.47.00.10.
Animations bibliothèques
Conférence : Rencontre avec Alain Dister, photographe, journaliste et écrivain à la médiathèque Croix-Rouge, 19, rue Jean-Louis Debar, à 14 h 30.
Projection d'un programme de l'Institut national de l'audiovisuel : Médiathèque Cathédrale, 2, rue des Fuseliers, à 14 h 30 et 16 h 30.
Hippisme
Courses hippiques : A l'hippodrome, 3, avenue du Pt Kennedy, à 19 h 30. Tél. 03.26.08.65.29.
Art
Marché de l'art : Organisé par l'Union commerciale et artisanale de Reims, esplanade Fléchambault (quartier Saint-Remi), de 9 à 19 heures. Près d'une centaine d'artistes amateurs et professionnels : aquarellistes, caricaturistes, céramistes, sculpteurs, travaux divers. Nombreuses animations : concerts, concours de dessins, stands de dessin et maquillage, tombola, manège. Tél. 03.26.87.33.59.
Demain
Concert
Dominicales d'orgue : Avec Jean Guillou en la basilique Sant-Remi, à 18 heures. Tél. 03.26.04.07.70.
L'Union 16/09/2006
Tinqueux XVIIe édition du semi-marathon ce dimanche
Le président du comité municipal des sports de Tinqueux, Guy D'Argent, a réuni son équipe organisatrice pour mettre une dernière touche à la XVIIe édition du semi-marathon qui se déroulera ce dimanche, sur un circuit quelque peu modifié (voir notre précédente édition).
Une manifestation où l'on retrouvera les courses réservées aux jeunes de Tinqueux mais aussi à ceux de l'extérieur, dès 13 heures et les traditionnelles 7 et 21 km, dont les départs se feront respectivement à 14 h 15 et 15 heures.
Du côté des attractions sur le parking de la salle des fêtes : manège enfantin, structure multi-jeux (tous âges) beach volley, badminton, foot, tirs au but, rugby, basket.
L'Union 14/09/2006
Ecoles de commerce : Reims dans le palmarès européen
Le Financial Times publie depuis l'an dernier le classement des meilleures business schools en Europe proposant un « master in management » de niveau bac + 5. Si Reims Management School, n'avait pas candidaté la première fois, elle réussit cette année son entrée dans le cercle fermé des meilleures écoles de commerce européennes. A la 28e place, RMS réalise une excellente opération de prestige et de communication sous la houlette de son bouillant directeur général François Bonvalet.
Sept écoles françaises figurent au classement des élites avec à la première place, HEC. On trouve l'ESSEC et l'EDHEC aux sixième et septième places. Rouen est en quinzième position, Lille en vingt-troisième position et derrière Reims, on trouve Toulouse. 35 écoles sont inscrites au palmarès sur un total de 80 écoles candidates.
« Vous existez partout dans le monde »
Particulièrement ravi, François Bonvalet se félicite des bons scores des écoles françaises. Et du score de RMS en particulier. « L'intérêt de la publication de ce classement par le Financial Times est que nous devenons du jour au lendemain lisibles dans le monde entier. Vous faites tout à coup partie des très bons en Europe. Vous existez partout dans le monde où ce classement est largement diffusé ».
Le très sérieux Financial Times base son classement pour un tiers sur des éléments factuels comme le nombre d'enseignants, le nombre de mètres carrés, le nombre d'étudiants par programme et pour les deux autres tiers sur une enquête menée auprès de 20 % de la promotion sortie il y a trois ans. Le master en management de Sup de co mis à l'honneur compte 1.300 étudiants. Au total, RMS accueille 3.200 étudiants dont 600 étrangers.
Le directeur du groupe RMS possède désormais une prestigieuse carte de visite pour démarcher sur la scène internationale où la concurrence entre les grandes écoles est redoutable.
Françoise Kunzé
L'Union 14/09/2006
Une expo sur l'aménagement du territoire rémois
Jusqu'au 15 septembre, l'hôtel de ville accueille une exposition sur les grands objectifs d'urbanisme et d'aménagement du territoire pour les 15 ans à venir.
Nom de code Scot pour schéma de cohérence territorial. Les Rémois sont invités jusqu'au 15 septembre à venir étudier le premier diagnostic fait dans le cadre de ce que l'on appelait auparavant un schéma directeur.
« Le Scot est un document stratégique à l'échelle d'un bassin de vie qui présente les grands objectifs d'urbanisme et d'aménagement du territoire pour les dix-quinze ans à venir », expliquent Pierre Tridon, directeur de l'agence d'urbanisme et de développement de la région de Reims et Jean-Pierre Bonnel son adjoint.
Avant la publication d'un document définitif, un premier diagnostic est présenté depuis la mi-juin aux habitants de l'agglomération rémoise. Pour cela des expositions évolutives tournent au gré des intercommunalités, avec une halte, jusqu'au 15 septembre à l'hôtel de ville de Reims.
« L'exposition sur le projet de diagnostic du Scot permet en 16 tableaux d'avoir une première lecture des forces, faiblesses et enjeux d'aménagement de la région rémoise. Elle permet de s'interroger sur une question essentielle : Quel développement et quel territoire pour demain ? », expliquent ses organisateurs.
Rien de vraiment surprenant toutefois dans ce diagnostic qui met en avant le manque d'attractivité d'un territoire qui se dépeuple, qui est déséquilibré et qui souffre d'une certaine insuffisance des transports en commun en milieu rural.
« Le Scot définit de grandes options », soulignent Pierre Tridon et Jean-Pierre Bonnel. « Ensuite chaque maire, chaque commune mettra en place son plan local d'urbanisme en cohérence avec ce Scot. Pour le particulier, cela se traduira dans notamment les permis de construire ».
Exposition à l'Hôtel de Ville de Reims jusqu'au 15 septembre de 9 heures à 12 heures et de 13 heures à 17 heures.
L'Union 13/09/2006
Apprendre la musique irlandaise à Reims
Une activité d'apprentissage de la musique traditionnelle irlandaise au violon et à la flûte est proposée à la maison de quartier « Maison-Blanche » à Reims (41, boulevard des Bouches-du-Rhône) à partir du mois prochain.
Les participants pourront y découvrir le répertoire et les techniques d'ornementation de cette musique festive encore très répandue dans l'île d'Erin.
Les ateliers seront conduits par Brigitte Froissart pour le violon et par Gilles Valentin pour la flûte et le tin whistle. Les deux animateurs ont acquis les fondements de cette musique grâce à de nombreux contacts noués notamment auprès de musiciens irlandais.
Les personnes intéressées peuvent joindre Gilles Valentin au 03.26.49.21.91. ou par e-mail : givalentin@wanadoo.fr.
L'Union 13/09/2006
Haltérophilie : Claude Baechler 7e au mondial
Du 25 août au 2 septembre, se sont déroulés à Eysines (Bordeaux) les championnats du monde d'haltérophilie. Evoluant en masters dans la catégorie des 85 kg, Claude Baechler a terminé 7e.
Avec un total de 75 kg à l'arraché et 100 kg à l'épaulé-jeté. « Malgré une blessure à l'épaule droite, la confiance est revenue dans les deux dernières semaines pour m'engager dans cette finale. Je ne suis pas trop déçu de ma prestation », concède l'actuel président du Reims haltérophilie musculation.
« Les championnats ont été bien organisés à tous les niveaux ; la délégation française était forte de soixante-sept athlètes qui évoluaient dans toutes les catégories d'âge et de poids ».
L'an prochain, Claude Baechler passera dans la catégorie vétérans 6 (60 ans).
L'Union 13/09/2006
Les hockeyeurs visent la première place
Fraîcheur, vivacité, enthousiasme ponctuent les premières séances des benjamins du Reims Champagne hockey.
Ils ont fini la saison dernière 3e de la ligue du nord. L'effectif de cette année est un joli mélange des premières et deuxièmes années.
« L'objectif est d'être premiers de la ligue du nord. Tous les gamins vont jouer, participer à tous les matches amicaux.
Pour cela, nous allons mettre un accent sur la technique individuelle ainsi que sur les bases du collectif», confie Yvon Bock, entraîneur. « Avec ce groupe, ça reste encore de l'apprentissage, de l'amusement : le côté concurrence ne sera pas mis en avant.»
Au total une trentaine de matches amicaux sont prévus. Le premier sera disputé le 17 septembre à Rouen.
L'Union 13/09/2006
« La zone de La Husselle ne sera plus un no man's land »
Le projet de construction d'une nouvelle liaison entre le boulevard des Tondeurs et la rue Léon-Faucher est en route. Suivra la création d'une zone d'activité sur le secteur de La Husselle.
Une route qui reliera le pont de La Husselle à l'échangeur des Tondeurs, soit deux fois une voie sur 700 mètres de long, des trottoirs, plantations et pistes cyclables de part et d'autre, et l'aménagement du secteur de La Husselle en zone d'activité (voir encadré).
Le coût total de l'opération est estimé à 7 millions d'euros. « L'intérêt de cette future liaison est triple » explique Jean-paul Siméon, directeur technique des espaces urbains de Reims Métropole. « Elle permettra d'abord de rediffuser une circulation vers le nord et d'accéder au réseau autoroutier, notamment pour les poids lourds qui se focalisent en entonnoir vers Reims centre. Ca contribuera donc à alléger la circulation en centre ville. Le deuxième intérêt est de créer une nouvelle liaison intercommunale entre le centre de la ville de Reims et la commune de Bétheny, pour soulager le seul accès principal aujourd'hui qui se fait par la route de Bétheny. »
Entre Reims et Bétheny
Pour l'avenir, il s'agit d'améliorer les relations entre les deux communes, non pas qu'elles soient mauvaises, mais cette liaison permettra par exemple de mettre en place un réseau de bus, des pistes cyclables.
« Le troisième intérêt est d'urbaniser toute cette zone de La Husselle qui est actuellement enclavée en développant de l'activité. »
Cette liaison, par ricochet, nécessite le renforcement (pour les poids lourds) et l'élargissement (pour les piétons et cyclistes) du pont de la Husselle ou pont SNCF.
Au mois de juin, la maîtrise d'œuvre a été confiée à la société ACIEST Ingénierie. La première phase est lancée : il s'agit de la phase d'étude et de procédure réglementaire avec enquête publique, loi sur l'eau, diagnostic pour fouilles archéologiques. Cette phase devrait durer environ un an. Suivront les appels d'offres qui prennent quelques mois. Puis les travaux.
L'échéance est lointaine, prévisions début 2009, mais le projet est ambitieux.
Aurélie Guille
L'Union 13/09/2006
Des entreprises dans l'ex-quartier de la rue Havé
Il y a quelques années, les nomades qui s'étaient installés dans l'ex-rue Havé, ont été déplacés, ou forcés de s'en aller.
Le secteur de la Husselle est depuis sans utilité. D'où le projet de création d'une zone d'activité à cet endroit. « Ce ne sera pas une zone de distribution » explique Jean-Paul Siméon, « mais une zone économique, ouverte à différentes entreprises. Le projet vise à ce que cette zone entre Reims et Bétheny ne soit plus un no man's land, mais une zone urbanisée, qui retrouve un destin, une utilité. »
Les jardins préservés
Subsistent toutefois encore aujourd'hui des jardins familiaux. Ces derniers seront conservés au même emplacement si cela est possible, ou bien déplacés, mais en aucun cas supprimés.
Les travaux se feront parallèlement à ceux de la liaison routière.
A.G.
L'Union 13/09/2006
Marché Sainte-Anne : un commerçant en grève de la faim
Depuis lundi soir, un commerçant ambulant a entamé une grève de la faim sur les marches de l'hôtel de ville. Il réclame un droit de place sur le marché Sainte-Anne du dimanche.
VINCENT RODRIGUEZ est commerçant ambulant. Il vend des pâtés croûte et des poulets rôtis sur les marchés rémois. De 1996 à 2002, il a exercé en qualité de travailleur indépendant.
« En décembre 2001, j'ai décidé de créer une SARL. A l'époque, j'étais salarié d'une autre entreprise. J'ai donc mis ma concubine comme gérante. J'avais transmis la demande à la mairie qui, oralement, m'a dit qu'il n'y avait pas de problèmes. »
Jusqu'en 2005, Vincent Rodriguez affirme avoir « continué à exercer sans difficulté. J'ai récupéré mes droits de place sur les différents marchés : le jeudi place Luton, le mercredi, Croix-Rouge et Châtillons, le samedi Boulingrin et le dimanche Sainte-Anne/Jean-Jaurès. Il n'y a pas eu de problème jusqu'en mai 2005, puis la mairie s'est réveillée et m'a retiré mon droit de place à Sainte-Anne. »
Or, pour ce commerçant, « c'est un marché qui représente 40 % de mon chiffre d'affaires. Je ne sais plus quoi faire ». Vincent Rodriguez regrette « que la ville ne m'ait pas averti. Si j'avais su, j'aurais agi différemment. Aujourd'hui, je veux récupérer ma place au marché Sainte-Anne, le dimanche. »
Contacté hier après-midi, Xavier Albertini adjoint au maire notamment chargé des contentieux, explique que M. Rodriguez « doit se conformer aux règles applicables à l'ensemble des commerçants sur l'ensemble des marchés de Reims. »
En l'espèce, une place sur un marché est attribuée à l'origine par tirage au sort. Puis au fil des années, le commerçant acquiert de l'ancienneté et des mètres supplémentaires.
« Il demande un passe-droit »
« Le commerçant garde sa place tant que sa situation juridique ne change pas. Or celle de M. Rodriguez a changé. Il s'est conformé aux règles sur les autres marchés rémois et a récupéré ses droits de place. Mais pas sur Sainte-Anne où nous lui avons signifié qu'il s'installait en toute illégalité. Il demande un passe-droit et utilise comme moyen de pression la médiatisation de son dossier ainsi que le côté humain avec cette grève de la faim. »
L'adjoint au maire n'a « pas l'intention de faire marche arrière. Vincent Rodriguez a des voies de recours administratives qu'il peut utiliser. Mais pour l'heure, il n'accepte pas la solution qui serait de repasser par le tirage au sort, puis de gagner son ancienneté, comme les autres commerçants. »
Pour l'instant, la situation semble bloquée.
P.B.
L'Union 13/09/2006
Le centre-ville se met au vert
Pour la onzième édition de la « Campagne à la Ville », du 13 au 16 septembre, les agriculteurs de la région ont choisi cette année d'expliquer comment « l'agriculture est le poumon de notre planète terre ».
La 11e édition de l'opération « la Campagne à la ville », organisée conjointement par la fédération départementale des Syndicats d'exploitants agricoles et l'association des commerçants les Vitrines de Reims aura lieu du mercredi 13 septembre au samedi 16 septembre. Elle aura pour thème : « l'agriculture, un poumon pour notre planète Terre ».
« Soucieux d'ouvrir leur métier à un plus grand nombre », les agriculteurs de la Marne « souhaitent associer les établissements scolaires de Reims à cette manifestation grand public ».
Les organisateurs ont choisi le thème de l'agriculture et du changement climatique afin de montrer que « l'agriculture est concernée par le phénomène et peut apporter des solutions dans la lutte contre l'émission des gaz à effet de serre, notamment à travers les nouvelles utilisations non alimentaires de la production agricole (biocarburants, chimie verte.) ».
Premier constat : ce thème de l'effet de serre et de son impact sur le climat a été largement traité par les médias.
Des ateliers très concrets
Les décideurs politiques « français européens et américains s'emparent aussi du dossier (Accords de Kyoto, plan national d'attribution des Quotas de CO2, déclarations de la Maison Blanche de juillet 2005.). C'est aujourd'hui une préoccupation majeure des Français et cela peut être un des éléments moteurs de leur intérêt pour l'agriculture. »
Deuxième constat : l'agriculture peut proposer de véritables solutions pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, notamment en « fournissant » le carbone végétal. L'objectif des différents ateliers est de démontrer « comment le carbone vert permet de limiter le recours au carbone fossile (le pétrole) à travers les biocarburants mais pas seulement ! ». Dans chacun des six ateliers proposés, des agriculteurs et des étudiants en agriculture accueilleront le grand public et les élèves. Les six ateliers auront les thèmes suivants :
- « le changement climatique qu'est ce que c'est ? » (à partir d'une exposition et de jeux de l'ADEME, les enfants et le grand public pourront découvrir ce qu'est la problématique des gaz à effet de serre, ainsi que les actions concrètes qui peuvent être entreprises) ;
- la photosynthèse (au cours d'une présentation ludique, les enfants et le grand public pourront comprendre cette fonction essentielle assurée par le monde végétal et qui répond à la lutte contre les gaz à effet de serre) ;
- atelier vert : les enfants seront invités à planter des graines de jachères fleuries dans un pot préalablement rempli de compost (issu de déchets verts) ; la chimie verte (une maquette sur la raffinerie végétale permettra de présenter tout le schéma de transformation de la plante jusqu'aux différents produits industriels. On se tourne non plus vers du cracking pétrolier mais du cracking végétal qui donne une dimension biodégradable aux produits issus de cette chimie verte) ;
- les nouveaux matériaux (venez découvrir à quoi ressemblera la maison de demain !) ;
- les biocarburants (un espace présentera les deux grandes familles de carburant d'origine agricole, une voiture, une moto et un tracteur rouleront au biocarburant, les enfants pourront s'initier à la fabrication d'huile carburant.
P.B.
L'Union 12/09/2006
Des nouveautés pour le 17e semi-marathon de Tinqueux
Le semi-marathon devrait encore attirer la grande foule le 17 septembre avec trois changements cette année : l'épreuve a lieu l'après-midi, la course des jeunes est ouverte à tous et le parcours est légèrement modifié.
Dans le milieu on le surnomme « l'incontournable semi de Tinqueux ». Depuis sa création voilà 17 ans, la course sur route organisée chaque année vers la mi-septembre à Tinqueux a su s'imposer dans le paysage des épreuves sportives, chez les plus jeunes comme chez les adultes.
Nouveaux horaires
Pour la 17e édition, les organisateurs ont décidé d'apporter quelques modifications par rapport à l'année précédente.
La première, de taille, est le déroulement des épreuves l'après-midi. « A une époque on est déjà passé du matin à l'après-midi, puis on était revenu le matin », souligne Guy d'Argent, président du comité municipal des sports et grand organisateur de l'épreuve. « Là, on a choisi de faire courir les jeunes à partir de 13 heures. Ce changement permet aussi de moins déranger les commerçants qui sont sur le parcours et qui travaillent le dimanche matin ».
Changement de parcours
En raison notamment des travaux qui sont actuellement en cours dans le centre de Tinqueux, le parcours qu'empruntaient habituellement les coureurs est légèrement modifié.
La boucle qui passait par l'avenue d'AFN et l'allée Marcel-L'Herbier est supprimée. Elle est remplacée par un passage par les rues du général Marceau, Moulin de l'écaille et Daniel-Casanova. Le départ et les arrivés de toutes les courses ont toujours lieu, rue Croix Cordier. Quant à la difficulté du parcours, elle est réputée plus forte que les courses voisines, et notamment celle de Reims, en raison notamment de nombreux faux plats.
La course jeunes ouverte à tous
Jusqu'à présent uniquement réservée aux jeunes de Tinqueux, la course des jeunes, baptisée Tinqueux Tribu, sera ouverte cette année à tous les jeunes. Une volonté d'ouverture de la part des organisateurs afin de permettre notamment aux enfants des villes voisines, ou à des coureurs venus d'ailleurs qui participent au semi-marathon, de prendre part à la fête.
Affluence
Avec la nouvelle mouture de la course des jeunes, les organisateurs attendent entre 250 et 300 personnes lors de cette première épreuve. 350 autres coureurs devraient participer aux 7 km et environ 300 au semi-marathon.
« Cette année nous avons davantage d'inscriptions de la région parisienne », remarque Guy d'Argent. « Par contre il nous manque toujours les gens du nord car il y a beaucoup de courses qui y sont organisées à cette même période ».
A noter qu'à la grande époque des courses sur route, le semi-marathon de Tinqueux attirait jusqu'à 1000 coureurs (1993).
Palmarès et performances
L'année dernière, le Russe Krestianinov avait remporté le semi-marathon en 1h06'05 '. Il sera à nouveau présent cette année. Chez les femmes, l'Ukrainienne Dubovic avait battu son record de l'épreuve en 1h14'54 '.
Sur le 7 km, Boulychev avait terminé premier en 21'29' tandis que chez les femmes c'est Noémi Flotte qui l'emportait en 23'40 .
Animations
Comme l'an dernier, des animations gratuites sont proposées aux jeunes sur le parking de la salle des fêtes. Au programme notamment un manège pour les enfants et une structure gonflable multi jeux pour les plus grands.
G. A.-T.
L'Union 12/09/2006
TGV-Est : le billet sera cher
Les tractations avec les associations d'usagers sur le prix des abonnements Reims-Paris battent leur plein. Ce sera plus coûteux qu'aujourd'hui mais la SNCF promet d'être raisonnable et de privilégier les fidèles.
A 271 jours de la mise en service de la ligne TGV-Est, Alain Wehr, directeur commercial SNCF de la région Champagne-Ardenne, lève le voile sur les négociations qui doivent définir le prix des abonnements. L'abonnement Reims-Paris devrait avoisiner les 400 € par mois au lieu de 345 € actuellement.
Quant au prix du billet à l'unité, la SNCF fera une proposition à la Direction générale des Transports qui l'entérinera ou non d'ici à la fin de l'année. Les usagers n'auront pas leur mot à dire.
Dans le pire des scénarios, un aller Reims-Paris 2e classe (vendu aujourd'hui 22 €) augmenterait de 60 % pour atteindre 36,50 (réservation comprise). Dans le meilleur des cas, le tarif serait majoré de 34 % avec un prix autour de 30 €. Pas donné surtout que les usagers n'auront pas d'alternative. Sauf quelques trains régionaux beaucoup plus lents.
Il faudra alors compter sur les cartes de réduction et les offres sur Internet pour dénicher des tarifs attrayants.
La SNCF décide seule de ses tarifs. Alors pourquoi avoir engagé une concertation pour le prix des abonnements ?
ALAIN WEHR : Un bon prix c'est un prix gagnant-gagnant. Nous n'avons aucun intérêt à retrouver des clients en train de manifester comme ce fut le cas pour le TGV-Nord, ou de perdre des parts de marché. Nous nous sommes rencontrés en mai avec les associations d'usagers. Nous nous revoyons en octobre. D'ici là, nous aurons le retour des études que nous avons menées auprès de notre clientèle
Vous avez commencé les discussions avec un abonnement Reims-Paris à 485 €. On comprend que les associations aient hurlé. L'augmentation est de 70 % par rapport au Corail !
A.W. : Nous avons pris comme référence Vendôme, ville située elle-aussi à 45 minutes de Paris. Je vous rassure : nous ne serons pas à ce niveau de prix.
Les 230 abonnés (*) que nous avons entre Reims et Paris ont conscience que les tarifs seront plus élevés qu'aujourd'hui. 45 minutes pour Reims-Paris avec l'assurance d'être à son travail à 8 heures, soit un gain d'une heure le matin, d'une heure le soir, le confort, la sécurité : ce sont des progrès considérables qui ont un prix.
Mais nous travaillons à un abonnement spécifique pour la clientèle « historique » entre Reims et Paris. La hausse sera pour ces clients limitée.
On peut imaginer un abonnement sur le modèle de la carte Intégrale d'Ile-de-France. Le prélèvement serait mensuel avec une réservation gratuite par borne ou par Internet. Des idées de services supplémentaires sont à l'étude comme des places de parking réservées, des informations trafic par SMS.
Quelle alternative proposez-vous à ceux qui n'auront pas les moyens de se payer le TGV alors qu'il n'y aura plus de Corail entre Reims et Paris ?
A W : Des liaisons express régionales en autorail ou en train Corail continueront de circuler entre Reims et Paris via Epernay et les villes de la vallée de la Marne.
La Direction du TGV-Est espère augmenter sa clientèle de 170 % entre Strasbourg et Paris en concurrençant l'aérien. Quelles sont vos ambitions pour la Champagne-Ardenne ?
A W : Nous partons sur une croissance de clientèle de 20 % à 30 % entre la Champagne- Ardenne et l'Ile-de-France.
Recueilli par Christophe Perrin
(*) Les associations d'usagers comme la FNAUT estiment que la SNCF minimise le nombre d'abonnés.
L'Union 12/09/2006
Quelle alternative au TGV-Est ?
Difficile de concurrencer le train à grande vitesse qui promet d'être rapide et à l'heure sur l'axe Châlons-en-Champagne-Paris.
La Direction du TGV-Est européen, qui proposera dix allers-retours quotidiens, justifie sa discrétion sur les tarifs en raison de la concurrence de l'autoroute. Avec un péage à 9 € entre Reims et Paris, auxquels il faut ajouter 15 € d'essence, le parking, les radars. la voiture est plus chère actuellement que le train. Sans même parler l'assurance du véhicule, de l'entretien et des risques d'embouteillages. Il est de plus en plus rare de relier Reims à Paris en 1 h 29, temps de parcours théorique.
Du coup, la SNCF a les coudées franches pour définir les prix qui lui conviennent. Son seul souci : ne pas franchir la barrière psychologique qui ferait descendre les usagers dans la rue.
Si la rentabilité d'une telle infrastructure (qui a coûté 5 millars d'euros !) est illusoire, le succès commercial ne fait guère de doute. La gare TGV Champagne-Ardenne (ou gare de Bézanne) à 30 minutes de Roissy, à 3 heures de Londres, Sedan à 2 heures de Paris, Strasbourg à 2 h 20. beaucoup en rêvaient. Le TGV-Est l'a fait. Mais attention aux dérapages des tarifs, préviennent, avec leurs modestes moyens, les associations d'usagers
Ch. P
L'Union 12/09/2006
A Reims, les départements vont plancher sur les RMIstes
René-Paul Savary et ses homologues des conseils généraux de France, réunis en congrès cette semaine, ouvrent le débat des « expérimentations sociales » que peuvent mener les départements.
Vous ouvrez demain à Reims le congrès des présidents de conseils généraux de France sur le thème des solidarités sociales et territoriales. Qu'allez-vous proposer dans ce sens ?
René-Paul Savary (UMP) : - Il faut revoir la question des minimas sociaux qui fait qu'aujourd'hui une personne au RMI retrouvant une activité quelques heures par semaine voit ses aides tomber. Elle peut perdre son allocation au logement, ses aides sur la redevance télévision ou sa CMU. Dans ces conditions, un RMIste n'a que peu d'intérêt financier à retrouver une activité salariée.
Nous voulons sortir de cette situation et mettre en place un intéressement au travail.
Comment pourrait se concrétiser cet « intéressement au travail » ?
R.-P.S. : - On pourrait proposer à toute personne bénéficiaire du RMI en situation de travail de conserver l'allocation reçue et de percevoir en complément, et sans qu'on lui réclame des indus, la rémunération de son travail jusqu'à concurrence du salaire mensuel accordé par l'employeur.
Par exemple, pour dix heures de travail par semaine, la personne percevrait son RMI plus dix heures de Smic. Chaque heure travaillée doit permettre au RMIste de gagner plus.
Et pour les RMIstes qui commencent une formation ?
R.-P.S. : - Quand un RMIste entre en formation, il perd ses droits au RMI. La région peut prendre en charge une formation indemnisée, mais elle ne dispose pas forcément de fonds suffisants pour le faire en nombre. Aujourd'hui, l'étanchéité juridique entre le statut des personnes en formation et celui des personnes bénéficiaires des minimas sociaux constitue une barrière financière quasiment infranchissable.
Il faut assouplir les choses et penser à un nouveau projet de formation.
Les coûts seraient partagés entre l'État, le Département, l'employeur et la Région.
Est-ce une façon de remettre en cause les dispositifs de réinsertion existants ?
R.-P.S. : - Non, mais je pense qu'il faut aller vers une fusion des contrats aidés de façon non pas à les remettre en cause, mais à les remettre à plat. Cela aurait pour avantage d'avoir une meilleure vision globale et d'aider à ce que les employeurs adhèrent davantage à ces mesures.
Pourquoi et comment les conseils généraux doivent prendre de telles initiatives ?
R.-P.S. : - Un ensemble de départements dont les Côtes d'Armor, la Côte d'Or, l'Eure, La Meurthe-et-Moselle et bien sûr la Marne, veulent un droit à l'expérimentation sociale. Nous voulons expérimenter sur le terrain des mesures sociales pour faire ensuite des propositions au gouvernement.
Si nous parvenons à une synthèse satisfaisante au terme de nos discussions, cette semaine à Reims, nous nous adresserons au Gouvernement dans la perspective que nos propositions débouchent sur un projet présenté à l'Assemblée.
Recueilli par Julien Bouillé
L'Union 12/09/2006
Les 18 et 19 septembre. Journées de l'emballage.
Les 6e Journées de l'emballage auront lieu les 18 et 19 septembre au Centre des Congrès de Reims. Plus de 40 intervenants internationaux sont attendus et six conférences sont programmées.
LIBERATION CHAMPAGNE du 12/09/2006 (en page 4)
Atelier poterie ouvert à tous aux Châtillons
Malgré le départ de la MJC le Phare, le club Jules-Verne fonctionne toujours depuis une trentaine d'années aux Châtillons.
Dans ce local de l'avenue Cook, François Le Houx, céramiste, propose un atelier poterie ouvert à tous : adultes, enfants à partir de 5 ans et demi et associations. « L'atelier des enfants est un lieu de grande liberté et d'expérimentation » explique l'animateur. Quant à l'atelier du mercredi, pour les adultes, il est ouvert à tous, du débutant au plus expérimenté. « Aucune compétence particulière n'est exigée, néanmoins un esprit de curiosité est un bon atout. »
Ici, chacun découvre les techniques de bases avant de s'attaquer à différentes techniques dont le raku. L'atelier dispose de tours et de four permettant de cuire les réalisations.
Outre les cours, des stages sont également proposés à des tarifs accessibles à tous. Enfin, un cours d'essai gratuit est proposé avant inscription.
Renseignements : tél. 03.26.84.88.28 ou 06.07.81.83.06
L'Union 11/09/2006
Wilson : la prière sous la tente a du mal à passer
La tente avait été installée parce qu'il manquait un lieu de réunion dans le quartier ; mais elle sert aussi de lieu de prière. Ce qui suscite quelque émoi du côté des autorités publiques.
« On tombe des nues ! Il paraît qu'il y a eu une réunion spéciale à la sous-préfecture pour parler de cette tente, on nous met les renseignements généraux sur le dos ; on nous demande de rendre la tente ; on ne comprend pas trop ce qui nous arrive. »
Pour le moins étonnés, les jeunes responsables de la toute nouvelle association de quartier « les Habitants de Wilson ». Ils n'auraient jamais imaginé qu'une de leurs initiatives, en l'occurrence l'installation d'une tente, puisse susciter de telles vagues.
Pas entendus
Revenons un peu en arrière. Tout commence par un grand sentiment d'abandon de la part des habitants de ce quartier rémois hélas devenu trop fameux pour ses abondantes mentions à la rubrique des faits divers.
« On a l'impression de ne pas être entendus quand on expose des difficultés, témoigne le secrétaire de la nouvelle association, Kader Chenni ; il y a des tas de problèmes ici, des saletés provoquées par les pigeons, des trous dans la chaussée qui abîment les pneus des voitures, des rats, des souris. On a bien essayé à quelques-uns de faire remonter les problèmes, mais on nous a fait comprendre que pour que les choses avancent, nous avions intérêt à constituer une association. »
Ce qui fut fait. A l'issue d'une réunion constitutive tenue il y a quelques jours, une équipe de responsables (des jeunes, d'une vingtaine ou trentaine d'années) a été désignée, et le dossier officiel a été déposé en sous-préfecture (la semaine dernière).
Quartier plus agréable
Cela dit, sans attendre la constitution officielle de l'association, le groupe informel qui souhaitait s'atteler aux problèmes du quartier avait pris l'initiative d'aménager un lieu de réunion « parce qu'il n'y avait rien pour ça » indique le jeune président de 21 ans, Farid Boutekezez.
« En juillet, c'était une simple tonnelle, raconte le trésorier, Nasser El Chadlaoui, et puis nous avons changé de taille parce que ça devenait trop petit ; après la tonnelle, nous avons emprunté une tente à la maison de quartier. » Une tente bleue de huit mètres de long, accessible à qui le veut.
« Ca fait des semaines qu'elle est là, depuis la mi-août, affirme le président ; et vous voyez, elle n'est absolument pas dégradée, sans que nous la surveillions particulièrement ; ça veut dire qu'elle représente quelque chose de positif pour les gens du quartier. »
Rachid, 22 ans, confirme : « Depuis qu'il y a cet endroit pour se réunir, le quartier est devenu bien plus agréable, plus vivant ; les anciens et les jeunes se mettent à parler entre eux. »
Cinq prières par jour
Si bien que les responsables de l'association sont pour le moins déçus qu'on leur demande à présent de démonter la tente et de la rendre à son propriétaire*.
« Tout ça parce que la tente sert aussi à dire la prière ! affirment-ils. C'est ça qui bloque : on pourrait boire et se saouler à l'intérieur, on nous laisserait faire, mais la prière, ça ne passe pas ! » Prière musulmane « parce que la majorité des gens ici sont musulmans, explique le secrétaire, mais la tente pourrait aussi bien servir aux catholiques ou aux juifs s'ils le voulaient ; on n'exclut personne ! »
Le rythme est de cinq prières par jour, de cinq minutes à chaque fois. Soit 25 minutes par jour. Cela peut sembler peu.
Cela semble faire tout de même 25 minutes de trop dans une France où la laïcité n'est pas un vain mot.
Antoine Pardessus
* La tente a effectivement été démontée samedi soir.
L'Union 11/09/2006
Handisport : c'était le départ du Cormontreuil-Troyes
« C'est la deuxième année que nous organisons cet événement » explique François Halleton, vice-président du CHAT (Club Handisport Troyen) et initiateur de la « Promenade Champenoise » en 2005 dans le sens Troyes-Reims.
Cette année, dans le sens inverse, ils ont réuni une quinzaine de sportifs handicapés, en tricycle ou vélo, pour un périple Cormontreuil-Troyes en cinq étapes. « Il n'y a pas d'enjeu sportif, c'est une promenade » précise François.
Les participants parcourront 170 km au total, à raison de 35 km environ chaque jour. « Ca apporte une cohésion entre les adhérents, une prise en charge de chacun » ajoute le vice-président. Organisation sans faille : deux superbes « quads » mis à disposition par Handiquad Solidarité encadrent le convoi. A chaque étape, les maires reçoivent et hébergent.
Martine, « cantinière » de l'équipe, assure l'intendance soit « trois repas par jour, avec des menus équilibrés pour sportifs. Le soir, nous invitons les maires des communes ! »
Michèle Latu, présidente du Comité Régional Handisport, et Geoffrey Gibert, président du Comité Départemental, étaient venus apporter leur soutien. « Peut-être l'année prochaine serons-nous à l'origine d'une manifestation similaire » déclare ce dernier. Président de Handiquad Champagne-Ardenne, Dominique Peynat est fier que son association « par son côté totalement ludique et novateur » soit ouverte à une vraie convivialité. « Nous sommes admiratifs en voyant la distance que vous allez parcourir » leur a lancé Michel Voisin, qui a reçu le groupe, vendredi, avant de l'accompagner, (à pied !) à travers les rues de la commune, jusqu'à l'aire de départ.
L'Union 11/09/2006
En temps réel sur internet les notes scolaires de vos enfants
L'école virtuelle est en marche. Bientôt, tous les parents consulteront chez eux sur internet, au jour le jour, les notes de leurs enfants. Au lycée Libergier de Reims, c'est presque une réalité.
Imaginez pouvoir connaître en temps réel, c'est-à-dire dès que son professeur l'aura mise en ligne, la note obtenue par votre petit dernier à son contrôle de maths. Tout simplement en cliquant à la maison ou au bureau sur votre ordinateur.
« Alors là, ça craint ! », s'est exclamée Elodie, lycéenne en terminale, en apprenant la nouvelle, « je suis sûre que mon père va se connecter tous les jours ».
« Moi, ça ne risque pas, ma mère n'y connaît rien en ordinateur », commente son camarade de classe.
Au-delà de la « fracture numérique » déjà évoquée, bien qu'un foyer sur deux soit équipé en informatique et 38 % connectés à internet, les notes en ligne, « c'est l'occasion de réagir très vite en cas de baisse de résultats », commente Alain Mandra, proviseur adjoint du lycée technique Libergier de Reims qui s'intéresse de près aux Espaces numériques de travail. Les ENT, c'est pour chaque élève, chaque parent, chaque membre de la communauté éducative, la possibilité d'accéder à tous les services numériques concernant la scolarité. C'est le fameux cartable numérique ou bureau virtuel censé révolutionner l'école.
« Les parents déjà, ont pris l'habitude de consulter le site internet de l'établissement. Ils savent tout sur les inscriptions, les formations, la vie scolaire, les emplois du temps, les absences des professeurs. Pour l'instant, je renvoie les questions vers les destinataires », indique Michel Leroy, le prof ressource informatique du lycée. « Il existe dans tous les établissements un réseau local. Chaque professeur et chaque élève disposent déjà d'un mot de passe sécurisé. Ils peuvent stocker des documents sur un répertoire personnel. Dans un dossier commun l'enseignant peut entrer des devoirs et des exercices ».
Plus de papier
Pour l'instant, les élèves se connectent sur les postes disponibles au lycée. Mais beaucoup ont recours à la clé USB pour emporter le devoir à la maison. L'enseignant ramasse virtuellement la copie et renvoie le corrigé. Développement durable oblige, on économise le papier. Les élèves qui n'ont pas d'ordinateur chez eux travaillent au lycée. On table sur 80 % de foyers équipés d'ici à deux ans. Des sondages dans les collèges font apparaître que quasiment tous les élèves ont un ordinateur à la maison. Les collectivités ont engagé une réflexion sur les aides possibles notamment pour l'abonnement internet. La région Picardie prête un ordinateur portable aux élèves temporairement absents et finance 50 heures de connexion.
« Notre souci est de sécuriser le réseau pour éviter qu'un élève puisse changer ses notes ou qu'un parent accède aux notes d'un autre enfant », commente le proviseur adjoint de Libergier. On peut imaginer que les cours, exercices et corrigés en ligne remplaceront le prof, que les parents pourront tout savoir des résultats, du comportement, des retards et absences avant même que leurs enfants rentrent à la maison. Le temps des manuels scolaires est compté. On parle de la « petite mort des profs ». Avec pour toile de fond, l'énorme marché des logiciels qui décrocheront le label éducation nationale. La course est engagée.
Françoise Kunzé
L'Union 11/09/2006
Jouer avec les chiffres et les lettres à la médiathèque
Quand la matière du livre se métamorphose en un petit théâtre, quand les lettres et les chiffres racontent leur histoire à la manière des bateleurs de foire, l'auteur et les illustrateurs deviennent des pygmalions.
Massin, grand styliste de la typographie et de la mise en page, a ainsi livré quelques-uns de ses secrets aux « Chats pelés », artistes protéiformes, illustrateurs, sculpteurs et musiciens.
Ils ont donné aux enfants deux albums « Jouons avec les chiffres » et « Jouons avec les lettres » qui constituent la matière d'une exposition, ouverte du 15 septembre au 7 octobre à la médiathèque Croix-Rouge.
Les dessins originaux de ces albums donnent aux chiffres et aux lettres un air de jeu et d'humour chaleureux et naïf.
L'exposition est complétée par le mobile « Abcd'air », création collective des participants aux ateliers menés par l'artiste rémoise Myriam Bâ.
Entrée libre, médiathèque Croix-Rouge, 19 rue Jean-Louis-Debar, au pied du château d'eau (03.26.35.68.40.).
L'Union 10/09/2006
Cormontreuil : la poterie se développe
La section poterie de la MJEP remporte un certain succès. C'est pourquoi cette année, de nouveaux créneaux ont été mis en place dans le local de la Grange aux associations, rue Simon-Dauphinot. Catherine Delbègue et Véronique Mereaux sont maintenant aidées de deux nouveaux animateurs : Sylviane Laigle et Christian Mathieu. On peut donc pratiquer la poterie le mardi de 20 à 22 heures, le mercredi de 14 heures à 15 h 30 et le vendredi de 9 à 11 heures et de 20 à 22 heures.
Pour tout renseignement : MJEP, 4, rue Manoël-Pinto, Tél. 03.26.82.32.42.
L'Union 10/09/2006
17e Chrono champenois : le vélo dans toute sa splendeur
Bétheny est aujourd'hui capitale du vélo. Le vélo dans toute sa splendeur, celui de l'effort solitaire en la matière d'un sélectif contre la montre de 33 « bornes » auquel se mesurera la fine fleur du cyclisme. Sans oublier les animations.
Dix-sept ans que ça dure et toujours le même engouement.
Le 17e Chrono champenois nous promet encore une belle partie de manivelles cet après-midi sur le circuit concocté par Jacky Brovelli et l'équipe de Bétheny Sport animation : une boucle de 33,400 km qui passe par Bourgogne, Fresne, Pomacle, Caurel, Berru et Witry-les-Reims.
Si l'aventure de l'épreuve, aujourd'hui inscrite au calendrier international, avait commencé avec les féminines, elle réserve aussi maintenant une place de choix aux coureurs de renoms qu'ils soient français ou étrangers.
Avec Jeannie
La plus fidèle engagée du « Chrono » à ce jour a pour nom Jeannie Longo, un monument du sport français qui s'y était imposé dès 1992.
Si les Françaises sont encore au rendez-vous, elles devront toutefois être à leur maximum pour contrer des concurrentes étrangères désireuses d'inscrire leur nom au prestigieux palmarès. Parmi celles-ci une certaine Karin Thûrig, une Suissesse championne du monde en 2005.
Départ prévu pour ces dames à 14 h 30 avant que, une heure plus tard, les hommes ne s'élancent à leur tour.
Des animations
Parmi les prétendants à la victoire, les Français Florian Morizot, Noan Lelarge ou encore le jeune Offredo auront à batailler ferme s'ils veulent s'aligner sur des éléments canadiens, russe ou encore australien dont on connaît la détermination d'autant que les primes pour les premières places sont alléchantes.
Cela étant et bien avant les débats sportifs de haut niveau qui s'annoncent, le fidèle public de Bétheny aura été gâté, avec un marché consacré au bio et à l'artisanat (ouvert à 10 heures), un défilé doublé d'une exposition de vieux cycles, sans oublier la présence de véhicules anciens du Vespa club de Champagne.
Histoire de se mettre en appétit, c'est également une belle balade cyclotouriste qui sera proposée aux amateurs. Un certain Bernard Thévenet, ancien vainqueur du Tour de France devrait figurer au rang des participants. Mais pour cela cependant, il aura fallu se lever plus tôt puisque le départ est prévu à neuf heures ce matin.
René Canal
Dans une annonce consacrée à cette manifestation dans une récente édition, une erreur de transcription nous a fait mentionner le « gymnase Claudine-Caillot ». Il s'agissait bien sûr du « gymnase Claudius-Caillot ».
L'Union 10/09/2006
« On nous rackette »
Ils sont arrivés pendant l'été. Tout neufs et bien dressés. Installés à peu près tous les 20 mètres, ils règnent sur toute la rue Brûlée. Les horodateurs ont envahi le terrain, au grand dam des riverains. « On n'avait pas spécialement besoin de cela », confie avec ironie Cathy Claude. « Heureusement mon mari n'a besoin de se garer que le samedi et le lundi, ça limite les frais ». Beaucoup plus remontée Georgette Picard : « J'ai l'impression qu'on nous rackette. Mes enfants ne peuvent plus venir me voir sans payer. J'ai écrit à la mairie pour qu'ils rétablissent la gratuité mais je n'y crois pas trop ».
Paulette trouve « drôle » qu'on rende sa petite rue résidentielle payante mais au moins : « Ca obligera ceux qui ont un garage à ranger leur voiture ».
« C'est très bien »
C'est aussi l'avis de Jean-Claude : « C'est très bien. Il y avait ceux qui n'utilisent pas leur garage mais aussi ceux qui partaient prendre le train. Ils laissaient leur véhicule parfois quinze jours et moi pour débarquer mes courses, j'étais obligé de demander à un voisin qu'il me dégage une place. Maintenant au moins on peut stationner ».
C.F.
L'Union du 8/09/2006
GUEUX Pose de la « millième pierre » de l'hôtel communautaire
Trente-trois ans après la création du « District de Gueux », le nouvel hôtel communautaire est en train de sortir de terre. Les élus ont marqué le coup en scellant un parchemin dans un parpaing.
L'ivitation disait « première pierre », mais la réalité dépasse largement les mille.
Organiser le territoire
Le président de la communauté « Champagne-Vesle », Luc Bzdak et un parterre de personnalités - parmi lesquelles le fondateur du District de Gueux, Albert Vecten et le sous-préfet Jean-Louis Wiart - ont donc symboliquement scellé un parchemin dans un parpaing pour marquer cette nouvelle étape dans l'une des toutes premières intercommunalités née il y a 33 ans.
Érigé à quelques dizaines de mètres de « l'hôtel » historique de la communauté, le nouveau bâtiment sera « à notre image : simple, fonctionnel et ouvert à la lumière », a indiqué le président Bzdak avant son coup de truelle.
Rappelant le passé, il a affirmé que « les hommes ont changé, mais la volonté est restée d'organiser le territoire dans sa ruralité. Pour bien vivre dans un secteur agri- viticole, avec des activités économiques ».
S'agissant de cette « organisation », le président Bzdak a annoncé la « réflexion » actuellement menée par ses collègues pour inclure dans la liste des compétences communautaires celle qui concerne « le Droit des sols ».
Ce qui, à terme, conduira à l'embauche d'un « technicien » ad hoc. De même, un autre technicien spécialisé dans la loi sur l'eau est activement recherché par la Communauté.
Aujourd'hui, le secteur compte 30 communes. Au 1er janvier 2007, un village supplémentaire, Faverolles-et-Coëmy se ralliera à « Champagne-Vesle ». Soit un total de près de 13.000 habitants.
Aller plus loin
Il fallait donc un nouvel immeuble, plus spacieux et plus fonctionnel pour les 49 délégués qui ont travaillé pendant trois décennies en se serrant autour de la table. Dans une petite année au plus, ils disposeront d'une vraie structure de travail de près de 1.000 m2. Ce qui ne les empêchera pas de conserver la tradition des conseils communautaires dans les villages.
Le bâtiment abritera aussi le matériel des pompiers du centre de Gueux. Par ailleurs, l'Aide à domicile en milieu rural y disposera également de locaux.
Il en coûtera 1,36 M€ pour construire cet édifice. Le conseil général en finance près de la moitié, avec une subvention de 0,23 M€ et grâce au rachat du gymnase de Gueux à la Communauté à hauteur de 0,43 M€, a rappelé le conseiller général Michel Caquot.
Si le député et maire de Chamery Philippe Feneuil s'est plu à souligner le confort attendu des futurs bureaux, le sous-préfet Jean-Louis Wiart a insisté sur « l'exemplarité du fonctionnement de la communauté et sa capacité à s'adapter ».
Il en a surtout profité pour glisser quelques mots sur la nécessité « d'aller plus loin » dans l'intercommunalité. Et donc de « réfléchir aux relations » avec l'intercommunalité voisine - « Reims-Métropole », que l'on distingue au-delà du circuit de Gueux - « parce que le développement se fera par ici » a-t-il conclu.
J.F.Scherpereel
L'Union du 8/09/2006
Le Parc naturel prépare le renouvellement de sa charte
Un après-midi de rencontre attend tous les amoureux de nature et de patrimoine à la maison du Parc naturel régional de la Montagne de Reims à Pourcy. Objectif : élaborer la future charte de 2007/2008.
SI on le prend sur le mode administratif, le renouvellement de la charte du Parc naturel de la Montagne de Reims doit être assez rébarbatif.
En revanche, si on le prend sous l'angle des quatre thèmes proposés pour les 2e rencontres du PNR le samedi 9 septembre, alors tout s'illumine en devenant concret. Ces rencontres sont ouvertes à tous ceux qui s'intéressent au patrimoine, à l'environnement et aux activités en lien avec ce bel espace de 69 des plus belles communes de la Marne.
La première charte qui scellait l'existence du « PNR » de la Montagne de Reims a été signée il y a tout juste 30 ans, le 26 septembre 1976. Depuis, elle a été renouvelée en moyenne tous les dix ans. Mais les hommes et les choses ayant évolué, ses contours se sont un peu ramollis.
Attentes et réalité
Aussi, les responsables du « PNR », le président Dominique Lévêque et la directrice Sylviane Jonet, et leur équipe se sont-ils attelés au renouvellement de cette charte qui devrait être officialisé entre 2007 et 2008. La révision de la charte a été lancée en décembre dernier et confiée à un bureau d'études qui a rencontré l'ensemble des partenaires institutionnels (État, communes, offices de tourisme, etc.). Il s'agissait d'examiner la coïncidence entre les attentes et la réalité et de recadrer le tout.
Une première réunion de synthèse a eu lieu au printemps. Celle du samedi 9 septembre en sera la suite, ouverte à tous. Les participants seront invités à réfléchir sur quatre thèmes concrets : les paysages ; la qualité environnementale ; le développement économique, et les partenariats.
Élus de tous bords et citoyens sont attendus pour cette réflexion qui se déroulera dans quatre ateliers, suivis d'une synthèse. L'intérêt de cette démarche pour la direction du parc, c'est de faire remonter l'info et les idées de façon à anticiper l'enquête publique obligatoire avant tout renouvellement de charte.
A partir de ces travaux, Sylviane Jonet espère pouvoir « hiérarchiser les priorités, redéfinir le rôle du PNR, lister les partenaires à associer et préciser leur implication ».
J.-F. Scherpereel
Les personnes intéressées sont priées de s'inscrire au 03.26.59.44.44. Début des travaux à 15 heures.
L'Union du 8/09/2006
Quatre personnes atteintes de légionellose à Reims
La nouvelle est tombée hier soir. Quatre habitants de Reims ne se connaissant pas, et ne vivant pas au même endroit, ont été hospitalisés en l'espace d'une semaine pour une légionellose.
Secret médical oblige, aucune indication n'a été donnée sur l'éventuelle gravité de leur état de santé. Nous savons seulement que ces quatre personnes sont toujours en soins au CHU de Reims.
Le premier cas s'est déclaré au début du mois, le quatrième hier. S'agissant d'une fréquence statistiquement anormale, une série d'investigations a été déclenchée par la direction régionale de l'industrie et de la recherche ainsi que par les directions régionales et départementales des affaires sanitaires et sociales.
L'origine et le lieu des contaminations sont pour l'instant ignorés. « Il y a traditionnellement deux sources de contamination », rappelle Raymond Le Deun, secrétaire général de la préfecture de la Marne. « Ce sont les habitations, notamment par les douches, et les tours aéroréfrigérantes (gros climatiseurs). Nos services ont effectué des analyses aux domiciles des malades et sur plusieurs tours aéroréfrigérantes de l'agglomération rémoise, notamment celles où des dépassements de normes ont été constatés par le passé. »
Une « cellule de suivi » mise en place
Une seule de ces tours a été fermée préventivement, le temps de connaître le résultat des prélèvements (son emplacement n'a pas été révélé).
Des investigations sont également en cours sur les lieux de travail et de loisirs des quatre personnes hospitalisées.
Parallèlement à ces mesures, la préfecture a informé tous les médecins généralistes de Reims de l'existence de ces cas de légionellose. Il leur est demandé de signaler tout patient qui pourrait présenter les symptômes de la maladie.
Celle-ci frappe essentiellement les adultes présentant des facteurs aggravants que sont l'âge, les pathologies respiratoires, le diabète, le tabagisme ou l'alcoolisme.
Le CHU de Reims enregistre une moyenne de vingt cas de légionellose chaque année, si bien que la survenue de quatre cas sur une période aussi resserrée, dans la même ville, suscite le trouble des autorités.
Une « cellule » composée des services de l'État et de la mairie de Reims a été mise en place hier après-midi à la préfecture de Châlons-en-Champagne pour « suivre l'évolution du phénomène ».
Fabrice Curlier
L'Union du 8/09/2006
Gueux : pose de la "millième pierre" de l'hôtel communautaire.
33 ans après la création du "District de Gueux", le nouvel hôtel communautaire est en train de sortir de terre. Les élus ont marqué le coup en scellant un parchemin dans un parpaing.
L'UNION REIMS du 08/09/2006 (en page E)
Reims : le directeur général de la mairie débarqué.
Avis de grand frais à la mairie. Mardi matin, selon des sources syndicales internes, tous les directeurs ont été convoqués à une réunion exceptionnelle censée se tenir l'après-midi même.
Contrairement à l'usage, la réunion était présidée par le maire lui-même. Qui n'a pas tardé à annoncer que Michel Mousseau, directeur général des services, n'exerçait plus ses fonctions.
Le personnel municipal n'en saura pas plus. « On ne sait rien dans cette affaire. Ni exactement pourquoi il est débarqué, ni qui on aura à la place », relate un salarié syndiqué. « On sait juste que ce directeur n'entretenait pas de bonnes relations avec une partie du personnel et avec une partie des cadres.
Tout dialogue social était impossible avec lui.
On sait aussi que certains lorgnaient sur la place, ceux-ci ont pu lui glisser une peau de banane.
De nombreuses rumeurs circulent. »
Si certains se demandent pourquoi Michel Rousseau est « remercié », ce dernier ne souhaite pas leur donner d'explication : « Je me doute que beaucoup s'interrogent mais je n'ai pas envie d'en parler ». Le maire encore moins. Il fait répondre que le contrat de délégation de cinq ans qui le liait au directeur général arrivait à terme et qu'il n'a pas été renouvelé. « Une simple fin de contrat sans raison particulière. »
C.F.L'UNION REIMS du 08/09/2006 (en page B)
Reims : panique aux horodateurs quartier Luton/Danton.
La nouvelle s'est répandue plus vite que les travaux rue Danton : le stationnement deviendrait payant. Plus de 200 personnes ont déjà signé une pétition de protestation. Fausse alerte : le quartier restera gratuit.
L'UNION REIMS du 08/09/2006 (en page 3)
Vendanges : le juste prix.
A la tâche : le prix de base du kilo est de 0,145 € pour 11 000 kg/ha et plus. A cela s'ajoute une prime qualitative de 0,015 € par kilo pour des raisins en parfait état sanitaire.
L'UNION MARNE du 08/09/2006 (en page 6)
Vendanges 2006 : des promesses d'un très bon millésime.
L'alternance de périodes chaudes et fraîches a été favorable à la vigne et les 53,9 millions d'hectolitres que devrait produire le vignoble français cette année (dont 2,95 millions en Champagne-Ardenne et dans l'Aisne, selon Viniflhor) réservent des produits de qualité. En Champagne, les vendanges débuteront généralement autour du 15-19 septembre (mais les premiers coups de sécateur ont été donnés). Le rendement maximal de production à l'hectare a été fixé par l'INAO à 13 000 kg, correspondant à environ 350 millions de bouteilles. L'année dernière, le prix du kg était en moyenne de 4,60 € en moyenne, soit le raisin le plus cher du monde.
LES ECHOS du 08/09/2006 (en page 18)
RN 31 : un nouveau giratoire en cadeau de Noël à Fismes.
Attention aux ralentissements ! A partir de ce jeudi 7 septembre, les travaux de transformation du carrefour de l'entrée ouest de Fismes commencent. Tout sera fini en décembre.
L'UNION REIMS du 07/09/2006 (en page D)
Renaud Dutreil veut un centre des congrès Jean-Falala...
Le ministre candidat à la mairie de Reims a envoyé une lettre au maire de Reims pour lui demander de donner au centre des congrès de Reims le nom de Jean Falala.
L'UNION MARNE du 07/09/2006 (en page G)
Premières vendanges en Champagne.
Les premiers coups de sécateur ont été donnés dans le vignoble de Montgenost, un village du sud de la Marne. Après la canicule de juillet, et le refroidissement du mois d'août, la récolte s'annonce de bonne qualité. Le Comité interprofessionnel du vin de Champagne, devait le 6 septembre au soir déterminer village par village la date du début des vendanges, selon la maturité des cépages (chardonnay, meunier, pinot noir). Quant au millésime, il faudra attendre le printemps prochain pour savoir si le champagne 2006 le méritera.
LES ECHOS du 07/09/2006 (en page 16)
Les vendanges 2006 s'annoncent excellentes.
Après la canicule de juillet, les pluies d'août ont réjoui les vignerons. En Champagne, les vendanges s'ouvrent le 7 septembre dans un climat euphorique : au premier semestre, les ventes ont atteint un niveau record (10 millions de bouteilles, soit + 8,8 %).
LA TRIBUNE du 06/09/2006 (en page 14)
Reims : visite dans le TGV "docteur des rails".
Un nouveau TGV, l'Iris 320, chargé de l'inspection du réseau ferré a traversé nos régions hier. Ce laboratoire ambulant veille aussi bien à la sécurité du trafic qu'au confort à bord. Grâce à lui, la SNCF compte baisser de 10 millions d'euros sa facture annuelle de maintenance soit une économie d'environ 10 %.
L'UNION du 06/09/2006 (en page 13)
Champagne : record de ventes au premier semestre.
Les ventes de champagne ont enregistré une progression record de 8,8 % au premier semestre 2006, par rapport à la même période de l'année précédente. Selon l'Union des maisons de champagne (qui prévoit "une année record"), les expéditions ont atteint 116 millions de bouteilles sur les six premiers mois, soit environ 10 millions de plus qu'au premier semestre 2005. Comme d'habitude, la France a absorbé l'essentiel des expéditions avant l'Union européenne et le reste du monde.
LES ECHOS du 06/09/2006 (en page 24)
Champagne : record de ventes au premier semestre.
Les ventes de champagne ont enregistré une progression record de 8,8 % au premier semestre 2006, par rapport à la même période de l'année précédente. Selon l'Union des maisons de champagne (qui prévoit "une année record"), les expéditions ont atteint 116 millions de bouteilles sur les six premiers mois, soit environ 10 millions de plus qu'au premier semestre 2005. Comme d'habitude, la France a absorbé l'essentiel des expéditions avant l'Union européenne et le reste du monde.
LES ECHOS du 06/09/2006 (en page 24)
Procès des avocats à Orléans : un numismate marnais jugé
S'ils focalisent toute l'attention des médias, les deux avocats toulousains notamment soupçonnés de « divulgation d'information » dans une affaire de blanchiment supposé d'argent de la drogue, ne sont pas les seuls à être renvoyés devant le tribunal correctionnel d'Orléans (notre précédente édition).
Quinze autres prévenus sont poursuivis, parmi lesquels un numismate marnais de 53 ans, Patrick Loriel. Alors directeur de la Sarl « le Comptoir des monnaies anciennes » couvrant trois établissements à Reims, Épernay et Lille, l'homme fut mis en examen au début de l'été 2004, près de trois ans après le début de l'enquête.
En novembre 2001, 34 kilos de cannabis avaient été retrou-vés dans le coffre d'une voiture incendiée près d'Orléans. De fil en aiguille, la police judiciaire mettait au jour un important trafic de drogue en provenance du Maroc.
200 kg d'or saisis
Au total, 329 kilos de résine de cannabis ont été saisis, 370.000 € en liquide mais également 200 kg d'or. Les trafiquants sont en effet accusés d'avoir blanchi l'argent de la drogue dans l'achat d'or et de métaux précieux.
Il est reproché aux différents numismates impliqués dans le dossier d'avoir vendu des lingots d'or, en connaissance de cause, à des intermédiaires qui les payaient avec de l'argent provenant de la vente de cannabis.
Poursuivi pour « blanchiment » et « participation à une association de malfaiteurs », Patrick Loriel a été incarcéré du 26 juin au 10 décembre 2004. Un second numismate était convoqué à l'audience, Georges Danicourt, un Toulousain dont l'avocate est Me France Moulin, celle par qui le scandale est arrivé.
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